The Book of Boba Fett – S01E05

Épisode 5 – Return of the Mandalorian – 16/20
Alors, comment dire ? Impossible de ne pas spoiler : ce n’était pas un épisode de cette série, en fait, et ça me dérange parce qu’autant j’aime bien les crossovers, autant là, c’est du foutage de gueule ? L’épisode est vraiment sympa, même si très lent à se mettre en place, et il me hype vraiment pour la suite, mais je ne comprends pas qui a validé cette idée. J’ai envie de mettre une très mauvaise note, même si j’ai passé un très bon moment, juste pour le principe. Ce n’est pas ce que je fais. Allez, ça va finir en article du jour, cette affaire.

Spoilers

Le Mandalorian revient sur Tatooine.

Then you are a Mandalorian no more.

Ce nouvel épisode commence par une scène qui a d’abord eu le mérite de me laisser perplexe, puisqu’on y suit… le mandalorian dans une boucherie intergalactique. Tout ça n’a pas trop de lien avec le cliffhanger de la semaine passé où Boba Fett cherchait à se constituer une armée. Cette semaine, nous suivons simplement le Mandalorian en train de faire son taf, finalement, et il est loin de là où nous l’avions laissé en saison 2 où il perdait l’Enfant ?

Ainsi, il se rend dans cette boucherie pour en arrêter le patron dont la tête est mise à prix. Admettons. Le héros de la série que nous ne sommes pas en train de regarder s’est remis de la perte de Grogu en continuant de faire ce qu’il fait de mieux, à savoir en écumant la galaxie à la recherche des grands méchants. Et comme j’ai découvert le titre de l’épisode après la première scène, je n’ai même pas été spoilé par ce qui m’attendait. C’est plutôt cool.

En revanche, je suis sceptique face à cette scène où le Mandalorian n’a aucun mal à se débarrasser de ses ennemis grâce à… un sabre laser noir. Si ça fait plaisir de revoir des sabres lasers dans l’univers Star Wars, j’ai trouvé que les effets spéciaux n’étaient pas dingues. Et en plus, Mando arrive à se blesser avec, c’est malin, tout de même. Bref, il repart avec la tête mise à prix, et tout va bien pour lui à la fin de cette scène.

Il est certes un peu blessé, mais ça ne semble pas si grave de le voir boîter jusqu’à son rendez-vous suivant dans un bar où l’on découvre que dans une galaxie très très lointaine, on ne sait pas bien danser apparemment. On sait en tout cas embaucher le Mandalorian, mais on découvre bien vite qu’il n’est pas fan de son boss. En fait, je crois même qu’il refuse un job en déclinant la proposition de festoyer avec.

Vous voyez j’imagine où est mon problème avec ce début d’épisode : nous sommes loin du reste de la saison, dans une histoire indépendante… dans laquelle nous ne savons rien des enjeux. À vrai dire, ça donne même l’impression d’être devant The Mandalorian. Pourquoi pas, mais n’appelez pas ça The Book of Boba Fett, quoi. J’imagine qu’on va l’attendre un bon moment de l’épisode…

En attendant, nous voyons donc le Mandalorian boîter lentement jusqu’au lieu suivant, passant devant des éléments qui sont des clins d’œil et du fan service si j’en crois l’accompagnement musical. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même si je ne recolle pas les morceaux, au moins, j’avais qu’à être plus fan de Star Wars !

Mando se rend donc auprès d’alliés, parce que désormais il en a. Il a été sauvé, alors il laisse Paz Vizla le soigner tandis que la boss nous réexplique c’est que le Sabre Noir, le sabre laser du Mandalorian : c’est un sabre qui permet de régner sur Mandalore, à moins qu’il ne tombe entre les mains d’un lâche ne combattant pas pour l’avoir. La scène n’était pas inutile pour moi, parce que j’avoue que j’avais un peu zappé l’intrigue de cette saison 2. L’épisode nous réintroduit bien à ce qu’il s’est passé, entre le Sabre et Gideon. Ce dernier n’a pas encore été jugé, donc j’imagine qu’il réussira à s’échapper à un moment ou un autre.

Tant que ce n’est pas le cas, on en revient à la lance en beskar du Mandalorian qui ne plaît pas à sa nouvelle alliée : la lance peut percer les armures des Mandalorian, alors elle est trop dangereuse. Elle veut aussitôt la transformer en armure, car c’est à ça que sert officiellement le beskar. Pendant qu’elle le fait, elle nous raconte une petite histoire, nous ramenant avec beaucoup de bavardages puis de très beaux effets spéciaux à une structure en flashbacks. Très bien, mais je ne vois toujours pas le rapport, ni les enjeux.

Une fois qu’elle finit son histoire, Mando révèle qu’il veut la voir forger quelque chose pour Grogu. Même si l’enfant n’est plus sous sa garde, il continue de vouloir prendre de ses nouvelles. En fait, il s’inquiète pour lui, et ça n’est pas exactement une bonne manière de devenir Jedi… mais c’est une bonne manière de respecter la VOIE. This is the way, les gars, on est reparti pour un refrain entêtant répété en boucle.

J’ai préféré de loin la scène suivante : on sort du blabla pour voir le Mandalorian s’entraîner à utiliser son nouveau sabre laser. C’est l’occasion de découvrir qu’il a bien du mal à le manier : le sabre s’alourdit encore et toujours parce qu’il se bat contre lui plutôt qu’avec lui et contre son ennemi. C’est une idée intéressante qui respecte bien la mythologie de la saga de nous expliquer ça et de nous le montrer comme ça.

Par contre, j’ai eu plus de difficultés avec la suite : constatant que le Mandalorian que l’on suit depuis le départ avait du mal avec son sabre, Paz Vizla décide de défier Din Djarin, notre héros, pour récupérer le sabre noir et prétendre au règne sur Mandalore. C’est une scène qui n’a ni queue ni tête, parce qu’ils sont censés être potes mais s’engagent aussitôt dans un combat à mort. Au cours de celui-ci, Din Djarin est évidemment mis à mal et perd le sabre, mais ça ne l’empêche pas d’être le vainqueur du combat.

S’il le gagne, il ne tue pas Paz pour autant, étant arrêté juste à temps par sa coach qui vérifie alors que les deux soldats ont toujours gardé le casque. Ce n’est pas le cas pour Din, évidemment, on le sait bien puisque nous avons vu sa tête. Ne mentant pas, il perd le titre de Mandalorian de manière officielle, n’ayant pas respecté la Voie sacrée de son clan. Euh ? Franchement, ça va être sympa de retrouver la série s’il n’en est plus un officiellement.

Pour récupérer le titre, il ne peut rien faire en plus, car le seul moyen de le faire n’est plus possible… Voilà donc le Mandalorian dépourvu de son titre à tout jamais. Ne sachant probablement pas quoi faire, il prend la décision de retourner sur Tatooine via un vol commercial. Eh ben écoutez, c’est sympathique de voir que même lui est comme tout le monde : il ne peut même pas voyager avec ses armes !

Il ose confier le sabre le plus important de sa vie à une compagnie aérienne, et il fait bien apparemment. En effet, à l’arrivée sur Tatooine, tout est là et tout va bien. Il peut donc retourner voir son amie la mécanicienne qui lui a promis un remplacement pour le Razor Crest. C’est vrai qu’il n’a plus de vaisseau et que c’est quand même embêtant. S’il espérait pouvoir repartir de Tatooine avec son nouveau vaisseau, il découvre bien vite que ce n’est pas le cas.

J’étais content de retrouver la mécanicienne/garagiste, mais bon, le vaisseau qu’elle lui propose est encore en pièces détachées et c’est sans surprise que Din refuse dans un premier temps leur deal. Seulement voilà, elle réussit à le convaincre qu’une fois le vaisseau monté, il changera peut-être d’avis. Voilà donc Din qui s’embarque dans une construction de vaisseau bien différente de ce à quoi on s’attendait. On sait au moins ce qu’il a pour objectif désormais : construire un vaisseau avec son amie qui n’a jamais quitté Tatooine.

Les scènes sont intéressantes et pleine d’humour, alors ça change un peu. Elles nous ramènent aussi les Jawas, avec la révélation que la garagiste bosse avec eux depuis qu’elle est sortie avec un. Quel enfer, ça semble super problématique comme relation, mais on va faire comme si. Grâce aux Jawas qui ramènent des pièces détachées volées d’un peu partout, le vaisseau peut rapidement prendre forme.

De partout ? Oui, mais aussi et surtout du trafic d’épices de la société Pyke, celle qui a son importance dans la série que je suis en train de regarder parce que non, je ne suis toujours pas devant The Mandalorian. Je vais avoir du mal à m’en remettre quand même, mais j’imagine que c’est tout le problème de la liberté accordée par Disney à ses équipes. Nous ne sommes pas face à une série télé classique, chacun fait bien ce qu’il veut. M’enfin tout de même, proposer un épisode d’une autre série au sein d’une deuxième, c’est une première.

Bref, revenons-en à la critique : le nouveau vaisseau de Mando décolle. On sent que l’objet n’est pas super stable au départ, mais tout finit par fonctionner correctement, malgré des vibrations. Le vaisseau est rapide, maniable, précis et ça fait plaisir de voir le Mandalorian aux commandes d’un nouveau vaisseau qui le mènera probablement vers de nouvelles aventures très funs. En plus, la série passe aussi par l’humour, avec un clin d’œil sympa quand le Mandalorian retrouve un passager enfant du vol commercial juste après.

Tout allait un peu trop bien pour lui : il finit donc par être repéré par la police de l’air, après avoir commis plusieurs infractions. Je vois bien que je passe à côté d’un bon gros fan service là, mais je ne vais pas l’expliciter puisque je n’ai pas toute la référence. Tant pis : reconnu et mis à mal, Mando finit par s’enfuir et retourne finalement sur Tatooine.

Comme je m’y attendais, de retour au garage, il reçoit la visite de Fennec qui vient l’embaucher car elle a besoin de muscles pour la guerre à venir. Boba n’aura même pas à payer Din, en plus, parce que notre Mandalorian est prêt à bosser gratuitement si c’est pour lui. Avant ça, il veut toutefois passer voir Grogu ce qui donne beaucoup, beaucoup, plus envie de voir la saison 3 de The Mandalorian que la suite de The Book of the personnage si important qu’il est absent de tout le cinquième épisode de la série ????

Non, vraiment, c’était le premier épisode de la saison 3 de The Mandalorian qui faisait un mini crossover avec la série, pas l’inverse, et ça m’a beaucoup déconnecté parce que j’attendais vraiment le retour des personnages de cette série… pour rien. En plus, ça ne fait que montrer à quel point la première série est mieux que la deuxième ?

The Book of Boba Fett – S01E04

Chapter 4 – The Gathering Storm – 15/20
Il reste un certain nombre de lenteurs dans l’épisode de cette semaine, mais je suis davantage intéressé par les deux parties de ce scénario. Le plus important est surtout que je retrouve la réalisation impeccable que j’attends de la série alors que les enjeux de cette saison se clarifient peu  peu – sans être pour autant aussi exceptionnels que ce qu’ils pourraient et devraient être, je trouve.

Spoilers

L’épisode révèle enfin comment les chemins de Boba et Fennec se sont croisés.

I want you to help me.

Ben voilà, j’ai réussi à voir davantage de séries tout au long de la semaine ; en contrepartie, je n’ai rien pris le temps de voir du week-end. C’est un peu faux, il me reste aussi une critique de Walker à écrire à un moment ou un autre. En attendant, j’avais quand même envie de terminer mon programme d’hebdos, et j’ai donc lancé cet épisode avant que minuit ne sonne, comme ça, j’ai la satisfaction d’avoir tout vu.

L’épisode débute par un flashback, puisque Boba est retourné dans son pod. On en a très peu eu la semaine dernière, alors ce n’est pas étonnant… Par contre, l’épisode commence assez mal pour moi qui le regarde tardivement dans la journée. Difficile de ne pas avoir envie de piquer du nez quand on voit Boba traverser le désert pendant un temps interminable. Au moins, on sait que le personnage se fait chier dans sa journée avec sa monture, hein. Le seul problème, c’est qu’à force, nous aussi.

Bref, ça partait mal cette semaine et heureusement, la nuit a fini par tomber sur le désert, comme ça, il a pu suivre une étrange lumière dans le ciel – pendant que moi, j’ajustais justement mes lumières. La lumière le mène à rencontrer Fennec, et je trouve que c’est une excellente chose. En effet, ça permet enfin de comprendre comment ces deux-là se sont rencontrés et pourquoi leur duo fonctionne si bien.

Et en plus, ça signifie qu’on aura plus de Fennec dans les épisodes, ce qui est un vrai plus. En tout cas, Boba la rencontre certes, mais elle est inconsciente dans le désert. Il décide de lui sauver la vie et de l’emmener avec lui jusqu’à… je ne sais pas trop. Il débarque dans ce qui ressemble à une boîte de nuit si l’on en croit la musique (est-ce toujours l’univers de Star Wars ?), un laboratoire high-tech si l’on en croit le scénario. Le but est d’apporter des modifications à Fennec afin qu’elle puisse survivre, car elle est sur le point de mourir et qu’apparemment, Boba n’a pas envie que ça arrive.

Allez comprendre pourquoi ! Une seule chose est sûre : Fennec se fait opérer de tous les côtés par un type avec des dreadlocks qui considère qu’il vient de créer une superbe machine. Il décide ainsi de ne pas recoudre Fennec, alors qu’elle est pleine de câbles et de boulons désormais. Le réveil est sympathique pour elle : elle est allongée dans le sable – pas sûr que ce soit génial quand on a le ventre ouvert ??? – et se rend compte qu’elle a été modifiée quand elle était inconsciente.

Ben super. Elle n’est pas ravie de savoir qu’elle a subi tout ça, mais au moins, elle est en vie, ce n’est pas si mal. Son réveil permet aussi à Boba de révéler qu’il sait très bien à qui il a affaire : une tueuse à gage dont la tête est à prix. L’argent n’est toutefois pas ce qui intéresse Boba, qui prend même le risque de lui révéler son véritable prénom. C’est l’occasion pour nous d’avoir confirmation que la nouvelle de la mort de Boba s’est déjà répandu.

Que veut Boba si ce n’est pas de l’argent ? Son vaisseau, bien sûr. Le problème, c’est que le vaisseau a été récupéré par Jabba le Hutt. Evidemment. En échange de son aide, Fennec souhaite recouvrir sa liberté, et c’est largement suffisant pour Boba. Voilà donc nos deux héros qui partent en mission avec un objectif précis. Il était temps : ça redonne de bons enjeux et ça nous permet de découvrir qu’ils ont fait une excellente équipe dès le début ces deux-là. La mission qu’ils se donnent nous donne rapidement l’impression d’être devant une bonne série d’espionnage, et ça donne un meilleur look à la série.

Après, ce n’est pas glorieux pour les aliens de Jabba : ils ne sont pas foutus de voir une caméra qui fait de la lumière, apparemment ? Jamais dans l’abus. Une chose est sûre : Boba est sûr de lui avant même que la moitié de la mission soit en place. Il est persuadé qu’il récupèrera son vaisseau, au point de laisser partir sa monture et de se confier davantage à Fennec en attendant le retour de sa caméra-drone. Et bordel, elle est carrément pratique sa caméra : c’est un droid qui est capable de fournir des plans 3D avec l’emplacement des gardes, tout de même. ET PERSONNE NE L’A CAPTÉ ?

Ce n’est pas une sécurité maximale pour cette base, donc. Et ça se confirme quand notre duo de personnages réussit à s’infiltrer en passant par les canalisations, débarquant sans mal dans la cuisine. C’est plutôt sympathique comme scène, car ils font une nouvelle fois du bon travail d’équipe et qu’ils se débarrassent des cuisiners, puis de la « vermine » avec pas mal d’humour. J’avais vu sur Twitter que Kevin Tancharoen était derrière cet épisode… et je dois dire que ça se voit assez rapidement dans la mise en scène aussi. Sans que les chorégraphies ne soient brillantes dès le départ, tout est bien fluide.

La qualité Disney+ est de retour, ça fait plaisir. Et ça fait plaisir aussi de voir à nouveau Ming-Na dans des scènes d’action. Le duo n’a ainsi aucun mal à retrouver le vaisseau de Boba et à s’en emparer… mais Boba a beau être un super pilote, il a un problème de taille : le hangar dans lequel est son vaisseau est complètement fermé. Il peut heureusement compter sur Fennec : grâce à elle et à ses astuces, il parvient ainsi à s’enfuir. La scène d’action était sympa au passage.

Par contre, je suis assez déçu : cette scène a beau être géniale, je ne vois pas trop ce qui décide Fennec à rester ensuite auprès de Boba. Pourtant, elle lui annonce quasiment aussitôt sa décision, parlant d’abord de la « prochaine fois » où ils s’en tiendront au plan avant d’expliciter son intention. C’est un peu gros : ils ont beau faire une bonne équipe, rien ne justifie qu’elle prenne cette décision a priori ? En plus, dans le présent, elle est totalement à ses ordres, alors qu’on voit bien qu’ils devraient plutôt être égaux ? Ou même qu’elle est plus forte et maligne que lui ?

Allez comprendre. En attendant, Boba décide d’aller venger ses amis morts à l’épisode précédent avant de mener une quête sentimentale pleine de fan-service. Il se rend à nouveau auprès du Sarlac, et même carrément dans celui-ci, pour retrouver son armure. On sait déjà qu’il y parviendra, mais il faut encore savoir comment. Il y a au passage une bonne péripétie et scène d’action quand le monstre se réveille et tente d’avaler Boba et Fennec dans le vaisseau.

Cela lui ferait un meilleur repas que la bombe qu’il finit par avaler. Une fois de plus, Fennec sauve la vie de Boba… mais ils ne retrouvent pas l’armure recherchée. Qu’à cela ne tienne : en attendant, ils discutent un peu de ce dont il a vraiment besoin, un pod pour survivre et ne plus avoir de cicatrices déjà, une partenaire ensuite. La conversation était intéressante et apprendre que la loyauté suffisait à convaincre Fennec de bosser pour lui était sympathique.

Et apparemment, voilà que nous avons déjà fait le tour des flashbacks : Boba se réveille dans le présent sans la moindre cicatrice. C’est donc après un bon lifting qu’il se rend dans le casino-bar habituel des épisodes précédents. Il débarque pile à temps pour le Krrsantan faire un petit massacre… sans la moindre raison ? L’hôte des lieux parvient toutefois à le calmer avec un petit discours marrant à observer – et pas assez efficace, aussi. Le Krrsantan n’hésite ainsi pas à arracher le bras d’un homme qu’elle essayait de sauver. Cela n’empêche pas Boba de nous l’embaucher en moins de deux.

En parallèle, Fennec invite tout un tas des bras droits de Jabba à un petit dîner ayant pour but de faire respecter Boba davantage. Il y a du boulot, tout de même. Ce n’est toutefois pas impossible, même si un bon nombre d’entre eux continue de remettre en question son autorité. Il a la meilleure réponse à leur fournir : la menace, évidemment. Sous la table de leur dîner, il y a un monstre qui attend de quoi manger. Cela aide cette bande de criminels et de petits chefs à se ranger derrière Boba, surtout que tout ce qu’il leur demande est de rester neutre dans son conflit face au Syndicat, même pas de lui venir en aide.

Boba n’est pas complètement inconscient pour autant : il ne leur fait pas entièrement confiance, mais il sait que son offre est meilleure que celle du Syndicat. La guerre peut donc commencer à se préparer tranquillement : il ne reste plus qu’à trouver des muscles pour les aider lui et Fennec à gagner la guerre.

The Book of Boba Fett – S01E03

Chapter 3 – The Street of Mos Espa – 13/20
Je dirais bien que je suis déçu, mais pour avoir de la déception, il aurait fallu que j’attende quelque chose vraiment de l’épisode. Concrètement, il s’agit d’un épisode de transition entre deux phases pour la série, mais le problème n’est pas là : le problème vient de nouveaux acteurs qui peinent à me convaincre, de faux raccords bien visibles et d’effets spéciaux grossiers. Je regarde la série principalement pour sa qualité visuelle. Si elle se met à la perdre, ça va me poser un problème. Bref, c’était bizarre cette impression d’un épisode bâclé.

Spoilers

Boba doit se faire respecter des petites frappes de Mos Espa.

Keep an eye on them. Sorry, it’s an expression.

Oh, c’est reparti pour un épisode de seulement trente-neuf minutes, moins le générique de fin, moins le bien long résumé de l’épisode précédent. Si j’avais su, je me serais sûrement lancé plus tôt dans le visionnage, mais c’est tout le problème de Disney + dont les épisodes sont toujours de durée variable.

En tout cas, me voilà parti pour un épisode 3 qui commence par une araignée peu réjouissante à voir. Nous sommes de retour dans le présent où un droïd explique à Boba la répartition du pouvoir de la région. Oui, oui, nous sommes en pleine géopolitique et Boba comprend que Jabba ne tenait position que partiellement en tant que leader : il y a des clans et des familles qui veulent à présent le tester.

Ce devrait m’intéresser tout ça, mais franchement, j’ai trouvé la manière d’introduire tout ça franchement peu prenante. C’était bien mieux quand un simple habitant vient faire remarquer à Boba qu’il n’a aucune autorité et que personne ne le respecte. J’ai trouvé que ça apportait un bon humour à la scène, avant d’introduire l’intrigue de l’épisode : des mi-hommes, mi-robots mettent au défi l’autorité de Boba en embêtant un des hommes vivant sur les terres qu’il est supposé contrôler, lui volant son eau, qu’il produit.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour donner à Boba l’envie d’enquêter, mais apprendre que l’homme lui paiera le double de son tribut si le problème se règle vite semble le motiver tout de même encore plus. Il se retrouve assez vite à fréquenter les quartiers mal famés du district ouvrier de la ville et à trouver les voleurs d’eau. Ce n’est pas bien compliqué et ils n’ont effectivement aucun respect pour lui, l’appelant le vieux et ayant bien du cran face à lui.

Quand une femme lui fait remarquer qu’ils ne risquent pas de trouver du boulot pour payer leur eau, Boba décide de les embaucher. Cela ne plaît pas tellement à l’homme qui lui avait demandé d’enquêter, mais il va devoir apprendre à s’en contenter. De manière autoritaire, Boba lui fait en effet remarquer que ses prix de vente de l’eau sont trop élevés et que c’est intenable. Il ne rembourse que partiellement le vol, le force à baisser ses prix et recrute donc les voleurs d’eau.

Boba peut donc rentrer tranquillement chez lui et dans son pod à souvenir… mais sa nuit est interrompue : il se réveille pour faire face à une sorte de Chewbacca un brin plus balèze et plus armé. En flashback, cet épisode insiste pour nous montrer l’enfance de Boba. On en a eu des images à chaque épisode, mais c’est encore trop flou pour savoir quoi en tirer. L’enfant qu’il était avait une sacrée vue sur une ville futuriste et regardait des vaisseaux partir régulièrement. Allez savoir.

Une fois adulte, mais toujours en flashbacks, on retrouve Boba dans sa nouvelle position de petit lord du désert, là. A dos de mammouths (écoutez, je ne connais pas les noms des créatures de Star Wars, j’avoue), il se rend donc en ville pour s’assurer que l’on paie bien les Tusken pour la protection qu’ils fournissent sur leur territoire. Le problème, c’est que l’extra-terrestre à qui il a affaire lui fait remarquer qu’il paie déjà une protection à un autre groupe pour les mêmes terres.

Voilà qui donne rapidement un objectif à Boba du coup : il est bon pour aller s’attaquer à ce second groupe qui empiète sur le territoire de ses amis. Pas de bol, alors qu’il rentre au bercail, il aperçoit au loin de la fumée et comprend bien vite qu’il est trop tard. Pendant son absence, tout son village a été ravagé. Et dire qu’il se pensait plus fort que l’autre groupe… Les cadavres jonchent le sol là, c’est terrible.

Et ça l’est d’autant plus que le crime est signé : les hommes que Boba avait vu piller une maison il y a deux épisodes semblent derrière ce massacre. Nous voilà donc probablement parti pour une histoire de vengeance, mais avant ça, il nous faut un montage longuet nous montrant Boba brûler les derniers souvenirs possibles de ses amis.

C’est donc là que le Chewbacca (qui n’en est pas un, je sais) débarque pour réveiller Boba. Et autant dire qu’il ne fait qu’une bouchée de Boba en slip, même si celui-ci se défend plutôt pas mal. Au moment où il est sur le point de mourir, il peut s’avérer heureux d’avoir recruté du nouveau personnel. Si Fennec est introuvable, ce sont en effet les nouveaux qui débarquent pour sauver de justesse Boba.

A eux tous, ils ne sont encore pas tout à fait suffisants, et même les gardes habituels prennent cher à se faire bouffer par ce Chewbacca enragé – désolé, mais je ne peux trouver de meilleurs termes là. Par chance, Fennec finit par redébarquer et emprisonner ce nouvel assassin – Krrsantan ? – sous le trône de son maître.

Bien que non signé, le message vient clairement des jumeaux et Fennec le fait remarquer. Elle conseille aussi à Boba d’attendre sagement la suite pour voir si le jeu de leurs ennemis sera plus visible ensuite. Et il l’est rapidement : les jumeaux débarquent pour s’excuser d’avoir envoyé un assassin, offre un tribut bien à eux et expliquent à Boba qu’ils ne restent pas sur Tatooine, un caillou sans valeur.

En effet, ils ont appris que le maire, Mok Shaiz, avait promis le territoire à un autre syndicat. Les jumeaux n’étant pas trop guerriers, ils décident de se barrer en laissant aussi le Krrsantan à Boba. Ce dernier décide de le libérer vite avant d’arranger un rendez-vous avec le maire, pour savoir ce qu’il en est. Avant d’en arriver là, il doit toutefois encore gérer son rancor, l’énorme monstre offert par les Hutt.

Je dis monstre, mais c’est une bestiole toute affective et touchante : elle est en pleine dépression et son gardien nous explique que c’est le genre de bête qui peut former un lien fort avec son propriétaire. Aussitôt, Boba envisage de faire de ce rancor sa monture. C’est original comme idée, mais ça pourrait effectivement asseoir assez vite son autorité. Et ça donnera une certaine classe au personnage, aussi. La bestiole semble se laisser assez vite apprivoiser et regretter le départ de son nouveau maître.

En effet, Boba, Fennec et leurs nouveaux hommes de main se rendent en ville pour aller voir le maire. Celui-ci tente bien de les faire patienter une vingtaine de jours, affirmant qu’il n’a pas de possibilités de rendez-vous avant. Ce n’est pas le genre de Boba d’attendre si longtemps, par contre. Quelques menaces de Fennec à la mairie suffisent à ce que leur réceptionniste préféré accepte d’envisager un rendez-vous avec le maire.

La vérité est toutefois que le type préfère s’enfuir et être poursuivi par les nouveaux hommes de main de Boba. On a droit au passage à un faux raccord vraiment grossier, puisqu’ils montent deux fois sur les engins leur servant à se lancer dans cette course poursuite. Et puis, avec les espèces de scooters volants de différentes couleurs, ils ressemblaient franchement à des Power Rangers. J’ai trouvé que le montage de l’épisode et les effets spéciaux n’étaient pas tellement à la hauteur cette semaine par rapport à d’habitude.

Tout faisait sacrément faux. Heureusement la musique était assez bonne pour que je reste concentré, mais il y avait trop d’amateurisme dans certains plans. Cela fait mal à dire par rapport à la qualité des épisodes précédents. En vérité, j’ai peu accroché au jeu de l’actrice censée être une badass recrutée par Boba.

Bon, sans trop de surprise, la course poursuite se finit par le réceptionniste de la mairie forcé de parler à Boba et d’expliquer que le maire est avec les Pykes – à qui il a vendu le territoire. L’épisode peut donc se terminer sur un faux-raccord dans les regards de Fennec (décidément) et la promesse d’une guerre contre les Pykes.

The Book of Boba Fett – S01E02

Chapter 2 – The Tribes of Tatooine – 16/20
La qualité esthétique de la série est toujours aussi incroyable que dans le premier épisode, et c’est bien suffisant pour nous scotcher trois quarts d’heure devant l’écran. Comme la semaine dernière et comme pour la série-mère, je me demande tout de même ce que cherche à raconter la série. Je passe un bon moment, hein, mais du côté des enjeux, je suis sceptique. Je me laisse transporter, mais vraiment, ça donne l’impression qu’on navigue à vue sans trop savoir quel est le but – et sans savoir exactement de quoi sera fait l’épisode suivant. Une sorte de gigantesque introduction à deux intrigues parallèles, peut-être, qui, j’espère, se croiseront un jour.

Spoilers

Fennec ramène son prisonnier à Boba – qui se remémore toujours son passé.

Well if he’s not gonna speak he no longer needs his head.

Bon, ce n’est pas forcément la série que j’ai le plus envie de regarder dans mes hebdos de cette semaine, mais elle a l’avantage d’avoir déjà une page saison de prête, donc je n’ai qu’à regarder, taper vite fait la critique et poster. Elle obtient donc la priorité sur les autres de manière bien improbable. Le résumé de l’épisode du jour en dit déjà beaucoup après un seul épisode : on voit bien que le Maire aura une importance à jouer. Cela spoile clairement l’introduction, mais bon.

En effet, la première scène à proprement parler de l’épisode, elle, nous remet tout de suite dans l’ambiance de ces séries-là, avec beaucoup d’effets spéciaux pour le décor – il était temps de savoir à quoi ressemble la base de Boba – et une longue introduction nous montrant Fennec arriver à la base avec son prisonnier, un assassin de Night Wind, des tueurs à gages.

Alors qu’on nous le présente comme un type robuste prêt à mourir, le type est finalement prêt à parler quand il est confronté à une mort inattendue qui risque de le voir dévoré par une bête inconnue – en tout cas, inconnue de moi. La bête n’existe pas, de toute manière, et sans surprise, le Night Wind révèle assez rapidement qu’il a été embauché par le Maire. Rien de bien étonnant après le résumé de l’épisode.

Sans surprise non plus, Boba Fett décide donc d’emmener le soldat du Night Wind directement auprès de son employeur, le maire. J’ai bien aimé la scène qui permet de nous faire une idée de la géopolitique de Tatooine et de l’organisation des administrations : exactement la même que partout sur Terre aujourd’hui, apparemment, avec un réceptionniste et un associé du maire bien peu utile.

Boba Fett n’a donc aucun mal à obtenir une entrevue avec Mok Shaiz, le maire, qui est ravi de pouvoir tuer un membre du Night Wind, exerçant en-dehors de sa juridiction. Le pauvre, survivre jusque-là juste pour ça, c’est triste. En tout cas, le maire paie finalement le tribut qu’il devait à Boba, afin de le remercier d’avoir joué correctement son rôle de chasseur de primes. C’était un peu ridicule, mais le but était surtout de faire avancer l’épisode vers la scène suivante : le Maire affirme qu’il n’est absolument pas responsable de ce qu’il s’est passé.

S’il n’est pas le commanditaire du meurtre de Boba, il souligne tout de même que Boba devrait être un peu mieux renseigné que ça. Intrigué, Boba retourne au bar du coin pour apprendre que « les jumeaux » réclament le trône de Jabba, qui leur revient de droit selon eux par héritage. Quand ils débarquent en ville juste après ça, il n’y a effectivement aucun doute : ils sont de la famille de Jabba et lui ressemblent fortement.

Malgré leur puissance supposée et le look absolument vomitif qui est le leur et qui est le même que Jabba, les grosses limaces que sont les jumeaux ne font absolument pas peur à Boba. Bien évidemment, il veut rester le « Daimyo » de son territoire et il n’hésite pas à le faire savoir aux Jumeaux. Ceux-ci viennent bien accompagnés, mais acceptent finalement de faire demi-tour, pour éviter un bain de sang, mauvais pour le business. Certes… mais ? C’est étonnant comme cette scène se déroule de manière bien fluide et peu problématique.

Après, personne n’est dupe : les Hutt n’acceptent que provisoirement la situation. Boba ne peut toutefois pas les tuer sans permission d’après Fennec. Bien.

Bien évidemment, l’épisode reprend également ensuite l’intrigue en flashback, dont je disais qu’elle me passionnait plus la semaine dernière. C’est rare que ça fonctionne ainsi dans ce genre de série où les flashbacks s’essoufflent vite. Le vrai problème est surtout qu’on nous raconte deux histoires à la fois et que c’est rare que ça serve vraiment à quelque chose.

Ici, je peine encore à voir l’intérêt d’avoir les deux histoires en parallèle, mais peut-être que ça finira par avoir du sens. Si ça ne devait pas le faire, eh bien, au moins, ça permet de mieux connaître l’univers de la série et de la saga. C’est toujours cool d’y passer un peu de temps de toute manière. Bref, en flashback, donc, nous retrouvons Boba parfaitement accepté par sa nouvelle communauté. Nous en sommes désormais au point où ils tentent de communiquer entre eux lors d’un entraînement au maniement d’une arme.

L’entraînement est toutefois interrompu par le passage d’un train plein de soldats. C’est particulièrement meurtrier pour la communauté : des soldats tirent quelques coups de laser depuis le train et nous tuent des extra-terrestres que Boba a pour instinct de protéger. Si je ne peux pas dire que ça me passionne à 100%, je dois bien avouer que la qualité des effets spéciaux, des images et des jeux d’acteur est assez plaisante. Et puis, contrairement au Mandalorian, cette fois, on a le visage de l’acteur auquel se raccrocher.

Après l’enterrement de ses nouveaux amis, celui-ci est plus que résolu à arrêter le train lors de la nuit. Il s’embarque donc dans un petit périple nocturne afin d’arrêter le train définitivement. La série permet alors d’explorer une fois de plus l’univers Star Wars à cette occasion.

Nous sommes donc emmenés dans une taverne où des soldats font leur loi et sont de bons gros connards avec les clients. En fait, ils vont jusqu’à tabasser un type qui voulait se la jouer héroïque sans trop de raison… et c’est le moment que choisit Boba Fett pour se pointer. Le passage à tabac s’arrête aussitôt pour virer à la grosse baston. Je ne vois pas bien comment l’arrivée d’un type peut à ce point mettre un terme aux agissements des soldats, mais admettons.

Quant à la scène d’action qui suit, ben… la chorégraphie du combat est toujours aussi fluide que dans le premier épisode, c’est top à regarder. Au moins, la qualité technique est vraiment là dans cette série, c’est chouette. Tout cela permet finalement à Boba de rentrer au campement avec les scooters des méchants soldats qu’il vient de massacrer facilement. Par scooters, il faut comprendre évidemment qu’il ramène de vrais vaisseaux de guerre.

Si toute sa nouvelle communauté a pour instinct de détruire ces appareils, il leur explique qu’il peut leur apprendre à s’en servir et que grâce à ça, ils arrêteront le train. Oui, oui, la scène suivante voit Boba s’improviser prof de conduite et faire ce qu’il peut pour entraîner tous ses nouveaux amis comme il peut. Il leur apprend même à sauter d’un vaisseau à l’autre, et c’est plutôt marrant à voir. J’aime bien cette scène, et j’aime bien à quel point la série nous présente une intrigue qui peut être vite résolue. Là encore, c’est efficace à bien des égards et on passe un bon moment, divertissant.

Si Boba maîtrise les véhicules de l’espace, il n’est pas excellent quand il s’agit du combat au bâton, et ça aussi, la série n’oublie pas de nous le montrer. Il fallait bien combler le temps avant le retour du train. Quand celui-ci arrive, tout le monde est déjà prêt pour l’accueillir comme il faut. On ne sait pas bien pourquoi ce train s’éclate tant à s’attaquer à cette communauté, mais il y a une certitude : ils visent vraiment bien.

Ils arrivent donc encore à provoquer quelques pertes, y compris sur les vaisseaux ramenés par Boba. Ce dernier perd lui aussi son propre vaisseau alors qu’il organise un véritable raid du train. L’abordage est plutôt sympathique à voir : difficile de détacher se syeux de ce genre de scènes d’action où tout se déroule de manière bien fluide (encore une fois, oui) et où les effets spéciaux permettent la mise en scène de moments superbes.

Nos héros peuvent donc monter sur le toit du train assez vite, et c’est tout un combat qui s’y déroule. Boba et ses amis s’attaquent enfin aux soldats qui cherchaient à les tuer, et ça part dans tous les sens. On a quelques explosions, des hommes qui tombent par-dessus bord, un pilote droïde totalement dépassé par les événements qui accélère toujours plus, des explosions encore, une mise en danger de la vie du héros (qui survivra de toute manière, on le sait) et enfin, après de longues minutes d’action, le déraillement du train.

Les alliés de Boba en profitent pour faire quelques prisonniers et pour piller le train. Une fois de plus, Boba est bien aidé dans cette scène par un membre de la communauté qui reste cagoulé. Inévitablement, je me demande si c’est Fennec, mais c’est de toute manière trop tôt pour avoir une telle révélation. À la place, nous voyons Boba épargner les prisonniers mais leur proposer une horrible journée de marche dans le désert – sans la moindre réserve d’eau bien sûr.

Bon, il leur donne des melons noirs pour qu’ils arrivent à destination et fassent passer un message clair : la tribu Tusken, la sienne désormais, considère le désert – la Mer de Dune – comme ses terres et tient à ce que le monde entier le sache. Le train ne pourra plus passer par-là sans payer. Quant à la tribu Tusken, ils sont bien contents de trouver quelques épices et le réservoir d’eau du train.

Grâce à Boba, qu’ils voient en héros, ils ont donc d’un coup plus de pouvoir et d’armement. En échange, ils offrent à Boba un cadeau bien étrange : un lézard qui rentre en lui pour le guider de l’intérieur. Bon dieu, ça a l’air particulièrement désagréable comme sensation, et ça nous laisse Boba complètement drogué. Il a toute une vision pour le guider, cela dit : on le voit s’approcher d’un arbre qui finit par l’étouffer et lui rappeler le moment qu’il a passé dans les entrailles de la bestiole au tout début de la série.

Si tout ça est très esthétique et joli à regarder, je ne suis pas certain de bien comprendre le sens de la vision. Ce sera probablement expliqué explicitement de toute manière. Ce qui compte, c’est que Boba parvient à revenir au campement Tusken le lendemain matin, avec une branche de l’arbre. Une fois de retour, il peut même rendre le lézard qui sort de lui comme si de rien n’était. Le chef Tusken semble ravi du retour de Boba. Avec sa branche, il est désormais l’un des leurs, je crois.

Nous suivons ainsi une scène symbolique où Boba se fait habiller par les Tusken. C’était un peu longuet, mais ça avait la classe de découvrir le nouveau look du personnage, encapuchonné de noir, mais avec une capuche qui ne cache pas ses nombreuses cicatrices (il doit passer des heures au maquillage putain). Il est ensuite mené par un enfant vers un autre point du désert où sa branche est transformée en arme. Je m’y attendais, un peu, mais ça reste sympa comme scène. Boba travaille lui-même le bois, sous les instructions d’un Tusken, jusqu’à ce que la branche devienne une véritable arme. Soit.

Il faut encore étrenner cette arme, cependant, et ça finit par se faire autour d’un petit feu de camp et d’un entraînement/danse au coin du feu. Alors, d’accord, mais si ce n’était pas dans Star Wars, on dirait probablement qu’on ne voit pas bien l’intérêt de tout ça. Ce haka est sympathique et nous montre que Boba fait vraiment partie de cette communauté en tout cas. De là à terminer sur cette scène… Eh, ça manque d’un cliffhanger et d’enjeux, quoi.