The Orville – S02E05

Épisode 5 – All the World is Birthday Cake – 17/20
J’ai adoré l’idée de base de cet épisode et une grande partie de son exécution. Il y avait au sein d’un épisode de format procédural tout un tas de petites choses à établir pour le long terme, et c’était réussi. En revanche, je suis plus déçu par la conclusion précipitée qui ne fait pas justice à ce qui était autrement un excellent scénario.

Saison 2


05.jpg

You’re the Giliacs from the stars.

J’ai l’impression que cette saison file super vite : on en est déjà au cinquième épisode, c’est fou ! Cet épisode prend quelques risques en changeant sa formule habituelle : plutôt que de commencer par une scène sur le vaisseau, nous retrouvons un drôle de conseil fier de pouvoir annoncer quelque chose de nouveau au monde.

Tout le conseil n’est pas sûr de la décision à prendre, mais finalement, il est décidé d’envoyer un message dans l’espace, à la recherche d’une vie extraterrestre. Bon, c’est rapidement assez clair : le message sera capté par l’Orville. Tant mieux : cela faisait un moment que j’avais envie de retrouver un épisode du genre où l’on découvre une planète totalement nouvelle.

À bord de l’Orville, on se débarrasse enfin de l’interim qui remplaçait Alara car Ed et Kelly embauchent une nouvelle Xelayan qui ressemble quand même pas mal à Alara. C’est abusé et je sens bien qu’elle ne fera pas long feu non plus. Je ne sais pas, c’est en train de devenir un poste à la Défense contre les Forces du mal dans ma tête. Et ça me plairait de voir plusieurs personnes essayer de remplacer Alara sans jamais y parvenir, en attendant son retour.

Tout le monde s’ennuie assez clairement à bord de l’Orville, au point que Kelly aille jusqu’à proposer à Bortus de faire leurs anniversaires ensemble. Par chance, la nouvelle chef de la sécurité reçoit l’appel de Regor 2, la planète du début d’épisode et rapidement, tout le vaisseau est heureux de se préparer au premier contact avec une nouvelle civilisation. Après tout, c’est logique : ils ont signé pour voyager dans la galaxie à la recherche de nouvelles planètes.

Ed, Kelly, Bortus, Claire et la nouvelle, qui s’appelle Talla Kelayi, débarquent donc sur la planète, avec quelques bons gags ma foi. C’est surtout l’occasion pour une intrigue vraiment sympa où l’on découvre cette nouvelle planète qui ressemble beaucoup à la Terre. Bon, Regor 2 est quand même bien différente de la Terre et la planète vire petit à petit à l’utopie… dystopique.

En effet, Claire et Talla découvrent que les accouchements se font tous de manière prématurées pour éviter que les bébés ne soient des « Gilliac ». Bon, le problème étant qu’on ne sait pas ce que c’est exactement. S’il est génial d’apprendre plus de Regor 2, il est aussi génial de voir que les scénaristes ont des idées à revendre pour la galaxie aussi. Ainsi donc, il n’y a pas d’argent pour les officiers de l’Orville, seule la réputation compte. C’est sympa.

Malheureusement, tout l’épisode ne peut être sympa et Kelly finit par faire l’erreur de parler de sa date d’anniversaire, et de celle de Bortus. Aussitôt, ils se font arrêter parce qu’ils sont des Giliacs et le reste de la délégation se fait checker les dents pour savoir depuis quand ils sont nés. C’est n’importe quoi, mais l’idée est que tout Regon 2 est gouverné par l’astrologie.

Très franchement, ça marche plutôt bien comme idée pour un gouvernement dystopique. Le problème reste que Bortus et Kelly sont envoyés en prison et qu’Ed n’obtient pas l’autorisation de l’Union – représentée désormais par Michael de The Good Place, normal – pour une extraction forcée. C’est bien triste tout ça : il tente bien une négociation diplomatique comme toutes les autres, mais elle est vouée à l’échec évidemment. C’est du grand n’importe quoi ce président qui refuse de libérer des prisonniers d’un autre monde dont il n’a rien à faire, mais il assure que libérer des Giliacs provoquerait une émeute, voire une guerre civile.

Pendant ce temps, en prison, Bortus et Kelly se font des amis, Rokal et Ukania. Cette dernière est enceinte, bien évidemment, de suffisamment de mois pour espérer accoucher assez vite pour avoir un bébé Giliac. Oui, avoir un bébé Giliac, c’est le seul moyen pour elle de le garder. Malheureusement, un mois plus tard, elle accouche d’une Wasanda, le signe astrologique suivant. Sa fille est vouée à devenir une leader de cette planète, et donc elle ne peut pas rester en prison avec elle. C’est sympa tout ça.

Le problème, c’est que Kelly vit très mal tout ce qu’il se passe. Déjà, elle doit supporter de bouffer de la merde, mais en plus, il y a un gardien particulièrement insupportable qui l’a pris en grippe. Et puis, quand Rokal balance sa fille aux gardiens pour s’assurer qu’elle ait une jolie vie derrière, c’est n’importe quoi.

Kelly décide donc de respecter son signe astrologique et d’organiser une évasion dans les règles de l’art. Malheureusement pour elle et pour Bortus, l’évasion ne se passe pas comme souhaité. Ils y arrivent presque, mais presque, ce n’est pas suffisant quand on tente de s’évader. Dommage.

Ils sont aussitôt condamnés à mort, bien évidemment. Pendant ce temps, dans l’espace, Ed fait tout ce qu’il peut pour libérer ses officiers. Il apprécie assez peu que l’Union ne lui laisse que 24h pour régler la situation. Par chance, la nouvelle, Talla, qui commence déjà à gagner de nombreux points de ma part finit par trouver l’information qu’ils ont mis un mois à chercher. S’il n’existe pas de moyens de faire en sorte que Kelly et Bortus ne soient plus Giliac, l’équipe comprend que si les Giliac sont mal vus, c’est parce qu’une étoile de leur constellation a été aspirée par un trou noir.

Il ne faut pas beaucoup plus de temps que ça pour alors créer une fausse étoile, considérée comme telle par la planète. Hop, hop, hop, l’Orville s’active et l’étoile apparaît dans le ciel pile au moment où Kelly et Bortus allaient être fusillés. Personnellement, c’est là que l’épisode a perdu des points : jusque-là, il était vraiment cool, mais franchement, j’ai trouvé exagéré que la scène qui suit soit directement la célébration de l’anniversaire de Kelly et Bortus, avec un mois de retard. Franchement, ils ont quand même tués des gardiens de prisons et tentés de s’évader, c’est un peu n’importe quoi que la planète les relâche.

Il ne restait pas assez de temps d’épisode cela dit, et le mensonge d’une nouvelle étoile suffit apparemment à relâcher l’ensemble des Giliac qui étaient prisonniers. La fête d’anniversaire est plutôt sympathique cependant ; et Talla gagne en popularité auprès d’Ed puisqu’elle a réussit à libérer Kelly. C’est donc l’heure de faire la fête et l’épisode s’arrête là-dessus. Bien, ça change des fins dépressives de ces deux dernières semaines, alors j’approuve totalement l’idée.

Saison 2

You’re the Worst – S05E03

Épisode 3 – The One Thing We Don’t Talk About – 15/20
Bon, force est de constater que je vieillis mal – ou alors c’est la série ? Je suis beaucoup moins fan qu’avant. Il me reste le personnage de Gretchen, il me reste le couple principal, mais alors autrement, tous les autres ont fini par me souler maintenant. C’est dommage pour une série qui a une époque était une de mes préférées.

Saison 5


03.jpg

I am completely sober. Fooled you, Rachel.

Ma nouvelle habitude est de regarder cette série dans le bus m’amenant en formation, et c’est toujours génial que l’épisode commence par un avertissement pour public mature avec situation sexuelle. Oups, bon, discrétion dans le bus ; et dès la première scène qui voit Jimmy et Gretchen chercher le meilleur endroit où faire l’amour dans la salle qu’ils veulent pour leur mariage.

C’est un début plutôt comique, même si leur sex talk me gêne toujours autant euh ben non en fait. Il n’empêche qu’ils ont trouvé le lieu de leur mariage, donc hop, ça c’est fait. J’aime bien que la série passe du temps à montrer les préparatifs de mariage, car c’est souvent zappé. Ici, ça permet de nous rappeler que Gretchen a probablement des dettes de dingue, avec ses 70 cartes bleues non payées. Du grand n’importe quoi qui force Jimmy à la raisonner et à l’engueuler. Patriarchie bonjour, mais bon, avec Gretchen comme ça, forcément, pas le choix.

Après cette très bonne scène comique, l’épisode s’embourbe en séparant de nouveau Jimmy et Gretchen. Comme en saison 4, je me rends compte que j’adore la série quand ils sont ensemble, mais autrement, j’ai du mal. Du côté de Jimmy, il s’agit donc d’assurer financièrement la charge à venir des dettes de Gretchen. Ce n’est pas gagné du tout : il doit présenter son projet de scénario pour son film et il stresse.

Il embauche donc Edgar pour jouer son assistant. Celui-ci cartonne tellement qu’il réussit à décrocher le job pour Jimmy qui… le lui reproche, parce qu’il doit maintenant pondre un scénario. C’était lourd, c’était du Jimmy, et bon, sans dire que j’ai décroché, je peux au moins affirmer que je n’ai pas accrocher. L’idée était aussi de suivre la vie d’Edgar dans cet épisode.

Ben oui, c’est une saison finale, il faut proposer une intrigue terminée pour tout le monde. Il a donc le droit à la sienne, et là par contre, je vous assure que j’ai décroché. C’est un bon personnage pourtant, mais il est en permanence maltraité au travail – avec une ambiance hostile (et pour le coup dans la patriarchie). Comme il ne dit jamais non à rien, il se retrouve quand même filmé à bouffer des sandwichs pour de l’argent par son nouveau partenaire. Non mais, stop à un moment, faut pas abuser non plus. Je trouve que plus on avance dans la série, plus le personnage est mis à mal.

Cela dit, c’est pire encore pour Lindsay. Je ne sais pas comment les interprètes acceptent à ce point la mise à mal de leurs personnages. Bon, cette semaine, Lindsay était pleine de bons conseils, mais le problème est venu de la manière dont Gretchen la traitait, une fois de plus, allant même jusqu’à proposer de l’embaucher comme assistante (décidément, c’est la définition du sidekick à force) en fin d’épisode parce que Lindsay a couché avec l’homme de ménage qu’elle pensait être son nouveau boss. Du grand n’importe quoi ? Comme d’hab, j’ai envie de dire !

C’était un peu frustrant, parce que ça casse ce qui était une excellente trouvaille de cet épisode : Gretchen devant embaucher une assistante. Plutôt que de bâcler la chose, elle y passe l’épisode, parce que sur sa to-do list, la tache suivante est d’appeler sa mère, ce qu’elle ne veut pas faire. Les entretiens d’embauche sont à mourir de rire : elle réunit les cinq candidates et les vire sur des critères bien personnels.

Elle leur explique le boulot en les forçant à la suivre absolument partout et surtout dans un bar. Bon, c’est du Gretchen quoi. Cela offre de bons gags et ça me confirme que je lui pardonne plus de choses car j’adore l’actrice. Franchement, même quand ça part trop loin – la baston dans le bar, ridicule, mais joliment tourné – ça me fait rire et j’approuve.

De toute manière, je crois qu’il n’y a qu’elle qui m’a vraiment fait rire – que ce soit avec ses possibles futures assistantes que j’adorais, avec ses conseils pour bien gérer le boulot ou avec son refus d’appeler sa mère. Pour une fois, ça m’a même fait apprécier Lindsay qui est de bons conseils sur le coup, j’insiste. Elle la force à appeler ses parents, et c’est pas plus mal pour éviter des regrets et autres moments wtf de dernière minute. En tout cas, en théorie.

En pratique, Gretchen oublie juste de préciser à sa mère qu’elle va se marier avec Jimmy et pas avec Boone. Non, vraiment, autant le couple Jimmy/Gretchen peut me faire rire, autant Gretchen me fait mourir de rire, autant cet épisode me confirme que j’ai beaucoup de mal à supporter encore la série en elle-même, où les personnages ne sont plus que des caricatures de ce qu’ils étaient à une époque. Après, il reste pas mal d’humour  heureusement !

Saison 5

The Orville – S02E04

Épisode 4 – Nothing Left On Earth Excepting Fishes – 17/20
Bien que déséquilibré du côté de ses intrigues, une fois de plus, avec une intrigue A passionnante et une intrigue B plus légère, et moins prenante, cet épisode propose en effet de développer la mythologie générale de la série, tout en se concentrant sur un personnage qui a quelques surprises en réserve. Cela fonctionnait bien, et ça fait de nouveau un bon épisode pour cette saison 2.

Saison 2


04.jpg

I’m into anything we do together.

Voilà un titre d’épisode hyper curieux et après les événements de la semaine passée, je me demande vraiment ce qui nous attend. Et je me le demande depuis plusieurs jours, parce que je n’ai pas eu le temps de voir cet épisode ce week-end. Cela risque d’arriver de plus en plus fréquemment, en plus, et malheureusement, cette série sera l’une des premières dont je sais que je me passerai… surtout maintenant qu’ils ont viré mon personnage préféré (ou pas ?).

En plus, ils l’ont sérieusement remplacé par Tharl ! Non merci, quoi. Malgré tout ça, Ed apparaît drôlement calme et relax : forcément, il a entamé une relation avec sa nouvelle lieutenant, Janel. Certes, c’est dans le plus grand des secrets, mais Kelly n’est pas dupe, elle connaît bien Ed. Et effectivement, il est rapidement révélé qu’Ed voit la nouvelle lieutenant pour des soirées films qui le rendent drôlement plus humain que d’habitude – non pas qu’il soit un alien, lui, mais je ne sais pas, il a paru plus sympathique dans cette nouvelle relation.

L’un et l’autre paraissent plus sympathiques à l’ensemble de l’équipage, et ils décident donc d’officialiser les choses, que ce soit plus clair pour tout le monde. Ed commence par en parler à Gordon, le pauvre, lui qui était si intéressé par elle. Ed hésite aussi à en parler à Kelly, et Gordon lui conseille de le faire. Il la dérange donc en plein temps personnel avec Cassius pour lui annoncer, mais elle est évidemment déjà au courant.

Elle accepte même qu’ils partent tous les deux en voyage pendant que l’Orville fait une simple livraison sur une planète. Tu parles d’un vaisseau d’exploration ! Heureusement, le voyage en amoureux d’Ed et Janel vire rapidement à la catastrophe. Cela nous fait de l’action : ils tombent sur trois vaisseaux Krill qui les repèrent et euh… les kidnappent. Je suis super content de retrouver les Krill !

Ils sortent de nulle part dans cet épisode, mais je les attendais depuis tellement longtemps que ça fonctionne à merveille. Assez vite, il m’a paru évident que Janel était de leur côté dans cet épisode… et ça n’a pas manqué. Janel est en fait Teleya, et ça fait un sacré clin d’œil à la saison 1. La relation avec Janel allait tellement vite, de tout manière. C’est dommage, je l’aimais bien et je trouve que la série aurait pu prendre le temps de mieux introduire le personnage de Janel et sa relation avec Ed. Je ne sais pas, il y avait un côté déroutant à les voir si rapidement en couple, et on ne peut pas être aussi vexé que lui de la situation.

Bon, tout ça avait pour but de soutirer les codes confidentiels d’Ed (il en donne de faux, bien sûr)… et de nous offrir de jolies scènes de guerres spatiales. Ainsi donc, les Krill sont attaqués par une autre race extra-terrestre dont on ne connaît rien. Cela fait flipper Teleya qui cherche alors à s’échapper et… le fait avec Ed, parce qu’il s’avère que pendant l’attaque, il a été libéré. Les deux parviennent à s’enfuir au sein d’une navette qui les amène sur la planète la plus proche.

Malheureusement, Ed tombe inconscient pendant le voyage, donc il perd le très maigre avantage qu’il avait sur Teleya. Une fois au sol, elle le prend donc en otage et le force à porter de quoi envoyer un message de détresse. Au moins, elle a besoin de lui pour échapper aux Chak’tal et pour porter son équipement, c’est déjà ça.

Forcés de collaborer ensemble, ils prennent donc le temps de discuter et c’est digne d’un couple qui s’engueule. Bien sûr, la Krill dit avoir passé du mauvais temps avec Ed, mais comme lui, je ne peux m’empêcher de penser que c’est faux. Ils fonctionnent bien ensemble, quand même, et c’est encore mieux maintenant qu’ils peuvent se détester cordialement.

Ils sont ennemis mortels, mais ni l’un ni l’autre n’a envie de tuer l’autre, et c’est chouette à voir. Ben oui, Ed a peur que le soleil se lève et ne la tue, par exemple, alors ils s’abritent dans une grotte où ils passent la nuit ensemble, mais séparés. Oh, Ed sait bien qu’une grande partie de Janel est en Teleya malgré tout, et il n’est pas dupe de son jeu de méchante Krill. Nous non plus, d’ailleurs, alors ça fonctionne bien.

Le lendemain matin, il se rend compte que le soleil met environ 23 jours à se coucher. Il part donc seul, malgré les réticences de Teleya qui préférerait le voir rester avec elle. Forcément, c’est à son tour de perdre l’avantage qu’elle avait sur lui, et elle a besoin qu’il aille appeler de l’aide. Bien sûr, il le fait, depuis une fréquence Krill… mais avec de quoi l’identifier clairement auprès de l’Orville. Sacrée escapade romantique tout ça !

Pendant ce temps sur l’Orville, Gordon demande à avoir une promotion et veut passer les test pour être capitaine. Tout le monde sait que c’est impossible, mais Kelly accepte tout de même qu’il tente. Cela commence pour lui par une évaluation psychologique où, évidemment, il se plante misérablement, voyant du sexe partout et n’osant pas en parler à Claire, qui n’est pas dupe. C’est drôle et perchée comme toujours.

Il saute l’étape psychologique pour passer plutôt au simulateur, où il se fait tuer à peu près à chaque fois. En tout cas, il échoue comme un bleu, et ça amuse Kelly qui lui donne pourtant de bons conseils. Elle s’intéresse surtout à sa nouvelle ambition, avec crainte qu’elle ne le fasse pour attirer de nouvelles copines. C’est n’importe quoi comme motivation, effectivement, mais c’est clairement à cause de la relation Ed/Janel. S’il savait !

Kelly finit ainsi par être la bonne pote qui le raisonne, et c’était sympa à voir, même si c’est un peu longuet par rapport au reste de l’épisode plus intéressant. Heureusement, Bortus finit par capter le signal d’Ed et partir à sa rescousse, sur ordre de Kelly.

Quand elle voit arriver un vaisseau de l’Union, Teleya hésite à tuer Ed, mais finalement, elle comprend bien que sa situation est désespérée. Elle a le choix entre mourir immédiatement ou être prisonnière. Malgré la fierté et l’orgueil de son peuple, elle accepte d’être prisonnière, parce qu’il reste une belle part de confiance entre elle et Ed. Pour ce deuxième épisode ensemble, Teleya et Ed continuent ainsi d’avoir une chouette histoire de flirt, et ça nous fait oublier l’absence d’Alara.

Ed décide donc de relâcher Teleya sans même en avertir l’Union dès qu’il en a l’occasion, en la laissant contacter un vaisseau Krill. Franchement, ça n’a aucun sens diplomatique et tout le sait bien. Ed pourrait finir très mal à cause de ça, mais bon, c’est son syndrome de Stockholm après tout. Cela fait toutefois une belle conclusion d’épisode : Gordon comprend qu’il ne veut pas être capitaine (surtout qu’il a eu l’occasion de prouver une fois de plus qu’il était un excellent pilote en secourant Ed et Teleya) et Ed regrette déjà sa relation amoureuse avec Janel/Teleya. Voilà pour une exploration réussie. Tout cela fait un bon épisode qui finit encore de manière dépressive. Va falloir qu’ils se calment de ce côté-là à un moment franchement, mais d’un autre côté on dit que jamais deux sans trois…

On verra la semaine prochaine. En attendant, c’est encore un bon épisode de bouclé, j’aime beaucoup ce que ça a donné et la relation Ed/Teleya, qui est approfondie avec un amour commun de Billy Joel. Ouep, Teleya commence à comprendre que son peuple n’est peut-être pas le meilleur de l’univers finalement… On verra bien ce que donne la suite de la saison, mais avoir un fil rouge ne fait pas de mal à la série.

Saison 2

You’re the Worst – S05E02

Épisode 2 – The Pin In My Grenade – 18/20
La série reprend enfin un format plus classique cette semaine, et ça lui réussit très bien : on retrouve tous les personnages au meilleur de leur forme, et ça faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Si toute la saison suit ce schéma, on est bon pour une fin de série qui sera parfaite et à la hauteur – même si oui, une partie de cet épisode allait trop loin. Too far but far too good.

Saison 5


02.jpg

We’re eloping, suckers !

L’épisode reprend au petit-déjeuner d’une journée que l’on va suivre intégralement et avec un grand problème de vie de Gretchen, qui suit trop de sites pornos pour le bien de sa productivité. Bon, pas de surprise de ce côté-là venant de ce personnage : la scène sert surtout d’introduction au fait que Jimmy et Gretchen ont pris la décision d’annuler le grand mariage. Plutôt que d’en faire un grand événement (qui sera forcément ruiné par d’autres, en plus), ils ont pris la décision de se marier à l’arrache, sans inviter personne.

C’est une décision dans la lignée logique de ces personnages, et ça permet aussi d’enfin retrouver Edgar et Lindsay, cette dernière voulant organiser leur mariage pour son anniversaire. Elle s’énerve toute seule et le couple est déprimé par la décision de Jimmy et Gretchen, un peu comme s’ils étaient leurs parents. Et avec eux comme parents, on n’est pas dans la merde.

Ils prennent donc chacun la décision de convaincre leur meilleur ami de se marier, ce qui n’est pas un franc succès. Ils sont trop cons pour ça, et il n’hésite pas à s’échanger le rôle du plus idiot du groupe – c’était facile comme scène, mais ça fonctionne bien de les voir se renvoyer la balle au lit. Lindsay prend donc la décision d’aller voir Gretchen au travail pour lui donner une robe de mariée, histoire qu’elle ne soit pas trop stupide pour le jour de mariage. La robe vient du travail de Lindsay, donc ce n’est pas incohérent qu’elle en trouve une si vite…

Pour ceux qui veulent de l’incohérence, il y en a, ne vous inquiétez pas : ainsi, on voit Gretchen voler le bureau de son ex-responsable, enfin viré du boulot. Ouep, tous les hommes sont virés, et c’est grâce à elle ; donc toutes ses collègues la glorifient. Tout ça pour quoi ? Pour lui donner accès aux toilettes asiatiques présentes dans le bureau du chef, avec des jets d’eau et autres gadgets dont elle voit tout de suite l’utilité… pour son propre plaisir, évidemment.

Cela fonctionne bien, surtout quand c’est pour nous montrer Gretchen sur les toilettes alors qu’elle vient de tester sa robe de mariée. Avant ça, on a toutefois eu droit à une excellente scène où elle consultait de nouveau sa psy par Skype. Qu’est-ce que j’adore cette actrice/ce personnage. Quand elle apprend que Gretchen va se marier avec Jimmy, elle tente de lui dire de ne surtout pas faire ça, mais c’est déjà trop tard : elle s’est fait raccrocher au nez.

N’empêche qu’entre la robe de Lindsay et un colis qu’elle a reçu de son frère le matin même, Gretchen en arrive à envisager le vrai mariage : le colis contient un album photo de la jeunesse de la rousse, où elle imaginait un grand mariage. C’est donc sans surprise qu’elle préfère se faire plaisir sur les toilettes et bousiller la robe plutôt que d’aller à son mariage.

Est-ce que cela pose problème à Jimmy ? Non, parce que lui non plus ne se rend pas au mariage. De son côté, il est en rendez-vous professionnel où il apprend qu’un scénariste a été embauché pour écrire le scénario de l’adaptation de son livre. Et il le prend super mal. On lui dit bien qu’il peut proposer lui-même un scénario, mais voilà quoi.

Il se rend donc dans un bar avec Edgar pour déprimer, alors qu’Edgar veut en effet s’arranger pour qu’il choisisse de faire un vrai mariage, ne serait-ce que pour tous les gens qui veulent leur pourrir. Il n’y arrive pas, mais Jimmy est suffisamment doué tout seul : il se lance dans une énième histoire semblable à l’épisode 1 pour présenter son grand et beau mariage à l’ensemble du bar. Au point d’oublier de s’y rendre donc.

Comme il ne sait pas que Gretchen non plus, il se retrouve à stresser et flipper de se rendre chez lui, ce qu’on comprend bien. Il s’y rend toutefois et s’inquiète de l’absence de Gretchen : pour lui, elle a forcément imaginé qu’il l’avait encore abandonné, à l’autel cette fois. De son côté, Gretchen demande à Lindsay de la frapper et détruit sa voiture, juste pour faire croire qu’elle était dans un accident de voiture. Et le tout est conseillé par Lindsay, qui a la même idée qu’Edgar en fait.

C’est brillamment drôle à voir, même si la crédibilité d’une telle scène reste encore à prouver, parce qu’une voiture, ça coûte cher. C’est un mariage de rêve, cette affaire. Cela dit, ça fonctionne totalement comme blagues et c’était hilarant à voir. J’ai adoré ces scènes, et j’ai adoré encore plus le moment où Gretchen se retrouve confrontée à Jimmy et comprend qu’elle a fait tout ça pour rien.

Gretchen étant Gretchen, elle accuse finalement Jimmy de ne pas être venu non plus et tout ça finit par une révélation entre les deux sur leur désir, finalement, peut-être, tout bien considéré, qu’un mariage, ça pourrait le faire. Reste alors à fixer la date en regardant aussi ce qu’ils voulaient enfants pour se mettre d’accord sur l’organisation. La date ? Le 9 juin… c’est-à-dire 69 pour les américains !

Saison 5