Scream (Halloween Special)

Avis : C’est un peu à reculons que je me lance dans ce double épisode spécial que Netflix nous présente comme un final de saison 2, alors qu’on sait bien que c’était surtout censé être une fin de série. Bizarrement, MTV a pourtant annoncé une saison 3. Personnellement, je n’avais pas été tendre avec la saison 2, blindée d’épisodes très moyens malgré tout rattrapée par une fin travaillée et plutôt réussie dans son ensemble.

Du coup, je me dis que réduire ce qui aurait pu être une saison 3 en une heure et demi est probablement une bonne idée. L’intrigue devrait être recentrée et donc permettre d’être sanglante assez vite. Techniquement, ça peut frapper fort et proposer quelque chose de génial. L’annonce de cette 3e année réduit un peu à néant les espoirs d’un massacre total du casting (ça ferait du bien de voir Emma certains y passer), mais j’ai décidé de partir sur du positif et d’ignorer l’instinct de WTF qui s’est éveillé en moi à l’idée de la prolongation de cette série.

Après tout, le cliffhanger de la saison 2 était sympa, laissant le sort de Kieran en suspend. Ce double-épisode règle assez vite la question, ce qui me fait plutôt plaisir car j’avais peur que ça traîne avec une intro un peu plus longue sur les huit mois qui passent. Je ne spoile pas plus que ça, ce spécial Halloween tient évidemment ses promesses : nouveaux personnages, nouveaux meurtres, nouveau scénario écrit avec les pieds. J’y reviens un peu plus bas.

C’est parti pour la critique avec spoilers :

01.pngÉpisode 1 – Halloween I – 12/20
Just another day in Murderville

Tout simplement brillant : l’introduction est une vraie réussite qui surprend par sa violence (et son mannequin à tête retournée) et qui donne pas mal d’espoir pour la suite. Huit mois ont passé et nos adolescents détestés de Lakewood sont devenus encore un peu plus cons : pour Halloween, ils décident de tous aller ensemble sur une île isolée du reste du monde. Sur cette île, évidemment, il y a une maison dans laquelle des meurtres se sont déroulés. Voilà, voilà, c’est le pitch de base de ce double-épisode d’Halloween diffusé beaucoup trop tôt, mais bon. Tous les clichés du genre y sont respectés, jusqu’à la blague du faux-tueur pendant la soirée épouvante au coin du feu. Bref, le premier épisode traîne vraiment en longueur et j’y fais les mêmes reproches qu’à la saison 2 : il se passe bien trop de temps pendant lequel les héros ne savent pas qu’un tueur rôde après eux et celui-ci s’en prend à des personnages secondaires sur le front desquels il était écrit « victime » depuis leur première réplique. Sérieusement. Malgré cette critique, force est de constater que le « divertissement » est là, on a tout ce qu’il nous faut là où il faut… Ca manque un peu de surprise quoi. En plus, la série garde son ambiance et ses décors estivaux (un peu moites), ce qui est dommage pour un special Halloween. La fête n’est qu’un prétexte qui n’est pas même mis en avant dans l’épisode, à l’exception d’une citrouille ou deux. Et cette fin d’épisode m’a fait décoller les yeux au ciel, gentiment accompagné d’un sonore « Sérieusement ?! » que j’avais déjà tweeté dix minutes plus tôt.

02.pngÉpisode 2 – Halloween II – 14/20
That’s a little cliché, don’t you think?

Les choses sérieuses ont commencé à la fin de l’épisode précédent et il est désormais temps d’en arriver au second épisode plein de stress, de faux raccords et de petite-amie sortant de nulle part au milieu d’une tempête sans être trempée d’une goutte d’eau. Tout ça amène nos Lakewood 6 dans la maison hantée où ils décident 1) de se séparer en envoyant Noah et Stavo réparer une radio et 2) de boire du vin et manger des fruits parce que eh, seize the day, ce sont les deux actions les plus intelligentes à faire. OK, OK. C’est marrant comment ces personnages font tout le contraire de ce que quelqu’un avec un cerveau ferait, mais pour une fois, c’est tellement prévisible que j’ai dit « coupure d’électricité » au bon moment quand même. C’est donc d’autant plus savoureux que j’en arrive à avoir peur, oui, peur… de me tromper. L’identité du tueur ? Prévisible, jusqu’au moment de la révélation. Les jump scares ? Efficaces, même si je les sentais venir. La musique d’ambiance et le générique ? Toujours aussi géniaux. Bon, disons que ce n’était pas brillant, mais qu’on a eu un tel défilé de clichés (la bibliothèque, SÉRIEUSEMENT ?) que c’était un bon exercice en tant que spectateur. J’adore deviner les choses à l’avance après tout, et c’est pour ça que je suis encore là après deux années à critiquer. C’est fun, mais pas horrifique, c’est très cliché, mais les clichés existent pour une raison. Quant à la saison 3, et bien, on en revient au cliffhanger de la saison 2, alors le mystère reste plus ou moins entier. Assurément, je serais là pour cracher sur la saison 3, car ils ont ce petit truc qui me fait rester – et à part la musique du générique, je vois pas quoi. Probablement la satisfaction d’avoir raison quand je devine des choses à l’avance.

EN BREF – Pas de surprise, que ce soit en terme de qualité ou d’intrigue, tout était 100% prévisible et conforme à mes attentes (excepté la partie où j’espérais que ce soit un massacre de pur adrénaline). Bref, comme pour la saison 2 : long à mettre en place, bourré des mêmes défauts (mais à quoi bon changer à ce stade puisque ça fonctionne ?), de manque de crédibilité (cette fois carrément soulignée par les scénaristes à travers des répliques de Noah, Brooke et Emma) et, malgré tout, un bon moment passé à avoir peur sur le sort de certains (et espérer une issue fatale pour d’autres). Comme toujours avec Scream, le début et la fin sont réussies, c’est l’entre-deux qui ne va pas et finalement, tout le monde survit (contrairement à la première saison qui avait eu de vraies victimes ou au sacrifice de Jake en saison 2).

Semaine 41 : du 10 au 16 octobre

Bonsoir tout le monde !

Cette semaine est inévitablement un peu plus light que la dernière, mais il y a de quoi faire quand même. Je vous annonce tout de suite que mon article de la semaine prochaine ne sera peut-être pas publié le dimanche parce que… je vais au Comic Con le samedi, alors j’aurais du retard dans mon boulot 😉

Peu importe pour l’instant, concentrons-nous sur les sept derniers jours !

00Les inédits de la semaine

C’était une semaine un peu allégée grâce au débat présidentiel américain de dimanche dernier qui a charcuté mes inédits du lundi. Nous sommes partis sur un petit rythme routinier dans pas mal de séries, mais il faut noter cette semaine le début de Channel Zero, une excellente surprise, et celui de Falling Water, pour laquelle mon avis est quand même plus mitigé.

Mardi voyait le retour de Supergirl dont l’univers s’étend considérablement avec ce début de saison 2 grâce à un changement de chaîne qui fait du bien à ce guilty pleasure. J’en profite du coup pour rappeler que les notes que je donne sont indicatives, subjectives et surtout je note par rapport à la série. Un 17 chez Supergirl ne vaut pas tout à fait un 17 chez Agents of S.H.I.E.L.D que j’adore bien plus et dont j’attends plus de choses. C’est un peu injuste de noter plus durement les séries que j’aime ? Probablement, mais c’est inévitable. Je vous annonce déjà un top de la saison en septembre 2017 dans lequel les choses seront rectifiées car je classerai les ex-aequo selon mes préférences ! En attendant, les séries sont classées dans l’ordre où je les ai vues cette semaine. J’ajoute un symbole cette semaine après la note, indiquant la tendance de la note par rapport à la semaine précédente.

L’anecdote inutile, enfin : vendredi, il y avait un espèce de mode autour des secrets et des choses à dire ou pas, sur quatre épisodes de 40 min, 3 avec le mot « tell » dans le titre, et ça m’a fait marrer. Je sais, ce n’est pas drôle, je vous ai dit que ce serait inutile !

Westworld (1×02), 19/20 ↗
Once Upon A Time (6×03), 14/20 ↗
Supergirl (2×01), 17/20 °
Conviction (1×02), 14/20 ↘
Agents of S.H.I.E.L.D (4×03), 15/20 =
This Is Us (1×03), 15/20 =
Channel Zero (1×01), 18/20 °
Younger (3×03), 17/20 ↗
You’re the Worst (3×05), 15/20 ↘
American Horror Story (6×05), 18/20 ↗
Blindspot (2×05), 13/20 =
Grey’s Anatomy (13×04), 14/20 ↗
How To Get Away With Murder (3×04), 14/20 =
Notorious (1×04), 14/20 ↗
Falling Water (1×01), 14/20 =
Superstore (2×04), 18/20 ↗
The Good Place (1×06), 16/20 ↗

Bonus Eve.pngLa performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Cette semaine, je m’aventure du côté des personnages secondaires pour trouver ma performance préférée. Je n’ai pas eu besoin de réfléchir beaucoup, tant le jeu était convaincu immédiatement : Famke Janssen était un choix évident pour son guest-starring dans HTGAWM. Sans elle, j’aurais été condamné à vous parler de Cendrillon dans OUAT (outch) ou à la rigueur du guest de Monica Barbaro, dont j’ai dit tout ce que j’avais à dire déjà dans l’article sur l’épisode de Notorious.

Bref, rien de tout ça car Famke Janssen a déchiré l’écran une fois de plus. Elle n’est pas à présenter je pense : je l’ai découverte il y a seize ans déjà (BIM, je suis VIEUX) dans son incontournable rôle de Jean Grey dans la franchise X-Men. Seize ans, putain.

Actrice mondialement reconnue, je ne vais pas faire dérouler ici son CV impressionnant. Je peux mentionner bien sûr ses deux épisodes d’Ally McBeal que j’ai pu voir cette année ou ses apparitions marquantes dans la saison 2 de Nip/Tuck lors de laquelle elle jouait un rôle parfaitement important et incontournable, qui participe pour moi du culte que beaucoup vouent à la série encore aujourd’hui. Elle prouvait à l’époque qu’elle n’avait pas froid aux yeux (et ailleurs) avec le rôle d’Ava Moore.

Son rôle d’Eve dans HTGAWM le confirme à nouveau puisqu’elle y interprète (attention spoilers pour ceux qui n’ont pas vu la saison 2) le rôle de l’ex petite-amie d’Annalise, rien que ça. La relation des deux femmes a connu un retour de flamme l’an dernier en début de saison qui était surprenant par rapport au personnage d’Annalise, qui devenait ainsi bisexuelle alors que rien ne le laissait présager en début de série (où il paraissait plus évident de miser sur Bonnie pour cela). Twist simpliste comme seul cette série parvient à les faire, cela avait offert un certain dynamisme à la série qui s’essoufflait vite après deux ou trois épisodes.

Aussi, c’est un peu sans surprise qu’Ève avait disparu de la circulation en cours de route. C’est avec surprise en revanche que je l’ai vue débarquer dans cette saison 3 pour une danse endiablée avec son ex. Cette scène dégageait tant de joie de vivre et de jeunesse (putain, elle a 51 piges quand même) qu’elle méritait déjà presque d’atterrir en performance de la semaine, rien que pour ça. Bien sûr, l’actrice ne s’est pas arrêtée là et la fin de l’épisode nous a révélé qu’Annalise était partante pour un énième retour de flamme. Il était alors temps de marquer la rupture, rupture bien plus réussie que celle d’Oliver et Connor il y a deux semaines. Eve est en couple, elle ne peut se permettre d’embrasser Annalise.

Et sur le visage de Famke Janssen, c’est un cœur brisé qui se devine aisément. Ce n’est pas facile à jouer, surtout pour un couple dont on ne sait finalement pas grand-chose et qui n’a rien d’exceptionnel ou de réjouissant à première vue (j’entends par là : clairement pas un ship en ce qui me concerne). Pourtant, c’est parfaitement maîtrisé et c’est LA performance de la semaine.

(ça me donnerait presque envie de me mettre à Blacklist pour la retrouver…)

Le Coup de Cœur Musical

Chaque fois qu’une chanson me plaira dans ma semaine série, je prendrais le temps de vous la partager. Attention aux spoilers dans le paragraphe qui accompagne.

How To Get Away With Murder (3×04) Scars, IAMX

Ben oui, c’est plus fort que moi, l’OST d’HTGAWM est juste génialissime et chaque semaine, je me fais avoir comme un bleu devant. Cette fois, ce n’est pas un énorme coup de cœur, mais j’ai reconnu direct la voix d’IAMX que j’ai découvert pendant la saison 2 (ah oui, ça fait un moment que ça dure cette connerie) et forcément je suis allé chercher ça. À noter que j’aime beaucoup aussi l’extrait de « Can’t do without you » de Caribou qui était en début d’épisode, mais que la version complète de la chanson (6 minutes) était finalement assez décevante, du coup elle ne figure pas vraiment dans cet article (mais un peu quand même maintenant).

Notorious (1×04) – Rumours, Whissell

Autre show d’ABC, Notorious semble très douée pour dénicher des chansons au rythme parfait pour m’aider dans mes quinze minutes de marche. La scène n’avait rien de marquant, mais mon oreille a tout de suite approuvé cette chanson qui n’a que le défaut d’être trop courte et de ne pas avoir de vraie fin. Très sympa pour se déhancher en faisant la cuisine, en marchant, en dissertant, bref, pour se maintenir dans une dynamique vive et pour rester éveillé. C’est pas gagné ces derniers temps où je préférerais rester au lit.

01

Côté Comics

Cette semaine, j’ai enfin pris le temps d’entamer vraiment la partie comics du blog, que j’avais envie de faire depuis un bout de temps déjà ! Pas d’énorme introduction pour cette partie, tout est dans le titre, je commente simplement les séries de comics que je commence cette année, à savoir pour le moment Jessica Jones, Mosaic, Buffy et Angel. Il est possible que je fasse un bon gros articles sur les comics Agents of S.H.I.E.L.D si j’arrive à les rattraper un jour, mais ils sont tellement ancrés dans l’univers Marvel qu’il y a trop de choses à lire !

Jessica Jones #1, 14/20
Mosaic #0, 15/20
Mosaic #1, 16/20

02Les autres actus du blog

Mardi, j’ai pu publier mon article sur la troisième saison de One Tree Hill. Malheureusement, je ne vous parlerai pas de la saison 4 ce mardi, car je n’ai pas encore vu celle-ci ! Oui, je sais, j’ai intérêt à me motiver si je veux conclure à temps mon challenge…

Comme prévu, j’ai aussi publier un article de présentation sur Containment, afin de convaincre ceux qui ne l’auraient pas encore fait d’au moins tester la série !

Rien d’autre à signaler pour le moment.

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Containment : une expérience réussie

Commande de 13 épisodes de la CW, la saison 1 a été annoncée comme un tout dès le mois de juin, sans lui laisser le temps de s’installer pour autre chose. C’est donc un one-shot dans lequel s’est lancé le network et je l’ai assez vite considéré comme une expérience d’écriture. J’aurais bien aimé la voir se prolonger sur une saison 2, mais puisqu’elle est terminée, parlons-en un peu et sans spoiler ! Si vous ne l’avez pas encore vue, j’espère que cet article saura vous convaincre d’y jeter un œil 🙂

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Bon, déjà, ça raconte quoi ? Containment raconte les débuts d’une épidémie éclatant au beau milieu d’Atlanta et imposant très rapidement la mise en place d’une zone de quarantaine importante. La ville est alors divisée par un « cordon » : le centre est en quarantaine avec une maladie mortelle qui se propage rapidement et le reste du monde, en-dehors, a les yeux braqués sur eux avec l’espoir de trouver un vaccin. Évidemment cette affaire de cordon sépare la population, les couples, les familles…

C’est fait pour qui ? Contrairement aux apparences (et surtout à la chaîne, CW), la série n’est pas uniquement faite pour les adolescents, même si ça leur plaira sûrement. C’est fait pour tous les amateurs de chaos, d’ambiance apocalyptique, de virus, mais aussi de politique. Si, si. La série reproduit assez justement plusieurs atmosphères différentes qui lui offre une forme hybride, comme la grippe qui frappe ses personnages.

Et en détails ? La critique de chaque épisode est disponible par ici.

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Cette commande de treize épisodes semble être un peu une expérience pour la chaîne qui se lance ainsi dans la mini-série d’été et semble vouloir dépasser le simple cadre adolescent qui la caractérisait depuis un moment. En effet, Containment semble vouloir jouer un peu plus dans la cour des grands que ce à quoi nous a habitué la chaîne avec des séries comme Smallville. Il s’agit bien sûr d’une évolution logique après une décennie, mais il est tout de même agréable de la découvrir !

Une intrigue vue et revue ?

Oui, définitivement. Il est impossible de mentir là-dessus, le début n’a rien d’original et joue sur des peurs assez vielles, remises en avant par la grippe aviaire d’il y a quelques années. Côté série, ce n’est pas non plus une grande innovation… Je pense bien sûr à Helix, qui était certes plus du côté de la science-fiction, mais ça remonte loin ; un épisode de la saison 1 d’X-Files partait quand même de ce postulat de base, hein !

La différence avec une série aussi vieille qu’X-Files est bien sûr que la série va jouer sur des peurs contemporaines, à commencer par celle du terrorisme. Nous ne sommes toutefois devant un nouveau Quantico et le but n’est pas d’aller créer une ambiance anxiogène grâce au terrorisme, bien au contraire même. Assez vite, le complot semble plus vicieux que ce qui nous est présenté au départ et il est facile de se prendre au jeu en tant que téléspectateur.

Quant aux dramas, ils sont classiques : on a le couple qui se retrouve séparé, l’ado enceinte qui ne sait pas quoi faire, le flic au grand cœur qui est débordé par les événements, la maîtresse d’école coincée en quarantaine avec sa classe, la nana d’apparence froide et calculatrice qui doit gérer la crise… Vraiment, le pilot nous présente une galerie de personnages assez clichés avec des acteurs tous beaux et apparemment lisses.

Et pourtant, assez vite, les acteurs se dévoilent, les rôles se découvrent comme plus complexes que d’habitude, l’intrigue s’écarte des chemins habituels et des téléfilms de seconde partie d’après-midi sur M6. Vraiment. Quelques surprises se cachent tout au long de la saison, transformant une histoire que l’on pensait connaître en quelque chose d’un peu différent.

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Un divertissement efficace

 Pourtant, assez vite, la série s’avère jouer avec les attentes de ses spectateurs. Il y a d’abord une chronologie un peu éclatée : la série (et le générique) commence par une scène d’émeute qu’il faudra attendre pendant encore plusieurs épisodes. Cela nous permet de se poser pas mal de questions dès le départ sur le sort des personnages et ce qui les conduit à la situation dans laquelle nous les avons vus pour la première fois. Ce jeu de chronologie est devenu très habituel depuis LOST et a été maîtrisé à merveille par How to get away with murder, mais il n’empêche que ce premier jeu suffit à intriguer le téléspectateur.

L’efficacité vient aussi de quelques épisodes spéciaux : des huis-clos ou des émeutes, la série sait proposer des épisodes qui bouleversent la structure habituelle des quarante minutes. Bien qu’un fil rouge évident de recherche de vaccin se dégage de l’ensemble des épisodes, chaque personnage se voit confier ses propres attentes et intrigues qui avancent (ou non) dans des épisodes fermés. Containment n’est évidemment pas un procedural, mais chaque volet de cette saison se propose de résoudre un problème en 40 minutes. C’est ce qui permet d’être assez vite accrocher.

L’article reste sans spoiler, mais il me faut bien en parler un peu : la fin de la série est ouverte. Attention, il ne s’agit toutefois pas d’une ouverture insupportable, bien au contraire. Si une saison 2 serait la bienvenue pour examiner les conséquences de ce qui est du coup la fin de la série, les treize épisodes forment un tout assez cohérent et complet. Il faut considérer le voyage plutôt que la destination, ne pas s’attendre à voir tous les problèmes résolus. Le parti pris est de conclure les intrigues concernant les personnages : chacun suit un chemin et évolue. La trame de fin ne sera pas résolu après ces treize épisodes, mais tout sera satisfaisant du point de vue des personnages. La série étant de plus composée de scènes marquantes, c’est largement suffisant.

En conclusion, la CW semble s’être offert avec Containment une sorte d’expérience de ce qu’elle peut désormais proposer à ses téléspectateurs. Je l’ai déjà dit souvent de The 100, mais il semble de plus en plus évident que la chaîne souhaite s’écarter de son étiquette adolescente pour proposer des divertissements plus adultes qui ne tombent pas pour autant dans l’excès de sérieux et de nudité des productions à la mode. Un bon compromis qui permet à Containment d’être un divertissement qui ne révolutionne rien, mais qui est sacrément agréable à dévorer !

Falling Water (S01)

02.pngÉpisode 2 – Calling the Vasty Deep – 15/20
I used to love to dream

Alors je suis toujours autant perdu devant cette série, mais j’ai adoré les rôles secondaires cette semaine et l’ambiance très onirique. Je ne suis toujours pas sûr de savoir reconnaître les moments où les personnages dorment et ceux où ils sont éveillés. L’enquête qui se met en place pour les personnages est toujours aussi complexe et leur caractérisation est déjà plus au point que la semaine dernière, c’est donc un épisode légèrement mieux. En fait, exactement comme avec Westworld, le problème est que je manque d’attaches avec eux pour pleinement apprécier. À l’inverse de Westworld en revanche, la mise en place de l’intrigue in media res ne fonctionne pas car les personnages eux-mêmes sont perdus, ce qui rend quasi-impossible la collecte d’informations et de compréhension de l’univers de la série. Je suis donc totalement paumé et je ne sais pas combien de temps les scénaristes comptent nous balader. J’espère que ça ne durera pas trop longtemps, car il y a toujours le risque de lassitude. Pour l’instant, tant que je me pose un milliard de questions et que la thématique de fond m’intrigue, ça va. Le problème surgira si les réponses ne viennent pas, les questions s’accumulent et les personnages continuent de glisser entre nos doigts comme ça. C’est dur de s’attacher à eux s’ils remettent leur existence en question, même si les acteurs sont bons. Je continue pour lui laisser la chance de passer (ou non) le test des cinq épisodes, mais je suis frustré, car j’aurais un million de questions à poser au monsieur ci-dessus moi.

Ci-dessous le reste de mon article sur la saison.

Avis : J’aurais pu, et j’aurais dû, passer totalement à côté de cette série, mais le sort en a décidé autrement. Yodabor en a parlé dans l’un de ses articles et le synopsis m’a semblé tout à fait dans la veine de ce que j’avais envie de regarder en ce moment. Ensuite, j’ai lancé la bande-annonce, reconnu l’actrice et su qu’il fallait que je regarde parce que j’allais adorer.

Je n’ai rien relu avant de commencer et j’avais un peu oublié l’idée de base de Falling Water. Je vous la redonne quand même, parce que je suis gentil : trois personnes qui n’ont apparemment rien à voir se rendent peu à peu compte qu’ils rêvent différentes parties d’un même rêve. Fasciné par les rêves depuis longtemps, j’avoue que l’idée m’a tout de suite accroché, mais que j’ai peur de m’embarquer dans une histoire trop perchée. Quoiqu’il en soit, j’ai vu la bande-annonce il y a un moment déjà et je me suis dit que ça allait être top.

Alors, est-ce que c’était si bien que ça en avait l’air ? Réponse dans la suite de l’article !

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Épisode 1 – Don’t Tell Bill – 14/20
Do you ever get the feeling that your dreams are trying to tell you something?

Ce pilot d’un peu moins d’une heure possède pas mal de longueurs et de plans silencieux qui auraient pu être coupés pour respecter un format plus classique et appréciable. Dommage, je ne comprends vraiment pas l’intérêt de cette mode qui fait perdre du temps à tout le monde sans ajouter le plus souvent de contenu ou d’intensité dramatique. Bon, il nous présente quand même les personnages principaux de la série : Tess, Burton et Taka. Chacun d’entre eux possède sa propre obsession en rêve. Le titre de la série est très mystérieux et ça intrigue, d’autant que l’eau (qui tombe) est rapidement une obsession que l’on peut détecter dans presque chaque scène de cet épisode. Ce dernier se résume de toute manière lui aussi par le mot « mystérieux », car il est difficile de comprendre quoique ce soit dans celui-ci : on glisse d’un rêve à la réalité sans que tout ne soit toujours très clair, volontairement je pense. Du coup, c’est bien simple, je me sens un peu paumé face aux trois histoires qui commencent à se développer. Une sorte de conspiration liée aux rêves semble s’être mise en place avant l’arrivée du téléspectateur et en suivant ces trois personnages nous la découvrons en même temps qu’eux. Le problème, c’est que très peu d’éléments concrets sont donnés et c’est difficile de juger de la qualité de l’intrigue pour le moment. J’ai vu que le deuxième épisode avait été mis en ligne sur certains sites aujourd’hui, mais débordé de séries que je suis, je vais respecter les dates de diffusion officielles pour le moment et me contenter d’être intrigué cette semaine. En tout cas, la réalisation est bonne, les enchaînements de plan sympa. Pas un must see pour le moment, mais un début avec des pistes intéressantes.

02.pngÉpisode 2 – Calling the Vasty Deep – 15/20
I used to love to dream

Alors je suis toujours autant perdu devant cette série, mais j’ai adoré les rôles secondaires cette semaine et l’ambiance très onirique. Je ne suis toujours pas sûr de savoir reconnaître les moments où les personnages dorment et ceux où ils sont éveillés. L’enquête qui se met en place pour les personnages est toujours aussi complexe et leur caractérisation est déjà plus au point que la semaine dernière, c’est donc un épisode légèrement mieux. En fait, exactement comme avec Westworld, le problème est que je manque d’attaches avec eux pour pleinement apprécier. À l’inverse de Westworld en revanche, la mise en place de l’intrigue in media res ne fonctionne pas car les personnages eux-mêmes sont perdus, ce qui rend quasi-impossible la collecte d’informations et de compréhension de l’univers de la série. Je suis donc totalement paumé et je ne sais pas combien de temps les scénaristes comptent nous balader. J’espère que ça ne durera pas trop longtemps, car il y a toujours le risque de lassitude. Pour l’instant, tant que je me pose un milliard de questions et que la thématique de fond m’intrigue, ça va. Le problème surgira si les réponses ne viennent pas, les questions s’accumulent et les personnages continuent de glisser entre nos doigts comme ça. C’est dur de s’attacher à eux s’ils remettent leur existence en question, même si les acteurs sont bons. Je continue pour lui laisser la chance de passer (ou non) le test des cinq épisodes, mais je suis frustré, car j’aurais un million de questions à poser au monsieur ci-dessus moi.