Grey’s Anatomy – S19E08

Épisode 8 – All Star – 15/20
Le problème quand ça fait vingt ans qu’on regarde une série, c’est qu’elle n’arrive plus à surprendre autant qu’avant, à force d’employer les mêmes recettes jusqu’à la nausée. Cela dit, il faut bien reconnaître que dans l’ensemble, ça fonctionne. L’absence de Meredith ne se fait absolument pas sentir, comme je m’y attendais, et la série va clairement compenser avec quelques fils rouges pour les épisodes à venir. C’est une bonne idée, et ça fonctionne.

Spoilers

Il est temps pour Maya de se reprendre en main, tandis que la caserne fait face à un incendie dans le quartier d’enfance de Theo.


And if I were you, I’d ask for the moon. And the stars. And Pluto.

Peut-on vraiment appeler un épisode « All Star » quand on perd Meredith ? Apparemment, oui. Bon, ils ont toujours la voix off, hein. Ils ont du bol d’avoir réussi à me faire adorer les nouveaux internes, on va dire. Les premières scènes où ils refont toute la déco de la maison continuent de me les faire adorer d’ailleurs. Ils repeignent et remettent au goût du jour une maison qui commençait probablement à s’encroûter – même si elle a beaucoup changé quand même en vingt ans. Avec un canapé jaune vif cette fois-ci, c’est un sacré lifting cette fois. Je me demande à quel point les changements sont approuvés par Meredith, Amelia ou Maggie, tout de même.

Le tirage au sort de la meilleure chambre m’a fait rire autant que toutes les situations qui précédaient : en une minute, on nous donne déjà plein de détails sur la vie en commun de tous les personnages. C’est un bon moyen de rapprocher Simone et Lucas, mais aussi d’en faire des potes avec Mika. Tout ça fonctionnait bien, même si c’est un enfer pour la critique – je vais donc laisser de côté les détails, hein.

Sinon, on en revient à l’intrigue entre Richard et Teddy, avec sa proposition débile. Le manteau de Teddy est horrible non ? Pardon, je ne commente pas souvent les vêtements, mais là vraiment, je n’ai pas aimé du tout. BREF. Je n’avais pas capté que Richard voulait qu’elle soit cheffe à la place de Mer. Bordel. C’est la pire des idées du monde, on parle de Teddy !

Richard n’a-t-il pas vu les trois ou quatre dernières saisons ? Tout le monde passe l’épisode à parler de cette proposition avec Teddy : Richard, bien sûr, Owen, qui y voit l’opportunité de redevenir chef des traumas (alors qu’il y a huit épisodes, il avait quitté l’Etat ?), mais aussi Bailey qui profite d’une occasion improbable (les enfants qui se mordent) pour parler avec Teddy. C’était marrant comme idée.

En tout cas, on voit que Bailey ne veut pas redevenir cheffe, peu importe ce que ça lui apporterait. Elle rappelle à Teddy qu’elle est en position de force dans les négociations et lui propose ses solutions pour accepter le poste avec un tas d’avantages au passage. J’ai bien aimé voir Richard être dépassé par la demande de Teddy d’un assistant et d’une paie énorme. Finalement, ça nous mène à une scène où Richard peut être un peu condescendant avec Teddy.

Son but ? Lui faire croire qu’il accepte le poste de chef à sa place pour lui faire revoir à la baisse ses propositions. Ils ont une manière de considérer les négociations salariales bien à eux, ces scénaristes, tout de même. On notera au passage que le tableau des opérations est devenu un écran, parce que pourquoi pas.

Alors que Teddy est sur le point de devenir cheffe, Amelia débarque sans prévenir dans le bureau pour demander à son tour d’être envisagée pour le poste. On sent bien que c’est une arnaque, mais Richard se laisse rouler dans la farine : Amelia révèle finalement à Teddy, une fois que c’est bien Teddy qui a le poste de cheffe (bordel), qu’elle a été envoyée là par Bailey pour aider Teddy à obtenir ce qu’elle souhaitait. L’abus est total.

Meredith a déménagé, mais ça ne l’empêche pas de donner des nouvelles à ses sœurs, évidemment. Leur intrigue se poursuit comme si de rien n’était : Maggie et Winston se font toujours la gueule et sont désormais en cessez-le-feu. Ils ne se parlent plus, pour éviter de s’engueuler. Cela ne s’annonce pas vraiment bien pour leur futur. Et pour le mien, aussi, d’ailleurs. J’aime beaucoup Winston (et sa manière de rembarrer Owen était épique) mais Maggie est vraiment insupportable. Je me souviens qu’elle a eu une période où je l’aimais bien, pourtant, seulement, c’était il y a si longtemps que je n’arrive plus à m’intéresser à son couple. C’est gênant, tout de même – c’est le syndrome Teddy.

En début d’épisode, nous apprenons à l’attitude de Jo qui insiste pour lui faire un petit-déjeuner (alors qu’elle ne cuisine pas) que c’est une grande journée pour Lincoln : il va pouvoir opérer The Tank, une star du football américain. Il est tout stressé et aimerait que Niko soit avec lui, mais on ne nous dit pas exactement pourquoi Niko n’est plus là. En tout cas, tout le monde s’avère soudainement fan de sport dans cet épisode, alors qu’ils n’ont jamais parlé de football américain.

C’est l’occasion de donner quelques lignes à des personnages sous-estimés par l’épisode, comme Levi, et pour relancer une compétition entre les internes. Tous veulent être sur le pont pour participer à l’opération de ce patient qui est une véritable star, mais ce sont finalement Kwan et Simone qui obtiennent la chance de pouvoir l’opérer. Tout se déroule à merveille : ils sont fans de la star qui s’avère super gentille avec eux (normal, mieux vaut être sympa avec les gens qui vont avoir les mains à l’intérieur de vous) et s’entendent bien avec sa mère.

L’opération se fait avec la galerie ouverte pour que tout le monde en profite, et à nouveau tout se déroule sans le moindre problème. Seulement, bon, on est habitué avec cette série : quand tout va trop bien, c’est qu’il y a un problème ailleurs. Alors que le joueur de football allait très bien s’en tirer, son cœur s’arrête soudain de battre.

Après deux heures à tenter de le ranimer, Linc et Winston n’ont plus d’autres choix que de le déclarer mort, ce qui affecte beaucoup ses médecins, inévitablement. En revanche, on ne revoit pas Levi ou Bailey pour le pleurer, par exemple. Ce sera une intrigue qui reviendra dans la suite de la saison, de toute manière. En effet, Linc vient de tuer (ou pas) une star du football américain. Alors que Kwan et Simone préviennent sa mère, Linc prévient la presse.

Cette dernière s’empare aussitôt de l’affaire pour traiter Lincoln de meurtrier et refaire la soirée de Teddy. Tout s’annonçait bien pour elle, mais elle se retrouve directement à devoir gérer une crise pour sa première soirée en tant que cheffe. Ouais, apparemment, y avait zéro délai entre la signature et la prise de position. Ce décès aura donc son importance dans la suite de la saison, pour encore faire souffrir l’hôpital du point de vue médiatique. Cela faisait longtemps que ce n’était plus arrivé.

Les scénaristes profitent aussi de l’occasion du décès de ce patient pour nous ramener une dispute entre Maggie et Winston, d’ailleurs. Maggie souhaite réussir à changer les idées de son mari, mais elle le fait avec le pire timing possible ; ce qui lui permet de lui rappeler que c’est sa méthode quand lui est plutôt du genre à pleurer ses patients. Allez bim. Les échanges de politesse sont plutôt bien pensés par les scénaristes, même si je ne vois pas comment les personnages ont pu vivre ensemble sans se rendre compte de tout ça avant. Bref, il faut attendre avant de se marier trop précipitamment, je crois – mais là, j’ai l’impression que c’est quand même un sujet de base qui n’avait pas été abordé entre eux.

Le décès de The Tank fonctionne mieux pour Lucas et Simone en revanche. Elle a besoin de réconfort et n’hésite pas une seconde à embrasser Lucas dans LE fameux ascenseur de la série. Le seul problème, c’est qu’on est dans Grey’s Anatomy. L’épisode se termine donc par le retour surprise du fiancé de Simone, à qui elle présente Lucas comme un colocataire. Pas exactement le début de relation qu’il devait imaginer, le pauvre. La série utilise une formule qui a fait ses preuves, on va dire, on est vraiment sur du Meredith/Derek/Addison de base là. J’espère toutefois que ça ne trainera pas trop en longueur.

Pendant ce temps, Jules et Jo (j’ai l’impression de voir deux variants du MCU à ce stade) s’occupent de la même patiente : une femme enceinte de son troisième enfant qui est débordée mais vient finalement à l’hôpital après cinq jours de saignement qui finissent forcément par l’inquiéter. J’ai bien accroché à cette intrigue qui nous amène le sujet de la dépression postpartum de manière originale : la patiente a peur de retomber dedans avec son troisième accouchement.

Contre toute attente, même si on sentait bien que quelque chose la travaillait énormément depuis le début de l’épisode, elle finit par demander l’avortement à Jules. La série nous refait de la pédagogie sur la nécessité de l’avortement, un sujet sensible aux USA en ce moment. Je découvre qu’il n’y a apparemment pas de délai légal de réflexion dans la situation de Sierra, ce qui me surprend un peu car je croyais vraiment qu’ils l’avaient aux États-Unis.

La pédagogie est ailleurs toutefois : la série propose toute l’intervention de l’avortement mené par Jo, avec tout plein de commentaires. Jo explique à sa patiente tout ce qu’elle fait pour limiter ses angoisses, alors qu’elle est au téléphone avec son mari pour pouvoir donner tout son ressenti, étape par étape. Vraiment, la procédure paraît super simple présentée comme ça.

Et pour renforcer mon impression que Jo et Jules ne sont que deux versions d’un même personnage, on apprend que le passé de Jules est catastrophique niveau parental et que c’est pour ça qu’elle est si humaine avec ses patientes. Allons bon.


 

Grey’s Anatomy – S19E07

Épisode 7 – I’ll Follow the Sun – 17/20
Il n’est vraiment pas évident de dire au revoir à un personnage aussi emblématique, surtout après dix-neuf saisons, et les scénaristes font donc un choix plutôt sympathique dans cet épisode. J’ai aimé les voir mettre en place les jalons et les rouages pour continuer la série le plus longtemps possible, tout en rendant aussi fluide que possible ce qu’il se passait dans les coulisses. Il faudra voir ce que donne la suite de la série à présent.

Spoilers

C’est le dernier jour à l’hôpital pour Meredith.


Big last day !

Difficile de ne pas être au moins un peu spoilé concernant cet épisode, qui marque le dernier de Meredith avant la fin de saison. C’est frustrant, parce que sur les six précédents, elle a de nouveau été omniprésente et ça nous fera sentir son absence. En plus, tant qu’à faire, ils auraient pu éviter de la faire revenir après ce long hiatus…

Même sans être spoilé, le titre de cet épisode en dit déjà long : Cristina a expliqué longuement à Meredith que c’était elle le soleil ; mais j’imagine qu’on va nous expliquer que c’est finalement Zola qui l’est. Après, quand on la voit dans l’épisode de Station 19 (parce que oui, c’était évidemment un crossover), elle a l’air beaucoup mieux la Zola. Mais bon.

Heureusement, qu’il y avait un résumé des épisodes précédents aussi, parce que j’avais clairement zappé certaines intrigues, notamment concernant Maggie et Winston. Bien sûr, les scénaristes ne zappent pas ça et nous les remet ensemble pour une intrigue de cet épisode, avec un bébé qui a besoin d’une greffe partielle du cœur. La première ever, tant qu’à fait. Avant ça, le début d’épisode se concentre comme toujours cette saison sur les nouveaux internes. Mika voit sa caravane être dégagée par la ville, Simone voit sa voiture en panne et n’en peut plus non plus de vivre loin de l’hôpital. Elles vont reprendre la maison de Mer, j’imagine…

Levi ne les engueule pas tellement pour le retard – il les compare juste à Helm qui a fait un burn out et est désormais serveuse. Sympa, le meilleur ami. Bon, le reste de l’épisode se concentre sur cette histoire de greffe – Jo gère les parents du bébé comme elle peut afin de les convaincre de faire l’opération ; les internes font un tas de recherches et la compétition entre eux leur permettra d’avoir une place lors de l’opération. Enfin, compétition… Mika abandonne par énervement, Lucas et Simone préfèrent flirter. Malheureusement, la mère du bébé n’a pas tellement envie que son bébé serve d’expérimentation et préfère attendre.

Mika ne le sait pas immédiatement, cependant. Ainsi, elle paraît abandonner face aux autres, mais elle décide en fait de se rendre au bar en face de l’hôpital afin d’y rencontrer Helm. Je l’avais prédit que les deux allaient forcément se croiser – et ça sent bon le nouveau couple, en vrai. Il serait temps pour Helm d’avoir un peu de chance en amour, non ? Peu importe pour le moment, l’essentiel, c’est que Mika compte sur Helm pour lui apprendre la procédure qu’elle doit être capable de faire en premier pour assister à la greffe qui n’aura pas lieu si Jo n’arrive pas à convaincre la mère du bébé de la faire.

Elle y parvient de manière très inattendue : Amelia se propose pour parler aux parents, parce qu’elle a donné naissance à un mort-né qui a permis des greffes. Revenir sur cette intrigue, c’était à nous briser le cœur (enfin, il faut avoir vu Private Practice pour ça, mais toute cette intrigue était si horrible à l’époque que ça brise encore le cœur).

La greffe peut donc avoir lieu à nouveau, et ça arrange bien Mika qui réussit enfin à exploser Kwan dans un concours médical. Cela lui fait ravaler un peu de son arrogance, ce qui était marrant à voir. En vrai, je soupçonne aussi que ça l’arrange, parce qu’il peut passer son temps dans la galerie avec Jules – et Zola qui assiste à tout ça.

La greffe permet aussi à Winston et Maggie de bosser de nouveau ensemble et d’être une vraie équipe solide – et à Amelia de revivre une fois de plus son deuil. Mika, elle, est pleine d’admiration pour le couple Winston et Maggie. Ils font de bons mentors, c’est vrai. Par contre, ils ne forment pas un super couple : Winston ouvre enfin les yeux sur Maggie et sa manière d’être froide dans tout ce qu’elle fait. Par contre, il n’est plus sûr de la respecter, ce qui est un peu fort comme terme et justifie largement que Maggie soit au bord des larmes quand elle demande à Amelia de venir chez elle.

Du côté de Meredith, on ne nous parle pas de sa maison, ce qui est un peu abusé. On sait juste que Maggie et Amelia ont apparemment trouvé une solution de secours ; alors que Station 19 nous a appris que Meredith était à l’hôtel. La maison n’est pas entièrement détruite pourtant. Pour son dernier jour au travail, Meredith amène les enfants à la garderie de l’hôpital, histoire qu’ils fassent les adieux.

Elle a aussi droit à une confrontation de la part de Nick : il n’apprécie pas de savoir que Meredith prévoit tout son déménagement (avec des affaires puant la fumée et un grenier troué) sans au moins le consulter ou prévoir de lui dire au revoir. Elle, elle lui reproche de ne pas avoir répondu à son « je t’aime » et considère que son approche vis-à-vis de leur relation, plutôt lente, ne justifie pas qu’elle le consulte. Mouais. Le consulter, non, le prévenir, ça s’appelle le respect, non ? Il y a probablement débat, mais quelle flemme de me concentrer là-dessus.

Les scénaristes sont moins flemmards que moi, heureusement. Ils ramènent Tessa dans la série, ce qui leur permet de faire bosser ensemble à la fois Meredith et Nick – en plein débat sur le fait que Tessa aurait pu faire plus attention pour ne pas avoir un problème – et Simone et Lucas. Bon, ça donne aussi quelques enjeux au départ de Meredith, parce que ce serait nul de la faire partir sur un échec professionnel (et pourtant, ça arrive forcément dans la vie).

C’est pourtant ce qui arrive, et c’est frustrant. Tessa meurt parce qu’elle a porté des courses trop lourdes pour elle, trop rapidement après l’opération. C’est vraiment frustrant, cette affaire. Le pire, c’est que le décès de Tessa affecte les internes, mais pas tellement Meredith et Nick. Ils en reviennent vite à leur histoire de couple et à une Meredith forcée de souligner à Nick qu’elle ne va pas le supplier de l’aimer. Wow. C’est une sacrée évolution pour le personnage !

Il faut bien le souligner : je suis énervé de voir Meredith partir alors que le personnage est devenu si génial cette saison. C’est une bonne écriture et un beau rattrapage par rapport aux saisons précédentes, je trouve. J’aime particulièrement la relation qu’elle a tissé avec Simone également. Cette dernière vient la voir pour lui expliquer que Tessa lui a laissé son dernier roman avant d’entrer au bloc opératoire, et Meredith prend le temps de lui parler de sa mère. C’était beau.

Dans le même genre, j’accroche beaucoup aux relations entre Amelia et Lucas. Ce dernier vient voir sa tante pour savoir comment elle a fait pour s’en foutre autant du regard des gens, et je ne sais pas, ça m’a plu. Ce genre de scènes existait avant avec des personnages qu’on ne connaissait pas autant, finalement. Les « adultes » de la série sont désormais les jeunes d’avant et ça rend tout ça beaucoup plus touchant pour moi. Ou alors, juste, j’ai vieilli.

Autrement, Teddy se fait avoir par Richard et se retrouve à devoir bosser pro bono parce que le projet lui plaisait. Elle a pourtant besoin de fric et il le sait, donc ça me paraît débile comme histoire. Elle finit par obtenir un poste de plus qu’elle ne méritait probablement pas.

Tout ça mène à la fête de départ de Meredith. Les scénaristes auraient probablement pu faire mieux. J’ai aimé le coup du gâteau avec la mauvaise commande, ça faisait un bon gag et ça donnait un mini rôle à Linc ; mais le reste semblait un peu trop rushé. Même Miranda n’a pas les mots pour lui dire adieu correctement – il faut dire que Mer le souligne très bien : il s’agit d’un au revoir, pas d’un adieu. Elle ne va qu’à Chicago après tout. Il est clair que la série n’a pas voulu lui planifier un grand adieu.

Elle a toutefois un départ joli avec la scène classique de l’amant épris qui a fait une erreur et doit courir à l’aéroport pour la récupérer, alors qu’elle part avec ses enfants. L’épisode nous montre Zola envisager la cardio à présent, tandis que c’est Helm qui a les mots justes pour parler de Meredith finalement. Bailey n’y arrivait pas, mais Helm est toujours amoureuse d’elle, alors elle sait trouver les bons mots.

Nick aussi sait les trouver : il n’arrive pas à la rejoindre à temps, mais il l’appelle pour lui dire qu’il l’aime. Meredith ? Elle préfère lui dire qu’elle ne l’entend pas bien. C’est un brin frustrant, mais c’est une belle conclusion, en vrai. Disons que ça semble réaliste et que ça nous assure un retour de Meredith plus tard dans la série, car on sait que ça ne pourra pas s’arrêter là. C’est une belle manière de conclure l’intrigue du personnage pour l’instant, en tout cas. Une fin ouverte, ça ne pouvait pas être autrement pour Meredith.

Quant à la maison culte de la série, pas d’inquiétude : elle est de nouveau occupée. Certes, il y a un trou dans le grenier, mais elle est habitable, alors Meredith laisse une clé à Simone et Amelia laisse une clé à Lucas. Le futur couple peut donc emménager ensemble dans une maison chargée d’histoire et complètement vide. Pas de chance pour eux, Maggie a eu la même idée avec Mika. Je m’en doutais, mais c’est un bon passage de flambeau. De même, ça fonctionnait d’avoir Meredith lisant le livre de Tessa à ses enfants, d’ailleurs !

En revanche, l’épisode a passé beaucoup de temps avec Meredith, mais peu de temps avec tous les autres personnages emblématiques. Richard et Bailey n’ont que quelques répliques, Meredith n’adresse pas la parole à Jo et heureusement qu’on a au moins un au revoir du trio de sœurs, parce que sinon, ce serait la méga frustration. Le choix est audacieux et bien visible : personne ne veut dire « adieu » à Meredith. On ne lui dit pas vraiment « au revoir » non plus, on lui dit simplement « à bientôt ». J’ai bien peur que cela fasse sentir encore plus son absence dans les prochains épisodes. Nous verrons bien : j’ai toujours pensé que la série pouvait s’en sortir sans elle de toute manière.


 

Grey’s Anatomy – S19E06

Épisode 6 – Thunderstruck – 17/20
L’épisode parvient à frapper par surprise sur une de ses intrigues que je n’avais pas forcément envisagée, mais qui permet un joli symbole de passation pour préparer le départ de Meredith, parce qu’il devient difficile d’ignorer qu’Ellen Pompeo va s’absenter du reste de cette saison. Pour le reste, la saison poursuit son cours avec son soft reboot toujours bien efficace et des personnages que l’on apprend à connaître de plus en plus.

Spoilers

Meredith envoie un mail pour annoncer son départ, alors qu’une masse orageuse importante frappe Seattle.


Kids need messy stories.

Comme dans l’épisode de Station 19, cet épisode aura pour sujet un gros orage, mais la vraie tempête est clairement dans la vie de Meredith : elle accepte la proposition de Jackson et déménage à Boston, ce qui signifie qu’elle doit prévenir ses collègues de son départ. Elle le fait dans un mail pour confirmer toutes les rumeurs, et le montage de début d’épisode nous montre où est chacun au moment où il reçoit le message. Et oui, la série va vite en besogne, mais bon, il ne reste que deux épisodes à Meredith pour cette saison.

Ainsi, Lucas et Simone continuent de passer beaucoup de temps ensemble à l’hôpital, avec une tension sexuelle évidente entre eux qui est interrompue par le message de Meredith. Ils doivent tout de même continuer leur journée d’interne, qui se déroule moins bien que prévu pour Lucas : il retombe assez vite sur Amelia qui est énervée de se rendre compte qu’il n’a toujours pas annoncé la vérité aux autres internes. Par conséquent, elle se décide à le forcer à le faire.

Dommage, j’aimais bien les quiproquos et l’humour que Kwan mettait sur le sujet. Cela dit, sa tête quand il apprend la vérité n’a pas de prix, et ça se fait devant un Nick quelque peu désarçonné par la manière dont tout ça est géré. Tu m’étonnes. La première question de Mika, qui comprend vite qu’il est de la famille de la moitié de l’hôpital ? Savoir pourquoi Meredith se barre et ce que ça signifie pour leur année d’internat, sachant que Meredith est derrière leur programme.

Nick recadre assez vite les internes, leur rappelant qu’il est surtout question de la vie des patients. De son côté, Teddy gère les urgences quand elle lit le mail sur le téléphone d’Owen, à qui elle continue de faire la gueule. Pour la journée, elle se récupère Mika comme interne qui va l’aider à gérer le cas du journaliste qui était dans l’hélicoptère frappé par la foudre dans Station 19. Et je crois que c’est l’une des premières fois que je me rends compte à quel point c’est débile d’avoir un chirurgien qui dit aux urgentistes « allez doucement en transportant le corps ». Genre, c’est leur boulot ? Evidemment qu’ils y vont « slowly, slowly » connasse. Et pourtant, il y a eu tellement d’épisodes de la série depuis 20 ans où un chirurgien le dit.

Bref. C’était chouette d’avoir un lien entre les épisodes, mais comme je n’ai pas accroché plus que ça à l’intrigue de l’hélicoptère et que le crossover n’est que de principe (je crois que c’était le premier épisode de la série-mère pour Théo ?), ben… Pas bien passionnant.

Sinon, Owen reste insupportable dans cet épisode, mais c’est une constante depuis quinze ans après tout. Concrètement, dans cet épisode, il essaie de se trouver une utilité ou un rôle, et ce n’est pas gagné. Cela fait quinze ans que ça dure, je sais, mais c’est pire maintenant qu’il a sa licence suspendue, franchement. Par chance pour lui, Teddy a rapidement besoin de lui sur son patient, parce que c’est un sacré trauma qu’il a vécu.

Le pauvre n’est pas au bout de ses peines en plus : il se retrouve à être opéré par Owen, Teddy, Link et Amelia. Autant dire qu’il y a de la tension dans l’air, en vrai. Je ne vois pas comment ils arrivent encore à tous bosser ensemble quand on voit le passif de tous, mais bon.

Pendant ce temps, Jo apprend le départ de départ de Meredith sur une matinée qui est loin d’annoncer une bonne journée : l’orage gronde, Meredith se barre, Luna n’a plus de vêtement à sa taille et le tout a lieu alors que c’est supposé être la première journée de la clinique pour aider les femmes enceintes ayant besoin d’avorter. Cela fait beaucoup d’un coup pour Jo qui préfère rester chez elle – jusqu’à ce que Link trouve les mots pour la remotiver (et les vêtements de Scout pour Luna).

Jo aurait peut-être mieux fait de rester chez elle, cependant : quand elle arrive à la clinique, elle apprend de Carina (ouf, content de la voir dans cet épisode !) et de Bailey que la clinique n’ouvrira pas, à défaut d’avoir obtenu l’autorisation administrative de le faire. La paperasse et les administrations sont les mêmes partout, c’est fou. En tout cas, Jo se retrouve à devoir aider aux urgences plutôt qu’à la clinique, et elle est ravie d’être sous les ordres de… Levi.

C’est un euphémisme évidemment, et elle ne manque pas de lui rappeler que dans le monde de la chirurgie, elle était au-dessus de lui. D’un côté, ça la rend super chiante et narcissique ; de l’autre, ça m’a fait plaisir de voir Levi se faire enfin remettre un peu à sa place, parce qu’il est vrai qu’il a pris la grosse tête trop vite.

Enfin, Maggie décide de rester à la maison pour éviter Winston qui veut changer de spécialités, essayant de convaincre Meredith de faire de même. C’était chouette de revoir les trois sœurs, parce qu’Amelia était là aussi, ensemble dans cette scène, surtout qu’elle avait vraiment un petit côté Charmed avec l’électricité vacillante de la maison. Meredith souhaite malgré tout aller au travail où elle doit retrouver Nick, même si celui-ci évite soigneusement de parler de son déménagement à Chicago.

C’est vrai qu’on l’imaginait plutôt se rendre dans le Minnesota, tant qu’à faire. Quoiqu’il en soi, le plan de Magie tombe doublement à l’eau : elle ne passe pas la journée avec Meredith et Winston comprend bien qu’elle est en train de l’éviter, et il ne compte pas la laisser faire. Les voilà donc qui se retrouvent à faire les cartons pour Meredith et sa famille ensemble – et franchement, Maggie est insupportable à nouveau ?

La voir voler le post-it de Meredith et Derek, c’est déjà quelque chose que je n’ai pas kiffé, mais la voir essayer de forcer Winston à rester sous ses ordres au boulot quand très clairement ça ne fonctionne pas pour leur couple, c’était super chiant. Alors bien sûr, elle a raison dans le fond : il va regretter son changement de spécialité (quand ils divorceront hum), mais bon, elle le fait avec le mauvais argument, comme toujours.

En plus, elle en oublie de surveiller les gamins de Meredith, et je n’aime vraiment pas ça quand il y a un orage en cours. Vraiment, Maggie, arrête d’être insupportable comme ça. Après, Winston est mignon à lui dire qu’elle est sa passion, là, mais la déclaration romantique a beau être mignonne, je peux comprendre qu’elle ne soit pas sûre de respecter ça. Clairement, voilà Winston et Maggie dans une impasse : il est prêt à tout sacrifier pour elle, mais elle n’aime pas ça ? Dur de trouver une solution, cette fois.

Et comme l’impasse n’était pas assez dramatique, il fallait qu’un éclair frappe la maison et que les enfants les appellent à la rescousse.

Lorsque nous retrouvons Meredith, elle est avec Nick, Lucas et Simone. Cela fait plaisir de voir ces deux derniers encore ensemble dans une intrigue, même si la romance entre eux est un peu clichée à ce stade. Au moins, ils sont du même rang médical pour une fois. Bon, les quatre chirurgiens s’occupent d’une patiente dont ils sont fans – une auteure de livres que Meredith lit depuis petite, au point de demander une dédicace pour ses enfants aussi.

Simone aussi est fan, lui donnant l’impression de devoir opérer son enfance, avec une auteure qui ne veut pas mourir (et vraiment, elle va mourir, vu le pataquès qu’ils en font) et à qui on s’attache nous aussi, parce qu’elle a tout de la perfection sur le papier… Simone s’en confie à Lucas, qui de son côté lui confie son sentiment d’être différent maintenant que le secret est révélé. Ils sont mignons, mais vraiment, ils se tournent autour comme des adolescents.

Au passage, Nick a également la visite de Richard pour savoir s’il doit se préparer à son départ. Le problème, c’est que Meredith a pris sa décision sans même lui en parler. Elle ne lui a pas parlé non plus de Lucas, alors autant dire que Meredith lui cache plein de choses et que la conversation entre eux est tendue.

Du coup, ça donnait l’impression que Meredith s’acharnait sur Lucas une fois au bloc, histoire de passer ses nerfs. En même temps, c’était bizarre : Lucas semblait vraiment avoir l’esprit ailleurs. Simone se retrouve donc à le remplacer après l’avoir aidé, tandis que dans la galerie, Richard essaie de convaincre Miranda de reprendre le taf de Meredith.

Ils sont interrompus par un coup de fil de Ben informant Miranda qu’un incendie est en cours chez Meredith. Voilà donc l’appel de fin d’épisode de Station 19 ? Difficile d’en être certain, mais en tout cas, Richard interrompt immédiatement l’opération de Meredith. Alors. Pourquoi ? Je veux dire, c’est très bien qu’il le fasse, mais ça va à l’encontre de tout ce que la série a toujours fait : combien de fois les a-t-on vu opérer et ne pas être tenu au courant de nouvelles catastrophiques ?

Certes, la nuance vient peut-être du fait que Meredith est capable de se faire remplacer rapidement cette fois. Elle se rend donc aussitôt chez elle où Ben et Andy sont en train d’intervenir pour tenter d’éteindre l’incendie. Pas évident, cependant. La bonne nouvelle, c’est que tout le monde va bien. La maison, en revanche… La voilà qui crame. C’est un beau symbole, j’imagine ?

L’opération de Meredith et Nick se termine très bien même sans elle, grâce à Simone. L’opération de Owen et Teddy se termine bien également, mais contre toute attente, ça se termine avec Mika en admiration totale face à Teddy qui est une super boss ? Franchement, Mika vient de perdre plein de points de sympathie de ma part. Et les scénaristes aussi quand Owen propose à Teddy de devenir cheffe de l’hôpital.

Les autres internes – Kwan et Jules – se retrouvent avec Levi aux urgences. Comme par hasard, on retombe également sur un couple en train de se former, hein. Aux urgences, Levi abandonne rapidement ses internes qui s’occupent, bien sûr, de gens percutés par la foudre – ou plus précisément de gens à proximité d’objets frappés par la foudre. C’est quelque chose, tout de même. Grosso modo, tout le cas médical n’était qu’une excuse pour voir Kwan et Jules se tourner autour, et ça fonctionnait bien.

On les voit apprendre à se connaître, et on apprend au passage aussi : la mère de Jules fabriquait des bijoux dont la vente était une couverture pour un trafic de drogue ; Kwan n’a pas fait ses études de médecine aux USA, mais à… Saint-Christophe-et-Niévès. OK, on ne va pas se mentir : j’ai dû activer les sous-titres, puis faire une recherche Google, parce qu’au départ, je pensais carrément que c’était le nom d’une école son truc. La série me rappelle violemment que je suis mauvais en géographie, là. J’ai même l’impression de n’en avoir jamais entendu parler avant ?

Bref. Kwan était un excellent élève – et champion d’échec, même – jusqu’à la mort de sa mère, ce qui a quelque peu compromis son futur et ses études. Intéressant, sans être incontournable.

L’épisode se termine aussi en jouant sur nos nerfs : Jo et Link se tournent de plus en plus autour, avec un Link clairement amoureux de sa meilleure amie désormais. Ils n’en parlent pas, cependant, préférant se rendre à l’ouverture de la clinique Amelia Bailey (la mère de Miranda). Yay. Par contre, Carina me manque, vraiment cette semaine.

Les autres cliffhangers ? Lucas s’en veut d’avoir raté l’opportunité de briller lors de sa chirurgie, mais il compense en embrassant enfin Simone. Malheureusement, celle-ci lui réplique un simple « je ne peux pas » sans plus d’explication, et ça rend curieux tout de même. Ce ne semble pas être un problème de « on est collègue », il doit y avoir autre chose de plus.

Enfin, la maison de Meredith ne survivra pas à cette saison apparemment, parce que la fin de l’épisode nous la montre vraiment en train de cramer. J’ai bien aimé savoir que le post-it de mariage avec Derek était sain et sauf, mais j’ai vraiment de la peine pour eux – Amelia, Meredith, Maggie, les enfants… perdent toutes les affaires, là, clairement. Heureusement qu’ils sont richissimes.


 

Grey’s Anatomy – S19E05

Épisode 5 – When I Get to the Border – 17/20
Il est compliqué de donner une note à cet épisode car les trois intrigues qui le composent sont vraiment trop différentes les unes des autres. Il y en a une qui est parfaitement horrible et nécessaire, et que j’imaginais bien voir dans la série depuis plusieurs mois sans me douter que ce serait traiter avec le retour de ce personnage emblématique ; une qui paraissait soporifique, mais nécessaire pour le développement de Meredith et enfin une qui permettait d’apporter de la légèreté à l’ensemble. Bref, c’était super hétérogène, et c’est difficile de savoir quoi en penser.

Spoilers

Meredith visite des campus pour Zola, Lucas tente encore de cacher son secret, Addison et Miranda sont bénévoles pour aider dans des cliniques pour femmes enceintes débordées par les avortements de patientes venant d’autres États.


And our hands that are trained to help them… Our hands are tied.

Franchement, ce début d’épisode m’a bien fait rire : Meredith embarque Zola à travers le pays pour qu’elle checke toutes les écoles pour surdoués afin de trouver sa préférée. Je trouve ça dingue, tout de même, parce que la décision vient juste d’être prise. On sent bien que le processus est speedé parce que l’actrice ne compte pas rester bien longtemps cette saison. C’est dommage, parce que l’intrigue pourrait être vraiment intéressante.

Et inutile de préciser aussi que leur rue dans New-York est la rue habituelle de Seattle, légèrement redécorée pour l’occasion. C’était trop gros, là. Allez, qu’importe : Meredith voyage à travers les USA

Contre toute attente si vous n’avez pas Twitter pour vous spoiler le jour-même de la diffusion (vraiment, il va falloir que je fasse du ménage), la série nous ramène également dans cet épisode Catherine, Jackson et Tommy. C’est supposé être une sacrée surprise, puisqu’une partie de ces personnages a quitté la série. C’est toutefois chouette de les retrouver du côté de Boston, où ils reçoivent la visite de Meredith.

Bon, c’est surtout Jackson qui a la visite de son amie, et ça fait plaisir de voir qu’ils continuent d’être proches. J’aurais aimé que la série parvienne à gérer le départ de Cristina de cette manière, c’est bien plus fluide d’avoir le personnage qui revient de temps à temps. Après, je peux formuler la même phrase pour un paquet de personnages tués brutalement sans la moindre raison, aussi.

Bref, Meredith fait le résumé des attaques de panique de Zola et de ses capacités géniales à Jackson, et on la découvre complètement paniquée par sa nouvelle tâche de parent. Non, vraiment, ça donne l’impression que Meredith découvre qu’elle est mère maintenant que Zola a quelques problèmes. Après, le conseil de Jackson face à cette situation était hilarant : il conseille à Meredith de soigner l’Alzheimer, c’est tout. Je ne sais pas si ça méritait trois scènes de l’épisode pour ça, mais bon, c’est ce à quoi on a droit avant que Meredith retourne auprès de sa fille.

Elle explique à Zola que Jackson lui a proposé un job pour tenter de soigner Alzheimer, Zola explique à sa mère qu’elle a adoré sa journée dans cette école de surdoués, et hop, il est décidé que toute la famille emménagera à Boston. Bye bye Seattle, les scénaristes ont trouvé une raison logique pour le départ de Meredith (même si ça semble précipité et un peu forcé, oui).

En parallèle, on découvre aussi que Tommy et Catherine ont un secret à partager désormais : Catherine fait une rechute, avec une tumeur qui grossit. Elle refuse de voir le problème quand il est question de deux millimètres de croissance – et elle refuse aussi le traitement. Tommy n’approuve pas et aimerait qu’elle se mette à en parler à sa famille, mais bon.

Elle lui rappelle, comme toujours, que son nom est sur l’immeuble alors qu’elle fera ce qu’elle veut, et bordel, qu’est-ce qu’elle est chiante ! Elle passe son épisode à expliquer qu’elle veut mentir à sa famille pour garder sa vie privée et familiale aussi heureuse que possible, et il passe son épisode à essayer de la convaincre de leur en parler. Ils étaient insupportables.

Heureusement, il n’y a pas que ça dans cet épisode qui voit aussi le retour d’Addison, et ça fait toujours autant plaisir. Malheureusement, les scénaristes font le choix de la faire revenir pour une intrigue qui n’a rien du tout de plaisant : Miranda et elle se rendent à un centre d’avortements pour aider sur la procédure, et l’accueil est horrible, avec un tas de manifestants anti-avortement. La parole est décomplexée grâce à la Cour Suprême qui a laissé la possibilité de le rendre illégal à nouveau dans de nombreux États et les manifestants sont violents verbalement avec Addison et Miranda.

La scène est une douche froide pour plusieurs raisons. Déjà, elle contraste avec la conversation mignonne dans le camion que Miranda conduisait, où Addison parlait grosso modo de son fils – j’espère qu’on le verra un jour, il commence à être grand maintenant ! Ensuite, elle contraste avec le ton habituel de la série et les messages que la série souhaite faire passer (vraiment, ça fait bien plus Halloween que l’épisode précédent). Enfin, la scène est violente également parce qu’elle met en scène une majorité de femmes. Anti-avortement. Tss. Bon, de toute manière, vous vous doutez bien qu’après dix-neuf saisons de cette série, mon choix est déjà fait sur la question.

L’épisode met en scène des catastrophes médicales qu’on a pu voir passer plusieurs fois sur Twitter déjà. Ainsi, Addison et Miranda se portent volontaires pour aider dans un dispensaire qui manque clairement de main d’œuvres parce que d’autres ont fermé ou ne pratiquent plus d’avortement. La liste des patientes s’allonge à l’infini et nos chirurgiennes sont débordées comme rarement.

C’est horrible cette intrigue, parce qu’elle nous rappelle que les USA ont pris un virage vraiment inquiétant pour les droits des femmes. Bien sûr, les scénaristes sont dans l’abus, comme toujours : ils profitent de l’occasion pour proposer une intrigue où Miranda et Addison se portent volontaires pour aller aider une patiente qui a une grossesse extra-utérine et a besoin d’un avortement urgent, parce qu’elle risque d’y rester.

Malheureusement, sa voiture est en panne et elle est dans un État où il est interdit d’avorter, forçant Addison et Miranda à la prendre en charge, au point de jouer les ambulancières pour elle. On sait tout de suite que ça va mal tourner pour elles, surtout quand il est rappelé que plein de médecins n’osent plus intervenir pour ne pas aller en prison ou être traités comme des criminels.

Cela ne manque pas : comme chaque fois qu’on voit une voiture plus de trois minutes dans un épisode de cette série (on notera que la patiente n’avait pas de ceinture, une fois de plus), elles ont un accident en route quand la femme commence à perdre du sang. Certes, elle est entre de bonnes mains avec Addison qui peut aussitôt intervenir, mais je sentais que l’on allait avoir un problème plus important.

Il le fallait : la série veut faire passer un message, une fois de plus, si ce n’est pas déjà assez clair. Cette décision de la Cour Suprême tue des vies. Et c’est ce qui se passe quand elles se retrouvent dans un embouteillage. Je m’attendais à voir Addison dans la merde comme elle entamait certaines procédures, mais ce n’est finalement pas le cas : la patiente meurt, perdant trop de sang sans pouvoir être prise à temps par une ambulance. Et cela ne serait pas arrivé si l’avortement était resté une option pour cette femme.

Forcément, Addison refuse un bon moment de déclarer le décès avant de péter un câble sur les pauvres urgentistes – et un peu sur Miranda – qui demandent des informations qu’elles n’ont pas. Bordel. Addison. Kate Walsh est toujours aussi exceptionnelle comme actrice, elle sait délivrer ce genre de speech mieux que personne. La rage, la haine, l’injustice. C’est fou. Bien sûr que ce n’est pas le futur que les scénaristes de la série veulent, bien sûr qu’il fallait qu’ils en parlent et bien sûr que Miranda va ouvrir un dispensaire à Seattle aussi.

Addison envisage quant à elle de se déplacer pour aider les femmes enceintes à avorter si elles ont besoin. C’est horrible, parce qu’elle s’apprête évidemment à changer totalement de vie pour venir en aide à ses patientes, une fois de plus. Faites-moi un autre spin-off pour ça, je veux voir plus d’Addison. J’en ai marre de ne la retrouver que pour un épisode sans savoir quand on la reverra à chaque fois.

Malheureusement, Miranda lui conseille de se rendre dans l’Illinois, alors ça ne risque pas d’être pour tout de suite son retour à l’écran. En attendant, Miranda décide de récupérer le camion-bloc opératoire de Ben pour l’offrir à Addison afin de proposer davantage de procédures d’urgences pour les femmes enceintes.

Autrement, pendant que Meredith est occupée à traverser le pays, Lucas vit désormais avec Amelia, yeah ! Cela ne m’étonne pas tellement : il fallait bien que ça arrive, il a été appelé en renfort pour le baby-sitting des petits. Cela n’empêche pas Lucas de complexer encore et toujours sur son lien de parenté avec elle, et il cherche donc à le cacher par tous les moyens possibles.

Sa tâche se complique un peu quand Amelia a une urgence alors qu’elle a Scout en main : le pauvre Lucas se retrouve donc à devoir gérer son petit neveu dans tout l’hôpital où il ne souhaite pas que l’on connaisse son lien de parenté. Sans trop de surprise, prendre l’ascenseur s’avère alors la pire des idées : il tombe d’abord sur Benson, effrayé par la présence du gamin dans l’ascenseur (toujours plus mdr), puis sur Mika et Simone. Bien sûr, Simone connaît son secret, alors elle doit prendre un malin plaisir à l’écouter se justifier de manière peu crédible tandis que Mika est persuadée qu’il couche avec Amelia.

Il est difficile pour elle d’imaginer autre chose, et elle est loin de tout savoir : Lucas se retrouve ensuite à devoir gérer un incident pour Scout dans la journée. Ses parents sont au bloc opératoire et Scout s’est fait pipi dessus. Bim, Lucas doit donc trouver de nouveaux vêtements pour lui dans sa journée… C’est passionnant d’être interne !

Bien évidemment, il se rend dans le magasin de l’hôpital au moment où tous les internes y font leur pause. On n’a jamais vu autant d’internes en pause en même temps, mais les scénaristes s’amusent bien de la situation de Lucas dans cet épisode, et c’est franchement marrant. Simone tente bien de le sauver de l’embarras, mais elle n’est pas assez rapide : Benson paie pour Lucas qui a oublié sa carte bleue et en profite aussitôt pour découvrir qu’il a acheté un pantalon d’enfant.

Le pire, c’est encore que Lucas se retrouve coincé quand il a une urgence à son tour, forcé d’aller porter le pantalon à Scout. Après tout ça, Benson se fait remarquer une fois de plus en expliquant à Amelia qu’il connaît son secret avec Lucas, lançant une scène de quiproquo plutôt amusante jusqu’à ce que Benson soit prêt à lui offrir des faveurs sexuelles en échange de chirurgie. Elle ne le comprend pas immédiatement, (mal ?)heureusement, mais Lucas finit par lui expliquer.

De manière prévisible, Amelia prend très mal que ses étudiants l’imaginent en train de coucher avec l’un d’entre eux. Malgré les arguments de Lucas, qui sont bons et justes, Amelia lui laisse finalement un ultimatum de trois jours pour enfin dire la vérité. C’est bien logique, mais j’ai eu de la peine pour Lucas – comme quoi, même une intrigue drôle peut avoir son lot de dramas aussi. Après, par rapport à l’intrigue Addison-Miranda, c’était quand même super léger.