Scandal – S07E15

Épisode 15 – The Noise – 15/20
Après sept saisons, les scénaristes ont du mal à surprendre dans une intrigue convenue, mais au moins, la série n’est plus aussi aberrante que plus tôt dans la saison. Elle est sur un chemin de rédemption qui la mène à son épisode final, et la dernière intrigue qui se profile est à la hauteur d’une conclusion de série… Toutefois, elle n’est pas à la hauteur de ce qu’a été cette série dans le passé. Mais bon.

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Spoilers

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The problem is I don’t trust my gut anymore.

Le début d’épisode se fait assez rapidement et met en place la situation de cet épisode : Charlie est arrêté par le FBI, QPA est fouillé par le FBI, outch. Bien sûr, il ne parle pas, habitué à la torture, et puisqu’il n’a rien fait. On lui propose une porte de sortie sympathique : dire qu’il a été embauché par Mellie pour tuer Cyrus. Merveilleux. Il préfère refuser pour le moment, et c’est là qu’on sait qu’on est parti pour un épisode à débattre de cette question autour de nombreuses manipulations.

On reprend ensuite sur le cliffhanger d’il y a deux semaines : Quinn rendant visite à Olivia. Elle lui avoue qu’elle n’aurait pas pu prendre le cas si elle avait su que c’était pour Olivia, et si elle fait désormais équipe avec, c’est contre Cyrus, et rien d’autre. Du moins pour l’instant, mais on devine bien que maintenant qu’Olivia est sur son chemin de rédemption, la série finira sur sa glorification habituelle.

Le rendez-vous suivant se fait à l’institut Grant, avec également Marcus, Fitz bien sûr, mais aussi Abby et David. Hop, Cyrus est devenu le nouveau grand méchant à abattre pour tout le monde. De manière discrète, Huck place du papier sur toutes les fenêtres du bureau pour que personne ne les espionne. C’est tout de même grillé mais bon.

Le meeting de QPA/OPA/l’institut est plutôt drôle. On reprend les réunions habituelles, mais Quinn veut aller trop vite et Abby est dépassée par le changement de lieu, avec une réplique sympathique. Malheureusement pour Quinn, elle est forcée de quitter la réunion pour s’occuper de sa fille. C’est en tout cas ce qu’elle dit au reste du groupe.

En fait, Cyrus reçoit la visite du remplaçant de David qui lui apprend que Charlie a refusé de signer l’accusation contre Mellie et il décide donc de contacter Quinn. C’est en faisant pression sur elle qu’il a une chance d’obtenir ce qu’elle veut. Et il le fait bien : quand le chantage « tu préfères Mellie à Charlie » ne prend pas, il lui explique que c’est pour agir contre Olivia qui souhaite récupérer du pouvoir.

Fitz contacte Mellie et la prévient de la vérité. Le problème, c’est qu’elle ne le croit pas car l’information vient d’Olivia. Elle est tout de même au courant de cette possibilité et Fitz est plutôt convaincant quand il lui rappelle les vraies intentions d’Olivia.

Il n’empêche qu’elle ne l’écoute pas, et c’est donc Marcus qui prend le relai. La scène n’est pas dingue, puisque les deux anciens amants ont toujours une dent contre Olivia, mais savent au fond d’eux qu’elle leur veut du bien. Malgré les mensonges d’Olivia, il est évident que Mellie la regrette, et elle finit par l’avouer à Marcus, qui se montre bien convaincant.

À l’institut Grant, Quinn débarque et annonce la vérité au reste du groupe à propos du deal de Cyrus, et elle est très sérieuse car elle veut que Charlie signe le papier qui mettrait fin à la présidence de Mellie. Cela ne plaît pas du tout à Olivia, et il était chouette d’assister à cette dispute entre les deux anciennes amies, d’autant que la dispute se fait en présence d’Abby et Huck qui refusent de prendre parti. À trop refuser de prendre parti, ils se retrouvent donc à soutenir Quinn qui reprend le dessus en lui rappelant que tout cela concerne sa famille à elle, et non celle de Liv. Bim.

Toutefois, Huck entend bien qu’Olivia semble être de nouveau l’ancienne Olivia, la gentille pas trop assoiffée de pouvoir. Il s’en confie à Fitz, dans l’espoir de savoir comment réagir vis-à-vis d’elle.

De son côté, Cyrus répond à la presse et le fait à merveille… Un peu trop à merveille, même. Mellie est pleine de doutes (parce que oui, elle regarde la télévision, elle n’a que ça à faire) et force Jake à lancer une enquête sur son vice-président. Bien évidemment, Jake ne veut pas le faire quand il apprend que l’information vient d’Olivia, mais dès qu’il commence à le faire, il trouve des informations intéressantes.

Il confronte ainsi Cyrus qui avoue tout sans problème, espérant bien convaincre Jake de rejoindre sa cause. Il le fait bien en montrant à Jake comment il a toujours été le second choix de Liv et de Mellie. Pire : en confirmant la théorie d’Olivia, il lui redonne du pouvoir et perd le sien, alors qu’en aidant Cyrus, il se fait un chemin vers la gloire. Comme ça ne donne pas envie d’être proche du pouvoir que de regarder ce genre de séries. Du coup, Jake ne prend pas sa décision immédiatement, et il y réfléchit sérieusement. C’est là qu’il espionne le rapprochement Mellie/Marcus…

David contacte son remplaçant pour le confronter à son tour, et celui-ci avoue qu’il a largement ce qu’il faut pour faire tomber Charlie, bien informé sur le passé de la série. Notre grand méchant révèle qu’il a lui aussi un passé dans lequel son fils s’est fait assassiner et que c’est pour ça qu’il agit contre Mellie, en gros.

Olivia est en pleine dépression suite à sa dispute avec Mellie. Après un petit moment à pleurer face à la Maison Blanche, Olivia donne rendez-vous à Quinn à QPA, malgré les scellés. La conversation se fait autour du fameux chapeau blanc piétiné en début d’épisode. Un joli symbole bien trouvé par les scénaristes. Cela permet une scène de rédemption pour Olivia, et d’excuses sincères de la part d’Olivia. Cette dernière finit par reconnaître qu’elle est du côté de Quinn quoiqu’il arrive, car son instinct est beaucoup trop déglingué depuis une saison.

Elle a cru faire le bien pour la démocratie, mais elle se trompait. Difficile de ne pas penser qu’Olivia est une fois de plus en train de manipuler Quinn. Cette dernière ne semble pas de cet avis et prend la décision de ne pas aider Cyrus à convaincre Charlie de signer…

Oui, sauf que Cyrus a désormais l’aide de Jake (du moins, c’est ce qu’on nous fait croire) et n’a donc pas besoin d’elle. Elle reste stupéfaite et sans nouvelle de Charlie. Ce dernier découvre que Jake aussi est tombé dans la conspiration et qu’il est le premier à avoir l’intelligence de le torturer efficacement, c’est-à-dire en menaçant Quinn et Robin. Logique, quoi. Il fait peu de doute que Charlie se retrouve à envisager de signer.

Marcus prend décidément du bon temps en ce mois de mars car le voilà dans le lit de la présidente quand elle apprend que le plan de Cyrus est entré en exécution. Elle vient s’en plaindre à Jake qui la reçoit calmement alors qu’elle lui explique qu’elle a la justice sur le dos… et elle découvre qu’Olivia avait raison depuis le début, que Jake n’est qu’un connard de plus la trahissant et qu’elle est bien dans la merde.

Au même moment, toute la presse explique calmement aux citoyens que leur présidente a possiblement ordonné la mort de Cyrus. Forcément, Mellie recontacte donc Olivia pour lui demander de reprendre son poste de commande… et tuer Cyrus Beene. C’est logique de vouloir faire ce dont elle est accusée après tout !

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Once Upon a Time – S07E14

Épisode 14 – The Girl in the Tower – 14/20
Si c’est mieux que la semaine dernière, on se concentre toujours sur un personnage avec lequel j’ai du mal, et la série n’est pas aidée cette semaine par l’absence d’une partie de son casting. Outre ces quelques problèmes, il faut ajouter des incohérences scénaristiques de plus en plus énormes et des pistes d’intrigues à venir qui ne me plaisent pas pour comprendre comment un épisode pas si mauvais se retrouve avec une note moyenne.

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Spoilers

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Why would you want to be cool?

Même si les derniers épisodes ne m’ont pas autant convaicnu que les épisodes du début de saison, je ne me vois pas arrêter maintenant, si proche de la fin, donc me revoici pour voir Alice célébrer son anniversaire et souffler une bougie. C’est tellement frustrant : j’ai attendu ça pendant un mois pour le Bingo Séries.

C‘est son anniversaire et la voilà libérée de sa tour par un géant très semblant à la statue de Tilly à Seattle. Un an plus tard, elle décide de retrouver la trace de son père, l’espionne et… est emprisonnée par Robin. La rencontre entre les deux est sympathique et permet de nommer le nouveau Hook, Nook. Comme New Hook. Ouah, les fans font n’importe quoi.

Plus sérieusement, les deux entament assez rapidement un flirt sympathique, au cours duquel Robin libère évidemment Alice dont elle a entendu parler. Le problème, c’est que Robin a pour mission du moment de tuer un géant, qui serait le géant troll qui a libéré Alice. Cette dernière poursuit Robin pour l’empêcher d’accomplir sa quête… Et se débrouille pour se retrouver prisonnière avec.

Voilà donc le vrai flirt qui se met en place et quelques clins d’œil fait à Storybrooke, la voiture d’Emma et aux smartphones. Robin en profite pour piquer un bout de la coiffure d’Alice, qui n’est autre qu’une épingle à cheveux beaucoup trop moderne pour Alice, mais admettons.

Robin retrouve les villageois qui pourchassent le troll, arrive à les convaincre qu’elle est la fille de Robin des bois et a une chance de tirer sur le troll. Bien sûr, Alice l’en empêche et Robin la protège alors que les villageois veulent la tuer car elle est cinglée. Oui, mais Alice voit le monde différemment et Robin aime ça. En plus, Alice a aussi pas mal de magie : outre le troll qu’elle fait apparaître, elle fait apparaître une voiture jaune comme par magie.

Elles peuvent donc échapper aux villageois à bord de la voiture.  Elles se retrouvent alors au pied de la tour d’Alice, qui n’est pas revenue ici depuis un an. Robin comprend qu’Alice a de la magie en elle et que ce sont ses souhaits qui font apparaître le troll et la voiture. Bien que pas convaincue, Alice l’écoute et se débrouille pour remercier le troll, qui disparaît aussitôt. Robin avait donc raison, sans surprise. Voiture magique, troll et géant… Toute cette intrigue sentait bon le Harry Potter, mais très mauvais les incohérences scénaristiques douteuses et anachroniques. Au moins, ça m’a un peu réconcilié avec le personnage d’Alice, légèrement plus sympa que d’habitude dans cet épisode… contrairement à Tilly que je ne supporte toujours pas !

À Seattle, Roger retrouve donc Tilly avant le reste des policiers qui la recherche comme suspecte des meurtres parce qu’il a finalement décidé de la croire, là où dans l’épisode précédent, il la pensait coupable. Du coup, il la protège des autres policiers. Allez comprendre. Il expliquera un peu plus tard que c’est parce qu’il y a une heure de décalage entre l’heure du décès et l’heure où il a retrouvé Tilly dans la chambre d’hôpital, mais bon.

Pendant ce temps, Lucy et Regina font équipe pour sauver Henry, et ramènent les talkiewalkies pour remarquer à quel point c’est une mauvaise idée. C’est un clin d’œil sympathique à la saison 1 et au changement de ces sept dernières années. Alors que Regina met au point un plan avec Lucy en lui parlant d’enquêter sur Facilier, « Kelly » les surprend et comprend que sa sœur lui cache quelque chose.

Regina invite par la suite Facilier au restaurant pour permettre à Lucy d’entrer chez lui par effraction. Evidemment. Voilà une grand-mère au top. En toute logique, Lucy ne garde pas son portable, en mode silencieux en plus, sur elle, mais dans son sac. C’est tellement logique de faire ça.

Forcément, Zelena interrompt le rencard entre « Rony » et l’investisseur, ce qui laisse Lucy dans la merde. Finalement, c’est juste pour nous offrir un peu de stress : Lucy trouve la carte de tarot de la mort, la prend en photo et réussie à s’enfuir. Je ne vois pas bien ce que ça apporte, mais apparemment, c’est quelque chose de suffisamment important pour risquer de se faire capturer.

Si elle s’enfuit, il n’empêche que Facilier retrouve son bonnet et le rend en fin d’épisode à Regina. Au passage, il lui révèle son vrai plan : il en après la dague de Rumple. Non, ce n’est pas du vent en-dehors de chez vous que vous entendez, c’est mon soupir d’épuisement. Pourquoi en revenir encore à cette intrigue de dague ? On en a fait le tour 15 fois !

Bon, Regina se rend surtout compte qu’elle est amoureuse de lui, ce qu’il lui révèle également grâce aux cartes de tarot qu’il lui tire.

En parallèle, Ivy est une fois de plus chez Henry. Il vient de lui faire un chocolat chaud, mais si elle le remercie, elle part sans le boire. Elle veut juste s’excuser pour ce qu’elle lui a fait, ce qu’il ne peut évidemment pas comprendre comme ses excuses font référence à un passé qu’il a oublié.

Elle quitte l’appartement et est aussitôt remplacée par Roger et Tilly, parce que c’est le seul endroit auquel Roger a pensé pour se planquer. Moui. Le but pour lui est de mener l’enquête pour l’innocenter. Sans que personne ne sache pourquoi, il embarque Henry avec lui alors qu’il pourrait faire son enquête seul, comme c’est son boulot et comme il est suffisamment doué pour trouver du sucre de beignet sur sa manche de manteau plus de 24h après.

Tilly farfouille dans les affaires d’Henry et retrouve soudainement la mémoire : elle était à faire des courses à l’heure du meurtre, sauf que bien sûr, quand elle sort de l’appartement (idée très conne) et demande aux commerçants son emploi du temps, personne ne se souvient d’elle. Et apparemment, il n’y a pas de caméra dans ce supermarché.

Bon, cela la déprime de voir qu’elle est transparente aux yeux des autres, mais Henry la retrouve immédiatement dans les rues, allez savoir comment. Elle retrouve malgré tout son sac dans une benne à ordures et à l’intérieur de ce sac, les mèches de cheveux des victimes. Elle s’enfuit pour se confier à la statue du troll, manque de se faire écraser et est sauvée par Robin qui passait par là, Alice au pays des merveilles en main. C’est d’autant plus marrant que Tilly lisait plus tôt (ou était sur le point de lire en tout cas) Robin des bois.

Quant à Robin, elle s’appelle Margo dans ce sort et ça fait culpabiliser Zelena de lui mentir. Margo rejoint sa mère alors qu’elle est en train de faire la paix avec sa sœur, qui lui avoue être amoureuse de Facilier.

En fin d’épisode, Roger propose à Tilly de venir vivre avec lui. C’est beau l’amour plus fort que les sorts et les personnages qui se retrouvent peu à peu, mais je ne leur pardonne pas trop les grosses facilités de l’épisode et les pistes qui ne me plaisent pas plus que ça !

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Scandal – S07E13-14

Spoilers 

Ci-dessous ma critique des 13e et 14e épisode de la dernière saison de Scandal

13Épisode 13 – Air Force Two – 13/20
You’re right, I’m becoming embarrassing and I’m better than that.

Deux épisodes de retard et j’ai envie de reprendre la série… une envie qui s’envole en trois secondes quand on commence par Cyrus mort de rire avant d’apprendre qu’il doit se rendre à une cérémonie officielle qu’il n’a pas envie du tout d’honorer. Qui s’en fout ? Moi, très clairement, désolé.

Il s’y rend avec David, et ça rend Abby tout heureuse de savoir son nouveau-ex-nouveau-ex-nouveau copain invité là-bas. Son excitation s’évanouit quand il l’invite dans un restaurant chic pour son retour et qu’elle s’imagine demandé en mariage là-bas. Non, mais… à quel moment j’en suis arrivé à un tel degré de « je m’en fous » devant cette série ?

Les choses s’améliorent légèrement quand David et Cyrus montent dans Air Force Two et découvrent rapidement que l’avion gouvernemental est hacké. Oh, bien sûr, c’est une intrigue que Shonda Rhimes recycle, mais ça fonctionne toujours les hackings.

Cyrus organise un petit speech pour expliquer la situation aux passagers : ils n’ont plus aucun contact avec la Terre, et il est probable que le hack soit la responsabilité d’un téléphone ou d’un ordinateur portable apporté à l’intérieur de l’avion. La secrétaire de Cyrus se sent immédiatement coupable : son ordinateur a disparu la veille, et elle ne l’a pas dit. Et l’ordinateur a disparu pendant que Jake parlait avec Cyrus, donc ce dernier l’imagine immédiatement coupable.

Cyrus prévient immédiatement David, mais personne d’autre : si Jake est responsable, on ne peut faire confiance à personne… mais on peut faire confiance à un lieutenant qui est dans l’avion, allons savoir pourquoi elle.

À QPA, la panique gagne immédiatement Abby et les autres quand ils apprennent le détournement d’Air Force 2. Heureusement, David et Cyrus trouvent un moyen de les contacter et de leur envoyer le virus qui a piraté l’avion. Ça et un message confirmant que ce sont bien eux qui demandent de l’aide, en précisant de ne pas contacter la Maison Blanche. Évidemment.

Alors que tout QPA se met à bosser après avoir exclu Abby, Cyrus et David passent du temps à… parler potins et relations amoureuses. Difficile de ne pas céder à l’envie de zapper la scène, franchement. Heureusement, ils sont interrompus par l’arrivée d’avions de chasse à proximité.

Et oui, parce que sur Terre, la Maison Blanche est en panique, forcément… et ça ne va pas en s’arrangeant quand l’avion fait subitement demi-tour et paraît devenir un missile dirigé contre Washington. Un 11-Septembre bis, donc.

Pour être tout à fait convaincant en grand méchant, Jake propose d’abattre l’Air Force 2 et éveille les soupçons de Mellie. Il était temps, mais clairement, le méchant vient d’ailleurs. Je ne vois pas trop ce que Jake peut faire comme grand méchant, ni son intérêt de tuer Cyrus. Qu’importe, ça fait une bonne scène avec Mellie, c’est déjà ça.

Celle-ci refuse d’abattre Air Force Two, mais elle prend tout de même la précaution d’envoyer les avions de chasse. David, flippé de perdre la vie, voudrait prévenir Mellie, la seule chose logique à faire, mais Cyrus parvient à le convaincre de ne pas le faire. Perso, ça ne m’aurait pas convaincu.

Ils retournent s’asseoir à leurs places et Cyrus se lance dans un discours patriotique pour détourner l’esprit de tout le monde de l’horreur qui est en train de se déroule. Il ignore parfaitement qu’une journaliste a réussi à récupérer son téléphone, puis le Wi-Fi grâce à la même militaire que lui et le filme, pour que toute la Terre puisse le regarder. C’est magique une connexion Wi-Fi. Et personne dans l’avion ne prend la peine de dénoncer la journaliste.

Olivia se rend dans la prison de sa mère pour son anniversaire et organise un dîner avec. C’est pour cela qu’elle est indisponible pour l’épisode, et c’est ridicule, tout simplement ridicule. Elle est toujours supposée être en froid avec, quoi, mais bon, Mellie aussi, et pourtant, c’est elle qui essaye d’appeler Olivia.

Cette dernière s’amuse à raconter le crossover à sa mère qui remarque l’ironie de voir sa fille se battre avec succès au côté d’Annalise Keating à la Cour Suprême pour libérer des noirs emprisonnés alors qu’elle garde sa mère prisonnière, sa mère dont elle ne connaît même pas la vraie date d’anniversaire. Ce que vous entendez là tout de suite, c’est mon soupir de désespoir devant la série.

Bon, Olivia finit par regarder son téléphone à temps pour regarder le discours de Cyrus alors que Mellie s’est rabattue sur Fitz, histoire de douter avec lui sans écouter le moindre de ses conseils, parce que c’est elle la présidente désormais.

Abby panique quand elle entend la Maison Blanche dire qu’elle explore toutes ses options : c’est son ancien poste, elle sait bien que ça veut dire que la décision est prise. Le discours de Cyrus ne doit pas aider, parce que lui a bien conscience de ce que la Maison Blanche est en train de penser.

Olivia connaît également le protocole qui consiste à abattre l’avion, et elle entre dans une crise d’angoisse. C’est sa mère qui la calme et Olivia est encore surprise de découvrir que sa mère la déteste encore assez pour être en fait en train de se foutre d’elle.

Mellie retourne auprès de Jake, se réconciliant avec et hésitant à détruire l’avion, mais tentant de le contacter une dernière fois quand même. Dans l’avion, les derniers instants débutent et ils ne restent plus qu’une minute avant que la décision de détruire l’avion ne soit prise. Le compte à rebours défile, Cyrus se bourre la gueule, tout le monde stresse et QPA réussit à reprendre le contrôle juste à temps.

Du coup, David rentre auprès d’Abby qu’il ne veut pas épouser, pour son plus grand plaisir, alors qu’Olivia se débarrasse définitivement de sa mère en l’envoyant à Paris.

L’épisode se termine sur Liv comprenant que Cyrus est celui qui a organisé l’attaque terroriste se terminant sans le moindre dégât. Avec son joli discours, il s’est assuré d’avoir le soutien de tout le pays admirant son courage et sa bravoure, et il ne lui reste plus qu’à se débarrasser de Mellie pour enfin prendre le pouvoir. Une jolie manipulation, donc, que j’ai vu arriver quand il a souri à la journaliste ayant conservé son portable et qui est digne de la série. La confrontation ne mène pas à des aveux, mais à une absence d’indignation qui veut tout dire.

Bref, voilà un épisode qui n’était pas super intéressant à voir mais dont la construction est un vrai cas d’école avec une écriture parfaitement maîtrisée. À défaut de m’intéresser sur le fond, Scandal parvient encore à m’intéresser sur la forme, et c’est toujours ça de pris, mais pour une dernière saison, j’atteins un niveau de « on s’en fout » vraiment dérangeant.

14Épisode 14 – The List – 15/20
You may be right. But it can’t be us that proves it.

L’épisode commence sur une stagiaire achetant… un flingue. Ah, les États-Unis !

Olivia contacte Abby pour lui révéler ce qu’elle sait désormais sur Cyrus, mais Abby refuse de l’aider évidemment. Pour autant, elle en parle quand même à QPA, faisant comme si cette « intuition » venait d’elle. Cela énerve Charlie de voir Quinn prendre si vite autant de risques, car il ne veut pas la voir mourir.

Jake enquête sur Air Force 2 et je n’aimerai pas être à la place de Cyrus qui va forcément se faire avoir. C’est rigolo quand même comme intrigue, surtout que ça se fait en parallèle d’un étrange mal de dos de Mellie et de QPA qui comprend que Cyrus a payé son hacker avec le fameux tableau du début de saison. On pourrait croire que tout est lié, jusqu’à la réutilisation d’un acteur qui a traumatisé tous les fans de Grey’s Anatomy ayant tenu jusqu’à la fin de saison 6. Et il est au courant pour le rendez-vous Olivia/Abby, bien sûr.

Abby est persuadée d’avoir raison, Charlie fait tout ce qu’il peut pour que QPA lâche l’enquête, et quand Abby parle d’Olivia, elle perd totalement le soutien de Quinn qui décide de tout laisser tomber. Eh bah, c’est du beau. J’ai aussi aimé la scène entre David et Abby, parce que c’est une relation que j’aimais à une époque.

Le père de la stagiaire du début d’épisode débarque à la Fondation Fitzgerald Grand pour trouver un moyen de contacter Olivia. Il lui apprend la disparition de sa fille, Alicia, et lui demande de la retrouver, parce que sa fille était fan d’Olivia Pope. Oui, moi aussi je l’étais à une époque, mais je n’aurais pas fait toute ma vie en politique pour autant.

Olivia enquête sur Alicia et découvre à quel point elle était fan d’elle, avant de découvrir la triste vérité : Alicia s’est fait virer de son job car elle a refusé de coucher avec son boss, qui la caractérise désormais de GFV, Gluten Free Vegan, sur une « Hot List » de stagiaire avec lesquelles on peut ou non coucher. Et GFV veut dire qu’on ne peut pas, donc Alicia n’est embauchée par personne.

C’est ce qui a conduit celle-ci à… se suicider. Bon, ben pour une fois qu’on reprenait une enquête comme au bon vieux temps, ça se termine beaucoup trop vite, mais c’est plutôt cool : ça permet au père éploré d’accuser Olivia d’avoir joué le jeu en couchant avec Fitz. Bon, ce n’est pas ce qui s’est passé, on le sait, mais je prends tout ce qui peut blesser Olivia à ce stade de la série, parce qu’il faut franchement qu’elle se réveille et que les scénaristes nous ramène la saison 1 d’une manière ou d’une autre. Je sais, je suis quelqu’un d’horrible d’écrire ça, mais bon.

On enchaîne avec une intrigue #BalanceTonPorc assez classique : Marcus contacte la présidente pour parler de la liste et remuer le couteau de leur relation passée, Olivia contacte la colocataire d’Alicia, Meghan, pour la convaincre de témoigner au risque de ruiner sa carrière. C’est un double échec, et ça laisse Olivia au bord de la dépression, surtout qu’Abby lui apprend que QPA laisse tomber sa théorie sur Cyrus.

Pendant ce temps, Jake et Mellie passent de plus en plus de bon temps ensemble, et c’est juste non quoi. Elle a mal au dos, il s’occupe d’elle et il lui prend la main. Mon dieu, mais stop, arrêtez-moi cette série et plus vite que ça ! Mellie le vire du bureau ovale, mais on se doute bien que ça ne va pas s’arrêter comme ça.

Si Quinn a décidé de laisser tomber l’enquête sur Cyrus, il n’en va pas de même pour Huck, qui espère un retour de l’ancienne Olivia.

Du côté d’Olivia, la victoire revient progressivement. Meghan accepte de témoigner et la série décide donc de refléter le monde de 2018 avec les harcèlements, le mouvement #MeToo et tout ce qui va avec. Les scénaristes se dédouanent également des premières saisons en expliquant clairement qu’Olivia et Fitz étaient tous les deux consentants et en montrant Mellie se débarrasser de Jake. Je vois bien ce qu’ils ont voulu faire avec cette sous-intrigue, mais ils ont du coup desservi leur propre cause en faisant de Jake un autre harceleur, cassant donc l’une des relations homme/femme uniquement professionnelles de la série pour marquer des points qu’ils semblent se sentir forcer de marquer. Je sais pas… tout ça était forcé, et ça mettait plus mal à l’aise pour eux qu’autre chose de se dire qu’ils ont filé un mal de dos à Mellie juste pour cette sous-intrigue où Jake vole au secours de la demoiselle en détresse qui n’en a rien à faire de lui.

Abby se rend chez Olivia pour la féliciter de son avancée dans le cas d’Alicia. Les deux reprennent donc leur amitié en marchant sur des œufs, mais ça fonctionne bien. Abby accepte donc de retravailler avec Olivia…

Huck découvre alors contre toute attente que c’est Charlie qui a piraté l’Air Force Two, une info qui énerve Quinn au plus haut point. Alors qu’elle reproche à Charlie de lui mentir, ils comprennent immédiatement que quelqu’un a mis le virus dans son ordinateur la veille du piratage de l’avion pour pouvoir l’accuser. Il est déjà trop tard : Jake a trouvé qu’il était coupable, donc Charlie est arrêté par le FBI tandis que David se retire de l’affaire pour laisser la place au complice de Cyrus… En voilà un joli complot rondement mené.

Et si tout ça commençait à bien me plaire, mes yeux se sont envolés vers le plafond pendant le cliffhanger qui voyait Quinn contacter Olivia pour de l’aide. Certes, voir Charlie se faire arrêter ne doit pas être simple, mais je ne vois pas bien pourquoi elle irait demander de l’aide à Olivia quand même : quand bien même elles sont d’accord, Olivia ne lui apportera rien de plus et elle est censée la détester. Bon, la fin de saison se rapproche, il faut bien les réconcilier après tout.

Sans surprise, la série aborde enfin la thématique du harcèlement sexuel et du #metoo, tentant de justifier ses errances passées (et ses réussites aussi, heureusement), mais en le faisant de manière par moment beaucoup trop grossière. En revanche, l’intrigue générale repart de plus belle : si elle va un peu vite en besogne, elle est engageante et pourrait sur un malentendu mener à un final réussi. Je croise les doigts !

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Once Upon a Time – S07E13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisodes 13 de la dernière saison de Once Upon a Time.

13.jpgÉpisode 13 – Knightfall – 13/20
Kids can be complicated, huh?

Je débute cet épisode quand je ferai mieux de rattraper une comédie car je ne suis pas sûr d’avoir 40 minutes devant moi, mais j’ai peur de me faire spoiler cette saison en laquelle je place quelques espoirs, surtout que c’est la dernière. On commence toutefois sur Alice enfant coincée dans sa tour et se débrouillant malgré tout pour avoir un accent anglais de fou.

La série se permet de nous embrouiller avec un cauchemar d’Alice voyant Hook se faire tuer, avant d’enchaîner sur une nouvelle quête du papa pour sauver sa petite fille. Bon, finalement, j’aurais pu attendre avant de voir cet épisode, nous ne sommes clairement pas sur une intrigue d’épisode qui va me fasciner.

Les choses empirent vite : on retourne ensuite sur Rumple et je suis soulé de ce personnage depuis plusieurs saisons déjà. Il faudrait arrêter de lui ajouter 150 scènes et intrigues en flashbacks, franchement. Et si l’acteur est toujours aussi excellent avec son rire, je ne peux que décrocher chaque fois que je l’entends parce que mon cerveau s’est conditionné pour savoir que ça va être de mauvaises scènes.

Cela ne rate pas : Hook propose à Rumple de le libérer… forcément. Pour cela, il doit récupérer la magie d’un autre pirate. Et juste comme ça, je me suis retrouvé à décrocher véritablement de l’épisode, préférant jouer au Scrabble en ligne que suivre les « complications » inutiles de la vie du pirate – de toute façon, on sait comment ça se termine ce genre d’intrigue.

Hook fait semblant de vouloir tuer Rumple pour obtenir de quoi le libérer, mais finalement, il se fait prendre dans son mensonge et ridiculiser par l’autre pirate demandant un duel public pour le ridiculiser. Au cours de celui-ci, où personne ne meurt, Hook comprend soudainement qu’il a fait une énorme erreur et retourne auprès de sa fille.

C’est trop tard : il a fait passer son honneur avant en participant au duel, et la balle de son ennemi était empoisonnée. C’est comme cela qu’Alice et Hook se retrouvent maudits à ne pas pouvoir s’approcher l’un de l’autre, comme dans les pires cauchemars d’Alice.

À Seattle, la série se concentre aussi sur Alice et Hook, mais comme ils sont ensorcelés, ils n’ont aucune idée de leur lien familial et Roger se débarrasse bien vite de Tilly. On enchaîne comme je le craignais sur une scène avec Rumple parlant de Gothel et de tout un mystère qui ne m’intéresse pas. Eloïse débarque donc au commissariat pour répondre aux questions des détectives sur sa secte.

Des détectives ? Non. Elle veut simplement parler à Roger, forcément, et découvre que le sort n’est pas loin de se rompre pour lui puisqu’il se souvient déjà de son bateau, qu’il dessine.

Gothel/Eloïse se joue ensuite de Tilly en train de péter un câble de la voir interrogée par « Roger », qui n’a absolument aucune idée de ce qui se trame pour lui. Il faut dire ce qui est : moi non plus je ne sais plus trop ce qui se trame, je l’ai dit… j’ai décroché. Roger ramène à Eloïse son premier tableau, du même navire. C’est censé nous passionner sur la psychologie du personnage, mais c’est un peu énorme.

Pour ne pas changer, Eloïse s’amuse à les envoyer sur de fausses pistes et quand ils baissent leur garde pour foncer tête baissée dans son piège, ils ne surveillent plus assez notre petite Tilly qui s’enfuit sans le moindre mal dans une cascade aussi ridicule que peu crédible après avoir possiblement tué l’aveugle.

En essayant de la retrouver, Roger découvre que Tilly a tout contre elle, y compris un tableau de chasse.

Bon, et sinon ? Tout n’est pas à jeter dans l’épisode, mais on repart sur la qualité foireuse des dernières saisons à vitesse grand V et c’est frustrant. En parallèle de cette intrigue ratée, donc, Rony fait une petite walk-of-shame à 6h du matin et tombe « par hasard » sur Henry qui attendait dans sa voiture. Logique. La série aime bien nous prendre pour des idiots, mais ça permet à ce duo de se mettre à jour sur la soirée de la veille, vue dans l’épisode précédent.

Chez elle, Lucy est dépitée de découvrir que le baiser entre sa mère et Henry signifierait la mort de son père. Elle feint donc d’avoir grandi et de ne plus croire aux contes de fées, histoire de demander de manière convaincante (ou pas) à sa mère de ne pas continuer à le voir.

Cela tombe plutôt mal pour Jacinda, mais pour Henry, c’est possiblement une bonne chose, parce qu’il a déjà Ivy qui souhaite l’embrasser entre deux cartons des affaires de sa mère qu’elle tente de trier. Bon, le deuil ne va pas si bien à l’actrice qui jouait mieux quand elle devait juste être une méchante.

Ivy suit donc le conseil d’Henry et se rend chez Jacinda. Les deux sœurs se réconcilient plus ou moins autour du souvenir de leur défunte mère et de leurs peluches, donnant finalement à Ivy l’idée de finir ce que sa mère a commencé puisque Jacinda n’a aucune idée d’à quel point leur enfance est lointaine…

Heureuse de voir que les conseils d’Henry sont bons, Ivy retourne auprès de lui pour partager de la bouffe et des verres de bière d’un bon litre chacun.

En fin d’épisode, Lucy se rend toute seule au bar de Rony pour chercher de l’aide auprès d’elle, et c’est un bon plan car Regina lui avoue être réveillée et savoir qu’elle est sa grand-mère. Les deux passent donc un pacte et lance une énième opération dans la série, pour donner le happy end tant attendu à Henry et Jacinda. C’est au moins un bon cliffhanger parc que j’imagine que ça peut apporter du bon à la suite de la série, mais ce n’est pas suffisant pour sauver l’épisode.

Du coup, cet épisode n’était pas une franche réussite : en se concentrant sur des personnages que je n’aime pas, il m’a rapidement ennuyé, mais au-delà de ça, il reprenait des schémas beaucoup trop usés dans la série. Je me suis arrêté sans regret au bout de trente minutes, pour le terminer une bonne heure plus tard, mais franchement, si j’avais su, j’aurais peut-être privilégié le visionnage d’une autre série.

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