Ce que c’est que le Peak TV

Salut les sériephiles,

Il est tard pour un article du jour ? Désolé, c’est que j’ai eu un peu de travail encore aujourd’hui. Tout va bien pour autant et c’est avec plaisir que je reviens avec un article qui va à nouveau venir compléter le lexique du sériephile. Oui, je grille toutes mes cartouches d’articles pour celui-ci en ce moment, mais je n’avais pas spécialement envie de réfléchir à un autre sujet ou de revenir sur les récentes annonces Netflix déjà lues partout (pour l’instant… je trouverais bien un angle d’attaque à un moment). Bref, dans le lexique aujourd’hui, on va parler de ce qui explique que je sois si en retard dans mes rattrapages de saison dernièrement : le concept de Peak TV !

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Alors c’est quoi le Peak TV… la Peak TV ? Concrètement, c’est ce qui désigne la période actuelle de production de séries télévisuelles. Par « période actuelle », j’entends les cinq dernières années, où l’industrie télévisuelle hollywoodienne est montée à près de 500 productions annuelle, un nombre qui augmente encore et toujours.

Series: This Week's TV MVPs - Week 1 ~ Just About WriteLe concept est simple : il y a tellement de séries que l’on va finir par atteindre un sommet, un pic, dont on ne pourra pas revenir. C’est une sorte de plafond de verre qui fait que ça risque de s’effondrer : à multiplier les produits et les acteurs sur le marché, on se dirige vers un phénomène compliqué où le gros succès est difficile à obtenir, parce que les spectateurs se répartissent trop sur différentes œuvres. On peut remercier Netflix pour ça, parce qu’ils ont ouvert le chemin avec leurs productions originales et que tous les services de streaming ont embrayé ensuite : Amazon, Disney +, Hulu, Apple TV… Même Quibi, sérieux !

Voir aussi : Quibi ou l’histoire d’un échec ?

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C’est quoi ce nom ? Franchement, rien de bien compliqué encore cette semaine. « Peak » veut dire « pic » et « tv » veut dire… ben… TV. C’est donc un « pic télévisuel », tout simplement, c’est-à-dire que la télévision est au sommet de son art en ce moment. Par conséquent, il faut comprendre, vu la traduction, que c’est plutôt une appellation à utiliser au masculin en français. Pourtant, tout le monde ne semble pas d’accord et, à l’origine, on trouvé surtout des articles la référençant au féminin, parce que pour des français, « TV » ça sonne féminin et « peak » comme un adjectif. Encore une histoire de la covid, le covid. Les américains diraient potato, tomato (une sombre histoire de prononciation et d’accentuation différente du « a »).

Quelle origine ? On commence à parler de « peak TV » en 2015, lorsque John Landgraf, président de la chaîne FX (celle derrière la saison 1 de You’re the worst par exemple) l’emploie pour analyser son obsession de la quantité astronomique de séries produites chaque année. À l’époque, on approchait simplement des 400… Pas de quoi s’affoler, on pouvait donc faire encore beaucoup plus ! Le problème, c’est que déjà à 400 séries, personne ne peut tout regarder et ça commence à poser des soucis, notamment lors des grandes cérémonies de récompenses où des séries sont oubliées, puisque tout le monde ne peut être récompensés.

jimmy shive overly | Tumblr

Bon, après, ça, c’est jamais qu’une excuse plutôt mauvaise si vous voulez mon avis. Tous les fans de Buffy savent qu’elle n’a pas eu les Emmy Awards qu’elle méritait (concrètement, aucun acteur n’en a eu, mais ils ont eu ceux de musique et maquillage… pas exactement de quoi les distinguer parmi les gagnants, et puis, ça vieillit mal du côté du maquillage).

7 things you never knew about Buffy The Vampire Slayer | bloggy balboa
Aujourd’hui, tout le monde sait que Sarah Michelle Gellar mérite au moins une récompense des Emmy pour cet épisode, sérieux.

Et aujourd’hui ? Cela fait cinq ans que l’on évoque un pic télévisuel qui n’arrive pas et chaque année voit la production de séries augmenter… à moins que ! En 2020, nous avons donc un trimestre de production à jeter à l’eau à cause du coronavirus, ce qui fait que le nombre diminuera peut-être. En plus, une crise économique est à craindre pour la suite, alors 2021 va peut-être mettre un frein à tout ça… surtout que bon nombre de séries se terminaient en 2020.

 

À titre personnel, je le sens passer ce pic télévisuel. Je sais que c’est aussi lié à mon âge et à mes activités diverses, mais j’ai tout de même l’impression de n’avoir plus du tout le temps de regarder tout ce que je voudrais et je sais pertinemment que je passe fréquemment à côté de pépites que j’adorerais (coucou Dark). C’est d’autant plus paradoxal que j’en continue d’autres pour aller jusqu’au bout alors que je les trouve médiocres (coucou 13 reasons why), mais ça, j’imagine que l’on fait tous nos propres choix. Je préfère m’investir jusqu’au bout dans les histoires commencées, en général.

24h après : la fin de 13 Reasons Why (#4) | Just One More Episode
It didn’t.

Avec toutes les séries que je termine en ce moment il faudra de toute manière que je me renouvelle un jour ou l’autre… alors je profiterais des stocks fournis par ce pic télévisuel. Quant à savoir si le plafond est atteint, j’imagine que l’avenir nous le dira, mais il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, ça n’a pas réussi à John Langdraf !

4 commentaires sur « Ce que c’est que le Peak TV »

  1. Ah ce fameux peak TV ! Je ne sais pas quand le pic sera vraiment atteint car avec toutes les nouvelles plateformes qui émergent ce n’est pas près de se terminer et d’être source de frustration pour nous. 2020 sera particulière et mettra sans doute un léger frein à cela mais ça va vite repartir. Et je suis entièrement d’accord avec ce que tu dis sur le fait de ne pas avoir le temps de tout regarder, de passer à côté de pépites mais en même temps regarder des séries plus médiocres. C’est tout à fait mon cas aussi. Je vais préférer regarder The Outpost et pas Little Big Lies par exemple. On ne peut pas toujours regarder des séries brillantes, ça fatigue le cerveau 😀

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    1. Oui, tu marques un point aussi sur la « fatigue du cerveau », les meilleures séries prennent souvent des chemins trop compliqués et me font regretter la simplicité de bien des séries de networks… mais bon !
      2020 va être d’autant plus un frein que beaucoup de grosses séries se terminaient cette année, je ne sais pas trop à quoi ressemblera le paysage télévisuel à l’ère où tout le monde va se disperser. Quant aux nouvelles plateformes, on peut déjà noter l’échec de certaines, tout de même…

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      1. C’est aussi ce que je me disais l’autre jour sur les séries de Networks. Si j’aime les séries un peu exigeantes, j’apprécie aussi ces séries networks, qui ne sont pas toujours d’un niveau exceptionnel mais où tu t’investis sur la longueur et qui font du bien.

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      2. Oui, puis vraiment, mon point préféré dans les séries ce sont les évolutions de personnages de ce genre (et les répliques bien sûr), et de ce côté-là, rien ne vaut les networks franchement (allez, si Orphan Black et Unreal).

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