Chapter 1 – Stranger in a Strange Land – 16/20
Un bon début de saison, mais qui ne permet pas encore tout à fait de se faire une idée de ce que réservera la série. On y retrouve les personnages, les codes esthétiques de la saga et du Mandalorian, ce qui aide à entrer dans l’univers, mais j’espère que les scénaristes trouveront vite un fil rouge à ce qu’ils veulent raconter car, pour le moment, ça peine à m’intéresser pleinement. Oui, malgré ça, c’est un 16/20 : les effets spéciaux sont dingues, les acteurs géniaux et on ne s’ennuie pas. J’attends davantage d’enjeux, mais j’ai l’habitude désormais.
Spoilers
Boba doit s’imposer après avoir repris la place de Jabba, mais il est aussi tourmenté par son passé.
Things would go a lot smoother if you accept their ways
Honnêtement, je ne sais toujours pas bien ce que je fous dans l’univers de Star Wars et de ses séries alors que je connais si mal les films des premières trilogies. Malgré tout, j’ai fini par accrocher beaucoup à The Mandalorian et j’aime les personnages de cette nouvelle série, alors je considère que j’ai ma place ici. Ne vous attendez juste pas à une critique qui vous éclairera sur les films et sur toute la mythologie, ce n’est pas mon genre.
Par exemple, j’ai eu du mal à comprendre le début de la série qui voit un homme – Boba Fett sans son armure, donc – dans un pod s’enchaîner quelques flahsbacks autour d’un casque célèbre, avant qu’on ne suive Boba Fett en armure en train de se réveiller dans ce qui ressemble fort aux boyaux d’un animal. Parmi ceux-ci, il y a également un Stormtrooper. Pas de quoi s’inquiéter pour Boba cependant : il parvient à s’extirper de cette situation périlleuse en utilisant un laser dans son bras.
OMG. Attendez, je sais ce qu’on nous montre là ! Dans les films, il finissait mort avalé par je-ne-sais-plus-comment-ça-s’appelle (le Sarlacc) en plein désert. Et là, il est affalé dans le désert ? Est-ce qu’on nous fait le lien entre les films et le Mandalorian ? Est-ce qu’on ne verra pas Fennec de l’épisode ? Je suis triste si c’est le cas. Oui, je sais, j’ai commencé par dire que je n’expliquerai rien des films, et bam, je le fais déjà.
Bon, en tout cas, s’affaler dans le désert, ce n’est pas une bonne idée. Il est vite dépossédé de tous ses biens pendant la nuit, y compris de son armure, avant d’être retrouvé et réveillé en pleine tempête de sable. Malgré sa faiblesse et sa déshydratation évidente, on le fait esclave ou prisonnier, et on le fait marcher dans le désert, d’abord sous une tempête de sable (j’imagine qu’il y a beaucoup d’effets spéciaux, sinon pauvre acteur), puis sous un soleil accablant. Pas étonnant qu’il finisse par s’évanouir et être traîné au sol, les mains liées. Bon, sept minutes et toujours pas une ligne de dialogue. Pas de doute, nous sommes devant une série Star Wars.
Pas de générique pour ce début, juste un encart avec le titre… Je mise beaucoup sur le générique de fin, cependant. À son réveil, Boba se fait tabasser par ceux qui viennent pourtant de lui sauver la vie et de l’extirper du désert. Je n’ai pas assez de connaissance en Star Wars pour être tout excité de reconnaître qui fait ça ou non, par contre. Ce qui est sûr, c’est qu’il se réveille à nouveau prisonnier, mais plus seul prisonnier. Son geôlier, autour d’un feu de camp, n’apprécie pas trop de le voir essayer de s’échapper, même s’il n’est jamais qu’une grosse bestiole extraterrestre.
Il en faut plus pue ça pour faire peur à Boba, cependant : il se libère de ses liens sans mal et propose au Rodien de le libérer lui aussi. Ce n’est pas exactement ce qu’attendait de lui ce Rodien apparemment : au contraire, il prévient aussitôt le reste du campement de ce qui est en train de se passer. Boba s’échappe donc, épargne au passage la vie d’un enfant (je crois ?) avant de s’enfuir. La course poursuite n’est que de courte durée : il est rattrapé par un extra-terrestre, puis forcé de se confronter en duel avec l’une des personnes du campement.
Même s’il gagnait ce combat, il y en a encore beaucoup d’autres avec elle, cependant. Je dis elle car la silhouette est féminine malgré le masque et les lunettes et le capuchon et tout ce qu’il faut pour qu’on ne sache pas de qui il s’agit. Une chose est sûre : elle gagne son combat contre Boba Fett, qui est à nouveau tabassé pour faire bonne mesure… avant d’être abandonné ?
C’est du moins ce qu’on nous laisse supposer, alors que cet immense flashback de douze minutes s’interrompt enfin. En effet, Fennec décide de réveiller son patron, qui est dans un pod comme vu en début d’épisode. J’imagine que le but est de se soigner de quelques blessures ? Il n’est en tout cas pas ravi de recommencer à faire des cauchemars, mais Fennec ne lui laisse pas le temps de s’appesantir là-dessus.
Au contraire, elle lui annonce qu’ils ont des rendez-vous importants à assurer. Il n’en faut pas plus pour que Boba renfile son armure et monte sur le trône de Jabba à nouveau. S’ensuit un défilé d’extraterrestres qui sont tous des officiels censés venir s’incliner devant le nouveau Lord du crime. Oui, censé. Tous ne reconnaissent pas encore Boba comme un seigneur, apparemment. Il y en a même un pour attendre un tribut de la part de Boba. Ce n’est pas exactement comme ça que fonctionne le crime organisé.
Il est en tout cas intéressant de suivre la dynamique qui s’établit dans cette scène entre Boba, le boss, et Fennec, la tête pensante des opérations, en soi. Oh, elle est impulsive et a besoin qu’on la calme, certes, mais elle a les meilleures idées déjà. Après les officiels, Boba se retrouve avec de nouveaux employés : les anciens gardes du corps de Jabba débarquent eux aussi. Boba leur laisse la vie sauve, en échange du service de ces deux gardes extraterrestres.
Bon, soit. Il les embarque ensuite en ville pour se présentant en tant que remplaçant de Jabba auprès des différents intermédiaires qu’il avait. Nous le voyons donc rencontrer Garsa Fwip et gérer tout ça comme il peut. C’est plutôt intéressant, mais c’est encore trop calme.
Nous sommes dans une série d’action, et personne ne l’oublie : ils sont à peine sorti de cet établissement respectable que les deux gardes de Boba disparaissent derrière lui. Il ne s’en rend pas compte, plongé dans une conversation avec Fennec, et paf, les deux sont pris en embuscade. Difficile de savoir par qui, à ce stade.
Nous les voyons en tout cas en difficultés jusqu’à ce que les deux gardes redébarquent d’on ne sait où pour les aider. Les quatre personnages parviennent assez bien à s’en tirer en tout cas : ils mettent en fuite les assaillants. Bon, malgré tout, Boba finit à terre et demande à ses gardes de les ramener dans son pod. Fennec, elle, se lance dans une course poursuite qui nous montre qu’elle maîtrise vraiment bien le parkour.
Comme d’habitude, Disney + ne lésine pas sur les moyens niveau scène d’action. C’est très fluide et beau à suivre, et ça fait plaisir des séries de qualité comme ça. Bien vite, Fennec parvient donc à faire un prisonnier, à la demande de son boss. Ce dernier retourne dans son pod où il reprend son cauchemar où il l’avait laissé.
Finalement, il n’a pas été laissé à l’abandon au milieu du désert : on l’a juste ramené au feu de camp où il était déjà prisonnier en début d’épisode, et on lui fait refaire une nouvelle randonnée mains liées, mais avec son nouveau compagnon de galère. Je ne sais pas si on peut appeler ça un compagnon cela dit, vu comment il l’a balancé sans hésiter.
En chemin, ils assistent au pillage de Tatooine, puis sont forcés de creuser dans le sable pour se mettre à la recherche d’eau à boire. Oh, pas pour eux cela dit, pour leur boss. L e problème, c’est que Boba est moins fort que son co-prisonnier, et moins docile aussi. Il n’hésite pas à boire une partie de ce qu’il trouve, n’en déplaise à son geôlier. Ce dernier n’hésite pas à donner sa ration d’eau à son animal de compagnie plutôt qu’à Boba.
Sans surprise, quoi. Il est plus surprenant de voir Boba et son coprisonnier déterrer un véritable mastodonte du sable. Le premier prisonnier ne fait pas long feu, pas plus que le « chien de garde » du geôlier, pas plus que le geôlier. Bon, si, plus que le geôlier : celui-ci est sauvé de justesse par Boba. Oui, Boba parvient à se libérer de ses liens et à nous tuer la bestiole monstrueuse, sauvant de justesse la vie de l’enfant qui le retenait prisonnier.
Celui-ci peut revenir victorieux au campement, avec la tête du monstre. Toute l’histoire est rapidement racontée à tout le monde, et ça permet à Boba d’obtenir les faveurs de ses geôliers. Il peut même boire de l’eau. Eh, classe ou pas ?
Plutôt classe. En plus, on a exactement le même générique de fin que pour The Mandalorian, avec une musique qui sera vite entêtante et permet de découvrir les storyboards derrière la création de la série. C’est magnifique à observer. Par contre, j’ai un problème pour le moment avec la série : la construction en deux intrigues à la timeline différente, avec flashbacks, c’est du déjà vu et c’est rarement efficace sur du long terme.
En plus, on passe énormément de temps, les deux tiers de l’épisode, dans le passé cette semaine… et ça laisse peu de temps pour voir ce que le présent réserve comme intrigue. À voir, donc.




Bon, j’exagère, on n’a pas trop eu l’occasion de voir ce qu’il valait en tant que comique, alors qu’il est excellent. À la place, on le découvre dans le rôle dramatique de Georges, un père pas exceptionnel apparemment puisqu’il n’a pas vraiment le droit de voir son fils mourant à l’hôpital. Il est d’abord hyper touchant dans son dialogue avec Tommy, à qui il ne révèle pas la raison pour laquelle il n’a pas vu son fils depuis l’hospitalisation. C
e n’est pas si évident en plus, parce que nous sommes plutôt à nous remettre de ce qui est arrivé à Charles. En vrai, qu’est-ce qu’on en a à foutre de ce type larmoyant ? Sans son talent d’acteur, la réponse serait rien. Avec, et bien… On se prend au jeu, et ça rend violent le moment où il se révèle être un preneur d’otage qui n’hésite pas à sortir un pistolet en plein milieu d’un hôpital. Cela permet à l’acteur de révéler une autre facette de son jeu d’acteur, avec énormément de colère contenue qui se libère d’un coup. La scène est réussie en grande partie grâce à ce jeu crédible.
Le reste de l’intrigue le met bien sûr un peu de côté, puisqu’il est surtout là pour refléter le deuil que traverse Tommy au même moment. Il n’en reste pas moins un personnage-clé pour ce moment précis de l’histoire, puisque c’est son deuil à lui, qui devient finalement des retrouvailles avec son fils pas si mourant, qui permet à Tommy d’accepter pleinement le sien.
Et là encore, le passage des larmes au sourire d’avoir réussi son coup est tout de même sacrément chouette à observer, prouvant que l’acteur en a à revendre en lui. Un rôle pas évident, donc, dans lequel une fausse note n’est pas vraiment possible.
Vu aussi dans : Par où commencer avec cet acteur ? Je pense que la première fois que j’ai eu l’occasion de le voir, c’était dans Alias. Après tout, il est un des acteurs qui gravite souvent autour de JJ Abrams, avec également un petit rôle dans
D’ailleurs, quand on cherche un peu des infos ou des gifs le concernant, on en revient toujours à son personnage de Matt, qui est donc probablement son rôle le plus marquant.
Après une longue période où je ne le voyais plus trop sur mes écrans, je trouve qu’il redevient assez actif ces derniers temps. Outre
Là, il faisait plus un détour clin d’oeil qu’autre chose, mais ça confirmait qu’il avait la carrure pour l’humour.
Bref, j’espère que les américains lui redonneront rapidement un rôle quelque part, parce qu’il déchire à chaque fois et interprète toujours des personnages que j’aime bien.
L’info en + : En vrai de vrai, il aurait pu ne pas être ma performance de la semaine parce que je voulais aussi souligner le talent de Gina Torres. Concrètement, Greg Grunberg sert ici de renfort à son rôle en faisant le parallèle de son deuil, mais quel talent de dingue de la part de Gina Torres quand elle doit jouer une phase interminable de déni à travers lequel on lit encore son deuil.
Bref, exactement comme l’an dernier, où nous avions eu droit à un échec assez cuisant d’un Comic Con @home qui ne parvenait pas à avoir l’aura d’une édition en présence des acteurs, les organisateurs ont fait le choix de laisser tomber l’organisation cette année d’un événement avec du public. Oui, ça se comprend et oui, il y a de nouveau un @home, évidemment, mais il peine à me donner envie.
Côté séries et films, ainsi, on a quelques petits rendez-vous à noter tout de même : un panel Amazon demain – et un sur Motherland: Fort Salem, dommage que je ne sois pas à jour, on aura du Star Wars aussi, du Black Panther 2 pour nous spoiler samedi avec quelques images qui ne disent rien ; les panels de chacune des séries
M’enfin, vous aurez bien compris que je ne suis pas convaincu pour le moment.