The Walking Dead: Dead City – S01E03 – People are a Resource – 09/20

C’est sûrement beaucoup trop tôt pour proposer un énième spin-off de la franchise : tout semble désespérément convenu et prévisible, c’est trop souvent creux pour avoir vraiment matière à l’horreur. Oui, il y a de bonnes idées dans les scènes d’action et certains moments donnent espoir que ça puisse être bien, mais en vrai, on en sait déjà trop sur l’univers pour que ça parvienne à être génial. Et puis, en plus, on nous prive de scènes qui pourraient avoir de l’intérêt, sans nous faire l’économie de longues conversations qui pourraient être des flashbacks regardables et des flashbacks super lents qui pourraient être des conversations. Bref, rien ne va.

Spoilers

Maggie & Negan continuent de découvrir les nouveaux alliés qu’ils ont, Ginny tente de retrouver Negan.


We ain’t tourists, that’s for sure.

Bon, j’ai clairement intérêt à rester à jour dans cette série. Mon problème n’est pas les spoilers, pour une fois, car j’ai bien l’impression que personne ne la regarde. Mon problème, c’est que je ne me vois pas bingewatcher cette série et qu’un épisode par semaine, c’est un bon rythme pour la supporter. Elle peine trop à trouver ses marques et à être aussi grandiose qu’elle souhaite l’être.

Negan & Ginny | Negan & Maggie | Le croate

Negan & Ginny

Il s’agit évidemment d’un flashback, où l’on apprend que Ginny a fugué grâce à une absence de surveillance de Negan. Il est énervé de devoir s’occuper d’une adolescente mutique, et moi, je me demande l’intérêt d’un tel flashback. Si au moins on apprenait à vraiment connaître Ginny, ça pourrait aider, mais si elle reste muette et qu’on doit se contenter d’écouter Negan parler en roue libre tout seul, bof.

Bref. Dans ce flashback, Negan se retrouve à aider Ginny pour qu’elle retrouve un dinosaure perdu. Je veux bien que ce soit un souvenir de son enfance, mais ça aussi, c’est chelou. Elle paraît trop adolescente pour y être si attachée, je trouve, et le flashback semble vraiment là pour nous faire perdre du temps dans une mini-saison. Allez, c’est mignon comme tout de voir Negan être un papa quand le reste de la série nous rappelle qu’il est un monstre, encore et toujours. C’est clairement leur meilleur personnage de toute manière et chaque fois qu’il siffle, il nous le rappelle…

Dans le présent, Ginny se rend à proximité de New-York, dans l’espoir d’y retrouver Negan probablement. De manière bien crédible et hilarante, la gamine monte alors dans une glacière pour traverser à la rame jusqu’à l’île… Pardon, mais ? Une glacière, vraiment ? Je vois l’idée, c’est marrant, mais ça n’a aucun sens qu’elle réussisse sa traversée comme ça – ou même que l’idée lui vienne.

On note aussi qu’elle a trouvé une moto pour venir jusque-là, mais on ne sait pas comment exactement. En fait, quel était l’intérêt de nous la montrer dans la chambre d’Hershel si c’était pour faire ça. Elle ne rencontre pas un zombie dans l’eau et est vite une nouvelle venue en ville. On sent déjà le cliffhanger arriver.

En attendant d’y être, Ginny se met en danger de manière ridicule, à être poursuivie par des zombies en ville, puis à suivre une étrange femme qui semble capable de se déplacer en ville en tuant des zombies avec un bâton et sans trop de difficulté supplémentaire.

Negan & Ginny | Negan & Maggie | Le croate

Negan & Maggie

Certains traversent en glacière pour venir errer dans les rues de New-York, d’autres s’y perdent alors qu’ils ne devraient pas. Nous voyons donc les nouveaux alliés de Negan et Maggie se débrouiller comme ils peuvent pour trouver à manger dans New-York en piégeant une biche innocente qui passait par-là. C’est d’autant plus déprimant que l’on voit le joli animal devenir une carcasse déjà dépecée. Bon. Il faut bien manger, j’imagine.

On apprend ensuite à connaître mieux ces nouveaux alliés : ils étaient enfants au début de l’apocalypse (ah oui, tout de même ! On a tendance à oublier ce détail, mais le temps est passé vite dans la série qui, elle-même, a débuté il y a plus d’une décennie) et ont donc vu arriver le Croate en grandissant. La protection qu’il leur offrait ne les tentait pas trop, et c’est comme ça qu’ils s’en sont vus réduits en esclavage, en revenant à ce qui était affirmé dans l’épisode précédent : un seul d’entre eux a survécu et réussi à s’échapper du croate. Pendant plus de dix ans ? J’ai comme un doute, tout de même.

En plus, maintenant que Negan et Maggie veulent rentrer dans l’arène du grand méchant, tout le monde s’excite sur la marche à suivre. J’essaie encore d’apprendre les noms, mais sincèrement, toute cette affaire est plutôt blasante. Evidemment, Negan et Maggie sont déjà potes avec celui qui s’est évadé, Tommaso. Evidemment, il ne veut pas y retourner. Evidemment, la copine de ce dernier (Amaia, mais je ne vais pas retenir ce nom) est énervée et est prête à tout leur raconter, et même à leur montrer. Putain, ils viennent de dire qu’ils ne veulent pas mener cette mission impossible et juste après elle dit qu’il faut leur montrer ? Qu’elle se décide !

Tommaso finit en tout cas par approuver le plan d’action, parce que Negan se prend à raconter son histoire, oubliant de préciser que c’était lui le grand méchant à qui il fallait reprendre les terres. Ouep, Negan évoque le Sanctuaire et la révolte qui a mené à sa chute, le tout devant Maggie, et oh, regardez, il y a un sous-entendu très lourd entre eux, vous avez vu ? VOUS AVEZ VU ON ECRIT UN EPISODE AVEC UN AUTRE SOUS-ENTENDU AU PASSE POUR MONTRER L’EVOLUTION DES PERSONNAGES.

Pardon. C’est comme ça que j’ai vécu la scène. Et on a pris du temps avant d’enchaîner sur la suivante, où Tommaso explique son plan pour rentrer à nouveau dans l’arène du Croate – où sont menés chaque jour les zombies de la ville si je comprends bien l’idée. Maggie en profite pour révéler à tout le monde que Negan est un ancien ami du Croate, mais qu’il est aussi celui qui lui a dégommé l’oreille.

C’est un joli moyen de récupérer la confiance de ses nouveaux alliés, je trouve… (c’est faux, c’est une idée complètement conne, mais au moins, le secret n’est plus). On finit par rétorquer à une Maggie qui met au point un plan peu réaliste qu’Hershel est probablement déjà mort et à nouveau les scénaristes semblent passer en majuscules pour nous montrer que NEGAN ET MAGGIE PEUVENT ÊTRE AMIS, IL LA SOUTIENT.

Bon, elle ne veut pas de son soutien évidemment et préfère s’isoler pour regarder de vieux dessins. Negan n’est pas du genre à lâcher l’affaire pour autant et il la suit donc pour lui parler et… lui offrir une casquette qu’il a trouvé plus tôt et qui ressemble à celle qu’Hershel portait. Non mais putain, peut-on faire plus idiot comme idée ? Comment trouve-t-il une casquette en si bon état après quinze ans d’apocalypse ? Et pourquoi est-ce que ça suffit pour que Maggie se confie ensuite à lui comme s’ils étaient amis à lui expliquer qu’elle s’est disputée avec Hershel avant qu’il se fasse kidnapper ? Et pourquoi s’écoute-t-il tant parler ensuite ? Je vous jure, c’est énervant.

En tout cas, le fils de Negan s’appelle Joshua. Quant à Annie, elle n’est plus avec lui, parce qu’un jour, elle a été violentée par un groupe de cinq types volant ses affaires et la battant. Cela a énervé suffisamment Negan pour qu’il décide d’aller tabasser les cinq types, alors qu’Annie lui avait demandé de ne rien faire. Se faisant de nouveaux ennemis, Annie, Joshua et Negan ont dû fuir, et Negan en a profité pour les faire fuir vraiment loin en train et les abandonner. Le pire, c’est qu’on nous affirme qu’il en est triste et que c’est dur pour lui alors que… Putain, il a abandonné sa famille pour une raison de merde en fait ?

Ce n’est pas parce qu’on enchaîne avec d’autres scènes et qu’on nous présente ensuite une sorte de bénédicité chelou avant le repas des nouveaux alliés qu’on va l’oublier. Le montage de l’épisode n’était franchement pas glorieux sur ce coup-là – et cette idée de cérémonie quasi religieuse sans explication de ce qu’il se passe et avec une Maggie et un Negan qui supportent sans rien dire ou sans poser de questions ? Que c’était étrange !

Après le repas, Maggie prend le temps de parler un peu avec Tommaso (c’est du flirt ça ? Il est avec Amaia, on a dit !), puis rencontre la femme que Ginny a aperçu et suivi plus tôt… Le monde est petit, je sais bien, mais New-York, c’est censé être une ville immense, tout de même. L’épisode se termine par Ginny observant Maggie, mais n’osant pas venir lui parler pour autant. Elle cherche à rejoindre Negan, pas Maggie.

De son côté, Negan est confronté au colosse du groupe qui décide de lui demander de partir dès le lendemain, avec Maggie. Il a en effet trouvé l’avis de recherche qui décrit Negan comme un espèce de grand psychopathe à qui il ne faut surtout pas faire confiance. La tension monte entre eux, à une vitesse qui ne semble pas bien cohérente avec le début de l’épisode où on les a vus devenir amis plus qu’autre chose.

Malheureusement, la tension monte jusqu’à ce qu’ils en viennent aux mains, parce que le colosse – dont le nom est Luther, je l’ai appris dans le bonus après l’épisode – refuse de voir qu’ils sont du même côté. Negan décide alors de lui râper le front (oui, oui, à la râpe !), ce qui nous fait tomber Luther pile comme il ne fallait pas. Negan finit le job et le tue une fois pour toute juste après. Ouais, bon, il va falloir partir le lendemain, c’est sûr cette fois.

Je suis bien déçu par cette scène. Que Negan soit toujours un cinglé, ça ne me dérange pas plus que ça, mais le colosse semblait être un perso un peu plus résistant et solide que ça, tout de même. Mais bon, que voulez-vous, il fallait bien quelques sacrifices et morts pour que la série soit une série de la franchise de zombies. M’enfin, ce n’est pas le meilleur des flashbacks.

Negan & Ginny | Negan & Maggie | Le croate

Le croate

Pendant ce temps, le Croate reçoit un nouveau prisonnier chez lui avec le marshal. Il en profite pour lui faire écouter de la musique de merde et lui fournir tout un joli repas italien, après quelques blagues sur l’étoile de shérif du marshal.

On apprend à connaître ce grand-méchant, qui n’est pas qu’un méchant : il a ainsi mis au point tout un système pour récupérer de l’électricité et de l’énergie à partir des… zombies. Ma foi, ça se tient, mais il me semble qu’il y aurait pu avoir encore plus simple que son explication scientifique toute foireuse. Bon, qu’importe, vous me direz, l’essentiel, c’est que le Croate a désormais un prisonnier capable de lui fournir des informations essentielles sur la présence de Negan et Maggie.

Bon, et comme il faut bien qu’on comprenne qu’il est un danger pour eux, on en profite aussi pour nous montrer à quel point il peut partir en vrille simplement. Ainsi, il trouve un vers dans la viande pourrie (what ?) de son repas et décide de tuer le type qui lui avait servi à manger. Avant ça, il lui fait avaler la clé des menottes du marshal… On comprend le jeu très amusant : s’il veut se libérer, il va devoir tuer le zombie qui se relèvera. Su-per. Cela semble être une bonne idée sur le papier, mais c’est un peu blasant comme idée pour en faire un méchant – tout sonne superficiel et creux, même la tête du type qui se fait tuer pour un asticot dans une assiette.

Bon. Finalement, on enchaîne ensuite sur une autre scène, dans la fameuse arène du croate. Le marshal refuse toujours de parler quand on lui en laisse la chance, le Croate excite la foule et leur fait scander que les gens sont une ressource d’énergie, puis il enferme notre marshal dans l’arène. Sans trop de surprise, on a alors droit à un combat de gladiateur : le mashal, drogué, se retrouve à devoir se battre contre le type qui a avalé la clé.

Il parvient à le décapiter bien rapidement, je trouve, puis à le dépecer pour récupérer la clé. Ce n’est toujours pas terminé pour autant : le croate fait entrer dans l’arène deux autres zombies. J’ai soupiré bien fort, parce que c’est avec une simple botte que le marshal finit par s’en tirer en vie. Les zombies, eux, sont vite maîtrisés et ne paraissent jamais être une vraie menace…

La menace, c’est le croate, on le sait bien. Il comprend en observant le marshal se battre qu’il doit planquer quelque chose dans sa botte, parce qu’il a refusé d’utiliser l’une d’elles pour se battre. Le croate lui fait donc enlever pour qu’on nous révèle une lettre d’amour, ou plutôt de cœur brisé… On va dire que ça donne de la profondeur au personnage, mais ça ne m’a pas passionné. L’intérêt de la scène était prévisible en plus : le marshal finit par expliquer qu’il est seul, que ses alliés sont morts et qu’il était là à la recherche de Negan. Adieu l’effet de surprise sur lequel Maggie comptait !

Negan & Ginny | Negan & Maggie | Le croate

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The Walking Dead: Dead City – S01E02 – Who’s There? – 13/20

OK, l’épisode n’est pas beaucoup plus réussi que le précédent, mais je trouve que sur la fin, il parvient à justifier son existence en dévoilant une nouvelle facette de la relation entre ses héros. Pour le reste, nous en restons à du convenu pour la franchise, avec un affrontement entre deux camps et des intrigues secondaires qui ne se dévoilent pas encore.

Spoilers

Maggie et Negan se retrouvent entre deux feux et choisissent un camp.


I was only a monster when I absolutely needed to be.

Qui est là ? Ben moi apparemment, mais je ne sais pas bien pourquoi. C’est la facilité. On est lundi, quoi de plus normal que de lancer un épisode de la franchise, non ? Le premier épisode ne m’a pas fasciné, mais il avait ses moments et de bons acteurs. Puis, il ne faut apparemment pas sous-estimer la force de l’habitude sur moi !

New-York | Burazi | Le marshal | Hilltop

New-York

L’épisode commence par une petite horde de zombies qui souhaite entrer dans le local où Maggie et Negan sont enfermés avec une vieille dame. Il y a clairement un problème de rythme dès cette première scène, avec Maggie qui assure tout sereinement que la femme a pris son sac avec toutes les affaires dont ils ont besoin… Ben, pourquoi vous restez plantés là à attendre que les zombies entrent alors ?

Negan et Maggie pourchassent donc la femme, mais en prenant tout leur temps. Vraiment. Negan tente même de négocier et l’acteur semble n’en avoir rien à foutre ? C’était super étrange comme moment de les voir laisser la femme monter à une échelle et les devancer comme si de rien n’était, juste parce qu’ils la laissaient le faire. Putain, mais pourchassez-les vraiment ?

La course poursuite est étonnante, en plus, parce qu’on sent que la femme les invite à la suivre – ce dont on a confirmation par la suite. Il faut d’abord monter la fameuse échelle du conduit d’ascenseur, avec le petit suspense des zombies au sol sous eux, en plus. C’est bien sympathique tout ça, mais ça ne nous dit pas qui est la femme et, en plus, on ne voit vraiment pas grand-chose tant il fait noir dans ce conduit.

On finit par récupérer de la lumière quand la femme qu’ils pourchassent atteint une fenêtre de l’immeuble et utilise à son tour une tyrolienne, sans la moindre sécurité autre que ses bras hein, pour rejoindre l’immeuble d’en face. C’est donc le mode de transport le plus commun à New-York désormais, mais ça ne donne pas trop envie quand on voit à quel point il est facile de tuer les gens en coupant le fil ou à quel point la musique ajoute du drama et du suspense chaque fois qu’on voit une tyrolienne.

La femme leur renvoie tout de même de quoi traverser eux aussi et au moins, la situation amuse Negan, c’est déjà ça. Maggie est plus frileuse quand il s’agit d’utiliser la tyrolienne, mais ils n’ont pas franchement le choix, surtout qu’un tas de zombies les rattrape. J’aimerais comprendre comment exactement : sont-ils montés à l’échelle ? Ce n’est pas trop possible en théorie, mais dans la dernière saison de la série-mère, on a eu droit à quelques exceptions…

Bon, toujours est-il que Maggie finit par accepter d’utiliser la tyrolienne et de rejoindre Negan de l’autre côté de l’immeuble, mais elle oublie de prendre de l’élan. C’est une bonne idée de la part des scénaristes de nous montrer directement une autre limite de ce mode de transport qui est plus que dangereux, surtout que bien sûr, Maggie est au-dessus d’une autre horde de zombies… Bon, ce n’est pas comme si elle pouvait survivre à une telle chute.

Elle survit toutefois, sans accepter l’aide de Negan, et ça leur permet de rejoindre la vieille dame qui ne parle pas un mot d’anglais apparemment, mais souhaite quand même communiquer avec eux comme elle peut – pour échanger des biens et leur déconseiller de suivre de mauvaises idées. Comme elle s’appelle Esther et répète plein de fois « yallah », j’imagine qu’elle parle hébreu. Si on sait qu’elle parle Esther, ce n’est pas parce qu’elle se présente à notre duo de héros, mais parce qu’elle les emmène tout droit dans un piège : ils rencontrent ainsi des alliés d’Esther qui sont plus sains d’esprit qu’elle apparemment.

Ils sont armés jusqu’aux dents et refusent de faire confiance à Maggie quand elle leur sert ce qui est évidemment un mensonge. Pour une fois, elle aurait pu tenter à peu près de dire la vérité ! En tout cas, Maggie et Negan découvrent tout un campement de survivants dans un immeuble. Ils n’y restent pas vraiment, évidemment, parce qu’ils sont plus rapidement emmenés dans une des salles de bain de l’immeuble où ils sont faits prisonniers.

Finalement, heureusement que Negan est là : c’est lui qui apporte le plus d’intérêt à la série pour le moment. Son attitude désinvolte et le fait qu’il s’amuse face à tout ce qu’il se passe le rend plus intéressant que Maggie pour le moment. Il a aussi plein d’informations sur le Croate, histoire de nous le vendre comme un grand méchant plus méchant que lui. Alors. Bon. Je veux bien que ce soit un méchant, mais s’il a été homme de main de Negan, c’est que Negan a été pire que lui, désolé. Et il se trouve clairement des excuses quand il affirme avoir été un monstre uniquement quand il avait besoin de l’être alors que bon, on l’a vu être un monstre bien des fois sans vraie raison valable.

New-York | Burazi | Le marshal | Hilltop

Burazi

Bon, le petit récit sur le monstre qu’a été le Croate a beau être fait par l’excellent conteur qu’est Jeffrey Dean Morgan, ça ne m’a pas captivé outre mesure. On a compris : c’est un méchant, il a tué (et/ou violé ?) une enfant alors que Negan avait donné l’ordre du contraire et Negan s’en est séparé en lui tirant dessus. Ouep.

Negan a évidemment raté son coup quand il a eu l’occasion de lui tirer dessus, se contentant de défigurer ce grand-méchant qui, c’est évident, aura désormais une dent contre lui. Vraiment, Maggie a bien fait de s’allier avec Negan… Bon, allez, elle a bien fait pour de vrai : il a eu la bonne idée de récupérer un os de pigeon et de le tailler, ce qui leur permet finalement de gagner la confiance de leurs geôliers.

Eh oui, ces idiots libèrent Negan et Maggie parce qu’une étrange menace les retrouve : les Burazi. Aucune idée de ce qu’il se passe, en vrai, mais effectivement un commando de motards débarque et s’amuse à vouloir tuer tout le monde. Je ne sais pas, il me semble que dans cette situation, des prisonniers comme Maggie et Negan ne devraient pas tellement intéresser les potes d’Esther

On retrouve Negan tel qu’il l’a toujours été : il emmène son nouvel otage au reste des Burazi pour se montrer comme le monstre qu’il sait être. Son « toc, toc, qui est là ? » est plutôt amusant, que ce soit quand il éclate sa tronche contre des vitres ou quand il annonce de la pluie. En plus, on voit très bien ce qui est sur le point de se passer : la mort d’Esther a réveillé en lui le monstre ; et il assure avoir besoin de l’être à nouveau.

Il égorge alors son otage et faire pleuvoir le sang, puis les tripes sur ses potes. Il fait ça devant une Maggie qui ne dit rien mais observe – et l’actrice joue suffisamment bien pour qu’on la voit osciller entre fascination et terreur de retrouver le Negan des débuts. Moi, je trouve que c’est une bonne chose, parce qu’il faut au moins ça pour que la série puisse se démarquer.

Negan balance ensuite le corps par-dessus le balcon, et personne ne semble prendre la peine d’essayer de tirer sur Negan pendant toute cette scène. Franchement, je suis partagé. Il est terrifiant, d’accord, la scène est excellente, OK, mais je peine à croire que tous les ennemis restent sagement à le regarder comme ça.

Et en même temps, c’est exactement ce qu’il s’était passé quand Negan a tué Glenn… Le fait que Negan soit encore capable d’autant de charisme, le fait que Maggie le laisse faire pour être protégé par lui, ça signifie peut-être que la série a trouvé ce qu’elle voulait raconter. On verra bien mais en tout cas, ça m’a fait plaisir de découvrir cette scène avec l’ancien Negan enfin de retour !

Après tout ça, Maggie et Negan peuvent donc retourner auprès des nouveaux alliés qu’ils se sont faits. Ceux-ci les remercient après une longue veillée et cette fois, on peut enfin avoir une vraie conversation entre eux et Maggie. Cette dernière décide en effet d’expliquer la vérité : le Croate, le psychopathe, Van Gogh… Il a kidnappé son fils et elle veut le retrouver. Sa nouvelle amie, avec une arme méga classe je tiens à le dire, est alors radicale et lui annonce que ça peut se faire, si elle souhaite mourir.

New-York | Burazi | Le marshal | Hilltop

Le marshal

Pendant ce temps, le marshal se réveille toujours en vie dans le pressing. Il est entouré de zombies, évidemment, et reste donc sur place un moment, cherchant un moyen de s’en sortir. Pas évident. Il finit par trouver, hors écran, et nous le suivons donc ensuite, en milieu d’épisode, en train de fouiller un immeuble dont il avait l’adresse. Soit.

Il décide alors de défoncer une porte, et je pense bien que j’ai raté une information importante quelque part dans cette affaire. J’ai aussi complètement décroché de cette scène très silencieuse (sympa la musique), à défaut d’y voir grand-chose. Encore une série qui est faite pour être vue dans le noir, apparemment, parce qu’il est plus intéressant de le faire découvrir des cadavres dans l’obscurité alors même qu’il fait jour et qu’il y a une putain de fenêtre en fait.

Bon, on apprend tout de même que le marshal est religieux et j’ai eu l’impression qu’il venait découvrir le cadavre de son père… Il se fait ensuite, une fois de plus, bloquer son chemin par des zombies mais parvient à s’enfuir par la fenêtre, tout ça pour mieux tomber dans un piège bien foutu.

Il reste ainsi coincé toute la journée dans son piège, attirant des zombies qui ne sont pas assez grands pour le mordre. Le piège est évidemment l’œuvre de Burazi, les hommes de main du Croate. C’est le Croate lui-même qui vient libérer le marshal de son piège et lui assure qu’il est en sécurité, mais j’ai comme un doute que les Daft Punk soient là pour être vraiment sympathiques avec lui… On verra bien.

New-York | Burazi | Le marshal | Hilltop

Hilltop

Après le générique, on retrouve aussi Ginny et c’était plus qu’inattendue. Enfin, je me doutais bien qu’elle aurait d’autre temps d’écran dans la série, mais pas forcément qu’on la verrait s’intégrer à ce nouveau Hilltop qui semble tout de même beaucoup plus grand qu’avant. Nina la conduit donc à l’école d’Hilltop, parce que oui, il y a une salle de classe.

Nina semble avoir adopté Ginny dans cet épisode, l’accueillant ensuite chez elle – enfin non, chez Maggie, c’est la chambre d’Hershel en fait – et essayant de lui faire comprendre qu’elle considérera un jour Hilltop comme sa famille.

Vous savez ce qu’il manquait à la série pour être encore moins passionnante ? Des flashbacks. Problème réglé dans l’épisode avec une scène nous présentant les liens entre Maggie et son fils – on passe donc de Ginny dans le présent à Hershel dans un passé récent. Ce dernier semble commencer avant l’heure sa crise d’ado, refusant d’aller en cours pour s’entraîner à se battre contre des zombies. C’est clair que ça semble aussi barbant que l’EPS cette affaire. En attendant, c’est ce flashback qui est barbant, avec un ado qui n’aime pas ses dessins et refuse de communiquer avec sa mère. Et puis, je ne sais pas à quoi servent Ginny et Hershel dans la série pour l’instant.

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The Walking Dead: Dead City (S01)

Synopsis : Maggie et Negan se rendent dans un Manhattan post-apocalyptique, depuis longtemps isolé du reste du continent. La ville est remplie de morts-vivants et d’habitants qui ont fait de New York City leur propre monde.

Pour commencer, je dois avouer que l’attente pour la saison 1 de The Walking Dead: Dead City a été longue, mais elle m’a semblé courte malgré tout ! Contrairement à ce que j’imaginais, je ne suis donc toujours pas à jour dans les autres séries de la franchise avant de me lancer dans celle-ci. Malgré tout, je suis pressé à l’idée de découvrir cette série et de voir comment elle se démarque de la série originale et je prends donc ENFIN le temps de regarder une série au milieu de semaines extrêmement chargées par le travail.

Oui, je sais, il aurait mieux valu me concentrer sur les saisons que j’ai entamées sans les terminer, mais ça ne serait pas tout à fait moi si j’avais fait ça. Bien sûr, je ne peux m’empêcher de me demander comment cette série se connectera à l’univers global de The Walking Dead et de craindre de me faire spoiler… mais bon, l’univers des zombies me manque un peu tout de même.

Je suis impatient de voir si les créateurs ont réussi à apporter de la fraîcheur à cette franchise bien établie et, à force, aussi pourrie que la peau d’un zombie ou si l’on aura juste une suite sans surprise de ce qu’était la série d’origine et qui a laissé en vie Maggie et Negan rien que pour nous proposer cette série…

The Walking Dead: Dead City – S01E01 – Old Acquaintances – 12/20

Aïe. Comme prévu, on en sait déjà beaucoup trop sur les personnages choisis par ce spin-off, donnant juste l’impression d’avoir un seizième tour de ce qu’on sait déjà d’eux et des conversations qu’ils ont déjà eu en boucle. Alors certes, la série tente d’instaurer son ambiance et certes, il y a deux trois moments qui…

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The Walking Dead: Dead City – S01E02 – Who’s There? – 13/20

OK, l’épisode n’est pas beaucoup plus réussi que le précédent, mais je trouve que sur la fin, il parvient à justifier son existence en dévoilant une nouvelle facette de la relation entre ses héros. Pour le reste, nous en restons à du convenu pour la franchise, avec un affrontement entre deux camps et des intrigues…

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C’est sûrement beaucoup trop tôt pour proposer un énième spin-off de la franchise : tout semble désespérément convenu et prévisible, c’est trop souvent creux pour avoir vraiment matière à l’horreur. Oui, il y a de bonnes idées dans les scènes d’action et certains moments donnent espoir que ça puisse être bien, mais en vrai, on en…

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The Walking Dead: Dead City – S01E04 – Everybody Wins a Prize – 10/20

Je ne passe pas sous la moyenne parce que l’épisode n’est pas si mauvais en soi. En fait, il peine juste à surprendre en fournissant exactement ce à quoi on peut s’attendre, jamais rien de plus. C’est prévisible, c’est convenu, c’est plutôt cool du côté de la production et des scènes d’action. Non, vraiment, chaque…

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The Walking Dead : Dead City – S01E06 – Doma Smo – 08/20

Drôle d’épisode final que celui-ci, parce que certes, les scénaristes proposent les scènes qu’ils voulaient proposer, mais on sent en tant que téléspectateur qu’ils galèrent à y arriver et qu’une fois qu’ils y sont, eh bien, ils n’ont plus rien à raconter mais il reste presque une moitié d’épisode. Les personnages prennent ainsi des décisions…

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The Walking Dead: Dead City – S01E01 – Old Acquaintances – 12/20

Aïe. Comme prévu, on en sait déjà beaucoup trop sur les personnages choisis par ce spin-off, donnant juste l’impression d’avoir un seizième tour de ce qu’on sait déjà d’eux et des conversations qu’ils ont déjà eu en boucle. Alors certes, la série tente d’instaurer son ambiance et certes, il y a deux trois moments qui fonctionnent bien pour le petit frisson qu’on cherche, mais ce n’est pas glorieux comme spin-off pour l’instant. J’ai l’impression qu’il y avait à la rigueur de quoi faire un film. Une série ? On va tourner en rond !

Spoilers

Hershel s’est fait enlever, forçant Maggie à bosser avec Negan à nouveau.


You could try, but then I’d have to kill you first.

Nouveau cadre, vieux codes | Retrouvailles | Les marshals | Manhattan | Cliffhanger

Nouveau cadre, vieux codes

Si je suis plutôt ravi de retrouver les personnages et de voir que la série commence par un épisode qui a un temps bien raisonnable, j’ai tout de suite déchanté dès les premiers plans de cet épisode. Certes, on nous introduit directement à l’idée que Maggie a déménagé et est désormais à New-York, mais bordel, c’était plutôt long comme introduction et comme enchaînement de plans.

En plus, le changement de cadre avec ce New-York envahi par la végétation donne l’impression d’être devant un énième film catastrophe post-apo… et ça peine à donner un sentiment de neuf à une série qui en aurait désespérément besoin. En fait, le problème est là : on connaît trop bien les codes de la franchise. Du coup, c’est comme une bleue que Maggie se fait alors surprendre par un zombie qui n’hésite pas à lui attraper les jambes. C’était prévisible, sérieusement, et ça a lieu plus tard dans l’épisode aussi. Elle s’acharne finalement sur lui, dans une scène sanglante qui met dans l’ambiance… mais aussi avec des cris qui devraient la faire repérer bien vite.

Sans une ligne de dialogue, cette première scène a réussi à nous montrer ce que veut proposer la série : un nouveau cadre plus urbain et post-apo que la série d’origine bloquée pendant des années dans la forêt… mais eh, c’était peut-être un vrai besoin, non ? Le générique qui suit est très sympathique, même s’il a un côté très jeu vidéo. C’est fou comment les effets spéciaux se reposent de plus en plus sur ce type d’images donnant l’impression d’être devant des jeux vidéos. Finalement, le générique est bien, mais la musique manque d’entrain ou de notes similaires à la série de base quand l’esthétique est quant à elle exactement la même. Bref, j’ai l’impression d’être devant une pâle copie… et c’est ce qu’est Dead City, justement.

Après le générique, on se retrouve dans un bar. À nouveau, on veut nous montrer un nouveau cadre : le monde s’est remis de l’apocalypse zombies, la vie a repris son cours, les mêmes lieux de vie qu’avant existent à nouveau. Malheureusement, ça donne à la série un côté un peu ringard, je trouve. Maggie au comptoir d’un bar, dans sa tenue d’aventurière… Je sais pas, ça n’a pas du tout su me convaincre. On note que cette fois, Maggie appelle les zombies des « groaners ». Chaque série a vraiment son mot pour les zombies, sans que ce ne soit jamais zombie. Par contre, cette fois-ci, ça devient ridicule : Maggie a toujours dit « walker », pourquoi aurait-elle changé en vieillissant ?

Bon, pêle-mêle, on découvre qu’elle drague le barman avec une idée en tête qui n’est pas celle à laquelle il pense (elle veut endormir sa méfiance) et qu’elle aurait une cabane à proximité envahie par les zombies. Difficile de savoir si c’est le cas, cependant : elle peut très bien mentir après tout. Le but ultime de Maggie est finalement de se rendre dans le motel attenant au bar pour y retrouver Negan. Ce n’est toutefois pas si simple : alors qu’elle a largement le temps de le surprendre sous sa douche, elle attend tellement qu’elle finit par se faire attaquer par les gens du bar.

Là, elle est alors confrontée à un personnage joué par Michelle Hurd. Je déteste cette actrice, que j’associe à son personnage calamiteux et à un jeu désastreux dans Blindspot, alors ce n’est vraiment pas chouette pour la série – ce ne sera pas un point positif pour celle-ci.

Maggie est toutefois capable de s’en sortir comme une grande fille, évidemment. Alors qu’elle est mal en point, on découvre qu’elle peut se servir d’une lame intégrée à sa chaussure pour dégommer des méchants. Cela la retarde suffisamment pour que Negan puisse s’enfuir en l’apercevant, emmenant avec lui une jeune femme qu’on ne connaît.

Bien sûr, Maggie cherche alors à s’enfuir plutôt qu’à dialoguer. C’est un peu con tout de même. Par chance pour elle, elle a de quoi s’enfuir à proximité. Non seulement, les bars sont de nouveau à la mode, mais en plus, il y a toujours de l’essence à portée de mains. Sans trop de mal, Maggie parvient donc à rattraper Negan et sa nouvelle jeune protégée, Ginny.

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Retrouvailles

Maggie leur révèle que Negan est recherché (pour changer) par une organisation dont on ne sait pas grand-chose (pour changer, bis), mais ce n’est pas pour cela qu’elle est ici, évidemment. Cette fois-ci, Maggie révèle la vérité : elle a subi un raid quelques mois plus tôt, puis un autre, lors duquel ses nouveaux ennemis ont eu la bonne idée de prendre un otage. Ouep, quelqu’un a enlevé le fils de Maggie et c’est pour cela qu’elle est à présent à la recherche de Negan.

En effet, son ennemi, le Croate, a eu la classe d’utiliser le sifflement préféré de Negan. Ma foi, ça fonctionne comme détail, c’est un sifflement extrêmement caractéristique. Et même si ça énerve Maggie de devoir demander l’aide de Negan pour retrouver Hershel dans Manhattan, elle n’a pas trop le choix : lui, il sait qui est le Croate. La série se garde toutefois des cartouches de suspense pour la suite, ne révélant pas ce que sont devenus la femme et l’enfant de Negan, ni qui est cette Ginny qui le suit partout désormais. Ginny ne parle pas – Negan explique à Maggie que c’est le cas depuis qu’elle a trouvé son père transformé en zombie.

Ouais, ça ne nous explique pas exactement pourquoi elle le suit partout, même dans un roadtrip vers un Hilltop qui n’est plus le même, ni comment elle a fait pour le demander d’ailleurs. Maggie nous apprend aussi que Hilltop n’est plus, mais que toute la communauté a dû se relocaliser et suivre les mêmes règles qu’avant. Soit. Les mêmes règles, certes, mais il y a de nouveaux acteurs en jeu à New Babylon, où la série semble se dérouler désormais.

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Les marshals

Par exemple, il y a des Marshals qui semblent faire peur à tout le monde – mais dont je n’arrive pas à savoir exactement de quel côté ils sont. Je veux dire, ils cherchent à arrêter Negan pour le mettre à mort en le torturant de la manière la plus atroce possible, mais c’est en partie parce qu’il a tué Glenn devant Maggie… alors pourquoi Maggie semble détester aussi ces marshals ? Et pourquoi ne travaille-t-elle pas avec les marshals aussi ?

Bon, ils semblent sacrément méchants cela dit. On voit ainsi un marshal débarquer dans le bar du début d’épisode pour en savoir plus sur Negan et pour le retrouver. Il interroge ainsi la nana du bar, bien à sa manière, n’hésitant pas à la torturer. Bon, je m’inquiétais de devoir supporter Michelle Hurd, mais elle se fait tuer bien rapidement finalement. Tant mieux ? La scène était censée être choquante et nous instaurer un univers plus noir, mais eh, ça m’a fait plaisir plus qu’autre chose.

Le marshal qui la bute pour respecter la loi, soi-disant, n’hésite pas à expliquer ensuite qu’il ne l’a fait que pour la loi, pas par gaité de cœur. Mouais. J’ai comme un doute, tout de même. Malheureusement pour les héros de la série, il a aussi tout ce qu’il faut pour les retrouver : Maggie a laissé tomber dans sa fuite un livre de cartes duquel elle a arraché la carte de Manhattan.

On retrouve ensuite Maggie et Negan en route vers ce nouveau Hilltop dont on ne voit pas grand-chose. Ouais, ils ont réussi à se débarrasser de Ginny auprès des gens aux ordres de Maggie, parce que c’est plus simple comme ça, probablement. La série préfère se concentrer sur des conversations interminables entre Maggie et Negan, comme au bon vieux temps, plutôt que de proposer vraiment de nouveaux personnages. C’est inquiétant : elle réunit deux personnages que j’aime beaucoup et ne parvient pas à sortir de la médiocrité pour autant… Et c’est d’autant plus violent et facile à constater que la série prend aussi le temps de nous faire quelques flashbacks de la mort de Glenn. Voilà, ça c’était une bonne scène choquante et réussie…

Malheureusement, pour arriver à une telle intensité, il faut déjà avoir des personnages auxquels on est attachés, pas des personnages dont on a fait le tour quinze fois. Dead City a beau essayer de proposer quelque chose qui la démarque et une ambiance qui lui soit propre, elle ne parvient pour l’instant qu’à proposer une atmosphère sombre peu efficace pour surprendre. On est dans une mauvaise suite de Walking Dead pour l’instant. C’est gênant.

Je suis peut-être de mauvaise foi, vous me direz : dès le départ, j’ai trouvé énervant que les spin-offs annoncés soient sur les personnages les plus anciens de la série. On les connaît par cœur. On ne peut pas être surpris de voir Maggie réussir à enlever l’un des marshals qui est à ses trousses sans le moindre mal (surtout qu’elle s’en prend au junior du trio comme par hasard), ni être surpris que ça mène à une scène où elle s’engueule avec Negan. Encore. Et vous savez pourquoi : elle veut avoir l’autorité sur lui et garder le marshal en vie avec eux quand Negan préfère l’idée de le jeter par-dessus bord.

Et sincèrement, c’est une redite tout ça, parce que ça mène à Negan qui lui fait remarquer qu’elle aussi elle a tué plein de gens, parmi lesquels il y avait des maris et des pères, hein. Bref, il gagne la bataille des arguments, mais comme Maggie est cinglante avec lui, il considère qu’elle a gagné apparemment ? Les mystères de cette franchise se poursuivent.

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Manhattan

Bon. Tout cela permet à nos héros d’arriver à Manhattan et… de me donner l’impression d’être devant un film. En fait, tout le problème est là ! Leur idée, c’est de faire un film, pas une série. Ouais, l’ambiance Manhattan post-apocalypse, c’est sympathique comme tout, mais je ne vois pas une histoire pouvant se dérouler sur le long terme. En plus, et c’est peut-être le look de Maggie qui fait ça, mais j’ai vraiment eu l’impression d’être devant un film post-apo à bas budget plutôt que devant une série. Elle a un look années 90, non ?

Et puis, cette traversée d’une grande-ville… Cela ressemble un peu trop à The Last of Us pour moi. Allez, une fois sur l’île, nos héros voient leur marshal en otage chercher à s’échapper, sans y parvenir, puis sont surpris par… une pluie de zombies. C’est pas « It’s raining men », c’est « It’s raining zombies ». Ou pas. Ce sont des cadavres qui tombent, pas des zombies. Il est donc assez évident qu’on a affaire à une méthode de défense rondement menée… mais Maggie et Negan ne semblent pas s’en douter, préférant en rester à l’idée de base qu’ils ont de Manhattan, qui fut l’un des premiers lieux touchés par l’épidémie ; avec énormément de zombies, donc.

L’exploration de l’île peut en tout cas continuer et mener les personnages à redoubler de vigilance. Ainsi, Negan constate que Maggie tombe de tomber dans un piège bien vite. Ils parviennt à l’éviter de peu, mais sont ensuite coincés entre une pluie de cafards dégoûtants dans des sacs poubelles et une horde de zombies sortant de nulle part en plein Manhattan. Cela permet à leur otage de révéler son prénom (Hano ? Jano ? C’est ce qu’il a dit ?) quand il entend des mitraillettes et qu’il espère qu’il s’agisse de ses collègues. J’en doute.

Maggie et Negan avancent vite, avec l’otage toujours, à l’intérieur d’une ancienne laverie (un pressing ?) où ils sont vite rejoints par… les marshals. C’était donc bien eux. Cela nous mène donc à une traque silencieuse à l’intérieur d’un pressing. Allez, pourquoi pas. Les codes du suspense sont bien maîtrisés, mais les enjeux sont encore trop peu forts : on sait bien que Negan et Maggie vont survivre quoiqu’il arrive, on en a rien à foutre de Jano et OK, le marshal de New Babylon, qui dit s’appeler Pearlie Armstrong, est un personnage sympa que l’on va prendre plaisir à haïr, mais il est beaucoup trop omniprésent dans cet épisode pour que l’on craigne de le voir mourir.

D’un côté, on en a envie parce que c’est un méchant pour notre héroïne (même s’il n’est absolument pas méchant). De l’autre, ben… On s’en fout, il va forcément survivre s’il est autant monté en épingle. L’acteur est excellent dans son rôle, mais c’est un rôle pète-couilles si vous me permettez l’expression. Sérieusement, il prend tout son temps à parler là, c’est énervant.

Et tous les personnages sont tellement cons, en plus ! Je veux dire, Negan n’a toujours pas appris à se méfier et à surveiller ses arrières apparemment. Un zombie bien dégueu peut donc le surprendre avec Jano. Jano ne survit pas, mais pas à cause du zombie : Negan le laisse hurler pendant trente secondes, ce qui attire inévitablement l’attention d’Armstrong. Ce dernier tire donc vers Negan et Jano et il vise tellement bien qu’il tue son Junior… Bien joué.

On note que le zombie qui s’attaquait à Jano semblait avoir une sorte de symbiote en lui, un ver bien dégueulasse, et ça, ça fonctionnait bien pour le côté dégueu… mais bon, est-ce suffisant ? Attirée par le bruit, Maggie retrouve donc Armstrong alors que Negan s’enfuit. Malheureusement pour elle, elle n’est pas aussi discrète qu’elle le pense et est vite attaquée par Armstrong.

Maggie se met alors à raconter sa vie aussi, mais elle a la classe de ne pas prendre quinze plombes à le faire. Cela dit, elle a appris de ce que lui a dit Negan plus tôt : quand elle parvient à se libérer de son agresseur et a reprendre le dessus, elle décide de ne pas tuer Armstrong, parce qu’il est papa. Elle s’assure d’avoir un ennemi pour du plus long terme… comme prévu.

Et après ça, elle se retrouve à suivre Negan encore. La série propose alors un plan-séquence plutôt bien réussi pour introduire un nouveau personnage, une femme qui surveillait nos héros depuis un moment et qui a un look de folle furieuse lorsqu’elle souffle l’allumette qui éclaire Negan et Maggie ; En vrai, ça fonctionne drôlement bien comme scène.

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Cliffhanger

Le cliffhanger de l’épisode n’est pas ça finalement. Non, le cliffhanger, c’est de nous montrer un Hershel adolescent être confronté à l’un de ses geôliers – probablement le Croate. L’acteur est bon (pas comme l’ado ?), mais je cherche vraiment à savoir quel est son but exactement. Si Hershel est un simple otage pour que Maggie finisse par payer ce qu’elle doit selon lui, à quoi bon chercher à torturer le gamin ?

Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin, juste pour se mettre à suivre un autre otage qui s’est échappé et erre à présent à moitié à poil sur le toit de l’immeuble. Aïe. Même pour les toits de l’immeuble, ils ont des fonds verts et des effets spéciaux pas géniaux. L’otage ? Il parvient certes à s’enfuir, mais de la manière la plus débile qui soit. Il se prend pour Tarzan et sans surprise, le méchant lui coupe sa liane une fois qu’il est bien au-dessus du vide. Apparemment, ça va être un moyen de se déplacer d’immeuble en immeuble dans cette série.

Le problème, c’est que c’était prévisible et que ce cliffhanger était censé nous montrer un grand méchant… mais tout ce que j’y vois, c’est un perso plutôt peu inquiétant. Le marshal était plus dangereux à la rigueur. Et puis, on ne peut pas vraiment parler de cliffhanger, parce que bon, le personnage est bien tombé de sa falaise là !

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