Utopia (S01)

Cet article a été écrit en septembre… je l’ai juste jamais publié avant. Oups. Dans le cadre du Challenge Séries 2016, j’ai switché One Tree Hill avec les deux saisons d’Utopia.

Avis : 159 épisodes me séparaient de la fin des frères Scott quand j’ai eu la flemme de voir un épisode de mon challenge ou de ma longue liste de séries à voir et conseillées par des amis. Pourquoi faire simple quand on peut errer sur Internet ? Je me suis mis en quête d’une chaîne Youtube intéressante, sans succès. Puis, je suis parti sur Netflix pour voir un énième film culte survendu que je n’ai jamais vu. Et c’est là, parmi les nouveautés de septembre, que je suis tombé sur Utopia.

Je n’en avais jamais entendu parlé, mais le titre et l’image étaient intrigants alors j’ai fait un saut sur TVshow time, où elle est hyper bien notée et où les commentaires sont carrément élogieux. Restait à savoir si c’était justifié. Sans plus de suspens, le verdict : oui, ça vaut le coup.

Grosso modo l’intrigue de base de la série met un certain temps à s’installer, mais ça plaira aux fans de comics, de forums internet, de séries anglaises (à la Skins, à la Misfits, en moins ado) et de thriller. D’ailleurs, je parle de Misfits, ce n’est pas innocent : on retrouve dans Utopia l’acteur Nathan Stewart Jarret, c’est-à-dire Curtis de Misfits.

Le synopsis est assez simple : un groupe de cinq geeks qui ne se connaissent qu’à travers internet se rencontrent quand l’un d’eux leur dit qu’il a le tome 2 jamais publié du comic Utopia. Oui, sauf qu’il y a une étrange organisation qui tue tout le monde pour récupérer ce script.

Bref, ça a un côté Chosen, un côté Orphan Black, un côté Cluster Agency, un côté anglais et ça se confirme rapidement comme hyper intrigant. Je recommande vraiment beaucoup, surtout si vous avez Netflix, c’est à portée de clic dès que vous avez 6h. Attention quand même, la série possède une fin ouverte à la fin de sa saison 2, c’est un peu frustrant (mais ça vaut le détour).

Attention, spoilers ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 18/20

00Épisode 1 – 20/20
Where is Jessica Hyde ?

Voilà ce que j’appelle une scène d’introduction réussie : on est tout de suite plongé dans un univers qui déboussole et casse les codes. L’esthétique est dingue, avec des touches de jaune et de bleu savamment dispersées tout au long de l’épisode et dès cette scène d’intro. De manière générale, j’aime ce mélange de couleurs vives et ternes. J’ai aimé l’introduction des cinq personnages principaux sur leur forum, même si ça exigeait une attention un peu plus grande en forçant à regarder l’écran. Leur rencontre ensuite dans le bar était super drôle et assez réaliste de ce qu’il se passe quand on rencontre vraiment des inconnus à qui on a longtemps parlé sur internet. La suite, un peu moins, mais c’est une série britannique, il fallait bien un peu de sexe. La violence de la série est en demi-teinte tout du long, hyper psychologique et intense, j’aime beaucoup le style et le fait que les premières explications sur Utopia et Mark Dane interviennent finalement assez vite. Ce qui est top également, c’est que ces explications développent la dynamique Becky/Ian. L’épisode se termine sur une torture horrible de Wilson Wilson, qui m’a fait fermer les yeux, oui, j’assume (et forcément), puis sur les retrouvailles du trio. Débarque alors la fameuse Jessica Hyde et je m’attendais à un running « gag » d’une saison avant son apparition, alors c’est une sacré bonne surprise. Ce pilot est excellent, tout simplement excellent, il définit l’ambiance, le cadre, les personnages, les bases d’une intrigue bien compliquée… I’m in.

Épisode 2 – 18/20
We need to find Utopia

Ça se complique niveau intrigue, avec des méchants clairement nommés cette fois, merci Jessica : The Network. Au moins, c’est clair. J’aime vraiment beaucoup cette série et son ambiance de psychose permanente. Le personnage de Jessica Hyde est tout simplement badass et l’écriture très réussie, tant dans ses relations avec Ian et Becky que dans les révélations. Les différentes intrigues qui divisent l’épisode sont toutes très intrigantes autant que révélatrices, et c’est là la plus grande frustration : chaque réponse apporte vraiment son lot de questions et les avancées sont là, ce qui donne encore plus envie de continuer. J’ai vraiment bien aimé la relation entre les deux gamins, pour une fois qu’on a des gamins dans une série qui sont pas trop trop cons (un peu quand même) et surtout qui jouent bien… ça change, c’est inhabituel. L’épisode voit donc Grant donner la suite d’Utopia à une gamine qui ne sait pas ce qu’elle risque à laisser les garçons dormir dans sa chambre. Tout plein de questions se posent devant cet épisode qui traite subtilement de la théorie du complot. C’est une bonne chose que ça ne traîne pas trop de ce côté non plus, mais de manière générale, les scénaristes ne traînent pas vu qu’ils n’ont que six épisodes pour tout traiter. Et moi, je vais tout aussi vite à dévorer la série.

Épisode 3 – 18/20
I thought part 2… it’d be like a new story. It ain’t. It’s the same just… just different.

Encore une scène d’introduction très pertinente qui redéfinit bien la signification de LOL, si vous voulez mon avis. C’est dur de décrocher de son écran, alors même que je comptais me la mettre un peu en fond sonore car j’avais des tas de choses à faire à côté, pour le blog notamment. Seulement, dans cet épisode, le Network se révèle être un adversaire redoutable car la fusillade du début est utilisée pour faire accuser Grant d’une tuerie de masse. L’épisode est légèrement plus lent, mais il développe de nouvelles dynamiques toujours très bien mises en place, notamment Grant/Jessica. On en apprend également plus sur le Mr Rabbit qui s’avère être au cœur du problème : c’est lui qui est à la tête du network et sacrifie tout le monde, y compris ces pauvres enfants gentils de l’intro. Tant de violence ! Ce n’est pourtant rien comparé à la fin de l’épisode qui relance le rythme à fond avec le manuscrit retrouvé et la prise d’otage chez Alice par Arby. Jessica Hyde tombe entre les mains du Network avec le manuscrit, une scène qui aurait pu (et dû) être une fin de saison.

Épisode 4 – 17/20
That’s who we become. We’re just like them now.

Nos héros sont déjà bien transformés par ces trois derniers épisodes et cette rapidité continue de me rappeler la violence que représentait les 20 minutes de Chosen. On est dans le même trip de violence permanente et de besoins de s’adapter pour survivre, et c’est plutôt bon. Arby, ou plutôt Pietre, est enfin développé à son tour et finit par vraiment attirer la pitié, un processus étrangement débuté au cours de l’épisode 3, au beau milieu d’une fusillade qu’il orchestrait pourtant. J’ai peut-être parlé trop vite concernant les gamins : Alice est tout simplement insupportable avec son devoir à rendre, mais quelque part, ça paraît être une intrigue très réussie en terme de construction de personnages. Dans les développements étonnants, il y avait le coup de téléphone de Becky. J’ai aimé sa relation avec Ian et la manière dont elle est une grande sœur pour les petits. Quant à la toute fin, il est très cool de voir Grant considéré comme un adulte, mais Alice s’avère être une vraie psychopathe. Définitivement, les longueurs sont chaque fois éclipsées par des scènes finales très prenantes, violentes et toujours pleine d’informations détonantes. L’intrigue se développe chaque fois un peu plus et c’est pour le moment un sans-faute avec cette histoire de grippe ne visant qu’une partie de la population, qui promet de grandes choses. Ça me rappelle un épisode de Fringe que j’avais adoré, un peu sur le même principe. C’est juste flippant car ça sonne tellement réaliste…

Épisode 5 – 18/20
The purpose of Janus is to sterilize. The purpose of Janus is to sterilize the entire human race.

L’intrigue autour de Becky concerne donc sa santé fragile, ce qui n’est pas si étonnant car on le savait depuis le départ. Plus étonnant et surtout plus génial : leurs ennemis se révèlent plutôt intelligent et la grippe apparaît même nécessaire. Le but ultime est donc de stériliser 19 personnes sur 20 avec le vaccin de la grippe russe, pour que l’humanité puisse continuer à survivre sans surpeupler la Terre. C’est terrifiant à quel point ça paraît être un but noble utilisant les mauvaises méthodes. Difficile de ne pas se poser de questions devant cet épisode. De son côté, Pietre prend des risques en révélant à Jessica que c’est de lui qu’elle veut se venger… Ces scènes sont assez impressionnantes car jouées à la perfection par les acteurs. Les révélations sont parfaites, dépassant même le cadre du prévisible quand il est révélé que Pietre et Jessica sont frères et sœurs. Ça me conforte dans l’idée que cette série est aussi prenante qu’elle est maîtrisée, et encore ça fait un moment que je n’en ai pas vanté la réalisation, le cadrage, les effets spéciaux, la lumière ou les couleurs. Les dernières scènes étaient un peu moins prenantes que d’habitude, mais leurs conséquences seront de toute évidence bien plus importantes…

Épisode 6 – 19/20
I repeat we have a vaccine, it’ll be out tomorrow morning.

Boum, fin de saison, déjà. On n’aura pas eu le temps de souffler au cours des cinq premiers épisodes et ce n’est pas celui-ci qui va déroger à la règle. Cet épisode réussit le coup de vraiment surprendre avec le personnage d’Anya qui s’avère trempée à tout ça depuis le début : c’est une espionne et elle n’est pas russe. Ce n’est pas si étonnant vu la série, mais je me suis laissé berner, trop concentré que j’étais à me poser des questions sur d’autres choses. Tout fait croire un (long) temps à une vraie conclusion pour la série dès cette fin de saison 1 car toutes les intrigues semblent résolues. Cela dit, on sent bien venir l’entourloupe assez vite. C’est donc seulement à moitié surpris que j’ai vu Becky décider de finalement s’enfuir seule après une crise et surtout que j’ai assisté à l’ultime twist concernant Janus. Jessica l’avait en elle depuis le départ, et c’est pourquoi ils étaient tant obsédés par l’idée de la retrouver. C’est une conclusion très sympa je trouve qui voit la révélation d’une méchante derrière le pseudo Mr Rabbit. C’est vrai que c’était trop simple que tout soit résolu par Grant. Depuis quand les gamins ont le beau rôle dans une série ?

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EN BREF – Une excellente surprise comme j’aimerais en avoir plus souvent, mais qui est déjà la deuxième de cette année après la découverte des épisodes de Secret City. J’aime beaucoup l’ambiance dans cette série, car il y est développé un vrai sens esthétique qui facilite l’entrée dans l’univers sanglant mais fun d’Utopia. Pour autant, il y a un humour certain et une ambiance très anglaise, qui ne manque pas de me faire penser à un Misfits bien plus atténué ou à un Cluster Agency (une bonne websérie française) plus violent. La conspiration qui est développée a la grande gentillesse d’être très vite dévoilée sans oublier de se compliquer épisode après épisode. De ce côté-là, je confirme la ressemblance avec Orphan Black et même avec Fringe, pour la science délurée. En quelques mots comme en cent, Utopia réussit à mélanger ce que je trouve le meilleur de plusieurs séries en un mix assez détonnant et toujours fonctionnel. Cette saison est super courte, mais c’est bien là sa seule fausse note.

Con Man (S02)

Avis : J’ai mon nom au générique de la saison 1 (enfin, en théorie, mais ça défile tellement vite que je ne l’ai jamais trouvé), vous vous doutiez bien que je finirais tôt ou tard par parler de Con Man !

L’an dernier, Alan Tudyk a lancé un projet de série en crowdfunding en réunissant autour de lui Nathan Fillion, Seth Green, Gina Torres et Felicia Day. Autant dire que je n’ai pas hésité longtemps avant de lâcher un peu d’argent pour eux afin de pouvoir regarder cette série. Avec de tels noms, la levée de fonds fut rapide et a dévié sur tout un business : comics, jeu sur portable (qui est génial), etc. De quoi largement compenser ma frustration de n’avoir pas pu, à l’époque, participer au financement de Veronica Mars ou du film Lust for Love de Dichen Lachman (avec tout le casting de Dollhouse ou presque, je vous hurle de le voir au plus vite !).

Finalement, la saison 1 a fini par débarquer en fin d’année 2015 et c’était plutôt drôle. Franchement, ce serait mentir de dire que c’est la série de l’année. Le format websérie ne l’aide pas vraiment avec un tel budget et l’humour n’est malheureusement pas toujours au point (en tout cas, ce n’est pas le mien). Qu’à cela ne tienne, c’est compensé par un casting de malade, qui enchaîne les excellents guest-stars (souvent venus tout droit du Whedonverse), et une critique du showbusiness très fonctionnelle et opérationnelle. Ironiquement également, la saison 1 me rappelait un peu la 5 de The Guild et c’était du tout bon, franchement.

Bref, quand j’ai appris qu’ils renouvelaient avec une saison 2, j’étais aussi heureux que sceptique sur la suite à donner, mais je me suis jeté dessus dès que possible (pas évident vu la diffusion chaotique et payante).

C’est parti pour la critique des épisodes !

Note moyenne de la saison : 15/20

01Épisode 1 – What Goes Up – 12/20
You both need to grow up

Retour tout doux pour la série : d’un côté, nous avons Wray qui sort avec l’agent de Jack sans lui dire et qui se retrouve à s’occuper de son proprio un peu sénile revivant sa gloire passée. Oui, bon, rien de bien passionnant par rapport à l’intrigue générale. De l’autre, Jack se retrouve dans une réunion sans son agent où il apprend qu’il est bon pour finir dans une série TV car il n’est plus un acteur d’envergure par rapport aux Hemsworth. OK. Quelques bonnes blagues émergent de cette réunion dans la critique du showbusiness, sans oublier des guest-stars très convaincants comme toujours, et c’est ce que j’attends le plus dans Con Man, mais franchement, cet épisode n’est pas des plus convaincants.

Capture d'écran 2016-12-15 14.49.17.pngÉpisode 2 – New Deal, No Deal – 13/20
Have you ever heard of artistic integrity?

La critique du showbusiness continue avec efficacité dans ce second volet des aventures de Wray, avec une danse très drôle des employés à l’agence, tous virés les uns après les autres. C’est tellement comme ça que j’imagine les choses que c’est sympa de le voir confirmé par Alan Tudyk et sa série. D’un autre côté, pas de guest-star exceptionnel me concernant, donc c’est un peu décevant quand je regarde aussi et surtout pour voir des réunions d’acteurs amis entre eux. Les liens d’amitié crevaient l’écran en saison 1 et faisaient beaucoup de bien à l’ensemble, c’est donc frustrant de ne pas les retrouver. Quelques bonnes blagues (get your shit together), mais rien qui ne me marquera au long terme, je pense.

03-2.pngÉpisode 3 – Them’s the Breaks – 13/20
I love your Grandmother, Wray

Le retour de Bobby fait beaucoup de bien à la série qui manquait un peu d’humour et qui en regagne beaucoup avec les déguisements de cette agent. Wray continue de vouloir décrocher le rôle du docteur/avocat dans la nouvelle série et fait ce qu’il peut pour y parvenir. L’épisode était sympathique, sans plus, avec une journée de tournage qui part en vrille pour Wray. Il fait tout pour paraître plus badass qu’il ne l’est, notamment en voulant faire ses propres cascades. Bref, ça apporte un peu d’humour sur le dessous de ceinture, mais il faut ce qu’il faut, j’imagine. Côté guest-star, il est cool de voir Tahmoh Penikett, je ne savais pas qu’il était engagé pour cette saison 2… mais je ne peux pas dire que je sois surpris puisqu’il a travaillé avec Alan Tudyk dans Dollhouse. Et bizarrement, je trouve qu’il vieillit bien, ce rôle le fait paraître beaucoup plus fun et énergique que dans mon souvenir.

04.pngÉpisode 4 – A Small Step for Manly – 12/20
You’re my TV agent.

Bobby est toujours aussi déjantée, mais ça fonctionne moins bien dans cet épisode où Wray l’embauche finalement comme agent et non plus simplement comme la nana chargée de gérer ses conventions. Je découvre un job au passage, mais cette première scène était trop perchée. En seconde partie d’épisode, Wray se fait larguer et Jack perd son assistante. L’épisode avait donc beaucoup de longueurs et peu d’humour, malgré un Jack chauve qui réussit effectivement à m’arracher un rire, avant un bras coupé un tout petit peu trop exagéré pour moi. C’est bizarre, je ne me souvenais pas que c’était autant WTF en saison 1 et ça commence à me laisser beaucoup trop perplexe.

05.pngÉpisode 5 – Dick Lansing – 14/20
I need your help for an audition

L’épisode démarre lui aussi par Bobby et un nouveau look, et il n’y a pas à dire, l’actrice y met du sien quand même. Tant mieux, car c’est l’une des seules réussites de la série cette saison. Je commence à me dire qu’ils auraient dû s’arrêter en saison 1, et c’est con quand même, parce que le casting est parfait. La blague du mixer était superbement gérée, j’ai moins accroché à la classe d’impro, malgré un concept plutôt drôle en lui-même et une scène qui a dû être horrible à tourner pour les figurants. Wray s’entraîne donc pour son audition avec encore un guest. Cette histoire d’audition s’étend à l’infini, même si c’est un fil rouge, ça commence à être too much, j’espère qu’on s’en débarrasse dans l’épisode 6.

06.pngÉpisode 6 -Gum Drop – 16/20
Drop the God damn gum!

Eliza Dushku ! Enfin ! Et elle est juste géniale dans ce rôle bipolaire de la nana gérant l’audition, dont on se débarrasse bien. Ce n’est pas pour autant la meilleure, « Sarah » m’ayant fait bien plus rire avec l’audition par elle-même et son insupportable chewing-gum. Bref, cet épisode m’a bien plus convaincu niveau grand délire, ça me rappelait ce que j’avais adoré dans la saison 1, et ça avait tout de suite plus de gueule que les précédents épisodes. Tout n’y est pas parfait et les scènes continuent d’être trop longues : les épisodes se divisent toujours en deux scènes et c’est risqué. Dès que l’on n’accroche pas à l’une d’entre elles, on a la moitié de l’épisode qui devient chiante. Et je dis ça sur le premier épisode qui m’a accroché du début à la fin.

07.pngÉpisode 7 – Pin Cushion – 14/20
I didn’t have to worry about that with Wray

Bon, je ne sais pas trop pourquoi je me suis arrêté après l’épisode 6 que j’avais bien aimé et que je viens de revoir. J’avais en tout cas envie de reprendre aujourd’hui, parce qu’avec tout ce qui se passe du côté du Whedonverse en ce moment, ça fera du bien de revoir ces acteurs que j’adore ensemble.

Bobbi est de retour pour annoncer à Wray qu’il n’a pas encore le rôle du docteur de l’épisode 6, confronté qu’il est à un Hemsworth, pour changer. Il est en convention, enfin : c’est un peu le titre de la série quand même. Cela permet le retour rapide de Felicia Day dans le rôle de Karen, la cosplayeuse, et l’arrivée de l’actrice qui incarne Karen dans Wrecked jouant ainsi l’organisatrice cinglée de la convention. Toutes les deux sont capables de me faire rire peu importe ce qu’elles font alors, c’était réussi (et j’ai éclaté de rire deux fois). Malheureusement, je n’arrive pas à raccrocher à l’humour d’Alan Tudyk autant qu’avant. Il se retrouve encore coincé dans un plan foireux alors que la convention tourne au désastre. C’était drôle, mais on a vu mieux.

08.pngÉpisode 8 – I’m with Stupid – 20/20
Wray, you’re trending worldwide.

La convention continue à partir en vrille pendant que dans les coulisses, nous avons toute une pièce qui se joue… une pièce musicale à mourir de rire, qui me fait espérer mon point de Bingo Séries. Une chanson, deux chansons (et quatre acteurs), trois chansons (et un fou rire honteux avec le rôle du chien qui ne meure pas, un gag super long qui m’a achevé) et quatre chansons. Bon, ce n’est clairement pas le musical du siècle, mais ça fonctionne ma foi, il était super hilarant. Gros coup de cœur surprenant sur la voix de Bobbi, aussi, et sur son interprétation toujours parfaite, dire qu’ils ne se connaissaient pas avant la saison 1. L’épisode est on ne peut plus stupide et les voit faire leur show fonctionne à merveille. Vraiment. Wray se retrouve face à un dilemme entre accepter le rôle de John pour Broadway ou la convention et le film spectrum. Le seul vrai défaut de l’épisode, c’est Nathan Fillion qui est incapable de prononcer gif correctement car tout le reste m’a fait mourir de rire, plus encore qu’en saison 1, tellement c’était perché.

09.pngÉpisode 9 – Back to the Past – 16/20
It’s a gun, Wray, it’s safety.

Il est l’heure de la réunion Spectrum et ça commence par une émission à la Youtube sur Spectrum et une attraction on ne peut plus dangereuse. Wray apprend qu’il est à ça d’avoir le rôle dans la série, car le premier Hemsworth s’est retiré… pour mieux être remplacé par un Hemsworth perdu. Franchement, ils sont fous. La réunion des acteurs se fait comme toujours dans la chambre de Wray et Dawn (Amy Acker, ENFIN) y débarque seule. Elle est toujours aussi brillante, peu importe le rôle, et toujours aussi sexy à draguer Wray en lui annonçant qu’elle ne le drague plus depuis qu’elle a des jumeaux… malgré la saison 1 où elle le draguait complétement. C’est complétement fou, mais pas autant que le caméo de Stan Lee, normal, en cours d’épisode. Stan Lee ! Sérieusement, quoi. Toujours pas fan du rôle de Jack, même si Nathan Fillion le gère clairement très bien encore une fois. Il y avait donc encore une fois un bon humour et cette saison offrait enfin ce que je voulais : de vraies réunions d’acteurs et des blagues.

10.pngÉpisode 10 – Dawn of Girth – 15/20
I will not « kill » him.

Le shock-a-con continue et c’est hilarant, avec les signatures qui vire au désastre lorsqu’Hemsworth débarque pour narguer Wray ; puis lors de la séance photo avec un panneau pour faire semblant d’avoir Jack présent. La séance photo est ce qui m’a le plus fait rire dans cet épisode, même s’il y avait un peu trop de temps entre chaque fan ; Pour avoir fait plus d’une séance photo dans le genre, le rythme y est plus vif, mais autrement la conversation entre les acteurs qui continuent comme si de rien n’était et les photos que personne ne regarde, ça me paraît être tout à fait réaliste. Au-delà de ça, l’intrigue avance un peu, et puis Alan Tudyk et Amy Acker qui flirtent, c’était hilarant, comme toujours. En revanche, repasser à un épisode de neuf minutes, c’est un peu abusé dans une saison où les épisodes duraient plutôt 20 minutes.

11.pngÉpisode 11 – A Shot with Finie – 14/20
Back to you.

Nous revoilà pour dix minutes de shock-a-con, qui commence à merveille avec un live d’émission youtube à mourir de rire. Les acteurs donnent du leur, j’adore : les présentateur d’un live 24/24 sont épuisés mais encore à l’antenne. C’est une critique facile des Comic Con, mais ça m’a bien fait rire. Il reste donc uniquement une soirée privée avec les stars où Tiffany essaye désespérément de boire de l’alcool sans que personne (et surtout Wray) ne la laisse faire pour autant. Wray essaye surtout par tous les moyens de s’obtenir le rôle-titre de sa série, comme tout le reste de la saison, mais les gags fonctionnent plutôt bien. On est loin des fou rire que j’avais quelques épisodes plus tôt malheureusement et on retombe dans une série qui se suit, mais que je ne regarderais probablement pas si le casting était différent ; et c’est dommage de réunir autant de talents pour nous faire un truc passable, sans plus.

12.pngÉpisode 12 – Shock to the System – 18/20
You can’t go in there, it’s a death trap

Il suffisait que je me plaigne d’une série passable pour me retrouver à exploser de rire à nouveau avec une Janet, la présentatrice, endormie et un Donnie Hendrix en perchiste. Ce guest-star est parfait. Bon, la matinée de Wray commence par quelques cauchemars, puis par un retard à son panel Spectrum. Il se confronte une dernière fois à son Hemsworth, dans l’attraction mortelle présentée quelques épisodes avant. C’est plutôt bien joué dans la cohérence globale de la saison, donc j’ai bien aimé cette résolution qui voit Wray obtenir le rôle alors qu’il n’aurait pas dû l’avoir. Il y avait de bon running gag (sans jeu de mots concernant Brenda bien sûr) tout au long de l’épisode et les jumeaux de Dawn s’avèrent être bien différents et à la paternité incertaine. J’adore. La toute fin voit Wray confronté à un problème de taille : le tournage de sa nouvelle série et du film Spectrum commencent tous deux le 15 septembre. Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est problématique. Ainsi, Wray enfonce tout le casting et refuse de faire le film… jusqu’à ce que ce soit suggéré un changement de date du tournage. La fin de saison nous laisse donc avec la promesse d’un film avec ce casting loufoque et plein de problèmes (Tiffany est même retombée dans l’alcool, bien sûr), avec un Jack qui regrette déjà de vouloir faire ce film. Il y aura sûrement de quoi bien s’amuser quand la saison 3 débarquera !

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EN BREF – Je ne sais quoi penser de cette saison qui a été plus inégale que jamais. Certains épisodes se suivaient sans plus, d’autres m’ont forcé à faire pause tellement j’étais mort de rire et ne pouvait plus suivre ce qu’il se passait. Le casting et les guests sont toujours ce qui fait la réussite d’un épisode, de même que les commentaires méta et la critique pas si sous-jacente du show business. C’est toujours un plaisir de voir autant de visages connus dans une série et je suis pressé de voir la saison 3, malgré les difficultés qu’à Alan Tudyk a conservé le même niveau d’humour et qualité narrative tout au long des épisodes. En plus, le format lui-même est incertain, oscillant entre 8 et 20 minutes, et c’est déroutant. Allez, à très vite Con Man… j’espère.

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Octobre & novembre – Oups

Ceux qui suivent le blog, même de loin, auront remarqué je pense que j’ai disparu de la circulation depuis le Comic Con, à peu près. Il faut dire que j’ai eu des week-ends hyper chargés et loin de chez moi, pour compléter mes semaines déjà bien comblées. Par conséquent, j’ai pris du recul et surtout, j’ai dû faire des choix entre séries et boulot. Autant dire, que ce n’était pas un choix bien compliqué et j’ai décidé de lâcher à la fois mes articles hebdomadaires et mon challenge. Enfin, « décidé ». Les événements ont décidé pour moi, et je m’excuse auprès de ceux qui les attendaient. Je n’oublie pas que j’ai aussi un tag à faire, un jour. Bref, quoiqu’il en soit, je me dis qu’il est largement temps de faire les bilans d’Octobre et Novembre du Challenge Séries 2016… J’ai peut-être arrêté de regarder One Tree Hill, mais je ne me déclare pas vaincu pour autant !

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En octobre et novembre, j’ai terminé la troisième saison de One Tree Hill que je commente par-là. Et j’ai largement entamé la 4, au moment où j’y croyais encore. Et puis, j’ai arrêté de regarder. Pour être 100% honnête, je ne peux pas dire que la série me déplaît, elle a des côtés très sympas même. Seulement, elle ne m’accroche pas non plus des masses et la saison 4 se concentre un peu trop sur les problèmes existentiels de Peyton pour moi. Je sais que je reprendrais, probablement en 2017 ; mais pour le moment, il me paraît évident que je ne peux pas regarder cinq saisons dans les trois semaines à venir. J’ai donc pris la décision de switcher One Tree Hill… au profit d’Utopia, une série certes bien plus courte, je sais, mais bon, j’ai eu les yeux plus gros que le ventre en janvier je crois. Voilà, mes articles sur les deux saisons d’Utopia sont à venir d’ici le 31 décembre, mais c’était un gros coup de cœur que j’ai regardé en septembre. De manière générale, j’ai préféré voir des séries plus courtes que je pouvais finir plutôt que les saisons restantes de One Tree Hill. C’est stupide, car j’aurais probablement pu la finir autrement, mais c’est comme ça.

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Outre ce switch, j’ai bien sûr terminé aussi l’excellentissime saison 6 d’American Horror Story. Je ne m’attendais pas à ça, mais j’ai adoré et je la considère actuellement comme la meilleure saison de la série. Après avoir critiqué pendant quelques années cette série adulée par beaucoup, je me retrouve donc à leur place et me sens presqu’un peu bête. Surtout que les saisons 3, 5 et 6 vues pour le challenge ont toutes été beaucoup plus plaisantes que les 2 et 4 qui étaient pour moi hyper décevantes et blasantes.

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Je sais que certains ont déjà pu déclarer avoir bouclé leur challenge, ce n’est cependant pas mon cas, loin de là. Je suis pris au piège de mes choix : Netflix a diffusé la seconde saison de Club de Cuervos le 9 décembre et la deuxième partie des aventures de The Man of the High Castle est quant à elle annoncée pour mi-décembre. Gloups. J’ai donc encore 20 épisodes à voir d’ici la fin du mois, en plus de mes séries régulières (qui heureusement passent en pause) et du retour de Con Man jeudi dernier. Non mais ça va le faire.

The Affair (S03)

 

Ci-dessous mon avis sur chaque épisode juste après visionnage, ce qui implique une longue pause de six mois… oups.

 Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Et oui, je sais encore comment on se débrouille pour créer un article sur WordPress, je suis désolé de mon absence ces dernières semaines, je me suis laissé déborder par le boulot. Je vous rassure les articles sont pour la plupart toujours mis à jour, mais je ne prends pas le temps d’en créer et ce n’est pas bien. Ceci étant dit, et si on passait à ce dont il s’agit ?

C’est parti pour la saison 3 de The Affair ! Je ne sais pas bien ce qu’il me prend. Je n’ai jamais été fan de cette série, bien au contraire. J’ai persisté à regarder malgré une lenteur indicible, des défauts monumentaux (à commencer par des scènes de cul absolument inutiles à la narration, devenant ainsi gênantes) et un personnage principal que je ne supporte pas juste parce que j’adorais le générique, le personnage d’Helen, Joshua Jackson (mais pas le perso) et que, même si je me refusais à l’avouer, j’étais pris dans l’intrigue policière qui.. m’intriguait (un comble non ?).

L’interminable attente avait été largement récompensée par l’incroyable fin de saison 2, qui d’une manière inexplicable avait réussi à être tout bonnement excellente, ralliant les quatre personnages principaux dans un terrible accident et voyant Noah se sacrifier pour Helen, le truc improbable au premier abord mais parfaitement développé. Et cette fin parfaite suffisait à conclure la série, mais inexplicablement toujours, la saison 3 était annoncée dans la foulée.

Et alors que j’avais juré qu’on ne m’y reprendrait pas, cette fin me motivait à tenter de voir ce qu’ils allaient faire d’un temps supplémentaire. C’est malgré tout à reculons que je me lance dans la saison 3, par curiosité malsaine et parce que je n’aime pas abandonner en cours de route une série. Alors, est-ce que j’ai bien fait ? La réponse ci-dessous !

Note moyenne de la saison : 12/20.

01.pngÉpisode 1 – 09/20
– Where are you going?
Grieving.

Pourquoi ai-je continué si j’entame avec une telle note ? Comme pour les deux premières saisons, c’est inexplicable. Il faut que je fasse soigner ma curiosité malsaine. La première partie de l’épisode nous propose la perspective de Noah, ça commence donc bien mal, à l’enterrement de son père (pourquoi pas ?). L’épisode nous révèle qu’il s’agit du futur, après son temps en prison, évoqué en cours de route par des flashbacks. Il semble être libéré en conditionnelle et est clairement hanté par un fantôme de son passé, qui est apparemment un garde qui l’a maltraité. Franchement pas intéressant, il est redevenu professeur et entame un flirt avec une française. Alors, du côté des choses qui sauvent légèrement cet épisode, il faut évoquer ce nouveau générique plus cool, le renouveau total des intrigues et la juste utilisation des flashbacks qui ont pourtant tendance à être trop facilement un moyen de combler le vide ailleurs. Aussi ennuyeux que fut cet épisode, je ne peux pas nier non plus que le mystère est prenant et m’intrigue, alors même que j’en ai supposément rien à faire de ce qui peut arriver à Noah, surtout que je me range du côté de son étudiante qui le traite de violeur sans morale. Il est intéressant de voir les scénaristes lui refuser une nouvelle scène de cul et explorer la piste d’une nouvelle affaire qui met malgré tout trop de temps à se dévoiler… mais il aurait été préférable de les voir s’occuper d’un personnage qui ne soit pas Noah pour ce retour. La toute fin constitue un cliffhanger véritablement efficace et marquant, et j’ai envie de savoir qui je dois remercier pour ce coup de couteau ! La perspective est tout de suite plus intéressante pour la suite de la saison, après ce premier épisode une fois de plus très long et lent et chiant.

02Épisode 2 – 14/20
All you need is a good lawyer

Et c’est reparti pour un bon gros moment gênant avec l’introduction sexuelle de cet épisode. Malgré tout, cet épisode débute très bien en se concentrant sur Helen, de loin mon personnage préféré dans cette série. En revenant un an avant l’attaque subie par Noah, on découvre qu’elle continue de voir son médecin, que son ex-mari reste un connard même en prison et que sa fille aînée est toujours complètement perchée. Cette dernière est vraiment plus cool depuis le meurtre de Scott, c’est brillamment drôle. Ce point de vue passé n’aide pas franchement à comprendre plus de choses sur le fil rouge de cette saison, mais il offre la possibilité de voir la culpabilité d’Helen et son réajustement à la vie quotidienne. Dans une seconde partie, les scénaristes reviennent sur Alison, qui est probablement une coupable idéale pour ce qui arrivera à Noah. Elle revient donc dans sa vie après avoir disparu pendant six mois et semble être une femme nouvelle, mais encore totalement rongée par son passé. Et clairement, elle ne s’arrange pas la vie avec ce retour. On découvre ainsi qu’elle a cédé ses droits de garde à Cole et que celui-ci n’est pas prêt à laisser sa fille côtoyer sa tarée de mère. Il finit bien sûr par changer d’avis, parce que Cole est cool. Comme l’an dernier, je remarque qu’il n’y a pas photo : les épisodes qui se déroulent presque sans Noah sont bien meilleurs que ceux qui nous l’imposent comme personnage principal. Les longueurs de ce second volet sont donc plus supportables et l’avancée de l’intrigue plus intéressante, le passé d’Alison en pleine démence et la culpabilité d’Helen étant capables de captiver l’attention.

03Épisode 3 – 13/20
I don’t know I’m not his wife

Attendez, quoi ? On va se taper le point de vue de Juliette aussi maintenant ? Mon dieu, j’ai eu envie de m’arrêter quand j’ai vu ça, surtout que les premières minutes de l’épisode ne servent vraiment à rien. J’entends d’ici les fans me rétorquer que si, que ça instaure le personnage, son point de vue, sa vie, tout ça, tout ça. Malheureusement, il y avait vraiment moyen de le faire plus rapidement que ça et surtout plus efficacement, parce que finalement, ces quelques informations à glaner en cours de route, ce n’était pas ça. Bon, c’était en français, ça aide, même si c’était un français passé et très anglais (« les hommes sont de tels idiots », franchement, je n’entends pas les français parler comme ça autour de moi ; c’est vraiment une traduction littérale du such). Quoiqu’il en soit, le débat du dîner est bien plus intéressant dans cet épisode qu’il ne m’avait paru l’être dans celui du point de vue de Noah ; il faudrait possiblement que je compare les deux pour me rendre compte de ce qu’il en est réellement et des différences présentes entre ces scènes. Sans être un personnage auquel je m’accroche, le point de vue de Juliette fut finalement moins ennuyeux que prévu. Plus étonnant : le point de vue de Noah m’a remotivé en milieu d’épisode. Qu’on s’entende bien, quand j’ai vu que c’était lui et pas Cole, ça m’a vraiment énervé. Cependant, j’ai trouvé la double narration présent/passé mieux menée que d’habitude, avec un gardien de prison tellement creepy que j’en arrive à l’imaginer forcément innocent. Il ne faut pas oublier que tout ça est vu du point de vue de Noah et qu’il a été assez clairement démontré qu’il n’était pas hyper fiable comme témoin, rien que dans son regard sur les femmes au cours des premières saisons. À cet égard, la vision de la scène du baiser et de l’abstinence sexuelle de l’épisode 1 selon Juliette est bien mieux présentée et crédible que la manière dont elle s’était supposément jetée sur lui. On touche là une nouvelle fois à l’un de mes grands problèmes avec la série : c’est bien beau de dire que l’on raconte selon plusieurs points de vue, mais il faut quand même s’assurer une cohérence. Les différences sont tellement énormes dès qu’il s’agit de Noah. Le personnage se ment à lui-même et est toujours la première vision que l’on a, ce qui rend détestable une bonne partie des intrigues qui pourrait, je pense, m’accrocher un peu mieux présentées dans l’autre sens. N’empêche que cet épisode m’a plutôt bien plu, et ça en fait deux coup sur coup, et c’est intrigant, moi qui passe ma vie à la critiquer depuis deux ans !

Capture d'écran 2016-12-13 01.32.11.pngÉpisode 4 – 08/20
She is still Johnny’s mother

Enfin une première partie sur Cole, il était temps ! Malgré tout ce qu’il s’est passé, il rêve encore d’Alison après tout ce temps, ce qui est un peu exagéré si vous me demandez mon avis. Les deux semblent complétement déconnectés de l’intrigue principale de la saison, mais du coup, l’épisode aussi, et on se fait un peu chier, il n’y a pas à dire. Cole tente désespérement d’inclure Alison dans sa vie, contre l’avis de sa femme, et son point de vue nous le montre clairement amoureux et en train de se valoriser. Sans surprise, la seconde partie se focalise sur Alison et nous raconte cette même histoire chiante de son point de vue à elle, donc avec d’autres scènes, d’autres vêtements et surtout d’autres idées derrière la tête. Alison est totalement cinglée et ça devient très chiant d’apprendre qu’elle a encore des sentiments pour Noah, au point de tenter de l’appeler. Forcément. Quant aux deux versions de l’intrigue de la semaine, elles sont évidemment hyper différentes l’une et l’autre, mais une fois n’est pas coutume, elles sont surtout trop différentes. Tous les personnages de cette série vivent dans des mensonges grossiers. Je veux bien qu’ils racontent leur version de l’histoire, mais il y a des points de différences qui sont bien trop différents. Cela mériterait d’avoir une confrontation entre les deux personnages, voire simplement des preuves matérielles : genre l’accident de cheval, c’est bon. Les deux versions sont trop différentes pour être la même histoire et pour ne pas être confirmé par d’autres éléments (témoins, photos…). C’est un gros défaut de The Affair qui n’est pas nouveau, mais qui est super chiant. En bref, la note peut paraître sévère pour cet épisode qui n’est pas totalement inintéressant en soi, mais force est de constater qu’il n’apporte rien d’utile à part son cliffhanger (et encore !) et le n’importe quoi du couple Alison/Cole. Bref, le pire de The Affair

05.pngÉpisode 5 – 13/20
Noah, did someone stab you in the brain

Nope, il a juste toujours été comme ça Alison. Cet épisode reprend bizarrement exactement là où la série nous avait abandonné la semaine dernière, avec le même point de vue d’Alison pour débuter. Et elle a beau dire à Noah qu’il « looks awful », moi je trouve qu’il a maigri. Bizarre. Noah reste l’insupportable bâtard habituel quand même, en s’incrustant, puis en forçant Alison à le suivre, comme d’hab. Ce n’est pas faute d’avoir entendu sa conversation avec Cole, et cette conversation était passionnante puisqu’elle a recouché avec. Je n’accroche toujours pas au personnage de Noah (eh, c’est techniquement pas un viol parce qu’il est marié avec… SERIEUSEMENT ?) et encore moins à cette attraction inexplicable d’Alison pour lui. On a beau avoir son point de vue, c’est incompréhensible, car déjà là, il est un connard. Et pourtant, elle retombe dans ses bras, le suit dans ses conneries et pas trop de surprise quoi, c’est n’importe quoi. Au moins le personnage est constant. La seconde partie nous offre le point de vue de Noah à un tout autre moment (ouf !), celui où Alison lui a avoué vouloir se séparer de lui. On redécouvre donc son passé en prison et sa relation tordue avec le gardien. Il se réveille subitement aux côtés d’Alison, ce qui poursuit son point de vue, et lui raconte alors toute l’histoire. Et merde, je préférais la partie en prison, qui finit pas sur une note intéressante finalement. Quant à Noah et Alison, ils finissent par coucher ensemble mais il signe quand même les papiers du divorce, après une nuit à se confier sur sa triste vie. Du beau gâchis cette série, trois saisons pour en arriver là, c’est pas du tout dérangeant. Bon, cela dit, j’ai apprécié le cliffhanger qui nous confirme que Noah n’est pas au premier stade de la paranoïa, mais a carrément des hallucinations assez violentes. Cela ressemble plus ou moins à un stress post-traumatique et ça ajoute de l’intérêt à une saison autrement bien plate. Bon fil rouge et personnages détestables, donc, comme toujours avec The Affair.

06.pngÉpisode 6 – 13/20
This is supposed to be a happy occasion and as usual Noah Sollaway is ruining it

Quelques mois plus tard, me voici de retour pour finir cette saison que je trouvais pourtant très bonne pour cette série. Allez savoir pourquoi j’ai mis de temps à la voir. Oh, j’ai bien essayé une fois mais les liens étaient morts et je n’ai pas spécialement persisté. Alors voilà, on est en juillet, y a plus vraiment de séries à voir, je me suis dit qu’il serait bon de terminer cette saison. J’avoue que rien sur cet épisode, j’ai un peu déprimé : une heure ! Il dure une heure pile ! Mon dieu, quoi.

La première partie de l’épisode se consacre sur Helen et plus particulièrement sur les parents de celle-ci qui se remettent ensemble. Allons bon, la sous-intrigue parfaitement inutile ! Helen passe tout son temps à défendre Noah et péter un câble de voir sa mère pardonner si facilement à son père de l’avoir trompé… Cherchez l’erreur, une histoire de paille et de poutre dans l’œil, tout ça, tout ça.

Le lendemain, Noah ne se pointe pas au RDV scolaire de son fils Martin contrairement à ce qu’il avait dit. Helen tente désespérément de le contacter, mais ça ne sert à rien. Ce n’est pas bien passionnant à suivre, mais au moins, je suis heureux de recommencer la série avec une partie sur Helen. C’est tout de suite beaucoup mieux quand elle confronte Nina pour avoir des nouvelles de Noah et que celle-ci lui met la réalité en face des yeux. Il était temps que quelqu’un fasse prendre conscience à Helen qu’elle était une control freak et tellement d’autres choses.

En pleine perte de contrôle, Helen se réfugie dans les bras du meilleur ami de Noah, Max. Hop, elle couche avec alors qu’il vient de lui dire qu’il est sur le point de se marier, et enchaîne ensuite avec un tas de questions sur Noah. Pauvre Max qui avait espoir que ce soit par envie de lui qu’Helen se jetait dans les bras. J’ai beau adorer Helen elle fait complétement de la merde dans cet épisode. Et puis, cette relation avec Max tourne en rond…

Un peu comme celle d’Helen avec Vik. Clairement, elle est encore amoureuse de Noah et ferait mieux de se remettre avec, mais ce n’est pas ce qu’elle fait. Elle préfère au contraire s’engueuler avec Vik et apprendre de son fils où se trouve Noah (au moins, ça donne une idée de ce qui nous attend pour la partie sur Noah).

Totalement obsédée par son ex-mari, Helen choisit ainsi d’aller en Pennsylvanie pour le retrouver. Ah ça, pour le retrouver, elle le retrouve : il est dans un lac à crier à Martin d’arrêter de… de quoi au juste ?

La deuxième partie se consacre comme prévu à Noah qui retrouve sa professeure de français, Juliette, après son accident. Quel boulet. Celle-ci continue d’être aussi chiante que dans mon souvenir à être totalement obsédée par Noah (encore une, allez comprendre !), à parler de son mari ayant Alzheimer et à enchaîner aussitôt sur une séance sado-maso avec son nouveau mec. Pas de bol, Noah refuse et prend le train ?? Non, le bus de nuit. SHIT, j’ai cru enfin tenir mon point du bingo et non. Le pire, c’est qu’on entend un train dans la scène suivante, la série fait le choix de me torturer, sans même le savoir.

Bref, Noah arrive comme nous le savons en Pennsylvanie dans la maison de son père. Pas étonnant qu’il rate le rendez-vous scolaire de Martin après.

Il tombe sur un vieil ami d’enfance qu’il n’a pas vu depuis longtemps et qui l’invite en toute logique à dîner. La logique de cette série… Ils trouvent toujours des prétextes et des sous-intrigues de dingue pour compléter leur scénario bien vide, ça me fascine autant que quand je regarde les journées interminables de Love. Bref, de retour dans sa maison, Noah tombe sur Martin.

Ce dernier avoue vouloir faire l’armée pour ressembler à son grand-père, allez comprendre la logique là encore, et Noah le fait inviter chez son pote qui a bien sûr une fille de 17 ans tout à fait charmante. Le repas ne se passe pas franchement bien, puisqu’il y a aussi Stevie, un autre vieux pote de Noah totalement insupportable et connard avec ses potes. Noah continue de sombrer peu à peu dans sa folie, c’est juste incompréhensible.

Martin le retrouve inconscient dans la salle de bain après son évanouissement. Les deux s’engueulent, comme toujours, et pour se réconcilier avec son fils Noah avoue (enfin) ce qu’il s’est passé la nuit de la mort de sa mère. C’est lui qui a écrit sa lettre de suicide avant de l’euthanasier. Et Helen ne le sait pas après 25 ans de mariage, donc. Nor-mal. C’est un peu tiré par les cheveux.

N’empêche, j’ai grave la poisse avec cette série, l’épisode s’est mis à buguer à la 56e minute et j’ai dû changer de lien pour réussir à le finir. Le streaming parfois, c’est n’importe quoi. Et donc pour une raison ou pour une autre, raconter la vérité à son fils fait que Martin accepte de retourner à l’école… du moins, si cette conversation a vraiment lieu, car on sait que Martin est censé être rentré chez lui à un moment pas si avancé de la nuit.

Le lendemain, Noah se précipite dans le lac pour sauver son fils mais, quand celui-ci se retourne, Noah est confronté à… lui-même, adolescent. OK, pas perché du tout déjà. Bref, la série est toujours beaucoup trop lente, mais le mystère autour de la santé mentale de Noah est franchement intéressant et un parti pris qui renouvelle la série de manière cool.

07Épisode 7 – 12/20
I need help

Helen ramène donc Noah chez lui après l’avoir trouvé en plein délire dans son lac. Cela promet, j’vous jure. Comme ils se retrouvent dans une voiture, elle craque de nouveau pour lui et c’est ridicule et elle laisse ensuite le plus long message vocal du monde à Nina pour lui raconter sa vie. Elle s’occupe même de le doucher.

Bizarrement, Vik ne le prend pas si bien que ça et trouve le plan d’Helen pourri, surtout quand elle lui dit qu’elle ne veut pas prévenir les gamins ou qu’elle lui demande de l’examiner. Noah continue d’être le plus parfait des connards malgré toute l’aide de Vik. Il faut dire que ce dernier le voit comme un accro au Vicodin, ce qu’il est clairement. Bref, Noah est bon pour un centre de désintoxication et Helen n’arrive pas à le croire. Sa détresse est palpable à l’écran, j’adore cette actrice… mais je crois que je l’ai déjà dit auparavant.

Whitney a la bonne idée de passer par la maison pour récupérer la tante pendant que son copain, Furkat, l’attend patiemment à l’extérieur. Enfin, ça c’est la théorie parce que dans la pratique Furkat est en train de foutre une raclée à Noah. C’est pratique, les choses dégénèrent à fond en moins de temps qu’il ne faut pour le dire comme ça. Whitney s’en prend désormais à sa mère et Helen comprend peu à peu les sentiments qu’elle a encore pour Noah, qui réussit malgré tout ça à s’endormir. C’est beau de voir à quel point elle est conne.

Elle ment une fois de plus à Vik qui en a cette fois marre, casse le fameux cactus de leur relation (vu et revu dans les résumés des épisodes précédents) et se barre enfin de cette relation totalement toxique pour lui. Du coup, Helen demande à Noah d’arrêter de se détruire et lui dit qu’elle le pardonne, lui demandant au passage de recommencer à zéro avec lui. MAIS POURQUOI ? COMMENT ? Aaaaah, c’est à virer fou et elle l’embrasse, et c’est sa version de l’histoire donc il n’y a aucun doute. Hop, les deux s’embrassent et couchent ensemble. Putain, Helen, tu es tombée bien bas…

La deuxième partie reprend à nouveau toute cette histoire du point de vue de Noah cette fois, et de son obsession pour son gardien de prison. Quel couple malsain que Noah & Helen, chacun avec leurs obsessions. Bref, Noah découvre que John est marié et vit près de la prison, grâce à la mère de celui-ci qu’il revoit dans son magasin. C’est pas du tout creepy déjà.

On a ensuite droit à quelques flashbacks de Noah ça faisait longtemps (enfin au moins un épisode, et celui d’avant, je ne m’en souviens pas) avant d’en revenir à Vik et Helen. Le truc, c’est que ça fait bien longtemps que j’ai arrêté de croire à la vision de Noah, donc Helen me suffirait. Cela dit, j’avais oublié à que Noah avait eu une triple fracture de la clavicule. Du coup, je compatis un peu avec lui, même si moi, je ne suis pas devenu accro aux anti-douleurs comme lui, quoi. C’est cool, je me sens trop fort comme ça !

La vision de Noah est tellement biaisée de tous les coups, ça en devient grave chiant son délire de persécution. Merci, mais non merci. Si encore ça avait été monté dans l’autre sens, ce serait intéressant, mais là, comme on vient d’avoir la version d’Helen hyper logique, c’est juste stupide d’enchaîner là-dessus. La seule chose intéressante, ce sont donc les flashbacks, malheureusement, ils sont bien mal répartis dans les souvenirs de Noah.

J’ai aimé découvrir sa version des faits avec Furkat également, comme on ne l’avait pas vraiment eu du point de vue d’Helen. Après, il reste le problème de l’absence d’Alison et Cole, entre autre. La psychose de Noah a beau être intéressante sur le papier, je continue d’avoir un peu du mal à parfaitement accrocher à cette intrigue, car ça tourne un peu trop en rond, comme toujours dans cette série.

Bon et donc pour Noah, Helen lui a redonné du Vicodin, ce qui n’est pas crédible et le fait boire, ce qui n’est pas crédible non plus. C’est tout le problème de la série après, on ne sait jamais qui vraiment croire et je crois qu’aucun d’entre eux n’est parfaitement crédible. Cela manque d’une version définitive nous confirmant qui dit vrai. J’adore le postulat de base qui est que chacun a sa vérité, c’est parfaitement vrai et tellement logique…

Seulement, cela concerne des nuances, que la série réussit parfois à montrer, pas des choses aussi énormes que ce que propose The Affair une fois sur deux. Bon, ben, je n’ai toujours pas changé d’avis sur la série les amis ! Je suis curieux de voir où ils vont et de comment ils vont résoudre la série, mais je ne suis pas fan des longueurs et des points de vue trop divergents pour être pleinement crédible. Alors avec en plus un Noah qui a viré fou…

08Épisode 8 – 10/20
You are divorced from Noah. And so am I. Cheers!

C’est reparti pour un nouvel épisode qui cette fois se préoccupe un peu d’Alison. J’avais oublié le coup de l’accident de cheval qui correspond tout à fait à ce que je disais dans le dernier paragraphe du 7, c’est malin.

La première scène voit la copine de Cole demander une garde partagée pour Alison… WTF ? Bon, en vrai, j’ai dû revenir en arrière parce que j’étais plus surpris de voir le stylo de l’avocate d’Alison tomber en gros plan et réapparaître comme si de rien n’était sur sa table quelques secondes plus tard. La logique. Alison s’en tire donc avec la garde partagée de sa gamine, allez comprendre pourquoi ou comment. Je suis pressé d’avoir la version de Cole. Bon, c’est aussi parce que j’adore Cole, mais bon (réflexion idiote, mais… il a grossi ?).

De manière bizarre, je n’accroche pas à ces deux-là aujourd’hui, pourtant c’est toujours mieux que Noah, même s’ils s’engueulent à propos de (vous l’aurez deviné) cet imbécile paranoïaque. Alison se rend ensuite dans un HP pour aider une jeune nana paumée aux tendances suicidaires depuis la perte de son gosse. Pour l’empêcher de faire de la merde, elle répond simplement que la vie est un cadeau. Mouais, moi on m’a appris que la mort était le cadeau de Buffy alors je suis sceptique.

Je suis partagé. La scène est superbement interprétée malgré une écriture simpliste, mais je trouve qu’elle n’apporte en fait rien du tout, à part qu’elle comble cinq minutes de l’épisode et justifie (non) qu’Alison tombe sur Cole à son retour.

Allons savoir pourquoi, elle veut lui parler du fait que, eh, elle a peut-être un job dans cette clinique psychiatrique. Le problème, c’est que la clinique est à 4h de chez Cole & Johnny. Du coup, il s’énerve de manière assez logique mais totalement bâtarde contre elle. Là encore, on sent bien que c’est du point de vue d’Alison. Pff, ils sont tous tellement centrés sur eux-mêmes que la série devrait s’appeler The Egoist et être un concours pour déterminer lequel détient le titre.

Dans le même genre, Helen débarque en ville et dans un bar pour une conso avec Alison. La logique. Les deux sympathisent alors : Helen en profite pour se vanter de son lien encore existant avec Noah tout en cherchant des infos sur son mari, clairement encore affectée par l’absence de réponse suite à son engueulade avec Nina. Je ne sais pas trop à quoi sert son intervention dans cet épisode.

La toute fin est beaucoup plus intéressante : Cole est de nouveau interrogé pour la tentative de meurtre sur Noah car son alibi ne tient pas… ce n’est pas comme si on le savait déjà ou comme si je soupçonnais Noah de s’être auto-attaqué.

Nous revoilà ensuite en début d’épisode, mais du côté de Cole. Si je me disais curieux plus haut de voir ce que ça allait donner, je dois avouer qu’en fait, ce n’est pas trop ça car les scénaristes passent un trop vite sur certains éléments et réécrivent les scènes de manière un peu paresseuse. Je pense même que ça doit être très chiant à tourner pour les acteurs (réflexion idiote le retour : il paraît moins gros quand c’est de son côté).

La vie de Cole est encore moins passionnante que celle d’Alison, même si on le sent perdre prise peu à peu avec son histoire de chantier. Tout est fait pour qu’on le suspecte effectivement de s’en être pris à Noah, mais je continue de penser que c’est beaucoup trop facile pour être vrai.

Finalement, le fait d’expédier toutes les scènes de Cole et Alison déjà vues permet d’arriver plus vite à l’intérêt de cet épisode : Cole veut refonder une famille mais se fait arrêter alors qu’il était prêt à la commencer. De manière pas logique, Alison vient lui rendre visite en cellule. C’est à elle que Cole explique ce qu’il faisait si proche de New-York : il allait voir le médecin d’Alison pour savoir quoi penser d’elle parce que eh, il est toujours amoureux. Nous voilà bien, c’est tellement n’importe quoi cette série.

Bon, ce n’est pas franchement une surprise et Joshua Jackson joue merveilleusement bien, mais franchement, je l’admire sur ce coup-là. Il arrive à me faire croire que Cole est vraiment amoureux alors que putain, n’importe qui de censé se serait déjà barré pour son autre femme hein. Allons comprendre également pourquoi, Alison avoue être amoureuse de lui elle aussi. Mais quoi ?

Autant pour Cole, c’est crédible, autant pour Alison, ça paraît totalement sorti de nulle part. Cette série, je vous jure ! Et malgré tout, Cole rentre chez lui auprès de sa femme à qui il demande de le pardonner, mais c’est n’importe quoi !

092.pngÉpisode 9 – 15/20
I was driving. It was an accident.

L’épisode reprend avec Helen, décidemment, c’était sa saison ! Elle se réveille au côté de son cactus renversé, ça commence bien, et elle décide donc d’emmener ses enfants à la plage, passant devant le lieu où elle a renversé le frère de Cole. OKLM la meuf quoi ! Je ne sais déjà pas comment elle peut conduire si calmement, mais alors sur les lieux de l’accident, sérieux ?

Comme prévu, cela lui revient à la gueule assez rapidement quand elle voit une photo de la mère de Cole. Ses parents sont tout bonnement insupportables avec elle et elle finit par avouer la vérité à l’ensemble de sa famille. C’est super bien joué même si je ne vois pas trop pourquoi la culpabilité la fait parler seulement maintenant, après tout ce temps.

Son plan d’aller tout avouer aux Lockhart tombe à l’eau quand ses parents réagissent au quart de tour, puis quand elle n’a juste pas le courage d’aller tout avouer. Nous avons ensuite droit à sa version des faits dans la conversation avec Alison au bar et c’est tellement différent… Je veux bien que ça nous montre qu’Helen se sent perdue, mais même le contenu de la conversation n’a plus rien à voir avec ce qui était dans l’épisode 8. C’est franchement dommage parce que cette version de l’histoire d’Helen est carrément bien plus passionnante, mais je préférais largement son look de l’épisode 8.

D’une manière ou d’une autre, Helen trouve alors le courage d’aller tout avouer à Vick, de l’accident à la raison pour laquelle elle pense avoir laissé Noah revenir dans sa vie. Cette actrice est beaucoup trop douée et jouer dans cette série est une vraie perte de potentiel pour elle. Elle pourrait trouver tellement mieux ! Enfin, elle a réussi à rendre intéressante la première partie de cet épisode et je ne m’y attendais pas. Ses réconciliations avec Vick étaient touchantes.

Malheureusement, la deuxième partie se concentre sur Noah qui sort de son train sans qu’on ne le voit dans le train pour autant (mais putaaaaaaaaaaain). Où est-il ? Toujours à la recherche de sa vérité ! Il débarque au salon de coiffure de la femme de son ancien gardien, la suit à la maison et tombe sur le fils autiste de son gardien.

Ce dernier est un papa très sympathique tout ce qu’il y a de plus normal, capable de ridiculiser Noah en un rien de temps. Se sentant particulièrement stupide de s’être trompé depuis le début, il s’enfuit et finit dans un train (MERCI !!!! Je n’ai pas du tout fini la saison juste pour ça)… ce qui est l’occasion pour un nouveau flashback où le gardien est franchement machiavélique. Noah semble fou déjà en prison, ce qui en dit long sur son état psychologique, j’imagine. Je me demande si on aura toutes les réponses dans l’épisode 10, mais j’en doute, comme il y a déjà une saison 4 de commandée !

Noah aurait donc avoué la vérité à son gardien sur Helen. C’est genre un peu la thématique récurrente de cet épisode je crois.

Bon, ben c’était beaucoup plus sympathique que d’habitude avec enfin l’impression d’avancer un peu, il serait temps après neuf épisodes ! De manière parfaitement prévisible, il est donc révélé que Noah pète bien un câble, mais j’ai aimé découvrir que cela avait commencé en prison. Déjà quand il parlait au gardien, il hallucinait totalement, et je ne m’y attendais pas trop. J’y avais songé une fois ou deux, mais ça me paraissait trop alambiqué pour The Affair. C’est super frustrant cette série. La trame de fond du scénario est très cool, mais c’est à chaque fois pareil : trop lent, trop long, trop de détours, trop de divergences entre les différentes versions pour être pleinement crédible.

Les pièces du puzzle sont en tout cas excellentes, la révélation de sa culpabilité par rapport à sa mère et ses tendances suicidaires sont très bien jouées par un acteur que je détestais jusqu’alors, mais dont je suis forcé de reconnaître là la capacité de manier un script difficile. Putain, exactement comme en saison 2, je suis bluffé par cette scène finale qui reprend assez bien tous les détails de la saison pour fournir une histoire cohérente.

Au moins, je me souviens comme ça pourquoi j’étais revenu. Je ne sais pas trop ce que va réserver l’épisode 10, et encore moins la saison suivante, mais ça me donne envie de surnoter un peu !

10Épisode 10 – 15/20
Ce n’est pas le vrai Paris !

WTF ? J’aurais dû garder cet épisode pour le début du Bingo Séries 4, parce que Noah se retrouve à Paris avec Juliette, allez savoir pourquoi ! Je suis bluffé par la qualité du français et la crédibilité de la scène où ils rencontrent les collègues de Juliette, d’ailleurs, c’est rare dans une série ! Il a quand même fallu qu’une des collègues porte un béret, mais sinon, c’est plutôt réussi.

Je ne peux pas en dire autant pour la suite de l’épisode, le mari de Juliette étant un plutôt très mauvais acteur. Ah oui, son mari est guéri d’ailleurs, sans plus d’explication que « eh maman c’est un miracle, regarde papa a toute sa tête ». J’achète ce retournement sans queue ni tête si c’est son chant du cygne et qu’il ne passe pas l’épisode, uniquement.

Bon, ça ne dure qu’un temps, histoire de montrer la cruauté d’Alzheimer. Ben oui, bien sûr, évidemment, il fallait bien ça pour combler un peu de temps dans l’épisode. C’est assez triste tout de même, mais ça m’arrangeait bien ces scènes en français pour faire d’autres choses à côté.

C’était en tout cas bien étrange de voir la Sorbonne dans une série après l’avoir parcouru quelques fois. Je ne savais pas du tout qu’ils avaient tourné en France ! Au début, je me disais que tout était en studio, mais je pense bien que certaines scènes de Juliette se déroulaient bien en France. Quoi qu’il en soit, elle se fait gentiment remercier à la fac où on la soupçonne d’être une incapable (quoi, ils seraient donc conscients de la vérité ?) et elle déprime ensuite dans Paris. Les scènes étaient longues et chiantes, mais comme c’est Paris, c’est sympathique à voir, malgré les clichés (bérets, vin rouge, neige parisienne).

Noah semble parfaitement remis sur pied, c’est très frustrant de ne pas savoir ce qu’il s’est passé, mais en même temps, je pense qu’ils nous préparent la saison 4. Quoiqu’il en soit, on erre un peu dans cet épisode, niveau intrigue, et quand la gamine de Juliette (Sabine) s’énerve, elle perd toute crédibilité dans son jeu, c’est dommage !

Etienne est mort et Juliette couche bien vite avec Noah, juste après avoir vu le corps de son mari se faire emmener par les pompes funèbres. C’est le genre de scènes qu’on voit rarement à la télévision, mais c’était très bien fait, je trouve.

Hop, on passe à Noah et on explore encore un peu plus Paris avec cette fois un marché de Noël où Noah rencontre les collègues de Juliette. Et là, j’ai eu droit à la scène la plus surréaliste possible : elles comparent Noah à Georges Clooney, mais oui bien sûr, puis demandent tranquillement s’il a une grosse b***, mais oui mais bien sûr ! Ah les françaises ! Cette fois, les américains ne prennent pas la peine de nous mettre des sous-titres (la plupart semblait assez bien foutus dans la partie sur Juliette) donc seuls les français peuvent apprécier ce grand moment qui restera dans mes souvenirs… Bon, et en même temps, ça sonnait tellement parisien, je vous jure ! Ce fou rire que je me suis chopé !

La journée de Noah est pleine de surprises : il tombe sur une affiche de Furkat qui, comme par hasard, est lui aussi à Paris, avec Whitney. Bon c’est un détour plutôt sympa dans l’épisode, même si malheureusement il n’y a toujours pas trop de but visible à tout ça. Whitney continue de détester son père, même quand elle le croise si loin de chez lui.

Quand il rejoint Juliette, il n’y a pas de neige en vue et les places sont inversées. Mieux que tout, elle ne lui dit pas qu’Etienne est mort, lit le livre de Noah en français (euh… personne ne ferait ça en étant bilingue) et reçoit le cadeau comme si de rien n’était. Mais oui, mais bien sûr.

Une fois n’est pas coutume, ces variations sont un peu chiantes pour se faire une vraie idée de ce qu’il en est, surtout lorsqu’on ne sait pas trop la version des personnages secondaires. Par exemple, Noah espionne le vernissage de Furkat où ce dernier finit par se disputer avec Whitney et la frapper, mais on ne saura jamais ce qu’elle, elle en pense ou en retient. Après une longue conversation avec son père, voici ces deux-là réconciliés et prêts à rentrer aux États-Unis.

En tout cas, si l’épisode en lui-même était un peu chiant, j’ai adoré ce voyage à Paris. Le travail de représentation de la capitale était absolument dingue et très crédible. Je ne sais pas du tout comment ni pourquoi les scénaristes ont eu cette idée de venir à Paris et de totalement se détacher de l’intrigue de la saison. Je veux dire, ils ont construit en neuf épisodes ce qu’ils avaient fait en 19 en saisons 1 et 2, pour nous sortir dans cet épisode une superbe représentation de Paris qui n’avait rien à voir avec la choucroute.

L’épisode se termine sur une séparation forcée entre Juliette et Noah, chacun s’occupant de leur fille respective qui les accepte sans rien dire (c’est tellement étrange venant de Sabine). Noah semble définitivement réconcilié avec tout le monde, Helen est en couple avec Vick pour Noël et… c’est une fin de saison qui fait très fin de série.

11

EN BREF – Cette saison était meilleure que la première, mais moins bonne que la deuxième. Elle faisait surtout un bon condensé de ce qu’est The Affair : des longueurs incroyables, des divergences trop fortes entre les différentes versions des personnages qui ruinent un peu l’intérêt premier de la série. J’ai toujours trouvé que le concept était un peu ruiné par la lenteur de toute façon.

Cette saison se concentrait sur Noah, pour ne pas changer, alors qu’il aurait pu être intéressant de jouer un peu plus la carte de la différence. Cependant, avec cette histoire de coup de couteau et de folie, il était intéressant de voir la série exploiter et explorer plus encore l’idée des différents points de vue confrontés. Les pièces du puzzle s’emboîtaient à merveille sur l’épisode 9 et dans l’ensemble, la saison se termine sur une touche plus positive que le milieu beaucoup trop long et imblairable.

Malgré ses lenteurs, la série ne parvient pas toujours à justifier les réactions de ses personnages et c’est un peu dommage, mais c’est assez courant. En fait, je ne change pas d’avis sur la série : il y a une qualité certaines côté technique, une écriture qui se foire trop souvent et des acteurs qui parviennent à s’en tirer avec un scénario pas dingue.

La parenthèse à Paris m’a beaucoup plu en tout cas, c’était une excellente chose même si elle ne servait à rien et était une heure de remplissage. Bon la reprendrai-je pour la saison 4 ? Probablement, mais peut-être pas. L’histoire est une fois de plus bouclée, mais ce sont des épisodes longs en temps et pas toujours gratifiants, même si dans l’ensemble je finis toujours par retrouver les scènes pour lesquelles je suis venu. L’avenir nous le dira, mais tant qu’Helen et Cole seront au casting, il y a des chances que je repasse par-là… même si quand je regarde les notes, il est très clair qu’Alison et Cole sont devenus les points faibles de la série, qui n’a plus rien à raconter autour d’eux.

Pour moi, Maura Tierney (Helen) porte la série à bout de bras, secondée par quelques bons moments de Joshua Jackson (Cole) et même Dominic West (Noah). Ouais, tout arrive, mais faut être patient.

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