Twisted Metal – S01E07 – NUTHOUZ – 17/20

L’épisode capitalise davantage sur l’action que sur l’humour, et c’est dommage, parce que c’est finalement ce que je préfère. Les scènes d’action sont toutefois plutôt bien maîtrisées et permettent à l’intrigue d’avancer dans le bon sens. En fait, c’est un épisode essentiel pour l’histoire plus qu’un épisode cherchant le fun. Bref, j’ai un peu moins accroché, mais ça reste toujours aussi sympathique.

Spoilers

Cette fois, c’est Sweet Tooth et John que nous apprenons à mieux connaître.

Who’s a good boy now, Billy ?

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

1989

Cet épisode démarre en 1989 sur un plateau télé et on est tellement loin du reste de la série que c’est surprenant. Ce n’est pas la première fois qu’ils font le coup, cependant, alors je me suis accroché en cherchant pourquoi on découvrait le tournage d’une vieille sitcom avec un ado capricieux jaloux de son collègue : il est supposé être le lead, mais la série vient de changer de titre pour y ajouter le nom du personnage de ce collègue.

Pendant le tournage, on découvre alors que Marcus, l’ado jaloux, ne fait plus rire personne avec son gimmick, sa « sweet tooth ». Franchement, je m’étais fait la réflexion que la seule possibilité pour ce flashback était d’être lié au clown. Cela ne manque pas : on découvre de qui il est jaloux… un simple chien. Oui, Billy est un chien et il fait mourir de rire tout le plateau, et même les parents de Marcus. C’est trop pour lui. Marcus pète alors un câble et décide de… tuer le pauvre chien qui n’avait rien demandé. Oh, mais on commençait à apprécier Sweet Tooth, fallait pas nous révéler ça maintenant !

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

New Chicago

De retour dans le présent, nous découvrons que New Chicago est bien renforcée de part et d’autre : la ville est entourée d’un mur d’enceinte et de douves. John et Quiet sont ainsi coincés quelques instants aux portes de la ville, avant de découvrir qu’un ascenseur s’ouvre pour les accueillir dans une petite cabine qui ne payait pourtant pas de mine.

L’ascenseur les mène finalement dans un souterrain avec une étrange voix grave pour les guider. C’est terriblement stressant pour John, mais Quiet s’amuse comme une folle dans ce qui ressemble fort à une attraction, avec la voix qui les emmène tout droit vers… un interphone. Il y a toutefois tellement de buée et vapeur dans le souterrain qu’ils ne s’en rendent pas compte immédiatement.

Malheureusement pour la voix qui voulait rester anonyme, John devine aussitôt son identité : il s’agit de Calypso. Il fallait y croire pour de vrai. Par contre, on ne verra pas son visage, puisqu’il communique par interphone et par l’intermédiaire de trappes permettant à John de récupérer le colis qu’il est venu chercher.

Au passage, Quiet se retrouve à devoir expliquer à John ce qu’est une pizza. Cela dit, Calypso leur refuse, de même qu’il refuse de donner de l’essence ou quoique ce soit d’autre. C’est clair : New Chicago restera un mystère auquel ni John, ni Quiet n’auront accès. C’est la rengaine expliquée dans le premier épisode : il y a l’extérieur et il y a l’intérieur, et ces deux mondes ne sont pas faits pour cohabiter.

Calypso était une idée sympathique, mais il est regrettable de ne pas en savoir plus sur lui ou Chicago. Franchement, ça fait huit épisodes que c’était l’objectif, et je pensais qu’on aurait au moins un aperçu. Ce n’est finalement pas le cas et nos héros se barrent donc avec le colis. Pour le retour toutefois, John décide de changer de route : il ne souhaite pas repasser par Topeka pour s’éviter un ennemi.

L’essence ? Facile, ils vont faire une pause dans un bar pour coursiers, tout simplement. Il n’en existe plus que deux et par chance, leur nouvel itinéraire peut les faire passer par là. Si Quiet a hâte d’y arriver, John lui explique qu’il y a des règles à suivre tout de même : ne pas parler de son job, ne pas ramener d’armes. Pas si simple cette affaire, surtout que Quiet lui rappelle que tout peut servir d’armes de toute manière, y compris ses armes. Et elle lui démontre en couchant avec lui. Tout en conduisant, parce qu’ils ont un planning à tenir. Ma foi, c’est logique.

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

Sweet Tooth

En attendant, on reprend dans cet épisode l’intrigue de Stone et de Sweet Tooth, forcément. Après les flashbacks sur Sweet Tooth, ce n’est pas surprenant du tout : on découvre en tout cas que le clown n’a pas chômé depuis sa dernière apparition dans la série. Il a attaqué deux QG de plus et continue de faire grandir son armée. Il a aussi un but désormais, et même Stone est capable de comprendre ça. Reste à savoir quoi.

Pour nous, c’est facile : il suffit de regarder l’épisode pour voir que le clown souhaite retourner à l’asile où il a grandi. Il souhaite se venger et raconte tout ça à Stu qui découvre la vérité assez atroce sur le clown : il a tué un chien avant la chute du monde parce qu’il en était jaloux. Bon, ça, il pourrait s’en remettre, même si ça le surprend que Billy ne soit pas une personne pour de vrai. En revanche, il est complètement choqué de découvrir que Sweet Tooth a enfermé ses parents dans l’asile : une fois le monde arrivé à son terme, les portes de l’asile se sont ouvertes et il a pu les traquer.

Il les a alors laissés mourir dans cet asile pour se venger. Maintenant, ils ne sont plus que des squelettes, mais ça n’empêche pas le clown de leur parler. Et de leur crier dessus. Et de les écraser du pied, parce que c’est fun. Une fois ses nerfs passés, Sweet Tooth annonce que c’est la fin du voyage. Et ça pour être la fin, c’est la fin : toute son armée s’est fait décimer par la police. Stu comprend juste à temps ce qu’il s’est passé pendant que Sweet Tooth blâme évidemment Harold, son sac plastique. Au moins, Stu peut sauver la vie de son nouveau boss.

En revanche, on nous révèle que côté tireurs, il y avait Stone, mais aussi Mike. Ce dernier et un de ses collègues sont envoyés vérifier que tout le monde est bien mort et récupérer le masque du clown. C’est amusant que Stone se barre sans vérifier ce qu’il en est, et surtout complètement con. Alors que Mike découvre avec soulagement qu’il n’a pas tué Stu et s’excuse de ce qu’il a fait, son collègue se fait tuer connement par un Sweet Tooth qui voulait juste une info supplémentaire sur son adversaire. J’ai ri de la manière dont il tue le garde, en vrai, la série est forte pour nous faire rire…

Le problème, c’est que Sweet Tooth décide ensuite de s’en prendre à Mike. Lui, il parle et dénonce Stone sans hésiter, mais c’est finalement Stu qui parvient à calmer le clown avant qu’il ne soit trop tard. Et c’est ainsi que Mike se retrouve à trahir Stone et être sauvé par Stu. Par contre, Sweet Tooth accepte que Stu puisse avoir son animal de compagnie à une condition : qu’il nettoie derrière lui.

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

Mary

En parallèle, John et Quiet arrivent finalement à leur lieu de pause. John confie à Quiet le soin de faire le plein pendant qu’il rentre dans le bar. C’est l’occasion pour Quiet de nous montrer que le sexisme n’est pas mort, puisqu’elle se fait doubler dans la file d’attente pour récupérer de l’essence en bidon. Si elle commence à s’énerver pour régler elle-même son compte au type qui ose lui faire ça, une blonde débarque et s’attaque à l’homme. Quiet rencontre ainsi une nouvelle amie, mais lui fait remarquer que les armes ne sont pas autorisées quand elle voit son couteau… qu’elle trouve cool. Le problème est en fait ailleurs : c’est que sa nouvelle amie, Mary, est une ex de John.

Cela fait rire Mary de découvrir que Quiet est avec lui, mais bizarrement, John est beaucoup moins amusé. Mary est très sympathique comme personnage en tout cas. Elle connaît plein d’anecdotes sur John, détruit un peu la réputation qu’il a tenté de se faire avec des mensonges et partage des souvenirs avec lui. C’est top.

Dès qu’ils ont un moment ensemble, John souhaite s’excuser auprès de Quiet, mais elle n’en a rien à faire. C’est hyper raccord avec le personnage de n’en avoir rien à faire du passé de John et de ne pas faire preuve de la moindre once de jalousie. Au moins, ça permet d’aller plus vite à la suite de l’épisode, où l’on découvre que Mary est désormais « milkman » elle aussi. Elle s’appelle même Bloody Mary.

Pendant que John récupère le temps perdu, Quiet récupère l’hygiène : elle découvre qu’il est enfin possible de prendre une douche, et ça, ça n’a pas de prix dans cette apocalypse. C’est vrai que ça doit puer. En sortant de la douche, Quiet découvre que Mary l’attend. Elle en profite pour mater ses cicatrices et essayer d’en savoir plus sur la nouvelle compagne de John.

Assez vite, Quiet comprend que Mary est en fait jalouse, surtout que la blonde découvre que John et Quiet ne se connaissent que depuis quelques jours et qu’ils font déjà un job ensemble. Elle, elle n’a jamais pu monter avec John dans Evelyn qui est, toujours selon Mary, la seule femme de la vie de John. Pfiou. Heureusement que Quiet ne se laisse pas manipuler comme ça et passe à côté de cette cinglée – parce que Mary apparaît de plus en plus cinglée.

Bon, si Quiet est assez maligne pour ça, ce n’est pas le cas de John, évidemment. Il se fait surprendre pendant qu’il pisse par une Mary qui n’hésite pas à faire de même et essayer d’en savoir plus sur lui, ce qu’il fait désormais et quel genre de livraison il effectue. John se laisse manipuler tellement simplement par Mary. Les souvenirs doivent parler entre eux, mais tout de même, c’est gros : c’est lui qui se met à parler de New San Francisco et du paquet qui lui permettra d’obtenir ce dont il a toujours rêvé. Mary comprend bien ce qu’il se passe.

Quiet aussi comprend, alors qu’ils sont en pleine fête, que Mary est en train de trahir John et elle ne se trompe pas évidemment. Mary fait rapidement passer à tous les autres coursiers ce que représente le colis de John et tous se retournent contre lui, ignorant totalement ce pauvre Slam, le barman qui peut tout dégommer avec son pénis. Que voulez-vous, c’est le genre d’humour de la série.

Il reste un problème : personne n’a pris le temps de se mettre d’accord pour savoir qui aurait le colis à la fin. Slam fait diversion en se servant de son pénis pour exploser une pastèque et la baston générale peut commencer. Logique. C’est une bonne scène d’action surtout qu’il y en a peu eu dans la série jusque-là : tous les coursiers essaient de s’entretuer, alors que Quiet et John bossent ensemble pour atteindre le même objectif. Ils ont ainsi une longueur d’avance.

Mary et Quiet se retrouvent ainsi à se battre l’une contre l’autre, et ça n’a plus grand-chose à voir avec le paquet apparemment. Pendant ce temps, John a la mauvaise idée de tuer un marchand – il y a déjà peu de coursiers dans le monde, mais il n’y en aura quasiment plus aucun s’ils continuent de s’entretuer comme ça.

Evidemment, Quiet prend le dessus sur son adversaire. Mary finit en larmes – c’est hot ce qu’il se passe entre elles, mais elle n’oublie pas que John l’a abandonnée et s’en sert pour apitoyer Quiet. Oui, elle est apparemment capable de faire preuve de pitié, un côté du personnage qu’on connaissait peu. C’est une erreur : Quiet fait le choix de lui tourner le dos en lui laissant la vie sauve. Evidemment, ça ne peut que mal terminer : Mary tente de la tuer, mais John la prévient juste à temps pour éviter le drame. Bref, Mary se retrouve avec une hache dans la poitrine. Cela lui fera une jolie cicatrice supplémentaire si elle survit.

Il finit par donner ses clés à Quiet pour repartir, parce qu’il a trop bu pour conduire. Quiet obtient donc une confiance qu’elle ne pensait possible de sa part et la preuve qu’il tient plus à elle qu’à Mary. Malheureusement, ils ne voient pas qu’ils laissent derrière eux une autre taupe qui n’hésite pas à prévenir Stone de leur destination. Les derniers épisodes promettent donc d’autres combats sympa pour nos deux coursiers… et ça me convient parfaitement !

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

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Cette semaine #35

Salut les sériephiles !

Je termine les vacances avec peu de critiques publiées sur le blog, comme d’habitude. Il faut dire que mon week-end s’est avéré quinze fois plus chargé qu’il n’était censé l’être, et je ne peux même pas blâmer le travail pour ça. Je me garde l’excuse pour la semaine prochaine, parce que j’ai un emploi du temps qui ne va pas aider à rester à jour dans les séries. Et en même temps, j’ai très peu d’hebdo à voir en cette rentrée, merci à la grève des scénaristes !

Cette semaine marque aussi le tournant de la nouvelle saison : chaque année, je recommence un nouveau tableur avec les nouvelles saisons vues entre septembre et août. L’occasion de constater que la saison 2022-23 était surchargée en saisons 1 et saisons courtes. À croire que je n’arrive pas à renouveler mes visionnages depuis les fins de toutes mes séries préférées en 2020. Il faut dire aussi que je n’arrive plus à dépasser la trentaine de saisons par an, alors qu’il n’y a pas si longtemps, je pouvais faire des top 50.

Rien ne va plus. Et j’ai plein de critiques à mettre en ligne, encore. Bonne rentrée !


6 critiques d’épisodes sur le blog cette semaine


Twisted Metal – S01E06 – DRVTHRU – 20/20

J’ai fait une pause dans mon visionnage de la série et je reprends avec celui-ci… C’est peut-être ce qui explique qu’il m’a tant plu : en fait, j’ai raccroché beaucoup plus vite à l’humour de la série et j’ai adoré ce que ça proposait comme développement de personnage. Le format même est maîtrisé à la perfection :…

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The Winter King – S01E02 – 16/20

Le premier épisode était lent et mettait tout en place, ce second en profite largement. S’il est toujours lent et trop peu centré sur le personnage pourtant central de son histoire (j’ai bien compris que ça risquait d’être pour la saison 2 ce que je veux voir), il est aussi implacable avec l’ensemble des personnages…

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Ahsoka – S01E03 – Time to Fly – 18/20

L’épisode est très court, mais il prend tout de même le temps de fournir une intrigue complète. Je comprends pourquoi ils n’ont pas cherché à le rallonger plus que ça : l’épisode a tout ce qu’il faut et donne franchement envie de voir d’autres épisodes – pas de longueur, de l’action, de l’humour et des personnages…

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One Piece – S01E01 – Romance Dawn – 18/20

Franchement, c’est une adaptation très réussie pour du live-action d’un manga aussi populaires. Je ne doute pas qu’il y aura des puristes pour tout critiquer, et j’en fais un peu partie à ne pas accrocher à tous les acteurs ou au choix de changer certains procédés dans la narration, mais c’est un premier épisode fluide…

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Pas de cinéma cette semaine



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Twisted Metal – S01E06 – DRVTHRU – 20/20

J’ai fait une pause dans mon visionnage de la série et je reprends avec celui-ci… C’est peut-être ce qui explique qu’il m’a tant plu : en fait, j’ai raccroché beaucoup plus vite à l’humour de la série et j’ai adoré ce que ça proposait comme développement de personnage. Le format même est maîtrisé à la perfection : alors que l’intrigue semble faire une pause, on se rend compte que le développement des personnages permet à l’intrigue d’avancer. Et en plus, ça se fait avec de l’humour, des délires qui ne collent qu’à cet univers et une maîtrise totale des personnages par les acteurs. Un pur plaisir.

Spoilers

Quiet survit à son accident, alors apprenons à mieux la connaître.

Oh well, we’re not alone, ‘cause you know… Ocean ghosts.

C’est amusant comme je disais avoir hâte de voir les épisodes suivants dans la critique précédente… Tout ça pour n’avoir rien regardé pendant deux semaines. On va dire que je fais durer le plaisir ! Après un podcast où Aurélien aussi a dit beaucoup de bien de la série, je me suis dit qu’il était peut-être temps de m’y remettre cela dit. Et j’ai attendu le lendemain matin quand même parce que je me suis couché tard et parce que cet épisode commence par un avertissement sur les flashs lumineux.

Flashback | Piscines à boules

Flashback

L’épisode commence par un étonnant flashback où nous suivons Quiet et son frère rêver d’une vie meilleure. Ils ont en effet eu une enfance qui n’envoie pas du rêve : ils ont pour job de cueillir des fruits toute la journée. Par chance, Quiet a réussi à décrocher un contrat qui leur permet d’envisager un futur meilleur – à condition de travailler de manière acharnée pendant quatre ans. Le frère n’est pas trop motivé à la base, mais Quiet sait le convaincre, bien aidée par un insupportable type à côté d’eux qui veut les dénoncer car ils passent trop de temps à parler.

Pourtant, on voit que Quiet a une technique imparable pour récolter les fruits – et elle veut vraiment son futur meilleur dans une villa de rêve. Il est toutefois difficile d’être sûr des raisons qui font qu’on nous montre cette scène, alors je vais noter aussi qu’ils ont un voisin nommé Adrian pendant leur enfance.

Bon, le contrat de Quiet ? Il ne vend pas du rêve du tout ! Ils en ont pour quatre ans à être des esclaves traités de manière atroce à The OC. Lui se retrouve serveur de fastfood surexploité, elle, esclave d’une riche femme qui l’exploite comme bonne à tout faire. Et y a de quoi être jalouse de Cendrillon dans son cas : la haute société de The OC s’éclate en effet à couper des membres de leurs esclaves à chaque faute. Si on ne sait pour quelle raison Quiet a perdu son doigt, on découvre en tout cas qu’il sert de collier à sa propriétaire. C’est super glauque, mais c’est un signe de richesse que de montrer qu’on a des bouts de corps humains en bijoux. L’angoisse. L’angoisse continue aussi quand on comprend qu’ils n’ont pas le droit de parler.

Cela dit, un jour, sa propriétaire emmène Quiet dans le fast-food de son frère et une situation d’urgence les fait se retrouver confinés ensemble en espérant qu’un tireur ne vienne pas tuer tout le monde dans le restaurant. Le frère s’arrange donc pour passer un moment avec Quiet – et là, d’un coup, ça met en perspective les raisons pour lesquelles elle ne parle pas : après trois ans sans voir son frère, elle ne dit pas un mot pour respecter les règles.

Lui, en revanche, est ultra bavard. Il finit par faire rire Quiet en lui expliquant qu’il pète sur les repas de son manager. Malheureusement pour eux, et contrairement à ce que le frère affirmait, quelqu’un finit par les surprendre : le manager. Il n’est pas heureux de voir Quiet dans un endroit où elle n’a pas à être et essaie aussitôt de mettre la main sur elle. C’en est trop pour le frère qui proteste, vocalement, puis crache carrément sur son manager.

C’est une bonne idée de nous montrer qu’il a toujours été protecteur pour elle. C’est aussi dans cette scène qu’il lui donne sa veste d’ailleurs. Bon, par chance pour le frère, le tireur finit par débarquer sur le parking du fast-food et faire peur à la clientèle, alors le manager les abandonne un temps.

On découvre que le tireur n’est pas le fou sanguinaire qu’on pourrait imaginer, mais juste une esclave qui se rebelle. La pauvre se fait tuer, mais elle a tout de même le temps de préciser que le contrat était un mensonge : elle a passé quatre ans à servir correctement d’esclave sans pour autant avoir eu ce qu’elle voulait.

Une fois ce petit problème réglé, le manager peut s’occuper du frère de Quiet pendant la nuit. Il lui coupe ainsi l’oreille avant de vouloir s’en débarrasser auprès de sa sécurité… déjà morte. On s’en doutait : Quiet débarque, bien qu’un peu trop tard : elle a tué la sécurité et n’hésite pas à tuer le manager. Elle est toujours forte avec un couteau malgré trois ans sans pratiquer. Plutôt que de péter un câble comme l’autre esclave, Quiet et son frère décident de se barrer, à la recherche d’une vie meilleure.

Flashback | Piscines à boules

Piscine à boules

Comme ça faisait un moment que je n’avais plus vu la série, je ne comprenais pas pourquoi ce flashback, mais c’est en fait logique : la pauvre Quiet survit à un terrible accident de voiture après tout. J’ai fait la pause pile au bon moment, parce que c’est la mi-saison et que c’est conçu ici comme une reprise avec petits flashbacks et changement de la dynamique entre les deux héros.

Je veux dire, c’est l’épisode où ils s’embrassent et vont plus loin juste parce que Quiet et John ne se supportent plus l’un l’autre. Avant d’en arriver là, on a un excellent gag sur un soi-disant astronaute qui aurait réussi à transcender son corps pour atteindre une autre planète. John déplace malgré une demande de ne pas le faire le cadavre du type, parce que ça dérange Quiet qu’il soit là. Cela dit, ce qui dérange le plus Quiet, c’est qu’elle n’a pas fini le boulot avec Stone.

Elle en veut à John de l’avoir extirpée de la voiture sans lui laisser la possibilité de tuer le flic. John lui apprend alors que Stone n’est finalement pas mort. Euh ? Sa voiture a explosé putain, c’est abusé de nous vendre sa survie, mais eh, ça permet d’avoir de quoi remplir les cinq autres épisodes, je suppose. En attendant, il y a autre chose à remplir si je peux me permettre : voilà donc nos héros qui se mettent à faire l’amour dans une piscine à boules. Bordel, ils ont tellement l’air de s’éclater !

Je parle plus des acteurs que des personnages dans cette dernière phrase, hein… mais les personnages aussi, c’est sûr. Après s’être amusés dans les boules, Quiet se réveille au son des ronflements de John. Elle décide aussitôt de se barrer, mais ce n’est pas aisé de ne pas le réveiller dans une piscine à boules. J’ai tellement ri de la situation. C’est super bien joué, surtout qu’évidemment, elle finit par le réveiller en ouvrant la porte du diner dans lequel ils sont, parce qu’il y a une clochette sur celle-ci.

Forcément, John lui court après pour l’éviter de faire une connerie en se barrant, mais de toute de manière, un étrange orage se dresse alors à l’horizon. En soi, il ne devrait pas être étrange, mais John nous informe que c’est une tempête Watkyn. Grosso modo, c’est un orage, mais avec des dizaines d’éclairs qui tombent aléatoirement sur le sol – ou sur les gens. Les scénaristes en profitent pour proposer du très bon humour, avec John qui s’autotraite d’idiots quand il se retrouve à devoir sauver Evelyn.

Le cadavre de l’astronaute brûle à cause d’eux et d’un éclair, John se prend un éclair dans le dos et… Quiet assiste au spectacle. Et oui, c’est suffisant pour me faire rire, mais non, ils ne s’arrêtent pas là : John doit ensuite faire cicatriser sa brulure et il s’en débrouille tout seul, refusant l’aide de Quiet. Le voir s’allonger sur une table, c’était sympa.

Il faut toutefois qu’il se passe quelque chose dans l’épisode, non ? Eh bien, pas forcément : ils sont bloqués par la tempête, souvenez-vous. Watkyn est donc le nom d’une usine nucléaire qui a explosé, oups, et l’orage les bloque un bon moment dans le diner. C’est l’occasion pour eux de continuer d’apprendre à se connaître en vrai, et j’ai bien aimé leur jeu de se poser des questions chaque fois qu’ils marquaient un point en tirant correctement dans la bouche d’un alien.

Cela permet pas mal d’humour, de John qui oublie son prénom à sa révélation qu’il est sûr qu’il y a des fantômes dans l’océan et de la vie sur d’autres planètes. Malgré une post-apocalypse atroce, ils trouvent clairement le moyen de s’amuser un bon moment, affirment que lama et chèvre sont le même animal et… couchent une nouvelle fois ensemble dans la piscine de boules. Franchement, ils filent le smile, c’est cool.

Par contre, après une deuxième fois dans la piscine de boules, John fait la demande de trop : il propose à Quiet de venir avec lui à New San Francisco après être venu avec lui faire sa livraison. Déjà, il s’avance beaucoup je trouve, parce que personne ne lui a dit qu’il pouvait faire entrer Quiet avec lui là-bas. Ensuite, elle le prend mal : elle a déjà vu ce que c’était que la sécurité qu’il lui vend et ça ne l’intéresse pas du tout. Elle s’énerve donc et le ton monte à nouveau entre eux.

La dispute est dure à vivre après un épisode où ils s’entendaient si bien, mais elle est nécessaire pour faire avancer la série. Bien sûr, Quiet refuse de suivre John et déclare que dès la tempête passée, elle se barrera de son côté. Par chance, la tempête dure longtemps : ils doivent donc passer une nuit de plus ensemble.

Ils décident de se séparer, encore énervés l’un après l’autre. Quiet décide ainsi de dormir dans la piscine à boules et John au sol, sous de l’aluminium, parce qu’il y a de l’aluminium partout dans ce fast-food de toute manière. Ce ne sont pas les conditions idéales pour dormir et ça permet encore pas mal d’humour en vrai. Quiet finit par aller se faire à manger, à défaut de pouvoir dormir, et tombe sur une chambre froide pleine d’astronautes.

Vraiment, la série a ses propres délires, mais ça fonctionne à merveille à chaque fois. Bien sûr, Quiet a ensuite un problème de bouteille de gaz à changer, ce qui force John à lui venir en aide. Elle voulait toutefois y arriver par elle-même et elle vit mal le fait devoir lâcher prise sur la bouteille de gaz. Lâcher prise la fait donc fondre en larmes, parce qu’elle en est incapable. Et oui, c’est hyper basique comme métaphore du deuil, mais je trouve que c’est amené de manière super efficace. Je ne me lasse plus de faire des éloges à la série et aux interprétations des acteurs : c’est absolument génial, tout simplement.

Quiet fond en larmes dans les bras de John, ils partagent ensuite un bon repas et dorment finalement ensemble dans la piscine à boules. En fait, ils sont là un vrai couple, avec la réconciliation nécessaire post-dispute. Cet épisode vend du rêve, avec une relation qui est bien plus fonctionnelle que prévu. Les opposés s’attirent, tout ça, tout ça.

Au petit matin, John est toutefois dépité de constater que Quiet est partie sans lui malgré tout. Les scénaristes jouent juste avec nous – et avec lui : elle est en fait en train de charger le coffre d’Evelyn et elle est prête à aller à New Chicago avec lui.

Le cliffhanger nous montre donc les personnages arriver à Chicago, avec un étrange tag « Calypso est réelle ». Curieux de voir quelle importance ça aura par la suite ; parce que chaque détail a son importance dans cette série.

Flashback | Piscines à boules

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Cette semaine #34

Salut les sériephiles !

Cette fois, c’est sûr, la rentrée approche à grands pas. Alors que je reprends le (vrai) travail en fin de semaine et que la météo tire déjà la tronche comme si on était en plein automne (ce matin, c’était capuche avec foulard), une autre certitude se dessine dans ma tête : je ne vais clairement pas mettre en ligne toutes les critiques que j’aurais voulu avant la reprise. Pire encore, il y a des séries que j’ai procrastiné tout l’été…

Eh bien, dansez maintenant ? Peut-être. J’ai plein d’envies pour les séries à regarder dans les prochaines semaines. J’ai également terminé le rewatch de Desperate Housewives (je crois que je vais abandonner mes articles dessus par contre) pour aussitôt (enfin !) lancer celui de Buffy. Cela faisait quelques années (déjà !) que je n’avais plus tout vu.

Et sinon ? Soyez heureux pour moi, parce qu’en dehors du blog, des séries et d’insta, j’ai réussi à faire tout ce que j’avais prévu la semaine dernière. Je me suis donc motivé à me refaire une liste longue comme le bras pour cette dernière semaine de vacances – et je vis également dans le déni de la rentrée quand je vois tout ce que j’envisage de faire dans les semaines à venir.


9 critiques d’épisodes sur le blog cette semaine


The Winter King – S01E01 – 13/20

Heureusement que j’adore l’acteur principal, parce que ce n’est autrement pas très glorieux. Malheureusement, la série souffre de longueurs et a du mal à introduire correctement son intrigue, prenant trop de temps pour en venir à ce qu’on attend vraiment. En fait, c’est un premier épisode qui me donne plutôt l’impression d’être un deuxième, ou…

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Pokemon Horizons – S01E14 – Fly! Kaiden!! – 15/20

Franchement, c’est le genre d’intrigue simple qui fonctionne à merveille pour retourner en enfance. Je suis bien content de ce que propose cet épisode, c’était fun et agréable à voir. Une petite réussite, vraiment. En plus, malgré une intrigue qui n’a rien à voir avec le fil rouge, celui-ci n’est pas totalement laissé de côté…

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Twisted Metal – S01E05 – CRZSRDS – 18/20

Cet épisode a une structure un peu plus alambiquée, et c’est une bonne chose : ça prouve qu’en quatre épisodes, la saison a déjà réussi à mettre en place pas mal d’éléments. L’ensemble fonctionne très bien. Certains éléments sont prévisibles, bien sûr, mais c’est une mi-saison efficace – et ça fait regretter que la saison ne…

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Ahsoka – S01E01 – Master and Apprentice – 19/20

Ce premier épisode est une excellente surprise, vraiment, et vous l’aurez compris rien qu’à la note que je mets à ce début. La série marque des points avec ses personnages féminins multiples et sa manière de nous fournir tout de suite des enjeux clairs pour l’épisode et pour la saison. Franchement, j’étais assez à fond…

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Ahsoka – S01E02 – Toil and Trouble – 18/20

Franchement, je suis très heureux de la tournure que prend ce début de série. Moi qui étais sûr de me forcer un peu pour la regarder en attenant des moments cools, je me rends compte qu’elle est simplement cools. J’accroche à la fois aux personnages et aux enjeux, et je trouve que les dialogues sont…

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Riverdale – S04E20 – Goodbye, Riverdale – 20/20

ENFIN. C’est le dernier épisode de la série, j’arrive au bout d’un pari interminable (enfin, presque, il reste un podcast à assurer la semaine prochaine et après ADIOU). Rien que pour ça, j’ai envie de mettre 20/20. En vrai, je le mets aussi parce que cette fin est la plus Riverdale possible. C’est efficace. Une…

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3 critiques de films au cinéma


Blue Beetle : un film de super-héros réussi

Salut les cinéphiles, Il est temps de parler du dernier né de l’univers DC : Blue Beetle. Si vous êtes un fan de films de super-héros, ce film est fait pour vous. Pour les autres ? Eh bien, laissez-moi vous dire que ce film pourrait bien vous surprendre quand même. Après tout, je ne suis…

Pas de surprise avec Retribution

Salut les cinéphiles, Hier soir, je cherchais simplement à me détendre avec un film sans prise de tête. C’est ainsi que j’ai opté pour Retribution, qui vient tout juste de sortir. Mon meilleur conseil pour ce film serait de laisser votre cerveau de côté avant de vous lancer. Pour preuve, même en adoptant cette approche,…

Vitesse de croisière pour Le Dernier Voyage du Demeter

Salut les cinéphiles, Jeudi dernier, je suis allé au cinéma pour essayer de m’évader du médiocre Rétribution et de son faux huis clos qui n’a pas vraiment réussi à m’emporter. Et devinez quoi ? Bien sûr, je me suis retrouvé face à un autre simili huis clos, cette fois-ci à bord d’un mystérieux navire. On…


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