The Walking Dead : The Ones Who Live – S01E01 – Years – 16/20

Je ne savais pas que j’avais besoin de retrouver ce personnage, mais en vrai, ça m’a fait vraiment plaisir de savoir enfin ce qu’il était devenu et d’avoir des réponses. Pour autant, toutes les réponses ne sont pas satisfaisantes et les défauts de la franchise restent présents. Après, je savais à quoi m’attendre et la série est plutôt qualitative. Il faudra juste voir ce qu’elle a à raconter sur un cours un peu plus long. Pour l’instant, c’est exactement ce que j’en attendais, pas plus.

Spoilers

Où l’on découvre ce que Rick faisait pendant tout ce temps…


This is how.

Le résumé me renvoie si loin en arrière ! J’ai beau connaître l’histoire de ces personnages, j’ai beau savoir à peu près ce qui leur est arrivé parce que bon, il ne faut pas avoir fait St Cyr pour le comprendre avec tous les indices laissés, eh bien, ça me fait plaisir de reprendre cette histoire à peu près où on l’avait laissé. Bon, il y a clairement des images d’épisodes que j’ai l’impression de n’avoir jamais vu, notamment lorsque Jadis a les cheveux courts (World Beyond ?), mais les pièces du puzzle se remettent en place.

CRM

Le premier plan de la série est ensuite Rick de dos, en train de regarder des éoliennes et d’écouter les informations à la télévision ? Le mixage sonore est particulier, je n’ai rien entendu de ce qui était dit aux informations. On enchaîne sur Rick qui regarde un portrait de Michonne sur un téléphone, puis qui hésite à se trancher la gorge avec un rasoir. Soit.

Le générique semble laisser envisager beaucoup plus de civilisation que d’habitude. On verra bien. Le point de référence temporel de la série ? L’écroulement du pont, apparemment. On reprend donc cinq ans plus tard, avec Rick qui bosse désormais pour le CRM. On ne sait pas bien ce qu’il y fait, mais il est enchaîné et menotté pour eux. Son but est apparemment de tuer des zombies enflammés, rien de bien nouveau sous le soleil.

Seulement voilà, il s’éloigne autant que possible malgré sa laisse, puis Rick envisage de se couper la main pour s’enfuir. Allez, c’est un classique dans cette franchise, il devrait s’en remettre. En plus, j’ai vite calculé qu’il s’agissait de la main gauche. Pas une grosse perte. Rick finit par se faire à l’idée, qu’il a contemplé un moment de toute évidence. Il s’enfuit.

Bien sûr, Rick est pourchassé par des militaires de CRM. Il cautérise sa plaie avec un zombie en feu, ce que je trouve sacrément classe tout de même. Et alors qu’on est sûr qu’il est parvenu à s’enfuir, il se fait évidemment rattraper. On s’en doutait, c’était trop simple. Visuellement, la série est beaucoup plus qualitative que ce que la franchise nous propose habituellement, j’ai beaucoup aimé les zombies en feu.

La série nous promettait des retrouvailles entre Michonne et Rick. Comme cela n’est pas pour tout de suite, on nous propose donc un Rick qui s’évanouit et rêve de Michonne. Cela avait un petit côté flashsideways de LOST tout perturbant, avec deux personnages sacrément bien habillés – et maquillée pour Michonne ! – qui flirtent ensemble. Qu’ils sont beaux, que ça fait plaisir de les voir ensemble, même pour moi qui ne voulait pas les shipper. Il y a des voitures en arrière-plan et on comprend que Rick fait régulièrement ce même rêve, qui va ponctuer tout l’épisode.

Le rêve ne peut pas durer, cependant. Rick se retrouve donc amputé dans la même chambre qu’en début d’épisode. Il se sent con, je pense. Il n’a plus qu’une main et se met à raconter, en voix off, ce qui lui est arrivé. Après le pont, il s’est réveillé dans un hôpital militaire et a découvert l’organisation de CRM, avec toute une ville en état de fonctionnement. Seulement voilà, personne n’a le droit de s’échapper de cette ville : la sécurité est le plus important. Tant pis pour lui. Pêle-mêle, on en retient aussi que les walkers sont utilisés pour créer de l’énergie et qu’ils ont de la nourriture en quantité suffisante.

Rick a tout fait pour s’enfuir, passant tout ce temps à mettre au point un plan. Pardon, mais j’ai dû mal avec cet aspect de l’intrigue. Il a attendu cinq ans pour se couper la main, tout de même, ça ne donne pas l’impression d’un type qui a fait tout ce qu’il pouvait en attendant. En plus, il affirme qu’il est le seul à avoir toujours voulu s’enfuir, parce que personne d’autre ne le voulait… MOUAIS. Dans un univers pareil, je trouve ça difficile à croire que tout le monde tire un trait sur de potentiels survivants en-dehors des murs de la cité.

Un an après s’être coupé la main, si j’ai bien compris la voix off, Rick se retrouve avec un nouvel emploi. Il ne peut plus être aussi utile en bordure de ville, mais on l’emploie tout de même à nettoyer les rues de la ville. Il a pour mission d’éviter que des zombies entrent en ville, et pour cela, il est supervisé par un nouveau type. Ce dernier a l’air plutôt cool – on apprend qu’un autre prisonnier lui a laissé une cicatrice au front et il insiste pour dire qu’il n’y a pas de vie pour ceux qui s’échappent et que Rick ferait mieux de trouver quoi faire de sa vie avant de la perdre en s’échappant de nouveau.

Bon, après, le travail de Rick me pose plein de questions : il a plein de zombies à tuer tout de même, et si c’est quotidien, ça craint. Ce qui craint aussi, c’est que personne ne lui fournit une prothèse dans ce monde où, pourtant, les soins médicaux semblent au point.

En rentrant du boulot, Rick tombe sur une femme qui l’agresse à moitié pour le remercier de lui avoir montré qu’il était impossible de s’enfuir. Ah. Je croyais qu’il était le seul à vouloir s’enfuir et maintenant, il se retrouve avec un ersatz de Rosita qui lui balance ça ? Peut-on revenir sur le fait que je ne pardonne pas à la série-mère le sort réservé à Rosita dans le dernier épisode ?

Après cette femme, Rick retrouve un ami : Esteban. Cela fait deux ans que les deux hommes se parlent sur le même banc à observer la ville. Apparemment, c’est Esteban qui fait de longs monologues avec Rick qui l’écoute sans trop interagir. Le but de la scène ? Esteban prouve qu’il est possible de s’installer plus durablement avec la CRM. Au bout de six ans, il a obtenu le droit d’être un citoyen.

Malgré tout, il est très surpris de découvrir que Rick continue de bosser pour le CRM comme chasseur de zombies. Esteban finit par lui donner l’idée simple et efficace de s’enrôler dans les forces de CRM pour de bon, plutôt qu’en prisonnier. C’est tellement logique que je juge Rick de ne pas y avoir pensé en SIX ans : gagner la confiance de CRM pour devenir un soldat capable de partir de là…

Militaire

La série change totalement de ton, cette fois. On a droit à un montage un peu long où l’on découvre que Rick a donc rejoint les forces militaires de CRM. Le montage nous montre plein de choses de son entraînement en accéléré, introduisant aussi de nouveaux personnages, notamment un responsable de CRM qui n’est autre que Terry O’Quin. Vraiment, ce début est là pour nous faire penser à LOST.

Il me reste tout de même une question importante : comment peut-il encore y avoir tant de zombies dans le monde ? Cela va faire dix ans qu’ils tuent tous ceux qu’ils croisent, sérieusement, et il y a de plus en plus de survivants humains. Il ne peut pas y avoir tant de zombies. Bref. Bien sûr, Rick récupère finalement une prothèse : un poing noir avec une lame rétractable, une sorte d’amélioration, en soi. C’est abusé : on ne le voit pas avoir la moindre douleur fantôme. Cela paraît presque fun d’avoir une main de moins.

Après tout ça, le responsable avec la cicatrice au front prend à part Rick et sa nouvelle amie tout aussi violente que lui – la cicatrice vient d’elle – pour un petit débrief secret. Son but est de leur révéler ce qu’il pense de la politique de CRM, qu’il les voit comme des A parmi les B, qu’ils sont de futurs leaders et qu’il espère pouvoir changer le système de l’intérieur avec eux. Mouais.

Rick considère vraiment cette possibilité de changer le monde de l’intérieur, apparemment. Il en parle en voix off à Michonne, parce que oui, c’est à Michonne qu’il décide de parler plutôt qu’à Judith. Pardon, mais il semble plus intéressé à retrouver son plan cul (je n’ai jamais trouvé l’alchimie de ces deux-là !) que ses enfants, hein. Bon. Bref. L’air de rien, la voix off nous révèle aussi l’existence de deux autres grandes villes de CRM : Omaha et Portland. Ces deux villes ne cachent pas leur existence, contrairement à celle dans laquelle vit Rick et dont personne ne connaît l’existence ou l’emplacement en-dehors des murs de la ville.

MOUAIS. Comment on établit une telle alliance sans que personne ne sache où est la troisième ville ? Personne pour les suivre, personne pour craquer ? On y croit. Après tout ça, Rick se retrouve à parler avec le Général (O’Quin, donc) qui cherche à mieux cerner cet ancien prisonnier qui a tenté de s’enfuir quatre fois. Il n’est pas con : il sait très bien que Rick est probablement là pour tenter une nouvelle fois de s’échapper. Et bien sûr, il a des soupçons sur le leader qui donne des secrets l’air de rien à Rick.

La fuite

Je ne sais pas encore quoi penser de la série. Je suis un peu déphasé par la gestion du passage du temps dans la série. C’est inévitable : des années et des années ont passé dans la série-mère depuis le départ de Rick. Tout de même, ça fait bizarre : ce premier épisode est plein d’ellipses. On comprend que Rick change de vie peu à peu, qu’il est militaire et tout… mais pfiou, je n’arrive pas à savoir si je dois m’attacher à cette ambiance ou non.

J’ai l’impression que non. Tout cet épisode semble consister en une histoire abrégée de la manière dont Rick va finir par réussir à s’enfuir de la ville. Il recontacte ainsi Esteban après quelque temps (quelques années ?) afin de lui montrer un plan des souterrains de la ville. Grâce à Esteban, il obtient les infos qui lui manquent pour s’enfuir, notamment un code secret.

Rick se prépare ensuite à partir en mission. À force de jouer les militaires et les bons petits soldats, il a trouvé un moyen de s’enfuir : une mission un peu lointaine en hélicoptère, un zombie pour se faire passer mort, un moment en solo, et hop, il peut s’enfuir par les égouts. En théorie. En pratique, un zombie mord par surprise son équipement et il découvre subitement qu’une petite fille bien en vie se cachait parmi les zombies. MOUAIS.

Rick laisse passer sa chance de s’enfuir et tente de sauver la gamine, tout en étant assailli par la horde de zombies. Son alliée de CRM est là aussi heureusement. Elle lui sauve la vie, puis lui avoue qu’elle a tout vu… et a bien l’intention de le ramener avec elle de toute manière. Pour le convaincre, elle lui apprend que leur ami commun a des infos sur lui de toute manière et qu’il aurait été retrouvé bien vite s’il était parvenu à s’enfuir. Ah.

Voilà donc Rick qui se retrouve à se retourner contre son pote, essayant de comprendre ce qu’il sait sur lui. Et là, son ami ne l’est plus : le militaire révèle qu’il connaît la vie de Rick, qu’il a lu ses bouteilles à la mer et qu’il n’est pas compliqué de retrouver des infos sur Michonne, parce que c’est un nom peu courant. Ah.

Rick tente bien de tabasser ce type, mais c’est en vain : il a sacrifié trop de choses pour bosser à CRM ce type (il va falloir que je cherche son nom, à un moment), et par « trop de choses », j’entends qu’il a bombardé New-York, Los Angeles et tué sa femme hein. Il paraît jeune pour avoir eu le temps de faire tout ça lors de l’apocalypse. Sérieusement, il a quoi trente ans ? Ca lui faisait à peine vingt ans au moment de l’apocalypse.

Peu importe, vous me direz. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas super bien écrit tout ça : Rick essaie de le tuer, le type ne le tue pas et finalement, tout est bien qui finit bien entre eux. On offre plus de pouvoir à Rick au sein de CRM, parce que tout de même, c’est un type bien. Mouais. MOUAIS. On en était déjà à 40 minutes et ça aurait été bien de s’arrêter là.

Résolution

Ce n’est toutefois pas le cas. On enchaîne en effet avec l’information qu’Omaha est tombée et que l’alliance n’est plus que celle de deux villes. L’alliée de Rick (Thorne ?) est désormais convaincue que Portland doit les suivre et être plus protectrice de son identité. Je n’ai pas vu la saison 2 de World Beyond, mais j’ai bien l’impression que la chute d’Omaha y est liée. Il faudra que je regarde ça. En attendant, l’alliée de Rick lui raconte la vie de la petite fille qu’ils ont sauvée. Ce n’est pas glorieux : elle a vu ses parents mourir et s’est retrouvée pleine de sang et de tripes de ses parents.

Le but de ce discours ? L’alliée semble prête à rester définitivement cette fois et elle essaie de convaincre Rick d’en faire autant. Nous revoilà donc au début de l’épisode, avec Rick comprenant qu’il ne pourra jamais s’enfuir et des envies de suicide suite à la chute d’Omaha. Je suis perplexe. Il n’arrive pas à se suicider, en tout cas, même s’il a décidé de mourir. Il enchaîne sur une dernière lettre écrite à Michonne : il l’aime toujours, mais il n’arrive plus à voir son visage, ni le visage de ceux perdus. Le voilà devenu un bon petit soldat désormais. Sa dernière bouteille à la mer est donc finalement un abandon de sa part : il abandonne définitivement la vie qu’il a connue derrière lui pour se concentrer à 100% sur ce qu’il peut faire pour sauver le monde désormais. Lâche, un peu. Mais bon, il faut bien vivre. Il brûle donc lettres et portraits de Michonne…

Malgré cette résolution, Rick se retrouve une nouvelle fois à rêver de Michonne sur un banc où il lui apporterait de la pizza. La série peut donc proposer dans ce premier épisode un baiser entre les héros, puis Michonne s’enflamme soudainement alors que Rick est assailli de souvenirs de ses années à CRM. Ce n’est pas glorieux. J’imagine que le but est de nous montrer qu’il ne parvient pas à tourner la page ? C’est particulier.

Rick se retrouve alors dans un avion avec son pote militaire qu’il a voulu tuer il y a quelques minutes, hein. Il lui raconte un souvenir d’enfance dont nous n’avions jamais entendu parler, avec un incendie dans sa maison et un monologue beaucoup trop long. The Walking Dead, quoi.

Il est finalement interrompu lorsque son meilleur ami se fait tuer bêtement. Ouais, ils sont dans un avion, mais celui-ci est pris d’assaut par plusieurs missiles. Rick se retrouve donc dans un avion qui s’écrase, aspergé du sang de ses potes. Les missiles qui sont envoyés sur l’avion sont nombreux. Celui-ci finit inévitablement par tomber au sol, où un comité d’accueil l’attend : une silhouette qu’on ne voit pas avec un sabre tue un à un tous les potes de Rick.

Ben tiens. Au moment d’en arriver à Rick, elle a la bonne idée de retirer son masque. Et c’est ainsi que Michonne reconnaît Rick, que Rick se retrouve nez à nez avec Michonne et… fin d’épisode. Honnêtement, je m’attendais à ce que ça prenne plus de temps que ça. J’imagine que l’épisode 2 nous fera le point sur Michonne, mais nos héros seraient donc ensemble dès l’épisode 3 ? Plutôt rapide comme retrouvailles. Allez, vivement la suite maintenant !

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The Walking Dead: The Ones Who Live (S01)

Synopsis : Après l’effondrement du pont, Rick a été sauvé par CRM. Il est plus que temps de savoir ce qu’il est devenu.

Pour commencer, il faut souligner que cela va faire quasiment dix ans qu’on attend cette série, sous une forme ou une autre. J’étais bien plus convaincu quand il était question de faire un film, moins motivé quand il était question d’une trilogie de films et encore moins quand on m’a annoncé une série.

Cependant, maintenant que la série-mère est terminée et que l’on se retrouve avec une multitude de spin-offs pour tenir toute l’année, je me dis que ce n’est pas si con de nous proposer ce retour de Rick et Michonne. C’est peut-être la série que j’attendais le plus dans les spin-offs, en plus : cela fait des années qu’on attend le retour de ces personnages. On sait tous plus ou moins que Rick est devenu soldat CRM et que Michonne est à sa recherche.

Je ne m’attends pas à de grosses surprises dans cette série, mais ça fait du bien de savoir qu’on aura des réponses après tant d’années. Pour le reste, c’est du Walking Dead, donc je pose mon cerveau et je savoure la petite dose d’hémoglobine et de tripes qu’ils voudront bien me servir.

Note moyenne de la saison : 18/20 

Souviens-toi que tu vas mourir, apparemment.

Proposition quotidienne de rédaction
Si vous aviez une affiche sur l’autoroute, que dirait-elle ?

Salut les sériephiles !

Je ne comprends même pas bien le but de la question du jour, en vrai. Je ne savais pas du tout comment la relier au blog, en plus. Je me suis creusé la tête, et j’ai même demandé à une IA de me filer un coup de main pour cette affiche, en demandant une jolie affiche qui fasse référence à plein de séries TV, exemples à l’appui. Eh bien, l’IA m’a sorti une pépite :

J’adore Adobe Firefly, mais là, j’avoue qu’elle se surpasse ! Un foutu squelette, oui, un squelette en train de binge-watcher une télé qui diffuse… un autre squelette ? Et cette ambiance toute pétée avec les fleurs dignes d’un enterrement ! C’est plus que tordu, mais « ça m’a fait réfléchir à la société haan ».

Comment on en est arrivé là ? J’imagine que le squelette devant la télé, ça hurle The Walking Dead pour une IA… Bref, avec une affiche pareille sur l’autoroute, je pense que tout le monde déserterait vite mon blog. Ca ne vous surprendra donc pas que je fasse de même aujourd’hui, parce qu’une IA vient de me dire que j’étais un squelette à passer mon temps devant la télé. Bonne journée quand même ?

PS : je ne sais pas si vous avez remarqué, mais en plus, le squelette a six orteils… N’importe quoi jusqu’au bout cet article !

The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E06 – Coming Home – 14/20

La fin de saison est enfin là, mais bon, je suis déjà bien spoilé sur un élément de la saison 2 que je pensais voir intervenir dans cet épisode, alors certaines surprises n’en étaient plus. Il y a au cours de cet épisode une décision totalement irrationnelle qui m’a bien sorti de l’épisode et justifie de mettre cette note autrement, même si l’ensemble restait sympa et plutôt bien mené. Pas la série de l’année, mais bon, c’était quand même mieux que le spin-off précédent.

Spoilers

Daryl survivra-t-il à sa mise à sort orchestrée par Genet ? Le suspense est vraiment à son comble vu le titre de la série.


Today you die.

Allez, cette fois, c’est la fin, et quitte à avoir regardé la série cinq lundis de suite, je peux quand même l’effort de terminer ce sixième lundi par le sixième et dernier épisode aussi. Non ? Ne répondez pas, la réponse est oui, de toute manière.

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Genet

L’épisode reprend où le précédent s’est arrêté et, franchement, il était difficile de ne pas avoir l’impression de perdre son temps. On savait très bien que Daryl allait survivre à son match contre le super-zombie dans l’arène. Après, c’est sûr que je ne pouvais pas deviner qu’il allait l’achever avec un drapeau français. Je pensais que ça ne pouvait pas être plus ridicule que le reste de la série – et finalement si. La Marianne n’a plus qu’à bien se tenir, on a désormais Daryl Dixon.

Ce héros international, cependant, n’est pas censé gagner son match. Laurent était sûr que ce serait le cas, mais ça pose problème à Genet de le voir s’en tirer à si bon compte. Elle ordonne donc que le jeu soit un peu plus pimenté que ça. Qu’à cela ne tienne, ses hommes s’exécutent aussitôt : ils enchaînent Daryl à son meilleur pote de cellule, le père de Laurent et lui envoient quatre super zombies à la gueule. Cette fois, même Laurent perd espoir en Daryl et se met à prier pour sa survie.

C’est mal connaître Daryl que de penser que ça pourra suffire à le faire perdre. Le match est plutôt sympa à suivre, en vrai, avec de bonnes chorégraphies et des zombies qui s’entretuent entre eux aussi. Enfin, il y en a un qui ne supporte pas la drogue et un qui en tue un autre, pour être plus précis. Je dois dire que cette drogue a un peu la classe, parce que ça semble rendre les zombies encore plus what the fuck. C’est déjà cool à voir.

Et c’est tant mieux, parce que le reste est un peu plus blasant. Genet ne supporte pas de voir Daryl l’emporter quand tout ce qu’elle voulait, c’était marquer les esprits pour les rallier à sa cause. Elle décide donc de le faire assassiner de manière un peu plus efficace par des armes à feu… sauf que c’est toujours mal connaître Daryl. Il est increvable le monsieur : alors que Quinn se fait mordre dans le dos par un zombie, les gardes chargés de les tuer se font tirer dessus par le chef de la résistance. Et oui, lui, Sylvie et d’autres ont réussi à infiltrer le camp de Genet, ça tombe bien tout de même.

Bon, ça ne tombe pas bien pour Genet qui n’aime pas du tout perdre la face comme ça. Elle parvient tout de même à s’enfuir et à mettre Laurent en cellule avec Isabelle. Quinn et Daryl ? Ils réussissent à s’échapper de l’arène. Malheureusement, Quinn y reste : il est mordu et sait qu’il va mourir, alors il accepte de se sacrifier pour que Daryl puisse s’échapper. Contre toute attente, la diversion est suffisamment efficace pour laisser le temps à Daryl à rejoindre l’extérieur. Il tombe sur Sylvie, son mec et le leader de la résistance.

Tout le monde s’inquiète alors de savoir ce qu’Isabelle et Laurent ont bien pu devenir. Par chance, Isabelle sait toujours être une excellente pickpocket. Elle a donc récupéré les clés dans la poche du garde et entraîne avec elle Laurent dans sa fuite. Le gamin n’en reste pas moins insupportable, à essayer de fuir par lui-même puis à se figer au pire moment possible. Le pire moment possible ? Eh bien, de manière pas du tout crédible, Daryl les retrouve mais est coincé par une grille. Il les voit donc se faire attaquer par un Quinn zombifié.

Bien sûr, Isabelle se fait coincer par le zombie et c’est à Laurent de tuer une deuxième fois son papa. Ce ne serait pas très drôle autrement… Mais putain, insupportable le gamin qui met trois plombes à aller sauver sa tante là. Finalement, Laurent et Isabelle sont donc sains et saufs. La grille qui les sépare de Daryl ? On ne sait pas trop, c’était juste un obstacle pour le principe : dans la scène suivante, tout le monde a réussi à sortir du QG de Genet sans retomber sur des gardes, malgré le bruit de dingue qu’ils ont déjà fait.

Genet | Le Nid | Cliffhangers | En bref

Le Nid

Tout est bien qui finit bien, donc. C’est un peu tôt pour que ce soit la fin, cependant : il reste encore pas mal de temps dans l’épisode. On enchaîne donc par des adieux entre Sylvie et son mec (je croyais qu’elle avait décidé de rester avec lui, mais finalement, elle préfère être aller au Nid ?) et sur une Isa qui s’excuse auprès de Laurent de ne pas avoir été là pour le protéger cette fois – mais heureusement, c’est lui qui l’a protégée. C’est-y pas beau.

La voiture qu’utilisent nos héros tombe alors en panne – un point de Bingo improbable – ce qui est finalement une bonne excuse pour une autre scène de blabla entre Isabelle et Daryl. Faut bien qu’ils continuent de flirter après tout. Isa en profite aussi pour remarquer à quel point Laurent a grandi au contact de Daryl. Pardon, mais ce n’est pas du tout mon avis : mon avis, c’est que Laurent est devenu sacrément con au contact de Daryl. Cela dit, on ne peut pas blâmer Daryl pour tout : Isabelle aussi est pas mal conne quand elle le veut.

Et pendant que la conversation traînait en longueur, Isabelle se fait donc avoir comme une bleue par Stéphane venu chercher la revanche pour son frère. Ouais, il sort de nulle part et a réussi à retraquer nos héros avec quelques hommes de Genet. Son but est de tuer Daryl et il a tout ce qu’il faut pour ça. Je veux dire, Laurent, Isa et Sylvie sont faits prisonniers ; Isabelle se prend un coup de couteau en voulant protéger Laurent, Stéphane a un flingue en main et est prêt à tuer Laurent… et… Et il change d’avis ?

Cela n’a AUCUN sens, pardon. Sylvie prie un coup, Laurent lui dit que Dieu l’aime et bim, voilà Stéphane qui tue les hommes de Genet et laisse la vie sauve à Daryl. Pardon, mais what the fuck ? Il lui dit juste « pas cette fois » ? Pourquoi laisse-t-il Laurent en vie sincèrement, ça n’a pas de sens ?! Allez, le vent l’emportera. C’est la musique choisie pour l’arrivée de notre groupe au Nid, autrement connu sous le nom de Mont St Michel. Il faut noter tout de même que Stéphane connaît leur destination, mais en même temps, il a décidé de les laisser vivre, alors je ne sais pas trop ce à quoi ça peut lui servir.

Voilà en tout cas nos héros qui arrivent vite au Mont Saint Michel. Isabelle peut s’y faire soigner l’épaule, les réalisateurs proposer de supers plans et Daryl devenir coach pour apprendre à tirer à la mitraillette. Allez, pourquoi pas. Les plans sont bons ; j’ai beaucoup aimé leur vision du Mont St Michel. Cela fait des années que je n’y ai pas mis les pieds, ça donne envie d’y retourner. La série réussit donc à remplir son cahier des charges.

Allez, qu’importe, enchaînons : la vie au Nid est très sympa pour tout le monde, grâce à son leader charismatique et très doux. Il donne des cours à Laurent, chacun peut en revenir à la religion et tout est bien qui finit bien… sauf que ce n’est toujours pas la fin. On nous impose alors une scène où Daryl aide Isabelle à se soigner le dos, une nouvelle manière très originale de les voir se draguer. Et après tout ça, c’est sans surprise qu’on demande à Daryl de rester au Nid, hein.

Daryl n’en a toutefois pas envie. Il est censé reprendre le chemin et retourner aux US après tout. Isabelle le prend assez mal, surtout quand elle comprend que Daryl a pris la décision de partir sans dire au revoir. Là, c’est trop pour elle. Elle n’est toutefois pas capable de convaincre Daryl de changer d’avis : il part sans un mot pour Laurent, même si Isabelle lui dit qu’il ne vaut pas mieux que son père à faire ça. C’est ridicule, sincèrement.

Daryl reprend donc la route, direction les USA… En théorie. En pratique, c’est la mer qu’il devrait prendre pour ça, mais il n’a pas de bateau. On le voit donc abandonner les personnages qui ont fait la saison pour entamer une longue et interminable marche à travers la France. C’est beau, la France. Les plans sont très différents de ce que la franchise propose aux USA.

Contre toute attente, une fois de plus, Daryl tombe alors dans son périple sur un drapeau américain. Le voilà qui a remonté la côte jusqu’à la Normandie, je suppose : il tombe sur un cimetière américain – cimetière de la seconde guerre mondiale. Une certaine image de la France, permettant à Daryl de retrouver son ancêtre enterré là. Ma foi, c’est une idée un peu tordue, mais c’est très beau comme plan.

Daryl se recueille un court moment, puis il aperçoit un bateau au loin et décide de s’approcher de la côte. On rappelle que le dernier bateau qu’il a pu voir était dirigé par Genet ? Cela ne semble pas angoisser Daryl outre mesure : il se signale rapidement par de grands cris. Le bateau le repère tout aussi vite, les zombies du coin aussi. Cela faisait cinq bonnes minutes qu’on le voyait marcher sans croiser âme qui ne vive pas, voilà soudainement des zombies qui sortent de tous les côtés à la fois.

Bon, il en faut plus que ça pour faire peur à Daryl cependant. Il parvient donc à se débarrasser des zombies qui surgissent de nulle part dans les vestiges de bunker de la seconde guerre mondiale et s’approche de la mer pour rejoindre le bateau.

Oui, mais au dernier moment, il y a un boulet qui crie de grands « Daryl ! Daryl ! ». Laurent a donc suivi Daryl et l’a rattrapé, ce qui est plus qu’improbable. Mais bon, est-on à ça près ? Clairement pas. Les zombies qui viennent tous d’attaquer très rapidement Daryl sont soudainement beaucoup plus lents et… c’est le plan final pour Daryl. MOUAIS, j’ai un gros sentiment de « tout ça pour ça ? » sur cette saison. Et puis, où est Isabelle ? Elle a laissé Laurent se barrer tout seul ? Ce gamin est insupportable !

Genet | Le Nid | Cliffhangers | En bref

Cliffhangers

En attendant, Stéphane se retrouve à devoir expliquer à Genet, devant La Liberté guidant le peuple, pourquoi il revient tout seul et en vie. C’est l’occasion pour nous d’apprendre que Genet est une grande fan d’art, mais aussi qu’elle est sacrément maligne. Elle devine donc par elle-même que c’est Stéphane qui a tué ses hommes. Pardon, mais non. C’est trop. Que Stéphane ne veuille pas tuer Laurent, d’accord, mais ça ne l’empêchait pas de tuer Daryl sur le moment ; et surtout, ça n’a aucun sens que Genet devine si vite ce qu’il s’est passé. Puis… Il pouvait tout aussi bien tuer les hommes de Genet ET Daryl, puis laisser les autres s’enfuir ?

C’est juste mal écrit, je ne vois pas d’autres explications. En plus, Stéphane se rend complètement à Genet et avoue la vérité sans aucune difficulté. Il se retrouve alors à protéger l’emplacement du Nid… Je ne comprends pas, sérieusement. Bon, qu’il parle ou non, je doute de sa survie, mais pourquoi protéger l’Union ? Ce sont censés être ses ennemis depuis le départ !

Ce n’est toutefois pas le seul cliffhanger de la saison parce que sinon, on serait sacrément mal lotis. Non, un autre cliffhanger nous révèle ce qu’on savait tous depuis plus d’un an : malgré son abandon initial de la série pour la saison 1, Melissa McBride rejoint bien le casting pour la saison 2. Alors que tout le monde sait (bon, peut-être spoilers si vous n’êtes pas parisiens et/ou pas sur les réseaux) que des plans ont été tournés il y a deux mois à la Défense avec Daryl et Carol, la fin de l’épisode nous ramène aux USA où Carol est en train de remonter la piste de Daryl.

Cela devrait être un moment badass et inattendu, avec tout plein d’excitation d’enfin revoir le personnage… Mais en vrai, ce n’était tellement pas une surprise – en plus, ils ont même annoncé qu’elle serait perso principal il y a deux ou trois jours sur les comptes officiels de la franchise – que… cliffhanger un peu raté. Même si elle a la classe !

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En bref

Je suis plutôt mitigé, mais il faut bien reconnaître que c’est un spin-off bien plus réussi que Dead City. J’ai beaucoup aimé le fait que ça se déroule en France, peut-être parce que je suis chauvin, mais surtout parce que ça permettait de jolis plans et un retour aux origines de l’apocalypse franchement appréciable lors de l’épisode 2. Après, faut pas déconner, ça a déraillé sévère en cours de route avec les histoires de religion, le passé d’Isabelle et Quinn pas si passionnant et surtout le casting de Laurent – parce que désolé, je n’accroche pas vraiment à son jeu en fait.

Dans l’ensemble, c’est donc une série qui a de la gueule, mais qui s’effondre dès qu’on creuse un peu. C’est déjà mieux que beaucoup de saisons de la série-mère, vous me direz. Il ne faut pas que je sois trop sévère. Et puis, j’ai vraiment envie de découvrir ce que donnera la saison 2 aussi, et ça, c’était pas gagné d’avance !

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