Grey’s Anatomy – S19E15

Épisode 15 – Mama Who Bore Me – 16/20
Si la série est toujours aussi forte et semble inébranlable pour proposer de bonnes histoires quoiqu’il arrive en coulisses, j’ai l’impression que ce double épisode s’est beaucoup intéressé à des intrigues qui ne me plaisaient pas tellement. Le vrai point positif, toutefois, c’est que les graines plantées pour de nouvelles sont géniales et que j’ai bien l’impression que des pages qui m’ennuyaient se tournent avec cet épisode.

Spoilers

C’est le dernier jour de Maggie Pierce à l’hôpital, encore. C’est aussi celui de Kai, apparemment.


But. This is what people say before they abandoned you.

Je n’ai aucune résistance, purée. J’étais content de me dire que je pouvais attendre un peu avant de voir la suite de la série… et finalement, non. Tant qu’à faire, autant être à jour et s’éviter les spoilers. Bref, j’ai enchaîné, je n’y peux rien. L’épisode commence comme toujours par un détour chez les internes, avec Lucas qui prépare un super petit-déjeuner.

Contre toute attente, Amelia prête à Kai son laboratoire de l’hôpital… alors que c’est clairement pour que Kai puisse préparer son départ à Londres. Malgré ça, Amelia lui en veut tout de même de l’abandonner et elle lui fait bien sentir.

En parallèle, la série reprend évidemment la suite de l’intrigue Maggie/Winston. Moi, ça m’allait d’avoir Maggie à l’autre bout des USA et Winston à Seattle, mais ce n’est pas tellement ce que les scénaristes souhaitent faire apparemment : je ne le sens pas pour Winston à long terme, même si je sais bien que c’est Maggie qui va se barrer. Elle a eu l’opportunité d’une vie d’après elle, et ça passe par un déménagement forcé à Chicago.

Pourtant, le couple semble vouloir trouver une solution pour solidifier leur position. J’aime beaucoup ce que ça donne du personnage de Winston qui ne souhaite pas avoir un autre job grâce à Maggie maintenant qu’il commence à avoir du respect à Seattle. Bien sûr, une part de ce qu’il dit est égoïste, mais il n’a pas tort de souligner que le génie de Maggie lui donnera d’autres opportunités professionnelles et qu’elle ressemble beaucoup à sa mère biologique quand elle se comporte comme ça. De là à espérer qu’elle reste à Seattle ? Il tire un coup contre mon camp, là.

Cependant, j’ai aimé la suite de l’épisode qui voit Maggie demander conseil à Amelia. Les deux sœurs se retrouvent dans des situations inverses : Amelia a peur de se faire quitter et en veut à Kai de partir, Maggie souhaite partir, avec Winston qui lui en veut de partir… Et malgré tout, Amelia conseille à sa sœur de suivre ses rêves et de partir, tout simplement.

Cela ne me semble pas si facile. Il faut dire que l’hôpital entier semble souhaiter que Maggie reste : alors qu’elle est juste là pour rendre son badge et boucler les affaires, elle est interceptée par Simone qui a besoin de son aide pour une consultation. La consultation ne concerne pas vraiment la cardiologie pourtant : Simone a sympathisé avec une patiente dont elle soupçonne un cancer du sein.

Malheureusement, Maggie ne peut qu’aider à confirmer le diagnostic. L’intrigue semble peser pas mal Simone, parce qu’elle se reconnaît dans cette patiente. Elle sait toutefois se montrer présente pour elle, ce qui était beau à voir.

Bien sûr, Maggie doit aussi dire au revoir à Richard avant de partir. Celui-ci craignait qu’elle parte sans ça, mais ce ne serait pas tellement le genre de Maggie, franchement. Elle débarque donc dans son bureau pour l’engueuler, mais tombe finalement sur Catherine. J’aime bien la relation qui s’est tissée entre ces deux-là malgré des différends évidents avec le temps. C’est une bonne idée de les réunir dans la même pièce pour qu’elles envisagent la suite – et pour que Maggie soit rassurée aussi.

Ailleurs dans l’hôpital, Bailey continue de travailler comme elle peut malgré sa récente habitude d’être appelée non-stop parce qu’elle tue des bébés. Elle explique toutefois à Teddy que si elle est là, ça n’empêche pas sa vie d’être rendue bien compliquée avec deux ados coincés dans une chambre d’hôtel aux murs vides et une petite fille à gérer.

Elle ne la laisse pas à la garderie de l’hôpital, préférant l’emmener avec elle partout dans l’hôpital. Partout ? Non, elle ne peut évidemment pas l’emmener au bloc, alors elle la laisse à un interne. C’est un peu n’importe quoi cette affaire : Teddy la laisse partir avec Pru dans les couloirs comme si de rien n’était, franchement. Quant à l’interne qui se retrouve à jouer les babysitters, c’est évidemment Lucas. C’est un Shepard, après tout, il a plein de neveux et nièce. C’est une excuse débile, mais qu’est-ce que ça m’a fait rire pendant tout l’épisode – de Miranda qui trouve cette excuse pour lui confier à Pru qui se planque sous un bureau. Bon, par contre, on retarde les vrais problèmes dans l’intrigue Miranda, ça m’inquiète.

Si tout ça m’amuse, les internes commencent à être légèrement énervés de devoir servir d’assistants à tous les médecins de l’hôpital. En effet, dans l’épisode précédent, on suivait Grayson, le patient de 13 ans de Richard et Levi. Il revient dans cet épisode, histoire de justifier qu’il soit un double épisode. Moi qui espérais qu’on en saurait plus sur Jack de Station 19, je suis servi. Bref, l’idée de l’épisode, c’est que quand le gamin apprend devoir rester plus longtemps à l’hôpital, Levi se retrouve à vouloir rassurer Grayson en lui organisant sa Barmitsvah. Toujours à l’hôpital. Cela lui permettra d’avoir son grand-père.

Teddy accepte, bien sûr, mais c’est Kwan qui se retrouve à tout organiser. On se croirait en saison 2, sérieusement. Tout est donc rapidement organisé… mais Grayson est un adolescent qui est loin d’apprécier l’idée, forcément. Levi se retrouve à devoir faire face à son refus une fois que tout est organisé, alors que Kwan se débrouille pour s’arranger une meilleure option. Il vole ainsi la place de Mika sur une opération révolutionnaire.

En effet, la patiente d’Amelia dans l’épisode est paralysée suite à une mauvaise chute dans la douche, mais avec l’aide de Kai, Amelia lui propose une opération qui permettrait de lui rendre un peu de mobilité. Je n’ai pas trop accroché à la vie de la patiente – son frère qui la surveille trop et l’empêche de vivre à cause de son handicap – mais j’ai bien aimé l’idée de l’opération. En plus, ça permettait un bon rappel de la conversation Amelia/Maggie quand Amelia vient trouver Kai pour lui demander son aide.

Au bloc, on suit une Amelia déprimée par le départ de Kai et énervée par les solutions de Kwan à son problème, alors qu’Owen fait signe à Mika de ne pas rentrer dans le bloc. Si elle rate l’opération du siècle, c’est parce qu’elle est toujours épuisée par la vie qu’elle mène et qu’elle ne s’est pas réveillée de sa sieste de vingt minutes. Evidemment, Kwan a pris sa place à sa première erreur. Dure, la compétition. Mika promet de se venger, mais elle semble trop épuisée pour y parvenir… Je comprends qu’elle ne fasse pas peur à Kwan !

Finalement, Levi parvient à convaincre Grayson de faire sa Barmitsva – tout est bien qui finit bien. Tout finit même très bien quand Richard prend le temps de venir voir Levi et lui annoncer qu’après avoir réfléchi, la meilleure option pour la suite de sa carrière serait de considérer bosser avec et pour les enfants. Bim, le voilà qui envisage de devenir pédiatre. C’est clairement une excellente idée raccord avec ce que l’on sait du personnage ; y compris avant ce double épisode qui mettait lourdement en scène cette idée avec l’intrigue Grayson.

De son côté, Jules n’a pas dormi depuis deux jours, cela inquiète un peu Winston quand il l’apprend face à la patiente de l’épisode précédent – Nola. À l’inverse, Kwan n’en a rien à faire et se contente d’être méchamment honnête avec ce qu’il a de plus proche d’une petite amie, mais j’aime que les deux ne soient pas en couple, justement. Cela fonctionne bien, je trouve.

Malgré cette information sur Jules n’ayant pas dormi, Winston décide tout de même de lui enseigner quelques gestes médicaux au bloc. C’est sur Nola que Jules s’entraîne, parce que la patiente fait une rechute étrange qui panique bien nos médecins et sa meilleure amie. C’est dur, franchement. L’avantage, c’est que ça permet à Jules de souligner à Winston qu’il est un excellent professeur et qu’elle est contente qu’il ne parte pas à Chicago.

Le pauvre a au moins gagné ça. Le soir, il recroise Maggie qui a pris sa décision : elle ne se pense pas froide de partir, elle ne pense plus que son mari est couard. Toutefois, elle ne veut pas se voir non plus comme sa mère biologique : Eillis est restée pour son mari, sa mère adoptive est restée pour son mari… et ça s’est mal terminé dans les deux cas. Par conséquent, malgré son amour de Winston, Maggie décide de quitter Seattle. Ils s’aiment, mais voilà, la vie les sépare et ils ne semblent pas prêts à tester la relation à distance.

C’est tout de même bizarre de voir Maggie partir comme ça. J’espère que comme Avery ou Meredith, elle pourra revenir pour quelques épisodes de temps en temps… histoire qu’on la déteste à nouveau. Il faut bien ça, après tout. En attendant, je continue de détester Owen qui engueule Mika et la prive de bloc suite à son retard pour l’opération avec Kai. Vraiment, c’est un con.

L’opération avec l’aide de Kai ? Elle est un succès, évidemment, et ça finit par donner une idée à Amelia : faire en sorte que Kai reste à Seattle et bosse avec elle, ce qui est techniquement faisable. Kai serait une sacrée aide pour tout l’hôpital et Teddy est prête à considérer cette option et réunir des fonds pour ça. Malheureusement, Amelia ne réfléchit pas tellement à ce que souhaite Kai : c’est un peu violent d’avoir Kai qui explique à Amelia qu’elle ne pense qu’à elle, mais c’est entièrement vrai. Amelia n’a pas félicité Kai pour le job de ses rêves à Londres… et bim, la rupture devient inévitable.

Bon. Il faut bien que j’avoue que si Amelia parvient encore et toujours à me briser le cœur à chacune de ses scènes tristes, je passe totalement à côté de cette intrigue. Je n’ai jamais réussi à me faire à leur relation : je trouve que c’était trop mis de côté cette saison, et même la saison passée, je n’arrivais pas à voir leur alchimie. Et ça m’emmerde, parce que j’aurais aimé qu’Amelia reste avec Lincoln si c’est pour que tout finisse comme ça pour elle. Elle repart vraiment à la case départ : elle n’a plus Lincoln, elle n’a plus Owen. Avec qui vont-ils la foutre ? Kwan ? Cette série ne survit pas sans foutre ses personnages en couple avec les premiers venus, on le sait.

Bien sûr, on se retrouve à suivre l’histoire de Jo également. Elle emmène Luna à l’hôpital pour faire vérifier son audition, mais elle se sent soudainement stressée de tout ce qu’une surdité pourrait vouloir dire pour elle aussi – les adaptations nécessaires pour sa fille, la langue des signes à apprendre. Bon, ça ne devrait pas lui faire si peur, elle est médecin et a un cerveau de dingue, mais bon tout de même.

Le problème, c’est justement qu’elle est médecin. Elle envisage donc toutes les pires possibilités concernant ce qui arrive à Luna. Par chance, elle a toujours Lincoln pour s’occuper d’elles et les aider. Il se comporte en vrai papa avec Luna, l’air de rien, et j’ai aimé voir Jo lui demander de venir avec elle à la consultation du médecin.

L’avis médical n’est en revanche pas bon pour Luna : elle a effectivement une perte significative et progressive de l’audition. Il faut attendre encore un peu pour en savoir plus, car il faut continuer les examens pour en savoir plus. Jo est terrifiée par ce qui les attend et cette fois-ci, les mots rassurants de Lincoln ne parviennent pas à l’aider.

Elle l’envoie donc bouler en fin d’épisode. C’est frustrant comme tout, mais je la comprends clairement. Jo en a vu beaucoup trop pour une vie, Luna aussi. Le truc, c’est que Luna n’a pas encore appris à parler. J’aime le fait que ce soit souligné que les enfants prématurés développent parfois des problèmes médicaux – ça explique le pourquoi du comment… mais que c’est injuste !

La toute fin d’épisode voit toutefois Maggie faire son au revoir à Richard. J’ai aimé le cadeau qu’il lui fait, une miniature du banc où il a appris être son père, et l’au revoir à distance quand elle prend l’ascenseur. En revanche, la scène dans l’ascenseur avec les deux mères de Maggie qui sont avec elle et satisfaites de son choix, c’était lourd. Et juste comme ça, la série dit au revoir au personnage de Maggie Pierce. Elle a un meilleur épisode de départ que Meredith, finalement. Bordel, elle a même un double épisode ?

En tout cas, ça commence à faire vraiment énormément de départ de l’hôpital depuis un an !


 

Grey’s Anatomy – S19E14

Épisode 14 – Shadow of your Love – 15/20
Quand on ne m’annonce pas un double épisode, mais qu’on me le sert, je m’attends toujours au pire ou au moins à un crossover. Finalement, l’épisode est plutôt sympathique, mais il n’en est pas moins très routinier. C’est loin d’être un défaut, surtout que toutes les intrigues avancent… Seulement, je m’attendais à autre chose !

Spoilers

C’est le dernier jour de Maggie Pierce au Grey Sloan Memorial Hospital.


 

I’ve known that number longer than I’ve known you.

Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé cette semaine chez ABC, mais nous voilà avec 1h24 d’épisodes à dévorer au lieu de 42 minutes. Ma foi, je ne vais pas m’en plaindre, surtout que ça commence par Maggie qui fait ses cartons pour déménager. Yeah. Tu ne manqueras pas à grand-monde, pardon… Même si Winston se met à faire du jogging autour de l’hôpital sans trop de raison.

Le parking de l’hôpital n’est pourtant pas dingue en ce moment : Simone y trouve toujours des flyers affirmant que Bailey est une Baby Killer. Bien sûr, en continue de s’inquiéter énormément de cette situation, et on le comprend. Miranda minimise complètement ce qu’il se passe, refusant de changer de numéro de téléphone (je la comprends, cela dit) ou même de déménager. J’aurais moins de mal à déménager qu’à changer de numéro, je crois – enfin, je dis ça, mais c’est chiant un déménagement. Après, Ben ne fait que lui demander six mois ailleurs.

Le début d’épisode nous confirme aussi que Mika a bien pris un nouveau job au bar. C’est sympa de le découvrir parce qu’elle est fatiguée (non) et parce qu’elle entend tous les potins de l’hôpital (oui). C’est sympa surtout qu’elle sache toute la vie de Maggie. Cette dernière a pris sa décision bien trop rapidement : elle se barre, fait tous ses cartons à l’arrache et c’est tout.

Bien sûr, cela énerve Richard : elle n’a pas pris le temps de le consulter avant de prendre sa décision. Le pauvre n’a pas le temps de dire tout ce qu’il a à lui dire que Maggie se fait appeler à l’accueil de l’hôpital par l’amie d’une patiente qui n’hésite pas à voler le téléphone de l’hôpital pour hurler son nom. Elle veut absolument sauver son amie, qui a un cancer énorme et bien problématique. Le cas est suffisamment important pour que Maggie se décide à repousser son départ.

Merde. Franchement, elle est insupportable même à ce moment-là, engueulant Jules parce qu’elle a appelé la sécurité pour gérer la patiente plutôt que de l’écouter. Euh ? Je ne sais pas, voler un téléphone pour hurler dans tout un hôpital, ça me paraît justifier l’appel à la sécurité. Vraiment. Ce n’est pas l’avis de Maggie apparemment, mais elle garde malgré tout Jules et Simone comme internes pour gérer cette patiente bien défoncée par son cancer.

La pauvre a tout de même une super amie qui est prête à tout pour elle, et ça, c’était beau. Jules cherche donc à mieux les connaître, en profitant pour partager ses vues sur le mariage, dans la même pièce que Simone. Inutile de dire que Jules ne pense pas du bien du mariage, hein, et ça fait chier Simone. Elle se sent forcée de justifier son mariage, ce qui en dit long. Elle est heureusement interrompue par, malheureusement, un arrêt cardiaque de la patiente qui finit par forcer Maggie à biper aussi Winston. On note au passage que Maggie est une bonne prof pour une fois.

Bien sûr, la consultation avec Winston termine par ce qu’on voyait à des kilomètres : ils sont forcés d’intervenir ensemble pour sauver la patiente. Je ne sais pas si j’aurais envie d’être dans les mains d’un couple en plein divorce pour survivre. Pourtant, ça se termine bien pour la patiente, après un sacré problème sur la table d’opération. L’essentiel est que ça aille mieux pour elle, mais aussi entre eux apparemment. Maggie se rend en effet compte que Winston est parfait pour elle, qu’il l’aide souvent à voir le meilleur possible et qu’il fait d’elle une meilleure personne. Allons bon. Les voilà donc qui couchent ensemble une fois de plus, en fin d’épisode.

Sinon, Jo et Link ont toujours une super alchimie, qui devient de plus en plus évidente pour tout le monde, y compris la cheffe de l’hôpital. Je recommence à vraiment aimer Teddy, car elle est sous son meilleur jour depuis quelques épisodes. Il faut juste la débarrasser d’Owen, franchement, lui, je ne le supporte pas et j’étais amusé qu’elle le rembarre comme ça.

Ils se retrouvent évidemment à bosser ensemble, une fois de plus, avec Link, tant qu’à faire. Teddy en profite pour souligner que l’amour peut être fatal, mais aussi qu’elle sait que Link et Jo ont couché ensemble. Devant Owen, qui ne le savait pas. OK, ce n’est pas dingue de sa part de balancer un truc comme ça, mais il est temps que cette intrigue avance après tout, alors j’ai décidé de ne pas lui en vouloir. Je fais vraiment des efforts pour l’apprécier à nouveau, parce qu’on est coincé avec elle apparemment.

L’avantage, c’est que cela permet à Link de se confier sur sa vie sentimentale à Owen et nous éclairer un peu sur sa peur de lui dire quoique ce soit. J’ai adoré aussi voir une Mika épuisée être sarcastique comme il faut avec Owen. Je déteste Owen, j’adore de plus en plus Mika, donc forcément… c’était inévitable. Oui, j’adore Mika, et je l’adore encore plus quand elle est fatiguée et dit tout ce qu’elle pense. En un sens, elle me fait un peu penser à une meilleure version de Cristina ? Des gens vont vouloir me tuer pour cette phrase.

D’ailleurs, Mika se retrouve à gérer le téléphone portable de Bailey pour le reste de l’épisode. Cela ne se passe pas super bien : le portable bipe en permanence et finit par l’épuiser encore plus que son service au bar. Elle engueule donc le pauvre médecin qui voulait prévenir que les lunettes de son fils étaient prêtes à être récupérées.

Quand Bailey vient récupérer son téléphone, elle le retrouve dans la poubelle où Lucas vient de le jeter et s’énerve clairement contre Mika… avant de voir que Ben avait raison : plus de 200 appels en absence et une photo de Tuck dans son école la décident à prendre une location et ne pas rentrer chez elle. Tu m’étonnes.

Bon et le patient d’Owen dans tout ça ? C’est un ado qui a jugé que c’était une bonne idée de se mettre dans un carton et d’être envoyé par avion à sa copine. Par chance, le carton tombe avant l’arrivée dans l’avion et le blesse, mettant fin à ses projets et lui faisant passer sa journée à l’hôpital. Il est soigné par tous les chirurgiens qui le sauvent effectivement, et lui répare aussi bien malgré eux le cœur. Sa petite-amie le largue et il déprime, forçant Owen à lui raconter sa relation à Teddy.

Cela devrait être inintéressant comme pas possible, mais l’avantage, c’est que ça permet au patient de comprendre qu’il n’était pas assez amoureux, à Link qu’il est amoureux de Jo (et devrait lui dire, yay !) et à Lucas que Simone sera peut-être là pour lui à un moment ou un autre. Le discours en lui-même était sympathique, à nous rappeler ce que c’est d’aimer quelqu’un. On a parfois l’impression que les scénaristes ne le savent pas après tout – surtout quand on voit Owen et Teddy, quoi.

Pourtant, Teddy entend tout ça et ça la remotive à coucher avec Owen, donc il y a peut-être encore un peu d’amour possible entre eux. Après, ils ne sont vraiment pas le couple que j’aimerais être un jour dans ma vie, hein.

Une autre portion de l’épisode s’intéresse davantage à Levi cette semaine. C’était chouette de le voir de nouveau en médecin s’occupant d’un patient, surtout que le patient reflétait beaucoup Levi tel qu’il était avant, je trouve. C’est donc sans surprise que ce patient aide Levi à se faire entendre. Pendant tout l’épisode, on le voit en effet s’impatienter du caractère de Kwan, qui a beaucoup de mal à supporter leur patient de 13 ans ayant arrêté de prendre ses médicaments un moment.

Au bloc opératoire, Levi recadre donc son interne pour lui dire qu’il est important d’écouter les besoins de son patient – ou de son enfant quand on est parent, ou de son élève quand on est tuteur. Bim. Les mots ont un double sens évident ici : Levi s’attaque également à Richard. En effet, en début d’épisode, Levi a tenté de lui demander conseil pour la suite de sa carrière et Richard l’a juste envoyé bouler en l’engueulant parce qu’il aurait dû s’y prendre avant. J’espère donc que Richard se rattrapera avec lui comme il l’a fait avec son patient de 13 ans.

Sinon, Simone passe bien son épisode à stresser pour son mariage, et contre toute attente, Jules s’avère être une alliée sympathique avec elle, acceptant de prendre ses mesures pour l’aider – car ce n’est pas Lucas qui le fera. For obvious reasons, que Simone nous dit.

En parallèle, j’ai l’impression qu’Amelia passe du temps avec Kai pour la première fois de la saison. Sa sœur se barre, une de plus, mais elle passe du temps en couple. Grand bien lui fasse ! Cela n’empêche évidemment pas Amelia d’être stressée du départ de Maggie, et d’envisager toute la difficulté que ce départ va créer dans sa vie. C’est bien de savoir que Maggie servait à nourrir Amelia chaque dimanche soir – et jusqu’au mercredi.

Amelia passe son épisode à pleurer dans les bras de Kai pour mieux découvrir en cliffhanger que Kai a décidé d’accepter un poste à Londres. La violence. Je déteste le fait que ça veuille dire qu’on risque devoir se passer d’Amelia aussi. Les scénaristes semblent préparer la sortie des trois sœurs à la fois. Ce serait assez logique narrativement parlant, mais je ne le souhaite vraiment pas. Et puis, la douleur d’Amelia en fin d’épisode me fait de la peine.

Ce n’est toutefois rien par rapport à la douleur de Jo quand elle appelle Link pour lui dire que la garderie de l’hôpital pense que Luna a des problèmes d’audition. Lincoln avait préparé un beau dîner romantique et comprend que tout tombe à l’eau maintenant que Luna est possiblement malade. Ah, ces bâtards de scénaristes, toujours une idée pour nous foutre dans le mal vis-à-vis d’un couple qu’on shippe, hein ?

Le pire reste toutefois de voir Lincoln jeter de magnifiques bouquets à la poubelle pour tout ranger avant l’arrivée de Jo. Faut pas déconner, vu le prix, tu les offres au moins à tes voisins, merde.


 

Grey’s Anatomy – S19E13

Épisode 13 – Cowgirls Don’t Cry – 17/20
Je ne comprends pas comment il est possible d’avoir encore lu cette semaine des tweets se plaignant de la longévité de la série quand je la trouve autant en forme cette année. Autant l’an dernier, j’étais déçu de la voir s’encroûter, autant la franchise me paraît plus solide que jamais narrativement parlant ces derniers temps. Toute cette saison semble vouloir être une réussite, et même des épisodes plus routiniers comme celui-ci sont excellents, du début à la fin.

Spoilers

Winston et Maggie traversent une crise de couple, Jo un passage à vide, Levi une crise tout court.


We are not fine, Miranda

Je suis surpris par le début d’épisode : on retrouve Winston et Maggie en pleine thérapie de couple, et c’était sacrément calme. D’habitude, les débuts d’épisode de cette saison allaient bien trop vite – j’étais obligé parfois de faire pause pour noter tout ce qu’il s’était passé pour pouvoir ensuite faire la critique. Bon, ça a été le cas aussi avec cet épisode, mais après une première scène calme.

Il faut dire que Winston et Maggie n’ont pas grand-chose à se dire. Je suis aussi surpris que lui de voir que Maggie a accepté d’entamer une thérapie, c’est dire ! Ils vont y passer l’épisode par contre, et ça, ça ne m’a pas trop plu. Il faut dire que les voir parler de recherches médicales ensemble, ça ne m’intéressait que moyennement. C’était bien de les voir heureux et amoureux au moins, ça nous rappelle pourquoi le couple fonctionnait.

La nouvelle dispute du moment est en tout cas que Maggie envisage de déménager à Chicago (bon vent ?), ce qui énerve passablement Winston qui vient juste de traverser les USA pour elle. Effectivement. La conversation ne va pas beaucoup plus loin, cependant : Maggie est appelée en urgences à l’hôpital, n’en déplaise à son mari.

C’était inattendu. Avec ça, nous suivons une nouvelle urgence gravissime que les internes s’arrachent, parce que la patiente arrive en hélicoptère. C’est Kwan qui obtient cette chance de s’en occuper, mais il voit à peine l’hélicoptère en vrai. Après, la patiente est un cas médical très intéressant : une femme s’est fait percuter par un taureau. Cela nécessite qu’Owen, Amelia et Maggie s’occupent d’elles. Rien que ça.

En parallèle, Mika découvre qu’elle est trop maigre pour donner son sang. Comme je la comprends. J’ai eu ce problème aussi un bon moment et j’aime que ça permette de lancer quelques gags sur le sujet. La voir fouiller les poubelles pour manger un beignet qui vient d’y être mis, ça m’a fait rire. Après, je ne comprends pas l’intérêt de jeter à la poubelle une boîte dans laquelle il reste un beignet aussi. Genre, mange-le plus tard peut-être ?

Le problème, c’est qu’elle fouille la poubelle devant la nouvelle cheffe de l’épisode. Teddy a regagné des points avec moi au cours des deux derniers épisodes. J’espère qu’elle va continuer comme ça, malgré ses choix vestimentaires qui… me déplaisent ? Pardon, ça n’a rien à voir avec l’épisode, mais bon, il fallait que ça sorte. Pour le moment, Teddy est stressée des appels qu’elle reçoit pour courtiser Maggie. Suite à l’article si problématique de l’épisode précédent, elle se voit offrir plein de jobs. Bon. Elle les acceptera probablement et quittera la série à son tour, à moins d’un accident mortel. Je ne l’aime pas, mais je ne lui souhaite pas.

Bref, Amelia accepte de surveiller Maggie et de la convaincre de rester, mais je n’y crois pas tellement. Avec le départ de Krista Vernoff, on va donc vraiment perdre aussi le trio de sœurs à la Charmed ? Difficile à dire. Pour l’instant, la série se concentre sur le duo Amelia/Maggie, avec un cas médical délicat qui nécessite de prendre une décision surprenante : privilégier la mobilité de la patiente à son cœur, au cas où.

Cela les met dans le même bloc opératoire et ça permet à Amelia d’aborder la question des offres d’emploi de sa sœur, l’air de rien. Elle affirme clairement qu’elle peut demander tout ce qu’elle veut à Teddy et Owen… mais ça ne semble pas intéresser plus que ça Maggie. Elle préfère voir Amelia essayer de soigner la patiente, tandis que Kwan nous révèle plein de choses sur les taureaux et le rodéo, et agir en toute vitesse pour la soigner en cas de besoin. C’est génial comme opération, en même temps : il faut retourner la patiente à chaque fois que son cœur risque de lâcher. Original.

Il n’empêche que la situation médicale de la patiente est inquiétante : elle est encore adolescente et semble vraiment adorer le rodéo. C’est dans son ADN, et c’est surtout son héritage familial. Sa mère est clairement contre, mais le père si. Amelia souligne à la mère que continuer avec les taureaux risquerait de tuer sa fille – mais la mère insiste pour dire que c’est le rêve de sa fille et que de ne pas le suivre la tuerait aussi.

Effectivement. Cela énerve Amelia de voir que la mère est incapable de jouer l’adulte avec sa fille, ce qui permet à Maggie de souligner qu’adolescente, elle n’aurait pas arrêté la drogue si sa mère le lui avait dit. Finalement, Maggie se reconnaît dans cette patiente, parce qu’elle a trouvé sa passion et que tout le monde refuse de la laisser la vivre.

Ce n’était pas si dingue, mais ça fonctionne pour réconforter la patiente, c’est déjà ça. Et bizarrement, ça aide Maggie à confronter Winston en fin d’épisode. Je ne la supporte plus tellement : elle reproche à présent à Winston de trop se protéger et disparaître à chaque conflit, depuis qu’ils se sont rencontrés. Bref, l’épisode se termine sur Maggie qui décide de se barrer à Chicago parce qu’elle ne supporte plus son couard de mari. Ouep, finalement ce qu’elle déteste chez lui, c’est son manque de courage. Non, sérieux, elle abuse, je trouve. Je n’arrive pas à avoir son point de vue.

Tout au long de l’épisode, nous retrouvons également Jo et Linc dans une situation inattendue. Suite à l’accident de voiture – l’attentat, en fait – d’il y a deux épisodes, Jo est épuisée et décide de ne pas aller au travail. Contre toute attente, Linc décide de poser lui aussi un jour de congé, après avoir mis les enfants à la garderie quand même. C’est une bonne chose car ça permet à ce couple d’amis de comprendre petit à petit qu’ils sont vraiment un couple.

Ils se connaissent par cœur, Linc sait repérer que Jo n’est pas malade, mais qu’elle a besoin de temps cocooning, pour elle. Elle doit se reposer et il est là pour elle, il l’aide à vraiment s’en sortir et se remettre du trauma récent. C’était parfait de les voir si calmes, si posés. J’étais vraiment contre le fait de les voir en couple à l’origine, je passe mon temps à le dire… mais force est de constater que leur écriture est réussie pour les mener à ça.

Autrement, il y a tellement de crossovers entre les séries de cette franchise que je sais pourquoi j’aime les voir ensemble. Franchement, je n’ai pas l’impression d’avoir changé de séries quand je vois Ben apporter Miranda au travail alors qu’ils viennent de passer un épisode de Station 19 ensemble. Cela nous permet en tout cas de découvrir qu’il y a un renforcement policier autour de l’hôpital. Je sens que ça aura un impact pour la suite ou la fin de la saison. Pas dans cet épisode, en tout cas.

Pendant ce temps, Simone et Lucas se battent avec Mika pour obtenir un cas médical qu’ils jugent plus intéressants. Ils s’y collent finalement tous les deux : un homme débarque aux urgences en hurlant de douleur et en demandant des soins. Le problème, c’est que les internes découvrent assez vite que l’homme est un habitué des hôpitaux.

Ancien drogué, il semble vouloir faire le tour des hôpitaux pour avoir sa dose, finalement. Le truc, c’est que si Simone et Richard, qui supervise ce cas, sont sûrs que l’homme peut être renvoyé chez lui, Lucas doute et est sûr qu’il y a autre chose à voir sur ce patient. Il finit par réussir à convaincre Simone de s’y intéresser davantage, insistant sur le fait qu’il a toujours été un soutien pour elle et qu’il aimerait que pour une fois, l’ascenseur lui soit renvoyé.

Quand on voit qu’en début de journée, Mika l’a laissé se démerder pour venir à l’hôpital parce qu’il n’était pas à l’heure (malgré le fait qu’on lui avait donné rendez-vous un quart d’heure plus tôt que nécessaire), on comprend qu’il soit frustré. Simone accepte donc de l’aider, mais ils sont vite interrompus par Levi qui les surprend et essaie d’être sympathique avec eux, pour mieux les engueuler.

Sympathique ? En début d’épisode, Levi a passé un peu de temps avec Carlos… mais au téléphone, en visio. Carlos est en effet à Phenix où sera probablement son prochain job s’il ne peut rester à Seattle. Cela fait une sacrée distance pour qu’un jeune couple survivre, et ça déprime Levi d’apprendre comme ça que son nouveau petit ami risque de se barrer. Encore.

Ceci étant dit, Carlos lui reproche de ne pas avoir voulu parler, et juste coucher avec lui. Bim. Levi se rend au bar pour déprimer un coup avec Helm. Cela faisait du bien de revoir ces deux-là ensemble, franchement, mais je me demande tout de même quand Helm reviendra plus régulièrement dans la série – au moins pour coucher avec Mika, merde, elles doivent se mettre en couple à la fin.

Bon, on en arrive au fait qu’Helm reproche à Levi d’être trop méchant avec ses internes et de leur hurler dessus. Pour la contredire, il essaie donc d’être sympathique avec Simone et Luca… pour que ça termine en engueulade. Toutefois, Bailey les entend et semble en désaccord avec Levi. Ouf ? Il va falloir le remettre dans le droit chemin ce petit.

Heureusement, Lucas et Simone ne l’écoutent pas, en plus. Ils passent davantage de temps ensemble – ce qui permet aussi de parler du mariage de Simone parce que Lucas n’est pas rancunier apparemment – et ça finit par donner à notre interne suspicieux une idée : comparer les différents scans entre eux. Oui, les scans disent tous que tout va bien, mais que disent leur évolution ? Apparemment, Lucas est sûr d’être sur une piste… mais la série met son temps à la révéler.

Cela permet à Miranda de rappeler à Levi que s’il veut être un vagin, il faut aussi qu’il envisage le plaisir. La journée se termine donc bien pour Lucas : il réussit à prouver à un Weber énervé que leur patient avait bien un problème – un cure-dent mal situé invisible sur les scanners, mais qui faisait bien des dégâts ; puis il est invité par Levi à boire un verre.

Ouep, Levi décide de se détendre et de proposer à tous les internes d’aller boire un verre après leur journée interminable. Tous acceptent, bien qu’un peu choqués. L’idée était marrante et fonctionnait bien – bon et je mets de côté la connerie monumentale de Simone qui demande à Lucas d’être son témoin pour l’aider dans les préparatifs du mariage. Déjà sans leur flirt, ce serait une idée surprenante, mais sachant qu’ils étaient à ça de coucher ensemble, on a bien compris qu’ils vont nous refaire une Japril. J’ai donc eu à peu près la même réaction que Kwan quand il l’apprend (sauf que moi, je ne couche pas avec Jules « sans sentiment » quoi).

Bref, je préfère l’idée du bar, surtout que‌ ça permet à Helm et Mika de se croiser à nouveau. Cette dernière demande ainsi s’il ne serait pas possible de faire quelques heures au bar également. Au départ, Helm le prend sur le ton de l’humour, mais elle finit par lui dire qu’ils cherchent effectivement quelqu’un. Je pense que Mika va se tuer au travail si elle continue.

La série veut toutefois nous montrer que c’est logique pour elle : si elle donne son sang tous les deux mois, c’est parce que le don de plasma lui permet d’avoir un peu d’argent de poche. Comme souvent, la série profite ainsi de cet épisode pour faire passer un message social de plus sur la difficulté de joindre les deux bouts.

Une interne en médecine n’a pas forcément les moyens de boucler le mois, mais au moins, ça lui permet ainsi de comprendre ses patients. Elle arrive à convaincre une patiente de rester plus longtemps et faire les examens médicaux nécessaires pour aller mieux. Quand la santé devient un tel poids dans la vie à cause de son coût, c’est qu’il y a un problème après tout. J’aime la manière dont Grey’s s’est un peu radicalisé dans ses prises de position et son ouverture avec le temps.

L’épisode le souligne aussi avec Miranda qui rappelle à Levi qu’on l’appelait le nazi quand elle était cheffe des résidents, permettant à Levi de souligner à quel point c’est problématique. Cela ne le paraissait pas autant à l’époque – c’était même un running gag ! Et aujourd’hui, on connaît une facette bien plus tendre et bienveillante de Miranda.

C’est ce qui rend si difficile le cliffhanger : quand Ben vient chercher Miranda à l’hôpital, c’est pour mieux se rendre compte que quelqu’un met sur tous les parebrises une photo de Miranda avec écrit « babykiller » et leur adresse. Oh le bordel. Ils ont vite lâché Lincoln sur le sujet, mais ça fait peur de voir que Miranda attire autant de haine. Ce qui fait peur, surtout, c’est de savoir que des extrémistes peuvent aller si loin dans la vraie vie aussi. La série avait un peu promis de s’attaquer au problème en début de saison, mais je ne pensais pas que ça prendrait ce chemin-là. Et à tous ceux qui ne regardent pas déjà Station 19… Regardez l’épisode 13 de cette saison aussi, pour toutes les scènes de Miranda, Ben et Carina. Le sujet est le même, et c’est clairement tout aussi glaçant.


 

Grey’s Anatomy – S19E12

Épisode 12 – Pick Yourself Up – 18/20
La fin d’épisode précédent lance très facilement les scénaristes dans un autre excellent épisode. Il y a des facilités dans l’écriture parfois, mais ce n’est absolument pas dérangeant : chaque personnage parvient à avoir son moment de gloire dans cet épisode qui est aussi, discrètement, un crossover. Je ne sais pas trop comment ils parviennent à une telle prouesse, mais toutes les scènes attendues y sont, les intrigues secondaires aussi et les développements de personnages sont réussis.

Spoilers

Tout l’hôpital est en alerte après l’accident de la clinique.


There’s no fix, there just… There is feelings.

Oh bordel, ce début d’épisode est extrêmement prenant, capitalisant sur un excellent cliffhanger. J’étais surpris de voir l’infirmière de l’épisode précédent, Tia, la femme enceinte, être mise dans une ambulance pour être emmenée aux urgences, parce que pour moi, la clinique est vraiment juste à côté de l’hôpital. J’imagine toutefois que c’est un gain de temps.

Richard apprend ce qu’il se passe, le confie à Amelia et la terreur d’Amelia qui se lit sur son visage, bordel, rien que ça, ça m’a remis directement dans l’épisode et ça m’a fait oublier toute ma frustration de Station 19 qui ne faisait que teaser ce qu’il se passait sans nous en dire plus. Bref, les scénaristes ne perdent pas de temps et l’épisode commence directement, tout en gardant un peu de suspense autour d’Addison.

En attendant, on se concentre sur Tia. Carina la prend évidemment comme patiente, parce qu’il y a un bébé à gérer en plus de la patiente. Tu m’étonnes qu’elle ne réponde pas à Maya Carina après ! Teddy déclare aussi la fermeture de l’hôpital – sa mise en quarantaine – tant que le conducteur n’est pas arrêté, tandis qu’Addison débarque aux urgences au même moment, expliquant qu’elle a été à peine frappée par la voiture.

Ouf, elle va bien, si ce n’est qu’elle a une épaule démise. On passe rapidement par le fait que Carlos s’inquiète énormément pour Levi, et ça semble sortir de nulle part, mais j’aime beaucoup le fait que les scénaristes y pensent, alors que Levi n’était même pas à la clinique. Pêle-mêle, j’ai noté également que Mika a suffisamment de sang-froid pour reprendre le boulot après l’accident de voiture. Je veux dire, ce n’est pas surprenant de Jo, qui en a vu d’autres, ou de Carina qui doit avoir l’habitude avec Maya, mais Mika elle est toute nouvelle la pauvre.

Tia fait promettre à Jo de ne pas la faire accoucher avant de faire un arrêt cardiaque qui inquiète bien légitimement tous les médecins autour d’elle. En parallèle, Amelia décide de prendre soin d’Addison, ce qui n’est pas évident quand les médecins sont les pires patients et qu’Addison n’a pas du tout envie d’être sur un lit d’hôpital. Amelia prend aussi soin de Kwan quand elle apprend qu’il a eu sa brique dans la gueule sans que personne ne lui fasse ensuite passer de scanner, le pauvre.

Amelia s’éclipsant, Addison insiste auprès de Link pour avoir l’épaule remise au plus vite. Elle est encore clairement blessée, mais elle décide de faire son maximum pour sauver Tia avant tout. Malheureusement, ça signifie retirer le bébé de Tia. C’est horrible parce qu’elle venait juste de demander à ce qu’on ne la fasse pas accoucher. Face à un arrêt cardiaque de deux minutes par contre, c’est difficile de faire autrement pour Addison qui estime que les chances de survie du bébé seront meilleures comme cela.

C’est clairement un début d’épisode mouvementé et on voit que Mika a du mal à s’en remettre. C’est d’autant plus horrible qu’alors qu’elle a du mal à s’en remettre, Levi la remet au travail probablement sans savoir qu’elle était témoin de tout ça et que Lucas demande pourquoi on s’acharne à vouloir la maintenir en vie alors qu’elle est en arrêt cardiaque depuis deux minutes.

Pourtant, contre toute attente, le pouls de Tia repart. Elle est aussitôt envoyée au bloc opératoire, de même que son bébé. Mais pas dans le même. Outch. Addison réussit à sauver le bébé, contre toute attente, parce que vraiment, c’était trop tôt pour un accouchement. Elle se retrouve à bosser avec Simone et tout semble aller bien… mais je n’aime pas du tout voir Addison se sacrifier comme cela.

Comme Amelia le remarque rapidement, c’est n’importe quoi qu’elle soit au travail alors qu’elle souffre encore. Elle confie donc Addison à Link, ce qui est une bonne chose. J’aime que la série nous rappelle à quel point la relation entre Addison et Amelia a été importante. Tout en le faisant, ils n’oublient pas que le but est de développer au maximum les nouveaux internes : Simone se retrouve donc à gérer un bébé prématuré, exactement comme elle, tandis que la mère du bébé est au bloc, exactement comme sa mère à l’époque. Dans le même hôpital. Flippant.

Le bébé fait toutefois une crise cardiaque, pas comme Simone… et Addison réussit à le sauver une fois de plus, tout en ignorant ses propres douleurs. Bordel, va vivre ta vie, fais toi soigner, t’as enfin eu le gamin que tu attendais, il faut t’en occuper.

Heureusement, Lucas est envoyé par Lincoln pour rappeler à Addison qu’elle a besoin de se faire soigner tout autant que Connor, le bébé. Leur échange m’a bien fait rire, même si les scénaristes n’ont pas assez capitalisé sur le fait que Lucas avait aussi été un neveu d’Addison. Bon, cela laisse aussi Lucas partager un moment avec Simone, tandis qu’Addison a d’un coup beaucoup de mal avec Lincoln. Il lui ordonne de faire attention à ses mains, son épaule et surtout de ne pas continuer à prendre la route autant qu’elle le fait.

C’est totalement inenvisageable pour Addison, qui s’en confie ensuite à Amelia. Elle lui fait remarquer aussi que l’avortement est finalement la procédure qu’elle fait le moins dans les cliniques, parce qu’il y a tellement de fermetures de cliniques que toutes les femmes se retrouvent dans les mêmes.

Aux portes de l’hôpital, on retrouve aussi Ben et Maya, qui ne sont pas personnels essentiels et ne peuvent donc pas entrer dans l’hôpital. Teddy passe par là et gère toujours aussi bien en tant que cheffe, les laissant rentrer et les rassurant vite… même si bon, concrètement, Miranda et Carina étant dans un bloc opératoire, ils ne peuvent pas aller les voir.

En théorie. En pratique, Ben et Maya se rendent dans la galerie du bloc où Miranda s’apprête à opérer. Pas bien crédible. Pas bien crédible non plus d’avoir Miranda qui appelle elle-même en visio le mari de Tia. Bon, ils ne restent pas pour toute la chirurgie, Ben voulant également retrouver sa fille ensuite : il vient donc voir Pru à la garderie, trainant Maya là alors que clairement, Maya veut juste voir Carina. Pas étonnant de la voir le quitter sans un mot, donc.

Elle retrouve rapidement Carina dans l’hôpital, mais Carina est plus qu’occupée par son travail. Elle a à peine le temps de remercier Maya d’être venue et j’aime à quel point la scène est courte. Après toute l’attente de Station 19, c’est quelque chose de voir comment les scénaristes traitent ça. Ils en ont trop fait dans leur série – et Carina ne se rend pas compte non plus de ce que Maya a traversé comme angoisse.

Elle va donc aider une femme à accoucher, ce qui permet à Ben et Maya de se rendre compte aussi de ce qu’ils font tous les jours : ils mettent Miranda et Carina dans cette situation tous les jours.En parallèle, Miranda doit gérer le cas de Tia. Elle a l’aide d’Owen, Jo et Lucas pour ça. C’est une sacrée chirurgie, on s’en rend compte, mais elle nécessite aussi du temps et une pause pour que le corps s’en remette.

Cette pause permet aussi à Miranda de craquer et de prendre le temps de souffler dans une journée clairement interminable. Elle refuse toutefois de quitter le chevet de Tia tant que son mari n’arrivera pas. Elle fait bien : Tia saigne encore de l’abdomen. J’aime assez ce que l’épisode fait de Mika au milieu de tout le reste. Elle a ainsi une belle crise d’angoisse, se sentant incapable de bosser après avoir vu l’accident.

C’est Richard qui s’occupe de la réconforter et de lui dire de prendre son temps avant d’y retourner. Mika aurait mieux fait de l’écouter, parce qu’elle y retourne trop vite et se retrouve à devoir s’occuper de l’abdomen de Tia avec Miranda et Jo. Quelle journée interminable !

Bien sûr, Jules est choquée également de ce qu’il s’est passée, mais elle n’a pas trop le choix de travailler non plus. Elle accompagne Amelia pour l’IRM de Kwan, qui n’est pas un patient idéal non plus. Il refuse même de prendre un jour de congé, insistant pour dire qu’il pourrait rentrer, s’endormir et mourir sans que personne ne s’en rende compte. Ce serait très Grey’s Anatomy. Amelia refuse qu’il reprenne le travail si vite. Elle accepte qu’il reste, mais à la seule condition qu’il soit sous la supervision de Jules, c’était marrant. Ils reprennent donc le travail pour s’occuper d’une amie de Max.

Cette dernière, Max, est la colocataire de Jules. C’est aussi une vieille dame, qui a des amies tout aussi vieilles qu’elle. C’est une intrigue secondaire plus légère, en tout cas, parce qu’elles découvrent toutes les deux qu’elles ont une MST… et rapidement, qu’elles la tiennent du même type, Hal. Elles ne le savaient pas, évidemment. Leur réaction est plutôt cool, cela dit. Elles m’ont fait rire.

Hal débarque donc à l’hôpital et révèle que Max et son amie ne sont pas les seules avec qui il couche. C’est bien trop drôle : Levi se retrouve à devoir ordonner à Kwan de prévenir la maison de retraite d’Hal que la MST doit circuler entre ses patients et qu’ils ont besoin de préservatifs à ce stade. L’intrigue était marrante, même si probablement déjà faite dans la série (ou ailleurs, mais j’ai vraiment l’impression d’y avoir déjà eu droit… On n’est pas loin de la chlamydia de la saison 2 dans l’hôpital cela dit).

En tout cas, Max, la colocataire de Jules, est vraiment cool et finit par confier à Levi et sa coloc que son seul regret est d’avoir attendu si longtemps avant de coucher dans tous les sens et vivre sa meilleure vie. Ils avaient besoin d’entendre ça pour Carlos et Kwan, non ? Pas sûr, parce qu’en fin d’épisode, Levi est content de voir Carlos lui apporter un café, mais il n’en fait pas beaucoup plus. Après, le discours de Max était surtout un moyen de défoncer le patriarcat et de rappeler tout le jugement que les femmes subissent en permanence. Triste que ce soit toujours si nécessaire.

Au milieu de ce chaos, les scénaristes prennent encore le temps de s’intéresser à la relation Maggie/Winston. Franchement, on s’en tape à ce stade. En plus, Maggie continue d’être particulièrement inhumaine à refuser d’envisager ce qu’il s’est passé exactement. J’aime le fait qu’elle soit raccord avec son caractère habituel, et ce genre de déni se comprend, mais vraiment, elle est atroce. Elle prend quand même le temps de remercier Winston de s’être inquiété pour elle.

Elle fait bien parce que la crise de couple qu’ils traversent est loin d’être terminée. Quand tu obtiens un conseil de Teddy pour gérer ton couple, c’est que ça doit aller sacrément mal quand même. Maggie se rend auprès de Teddy parce qu’elle a besoin de sa cheffe : un article vante ses mérites, mais tronque ses citations. Elle se retrouve à dégrader son mari en « assistant » et voudrait que l’hôpital publie un démenti.

Malheureusement, ce ne sera pas suffisant : elle a utilisé le mot assistant, et ça ne plaît pas à Winston qui n’a plus du tout confiance en elle, même quand elle assure qu’elle le respecte. Elle ne connaît pas les sentiments, après tout. Allez, prends ça dans ta tronche Maggie : Winston ne veut plus réparer leur couple.

La fin d’épisode voit la police réussir à arrêter le conducteur fou – mais nous n’en saurons pas plus sur lui. Miranda insiste juste pour dire que la clinique ouvrira le lendemain malgré tout ce qu’il s’est passé, avant de recevoir le mari de Tia et de le rassurer sur son état de santé. Eh ben. Miranda peut ensuite dire au revoir à Addison qui repart vivre de nouvelles aventures à travers les USA. Par pitié, redonnez-lui un spin-off ! Elle est géniale et pourrait carrément le gérer. Ce serait une belle ironie, en plus, de voir Addison obtenir un deuxième spin-off, avec son camion. En attendant, elle est un beau message d’espoir pour un pays qui a fait bien de la merde en droit des femmes dernièrement. Bref, Addison Montgomery reste une super-héroïne.

En toute fin d’épisode, Tia finit par se réveiller et être rassurée de savoir que Connor va bien. Le réveil se produit devant Jo qui craque complètement, enfin. Elle a géré tout l’épisode et tout conservé en elle, mais voir Tia se réveiller, c’est finalement too much pour elle. Elle m’a fait tellement de peine à craquer comme ça dans l’ascenseur. Heureusement qu’il y avait Lincoln avec elle, une fois de plus.

Bref, après un épisode dramatique et angoissant, on enchaîne sur un épisode qui cherche à redonner de l’espoir, quitte à être utopique.