Orphan Black Echoes – S01E04 – It’s All Coming Back To Me – 14/20

Si la fin d’épisode me raccroche vraiment à l’intrigue, à l’enquête et au désir d’avoir des réponses, j’ai trouvé que tout le reste allait trop vite en besogne. J’ai le sentiment qu’on rushe vers certaines scènes, sans trop savoir pourquoi. L’épisode ne dure que quarante minutes et on dirait vraiment que certains moments sont simplifiés à l’extrême pour aller au plus vite à la destination. C’est dommage que ça se sente, surtout quand on regarde une série et pas un film !

Spoilers 

L’épisode se concentre davantage sur Jules, pour que l’on apprenne à la connaître.

I need to figure out who the hell made me

L’épisode reprend par une Jules paniquée par ce qu’il se passe dans sa vie. Elle fait tout ce qu’elle peut pour se barrer au plus vite de chez elle, en en parlant à peine à Wes. Ce n’est pas évident pour Jules en tout cas : Neeva est sur son dos, Wes n’est pas ravi à l’idée de voir sa sœur quitter l’appartement et ne veut pas trop l’aider. Bien sûr, il le fait quand même : il accepte les idées de sa sœur sans trop discuter depuis qu’on le connaît après tout.

Voilà donc Jules qui récupère son téléphone, sa veste et son chapeau de manière à essayer de se faire passer pour lui. Contre toute attente, ça fonctionne auprès de Tom et sa nouvelle collègue, trop occupés à débattre de Maria Carey et Celine Dion ou de blagues de chats. Ecoutez, la vie des agents secrets est ce qu’elle est.

Boston

Contre toute attente également, Lucy et Jack décident de raconter toute la vérité à Charlie… mais pas à Tina. C’est un peu gros : Charlie trouve Lucy beaucoup plus cool maintenant qu’elle sait qu’elle a été imprimée, mais Tina ne pose aucune vraie question, même quand Jules débarque chez elle. Elle préfère se rendre à son rencard sans chercher à comprendre qui est cette gamine de la famille de Lucy qui n’est ni sa sœur, ni sa nièce, ni sa cousine. Ma foi.

J’aime bien l’idée : elles ne se revendiquent pas sœurs, et ça diffère bien de ce que donnait Orphan Black. Après tout, c’est bien d’avoir des différences. Dans les ressemblances, par contre, j’ai beaucoup aimé avoir Jules commentant les différences étonnantes qui existent entre elles : Jules n’est pas du tout monogame, alors que Lucy est casée dans un couple bien pépère avec Jack. Enfin, pépère… Cela fait à peine une semaine qu’ils assument d’être ensemble et on voit où ils en sont.

En tout cas, le commentaire fonctionne bien et j’aime bien la relation qui se tisse entre l’adolescente et sa version adulte. Les deux en arrivent vite à se droguer sous la surveillance de Jack, avec l’excuse de vouloir retrouver les souvenirs perdus. J’ai du mal à croire à cette intrigue, en vrai, c’est un peu trop perché à mon goût.

Cela dit, j’ai bien aimé le petit montage musical, le fun qui suivait avec les deux actrices qui s’amusent et… très vite, on en arrive à une scène où quelques avancées peuvent arriver. Ce n’est qu’une fois droguées que les deux commencent à regarder le carnet de dessin de Lucy pour voir si ça débloque des souvenirs de Jules. Ce n’est pas tout à fait le cas, mais les deux décident de se mettre à dessiner et peindre au maximum la salle de bain de leur souvenir commun pour tenter de la recréer.

Fallait-il vraiment se droguer pour ça ? Je ne suis vraiment pas sûr. Par contre, pour le son qu’elles se mettent à entendre une fois la salle de bain reconstituée en dessin ? Peut-être. Cela ne nous fait pas avancer pour autant. Finalement, tout ça n’est qu’un prétexte pour continuer d’apprendre à connaître les personnages : Jules explique à Lucy qu’elle est heureuse d’être une mère pour Charlie, mais aussi qu’elle pense que l’originale était une maman elle aussi. C’est un brin flippant pour Lucy de s’imaginer mère, cependant, et ça pose aussi des questions sur ce qu’et le bonheur.

Le lendemain matin, Lucy et Jules reprennent l’enquête sur la salle de bain. Avec la drogue et les dessins, elles découvrent de nouvelles choses : Lucy n’avait jamais vu la pile de vêtements et la montre dessinés par Jules, Jules n’avait jamais vu le bâtiment que Lucy a dessiné par la fenêtre. Ce qui est intéressant, c’est qu’en rentrant chez elle, Tina reconnaît le bâtiment comme étant Boston. C’est tellement… simple. Les scénaristes ne se foulent pas trop. Entre ça et Charlie qui n’a quasiment aucune question et reconnaît immédiatement Jules comme un clone de Lucy, on ne se pose pas trop de questions tout de même. Bien sûr, le mot clone, c’est moi qui le pose. La série fait bien attention à ne pas réutiliser le même vocabulaire.

Melissa

Il n’empêche que ça motive Jules et Lucy à se rendre à la fac de Boston. La salle de bain est apparemment là maintenant que le campus de la fac s’y est installée. Je suis plus que mitigé sur le développement de cette intrigue qui semble beaucoup trop brouillon et hâtif : les deux femmes font le tour d’une rue et finissent par trouver la maison qu’elles cherchent grâce au son d’une girouette. Bon, ça, ça passe encore.

Ce qui passe beaucoup moins pour la crédibilité de la série, c’est que la maison est utilisée par une sororité de la fac qui organise une fête ce jour-là et leur donne les clés de la salle de bain uniquement si elle gagne à un beer pong sans bière, mais avec du rosé. Et en vrai, pourquoi pas ? On est habitué aux fêtes d’Alison Hendrix ici. Seulement voilà, c’est trop précipité, pas du tout développé et vraiment pas crédible que Lucy, que Jules fait passer pour sa mère, reste assister à tout ça sans rien dire. En plus, elle finit par aller aux toilettes avec sa fille ? Et personne n’y trouve rien à redire.

La salle de bain est évidemment celle du mémoire flou des filles, mais ça ne suffit toujours pas à en savoir plus. Elles se renseignent donc pour en savoir plus sur la maison elle-même et apprennent qu’une certaine Melissa en l’ancienne résidente. Elles traquent bien vite (trop vite, en fait) cette Melissa jusque dans sa résidence. Atteinte d’Alzheimer, Melissa a tout de même quelques réponses à donner aux clones d’Eleanor. Oui, c’est une première réponse importante : Melissa appelle Lucy et Jules par le même nom.

Elles feraient mieux de se dépêcher à en apprendre plus tant qu’elles le peuvent : l’infirmière appelle bien vite Kira pour la prévenir de ce qu’il se passe, mais l’appel est intercepté par Tom. Il se rend aussitôt sur place avec Emily et une autre partenaire, tout en chantant Céline Dion. Ben voilà, on s’amuse bien… Pas comme Jules, torturée par Melissa lui peignant les cheveux, ou Jules qui se fait engueuler par la même.

Malgré tout, Jules et Lucy découvrent un coussin avec une photo d’Eleanor le jour de sa remise de diplôme de lycée. Elles comprennent que Melissa est la mère de l’originale, et elles en profitent pour poser quelques questions sur leurs origines. Ce n’est pas tellement les questions que je poserai à leur place, surtout qu’elle a Alzheimer et que le temps presse. Mais bon, elles n’en ont pas trop conscience.

Kira

En parallèle de tout ça, Darros continue de mener ses aventures philanthropiques de son côté. Dans le jardin derrière son incroyable maison, il organise donc une sorte de conférence où Kira est supposée faire une présentation, mais bon… Ce n’est pas le plan de Kira. Son but est plutôt de confronter Darros pour savoir ce qu’est son vrai plan concernant Lucy. Il lui explique tout gentiment qu’il n’est pas du genre à avoir du sang sur les mains et que, de toute manière, c’est un projet commun. Autrement dit : si le projet tourne mal, l’échec sera partagé.

Le sous-entendu est clair : il n’a pas l’intention de faire uniquement le bien avec ce projet. Reste à comprendre le lien entre l’originale et Kira à la base. En attendant d’y arriver, on se retrouve avec une scène où Emily vient parler à Kira pendant sa crise d’angoisse. Il y a de quoi faire une deuxième crise d’angoisse, en vrai.

Emily emmène en tout cas Kira dans un hangar où se trouve une caravane. C’est là qu’« elle » vivait et ça fait du bien à Kira d’obtenir quelques réponses apparemment. J’aimerais en dire autant, mais en vrai, pour nous ça manque de détails. On a bien vu que la caravane avait été emmené par deux types en début d’épisode, mais je dois avouer que je n’avais pas fait attention qu’en début de série, Lucy vivait dans une caravane. Pourtant, on la voyait bien au moment de son agression, mais j’étais occupé ailleurs.

Kira décide en tout cas de fouiller toute la caravane de Lucy pour en comprendre plus sur elle. Elle finit par trouver un livre dans lequel Kira a dessiné l’enfant de la photographie – celui qu’elle pense être son fils. C’est important pour Kira apparemment, et elle arrache aussitôt la page. Elle fait bien, ce sera utile en fin d’épisode, quand elle retrouvera Lucy.

En effet, Lucy et Jules sont rapidement retrouvées par Tom et ses coéquipières, mais aussi par Kira qui reçoit le message de la clinique juste après eux. Lucy entend la voiture des agents arriver et déclenche aussitôt l’alarme du foyer dans lequel elles sont, pour tenter de s’échapper. Les deux se séparent rapidement, Lucy sachant bien qu’elle attire davantage les intérêts de ceux qui les pourchassent. Du moins, en théorie. En pratique, Emily continue de jouer double jeu sans qu’on ne sache pourquoi.

Voilà donc qu’elle permet à Lucy de s’enfuir bien vite. Lucy se retrouve alors nez à nez avec Kira, qui lui intime l’ordre de monter dans la voiture, dessin du petit garçon et promesse de réponses à l’appui. Les réponses ne seront pas pour cet épisode, cependant, le cliffhanger se contentant de nous apprendre que Lucy est le fruit de l’amour. D’accord, mais l’amour de qui ? On veut savoir, bordel !

Neeva

Ce n’est que tard le lendemain de sa fugue que Neeva se rend compte que Jules n’est pas chez elle – et qu’elle n’a pas dormi sur place à vrai dire. En fait, elle a pris toutes ses affaires et s’est barrée. Wes ne peut pas tenir longtemps sans raconter à sa mère ce qu’il sait. Bien sûr, il essaie de le faire, mais bon, il finit par tout déballer. C’est compréhensible après tout : il s’inquiète pour sa sœur.

Toutes les informations permettent à Neeva de retrouver rapidement Jules. Elle tombe nez à nez avec elle en sortant de l’ascenseur de la maison de retraite où se situe Melissa, juste après la séparation Jules/Lucy. Il n’empêche que le timing est mauvais pour faire confiance à Neeva, mais Jules n’a pas trop le choix que de faire confiance à sa mère de substitution.

En plus, bon, Neeva regagne sa confiance en n’hésitant pas à gazer Tom avec un spray au poivre. Je suis curieux de voir ce que va donner la suite maintenant !

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Orphan Black Echoes – S01E03 – Pegasus Girl – 15/20

C’est un bon épisode et je suis vraiment dans la série grâce à l’utilisation judicieuse de tout un tas d’éléments pour me rappeler que je suis devant un spin-off d’Orphan Black, mais, tout de même, force est de constater que le niveau est un peu en-dessous. Les nouveaux personnages sont un peu moins géniaux, tout simplement. L’intrigue me fait tout de même me poser un tas de questions, et c’est une réussite.

Spoilers 

L’épisode se concentre davantage sur Jules, pour que l’on apprenne à la connaître.

Yeah I know, I have permission to change.

Ah oui, je veux faire durer mon visionnage de la saison, mais je n’arrive pas à résister : je me suis vite retrouvé devant l’épisode 3, croyez-moi ! Et il faudra me croire sur parole, parce que je n’ai rien publié sur le blog au moment où je le faisais, ce qui est idiot. L’épisode 3 ? Il commence par un petit thème musical qui me replonge immédiatement dans l’univers d’Orphan Black. Et à vrai dire, je commence même à me faire au générique – pas dispo sur Spotify malheureusement.

Jules

L’épisode commence par le réveil de Jules à l’hôpital après son soi-disant accident. On comprend assez vite que l’épisode va nous développer son personnage et, à vrai dire, je pense que j’aurais peut-être réussi à accrocher encore plus si on avait repris par-là avant de tout découvrir. Ce n’est évidemment pas le cas : nous la voyons donc se réveiller alors qu’on la connaît déjà, et on n’est pas trop surpris de voir qu’elle découvre derrière ses oreilles le même liquide que Lucy en début de saison.

Ensuite, l’épisode ne perd pas trop de temps et chaque scène nous fait avancer dans le temps bien rapidement. Jules rencontre donc le Dr Teller (un nom qui ne s’invente pas, c’est littéralement le « docteur raconte-lui »), sa neuropsychologue qui est là pour lui expliquer ce qu’il s’est passé : l’accident de voiture, la mort de ses parents, son amnésie totale sur les souvenirs à long-terme.

Une fois que c’est fait, elle peut lui raconter tous les bobards qu’elle souhaite sur sa vie : les noms de ses parents, la classe qu’elle aurait sautée, le grand-père trop faible pour s’occuper d’elle, sa seule amie qui prend contact qui est absolument insupportable… On sent bien à quel point toute sa vie est contrôlée. Et à vrai dire, c’est beaucoup mieux géré que le réveil de Lucy : quoi de plus logique que l’hôpital et l’âge adolescent pour aider Jules à s’intégrer à son nouveau monde.

Pam Teller est ensuite ravie des premiers souvenirs qui reviennent en tête à Jules et qui sont la preuve qu’on peut se mentir au point d’y croire, j’imagine. Comme Jules est suffisamment malléable pour croire qu’elle a des souvenirs, Pam lui explique que sa famille d’accueil est prête à venir la chercher. Mouais. C’est trop gros pour être crédible, je pense : cette famille d’accueil ne peut pas avoir été choisie au hasard.

Nous ne suivons pas la rencontre entre eux : on est tout de suite au moment où Jules prend la photo avec sa nouvelle famille. Elle dit au revoir à sa psy et suit cette nouvelle famille, et ma foi, j’ai l’impression d’être un peu comme elle : baladé dans ce début d’épisode d’une scène à l’autre sans trop savoir ce que ça nous apporte. L’approfondissement du personnage est pourtant intéressant, et ça donne une idée de déco ce mur avec les trois couleurs au choix.

En plus, ça permet d’en revenir au point où on en est dans la série : nous retrouvons Jules dans sa vie d’ado qui vient de se faire kidnapper et n’en a rien à foutre, avec un Wes qui s’inquiète un peu pour elle tout de même…

Pourtant, Jules peut reprendre sa vie de lycéenne comme si de rien n’était. On découvre donc qu’une autre fille est complètement amoureuse d’elle, mais que la réciprocité est discutable. Jules n’a pas trop envie d’être coincée en couple, apparemment. De toute manière, elle est coincée tout court : elle est convoquée dans le bureau du principal pour mieux y tomber sur Pam. Ouep, la neuropsychologue s’occupe de savoir comment sa patiente préférée, évidemment.

Elle est totalement en train de surveiller Jules qui commence à se méfier et à se poser plein de questions, sentant bien que le passé qu’on lui vend ne correspond pas à 100% à qui elle est. Le boulot a été super mal fait, en plus : on lui a donné un journal intime écrit avec les mots d’un auteur qui a écrit un livre nommé « Pegasus Girl ». Ce n’est pas un livre incroyable, en tout cas. Si Wes suggère qu’elle était peut-être fan de l’auteur, on peut comprendre les doutes de Jules vu la qualité d’écriture.

Par contre, ce développement m’a fait péter un câble. Elle tombe sur un auteur qui est terrifié de voir qu’elle a remonté la piste jusqu’à lui et ne veut pas qu’elle révèle qu’elle est au courant à ses employeurs. Jules veut logiquement savoir qui sont les employeurs, mais Wes coupe court à la conversation. Mais enfin ? À quel moment c’est possible de ne pas creuser cette piste ? Il n’y a personne pour les surveiller et intervenir, franchement !

Forcément, ça me fait douter sur Wes, à nouveau. Jules s’en débarrasse bien vite, comprenant qu’elle est peut-être bien une copie d’une autre.

Lucy

En parallèle, Lucy se rend à l’hôpital où Jules s’est réveillée pour la première fois, espérant y trouver des réponses plus précises que la photo retrouvée dans le bureau de Neeva. Elle s’y rend donc avec Jack, sûre de trouver quelques réponses. En vrai, tout ce qu’elle trouve, ce sont des questions de plus : l’hôpital ne peut officiellement lui communiquer aucune information.

Pourtant, Lucy tombe tout de même sur une infirmière qui révèle tout ce qu’elle sait de Jules, de son amnésie à l’absence de personnes proches, en passant par Pam Teller… une consultante privée, ce qui est étonnant pour un hôpital. C’est cool pour Lucy : ça lui permet d’avoir une nouvelle piste et de continuer d’avancer.

Son attention est vite détournée par Charlie cependant. En effet, pendant ce temps, il est évident que Charlie continue d’être pas mal traumatisée par ce qu’il s’est passé. Chez Tina, elle trouve donc le tiroir de flingues et les admire. Ouais, au pluriel. Les américains, écoutez. Ce qui détourne Lucy de son enquête, c’est toutefois le moment où Charlie agresse un autre enfant dans une aire de jeu en balançant le gamin du haut des jeux, puis en profite pour essayer de confesser au gardien du parc qu’elle a tué quelqu’un. Rien que ça.

Tina, chargée de la surveiller, parvient à embrouiller le gardien comme elle peut, mais elle est bien forcée de contacter Jack. Et en vrai, je ne fais pas confiance à Tina, mais je commence à bien l’aimer, vraiment. J’ai un peu de mal avec sa manière de jouer, mais bon. Tina balance donc Charlie à Jack et Lucy. Partant de là, Lucy passe le reste de l’épisode à essayer de comprendre Charlie. Elle souhaite atténuer sa peine et sa culpabilité, mais c’est finalement Jack qui y parvient en organisant un faux enterrement pour le type laissé derrière eux. C’est une bonne idée cette intrigue, mais je ne suis pas fou de la manière dont c’est mené pour autant.

Kira

Quand on retrouve Kira, elle a un rendez-vous avec Josh. J’ai encore du mal à comprendre comment ces deux personnages sont liés, mais Josh est apparemment très au point sur les expériences menées par Kira sur Lucy. C’est intéressant, parce qu’on apprend que l’imprimante n’était pas assez haute-résolution pour les souvenirs, mais que le choix du sujet de base n’est pas innocent : il s’agit d’une femme qui n’était pas dangereuse, clairement.

Kira regrette tout de même ce qu’ils ont fait, parce qu’elle est stressée par tout ce qu’il se passe. Josh lui apporte du soutien comme il peut, mais ce n’est pas bien efficace en vrai. Pendant que Kira stresse, Emily, la partenaire de Tom, commence à douter elle aussi de ce pour quoi elle est embauchée. Elle comprend que Lucy n’est peut-être pas dangereuse quand le rapport de balistique permet de comprendre que le tireur était bien petit.

Emily finit par rencontrer Kira en présence de Tom et Darros, quand il est question d’organiser un meeting pour décider quoi faire de Lucy. Kira veut la certitude que Lucy ne sera pas blessée et insiste pour dire qu’elle n’est pas fondamentalement dangereuse car les analyses scientifiques le lui suggèrent. Si Darros semble à l’écoute, Kira remarque bien le stress d’Emily pendant toute la réunion.

Elle est forcée de leur faire confiance, toutefois, et de continuer à vaquer à ses occupations. Elle participe donc à la collecte de sang de son entreprise – pour laquelle Josh ne bosse plus d’ailleurs. Sur place, elle retrouve Lucas qui vient donner son sang en présence de sa copine. On sent bien que c’est important, et ça l’est encore plus quand on voit Kira voler le sang de son fils. Pourquoi ?

On ne saura pas. Ce qu’on saura, c’est qu’Emily n’est pas si mauvaise : confrontée par Kira, elle lui avoue que pour garder Lucy en sécurité, Kira ferait mieux de la retrouver en premier. Emily ? Elle n’était pas du FBI, mais de la CIA, et elle a un passé trouble apparemment.

Confrontation

Après tout ça, on découvre sans trop de surprise que Jules cherche à recontacter Lucy. Elle passe par James pour cela, et la confrontation entre les deux personnages est vraiment sympathique. Cela permet à Jules de comprendre que Lucy lui disait peut-être la vérité. Elles ont tout de même les mêmes cauchemars, le même ADN et probablement les mêmes problématiques à gérer.

Cela dit, Jules est une dealeuse de drogue qui créé sa propre drogue au lycée, alors tout n’est pas si simple. Elle propose à Lucy de lui donner sa drogue pour essayer de la prendre ensemble et de faire un trip qui permette de peut-être décoder leur étrange cauchemar dans la salle de bain. Bon, pour ça, il faut toutefois qu’elle retourne chez elle.

C’est une mauvaise idée. Même si elle affirme à Lucy que tout ira bien, Jules oublie un détail : elle a des parents qui surveillent ses faits et gestes tout de même. Ils tentent de la confronter, et ça mène à un moment où elle est forcée de prendre un antidépresseur. Ah oui, des parents aimants qui tentent vraiment de la comprendre. Ils surveillent sa prise de cachet, c’est quelque chose. Jules est suffisamment maligne pour se faire vomir juste après cependant… mais c’est un étrange cliffhanger, du coup.

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Orphan Black : Echoes – S01E02 –  Jules – 18/20

Il fallait donc laisser le temps à la série de s’installer et de présenter ses personnages avant d’être totalement embarqués dans la folie des théories, des intrigues qui s’emmêlent et de la science-fiction grave réussie. Cet épisode est largement plus qualitatif que le premier et me ramène dix ans en arrière en un clin d’œil. Je suis de nouveau largement sous le charme de cette écriture, de ce casting, de cette ambiance. C’est de la folie. Une vraie réussite, même si on n’est pas au niveau de l’originale (comment pourrait-on égaler Tatiana Maslany ?). Pourquoi personne n’en parle ?

Spoilers 

Lucy apprend à connaître l’adolescente, Kira reçoit de la visite.

We were made in a printer?

I think she’s me | Hello Monkey | Darros | Jack | Neeva

I think she’s me

Sans trop de surprise, l’adolescente kidnappée par Lucy n’est pas vraiment heureuse d’avoir été kidnappée. J’aime beaucoup son self control dans les hurlements (non) et dans son faux mot de passe Bullshit qui m’a bien fait rire. Lucy n’est pas la pro des kidnappings et ça fonctionne tellement bien : ça me rappelle qu’Orphan Black gérait à fond ce genre de scènes avec Sarah aussi. C’est toujours hyper chaotique à regarder, ça part dans tous les sens, mais en vrai, la vie ressemble à ça quand tu kidnappes un gosse, non ? Enfin… J’imagine. Ne faites pas ça.

BREF. La gamine se barre en courant, forcément. Cela n’empêche pas Lucy de la rattraper et de la rekidnapper. Bon, la série s’en tire bien en n’entrant pas dans les détails : on la retrouve très vite chez Craig. Ce dernier vit dans un refuge pour anciens toxicos, mais se bourre toujours la gueule, et tient apparemment quelques réunions pour des anonymes qui ne le sont pas tant que ça. On rencontre ainsi l’ex de Lucy, une certaine PJ. Allez, bim, Lucy est bisexuelle. Orphan Black me manquait tellement, je n’en avais pas la moindre idée.

L’histoire entre elles semble un brin compliquée, mais si on résume simplement, Lucy s’est juste barrée du jour au lendemain sans laisser d’explication à sa copine. Elle redébarque dans sa vie de la même manière, se contentant de demander à Craig de la suivre pour interroger l’adolescente.

Simple et efficace : Craig découvre le kidnapping, pète un câble un peu comme Felix aurait pu le faire, puis enchaîne aussitôt avec un interrogatoire de la gamine permettant d’en savoir un peu plus. Ou un peu moins : elle aussi est amnésique, assurant qu’elle a perdu ses parents à 15 ans dans un accident qui lui a aussi effacé la mémoire. Pratique, comme dirait Lucy, pour ne pas trop en révéler.

Je ne sais pas trop pourquoi Lucy est si convaincue que l’adolescente a les réponses qu’elle cherche, mais pour moi, il était plutôt évident qu’elle n’allait rien savoir. Cela ne m’empêche pas de déjà kiffer ce personnage. Elle est maligne.

Lucy lui explique rapidement qu’elles ont été toutes les deux imprimées, mais évidemment, c’est un peu trop gros pour que ça passe auprès d’une adolescente. Le coup de la cicatrice fonctionne beaucoup mieux, lui en revanche. En revanche, et c’est dommage pour Lucy, l’adolescente n’a pas les marques à la lumière bleue, elle. Pour le bien de la critique, donnons tout de suite le nom de celle-ci d’ailleurs : elle s’appelle Jules.

Sans trop de surprise, elle demande à aller aux toilettes pour trouver un moyen de se barrer, mais ce n’est pas si simple. Je veux dire, Lucy l’attend derrière la porte pour essayer de l’attendrir. On s’en doute dès le départ, ce n’est absolument pas efficace : dès qu’elle sort des toilettes, Jules plante Lucy avec un bout des toilettes. C’est brillant.

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Hello Monkey

Nous retrouvons Kira dès le début de cet épisode et je suis grave partagé entre l’adorer pour le principe parce que c’est Kira ou la détester parce qu’elle semble avoir mal tourné. Et en même temps, Kira pouvait être insupportable quand elle était môme, non ? C’est dingue cette série, elle me renvoie directement dix ans en arrière avec la bonne musique (le générique de fin bordel ! Les thèmes musicaux des persos !) et une écriture qui fonctionne toujours aussi bien. Je vais m’enchaîner les dix épisodes. Et toutes les saisons audio, aussi. DINGUE.

Comme à l’époque, mes critiques sont déjà totalement chaotiques, c’est mal barré. Peut-être que je m’emballe trop aussi, j’ai fait pause à 1 min 35 pour écrire tout ça. Je veux dire… FELIX ! Felix vieux ? J’a-do-re ! C’est si parfait comme introduction parfaitement improbable. Et Jordan Gavaris gère tellement ! HELLO MONKEY. Je fanboy, c’est terrible. Le générique commence déjà à me plaire beaucoup.

On notera bien sûr que Kira parle d’expérimentation avec un certain Josh, se disant qu’elle a peut-être une idée. Quand Felix débarque, c’est une surprise pour Kira, bien sûr, et ça l’est pour moi aussi. Je n’avais absolument aucune idée qu’il avait été casté et pour moi, les deux séries devaient être complètement indépendantes, avec un vague lien lointain comme dans le premier épisode. Bien sûr, j’ai un peu du mal avec le choix de l’actrice de Kira qui me paraît quand même plus vieille que ce Felix vieillit par les effets spéciaux, mais eh, c’est du Orphan Black, les effets spéciaux sont maîtrisés quand même. Disons juste que Felix ne paraît pas avoir soixante ans, quoi. On les pardonne quand on voit la ressemblance Jules/Lucy, on va dire.

La série parvient assez vite à nous replonger dans le délire total qu’était l’originale, nous en laissant juste découvrir assez de ces personnages secondaires pour nous faire oublier que Tatiana Maslany n’est pas là. Cela dit, si Jordan Gavaris est là, je considère qu’il y a moyen qu’elle débarque à un moment dans l’épisode 10, hein. En attendant que mes espoirs délirants s’atténuent, Felix nous raconte vite fait que Cosima s’inquiète pour Kira et que c’est pour ça qu’il est là. Felix compare aussi Sarah à Mère Thérèsa et j’adore l’idée de savoir qu’elle a réussi à aider toutes les clones sur son chemin.

Et puis, on ne va pas se mentir, ce que j’adore, surtout, c’est de retrouver le personnage de Felix. Il est incroyable en quelques secondes de présence à l’écran. Jordan Gavaris est un bon acteur, mais il n’est jamais aussi excellent que quand il joue Felix – et ses répliques, bordel ! J’adore, tout simpelment. Bon, il faut évidemment justifier l’absence de Tatiana Maslany et on apprend donc que Kira et Sarah sont un peu en froid. Ouais, la fille a encore des photos de sa mère sur son bureau, mais tout de même.

Rapidement, on découvre la vie de Kira en tout cas : elle est une femme d’affaire accomplie, mais elle est très seule, hein. Elle a toujours son génialissime oncle (ce costard, putain, je suis fan, c’est tellement Felix avec des décennies de plus !). Elle a aussi un Lucas dans sa vie, mais un Lucas qui est alcoolique apparemment – ce qui n’empêche pas Felix de vouloir lui fournir de la drogue (finalement, c’est pour une expérience de Kira) ou de proposer à sa nièce de se bourrer la gueule.

Les deux se rendent dans un club comme seule Orphan Black sait nous en proposer : un Neolution sans queue comme dirait Felix. Les voir ensemble est plutôt chouette, surtout avec Kira qui cherche de la cocaïne à tout prix, sans savoir comment faire. Felix, lui, sait comment faire, et il en profite pour avoir une petite gâterie dans les toilettes en plus. Tout est dans le détail du mec qui s’essuie la bouche en sortant des toilettes, d’ailleurs. Felix peut donc fournir de la cocaïne à sa nièce, pile au moment où Lucas, le fils de cette dernière, les rejoint, à sa demande. Vraiment, une famille éclectique.

Lucas est déjà un adulte, suffisamment adulte pour avoir rejoint en plus une secte – le Quakerism. Putain, la complexité des intrigues qui se superposent, toujours. Lucas a donc un crush pour une jeune maîtresse d’école qu’il veut emmener à un test sanguin (sympa) et une vie un peu chaotique, ce qui inquiète Felix. Ce dernier est vraiment grandiose : il redébarque dans la vie des deux pour mieux s’occuper de tout pour eux. Comme toujours, quoi. Il fait le job de Sarah un peu.

Il finit donc par forcer Kira à révéler ce qui lui prend la tête et on découvre qu’elle a juste peur de ne pas être devenue une personne meilleure après tout ce qu’elle a eu à subir dans sa vie d’enfant. Effectivement, ce qu’on en voit nous permet d’avoir quelques doutes, même si Felix est fière d’elle et de toutes les vies qu’elle sauve avec ses organes synthétiques. Une fois réconfortée par son oncle, Kira se remet au travail et décide de droguer des rats avec de la cocaïne. Bien. Tout pour la science, j’imagine. L’expérience n’est pas vraiment un succès, cependant, elle se content de tuer un rat et d’avoir besoin d’un rendez-vous immédiat avec Josh.

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Darros

Je ne m’y attendais pas du tout, mais nous continuons aussi de suivre le personnage de Diamond Reed. Bon, d’accord, il est au générique, je m’y attendais, mais je trouve que son introduction était bizarre dans le premier épisode et je ne sais pas trop ce que lui et sa coéquipière sont censés apporter à la série pour l’instant. Nous les suivons alors qu’ils suivent eux-mêmes une piste en rase campagne dans une maison absolument magnifique (je n’en veux pour rien au monde, par contre, imaginez le ménage avec tant de vitres !!).

Bref, ils enfilent des tenues spécifiques pour aller rencontrer un certain Mr Darros qui nous permet d’apprendre que la coéquipière s’appelle Emily et est passée par le FBI. Reed ? Son nom est Tom. Cela fait deux ans qu’il cherche Lucy sans trop de succès et maintenant, il doit expliquer à son boss que Jules a été kidnappée par Lucy. Bien sûr, Lucy est aussitôt vue comme une menace par cette organisation : elle a tué un homme, elle kidnappe des ados, c’est difficile de ne pas être d’accord avec eux tout de même. Ce Mr Darros reste intrigant pour le moment, cependant.

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Jack

En parallèle de tout le reste, nous suivons de nouveau les personnages de Jack et Charlie. Je m’attendais à les voir disparaître comme le père de Kira à l’époque, et ça m’a surpris, surtout quand on nous sort le choc post-traumatique de Charlie dans cet épisode. J’ai aimé l’idée de la peluche défigurée, mais par contre, le reste, c’était un peu cliché comme scène.

Quand on retrouve Jack dans la scène suivante, c’est pour le voir se confier beaucoup trop à Tina. C’est absolument flippant à quel point je retrouve mes réflexes de ne faire confiance à personne. Ce n’est pas le cas de Lucy : elle décide de faire confiance à Jack à 100% et vient évidemment se faire soigner par lui quand elle se fait planter par Jules. En vrai, c’est plutôt logique et ça se tient : il est un ancien médecin de l’armée et elle ne peut pas aller à l’hôpital.

Elle croise bien sûr Charlie, mais n’a pas trop le temps de lui parler. Il faut dire que Jack veut protéger sa fille et que ce n’est pas si simple avec Lucy dans les parages. Il finit par lui poser un ultimatum, pour s’assurer d’avoir la vérité à temps. Lucy finit donc par craquer et tout révéler à Jack : elle l’emmène au hangar d’où elle s’est échappée deux ans plus tôt. Bizarrement (vraiment, je ne fais confiance à personne), Jack semble plutôt gober facilement l’histoire improbable de Lucy. Il a des doutes, hein, mais on sent qu’il est trop amoureux pour ne pas faire au moins un peu confiance à Lucy.

Cette dernière décide finalement de le redéposer chez Tina, avant d’aller rencontrer la mère adoptive de Jules pour savoir si elle est impliquée ou non dans le projet de clonage. J’aurais tendance à penser que oui vu le profil, mais nous verrons bien.

I think she’s me | Hello Monkey | Darros | Jack | Neeva

Neeva

De son côté, Jules utilise un taxi sans conducteur pour rentrer chez elle au plus vite. Toutes les caméras du bâtiment la repère immédiatement. Ce ne sont pas les seules : en rentrant, elle tombe sur James, son tuteur j’imagine. Elle sait comment l’attendrir évidemment, lui apportant son thé favori et mentant totalement sur ce qu’elle a fait de sa journée.

Je m’attendais quand même à ce qu’elle raconte son kidnapping et c’est vraiment inattendu qu’elle choisisse de ne pas le faire pour plutôt s’en confier à son frère adoptif. Ce dernier était hilarant, avec une sorte de fail sur les réseaux sociaux et la dynamique Jules/Wes n’est pas sans rappeler Sarah/Felix en vrai. De toute manière, ces scénaristes savent comment créer une dynamique géniale entre les personnages. Et des personnages aussi : ainsi, si Wes veut percer en vain avec des shows comiques, on découvre que Jules, elle, a son trafic de stupéfiants à gérer. Voilà qui explique pourquoi elle veut se faire discrète.

En attendant, elle reste perturbée par tout ce que Lucy a décidé de lui dire. Elle décide donc de regarder ses photos de famille, un peu trop parfaites à mon goût, avant d’entendre ses parents adoptifs se disputer à son propos. James a l’air d’être un super papa, mais ce n’est qu’une apparence : en vrai, il a du mal avec Jules qui lui ment en permanence. Il ne la voit pas comme sa fille, et ce n’est pas trop ce que Jules devrait entendre.

La mère adoptive, elle, fait vraiment tout pour qu’elle se sente acceptée, à l’inverse. Du coup, elle attise mes soupçons : je pense qu’elle en sait beaucoup sur les origines de Jules. Nous ne le saurons pas immédiatement de toute manière. Cela dit, le doute est permis : elle reçoit une notification sur son téléphone la prévenant que Jules est à son bureau et elle semble penser immédiatement que c’est une erreur.

De notre côté, nous savons qu’il s’agit en fait de Lucy. Eh ouais, elle veut en savoir plus sur cette Neeva Lee, alors elle tente de s’introduire dans le bâtiment… et y arrive quand le scanner la reconnaît comme Jules. Logique, elles sont les mêmes après tout. Une fois dans le bâtiment, Lucy parvient à rejoindre le bureau de Neeva et j’adore que ça se fasse avec une musique digne de la série originale, encore. Dans le bureau, Lucy trouve une photo qui semble indiquer que Jules est passée par un hôpital. Ce sera une piste pour le troisième épisode, je suppose.

Cela dit, nous n’y sommes pas encore : Lucy reçoit un SMS de Jack qui veut la voir, parce qu’il finit par la croire. Son histoire est trop folle pour avoir été inventée et il est amoureux d’elle alors bon, il est prêt à tout accepter pour elle. En plus, il a été largué et ne veut pas faire de même avec sa nouvelle copine. Putain, le mec parfait, quoi. Je ne lui fais pas confiance.

Sinon, du côté des cliffhangers, on découvre aussi que Jules a un grand-père bienveillant avec elle. Inutile de dire qu’à lui non plus je ne fais pas confiance : il est trop aimant et parfait pour raconter la vérité sur l’origine de la cicatrice de Jules. Il lui assure que c’est suite à un accident de vélo… avant de se plaindre une fois le téléphone raccroché de toutes les questions que cette gamine insupportable pose. Ouais, comme on l’imaginait tous, il est en fait dans un hangar avec un décor pour faire croire qu’il a une chambre. J’ai tant de questions.

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Orphan Black Echoes – S01E01 – Pilot – 15/20

La foudre peut-elle frapper deux fois au même endroit ? Ce n’est pas sûr. C’est un premier épisode qui prend son temps et auquel il manque vraiment un ingrédient pendant un long moment, mais une chose est sûre : j’ai très envie de voir la suite et d’en savoir plus. Bref, la série a réussi à m’accrocher, mais il faut encore qu’elle fasse ses preuves pour me convaincre à 100%.

Spoilers 

Une femme se réveille sans se souvenir de qui elle est.

Why don’t I know who I am.

Le réveil | 2052 | Traquée | Ado

Le réveil

Des bruits d’animaux et un gros plan sur un œil qui s’ouvre, la série semble construite pour donner des points d’anciennes éditions de Bingo Séries. L’œil qui s’ouvre ? Celui de l’héroïne qui se réveille, même si elle ne dormait pas vraiment, totalement amnésique. Et elle a un grain de beauté juste à côté de l’œil, qui pourrait avoir son importance pour la suite.Elle est capable de répéter des mots, mais pas de dire l’année en cours ou son nom. Ou de reconnaître un bébé sur une photographie.

On peut comprendre qu’elle se mette à s’énerver bien rapidement, mais ça paraît tout de même un brin rapide, justement. J’imagine que ça doit être flippant de ne se souvenir de rien et d’avoir une médecin faussement compatissante en face de nous. Par contre, je dois le souligner immédiatement, outre « Was I asleep ? », j’ai trouvé que le jeu de l’actrice faisait énormément penser à celui d’Eliza Dushku dans Dollhouse. Les parallèles me font rire, en plus, parce que la série de la Fox aussi a été lancée post grève des scénaristes avec bien peu de promo. Tout le monde critiquait le jeu d’Eliza, mais voilà qu’on se retrouve avec le même type de mimiques quinze ans plus tard (outch).

Bref. Il est peut-être temps de me concentrer davantage sur ce qui se passe dans ce premier épisode, non ? Si on est loin de l’incroyable pilot d’Orphan Black et de Sarah Manning qui découvre une femme lui ressemblant comme deux gouttes d’eau, le côté mystérieux prend bien dès ce début d’épisode. On se demande forcément où est cette femme et ce que les scientifiques ont bien pu lui faire.

Elle semble être dans une maison toute sympathique – mais méfiez-vous des apparences. Après une longue lutte avec tous les éléments, les portes, les vitres blindées et tout ce qui l’empêchait de sortir de la pièce chaleureuse dans laquelle elle était enfermée, notre héroïne découvre subitement qu’elle est en fait dans un hangar. Et au sein de cet hangar, il y a un petit préfabriqué lui faisant croire qu’elle est dans une chouette maison de banlieue.

Bon, je trouve que la sécurité n’est vraiment pas ouf si ce n’est pas fait exprès : elle n’a pas tellement de mal à s’enfuir de la pièce dans laquelle elle était enfermée et se retrouve bien trop vite dans un laboratoire attenant au hangar. Par contre, OK, je dois avouer que je suis pris à fond dans le mystère de ce début d’épisode – et de série. Je me demande ce que seront les échos au projet des clones, forcément, et on voit bien qu’on repart bien vite dans un mystère d’expériences scientifiques sur des humains. On espère juste que ce sera un peu plus clair et moins confus que la série d’origine.

Bref, l’héroïne finit par tomber sur une machine de taille humaine avec un étrange liquide fluorescent ressemblant beaucoup à ce qu’elle a sous les ongles. À l’intérieur de ce liquide, il y a un corps qui flotte. La médecin débarque alors à nouveau pour révéler à l’héroïne qu’elle a été créée – imprimée – à partir de cette machine. On s’en doutait un peu, mais ça retire une grosse partie du mystère. Cela n’empêche pas l’héroïne de s’enfuir et de découvrir bien vite qu’elle est à proximité d’une ville très futuriste.

Le réveil | 2052 | Traquée | Ado

2052

Le générique est sympathique, mais un peu trop vite expédié à mon goût. Il n’a pas non plus la classe addictive de celui d’Orphan Black, malgré un look très similaire. Post-générique, nous découvrons (trop rapidement à mon goût) que nous sommes en 2052 – deux ans après le réveil de l’héroïne. Par conséquent, elle a désormais une vie bien rangée – une voiture, une maison de campagne, tout qui va bien… mais aussi des bribes de souvenirs étranges, avec clairement la supposition qu’elle est une meurtrière.

Pourtant, nous n’en saurons pas plus pour l’instant. On découvre juste bien vite qu’elle a une fille adorable, muette et parlant en langue des signes. Forcément. La relation Kira/Sarah était un énorme point fort de la série d’origine, alors ça ne devrait même pas m’étonner que l’héroïne soit de nouveau une maman. Elle s’occupe bien de sa gamine et la relation qui nous est montrée entre eux est vraiment chouette.

Oui, ça commence par un moment où elle doit l’engueuler parce qu’elle a fouillé ses affaires, mais en vrai, ce n’est absolument pas dérangeant : bien au contraire, ça montre à quel point ils s’entendent. La gamine n’est peut-être pas son fils pour autant : quand le père débarque, elle l’appelle Lucy. Ou alors, la gamine sait qu’il ne s’agit pas de sa mère biologique. À ce stade de la série, le puzzle semble se mettre en place avec l’idée que la mère biologique est morte et qu’on a imprimé un clone pour la remplacer. Charmant.

Lucy et la fille s’entendent en tout cas super bien et font quelques projets scientifiques ensemble. Le papa ? La définition du DILF, mais il est surtout le propriétaire de la maison de Lucy en fait. Reste donc à savoir si la gaine a un lien avec la photographie montrée à Lucy à son réveil – elle ressemble au bébé qu’on voit dessus – et à comprendre les relations entre ces personnages. Devant la gamine, Lucy et le père font comme s’ils étaient amis. Dès qu’elle est couchée, ce sont eux qui couchent ensemble. Allez, on en est à la quinzième minute de la série, il était temps d’avoir l’inévitable scène de sexe pour la retirer du cahier des charges. C’est cela dit bien plus prude que la série originale !

Elle permet aussi de développer un peu le personnage de Lucy, avec une cicatrice dont elle ignorerait la provenance, et celui de son mec, un ancien paramédic militaire – à qui je ne fais pas confiance. Lucy aussi commence à se poser des questions sur son mec apparemment, parce que ça fait un an qu’elle est en couple avec, mais il ne parle toujours pas de sa relation à Charlie, la fille. Le monsieur contourne vite la question, préférant poser les siennes. En vrai, ça se comprend : il souhaite comprendre pourquoi elle a quitté la ville si précipitamment pour venir s’installer à la campagne… Avant d’en faire la belle-mère de sa fille, c’est plutôt logique de vouloir découvrir les mystères qui entourent Lucy.

Lui, il s’appelle Jack. Alors que l’ambiance s’échauffe à nouveau entre eux, on a droit à un magnifique cut qui nous montre que Lucy fait quelques cauchemars de son passé. C’est un passé sanglant dans une salle de bain qui ressemble un peu au complexe du début d’épisode.

Elle passe la nuit à réfléchir à son cauchemar, à le dessiner et forcément, le lendemain, elle s’en confie à une de ses collègues. Comme elle parle espagnol, on peut en déduire qu’elle doit être proche du Mexique. Une chose est sûre : elle est parfaitement bilingue. Cela dit, ses capacités mentales ne l’empêchent pas d’être bouleversée quand elle se retrouve avec un liquide fluo sur les mains. En fait, elle est tellement bouleversée qu’elle se prend une voiture dans la tronche.

Le réveil | 2052 | Traquée | Ado

Traquée

Si Lucy demande à ne surtout pas aller à l’hôpital, c’est parfaitement impossible après s’être pris une voiture dans la tronche. La voilà donc qui se réveille là-bas, en parfaite santé. En fait, d’après son médecin, elle est parfaitement normale et les résultats d’examen n’indiquent rien d’étrange. Lucy a bien du mal à le croire et s’interroge aussitôt sur son état. Pour une nana qu’elle veut être discrète, elle pose aussi une question bien étrange, demandant à sa médecin si elle est capable de voir avec les tests si Lucy a déjà accouché ou non.

Par chance pour Lucy, Jack débarque avant que la médecin ne puisse pousser les questions qu’elle se pose plus loin. Jack embarque Lucy chez elle, à sa demande, et lui propose de vivre avec lui désormais. Ben oui, la peur de la perdre, tout ça, tout ça. Le seul problème, c’est que le scan à l’hôpital attire évidemment l’attention des créateurs de Lucy.

La médecin du début d’épisode est bien heureuse de la localiser et envoie aussitôt un type la chercher. Et ça va vite : à l’hôpital, il se fait passer pour son frère (beaucoup trop souriant pour quelqu’un inquiet pour sa sœur, hein) et hop, il est capable de la traquer jusqu’à chez elle. La scène tourne très vite à l’agression, avec un détective qui sait parfaitement ce qu’est Lucy et qui souhaite évidemment la ramener avec lui.

On note au passage qu’une lumière bleue permet de révéler des inscriptions sur le bras de Lucy, ça aura probablement une importance plus tard. En attendant, elle se bat avec le type et parvient de justesse à s’échapper, non sans être aperçue par Charlie avant. Lucy s’échappe dans un champ juste à côté et pense vraiment s’en tirer, mais ce n’est pas le cas. Son agresseur la retrouve bien vite dans le champ et s’apprête à la tuer avec un flingue.

Pas de chance pour lui : Charlie tient vraiment beaucoup à Lucy. Il n’en faut pas plus pour qu’elle décide de les rejoindre et n’hésite pas à tirer dans la gueule de l’agresseur de sa belle-maman préférée. Je veux bien que ce soit de la légitime défense, mais elle aurait pu viser ailleurs, tout de même. En tout cas, la situation change radicalement pour Lucy d’un coup : elle comprend qu’elle doit fuir, et elle veut fuir avec Charlie et Jack, tant qu’à faire. Ce dernier ne voit pas tout à fait les choses ainsi et s’engueule en toute logique avec sa copine. Voilà, fallait percer les mystères de ta copine avant de te mettre avec, c’était sûr ça !

Malgré tout, quelques scènes plus tard, il accepte de partir avec elle et de changer complètement de vie. Finie la vie à la campagne, voilà Charlie et Jack qui se rendent chez Tina, une amie de Jack, histoire qu’ils soient à l’abri le temps que Lucy règle son problème. Elle a en effet décidé de riposter pour pouvoir mener à présent sa vie tranquillement. Soit.

Par chance pour elle, elle a encore des amis en ville : elle se rend donc auprès d’un ami qui a apparemment beaucoup d’informations. On apprend assez vite qu’il a des ressources, mais qu’il est aussi quelqu’un de bien généreux : il a aidé Lucy à se construire une vie quand il l’a retrouvée dans la rue et qu’elle ne savait pas qui elle était. Je trouve tout de même que c’est un peu confus comme début de série, avec l’impression qu’il me manque quelque chose pour accrocher à fond. En plus, l’ambiance ressemble tellement à Jessica Jones, c’est perturbant.

Lucy est toutefois moins badass que Jessica, hein. Elle a des connaissances techniques intéressantes, lui permettant de tracer le GPS du portable de son agresseur, malgré un portable qui n’arrêtait pas d’effacer toutes les données.

Avec ces informations, on comprend que Lucy avance dans une enquête qui ne fait que commencer, mais surtout que nous allons avoir plus d’informations sur ceux qui la traque. Il s’agit donc d’une société nommée « Additive », qui jure dans sa com qu’elle a la vie humaine en valeur de base. C’est toutefois difficile pour la patronne de convaincre son interlocuteur (Reed Diamond !) quand celui-ci est convaincu que Lucy a tué son homme de main et possiblement Jack et Charlie au passage.

Allez, Reed Diamond sera donc un méchant, tandis que la patronne d’Additive est une semi-méchante – elle est pleine de bonnes intentions, mais c’est de ça qu’on pave l’Enfer paraît-il. Si elle paraît très assurée lors de sa réunion, un détour dans les toilettes nous la montre bien plus fragile et complètement catastrophée par ce qui est en train de se passer. Difficile de savoir si on doit accrocher à elle ou non, mais par principe, j’aurais tendance à dire que non…

Malheureusement pour moi, le cliffhanger m’a retourné le cerveau et remis à fond dans la série, en révélant que cette médecin un peu odieuse, peu sûre d’elle et si énigmatique n’était autre que Kira. La fille de Sarah. Qui appelle Cosima au secours. WHAT. THE. FUCK. OK, ce spin-off a le moyen d’être efficace s’il joue efficacement cette carte par la suite.

Le réveil | 2052 | Traquée | Ado

Ado

En attendant, Lucy continue son enquête, et ça commence à être beaucoup mieux pour nous impliquer dans ce qu’il se passe. Alors qu’elle est en train d’essayer de trouver un moyen d’entrer dans le bâtiment localisé par les données GPS (dans une scène bien écrite et jouée, je trouve, c’est crédible), elle se retrouve nez à nez avec une adolescente qui lui dit vraiment quelque chose. Et pour cause : c’est exactement à ça qu’elle ressemblait lorsqu’elle adolescente.

Bim. Il n’en faut pas plus pour que Lucy essaie d’en savoir plus sur cette adolescente un peu terrifiée d’être abordée dans la rue par une inconnue un peu cinglée. Quand Lucy fait tomber malgré elle le casque de l’adolescente, elle remarque que la musique qui s’en dégage est sa chanson préférée, mais aussi que l’adolescente a la même cicatrice qu’elle. Mieux que ça : elle repère une autre femme à proximité, qui semble totalement être là pour surveiller l’adolescente. La Paul version 2023, quoi.

Assez vite, une course poursuite s’engage entre l’adolescente, Lucy et cette femme qui essaie de vérifier que Lucy ne fasse pas tout capoter. Autant dire que c’est évidemment ce qu’il se passe : Lucy parvient à prendre en otage l’adolescente, comprenant bien qu’il s’agit de son clone. Elle se barre donc en voiture avec elle en fin d’épisode et, j’avoue, ce double cliffhanger me rappelle le mindfuck qu’Orphan Black savait provoquer à l’époque. Je suis eu.

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