Semaine 12 : du 21 au 27 mars

Cette douzième semaine est globalement meilleure que la onzième, avec enfin quelques prises de risques côté scénario, mais beaucoup moins d’épisodes. C’est marrant comme d’une semaine sur l’autre, les séries se suivent et se ressemblent dans le schéma mis en place. Sinon, c’est un peu la diète de sitcom cette semaine, avec seulement Younger qui revenait finir sa saison. Meilleure note pour Agents of S.H.I.E.L.D cependant, qui se sert de cet épisode (SPOILERS) pour se sacrifier d’une partie de son casting, comme ça, quasiment sans crier gare. Moment émotion. Bref, les notes de la semaine :

– The Walking Dead (6×14), 16/20
Quantico (1×14), 12/20
OUAT (5×14), 07/20
11.22.63 (1×06), 14/20
Blindspot (1×14), 15/20
Supergirl (1×17), 15/20
Agents of S.H.I.E.L.D (3×13), 19/20
Les colocs de Mamie (1×10), 13/20
Shadowhunters (1×11), 08/20
Younger (2×12), 16/20
Grey’s Anatomy (12×15), 16/20
Scandal (5×15), 16/20

 Également vu cette semaine, le pilote de The Catch, la petite dernière du Shondaland à qui je mets la note de 16/20. Le commentaire de l’épisode est accessible directement sur la page bilan de la saison, que je mettrais à jour semaine après semaine. Oui, à terme (cet été donc), je le ferai pour toutes les séries et l’article à la semaine vous fera accéder directement aux pages, ça me prendra moins de temps, m’évitera de continuer à me tromper régulièrement dans la numérotation des épisodes (oups) et ça vous évitera d’avoir à chercher les épisodes que vous avez vu dans ce pêle-mêle, ce sera tout bénéf’ 😉 En attendant, je continue quand même sur cette formule, car ce serait trop brouillon d’avoir des bouts de saisons qui se promènent sur le blog, donc voici mes avis :

01
« Je croyais que tu voulais coucher avec moi Eugène, qu’est-ce que tu fais au monsieur ? »

Ah The Walking Dead… Passé le premier huitième d’épisode foutage de gueule répétitif pire que les jours sans fin de nombreuses séries (et du film), cet épisode était plutôt pas mal, accordant à nouveau (et enfin !) à Rosita le temps d’écran qu’elle mérite. J’aime beaucoup ce qu’ils font avec ce personnage, même si je ne peux m’empêcher de craindre que le but ne soit de la tuer derrière. Malheureusement, la série ne sait pas répartir son temps comme il faut, donc cette semaine Exit Maggie & Glenn, toujours pas de Carl ou Michonne, etc. Vraiment dommage qu’en presqu’une heure ils ne savent toujours pas comment faire pour gérer tous leurs personnages – et pourtant j’aimais bien le moment où ils ont commencé à faire ça en saison 4 – quand chaque acte était sur un groupe dans l’épisode de Beth et Daryl (4×11). Depuis, ils se sont habitués à centrer leurs épisodes seulement autour d’un perso ou deux, et ça pêche par la lenteur qui ne développe pas grand-chose. Enfin, une nouvelle fois, ils nous ont imposé la masse de scènes autour de Denise pendant de longs épisodes juste pour la tuer comme une merde. C’est bien la seule qui n’a pas vu sa mort venir, attention JEU DE MO(r)TS. Hop, pourquoi sortir du cliché de la lesbienne morte qu’ils aiment tant après tout ? Bref, tout ça pour dire que l’épisode était quand même sympa et que TWD se réaméliore sur cette seconde partie de saison, ou alors je suis trop habitué à passer outre leurs défauts. Ou tout simplement, ils font des épisodes sur des personnages que j’aime bien (Maggie, Rosita…) alors ça passe mieux. Le départ de Carole à la fin est sympa aussi, ça ouvre des perspectives qui ne seront probablement pas abordé avant la mi-saison 7 (ou alors ça servira le final, au choix). À la semaine prochaine, pour regretter d’avoir dit que c’était mieux !

02
« Je porte le bonnet de la dépression. »

Bof, je n’ai pas vraiment accroché à cet épisode de Quantico après la tension de la semaine dernière. Il y avait pourtant tout un tas de bonnes choses, à commencer par la storyline autour de Simon suicidaire, dans le présent. Il était intéressant de le voir une nouvelle fois torturé par ses états d’âme et de voir comment Alex réussissait à lui faire reprendre le dessus. Pas intéressant en revanche : la storyline autour de Liam et Alex, il est enfin révélé qu’ils ont couché ensemble (wah, surprise…), pseudo-révélation qu’on attendait même plus. Et le voir se faire virer pour ça… oui, bon, prévisible, on sait comment ça va finir de toute manière. Je sais pas, je n’ai pas accroché, je m’attendais à mieux et habituellement Quantico fait mieux. J’ai l’impression que cette semaine n’a pas fait avancer grand chose… et quand on y arrivait enfin, paf cliffhanger (qui lui est franchement efficace). Finalement, j’ai plus accroché sur les petites back-storylines, que ce soit celle des jumelles ou surtout celle de Caleb. J’ai envie d’en (sa)voir plus autour d’eux, pas vraiment autour d’Alex, Ryan-qui-ne-change-pas ou les attentats, et c’est un peu pour une série qui se centre sur ces attentats.

03
« Ce scénario est totalement WTF. »

OUAT continue de s’enfoncer cette semaine, cherchant par tous les moyens à prolonger l’intrigue dans l’Underworld. On a eu droit à toute une période d’exposition des règles des lieux et c’est sans surprise que l’on apprend en fin d’épisode que le plan d’Emma pour sauver Hook ne peut pas fonctionner. Les scénaristes eux-mêmes commencent à tourner en rond et le reconnaître, notamment lors de la scène entre Emma et l’ex de Rumple, qui souligne qu’Emma est sortie avec son fils et son ex. L’arbre généalogique de cette série est un grand n’importe quoi fantastique, ce n’est pas nouveau, mais là ça part en vrille (même si c’était drôle). Troisième semaine consécutive également que le cliffhanger est laissé à Hadès, chaque fois dans une interaction avec un personnage différent, et chaque fois dans une révélation méga-ouf pour lancer la suite sur un épisode. En terme de construction de la saison en elle-même, on continue à copier allégrement ce qui fait apparemment des audiences du côté de Walking Dead notamment en ne se concentrant vraiment que sur un personnage par épisode (ici Rumple). Si encore cela avait des conséquences sur le long terme, ce pourrait être intéressant, mais non : il n’y a qu’à voir l’évolution de Blanche-Neige, qui la semaine dernière décidait de redevenir la guerrière battante qu’elle était… et qui cette semaine est de retour à la platitude de son personnage. Bon, vraiment dur d’accrocher quoi et je préférais quand la saison faisait avancer tout le monde au même rythme… Ramenez-moi Elsa et Anna, parce que là, je m’endors !

04
Not Penny’s Boat

11.22.63 revient avec un nouveau saut dans le temps, de six mois cette fois, ce qui nous place tout juste un mois avant l’assassinat de JFK, à deux épisodes de la fin. J’imagine donc que cette fois on en a fini avec ces ellipses qui m’ont vraiment dérangé : j’aurais préféré une série plus longue, qui prend le temps de nous montrer les événements plutôt que de se contenter de ce kaléidoscope incomplet. On a du mal à voir les dynamiques et à les trouver pleinement crédibles. En plus, malgré ces sauts dans le temps constants, la série réussit quand même à proposer certaines scènes (beaucoup) trop lentes et un rythme très inégal (parfois trop lent donc, et à l’inverse d’un coup trop rapide – notamment lors de la non-opération cette semaine). La scène de l’internement de Bill est très réussie, cette trahison présage du bon pour les épisodes restants, tout comme ce cliffhanger qui m’a pris par surprise (la situation de Jake, pas le cliffhanger en lui-même).

05
Esta chica arde en fuego

Blindspot fait partie de ses séries auxquelles il faut laisser le temps de s’installer avant de pouvoir les apprécier. C’est le cas depuis la reprise de mi-saison et ça ne cesse de se confirmer, notamment parce que l’attention se porte sur les personnages secondaires plus que sur Jane : cela manquait beaucoup à la série sur ses débuts. Ça n’en reste pas moins un procedural aux épisodes inégaux et parfois maladroits, mais déporter un peu l’attention de Jane vers d’autres personnages était nécessaire. D’autant que cela ne veut pas dire pour autant abandonner totalement le personnage principal : cette semaine, porter l’attention sur Tasha permet de l’apprécier un peu plus que lors de ses trahisons, tout en montrant pourquoi Jane n’a d’autres choix que de continuer à travailler pour le FBI. Elle a beau vouloir arrêter, elle est attachée à ses coéquipiers et a les bonnes idées nécessaires à leur survie. Rien qui n’invente l’eau chaude, mais la série s’améliore chaque semaine en trouvant de bons procédés pour relier l’intrigue de fond et l’enquête de la semaine, tout en approfondissant les dynamiques relationnels (et si vous lisez régulièrement le blog, vous savez que c’est un point auquel je suis sensible).

06
LEXIE GREY WHAT ARE YOU DOING? Just get out of that bar and go talk to Mark!

Supergirl propose un épisode plutôt moyen en lui-même en terme d’intrigue, mais dont les flashbacks apportent heureusement beaucoup. Alex qui fait la fête, boit, danse en boîte et avec les cheveux longs ? Comment voulez-vous que je dise non, Lexie me manque tellement (alors oui, je ne tenais pas de blog à l’époque, mais quand Grey’s Anatomy s’est séparée de Lexie, j’étais au fond du gouffre et même si j’adore évidemment l’actrice, c’est vraiment le personnage qui me manque). Bref, revenons-en à nos moutons : outre ces retours en arrière sympa, l’épisode propose des rebondissements qui vont bouleverser un peu la structure de la série, principalement autour de Miss Lane qui apprend l’identité de Supergirl (merci Kara d’avoir retiré tes lunettes, on aurait pu croire que c’était du cosplay autrement) et dirige désormais celle-ci, avec Alex et John en cavale. Et puis ce cliffhanger final superbe, qui ne me fait qu’aimer encore plus le personnage de Shiobban (bon alors en revanche le coup du « j’ai vérifié la rapidité de tape sur le clavier, je sais que c’est toi, LOL). Allez, épisode un peu longuet, heureusement que la fin le sauve !

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Spoiler : Spy’s goodbye to my most wanted (ces regards qui disent tous)

Wow. Agents of S.H.I.E.L.D revient cette semaine avec un épisode excellent qui se concentre autour de Bobbi et Hunter, clairement pour préparer le terrain pour leur future série. J’accepte directement de regarder après cet épisode où Bobbi était plus badass que jamais avec son russe digne du Seestra d’Helena d’OB et Lance toujours aussi tête brulée et insupportable, donc génialissime. Bon, au-delà de ça, l’épisode propose de faire un trait sur l’intrigue Inhumans pendant un temps, et étrangement ça fait du bien. Ça fait du bien, parce qu’on retrouve Skye comme en saison 1 et 2 lorsqu’elle doit s’improviser russe pour le hack du système. Ça fait du bien, parce qu’Agents of S.H.I.E.L.D, c’est aussi une histoire d’espionnage. Ça fait du mal en revanche, parce que pas de Lincoln cette semaine et parce qu’une bonne partie du casting se fait éclipser par Bobbi et Hunter. En revanche, ça me dérange moins que les fois précédentes, parce que l’épisode signe de très beaux adieux à deux personnages qui étaient devenus indispensables. Le « spy’s goodbye » était franchement une excellente trouvaille, certes un peu longuette et sentimentale, mais ce sont deux membres de la famille qui s’exilent volontairement, et c’était nécessaire, autant pour les personnages (Oh, Mack…) que les acteurs et l’audience. Ce sont des au revoirs très touchants, même si je sais que l’on reverra bientôt les personnages dans leur série. En attendant, ils vont me manquer, vraiment. L’épisode (et leur sacrifice) était d’autant plus touchant que je pensais qu’on les garderait jusqu’à la fin de saison. Ce départ précipité et anticipé, je ne l’avais pas vu venir ; et c’est bien joué de la part des scénaristes (qui les ont sûrement libérés aussi pour le tournage de leur pilote). Leur absence fait du bien au budget de la série, qui les remplace du coup aussitôt avec une nouvelle ennemie en la personne de Bethany Joy Lenz, que j’ai attendu tout l’épisode après avoir vu son nom passer dans les crédits. Pressé de voir ce qu’elle va donner dans ce genre-là, car je ne l’ai toujours vu que dans des dramas à la OTH (1 saison et quelques épisodes – mais c’est dans mon challenge) et Grey’s (quelques épisodes). Bref, je surnote un peu l’épisode parce que j’adore Bobbi et Hunter et que leur départ me fait autant de peine que de plaisir (la série va retrouver un équilibre avec un casting un peu moins large, je pense). C’était de plus bien écrit, avec la notion de sacrifice (pour le S.H.I.E.L.D, par amour, pour la famille) largement explorée et expliquée… Wow !

07
Toujours dispo sur Youtube !

Les colocs de Mamie proposait cette semaine un « épisode 10 » qui n’était en fait que le bêtisier des neufs premiers épisodes. Du coup, ce n’était pas vraiment le contenu que j’attendais, mais c’était marrant c’est vrai d’avoir l’occasion d’en découvrir un peu plus sur les coulisses et les acteurs. L’ambiance semble être au beau fixe sur le tournage. J’ai cru que la saison était déjà finie, mais après quelques recherches, il y a 23 épisodes, donc j’en ai encore pour un petit moment à vous parler de cette mamie qui me fait assez sourire pour continuer depuis deux mois déjà !

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Énorme spoiler : Ce sourire de bâtard prêt à aller draguer sa meilleure amie qui vient d’apprendre que son mec était son frère. Nice. Real nice.

Je vais avoir du mal à en dire autant pour Shadowhunters, qui propose quelques twists prévisibles et d’autres un peu trop… tirés par les cheveux. Donc voilà, spoiler pour ceux qui aurait échappé au TT Clary cette semaine, leur couple phare est un couple incestueux – ce qui explique pourquoi tous les fans (du livre) érigent Malec en couple phare, du coup. On ne peut pas dire que l’actrice soit à la hauteur de la révélation, heureusement, il y a Simon pour faire rire quand il l’apprend. L’intrigue autour du procès était quant à elle sympathique, mais pas transcendante. Faut dire aussi, je ne me mets pas dans de bonnes conditions puisque j’ai regardé l’épisode après avoir lu l’excellent comic Buffy saison 10 #25. C’est dur de passer derrière Buffy…

09
Jouer la joie d’être triste. Facile.

Et voilà, Younger est terminée pour cette année. Je continue à trouver les saisons de 10/12/13 épisodes trop courtes, surtout pour des sitcoms. L’épisode était bon, même si Liza n’a toujours pas révélé à son secret alors qu’elle en avait l’occasion – plutôt que de reprendre le job qu’elle venait de quitter comme si de rien n’était, elle aurait mieux fait de leur dire. D’ailleurs, c’est un des défauts de l’épisode : il se déroule trop vite. Elle quitte son job et le récupère en vingt minutes ? Elle couche avec Josh, puis se fait embrasser par Charles puis Josh, en vingt minutes ? Répartir tout ça sur plusieurs épisodes aurait été sympa. Bonne surprise du côté du jumeau qui sera présent j’espère en saison 3 (ouf, il y a une saison 3 !) car il a un meilleur potentiel comique que son frère décédé et est en possession, sans le savoir, du secret de Liza (non, je veux bien m’excuser, mais je vous interdis de chanter !). Un peu trop négligé du côté de certains personnages secondaires, mais l’accent est une fois de plus mis sur Kelsey, et ça c’était cool, avec des réactions assez juste et du coup loin de l’univers sitcom. L’épisode était certes moins drôle que beaucoup d’autres, mais il faisait progresser l’intrigue, concluait quelques storylines et frappait juste dans les intentions et sentiments. J’ai aussi bien aimé l’ersatz de Liza qui servait d’assistante pendant son court départ, et je la verrais bien revenir en contre-point comique de l’amitié Liza/Kelsey (genre la stagiaire débile et énervante qui leur met des bâtons dans les roues). Je crois que je m’enflamme… Vivement la saison 3 !

10
Quand tu découvres que ton mec est un déchet… (oui, deux semaines de suite avec Amelia en photo pour Grey’s, faut vous y faire)

Grey’s anatomy revient en enchaînant directement avec sa révélation explosive de la semaine dernière. Pendant un instant, j’ai cru qu’ils allaient arranger les choses avec une gaffe D’Arizona, mais non elle est juste écrite à contre-sens des cinq dernières saisons. Dommage. Surtout qu’elle cherche approbation désespérément pendant tout l’épisode, alors qu’il est évident qu’elle a fait une connerie et je vois mal comment ça peut ne pas être évident. Quant à Japril, l’ensemble de leurs scènes et des soutiens reçus par leurs collègues sont plutôt très justes. Cette semaine est aussi l’occasion de revenir sur le rencard ou pas de Meredith, intrigue plus légère qui dédramatise un peu l’épisode et permet de travailler les relations entre les personnages, notamment entre Meredith et Alex/Callie/Maggie… ça redonne bien le côté famille. Bon, et sur les trois scènes finales… Amelia ne mérite pas de se prendre encore un obstacle pareil dans la face, c’est à croire que les scénaristes ne la laisseront jamais tranquilles, c’en est presque pire que Meredith à force car elle n’a aucun répit. April se débrouille une fois de plus pour sortir les pires excuses du monde, les pires tournures de phrases et avoir la pire psychologie du monde, alors même que je suis dans le fond d’accord avec elle (et que c’est dans la lignée du personnage). Enfin, Meredith et son nouveau crush. Je suis content de voir que les scénaristes nous imposent pas déjà un premier baiser mais prennent le temps de construire la relation, c’est nécessaire.

11
Priceless, mon fou rire de la semaine !

Ça y est Scandal revient et se lance dans la course présidentielle à fond, avec des intrigues plutôt marrantes et bien senties. Que ce soit Cy dépassé par les événements ou Mellie qui tente d’avoir une bonne image d’américaine qui se plante, il y a un vrai sentiment de réel qui s’installe devant cet épisode, c’est cool. David qui prend enfin son courage à deux mains, c’était attendu, mais j’espère qu’il ne s’en tirera pas aussi simplement, surtout que se « confier » à Abby comme il le fait… C’est effectivement du harcèlement. Il a toutes les qualités du gentleman cette année, et ça mérite plus que de se faire larguer. Et sans surprise, la seule intrigue qui n’avait rien à voir avec la course présidentielle finit par y être rattachée. Tout ça nous mène à un débat dont on a entendu parler tout l’épisode mais qu’on ne nous montre finalement pas et à l’ouverture d’une enveloppe bien mystérieuse. Bref, Scandal s’en tire plutôt pas mal, mais une fois de plus, sans se centrer sur OPA… cela dit c’est pas comme si Huck m’avait manqué (c’était une plante verte pas si jolie, quoi). Prochaine étape, on largue aussi Jake ?

Et voilà, c’est tout pour la semaine dernière. L’avantage, c’est que j’ai pu avancer un peu mon challenge ! À la semaine prochaine 🙂

 

The Catch – Saison 1

 

01

Avis : Shonda Rhimes revient (certes, elle n’est jamais partie) avec une nouvelle série pour combler son TGIT maintenant que HTGAWM est en pause : l’histoire est d’une simplicité déconcertante et c’est pourquoi ça va probablement marcher – et me déprimer de semaine en semaine, car ça promet d’être médiocre.

Le pilot nous introduit donc dans l’univers d’une détective privée qui travaille dans un grand cabinet (il faut bien qu’elle ait des collègues). Elle est sur le point de se marier et fait face au même voleur depuis un certain temps. Oui, c’est hyper bateau et prévisible avec un bon casting, une excellente BO et une esthétique particulière. Shonda Rhimes quoi. Alors ce n’est pas révolutionnaire du tout, ni vraiment novateur, mais c’est efficace. Si vous hésitez encore à regarder, une seule question: are you ready to play ?

Note finale de la saison : 12/20
Avis définitif en fin d’article.

Ci-dessous, retrouvez un rapide avis sur chaque épisode ainsi qu’une note subjective. Pour naviguer plus vite, vous pouvez utiliser la fonction recherche (Ctrl + F) et taper directement « Épisode X » ou le titre 😉

Attention spoilers

02Épisode 1 – The Pilot – 16/20
« Are you ready to play? »

Cinq secondes suffisent à savoir qu’on est devant du Shondaland: deux plans de ville, une musique et hop, on est dans l’ambiance. La série a déjà son esthétique propre et une héroïne badass et caractérielle, avec un faux air de Meredith, qui prend l’ascenseur de son boulot après des scènes d’action pas vraiment crédibles. Pof, réunion de bureau à la Private Practice et intrigue qui devrait normalement tenir la saison (Mr X) expliquée à la nouvelle de l’équipe (?), notre point d’accroche. Bref, accumulation de clichés bien maîtrisés et légèrement détournés, diffusés à vitesse grand V pour ne pas nous laisser respirer avant qu’ils n’explosent en révélation dès le pilot là où ça aurait dû prendre plus de temps, le tout agrémenté d’une trahison et de flash-backs. Ah Shonda… maîtrise parfaite de la formule qui nous a déjà accroché à ses autres séries, c’est foutu. Excellent pilot qui nous fait naviguer dans les eaux connus du Shondaland et qui promet déjà de grands moments au détour d’une routine qui sera parfois lassante et d’une catchphrase qu’on n’arrêtera pas d’entendre et qu’on n’a pas arrêté d’entendre dans cet épisode jusqu’à son détournement prévisible dans un cliffhanger que j’attendais un poil plus explosif. Bref, le vrai catch dans cette série, c’est celui que Shonda nous pond… Oui, je suis pris au piège. À la semaine prochaine !

02-2Épisode 2 – The Real Killer – 11/20
« I miss someone who doesn’t exist. »

Sans grande surprise, la série s’engage cette semaine dans la sérialité avec une intrigue de la semaine qui casse pas la baraque et des flash-backs pseudo-romantiques pour nous faire accrocher à un couple encore moins supportable que l’Olitz de Scandal. The Catch n’est définitivement pas une série qui vise la crédibilité. J’en veux pour preuve les conseils/actions de l’avocate ou cette scène où ils se planquent derrière la voiture à trois mètres du flic d’Interpol ou encore les alias de cet arnaqueur pro qui suivent un schéma bien trop facile à décrypter… Sinon, pour une détective privée, elle n’est pas bien réactive : comment Jules a-t-il réussi à avoir cette photo, qui l’a prise et pourquoi est-ce qu’elle ne réagit même pas en découvrant qu’il était derrière elle à ce moment-là ? Comment Jules les devine-t-il en couple avec ce cliché ? La liste des maladresses de ce second épisode est assez longue. Par ailleurs, son esthétique des multiples écrans est rapidement aussi agaçante qu’inutile dans les transitions (elle doit l’être aussi pour le tournage d’ailleurs). C’est dommage car le casting est impeccable et le rythme assez intense pour qu’on puisse s’en passer. Toujours pas de moments à se décrocher la mâchoire dans ce second épisode à l’intrigue prévisible et l’effet de surprise s’étant envolé, c’est d’un coup beaucoup plus dur de trouver de quoi remonter la note, mais une fois piégé, c’est fichu.

03.jpgÉpisode 3 – The Trial – 12/20
« I won’t come looking for you because I already found you. »

Cet épisode poursuit sur la lancée de la série et s’inscrit pleinement comme « Shonda s’aventure sur le terrain de la série d’espionnage ». Bon, c’est pas encore ça. Sans surprise, le client de la semaine a un lien quelconque avec l’un des personnages principaux (ici une belle-sœur), ce qui permet de faire monter l’enjeu en incluant un développement de personnalité… Du Shonda, donc, il faut toujours que le cas de la semaine serve à quelque chose, il n’y a qu’à voir les parallèles nombreux établis par Grey’s chaque semaine. Ceux qui suivent un peu mon blog savent que je ne suis pas un fan des procedurals et des stand-alones donc, ça ne surprendra personne que ce côté de l’épisode ne m’a pas fasciné (en plus, bonjour la crédibilité de la nana qui s’acharne à déverrouiller une serrure pour finalement se cacher dans le placard d’à-côté, pas fermé à clé et évidemment vide et sans fond, permettant donc d’accéder au placard verrouillé ? Que… QUOI ?). C’était à peine plus intéressant du côté de l’intrigue de la saison qui nous tease surtout l’épisode 4 où Alice retrouvera son Christopher. En attendant, on développe leur liaison amoureuse en faisant en sorte qu’il la protège dans le restaurant, puis qu’il la rappelle pour prendre de ses nouvelles. C’est mignon. Surtout qu’ils continuent à faire des parallèles (comme leur solitude dans le lit au moment de ce coup de fil). Bon, ça ne vole pas haut, mais ça continue de fonctionner comme du Shonda et je suis curieux de les voir se retrouver la semaine prochaine.

04.jpgÉpisode 4 – The Princess and the I.P. – 11/20
“You just meant to bankrupt my company and steal my life savings?”

Bon. J’ai trouvé le gros défaut de cette série pour l’instant, surtout pour du Shonda : elle n’a pas pris le temps d’installer ses personnages secondaires, et du coup, nous les mettre sur le devant de la scène la semaine dernière et cette semaine, sans prendre le temps d’une intro correcte ne fonctionne pas (pour moi en tout cas). L’intrigue de la semaine est sympa, mais on dirait surtout que les scénaristes cherchent des scènes chocs à mettre en avant dans la bande-annonce sans forcément chercher la logique. L’épisode nous promettait une confrontation entre Alice et « Christopher », et on l’a eue, cependant, cela n’a pas mené à de l’action. Elle ne tente pas de l’arrêter, ni de récupérer son argent, ni quoique ce soit. La manière qu’ils ont de se protéger l’un l’autre parce qu’ils sont amoureux est très mignonne, mais bon, faudrait voir à pas nous prendre pour des quiches non plus. Même du point de vue du divertissement, c’est moyen. La dernière scène est plutôt cool, mais ce n’est pas assez pour racheter l’ensemble de l’épisode et surtout, pourquoi faut-il toujours que les personnages de Shonda fassent n’importe quoi par amour, surtout quand cet amour ne tient pas la route (une trahison pareille, mais comment tu peux la surmonter ?). J’avais pourtant bon espoir après visionnage du pilote, mais je crois que Shonda est en train de se planter (encore que les commentaires n’ont pas l’air si mauvais, c’est peut-être juste moi qui n’accroche pas).

05.jpgÉpisode 5 – The Laragan Gambit – 7/20
« 
Tell me your name! »

Mais qu’est-ce que c’est que cette série qui essaye de nous faire fantasmer sur une relation qui pourrait difficilement être plus toxique si elle essayait de l’être ? Et en plus elle culpabilise que le FBI la suive pour le retrouver ? Et sa meilleure amie fouille son portable genre normal ? Genre pas de mot de passe, pas de respect de la vie de sa pote ? Mais ? J’essaye, mais ça devient difficile, car rien ne va depuis le pilot. Pourtant celui-ci n’était pas mauvais, mais là… Ils m’ont perdu. Je vais continuer jusqu’à la fin de saison, parce que je suis du genre têtu… Je ne sais pas trop pourquoi en revanche, car je crois que la série ne va pas pouvoir s’améliorer. Ils ont déjà jump the shark depuis l’épisode 2… Est-ce vraiment un requin du coup ? Bon, allez, le cliffhanger était pas mal (mais le trailer catastrophique). Le test des cinq épisodes n’est pas franchement concluant…

 06Épisode 6 – The Benefactors – 12/20
« 
You work with some powerful kick-ass women. »

La catastrophe continue dans cet épisode de The Catch : les personnages ne sont toujours pas au top de la construction et le tout reste trop prévisible. Cette semaine, Alice continue son double-jeu et flirte de plus en plus avec l’illégalité, sans surprise, avec cette histoire de bracelet. Bon, vous comprendrez à la note et à ce commentaire que je n’accroche définitivement pas à cette saison. Je dis saison car je reste persuadé que la série peut proposer mieux, mais il faut qu’elle arrête de vouloir nous vendre Alice comme quelqu’un de bien. Qu’ils en fassent une criminelle ça ira plus vite… Sauf que Shonda cherche toujours à créer une sorte de culte autour de son héroïne et cette fois, contrairement aux autres fois en ce qui me concerne, je n’ai pas accroché dès le premier épisode (j’ai supporté Meredith et Addison lors de leurs premières saisons, Olivia pendant deux). L’intrigue de la semaine était par ailleurs d’une banalité affligeante. Bien jouée certes, mais banale. Et ce n’est pas ce féminisme à deux balles qui enrobe le tout qui va permettre à la série de se repentir, ni ce cliffhanger foireux d’ailleurs…

07.jpgÉpisode 7 – The Ringer – 10/20
“You’re still here.”

J’ai quasiment l’impression qu’Alice est surprise que ce soit moi qui soit encore là, et franchement, je me surprends encore bien souvent à me demander ce que je fais à continuer de regarder. Certes, c’est toujours mieux que la saison 1 de Shadowhunters car ici au moins les acteurs savent jouer, mais franchement, comment on peut essayer de nous vendre ça comme un couple parfait et trop romantique. L’alchimie entre les acteurs est là OK, mais quand même en terme d’intrigue de fond, ça ne fonctionne pas non ? Il n’y a que moi ? Une fois n’est pas coutume : l’intrigue de la semaine est totalement détachée du reste, n’apporte rien, mais on nous la vend avec un rythme très rapide à la Scandal et dépourvu de temps mort… Il en va de même pour cette partie de poker qui a au moins le mérite de faire un peu avancer les intrigues des « méchants ». Cela permet d’ignorer la vraie intrigue de fond des deux amants maudits qui n’avancent presque pas. Et bien sûr, Alice va voir une psy uniquement pour se confier à son ennemie, ce qu’elle ne sait pas encore mais que le spectateur savait depuis le début de l’épisode tant c’était gros.

08.jpgÉpisode 8 – The Package – 12/20
« 
You ask me to choose. I choose you. »

Oui, OK, The Catch, mais tu n’as rien de Person of Interest pour autant. L’explication concernant le plan de « Jessica », la psy, était sympa mais pas nécessaire. C’était probablement la partie la plus cool de l’épisode cela dit. L’intrigue de la semaine était pourtant réussie puisqu’elle permettait enfin de creuser un peu les personnages secondaires et leur passé – passé malheureusement plutôt plat. C’était marrant comme intrigue, ça développait un peu le côté réseaux sociaux aussi, clairement trop mis de côté depuis le début de la série pour un cabinet de détective privé. Puisque j’en parle, pourquoi (comment ?) un détective privé a-t-il besoin d’harceler sa collègue pour connaître le groupe dont elle a fait partie ? C’est genre hyper facile comme boulot par rapport à la routine, non ? Et cette fin est d’une platitude banale aberrante. Mais ça fonctionne, peut-être un peu mieux que d’habitude même.

09Épisode 9 – The Happy Couple – 14/20
Are you fine with this? The three of us, working together?

Et donc tout va bien dans le meilleur des mondes quand Ben « Christopher » décide de finalement travailler pour les « gentils » et que la maman des « méchants » débarquent en ville. Certes, ça sent bon le final de saison, mais bon, ça va un peu trop vite pour la crédibilité. La vitesse ne va pas, notamment pour la couverture grillée de Margot, mais au moins l’épisode est comme ça intéressant. Pas d’intrigue de la semaine puisque le groupe se concentre sur la capture de Margot. Le personnage de Sybil est un excellent ajout qui donne un peu de profondeur à toute l’intrigue et surtout une menace crédible pour la série. Je surnote un peu l’épisode : il compile les défauts de la série, mais si je suis encore là, c’est aussi parce que j’accepte ces défauts. La fin était intéressante et proposait un cliff plutôt adapté pour lancer le final.

10Épisode 10 – The Wedding – 14/20
You are the worst FBI agent ever

Merci de le reconnaître, Val ! Cela dit… Nouvelle démonstration de l’incroyable talent de détective de Val : sa meilleure amie lui dit qu’elle ne va pas bien et ne vient pas travailler, et c’est normal, malgré la fuite de Margot la veille. Oui, effectivement, heureusement qu’il y en a d’autres pour lui rappeler qu’elle n’est jamais malade (mais a sauté plusieurs journées de travail depuis le début de saison, contrairement à ce qu’ils sous-entendent). Tout aussi gros est le coup du flingue dans le sac : tellement prévisible ! Autre grand détective : Daniel, incapable de voir que son collègue est gay. Bon, je sais pas, mais quand même, c’est quoi ces détectives privés qui se font balader par tout le monde tout le temps et n’ont aucune info sur leur collègue ? Allez, si je passe par-delà tous ces défauts, c’était plutôt intéressant comme épisode : il y avait des twists sympas, on passe un bon moment à les regarder agir n’importe comment (franchement les embrassades alors qu’il est sous couverture ?) et à voir Alice sympathiser sans cesse avec l’ennemi. Margot s’en tire avec tout le pouvoir, Ben se sacrifie enfin pour Alice dans une scène qu’on veut nous faire gober comme hyper romantique. Cette fin de saison avait tous les éléments nécessaires pour être plaisante en nous faisant (un peu) oublier que rien ne va, quoi.

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EN BREF – Je suis plus déçu que satisfait de cette nouvelle série de Shonda Rhimes, et ça ne m’inspire pas confiance pour la nouvelle production qui débarquera bientôt (Still Star-Crossed). The Catch avait pourtant tout pour elle dans son pilote : une situation certes classique mais qui fonctionne, des personnages bien définis, un bon casting, un style visuel discutable mais reconnaissable. Tout s’effondre assez vite pour empiler les clichés et les incohérences, à tous les niveaux. Si l’on accepte de regarder la série en faisant autre chose, histoire de se divertir sans prise de tête ou sans volonté d’une crédibilité quelconque, c’est néanmoins plutôt réussi : je leur laisse du temps de cerveau disponible, comme dirait l’autre. En revanche, je ne sais pas trop si je suivrais ça à la semaine l’an prochain, la grille de mi-saison étant déjà bien remplie !