How To Get Away With Murder (S03)

 Spoilers

Cet article a été rédigé tout au long de la diffusion de la saison 3, épisode après épisode. Vous y retrouverez mon avis détaillé sur chacun des épisodes et une conclusion portant sur l’ensemble de la saison. Bonne lecture !

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Avis : « Cette série n’a aucun avenir post-saison 1 ». C’est à peu près ce que je me suis dit devant le pilot d’How to get away with murder et devant pas mal d’épisodes de la première année. Et puis, la saison 2 est arrivée avec son lot de défauts mais aussi de qualités que je n’avais pas vu venir, en terme de casting (Amy Okuda, Famke Janssen) et de sous-intrigues.

Nous voilà désormais en saison 3 et si je suis parfaitement honnête, j’ai oublié pas mal de choses pendant la pause. C’est l’effet HTGAWM, je suis parfaitement à fond devant chaque épisode, mais dès que c’est fini, je tourne un peu la page.

Bon, s’il faut me rafraîchir la mémoire toutefois, je me souviens bien que Connor essaye de fuir la ville (mais qu’Oliver l’en empêche de manière vicieuse) et que Wes voit son père se fait buter trois secondes après l’avoir retrouvé à New-York. Je me souviens d’un épisode décevant dans la famille d’Annalise (avec son père abusif et tout là) pour lui faire accepter la perte de son bébé survenu des années plus tôt. Michaela a de quoi être dévastée, car elle a couché avec Asher et Caleb est un meurtrier suicidaire. Frank s’est barré aussi après avoir révélé à Laurel qu’il avait tué Lila (et le bébé d’Annalise au passage, niveau culpabilité et explication du pourquoi du comment).

Bref, un bon gros n’importe quoi et pas mal de yeux levés au ciel, mais, malgré tout, une série qui nous colle à notre siège. Shonda Rhimes, donc.

Allez, c’est parti pour la critique avec spoilers !

Note moyenne de la saison : 16/20 01.pngÉpisode 1 – We’re Good People Now – 16/20
You finally get to be me

Cinq minutes suffisent à résoudre le flash-back traumatisant de l’an dernier et à transformer Fanck en un homme nouveau (omg). Il n’en faut pas plus à la série pour accélérer de quatre mois et poser les bases d’une toute nouvelle intrigue, avec de nouveaux élèves et figurants à développer. J’ai mis longtemps avant d’être convaincu, mais en fait, les évolutions sont toutes à peu près logiques et il y a pas mal de mystères à élucider, autour de Franck, de Maggie (qui qu’elle soit) ou de comment Connor va réagir à sa rupture avec Oliver. Du coup, la série n’a pas changé d’un iota : dans ses veines continuent de couler de la musique survitaminée, des drames improbables, des rebondissements juridiques et une course à la popularité auprès de la prof. J’ai raccroché de manière un peu détachée à l’ensemble du casting : c’était totalement le but de ce premier épisode. On raccroche peu à peu les wagons autour de chaque personnage, avec des flashbacks sur leur été pour comprendre un peu mieux leur évolution. Je me suis laissé avoir par la dernière scène. J’étais surpris pendant tout l’épisode que la série laisse tomber ce qui lui avait toujours été cher, à savoir la construction en flashback pour deviner ce qu’il va se passer au profit de ces flashbacks estivaux pas si prenant pour l’avenir de la saison. Cette notion d’enquête est quelque chose qui rend vraiment supportables pour moi le manque de crédibilité et les erreurs de véracité inhérentes à HTGAWM, je suis donc heureux qu’ils ne dérogent pas à la règle. En revanche, mon dieu, cette dernière scène m’a laissé sur le cul avec la maison en flamme et quelqu’un de mort. Alors qui va mourir cette année ? Et qui sera le meurtrier ? Oh putain, je me suis fait avoir par la série, pour changer.

02.pngÉpisode 2 – There Are Worse Things Than Murder – 13/20
You can’t keep me from teaching my students

Cet épisode se concentre surtout sur Connor et c’est parfait comme ça. Sa relation vis-à-vis de son travail est tout autant explorée que celle qu’il mène avec Oliver en post-rupture. Puisque je considère Connor comme le personnage (de loin) le plus intéressant de la série, c’est plutôt positif. Le problème, c’est que le reste ne suit pas vraiment : l’intrigue de la semaine est du côté de la banalité pour tout ce qui touche le judiciaire. Laurel se rapproche de Bonnie et plus les épisodes passent, plus j’ai envie de la voir en couple avec Wes. Je n’ai de toute manière jamais aimé Franck. Cela dit, niveau relations, ce n’est pas pire que Michaela/Asher que je ne comprendrais absolument jamais. Bref, pour Franck, Annalise part à sa recherche maintenant qu’elle sait qu’il a (encore) tué quelqu’un. J’ai rarement eu cette impression devant HTGAWM mais cette semaine c’est très clair : cet épisode ne sert qu’à combler la saison, peu de choses se passent, y compris sur la fin, qui d’habitude permet de relancer les intrigues. La dernière scène nous informe un peu plus sur ce qu’il se passera dans deux mois et veut nous faire croire que Connor est mort. Putain, ils ont pas intérêt sérieux. Bref, il y a des choses pires que Murder, mais il y en a aussi des meilleures (et ce jeu de mot avec le titre « VF » n’en fait clairement pas partie). C’était un peu plat, surtout que la joie de les retrouver est passée.

03.pngÉpisode 3 – Always Bet Black – 14/20
Well yeah, I’m having a lot of fun, what about you guys?

Nouveau cas de la semaine qui ne fait pas avancer grand-chose : un meurtrier de call-girl. L’idée est de les montrer défendre un client qui ne le mérite pas et le faire gratuitement. Bon, sympa, mais pas exceptionnel, ça nous permet juste de voir Annalise perdre son calme légendaire et gifler son client. Passionnant. Pendant ce temps, Laurel va voir son père pour continuer son enquête sur Franck, mentant à Bonnie et Annalise à l’issue de cet épisode. Michaela perd tout un tas d’argent qui n’est pas à elle dans un casino avant de donner le surplus qu’elle regagne facilement à un SDF. Y a des soirées comme ça, que voulez-vous. Connor continue de se prendre des coups permanents, avec Annalise le soupçonnant d’être la cause de sa rupture avec Oliver, puis avec Oliver le soupçonnant de ruiner son coup au casino quand il ne fait que le défendre. Pauvre Connor. Pour une fois, ça remonte un peu mon estime d’Asher, même si la manière dont il annonce à Bonnie qu’il couche avec Michaela n’est pas idéale. Enfin, Maggie finit par faire une crise de jalousie justifiée à Wes. Plus que six épisodes avant l’incendie et on n’en sait toujours pas plus, si ce n’est que Bonnie est en vie… et que ce n’est pas la seule. C’était un peu mieux que la semaine dernière, mais j’attends toujours plus de mouvements et d’intrigues à vrai dire.

04.pngÉpisode 4 – Don’t Tell Annalise – 14/20
Your license has been placed under immediate suspension due to gross misconduct

On tombe un peu dans la routine avec cet épisode, même s’il est intéressant de voir Annalise se faire suspendre et surtout que le retour de Famke Jansen est une vraie réussite. Cet épisode voit Asher gérer son propre cas et vu que je n’aime pas le personnage, c’est clair que je n’étais pas à fond. Maggie organise une fête surprise pour Wes, que Laurel gâche en révélant tout à Wes avant. Connor continue de se détruire après la rupture en se mettant à draguer tout un tas de types via une application de rencontres. Si l’épisode est un peu long, il met en place tout un tas de choses importantes pour la suite de la saison et nous passons désormais le cap du mois restant avant la révélation de l’intrigue de l’incendie. De ce côté-là, les éléments sont donnés au compte-goutte comme d’habitude, mais c’est une double révélation qui nous attend : Laurel est enceinte, mais c’est aussi elle qui est blessée dans l’incendie. Cela tend à laisser penser que Frank fait partie de la fête, puisque l’épisode se termine sur le meurtre du père de Bonnie par Frank. Une fin qui rattrape largement tout l’ennui qui a précédé, donc, comme d’habitude ce sont les premières et les dernières minutes qui importent le plus, dans une construction un peu grossière mais fonctionnelle.

05.pngÉpisode 5 – It’s about Frank – 15/20
You can’t get better alone.

Pas de cas sur lequel enquêter cette semaine et ce n’est pas plus mal. L’épisode se divise principalement entre Annalise luttant contre son alcoolisme (et craquant totalement en cours de route), lui remémorant tout un tas de souvenirs que l’on voit en flashback (combien de coupes de cheveux en un épisode ?) et Bonnie retrouvant Frank après le meurtre de son père. Cette intrigue aussi permet des flashbacks sur le passé de Frank en prison, ce qui est un bon moyen d’en savoir plus sur le personnage. En bref, ce n’était pas exceptionnel et se concentrait beaucoup sur le passé, mais c’était quand même largement au niveau, même si j’aurais préféré Du côté des « Keating 5 », il reste des miettes d’épisode : Wes qui rencontre son beau-père puis va aider Annalise à décuver, un autre étudiant insupportable avec eux (que l’on espère tous mort ou coupable de l’incendie), bref, des intrigues encore très secondaires pour le moment, mais qui permettent de régler le mystère des affiches anti-Annalise. Quant aux affaires, l’étau se resserre autour de Connor qui semble être le cadavre dans la maison en feu… C’est en tout cas ce que les scénaristes essayent de nous faire penser pour le moment, à moins que ce ne soit Asher, dont on n’a pas de nouvelles non plus, ou ce nouvel étudiant que personne n’aime de toute manière. En tout cas, Michaela est sauvée cette semaine et Frank semble encore en vie, car à qui d’autre Bonnie téléphonerait-elle ?

06.pngÉpisode 6 – Is Someone Really Dead? – 15/20
Now excuse me when I’ll try to be a good lawyer again

Cet épisode joue avec nos nerfs en ne nous révélant pas qui est mort et avec un titre totalement abusé, qui est une fois de plus la dernière réplique. J’ai découvert que Maggie s’appelait en fait Meggy. Oups. Bon, un peu de sérieux, cette critique part en cacahuète : les choses s’accélèrent drôlement maintenant que Laurel a révélé les contacts entre Bonnie et Frank. C’est plutôt intéressant de voir les choses se dessiner un peu plus clairement, avec Wes redevenant suspect dans le meurtre de son père. Côté perso, Michaela rompt enfin avec Asher (dont la scène de danse m’a fait marrer pour une fois) avant de se remettre à nouveau avec lui et Oliver embrasse un autre mec, ce qui ne ferait qu’accentuer la jalousie de Connor s’il le savait… surtout que le rencard s’est bien passé. Wes rompt avec Meggy pour mieux pouvoir finir avec Laurel, et ça ne fait jamais que six épisodes que l’on attend tous que cela se produise, c’est donc plutôt cool, je crois. Je n’étais pas partisan de leur couple au départ, mais je trouve qu’il prend tout son sens cette année. Bref, l’épisode nous balade bien et réussit à entretenir le suspens. Difficile d’en demander plus à ce stade de la saison/série. Vivement la semaine prochaine !

07.pngÉpisode 7 – Call It Mother’s Intuition – 15/20
Get a good night sleep, let’s start fresh tomorrow.

Le compte à rebours continue et nous voilà à deux semaines de l’incendie, ce qui commence à être un peu stressant à force. Le cas de la semaine était assez classique, avec des enfants détestant leur mère et étant accusé d’avoir tenté de la tuer. Classique, mais cela permet à Laurel de briller. Sa stratégie pour forcer la mère à révéler qu’elle s’est empoisonnée est payante et géniale. Malgré ça, elle prend aussi le temps de vivre avec Wes sa relation, mais toujours en secret et sans se douter que Frank l’espionne pendant qu’elle prend son pied. Concernant le fil rouge, tout part en vrille quand les Keating 5 apprennent que le suspect parfait dans le meurtre du père de Wes a un alibi, après un mensonge de Wes à la police. Pas malin. La scène qui suit est une scène que j’attends depuis un certain temps lors de laquelle chacun dit à Annalise ce qu’il pense au plus profond de lui. Très sympa à voir, car il est vrai que cette série a tendance à me mettre mal à l’aise vis-à-vis des dynamiques entre personnages. L’experte là-dedans est probablement Bonnie, qui s’en tire une nouvelle fois plutôt bien en hurlant à Frank de se tirer. J’espère vraiment que c’est lui qui va y passer, car la liste se réduit désormais à lui ou Connor, qui vient juste de se remettre avec un Oliver qui ne sait vraiment pas ce qu’il veut. Et je refuse de voir mon personnage préféré y passer – même si Michaela est vraiment remontée dans mon estime cette semaine. Quant à Wes… j’attends d’en savoir plus sur la raison pour laquelle il balance Annalise, ça peut tout aussi bien être un plan qu’ils ont mis au point ensemble.

08.pngÉpisode 8 – No More Blood – 16/20
Something bad’s always about to happen in this house.

Le retour de Fank tombe à pic pour aider Annalise à protéger Wes dans son faux-témoignage. C’est magique, ou simplement très bien écrit. Du coup, la série ne propose pas d’autre case de la semaine et c’est tant mieux : il y a largement de quoi faire avec le fil rouge de cette saison dont la conséquence mortelle approche horriblement. Tout est lié évidemment et c’est donc clairement l’histoire autour de Wes qui nous y amène, de même que la grossesse d’Annalise. C’était donc un très bon épisode qui voit Wes s’en sortir en se parjurant et grâce à l’aide de Frank et Annalise. Évidemment, il est aussi temps de se jouer des ramifications avec le futur : Asher entre en contact avec la mère de Michaela, Connor rompt à son tour avec Oliver et se transforme en boule de nerfs, Wes et Laurel filent le parfait amour… Les choses s’emballent cette semaine pour mener au cliffhanger qui nous révèle que Connor est en vie et le reste je m’en fiche pas mal. Franchement, c’est un grand connard d’avoir couché avec le crush d’Oliver, mais après avoir craint le pire ces dernières semaines, je relativise beaucoup. Tout semble indiquer que c’est donc Frank qui y passe, pas une grande perte, mais je me méfie avec cette série, je ne pense pas être au bout de mes surprises. Bon, je suis pressé d’être la semaine prochaine pour savoir ce qu’il s’est passé, mais je reconnais que maintenant que l’on sait que mes personnages préférés s’en tirent, j’en ai un peu plus rien à faire. Lalala. Juste un peu curieux de voir ce qu’ils nous réservent cette fois.

09.pngÉpisode 9 – Who’s Dead? – 20/20
I want us all to be safe.

Bon, je vais vous avouer un truc : je rédige souvent mes critiques devant l’épisode, surtout quand il a tendance à avoir des moments chiants ou qu’il se passe un truc marquant. Mon moyen à moi de gagner du temps. Du coup, j’ai écrit ça : « La mi-saison tant attendue est enfin là et WTF Annalise a embrassé Bonnie, ça fait trois ans que leur relation cheloue me prend la tête et là genre normal ? Pff, j’abandonne bordel. L’épisode réserve son lot de surprises avec la mère de Michaela, l’alcoolémie d’Annalise, Connor qui couche avec Oliver, Bonnie qui demande à Frank de se sacrifier juste après l’avoir sauvé… Et surtout, comme d’habitude, l’épisode gagne en rythme lorsque les pièces du puzzle se recomposent enfin. » Et je me suis arrêté d’écrire parce qu’évidemment, on gagnait en rythme et on allait enfin savoir que c’était Nate le cadavre et c’était très bien comme ça, mais je voulais comprendre. Et puis la maison a explosé et j’ai compris direct qu’on nous la faisait à l’envers, parce que c’était la seule explication logique au fait qu’on ne voyait pas l’intérieur de la maison. Et on nous l’a fait à l’envers, royalement, dans les grandes lignes et pas un instant, je n’envisageais qu’ils osent tuer l’un des cinq principaux, qui plus est Wes qui est le point d’ancrage de la série en saison 1. Et non content de le tuer, les scénaristes ne nous disent pas comment il est mort et nous proposent une vision très sympa de son corps à moitié calciné. Il est très clair donc qu’il est mort, ils ne pourront pas nous faire le coup de la résurrection cette fois, même si c’est une série américaine. Et honnêtement, WES ??! Rares sont les séries à oser prendre ce pari et je le vis mal, très mal. J’ai l’habitude avec The 100 ou avec Grey’s, mais HTGAWM n’avait jamais été aussi loin. Clairement, le dernier acte, à la musique toujours aussi parfaitement parfaite, éclipse tout le reste d’un épisode qui était bon sans plus. Les pistes ouvertes pour la suite de la saison sont énormes et la dynamique entière de la série est à revoir maintenant que Wes est mort – même si avec le recul, c’est le personnage le plus éloigné du reste du groupe, alors ça pourrait être pire. Je ne sais même pas par où commencer à réfléchir à ce qui nous attend dans l’épisode de reprise, mais une chose est sûre, HTGAWM vient de passer dans les cours des grands et, cette fois, je n’oublierai pas d’ici la reprise ce qu’il s’est passé. Pas Wes, quoi. Sérieusement ? Je ne l’aurais pas cru si on me l’avait dit, tellement il me paraissait aussi immunisé qu’Annalise (je l’ai quand même deviné quand on voit Bonnie ne pas répondre aux autres et qu’on passe au plan de l’autopsie, parce que le doute était grand depuis l’explosion). Les scénaristes ont réussi leur coup et ce jeu de chronologie est détestable de leur part, mais tellement bien mené.

10.pngÉpisode 10 – We’re bad people – 17/20
In the past, Ms. Keating has been questioned for crimes close to her that have gone unsolved

Inutile de dire que cette fois, je n’ai rien oublié entre la mi-saison et la reprise. Et même si je n’ai pas oublié la torture de la dernière scène de l’épisode précédent, je ne m’attendais pas à revoir le corps de Wes martyrisé dans tous les sens. Quand j’ai vu hier sur IMDB qu’il serait dans l’épisode (sans commentaire, je sais), je m’attendais simplement à des flashbacks et des rêves comme la première scène pas à ce genre de parallèle. Du coup, tout le monde a le droit à ses flashbacks avec lui, histoire de nous rappeler à quel point le personnage est génial. Pardon : était génial. Voilà, voilà, je vous laisse aller pleurer dans un coin. L’avantage du choc de la mort de Wes (mais alors c’est vraiment le seul), c’est que le fil rouge est très clair désormais. Laurel accuse évidemment Frank, les flics s’en prennent à Annalise. Rien de nouveau sous le soleil. Bonnie est l’avocate d’Annalise, ça aide niveau budget pour les castings, Laurel est en pleine dépression (et Wes est donc le père du bébé), Connor est évidemment un connard dans son deuil (oooh Connor, qu’est-ce que j’aime ce personnage) et Asher ne le supporte pas. Pour une fois, je comprends à peu près Asher, mais bon, je reste Team Michaela dans sa réaction après coup. Elle a l’air tellement au 36e dessous dans cet épisode (juste parce qu’ils ont changé son maquillage, je sais, mais c’est dingue). Oliver confirme ses doutes concernant Sam, apprend que Connor a déconné aussi avec Thomas, mais lui pardonne (comme c’est chou, en même temps, Connor, on lui pardonne tout) et Annalise finit en prison, où elle mérite de toute manière d’être tellement sa vie, c’est de la merde. L’épisode en lui-même possède une bonne structure et de bonnes musiques, comme toujours. Quant à la fin, Laurel y est particulièrement brillante et je ne crois pas une seconde en la culpabilité de Frank. Bref, c’est un excellent épisode de reprise qui clôture un TGIT décidément très en forme (Grey’s, Scandal). Oh et PS : je suis tellement heureux de retrouver Rose de LOST dans un rôle si différent !

11 2.pngÉpisode 11 – Not Everything’s About Annalise – 18/20
I know what it’s like to be scared of Annalise, believe me, just call me when you wanna talk

Voici un titre que j’aime beaucoup, déjà, car la série a tendance à trop recentrer en permanence les choses sur Annalise alors qu’il y a tout un casting de très bons acteurs derrière. Et mon dieu, cet épisode le prouve encore, car il y a un excellent jeu de la part d’un peu tout le monde. Frank s’accuse du meurtre de Wes et ça créé bien sûr beaucoup de drama. Il faut tout l’épisode pour que ça avance un peu, de nouveau grâce au principe des flashbacks qui nous apprend que Bonnie est liée à tout ça. Sans grande surprise. Du côté des « Keating 4 », on se dirige lentement mais sûrement vers la création d’un nouveau « Keating 5 » : Oliver est désormais au courant pour Sam et tout le monde sait qu’il sait. Cela fonctionne très bien alors que ce n’était pas évident a priori, puisqu’Oliver paraît pleinement comme un remplaçant de Wes. Pourtant, c’est vendu à merveille via ses talents de hacker. Il faut dire que c’est également aidé par le personnage de Michaela qui est en feu depuis deux épisodes (comment ça, c’est trop tôt pour un jeu de mot avec le feu ?). J’ai toujours apprécié le personnage, mais alors là, l’actrice déchire absolument tout, à passer les nerfs de son personnage un peu partout. Bientôt, elle pourra prétendre au rôle de nouvelle Annalise, car elle gère à merveille – et mieux que quand Laurel avait plus ou moins ce rôle-là en début de saison. Cela dit, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit : la prestation de Laurel aussi est superbe pour cet épisode. Sa fatigue est crédible, ses larmes finales aussi, alors même qu’elle est en train de mentir. J’ai adoré ses différentes interactions dans cet épisode, même si je pense qu’envoyer chier Maggie était une erreur. En revanche, se taire devant Nate, c’était une excellente chose. Je n’aime pas Nate, ce n’est pas nouveau, mais son intrigue dans cette deuxième partie de saison ne me va pas du tout pour l’instant. À faire cavalier seul comme ça, on ne sait même plus ce qu’il cherche à faire, ses intentions sont tout sauf claires et je l’ai trouvé clairement insupportable dans 90% de ses scènes. Peut-être que c’est simplement parce que je n’accroche pas à son personnage, mais franchement, j’aurais préféré qu’il y passe, hein. Tout aussi insupportable est Connor dans cet épisode. J’ai beau l’adorer, lui, son deuil commence à être un peu pesant. Heureusement, les choses s’améliorent quand il commence à prendre soin d’Oliver, que ce soit à vouloir le protéger de Michaela ou à faire la cuillère en fin d’épisode. Ses relations avec le reste du groupe ne me conviennent plus trop, principalement la distance qui s’instaure avec Michaela. Ces deux-là ensemble étaient géniaux, je ne veux pas les voir se séparer ! Enfin, il faut revenir sur Annalise en prison. C’est bien écrit, mais un peu prévisible, avec notamment le cliché de la coupe de cheveux à laquelle on a le droit à chaque fois dans chaque série. J’attends de voir ce à quoi ça va nous mener, de toute manière, Viola Davis a les épaules pour emmener ce rôle aussi loin que nécessaire. Après, je ne sais pas si je suis juste fatigué ou si c’est parce que je vois cette série après Scandal, mais j’ai l’impression que le jeu de l’ensemble du casting s’est amélioré à la mi-saison. Peut-être que cette intrigue les a simplement boostés (après tout, ils vont perdre un collègue de travail bientôt), mais je suis bien plus convaincu par les performances de tout le monde dans ces deux derniers épisodes, et ça fonctionne même pour Bonnie, c’est dire.

12.pngÉpisode 12 – Somewhere Else – 14/20
You’re going to hell someday

L’intrigue continue d’avancer tranquillement cette semaine et il est dur de ne pas se surprendre à attendre désespéramment les dix dernières minutes dans lesquelles on sait que tout se passera. Dans les flashbacks cette semaine, on continue de suivre la dernière soirée de Wes : il réussit à semer Frank, qui reçoit l’ordre de ne pas le blesser de la part de Bonnie. Plus intéressant encore, il passe un coup de fil dont nous n’avions jamais entendu parler jusque là. Dans le présent, Laurel sort enfin de l’hôpital, pile à temps pour le mémorial en l’honneur de Wesley. Sans grande surprise, elle part en vrille lors de son discours et c’est même un tout petit peu trop pour être vraiment crédible. Afin d’enfin faire son deuil, elle demande à voir le corps de Wes, mais celui-ci a été remplacé par le corps de quelqu’un d’autre. Bonjour la conspiration et l’impossibilité de croire à sa mort à partir de là. Elle est en pleine dépression, mais elle va tout de même voir Frank sur les bons conseils de maman-Michaela (qu’est-ce que j’adore Michaela). Le procès d’Annalise se poursuit et les scénaristes choisissent de perdre un peu de temps en faisant revenir ses parents dans la série. Franchement, cela ne sert pas à grand-chose si ce n’est à combler un peu le temps, mais on en demande difficilement plus à cet épisode. J’aime beaucoup la manière dont Annalise ruse pour réussir à se sortir de prison, c’est de la grande manipulation qui prouve qu’elle est prête à tout. De son côté, Oliver est interrogé par la police et est enfin capable de reconnaître qu’il a fait ses erreurs tout seul, plutôt que de laisser tout le monde se blâmer (ou Connor blâmer tout le monde). Comme prévu, tout s’accélère sur la fin d’épisode : outre le passage à tabac d’Annalise, Frank devient son propre avocat pour parler à Bonnie en paix, Oliver avoue qu’il a sauvegardé sur clé USB le portable d’Annalise et Nate a bien eu le temps de parler avec Wes avant l’incendie (mais Wes est arrivé après lui, contrairement à ce que je pensais après l’épisode 9). Bref, cet épisode gagne du temps et nous amène tranquillement aux révélations. Il était bon, mais pas indispensable. Vivement la suite !

13.pngÉpisode 13 – It’s a War – 15/20
Can we at least pretend to study?

On continue d’en apprendre un peu plus sur cette fameuse nuit de l’incendie quand Nate révèle à Annalise ce qu’il sait, à savoir absolument rien d’intéressant. Annalise demande ensuite à ses étudiants de continuer de la protéger ce qui énerve clairement Laurel, mais aussi Connor qui demande à Oliver de craquer la clé USB sur laquelle il a copié le portable de notre avocate préférée (ou pas). Laurel poursuit son enquête comme une dingue sur la mort de Wes, imprimant tous les articles qu’elle trouve sur le père de celui-ci. Oui, bon, ce n’est pas bien logique de tout imprimer, mais bon ça le fait à l’image. Elle appelle surtout un détective privé qui trouve des informations vraiment intéressantes : un test ADN avait été fait sur Wes, ce qui fait que tout le monde connaît désormais sa filiation. C’est problématique. Annalise décide de réagir aux attaques qu’elle subit en attaquant à son tour et en demandant un grand jury, d’où le titre de l’épisode : c’est clairement une guerre contre la justice américaine (et probablement contre la justice tout court aussi). Pas conne, elle tente aussi de regagner la confiance d’Oliver, puis celle de ses étudiants à qui elle révèle enfin la vérité sur son bébé (ça ne fait jamais qu’une saison). Cela fonctionne sur le premier, mais pas trop sur Connor, qui s’énerve encore un peu plus de voir Oliver si naïf. Oui, je suis du côté de Connor sur ce coup-là. C’est tellement la guerre que même la doyenne de la fac s’avère jouer un double jeu, ce qui me rassure un peu car je commençais à ne plus trop la cerner dans cet épisode. Autant la semaine dernière après le pétage de câble de Michaela ça passait, autant cette semaine, c’était en trop. On en arrive alors à la fin d’épisode, après une Laurel s’en prenant en Bonnie et un Frank qui gagne une petite victoire pour tout le monde. Il est révélé que Wes a été incinéré (c’est ironique, franchement), Connor apprend à tout le monde (ou presque) qu’Oliver est en train de s’occuper du téléphone d’Annalise et Laurel confronte (une fois de plus) Annalise. La vraie révélation est gardée pour les dernières secondes : Connor était dans la maison avant qu’elle ne brûle, et il a fait un massage cardiaque à Wes… C’est un univers de questions qui s’ouvrent avec l’effondrement de son alibi (un peu simple d’ailleurs) et c’est Oliver qui le découvre. Du coup, j’ai juste envie d’être la semaine prochaine. Et vite.

14Épisode 14 – He Made a Terrible Mistake – 18/20
That’s the one good thing you can do with your life, you can go and you can kill yourself, Connor.

Cette semaine, HTGAWM propose non pas un, mais deux épisodes, concluant ainsi sa saison un peu par surprise. Ce double-épisode final commence plutôt bien, avec un Connor au bord du suicide… Flashback ou présent ? Les choses ne sont pas si claires, mais c’est le présent, malheureusement. On nous garde le suspens sur la nuit de l’incendie un moment, privilégiant Annalise chez les AA, la libération de Mahoney et le double jeu perpétuel de Nate. Cela traîne donc un peu, mais on est dans une soirée de fin de saison, donc ça finit assez vite par rattraper le fil rouge et les flashbacks, sans apporter la réponse pour autant. C’est Michaela qui, la première, comprend que Connor cache quelque chose et réussit enfin à lui parler et rétablir leur amitié comme au bon vieux temps. Et même si elle lui fait toute confiance, elle pense quand même qu’il est possiblement responsable de la mort de Wes… Bon, c’est un peu gros comme réplique, mais c’est vrai qu’il aurait peut-être pu réussir à faire quelque chose pour l’aider en appelant les secours (encore que ça aurait probablement laissé le temps à l’explosion de se déclencher). Connor est donc clairement innocent, mais Asher et Laurel ne l’entendent pas comme ça, et surtout Laurel, qui est particulièrement véhémente. Même Annalise est plus soft qu’elle dans sa confrontation avec Connor, confrontation qui est juste parfaite avec un Connor qui crache tout son venin. Je sais, je suis un peu partial sur la question car j’adore le personnage, mais je trouve qu’ils vont loin dans sa culpabilité alors qu’il n’a rien fait – à part garder quelques infos pour lui, mais dans ce groupe, ça se comprend. Ces scènes de révélations sont vraiment bonnes et gardent le rythme vif dans l’épisode, contrairement à d’habitude. Par la suite, on voit Laurel se rendre faire une échographie et finalement hésiter sur l’avortement, alors qu’il semblait assez clair jusque-là qu’elle voulait garder le bébé. Pourquoi pas, mais sa réconciliation avec Meggy me semble trop forcée et je ne la sens pas, sans savoir laquelle des deux je ne sens pas. Pas le temps de vraiment y réfléchir, car Connor veut témoigner pour innocenter Annalise, mais cette dernière préfère envoyer Laurel faire un faux témoignage. C’est une idée intéressante, mais pas de bol, le passé de son étudiante joue contre son plan : Laurel a été kidnappée ado (putain, cette vie) et a reconnu avoir menti par la suite pour protéger son père. Perso, je trouve que ça sent bon la piste pour la saison 4, parce que la famille de Laurel, ça fait longtemps qu’on sait qu’elle a des choses pas claires à se reprocher. Un peu comme tous, de toute manière. La fin de l’épisode accélère encore le rythme et les révélations avec Connor tentant de récupérer le deal de Wes et découvrant que Danver (le DA) est derrière pas mal de leur problèmes. Annalise arrive à la même conclusion et un dernier flashback nous révèle qu’un autre homme est aussi lié à tout ça. Et putain, je l’ai tellement pas vu venir que j’ai la migraine ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?? J’aurais bien besoin d’une semaine complète pour digérer tout ça, mais pas le temps, l’épisode suivant est déjà dispo après tout !

15.pngÉpisode 15 – Wes – 18/20
Now you’re going to turn him into a murderer

Et voilà, on nous révèle enfin tout ce qu’il s’est passé la nuit de l’incendie avec un petit #WhoKilledWes sympa, et merde ça veut dire qu’il est temps de dire adieu à Wes, ce que je pensais être prêt à faire, mais en fait non. Connor a disparu après son rendez-vous avec le District Attorney et tout le monde s’inquiète pour lui, moi le premier. Seulement, Annalise a mieux à faire : elle vient déjeuner avec la veuve Mahoney pour régler enfin leurs petites affaires. Le rythme est maintenu dans cet épisode à coup de coupes de plans, donnant un hachis parfois dur à digérer puisque deux actions sont constamment en train de se dérouler. C’est un classique de la série, mais il m’a paru plus omniprésent dans cet épisode, probablement parce que les révélations sont plus importantes. On apprend donc en parallèle que Connor est juste retenu en otage contre son gré par Danver et que Wes/Christophe n’est pas le fils de Mahoney… mais celui de Charles, lui-même le fils de Mahoney. Oh, cet arbre généalogique de merde ! Je n’arrive pas à croire qu’ils osent nous pondre ça un an après le cliffhanger de la saison 2. Et pourtant, ils le font, et ça fonctionne tellement bien qu’ils auraient tort de s’en priver. De son côté, le groupe d’étudiants est trop drôle, principalement grâce aux interactions entre Asher qui bouffe et Laurel enceinte. C’est stupide mais c’est une bonne dynamique qui fait rire et qui paraît plus juste que la déclaration d’amour d’Asher à Michaela (même si la réaction de cette dernière est peut-être mon plus gros fou rire de la semaine). En plus, cette déclaration permet quand même un dialogue intéressant entre Michaela et Laurel sur les sentiments, et notamment ceux envers Wes. Laurel était donc bien amoureuse, mais ne s’en est rendue compte qu’après coup. C’est bête. Annalise retourne chez elle pour retrouver une photo avec son mari et UN BÉBÉ ? Je crois que je n’ai pas bien compris cette affaire, destinée à remuer la culpabilité et les sentiments d’Annalise. Pas le temps de s’interroger néanmoins : Connor balance Oliver pour s’en sortir, mais rien n’a l’air d’être retenu contre Oliver par la suite, alors ça va. Comme le DA a maintenant en sa possession un message de Wes s’accusant de la mort de Sam (qui peut laisser croire aussi qu’il a tué Rebecca), Annalise propose de l’accuser. Cela fonctionne bien sûr mais ne résout pas du tout notre affaire Wes. On assiste pourtant en parallèle à la mort absolument atroce du personnage, qui n’a rien demandé et ne comprend pas ce qui lui arrive, pas plus que nous ne comprenons. Cela part tellement en vrille que ça devient insoutenable de voir cette scène. Wes ne meurt pas simplement, il se débat et c’est long. Ils m’auraient pondu cette scène avec Connor ou Michaela, vous ne m’auriez probablement pas vu de la journée, tellement c’est traumatisant. Sa mort est tout bonnement atroce à voir… et surtout pas clairement résolue. Pourtant, Connor et Oliver fêtent leur retrouvailles avec une demande en mariage qui constituera leur cliffhanger pour cette année. Ma foi, pourquoi pas ? C’est un peu tôt dans leur relation, mais Connor serait fichu de dire oui. Et puis, un petit meurtre pendant le mariage, ça ferait une bonne saison 4. Annalise se retrouve dans la délicate position de devoir pardonner (ou non) un Frank libéré et à genoux devant elle. Enfin, Laurel a pour plan de faire parler Charles afin de vraiment savoir ce qui est arrivé à Wes. Elle envoie Michaela l’interroger dans son bar préféré, mais, pas de chance, Michaela se rend compte qu’elle a aussi des sentiments pour Asher (mouais, ils auraient pu trouver plus crédible comme moment). Laurel décide donc de faire vengeance elle-même et s’apprête à buter (y a pas d’autres mots) Charles en pleine rue jusqu’à ce qu’elle soit interrompue par… le meurtrier de Wes, qui lui fait un câlin. Normal. Elle le présente alors comme Dominick, un ami de la famille… qui nous est révélé en flashback comme obéissant aux ordres du père de celle-ci lorsqu’il a tué Wes. Il est donc mort simplement parce qu’il fréquentait Laurel ? Je sentais bien avec l’épisode précédent que la famille de Laurel nous tiendrait la saison 4, mais pas comme ça ! Je suis hyper frustré de devoir dire adieu à un excellent personnage de manière aussi injuste, surtout après nous avoir fait croire pendant toute une demi-saison que les réponses viendraient des personnages que l’on connaît déjà, comme d’habitude. Force est de constater que cette option est rassurante et donne beaucoup à faire l’an prochain (RDV dans sept ou huit mois, quand même !), mais mon dieu que c’est frustrant d’avoir une réponse qui apporte encore plus de questions. J’avais oublié ce sentiment depuis LOST, je crois. Là, on part très loin et le retour en arrière ne sera pas possible pour Laurel. Et comment ne pas mentionner l’excellente prestation finale de Viola Davis dont le personnage exprime enfin ses sentiments pour Wes ? Ce double épisode conclusif est une bien jolie réussite, qui aura réussi à me révolter et me donner bien plus envie de revenir que l’an dernier, où seul le cliffhanger m’avait vraiment marqué.

fin

EN BREF – Chapeau bas, la série a su se renouveler à merveille cette année et rebondir après une saison 2 qui paraît désormais en-dessous du niveau qu’elle peut atteindre. Le choix de tuer Wes est un pari osé qui a extrêmement bien fonctionné, surtout qu’il n’y avait plus grand-chose à exploiter autour de ce personnage qui était toujours en décalage par rapport aux autres. Si la première moitié de saison était un peu pépère dans sa construction, avec un étudiant mis en avant chaque épisode et un rythme pas bien vif, cette structure a totalement explosé en même temps que la maison d’Annalise et les allures de procedural se sont totalement estompées pour donner la priorité à un fil rouge complexe et réussi par la suite. J’ai assez peur de ce que la saison 4 va nous pondre après tout ça, car le niveau est désormais sacrément haut. Cette saison 3 était du bon Shonda Rhimes et je crois que je ne me remets pas encore tout à fait de la mort de Wes, qui m’a laissé sur les fesses quand je l’ai découverte et qui m’écœure maintenant que je sais comment elle a eu lieu. Rendez-vous est pris pour la saison 4, croyez-moi !

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Grey’s Anatomy (S13)

Pour rappel, le résumé de chaque épisode contient des spoilers sur l’épisode en question et les précédents (logique). Ne descendez pas trop bas si vous n’avez pas vu l’épisode suivant.

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Station 19 : S01 | S02 | S03 S04

Avis : Ce n’est pas si souvent qu’une série atteint sa treizième saison et Grey’s Anatomy est indéniablement la série la plus longue de la (trop) longue liste de ce que j’ai regardé dans ma vie. Cela va de soi, la qualité n’a pas toujours été constante, la meilleure année du show est toujours pour moi la seconde et de nombreuses fois, je me suis dit que j’allais arrêter. Pour tout dire, j’ai même décroché pour de vrai en saison 9, rattrapant finalement une demi-saison (et donc plusieurs mois) en une seule soirée/nuit.

Parce que Grey’s, c’est un roller-coaster qualitatif en ce qui me concerne, avec des saisons que je trouve excellentes (la 2 donc, mais aussi la 5, la 8 ou la 12) et d’autres franchement pas au niveau (ça a commencé avec la 3, mais ensuite il y a eu la 7 et surtout les terribles années 9 à 11 où l’agonie était palpable). Et je dis douze saisons, mais c’est sans compter les six de Private Practice (avec une qualité déclinant comme peau de chagrin) ! Bref, Grey’s Anatomy est un mastodonte vieillissant.

L’an dernier m’a clairement surpris, car ce mastodonte vieillissant s’est finalement donné un coup de jeune pas croyable en se débarrassant de Derek. Alors OK, je n’ai jamais vraiment aimé le personnage, mais je ne pensais pas que son départ changerait à ce point la série, lui redonnant ses lettres de noblesse (oui, carrément) en se centrant sur l’histoire de trois sœurs au milieu d’un hôpital plein de dramas. L’équilibre perdu a été retrouvé, chacun ayant son rôle à jouer dans tous les épisodes ; les intrigues se sont dépoussiérées un peu et l’attachement aux personnages est resté constant.

À l’aube de cette treizième saison, c’est donc rassuré sur la qualité possible de la série et inquiet d’être déçu que je me retrouve. Rassuré, car la saison 12 ne m’a pas déçu une fois (à part peut-être dans son épisode centré sur Meredith, qui reste un personnage que je n’apprécie que moyennement après 12 ans de visionnage – j’ai commencé durant la saison 2), inquiet, parce que généralement une saison géniale est suivie d’une saison médiocre (saisons 3, 6 et 9 à l’appui).

Je suis impatient de retrouver les médecins du Seattle Grace Hospital (qui ne s’appelle plus comme ça depuis longtemps, JE SAIS, mais je suis encore en deuil de Lexie, alors je refuse psychologiquement le Grey Sloan Memorial Hospital) et je ne vais donc pas m’éterniser en introduction. Un point tout de même sur la situation de chacun : Meredith couche avec/est sous le charme de Riggs, qui plaît aussi à sa sœur Maggie (final le plus drôle de Grey’s en ce qui me concerne) ; Jo est mariée mais Alex pense qu’elle le trompe avec DeLuca, à qui il casse donc la gueule parce que c’est Alex ; Bailey est mariée à un boulet qui a fait accoucher April, Richard est happily married, exactement comme Owen/Amelia ; Jackson et April tentent l’expérience de la parentalité en étant séparés et Callie s’est barrée à New-York avec sa fille et sa compagne, laissant Arizona toute seule. Oh mon dieu, Grey’s Anatomy sans Callie, ça va être difficile à encaisser.

Allez, c’est parti pour les spoilers !

Note moyenne de la saison : 16/20

01Épisode 1 – Undo – 18/20
They did litteraly just get married so let’s try to be happy for them for like 5 minutes

Je suis quelqu’un de pas gentil, mais je continue de rire de cette situation entre Maggie et Meredith, c’est trop drôle.

La douche froide ne tarde pas à arriver, comme toujours, sous la forme d’un DeLuca salement défiguré et Meredith me fait mentir : je l’aime beaucoup dans ses réactions protectrices.

L’épisode ne laisse pas le temps de souffler et c’est de l’excellent Grey’s, on ne se rend même pas compte que certains sont totalement sur la touche pendant un moment, comme April ou Stéphanie (que j’ai quand même attendu un moment étant donné ses liens avec les protagonistes de l’épisode), ou tout l’épisode, comme Owen et Amelia qui n’ont pas une réplique ou, pire, Arizona. Et pourtant, Amelia est ma préférée. Et pourtant, Callie était une de mes préférées avant ses délires de l’an dernier et personne ne l’évoque dans cet épisode car personne ne sait qu’elle est partie.

Bref, pour le moment, ce retour de la série est réussi et il semble que je m’inquiétais pour rien : les scénaristes ont su combler les problèmes liés à la production et au casting en enchaînant ce début avec la fin de l’an dernier. Les bases de cette saison sont géniales, nous sommes devant de bons fondements et c’est assez rare qu’une saison démarre aussi bien dans l’histoire de Grey’s : j’étais tout à fait scotché à l’écran et je ne peux m’empêcher d’être touché/dégoûté par les événements se produisant dans cet épisode.

Pire que tout : je me retrouve, comme l’an dernier par moments, à apprécier le personnage de Meredith qui a enfin grandi et dont la loyauté est dépeinte avec beaucoup de justesse. Que ce soit ses scènes avec Riggs, Maggie ou Alex, le personnage est étonnamment complexe et juste.

Comme quoi, ça a du bon de tenir treize ans, ne serait-ce que pour cette scène Karev/Meredith. Maintenant, vivement la suite.

02.pngÉpisode 2 – Catastrophe and the Cure – 15/20
This is just too painful to watch

Toujours pas d’Arizona, mais cela aide à encaisser le départ de Callie. Il est difficile de ressentir son absence quand Arizona n’est pas là non plus. C’est peut-être un mal pour un bien.

Le reste de l’épisode s’occupe de gérer les retombées de l’altercation entre Alex et Andrew. Sans grande surprise, ça se passe mal pour Alex qui passe son temps à ruminer et foirer son cas médical de la semaine, forcément. Meredith, comme à son habitude, essaye de l’aider et de réparer les choses, ce qui, comme d’habitude, finit par provoquer plus de remous qu’autres choses. Elle arrange la situation en forçant DeLuca à bosser avec elle, comme d’habitude quand ça ne va pas avec quelqu’un, ce qui offre au moins une crédibilité d’écriture appréciable.

De son côté, Riggs galère un peu, mais réussit à se débarrasser de Maggie, avec classe et tact, les scénaristes faisant vraiment en sorte qu’on s’attache à lui. Je crois que ça fonctionne plus que leur tentative de nous accrocher à Jo qui n’est plus que l’ombre d’elle-même (idem pour Stéphanie, pas trop développée).

Enfin, l’intrigue April/Avery évolue elle aussi : April reste à l’hôpital, mais pas sa fille, ce qui semble justifier que Jackson lui propose de réemménager avec lui. Cela crie la mauvaise décision, mais allons, c’est un couple phare, il faut bien les faire rester ensemble encore un peu.

Dans l’ensemble, c’est un épisode bon qui fait avancer les différentes intrigues en laissant chacun prendre son bout de l’épisode (même Amy et Owen sont de retour, côté social plus que médical, mais de retour).

La dernière scène remet en avant ce qui a toujours fonctionné dans Grey’s, mais qui avait été oublié trop longtemps avant la saison 12 : la constitution d’une famille hétéroclite avec ses petites histoires de soap/comédie. C’est donc un vrai plaisir de voir que le navire est reparti et que pour le moment, il ne prend pas l’eau.

03Épisode 3 – I Ain’t No Miracle Worker – 13/20
We saw her flat line and she’s not dead

Retour d’un épisode routinier cette semaine : on oublie un peu l’affaire Karev pour se concentrer sur un enterrement qui tourne mal quand la fille prodigue du défunt revient et renverse tout le monde. Normal, non ?

Typique de Grey’s Anatomy comme intrigue, c’est l’heure de pleurer pour le(s) défunt(s) et de savourer une bonne histoire de famille bien tordue et complexe.

Toute cette folie permet de déplacer un peu les problèmes de chacun alors qu’Arizona revient ENFIN d’un voyage à New-York. Elle apporte comme à son habitude une bonne dose de fraîcheur et de complexité dans les intrigues, étant le mentor d’Alex et la colocataire de DeLuca.

En parallèle, Karev et Kepner parcourent les couloirs de l’hôpital, en manque de chirurgie quand Maggie, elle, est en manque de sexe avec Riggs. Ben s’occupe du premier fils de Bailey devenu adolescent et bagarreur en le traumatisant à vie ; ça fait si bizarre de le voir si grand, mais c’est logique. Bailey est une super maman et c’est dommage de ne pas avoir mis ça plus en avant au cours des dernières saisons.

C’était assez sympa d’avoir un épisode qui s’éloigne un peu (mais pas trop) du drama perso des chirurgiens et qui traite d’un miracle. Bon, bien sûr, le retour à la vie d’un patient décédé, il n’y a bien que cette série qui peut se le permettre et après treize ans quand même, mais allez, ça faisait des rebondissements marrants au sein d’une saison déjà bien lourde en drama.

Un épisode en dessous du niveau habituel donc, mais pour l’instant ça se pardonne.

04Épisode 4 – Falling Slowly – 14/20
Look if you can’t talk to anyone and I can’t talk to anyone no one is gonna know if we talk to each other, right?

Karev doit s’habituer à sa nouvelle vie au dispensaire Denny Duquette et ce n’est pas facile, surtout quand il doit appeler un chirurgien pour des procédures mineures et que son boss est sur son dos. C’est sympa de revoir un peu le dispensaire après autant de temps, mais ça n’honore pas vraiment la mémoire de ce personnage génial de voir ce que c’est devenu depuis le départ d’Izzie. Alex peut compter sur le soutien des autres chirurgiens, évidemment, et parvient encore à faire des super diagnostics parce que c’est un super-docteur.

Amelia est sur le dos de quelqu’un elle aussi : son mari qu’elle veut apprendre à connaître dans les moindres détails, culpabilisant d’ignorer beaucoup de choses et de ne pas avoir tout dit à Owen. Leur scène de confession est géniale (même si clairement elle ne lui dit toujours pas tout ce qui lui est arrivé dans Private Practice), mais je ne sais pas si je suis prêt psychologiquement à voir Amelia enceinte, avec tout ce que ça va remuer chez elle.

Maggie continue d’être gênée en présence de Riggs, DeLuca se réconcilie avec Jo comme s’ils ne s’étaient jamais engueulés et April/Jackson décident de vivre ensemble bien qu’elle pourrait retourner enfin chez elle.

C’était un épisode sympa, qui n’avait rien d’exceptionnel mais qui n’avait rien de mauvais non plus. La routine, quoi, qui permet à chacun d’avancer un peu.

05.pngÉpisode 5 – Both Sides Now – 16/20
Well this was fun for a minute

Bailey est ravie de pouvoir enfin donner un foie à une patiente âgée qui a attendu trois ans pour l’avoir. Comme nous sommes dans Grey’s Anatomy, ce n’est pas surprenant de voir débarquer quelqu’un aux urgences qui aura clairement besoin de ce même foie au cours de l’épisode.

Le débat est alors de savoir s’il est juste de sauver quelqu’un de plus vieux ou de plus jeune, blablabla. Les débats éthiques habituels.

De son côté, Amelia se pense enceinte car elle est en retard dans ses règles, mais je suis du côté de Meredith : tant qu’un test ne le confirme pas, je n’y crois pas, surtout dans Grey’s, surtout avec Amelia, qui en plus l’annonce à tout le monde. Comme prévu, le spectre de son ex revient la hanter… grâce à une phrase bien placée de Meredith sur la mort de Derek, ce que je n’avais pas vu venir pour le coup. Les choses semblent quand même mal parties, puisqu’Owen passe l’épisode un bébé dans les bras, parvenant à (se) prouver qu’il sait gérer un bébé…

L’épisode nous garde le suspens jusqu’au bout, mais finalement, les deux patients reçoivent leur rein et Amelia découvre, avec Owen, qu’elle n’est pas enceinte. Ce qui franchement ne me rassure pas du tout pour la suite de cette storyline (attention spoilers Private Practice dans les dernières lignes), Amelia en a assez bavé comme ça pour ne pas en plus devoir affronter la stérilité/ménopause avant d’avoir un deuxième bébé. Son passé la hante suffisamment comme ça, ce serait cool si les scénaristes la laissaient être heureuse plus longtemps qu’un épisode.

Bref, un épisode très classique de Grey’s mais qui réussit vraiment bien à aborder les différents sujets et émotions qu’il voulait.

capture-decran-2016-10-28-14-20-59Épisode 6 – Roar – 16/20
Now look at me in the eyes and tell me he won’t hate me

Wow un épisode génial à nouveau.

Leah Murphy est de retour à l’hôpital et c’est en ce qui me concerne une excellente nouvelle, car j’adorais ce personnage et j’étais dégoûté de la voir partir. C’est donc avec plaisir que je retrouve cette ex-interne qui a effectivement couché avec Alex et Arizona, rien que ça.

Cependant, c’est loin d’être le point le plus important de l’épisode qui insiste surtout sur la relation Alex/Bailey. Cette dernière est un peu forcée par la mère de Jackson de le virer, mais elle n’en a pas envie, malgré son comportement. J’ai beaucoup aimé le cas médical qui était lié à eux.

Bien sûr, rien de tout ça n‘est le cœur de l’épisode pour moi qui suis un grand fan d’Amelia. Celle-ci révèle enfin, mais à Alex, son passé horrible de la saison 5 de Private Practice. Les scénaristes prennent plaisir à la torturer, avec une mort cérébrale d’un enfant auquel elle s’est attaché. Horrible, mais toujours impeccablement joué.

La fin d’épisode relance la saison avec une menace planant sur la tête de Weber et des soirées gaufres à venir. Moi, je suis preneur pour l’ensemble, ça me convient parfaitement comme perspective d’avenir.

07.pngÉpisode 7 – Why Try To Change Me Now – 16/20
It’s my decision to make: I am the chief.

Bailey et la mère d’Avery embauchent un médecin de renom, le Dr Minnick, pour voir les problèmes dans leur programme d’instruction… Ce qui provoque bien sûr des remous énormes au sein de l’ensemble de l’hôpital.

Ce genre d’intrigue est la bienvenue pour plusieurs raisons : elle relie l’ensemble des médecins, provoque des tensions (surtout entre Bailey et Weber, enfin), rajoute un love interest à la série (immédiatement perceptible entre Robins et elle) et, pour une fois, est clairement crédible. Cela fait un moment que l’on se demande comment cet hôpital peut encore être un centre d’apprentissage efficace quand l’on voit la manière dont ils le gèrent.

Dans les intrigues secondaires, Kepner s’inscrit sur Tinder, ce qui rend jaloux un Avery qui ne se l’avoue pas, mais est clairement rassuré de savoir que son rencard s’est mal passé.

Amelia continue de ne rien avouer à Owen, ce qui provoque tout un tas d’engueulades qui se ressentent aussi sur leur boulot. Évidemment, ces deux intrigues atteignent leur climax seulement en fin d’épisode et ce sont des intrigues que l’on retrouvera sur le long terme.

J’ai aimé voir Alex prendre les choses en main avec Amelia, c’est un bon duo, autant que j’ai aimé voir Bailey torturée vis-à-vis de Weber. Seulement, qu’on se le dise, mon truc préféré dans cet épisode, c’est quand même l’excellent ajout au casting que représente le Dr Minnick. Elle s’inscrit dans une longue tradition de personnages ajoutés à Grey’s pour qu’on les adore alors que tout le monde les déteste (tradition commencée avec Addison). Et comme j’adore déjà l’actrice (dont je cherche l’orthographe sur Google à chaque fois, j’avoue : Marika Dominczyk) depuis son rôle dans Brothers & Sisters (Tyler!), le boulot n’est pas trop compliqué pour eux.

Je suis pressée de la voir s’intégrer vraiment à l’équipe. En plus, je n’ai jamais vraiment aimé le Dr Weber.

08.pngÉpisode 8 – The Room Where It Happens – 17/20
You are treating this patient like a sack of organs!

Les premières secondes suffisent à comprendre qu’il s’agit d’un épisode spécial, encore. Et après 13 ans, on se demande encore comment ils trouvent des idées pour ça, mais c’est nécessaire pour garder l’audience et la faire revenir.

Cet épisode spécial est pourtant un peu évident : nous suivons nos chirurgiens qui n’ont pas dormi depuis des heures et un Richard qui est en pleine crise existentielle depuis qu’il doit revoir du tout au tout sa manière d’enseigner. Le début était excellent et la musique classique, dès les premiers moments, nous entraîne bien.

Le problème, c’est qu’ils vont un peu loin dans les effets spéciaux et l’invention de la vie de ce(tte) patient(e), qui s’avère être la mère de Weber.

Du côté de ce qui fonctionne, en revanche, les flashbacks sur Owen et sa sœur Megan sont géniaux, y compris dans les hallucinations. Il en va de même avec les approfondissements sur Edwards, beaucoup trop négligée ces derniers temps.

Inutile de préciser qu’Ellen Pompeo déchire à nouveau dans cet épisode, que ce flashback sur la mort de Derek et Zola apprenant la nouvelle était atroce et que Grey’s m’a encore eu par surprise, notamment avec ce retour de Derek.

Certes, l’épisode est trop tiré par les cheveux, mais il est vrai que quand l’on manque de sommeil, ça part en vrille alors pourquoi l’épisode se serait-il empêché de partir en vrille lui aussi ? C’était un peu too much, oui, c’était encore un sauvetage improbable, oui, mais c’était très agréable à regarder et de voir le développement des personnages.

09.pngÉpisode 9 – You Haven’t Done Nothin’ – 18/20
The world is not coming to an end

Sérieusement, comment Meredith peut survivre à douze saisons de Grey’s Anatomy et encore prononcer ce genre de phrase ? C’est comme si elle souhaitait en permanence qu’une catastrophe se produise, c’est pas possible, elle n’a jamais regardé la télé ou bien ?

Plus sérieusement, je trouve que c’est trop tôt pour une mi-saison, mais ils reviennent en janvier, ce qui est plus tôt que d’habitude aussi, alors on va dire que tout va bien. Enfin, pas pour les chirurgiens du Grey Sloan Memorial Hospital évidemment.

Un immeuble s’écroule ce qui provoque plein de remous aux urgences, les scénaristes nous tuent un enfant (ça faisait très longtemps), Weber découvre qu’il va perdre son poste et le procès d’Alex approchant, Jo se retrouve forcée de lui révéler son passé, enfin.

La série nous propose un bon épisode qui scène après scène détruit savamment et patiemment l’équilibre établi, ce qui nous fait un parallèle bien trouvé avec l’immeuble qui fut bien plus rapide à détruire. L’épisode prend son temps sans être ennuyeux pour autant : chacun a son petit rôle à jouer et se trouve embarqué dans une histoire qui le dépasse.

On nous promet de jolis rebondissements pour la suite de la saison : Arizona qui flirte, l’hôpital tout proche d’une nouvelle grève, Amelia qui se casse (ELLE A INTÉRÊT À REVENIR) et le sort d’Alex encore dans la balance, alors que DeLuca a clairement pris une autre décision.

C’est un très bon cliffhanger qui change un peu de ce que nous propose habituellement la série, et s’éloigner du médical pour une fois est une bonne idée. Vivement le mois de janvier, maintenant, car cette saison déchire et ça fait du bien de voir Grey’s comme ça.

10.pngÉpisode 10 – You Can Look (But You’d Better Not Touch) – 16/20
Stuff doesn’t just happen to you. You happen to stuff.

Ah les aaah ! Ils retardent le cliffhanger de mi-saison avec un épisode centré sur Miranda, Jo et Arizona. Drôle de trio jamais trop exploré, cet épisode propose de revenir faire un tour en prison, comme en saison… euh 3 ? 5 ? Je ne sais plus, mais ça fait longtemps.

L’intrigue fonctionne plutôt bien, surtout avec Bailey qui stresse tout du long et qui est dans notre position de spectateur puisqu’elle sait ce qu’Alex a décidé, mais pour un retour, c’est un peu abusé. En plus, se taper 40 min de Lori de Finding Carter, j’avais rêvé mieux pour une reprise, même si les progrès dans son jeu d’actrice sont assez impressionnants en un an.

Je suis embêté car on est dans un cas typique d’épisode qui est plutôt très cool dans la lignée des stand-alone de Grey’s (qui pourrait même aboutir à un spin-off là), mais je ne peux pas mettre une aussi bonne note que l’épisode ne le mériterait simplement parce que son placement dans la saison est mauvais, et ça compte quand même. Reporter le cliffhanger comme ça, ce n’est pas cool, même si j’avais pu bingewatcher l’ensemble.

Pour l’impact de l’épisode sur la suite, c’est intéressant pour la psychologie d’Arizona, sa relation avec Bailey et puis, ça me réconcilie de nouveau avec Jo. Elle m’avait un peu saoulé dans les deux épisodes précédents, et quand même moi je la lâche, c’est très mauvais signe. La scène finale était parfaite.

Maintenant, vivement la semaine prochaine.

11.pngÉpisode 11 – Jukebox Hero – 18/20
All heroes aren’t special. They’re just people. They’re like us. They’re just trying to survive.

Meredith et Maggie qui cherchent des infos à propos d’Alex sur internet est l’une des meilleures scènes d’intro de la série. Le suspens y est, les erreurs habituelles dans ce genre de stress aussi, et, franchement, c’était parfaitement joué et écrit. Les scénaristes jouent avec nos nerfs pour un épisode de plus en gardant le suspens autour du cas Karev, qui a disparu dans la nature. C’est de la torture à ce stade, je n’arrive pas à savoir si c’est génial ou juste insupportable.

Meredith passe son épisode à le chercher, se confrontant à l’administration. C’est rassurant de voir que c’est partout pareil. Ou pas. Ce sont en tout cas de bons clichés.

Ce suspens déchire un peu tout le monde, mais spécialement Jo qui réagit comme à son habitude : en s’attaquant à ceux qui veulent l’aider.

Le cas médical le plus important de la semaine est celui d’une femme enceinte (encore) dont le taxi est percuté par son mari. Du pur Grey’s. J’ai principalement aimé revoir Murphy dans l’action, c’est comme si elle n’avait jamais disparu, que ce soit dans ses relations avec les autres ou dans ses blocages. Comme je l’aimais bien à l’époque, je suis content de son retour, à hauteur de ma déception de quand elle était partie.

De son côté, le Dr Minnick en est à son premier jour à l’hôpital et elle est tellement imblairable que je l’adore. Je suis désolé d’aimer autant les personnages détestables, dans cet épisode, ça ressort drôlement. L’ensemble des résidents organise la résistance anti-Minnick, qui passe une bien mauvaise journée à se penser supérieure à tout le monde. Un grand classique, surtout dans Grey’s, là encore.

Je n’arrive pas à croire que j’ai oublié le cas Amelia la semaine dernière, mais celle-ci est bien absente cette semaine et Owen la cherche partout. En fait, elle se planque chez Stéphanie, ce qui est une belle évolution pour le duo je trouve.

Bref, cet épisode, comme le reste de la saison, fournit du très bon Grey’s anatomy. C’est dingue de se dire qu’ils ont perdu pendant plusieurs années leur capacité à fournir d’aussi bons épisodes. Désormais, la machine semble bien huilée et prête à tourner encore plusieurs saisons, ce qui me surprend d’épisode en épisode.

Quant au cliffhanger, il fonctionne plutôt pas mal, même si c’est un peu weird ce fondu au noir avec Meredith et Alex dans le même lit. Je refuse toujours de les voir en couple, sérieusement.

12.pngÉpisode 12 – None of my Business – 15/20
Bailey took out Grey. Winter is coming.

Enfin, la vérité éclate et comme prévu DeLuca laisse tomber toutes les charges contre Alex, allant jusqu’au faux témoignage pour y arriver, grâce à Ben. Ce dernier gagne enfin des points auprès de moi.

Alex est donc libre et peut récupérer son job comme si de rien n’était, et DeLuca n’a plus l’air de souffrir un quart de seconde de ce qui lui est arrivé. Tout va bien dans le meilleur des mondes, Alex récupère son job puis s’explique enfin avec DeLuca. En revanche, on n’a pas le droit de voir la moindre explication de Joe avec lui cette semaine et c’est bien dommage ! On ne la voit qu’à la toute fin dans une excellente scène avec les trois résidentes, puis dans un câlin avec Alex qui marche bien et donne envie d’en savoir plus sur leur couple.

Pendant ce temps, le docteur Minnick continue de se mettre tout le monde à dos, mais il faut dire qu’elle se confronte à une Meredith au top de l’insupportable. Du coup, Bailey la suspend et c’est une excellente chose. Je suis entièrement Team Bailey, mais bon, je n’ai jamais vraiment aimé Meredith, et ça fait treize ans.

Je suis plus sceptique sur le choix d’offrir une promotion à Kepner qui ne la mérite pas vraiment et qui va probablement s’en prendre encore plein la gueule dans les semaines à venir. Au moins, ça la remet un peu en avant, car elle n’a pas servi à grand-chose cette saison.

Le cas médical de la semaine était particulièrement inintéressant, avec des barbelés. Je n’ai pas suivi du tout, faisant autre chose en même temps, j’avoue.

Enfin, la mère de Maggie débarque à l’hôpital, ce qui peut ne vouloir dire qu’une chose dans le monde merveilleux de Grey’s anatomy : elle a un cancer. Et ça ne rate pas. Jackson se retrouve dans une position délicate puisqu’il le sait et doit l’aider à l’annoncer à Maggie, sauf que Maggie est plus irritée qu’autre chose par sa mère. J’ai souvent du mal avec Maggie et ses parents, mais là pour le coup, je trouve que c’est très bien amené ; sa mère débarquant quand même sans la prévenir, l’angoisse ! Du Grey’s très classique dans cette intrigue, mais j’en attendais pas moins après treize ans.

Cet épisode se renferme un peu plus dans une petite routine, gardant pour plus tard la résolution de la majorité de ses problèmes et intrigues sentimentales (Alex/Jo, Owen/Amelia, Arizona/Minnick…) tout en proposant quelques bons moments divertissants, voire même comique (l’arrivée de la mère de Maggie).

Bref, l’épisode n’est pas inoubliable, mais il est divertissant, et c’est tout ce qu’on lui demande.

13.pngÉpisode 13 – It Only Gets Much Worse – 15/20
That was badass.

Kepner reprend donc le boulot de Meredith, et ce n’est pas si simple que ça pour elle qui n’a jamais trop su faire preuve d’autorité. Elle se retrouve à devoir commander ses amis qui sont tous contre elles. Dur, mais prévisible, elle s’en prend plein la tronche, une fois de plus, surtout quand Maggie décide à nouveau de péter son câble pour protéger sa soeur. Du grand Maggie, et c’est insupportable.

À la pousser autant pour la virer du cas de Meredith, elle finit par provoquer la rébellion de Kepner qui la vire de son bloc avec beaucoup de classe. Le pire pour elle reste probablement la réaction de Jackson qui est le pire des connards avec elle.

De son côté, Stéphanie passe totalement du côté de Minnick quand elle est désignée pour la phase 2 du programme, qui consiste à s’occuper d’un patient du début à la fin, comme si elle était résidente. Tout le fun de cette intrigue qui voit Stéphanie s’occuper d’un gamin de neuf ans est subitement perdu quand le petit meurt sur la table malgré la supervision de Minnick et d’Arizona. C’est ce qu’on appelle un énorme fail et, en plus, Stéphanie est convaincue de l’avoir tué.

Le retournement de situation est que Minnick n’a jamais perdu d’enfant sur sa table d’opération et qu’elle ne sait pas comment gérer la situation, c’est donc Arizona qui finit par apprendre quelque chose à sa supérieure. Cela permet de les rapprocher encore, mais plus on avance, moins j’ai envie de les voir finir en couple.

Ben est lui aussi désigné pour la phase 2 et il doit diriger Weber, après une demande ridicule de la part de Kepner. Pas de bol pour lui, sa première chirurgie est un véritable calvaire grâce à sa femme s’engueulant avec Weber pendant toute la procédure. Il faut dire que c’est un peu l’ensemble de cet épisode qui se passe en engueulade. J’ai même fini par me croire devant Scandal tellement tout le monde passait son temps à crier.

Heureusement pour Weber, il se rattrape ensuite avec Stéphanie qui se réfugie auprès de lui car a plus l’habitude de gérer sa situation et il le fait avec beaucoup de brio, réussissant même à conduire Stéphanie auprès des parents qui apprennent le décès de leur enfants. Reste à savoir quelles conséquences tout cela aura sur la guerre interne dans l’hôpital.

C’était un épisode très bon malgré l’absence de Karev et Grey, comme quoi, même sans les originaux, Grey’s a de quoi avoir de beaux jours devant elle.

14.pngÉpisode 14 – Back Where You Belong – 16/20
There is a difference between loyalty and stubborness, Grey

Meredith est encore et toujours suspendue, mais ce n’est pas pour autant que l’on va voir ses trois gosses. En revanche, leurs paires de chaussettes dépareillées, oui. Je suis mauvaise langue, car j’ai aimé cette scène d’introduction, mais le choix de mettre autant les enfants de côté est un peu abusé par moment, je trouve. Je ne sais même pas dans quelle chambre ils peuvent bien dormir d’ailleurs. Enfin bref.

Le cas de la semaine nous amène une nouvelle histoire familiale compliquée avec une transplantation de rein d’une mère à son fils. Le problème vient donc du père, un grand classique, il battait sa femme et blablabla. Et pour ne rien arranger, ce sont les internes qui gèrent autant que possible ce cas, dirigés par Weber et Karev. Oui, ça veut dire que Jo et Alex vont bosser ensemble, sur un cas où un homme battait sa femme.

Ce n’est rien par rapport à ce qui les attend : suite à des complications médicales inhabituelles partout ailleurs que dans Grey’s, il ne leur reste plus qu’un rein à donner, soit à l’enfant soit à la mère. Jusqu’à ce que le père veuille donner le sien à nouveau. Tout cela permet de créer de la tension, du suspens et de créer un bon épisode, centré une fois de plus sur la douleur enfouie de Jo. On a connu plus subtil, mais ça fonctionne plutôt bien avec Jo tentant de le convaincre d’être anonyme. J’ai donc bien aimé cette intrigue, même si je trouve que les scénaristes passent trop de temps à contourner l’évident problème restant entre Jo & Alex.

En plus, elle se rapproche un peu plus d’Owen à chaque épisode, et avec Grey’s, j’ai toujours un peu peur que ça dérape.

Un deuxième cas occupe également cet épisode : celui d’une patiente totalement cramée du cerveau et apparemment SDF, qui a besoin de changer de pacemaker, mais ne le dit pas. L’avantage, c’est que ça permet à Riggs de retrouver son identité… et ce n’est pas bien facile à gérer, car ses parents la pensait morte. Il s’avère qu’elle est simplement schizophrène, et la série nous pond un nouveau médecin psychiatre pour s’occuper d’elle. J’aimerais bien qu’on le voit revenir par la suite, mais vu le peu d’interactions qu’il a avec le cast, c’est peu probable.

Seulement, cette intrigue me rappelle de bons souvenirs d’Ava et cette partie de la série me manque un peu, du coup. J’ai aimé l’évolution que cela permettait avec Maggie, de nouveau insupportable aujourd’hui, et Riggs, qui passe l’épisode à se souvenir que Megan a disparu. Je me demande aussi si la série réglera un jour cette intrigue.

Côté perso, le rapprochement entre Arizona et Eliza Minnick continue, de manière un peu trop mignonne pour me convaincre… Cependant, ça fonctionne mieux que la semaine dernière, et ça me fait même rire.

En revanche, Avery apparaît comme un parfait connard envers elle et ensuite envers April à qui il s’en prend pour avoir récupéré le job de Mer. Ce n’est pas vraiment le personnage que j’aime, mais bon.

Arizona et Eliza finissent par s’embrasser et non, je ne suis toujours pas pour ce couple. Cela viendra peut-être, mais je ne suis pas aidé non plus par la rapide ressemblance entre Eliza et Callie (dans les mimiques uniquement, mais quand même).

Bailey, elle, prend enfin une décision adulte et décide d’aller parler avec Meredith qui se comporte comme une gamine. Du coup, les choses n’avancent pas vraiment car Meredith refuse d’envisager que Minnick puisse faire du bon boulot ou être un choix intéressant pour l’hôpital. Finalement, Weber parvient à la convaincre d’accepter de reprendre le travail.

L’épisode se distinguait un peu du lot avec de très bons cas de la semaine, mais j’avais quand même envie de foutre des baffes à la moitié du casting cette semaine, y compris Amelia qui ne sert à rien et n’affronte pas ses problèmes (et pourtant, j’adore Amelia). C’est donc bien écrit, mais ça ne plaît pas outre mesure pour autant.

Capture d'écran 2017-03-11 11.33.09.pngÉpisode 15 – Civil War – 16/20
When you fight a war at home, the casualties are your neighbors.

Après une petite pause d’une semaine, Grey’s est de retour, et moi aussi, ça tombe bien !

J’ai beaucoup aimé l’introduction de cet épisode qui revient sur les situations familiales et relationnelles compliquées de tout le monde. Et cela plante les graines d’un bon épisode qui confrontent enfin certains problèmes.

Amelia revient à l’hôpital pour aider Maggie sur un cas, et elle finit par devoir bosser avec Owen. Cela ne se passe pas forcément au mieux, évidemment. Ce n’est pas plus mal, il était temps de les confronter, même si la manière dont ça se passe est hyper prévisible, c’est du Grey’s. Retrouver Amelia fait du bien, même si elle n’est pas forcément au top du personnage non plus.

En parallèle, la guerre contre Minnick continue à l’hôpital, et Jackson est de plus en plus chiant. Il décide de passer au-dessus de sa mère par rapport à la fondation, ce qui est une bonne chose en soi, car il s’affirme et ça manquait au personnage, mais une mauvaise chose car il continue d’être le pire des connards avec tout le monde, même Meredith qui reprend enfin son boulot des mains de Kepner.

On se retrouve ensuite avec une chirurgie familiale : le patient est le père d’une famille accidenté par son nouveau gendre, les docteurs sont les Avery/Kepner/Weber. Cela part en vrille et en engueulades permanentes, et c’est Ben qui se retrouve à les calmer. C’était marrant et cela permet de continuer à rendre Ben de plus en plus supportable, ce qui change un peu après la saison passée où il était juste insupportable.

Jackson finit par avertir Weber de se méfier de sa mère, il continue donc d’être tout à fait insupportable (d’un extrême à l’autre, quoi).

Autre cas médical, autre crise : Alex se retrouve à bosser avec DeLuca et Riggs, ce qui se passe mal aussi, mais pas forcément de la manière à laquelle j’aurais pensé si on m’avait demandé. Le fight ne vient pas de DeLuca/Karev, mais de Riggs qui est convaincu que la meilleure solution pour le patient (un bébé avec un coeur qui ne fonctionne pas) est la sienne et pas celle de Karev. Le retour d’Alex à l’hôpital provoque donc pas mal de remous, puisqu’un fight entre chirurgiens n’est jamais le bienvenue. Meredith finit par s’en mêler et il devient évident que le couple avec Riggs se profile de plus en plus.

Enfin, Arizona continue son double jeu dangereux, à draguer Minnick tout en continuant d’affirmer au reste du monde qu’elle la déteste. Ben oui, évidemment. Cela se termine de manière prévisible cette semaine : elles se font surprendre par Weber alors qu’elles sont sur le point de s’embrasser. Richard étant lui-même en conflit avec sa femme et dormant à l’hôpital plutôt que chez lui avec sa femme, il est à parier que ça lui fera bien plaisir.

Bref, encore un bon épisode de Grey’s cette semaine avec des patients qui reflètent les relations des docteurs à merveille et surtout une avancée de front sur l’ensemble des intrigues (bon à part Jo/Karev).

Il était temps que cette saison décide d’avancer un peu, et en même temps, chaque épisode étant vraiment bon, ces avancées ne parviennent pas à rendre l’épisode meilleur que d’autres pour autant.

16.pngÉpisode 16 – Who Is He (And What Is He To You)? – 14/20
He’s the whole reason we’re here.

Cet épisode de Grey’s dévie un peu de sa course habituelle pour nous présenter un épisode sur Jackson et April, qui se rendent dans un autre hôpital, Avery Medical Center, avec le jet privé des Avery, normal. Ce n’est pas du tout galère à vivre pour April ça, surtout que tout le monde la prend pour Meredith. Comme nous sommes dans Grey’s, ils sont confrontés à un premier problème : le père du donneur n’est pas encore au courant qu’il va donner les organes de son gosse. Sympathique.

Jackson fait des miracles avec ce papa, puis avec les mères du receveur, en  mettant en avant sa vie privée, ce qui énerve April. Assez vite, il est évident que la madame est énervée mais que Jackson a autre chose en tête : son père. Par conséquent, il continue d’être un parfait connard avec le monde entier, une évolution de personnage qui m’énerve de plus en plus cette année.

Ancien chirurgien, papa Avery tient désormais un bar, ce qui est prévisible dès le début de cet épisode. Jackson s’y rend pour se bourrer la gueule et April découvre la vérité. Elle attend un peu avant de le révéler à son ex-mari, puis le convainc de retourner au bar confronter son père. Ce dernier est très heureux de le retrouver, très sympathique aussi, mais peut-être un peu trop justement. Il n’a pas l’air de culpabiliser plus que ça de l’abandon de sa famille.

En parallèle, le cas médical continue : la petite fille que les médecins devaient sauver ne peut l’être par le don d’organe et doit abandonner ses cordes vocales pour survivre. Ses mamans refusent d’envisager cette possibilité, et ça pose problème car elles veulent déplacer leur fille, ce qui provoquerait sa mort. Jackson leur ment donc pour les faire rester plus longtemps en ville.

Il est alors tenu par une promesse impossible : sauver la voix de la petite. Avec l’aide d’April, ils réussissent sans trop de difficultés à accomplir l’impossible. Ce ne serait pas Grey’s s’il n’avait pas cette idée brillante de choses qui pourraient fonctionner. Comme le cas médical n’est pas franchement ce qui était le plus intéressant cette semaine, ça se passe bien.

Beacuoup mieux en tout cas qu’entre Jackson et son père. Loin d’être une catastrophe, les au revoir se déroule sans vraie engueulade, mais il s’agit surtout d’un adieu. Jackson est heureux d’avoir rencontrer son père, mais il lui refuse le statut de grand-père ou même de père car il ne s’est jamais occupé de lui. C’est convenu mais ça fonctionne.

Le vrai intérêt de l’épisode était de toute manière de trouver une excuse pour remettre en couple April et Jackson, et c’est sans la moindre surprise que ces deux-là finissent dans le même lit. Une fois de plus, cet épisode sur le couple se montre assez prévisible malgré une forme originale et l’arrêt de toutes les autres intrigues pour se concentrer uniquement sur eux. J’ai largement préféré celui de la saison dernière qui remontait le temps scène après scène. Cette semaine, il fallait se laisser porter, mais le tout restait très classique pour Grey’s, un mot qui revient en boucle dans cet article, quand même.

Greys_0001404936.jpgÉpisode 17 – Till I Hear It From You – 15/20
She said « I could ». That’s what we tell our patients when we want to give them nothing.

L’épisode de cette semaine manque un peu de rythme sur sa globalité, mais est comme d’habitude excellent, gérant en parallèle quatre intrigues.

Tout d’abord, la mère de Maggie revient à Seattle sans avoir parlé à sa fille de son cancer. Le secret est un peu étouffant et drôlement chiant, car Maggie est tout simplement insupportable avec elle. J’ai beaucoup aimé les scènes qu’elle partage avec Alex et ses sœurs sur le sujet de l’implant mammaire, ça fonctionne plutôt bien et c’était du bon Grey’s, surtout quand ça permet de mieux cerner Amelia, mais j’y reviendrais. Diane, la mère de Maggie donc, est toujours traitée par Avery qui n’est plus trop un connard dans cet épisode.

En fait, il est même plutôt un excellent médecin et il impose à Diane de dire la vérité à sa fille en milieu d’épisode. Entre temps, Jo s’est incrustée sur le cas grâce à Minnick, mais cela n’a pas servi à grand-chose si ce n’est la faire apparaître sans régler quoique ce soit sur son cas avec Alex. Un peu frustrant à force.

Maggie finit par malgré tout accepter la chirurgie de sa mère, pour mieux découvrir la vérité. Je m’attendais à ce qu’elle entende Jo en parler ou quelque chose du genre, c’est donc plutôt un bon point pour la série de ne pas avoir profité d’une formule vieille comme le monde. En revanche, le cliffhanger me laisse très sceptique : Diane s’est fait opérer mais est encore très malade. Maggie, pas hyper sympa avec Jackson, réclame Meredith qui reste plantée là en silence. Mouais.

Je parle d’une formule vieille comme le monde, mais c’est justement ce que propose cet épisode avec le couple de petits vieux. C’est comme regarder un épisode du reboot de Grey’s Anatomy dans 30 ans quoi. Les deux patients anciens chirurgiens ne m’ont pas autant ému que ce qu’ils auraient dû, mais j’ai l’impression que cette intrigue a de toute façon déjà été traitée dans la série à d’autres reprises. La toute fin m’a étonné, car je m’attendais plutôt à la mort surprise du mari. Le silence d’Amélia à la découverte du décès de la femme est éloquent.

En effet, cette intrigue servait surtout de tremplin à l’intrigue Amelia/Owen dont le couple avance ENFIN. Déjà, Owen découvre qu’Amelia travaille de nouveau et il se retrouve sur un cas avec elle. Elle est particulièrement difficile avec lui, se comportant en médecin sans se confronter aux problèmes qu’ils ont. C’est un peu dur, au départ, de la suivre dans l’engueulade, surtout quand elle fait référence à Cristina qui étouffe. Les scénaristes jouent bien avec le passé de la série, parce que, quand même, oui, Cristina était étranglée par Owen. Littéralement.

Pourtant, dans sa crise avec Owen, elle finit par enfin lui donner les raisons de sa fuite, sans pour autant les développer. Il est difficile de ne pas avoir envie de la prendre dans ses bras (mais Owen que fais-tu ?), ses peurs sont magistralement traitées et écrites. J’ai aimé son combat sur son corps et le droit qu’elle a d’en disposer, mais tout ceci n’était qu’un prétexte à sa peur finalement, qui la paralyse à bien des égards. J’ai trouvé que c’était parfaitement écrit et la mort de la vieille femme n’est du coup qu’une suite logique pour rappeler à Amelia qu’il faut aussi vivre. Avec cette avancée, on devrait voir les deux se réconcilier d’ici la fin de saison, ce serait bien (et pas trop tôt).

Si Amelia est toujours aussi bien écrite, je ne peux en dire autant de la relation entre Arizona et Minnick qui est traitée de manière totalement bâclée, encore. Dans cet épisode, on voit quand même Arizona raconter sa vie à Bailey. Je sais bien qu’elles sont amies, mais c’est aussi la chef de l’hôpital donc bon, lui dire qu’elle couche avec une collègue, c’est un peu malvenu. Cela dit, Arizona possède une partie de l’hôpital alors je ne sais plus trop qui est la boss de l’autre. Dans tous les cas, ça paraissait ridicule comme scène. Il en était de même avec Weber, mais au moins comme ça c’est traité.

Dans le même genre, j’ai beau dire que l’intrigue Jo n’avance pas, les scénaristes nous sortent quand même que DeLuca est amoureux d’elle. Cela m’a bien fait rire, ça sort de nulle part (et en même temps, non, c’est vrai). Je ne vois pas trop ce que ça peut bien apporter tout ça, mais ça a permis de couper les doutes de Stephanie suite à la mort de sa patiente, alors bon, je ne vais pas trop m’en plaindre, car ce n’était pas dingue.

Enfin, Meredith est redevenue le personnage que je ne supporte pas dans cet épisode. En effet, si les scénaristes se souviennent soudainement qu’elle est supposée enseigner et avoir trois gamins (on a même le droit de les voir à l’image !), elle n’en reste pas moins aussi insupportable que Maggie ! Elle continue de rejeter Riggs qui fait tout ce qu’il peut pour la convaincre de dîner avec lui. La déclaration d’amour de ce dernier donnerait presque envie de l’apprécier, mais comme Maggie réclame Meredith, je suppose que leur couple va encore devoir attendre. Comme tout le reste, ah Shonda !

18.pngÉpisode 18 – Be Still, My Soul – 17/20
Well, it was her favorite OR and it seemed like the right thing to do at the time… We’re terrible people.

Cet épisode commence tout en nostalgie avec une mention supplémentaire à la mère de Meredith en parallèle de celle de Maggie qui enchaînent les examens médicaux et les chirurgies. Meredith continue de faire poireauter Riggs, tout en bossant avec lui sur ce cas médical forcément complexe, puisqu’il s’agit de la mère de sa demi-sœur. Ce n’est pas dingue comme situation, c’est exactement ce qu’il ne faut jamais faire dans la réalité, mais c’est la seule intrigue de l’épisode.

Comme en plus, Diane réside chez Meredith, comme le monde entier, c’est forcément compliqué. C’est elle qui découvre que le cancer s’est déplacé sur son rein. Maggie, monstre de contrôle qu’elle est, souhaite une nouvelle opération quand Meredith (et le reste du monde là encore) pense que c’est une mauvaise idée. Bon, il est dur de continuer d’accrocher à Maggie quand elle est comme ça, mais en même temps, c’est tout à fait dans le personnage. En plus, j’ai aimé la voir se développer en tant que personnage en-dehors de l’hôpital, en tant que civil, en quelque sorte. Et puis de toute manière, je n’avais pas trop le choix d’accrocher un minimum à Maggie puisque tout l’épisode tourne autour d’elle et de sa famille.

Bien sûr, sa mère la suit aveuglément, vire Meredith, puis n’écoute pas les avertissements de Richard, persuadée que sa fille lui veut du bien et seulement du bien. Pourtant, il est rapidement évident que l’essai clinique auquel elle participe est une catastrophe qui la tue encore plus vite que son cancer.

La série nous organise un nouveau dîner de famille, et l’on sait directement que c’est autant une bonne chose qu’une terrible idée : ça finit toujours en cacahuète quand c’est comme ça. Et ça ne manque pas, la scène la plus drôle de la saison, Meredith expliquant ce qu’elle a fait des cendres de sa mère, vire au drame de manière un peu prévisible.

Maggie s’obstine encore et malgré tout, au point de s’en prendre à Meredith. Ah, les affaires de famille, ça part toujours en vrille. Diane refuse finalement de continuer l’essai clinique et les soins, signant donc son arrêt de mort, ce qui est évidemment un coup dur pour Maggie évidemment, qui enchaîne les bourdes et balance à Richard qu’elle aimerait que son père soit là. Bien joué, bien joué. Elle finit par sombrer devant Riggs, expliquant qu’une fois de plus c’est le manque de contrôle qui la bousille de l’intérieur. Forcément, il fallait que ce soit Riggs, avant qu’elle autorise ses sœurs à la réconforter comme elles peuvent (c’est-à-dire qu’elles ne peuvent pas).

Diane se prépare alors à mourir et donne ses derniers conseils à sa fille. Ce sont grosso modo les conseils qu’aucun enfant ne souhaite entendre, mais en même temps, ils sont vraiment adaptés au caractère de merde de Maggie. L’inévitable finit par se produire de manière très, très prévisible au moment où Maggie ne s’y attend pas et Diane meurt, dans une scène qui n’est pas sans me rappeler un certain épisode de Buffy par son absence de musique et sa fenêtre ouverte. C’est peut-être pour ça que ça m’a paru prévisible. En tout cas, c’est tout simplement horrible et extrêmement bien joué de la part de l’actrice, surtout que tout son personnage avait été introduit autour de ses liens familiaux extrêmement forts avec ses parents.

Les retrouvailles de Maggie et son père se font forcément au détriment de Richard, qui a le droit au réconfort de Bailey, dans une scène de réconciliation qui n’en est pas vraiment une. Ces deux scènes sont un peu bâclées, car elles ne sont pas ce que les scénaristes ont voulu mettre en avant. C’est un peu dommage.

Cet épisode ne souffrait étrangement pas de trop de longueurs malgré son histoire unique. Je trouve dommage d’avoir précipité la mort de Diane à ce point, c’est le genre d’intrigues qui aurait occupé avant une bonne demi-saison et qui désormais tient sur trois épisodes. Il y a tellement de personnages et de choses à traiter que ça se justifie, mais ça en limite malgré tout l’impact. La mère de Maggie est morte, oui, bon, c’était un épisode horrible. Seulement je ne suis pas sûr que dans un an j’en sois encore traumatisé ou marqué, comme la mort de Denny avait pu me marquer.

Le casting est excellent, il y a quelques bonnes trouvailles qui réaffirment les liens entre les trois sœurs et c’est techniquement du grand Grey’s Anatomy, mais je reste un peu sur ma faim, sans savoir exactement ce qu’il manque à cet épisode. En tout cas, je sais que je n’ai pas aimé Meredith qui fait encore traîner les choses et dont la voix off nous fait encore un rapprochement avec sa situation personnelle. Je sais, c’est le but de la série à l’origine, mais je n’ai pas trouvé très justifié cette nouvelle référence à sa mère, encore, surtout que ce bloc-notes aurait dû être à l’origine de bien des traumas chez Mer.

19.pngÉpisode 19 – What’s Inside – 16/20
That feeling is called “being an intern”.

C’est déjà l’heure de me dire que, merde, je regarde l’épisode 19, la fin de saison approche à toute vitesse ! Tous les ans, fin mars/début avril, je me rends compte qu’on arrive à ce stade de l’année où les séries vont toutes devenir dingues les unes après les autres.

Cet épisode démarre à merveille : Maggie est au cimetière et ses deux sœurs l’observent, avec une relation entre elles au top, ce qui est le cas chaque fois qu’elles ne s’engueulent pas. Le deuil de Maggie occupe une bonne partie de l’épisode, mais le fait plutôt bien.

Maggie vole une chirurgie des mains de Riggs et découvre comme cela que l’ensemble de ses amis semblent se soucier de son retour au travail. Sympa, les amis. Bon, à la décharge d’Owen, il s’inquiète de voir Maggie s’occuper de ses propres amis, donc pourquoi pas. Cela dit, il nous fait l’erreur classique de Grey’s de discuter des patients dans le couloir devant leur chambre. Un grand classique, une fois de plus, le mot est sorti dans cet article. Promis, ce n’est pas volontaire, c’est juste que la série nous a déjà fait tous les coups un millier de fois.

Après un détour sympa où Maggie réussit à convaincre les futurs parents de la laisser opérer sur le fœtus, l’épisode nous propose de nous dévoiler à quel point tout l’hôpital s’inquiète pour elle en ajoutant Jackson, Amélia et Meredith à la liste des gens pas convaincu par le fait qu’elle reprenne avec une si grosse opération. La scène fonctionne plutôt bien en ce qui concerne la dynamique de groupe et nous indique clairement que Maggie va finir par péter un câble en fin d’épisode.

En effet, elle se met à douter de voir tout le monde douter d’elle. Sans surprise, la chirurgie se passe néanmoins sans le moindre problème et avec en prime une jolie métaphore. Le cœur du bébé doit se réhabituer à battre après avoir perdu une énorme masse cancéreuse, et il est gentiment suggéré que Diane était une énorme masse dans le cœur de Maggie. C’est mignon comme tout, non ?

Oui, sûrement. Maggie s’énerve une fois de plus après Jackson qui n’a pas été capable de sauver sa mère. Elle a parfaitement tort, mais je continue d’apprécier voir Jackson s’en prendre plein la tronche car il le mérite un peu vu son comportement dans cette mi-saison. Tout parfait qu’il est, c’est malgré tout lui qui va parvenir en fin d’épisode à réconforter Maggie, alors même que la solution miracle de Meredith, la danse, ne fonctionne pas sur elle. C’était agréable de les voir danser quand même, même si de saison en saison, on voit bien qu’Ellen Pompeo vieillit malgré tout, surtout sur ce genre de scènes. Elle est de moins en moins crédible à danser… et en même temps, c’est une excellente chose de casser un peu les codes habituels qui empêchent les plus vieux de s’amuser.

J’ai quand même envie de parler de sa baby-sitter invisible qui s’occupe encore des gosses invisibles, mais bon. Cela ne coûterait pourtant pas grand-chose d’ajouter un personnage de baby-sitter présent quelques épisodes, avec une relation comique vis-à-vis de Meredith qui la prévient toujours au dernier moment. En plus, elle serait un cas médical possible supplémentaire. Comment ça, je vais trop loin ?

Revenons en arrière et au début de l’épisode : Riggs surprend Arizona et Eliza faire du « covoiturage ». C’est le point de départ surprenant d’une amitié Arizona/Riggs qui me plaît beaucoup. Les deux personnages sont assez isolés cette saison (même si Arizona a toujours DeLuca, en théorie, et devrait finir par se réconcilier avec Weber), alors ça fonctionne bien de les voir devenir amis forcés qui se racontent leurs histoires de cœur. Une fois de plus, cependant, Arizona devient un peu une amie par défaut pour quelqu’un, ça devient gros.

Et puisqu’elle est ce qu’elle est, elle fait totalement flipper Riggs en lui racontant son point de vue sur l’histoire Meredith/Derek. Sympa. En effet, l’épisode s’attarde une fois de plus sur la formation du couple Meredith/Riggs. Je préférerais carrément qu’on passe plus de temps avec Alex (qui déteste Riggs, oh comme c’est original) et Jo qu’avec ces deux-là, surtout que Meredith est insupportable. Cette semaine encore, elle reporte leur rencard pour s’occuper de Maggie, déclarant que Riggs ne fait pas partie des gens dont elle doit s’occuper.

Mouais. S’il y a une part de vérité, c’est aussi sacrément faux, car s’occuper de Riggs, ce serait s’occuper d’elle-même. Et à force de le rejeter comme ça, elle va se le mettre à dos et le regretter.

En parlant de regrets, une deuxième partie de l’épisode nous introduit un nouvel arc narratif qui dirige vers la fin de saison et qui finit sur ceux de Stephanie. En effet, elle doit s’occuper de Cross, l’interne blond carrément chiant, l’Alex 2.0 introduit lors de la saison 9 et jamais vraiment développé jusque-là.

Bien que l’épisode nous introduise son cas avec humour (le toucher rectal !), tout fan de Grey’s qui se respecte sait que ce n’est jamais bon signe de voir un personnage que l’on connaît se découvrir un problème médical à quelques épisodes d’une fin de saison, surtout s’il est proche de Stéphanie. Celle-ci tente de bien de nous faire croire que ce n’est rien d’autre qu’un cas d’hypocondriaque, mais nous savons tous comment ça fonctionne avec cette série et, effectivement, il a la tuberculose.

Normal. Personne ne s’était rendu compte qu’il était parti en Inde pendant un mois, sympa les collègues. Même moi j’avais remarqué qu’on ne le voyait plus, mais je m’en fichais un peu à vrai dire, puisque c’est un personnage un peu comme Murphy. C’est cool quand ils sont là, mais généralement ils ne le sont pas.

Bon, la tuberculose est gérée sans problème par April, histoire qu’elle serve à quelque chose, mais est surtout le moyen de régler une dernière partie de l’intrigue un peu chiante. Bailey et Weber se font toujours la gueule, mais ça ne va pas durer grâce à ça. En effet, Weber veut entendre Bailey dire qu’elle avait tort (mouais) et celle-ci refuse, disant qu’elle est chef et a toutes les réponses. Bien sûr, c’était vrai jusqu’à ce qu’elle oublie le protocole contre la tuberculose.

Plutôt que d’aller immédiatement consulter un dossier, elle s’en plaint à Ben au moment où Richard passe par là. Bien sûr. Celui-ci lui apporte la réponse et nous avons du coup une réconciliation pour ces deux personnages, une fois de plus grâce à Ben qui comprend que Richard est seul. Ben, c’est quand même le personnage qui sauve Bailey de toutes les situations et, depuis que ses errances de la saison passée sont résolues, qui est un peu trop cool.

Voilà qui nous mène à la conclusion de cet épisode, avec une nouvelle scène sympathique également entre Stéphanie et Weber, d’élève à prof. Cela fonctionne plutôt bien, mais je trouve dommage de voir Richard une fois de plus exclu de l’intrigue Maggie ou de continuer à ne pas voir Jo cette semaine.

Bref, encore un très bon épisode qui fait ce qu’il peu avec un casting extra-large.

20.pngÉpisode 20 – In The Air Tonight – 13/20
Whatever happened, this never happened

Un épisode de Grey’s dans un avion, bien sûr. Cela faisait si longtemps. Je n’ai pas assez de traumatismes avec les avions comme ça, c’est ça ?

Bon, je suis hyper mitigé. L’épisode n’était vraiment pas mauvais, mais ce n’était vraiment pas nécessaire du tout de réexploiter une nouvelle fois l’idée de l’avion. La note pourrait être meilleure si nous n’étions pas en saison 13, en fait. Clairement, cet épisode (qui n’a une crédibilité que très, très limitée) aurait été excellent parce qu’il m’accroche très bien, mais en saison 3 ou 4. Pas en saison 13. Pour tout un tas de raisons.

La première, la plus évidente pour moi, est que cet épisode manque de temps pour nous affecter vraiment. Les images les plus émotionnellement importantes de l’épisode sont celles des flashbacks, qui sont parfaitement dosées. En revanche, les références de Meredith à son passé ne passent pas du tout. Que ce soit son « People died », ignorant totalement le fait qu’elle parle de Lexie et Mark, ou sa référence très tardive à Lexie (enfin !) aussitôt évacuée faute de temps, il y a un gros problème de suivi dans cet épisode. Elle parle de la mort de sa sœur, elle parle de la mort de Derek, elle revit un traumatisme, et elle… s’en fout ? C’est un peu l’impression que ça donne… surtout quand elle évoque la jambe d’Arizona, qui est aussi censée être la pote de Riggs, d’ailleurs.

Et en même temps, cet épisode permet enfin d’avancer dans l’intrigue Meredith/Riggs. Quand j’ai vu vers quoi se dirigeait cet épisode, j’ai levé les yeux au ciel comme jamais, surtout si proche d’une fin de saison. Seulement, leur dernière scène ensemble est très efficace. On sent que Meredith passe enfin au-dessus de ses sentiments pour Derek. C’est fait avec un bon timing. Cela fait 3 ou 4 ans qu’il est mort dans la chronologie de la série, 2 pour nous, le deuil est fait… Et en même temps, quand je vois mon énervement à propos de la manière dont ils traitent (une fois de plus) Lexie comme une figurante oubliée depuis longtemps, je ne sais pas si le deuil de tout le monde peut être fait.

Du côté du manque de cohérence globale, il est difficile de ne pas sourire en début d’épisode lorsque l’on voit Meredith sympathiser avec tous les passagers ou retrouver Riggs. C’est hyper prévisible, de l’identité des futurs blessés au fait que l’avion ne puisse bien sûr pas atterrir, en passant par la chirurgie au milieu de l’avion. C’est bien écrit, mais il ne m’est jamais arrivé de parler à autant de gens dans un avion. C’est parfois à peine si je peux décrocher un bonjour de la part de mon voisin.

Eux, ils parlent à tout le monde. Je sais que ce sont des américains et que les américains sont des experts du small talk (c’est d’ailleurs pour ça que j’adore en croiser dans la rue ou dans le métro), mais quand même quoi ! Sans oublier que nous sommes dans une série, qu’il y a pas mal de figurants qui n’ont du coup pas un mot, mais une solution à tous les problèmes sur eux. Ils ont bien de la chance, ces passagers, d’avoir deux chirurgiens et un pédiatre avec eux. Oh et d’être sourds aussi. Non, parce que Meredith et Riggs parlent tranquillement de l’état de santé du patient qui se dégrade dans l’avion, comme si de rien n’était. Moi j’entends ça, je flippe un max sur mon siège !

Et puis… on ne sait pas trop de quel type de vol il s’agit. A priori, c’est un vol interne aux USA, mais ils doivent se taper un Seattle/New York, parce que Meredith pense que l’avion ne peut pas atterrir avant plusieurs heures, quand même, et qu’il n’atterrit pas à destination après tout ça.

J’ai aimé malgré tous ces défauts. J’ai aimé ces personnages secondaires d’un jour que nous ne reverrons jamais, l’hôtesse de l’air, la voisine asthmatique, le pédiatre à l’alchimie avec Mer bien plus convaincante que Riggs. J’ai aimé le rôle de la capitaine qui vient remercier Mer à la fin. J’ai aimé  J’ai aimé les petits vieux avec leurs pilules qui m’ont fait rire, j’ai aimé le rythme de l’épisode. J’ai aimé qu’ils prennent le temps d’essayer de nous expliquer pourquoi Meredith est aussi imblairable depuis quelques temps avec Riggs, même si j’ai du mal avec l’explication. Bien sûr, elle se tient, mais Meredith était déjà comme ça avec Derek à l’époque quoi. Bon, j’ai aimé énormément de choses, mais dès le départ, j’ai levé les yeux au ciel et j’ai soupiré fortement, car l’épisode était voué à ne pas faire avancer beaucoup de choses (et quand on voit le nombre d’intrigues en cours dans Grey’s, c’est frustrant).

Bref, c’est un épisode qui met en place tout un tas de trucs pour ne jamais leur donner suite, c’est à peu près ce que j’attends d’un film, pas d’une série. Quant à ce qui aura une suite, la relation Riggs/Meredith, ça aurait pu être mieux fait, avec en tout cas plus de subtilités que les toilettes d’un avion. L’épisode se tient, mais il est loin d’être le meilleur de la série, ne marquant des points que dans ses références au passé et très peu dans ses relations présentes.

Et puis, une fois de plus, pas d’Alex ni de Jo. Toute une saison sans une avancée dans leur intrigue de couple, c’est très frustrant. Pas seulement parce que j’adore les personnages, mais aussi parce que la fin de saison dernière nous promettait d’enfin régler le problème…

Je suis donc de mauvaise foi sur la note, parce que j’ai apprécié l’épisode qui mériterait un peu plus que ça, mais merde, cette saison va s’en tirer avec une excellente moyenne grâce à des épisodes indépendamment bons, voire très bons. Le problème, c’est que la saison en elle-même est une catastrophe qui n’avance pas. Quand The Walking Dead fait ça, je suis bien moins tendre (mais j’aime moins les personnages et les épisodes à cause du rythme lent que n’a pas Grey’s), alors pas de raison !

21.pngÉpisode 21 – Don’t Stop Me Now – 14/20
She is your story, not me.

Petit épisode tout classique pour Grey’s qui s’approche en douceur de sa fin de saison en ignorant toujours complétement son intrigue Jo/Alex. Non, non, je ne suis pas frustré du tout, je ne vois pas de quoi vous parlez. Il y avait donc trois intrigues cette semaine, chacune avançant un peu les relations des personnages et développant malgré tout des storylines bloqués depuis quelques épisodes, en se servant des cas médicaux pour justifier leurs avancées.

D’abord, nous avions une passante avec des vers dans le corps. C’est absolument dégueulasse comme intrigue, du coup, tout l’hôpital est fan de ce cas. Bon, c’est vu et revu, mais ça reste original cette image absolument dégueulasse des vers. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire la capture d’écran. De rien.

Ce cas médical permettait de refléter la relation entre Catherine et Richard. En effet, la patiente (Mary) arrive à l’hôpital hyper amoureuse de ce type qu’elle a rencontré sur internet… mais quand il découvre que sa dulcinée a des vers dans le corps, la relation amoureuse vire un peu à la cata. Sympa le mec. April, missionnée par Bailey, tente de faire dire à Richard que le type se trompe, mais buté comme il est, ce bon vieux Richard considère que le copain connard a raison. OK OK.

De son côté, Bailey, qui se donne donc pour mission de réconcilier Katherine & Richard parce qu’elle se sent coupable de leur dispute, tente de convaincre Catherine de faire le premier pas de la réconciliation. Elle échoue jusqu’à ce qu’April lui fasse prendre conscience qu’elles se ressemblent. Bailey, à se mêler de ce qui ne la regarde pas, finit par réussir à percer la carapace d’Avery. Au même moment, Richard voit le copain revenir vers Mary et s’excuser.

Il n’en faut pas plus pour que le couple Richard/Catherine se mettent sur la voie de la réconciliation. Bon, OK, c’est bien que cette intrigue avance, mais je dois bien avouer que je n’en ai un peu rien à faire de ces deux-là. Ce n’est pas franchement un couple qui me fascine, et j’ai trouvé que Bailey et April étaient un peu lourdes avec eux.

Un second cas médical voit une femme enceinte forcée d’accoucher plus tôt à cause de son cancer. Quand Amelia est chirurgienne sur le cas et que la patiente signe un formulaire DNR (do not resuscitate/ne pas réanimer ; beaucoup trop tôt après l’épisode de The 100 du même nom diffusé hier), on comprend tout de suite que ça va être l’occasion d’aborder les traumas du personnage et sa relation avec Owen.

Cela ne manque pas puisqu’Amelia se retrouve à consoler la patiente qui fait le choix de mourir sans se faire opérer après avoir accouché. C’était gros et pas si réussi que ça, car il ne restait pas beaucoup de temps pour Amelia cette semaine, vis-à-vis des deux autres intrigues. J’adore le personnage, mais ce n’était pas bien passionnant. Cela finit par un câlin avec Owen, mais ça ne résout rien pour autant… Disons que ça nous offrait la dose de scènes émouvantes et larmoyantes pour faire pleurer dans les chaumières.

Enfin, la dernière intrigue est en fait celle qui occupe le plus de temps dans l’épisode : Meredith cherche un moyen d’avouer à Maggie qu’elle est en couple avec Riggs. Bien sûr, Maggie étant Maggie, ce n’est pas facile d’aller la décevoir donc elle remet ça à plus tard, éternellement.

C’est une erreur de débutant et, effectivement, Maggie le comprend toute seule lors d’une conférence de presse donnée par Meredith & Nathan à propos de l’avion de l’épisode 20. Evidemment, Maggie se retrouve à faire la gueule à Mer pour le reste de l’épisode.

C’était un peu énervant de voir Maggie réagir comme ça, mais en même temps, son personnage est toujours très énervant, je trouve. En plus, pour une fois, elle avait plutôt raison de se sentir trahie et d’être si émotive, car cela fait une saison que Meredith et Riggs jouent au chat et à la souris dans son dos. Une saison déjà ! Non, franchement, Grey’s prend vraiment beaucoup trop son temps…

Je leur en veux un peu, mais c’est dur de critiquer pour autant la saison, car chaque épisode est au minimum bon (comme cette semaine) quand il n’est pas tout à fait génial. C’est frustrant !

Du côté des détails, on notera la robe rouge de Catherine qui n’est pas des plus rassurante : comme je l’expliquais pour le dernier Supergirl, un vêtement rouge signifie généralement la mort prochaine du personnage, depuis Star Trek. Bon après, ils en jouent aussi, mais quand même, c’était du rouge pétant. Cela devait être la semaine des robes rouges. Autre détail, l’apparition de Brody dans cet épisode. Il me semble qu’on l’avait déjà vu à l’arrière-plan dans d’autres épisodes, mais il y a donc bien une nouvelle interne avec un nom, qui obéit aux ordres de Ben.

Nous avions donc un bon épisode, mais un peu plus lent dans le rythme que ce début de saison et surtout qui m’intéressait moins dans le choix des intrigues traitées. C’est parfaitement subjectif, oui, c’est le principe d’un blog, en même temps.

22.pngÉpisode 22 – Leave It Inside – 15/20
Do you want a giant tumor?

Une page se tourne pour Meredith qui se débarrasse de sa tumeur sur le mur, puis du post-it, pour apprendre finalement à vivre avec. Histoire que ce soit bien clair pour tout le monde, les scénaristes nous pondent le cas d’une jeune femme absolument trop cool, Holly, qui a une énorme tumeur mais a appris à vivre avec… au lit. Jeu de mot du jour, bonjour.

Cette intrigue n’était pas forcément subtile et ne faisait pas dans la finesse du côté des sous-entendus, mais c’était marrant tout plein et j’ai bien aimé l’évolution que ça permettait pour Meredith et Maggie, dont c’est vraiment la saison. Elle est partout, dans chaque épisode cette année, elle a pris le devant de la scène.

Quant à Meredith, l’évolution vers un couple stable avec Riggs fonctionne bien. J’espère qu’elle va continuer et sera développée l’an prochain, je n’ai pas envie d’avoir une nouvelle péripétie tout de suite dans sa vie sentimentale.

En revanche, cela éclipse totalement Jo qui est une fois de plus absente cette semaine. Enfin, oui et non, parce qu’on en revient à son intrigue au cours de deux scènes qui lui permettent de mettre un énorme râteau à DeLuca. Tout ça pour ça. Je n’en attendais pas moins, mais quand même, les scénaristes ont carrément trouvé le moyen de pondre cette scène sans même avoir à l’écrire. Ainsi, elle l’empêche de révéler ses sentiments, du coup, elle n’a pas à gérer le problème et eux non plus. Abusé.

De son côté, Ben ne le sait pas, mais l’équipe dirigeante parle beaucoup de lui et de sa manière de ne s’intéresser qu’aux procédures sécurisées. C’est rigolo après son intrigue de l’an passé, mais assez bien écrit. L’explication de Minnick passe assez bien pour justifier pourquoi le personnage est tombé dans cette routine.

Difficile de considérer que ça sort de nulle part, car c’est une réflexion que je m’étais faite : j’aimais de nouveau le personnage depuis qu’il était plus modéré. Je trouve ça intéressant de voir Weber s’occuper de lui, j’ai bien ri à la scène où il préfère amputer un patient (je suis quelqu’un d’atroce, vous ne le saviez pas ?), mais je n’ai pas non plus envie de retrouver le Ben de l’an dernier qui charcutait tout ce qu’il trouvait. L’entre-deux était pas mal, ça serait bien de retrouver un équilibre.

C’était décidément un épisode se concentrant beaucoup sur les internes de la saison 9 (ils en sont au stade de résidents, je crois, mais avec Grey’s, on ne sait jamais trop la chronologie), puisque la dernière intrigue développait le personnage de Stephanie. Celle-ci est confrontée une fois de plus au cas d’un enfant, cette fois un enfant sans parent mais avec une tumeur. Une fois ses parents retrouvés, les chirurgiens apprennent que ceux-ci sont religieux et refusent une aide médicale. C’est beau.

Il fallait bien sûr que ce soit Alex et Stephanie qui se retrouvent sur ce cas. Par conséquent, ils s’entraînent l’un l’autre sur un terrain glissant. Ils finissent par opérer le petit sans l’accord des parents. Le sujet de société est un peu trop vite évacué pour en revenir à l’évolution des personnages ; mais en même temps, c’est un sujet que Grey’s avait déjà traité il y a quelques années.

Du côté des personnages, Minnick flirte tout l’épisode avec Arizona, dans des scènes plus ou moins sympas et réussies. Je n’accroche toujours pas à ce couple, aussi mignonnes soient-elles. La déclaration d’Arizona paraît tellement précipitée, pourtant, cela fait plusieurs mois que ce jeu de chat & la souris dure à l’écran. Cependant, Minnick passe surtout l’épisode à s’inquiéter pour Stéphanie… et elle avait raison. La résidente finit par péter un câble et se fait suspendre, étant forcée de consulter un psy. C’est une issue plutôt sympa pour le personnage, il faudra voir de quelle manière ils gèrent ça pour la fin de saison.

Parce que, oui, la fin de saison est là, du coup on sent qu’ils accélèrent un peu de tous les côtés pour toutes les intrigues. La déclaration de DeLuca par exemple, ça me rappelle vraiment la saison 8 où Lexie avait été laissée de côté pendant 22 épisodes avant de faire sa déclaration et de mourir en l’espace de trois épisodes. La saison 8 avait été géniale aussi, mais souffrait aussi de ce problème de ne pas faire avancer les intrigues générales (Avery/Kepner sérieux !) au profit d’épisodes réussis. Quand je vois la fin de la saison 8, je m’inquiète un peu de ce que sera cette fin de saison 13, surtout que même sans chercher, j’ai vu pas mal de rumeurs passer…

Ce n’est pas hyper rassurant ! L’intrigue Jo va forcément revenir sur le devant de la scène, notamment avec Alex qui se met à la recherche d’un homme. Si je suis honnête, j’ai même cru qu’ils allaient nous pondre que le père de Liam était l’ex de Jo, comme il paraît violent et correspond au profil. Minnick commence l’épisode par dire que Jo gère grave… donc ça craint !

vlcsnap-2017-05-14-20h20m08s071.pngÉpisode 23 – True Colors – 19/20
They said they found her. They said they found Megan.

Oh, c’est la fin de saison et Grey’s Anatomy n’a vraiment pas perdu la main. Cet épisode propose comme toujours trois intrigues, et toutes s’accélèrent nettement pour mener vers un épisode final qui sera probablement dingue.

La moins intéressante de ces trois intrigues est sans conteste celle d’Alex qui retrouve le mari de Jo. On ne la voit pas de l’épisode, pour changer, mais j’ai appris que l’actrice était enceinte, donc voilà, ceci explique cela et son absence de cette seconde partie de saison. Il n’empêche qu’elle est tellement peu présente que son intrigue n’avance pas, une fois de plus. J’aurais préféré que sa grossesse soit intégrée à la série, histoire qu’Alex ait enfin un enfant !

Bon, il n’y a rien à dire de cette intrigue, à part que Jo s’est mariée avec Will Schuester. Je sais qu’il fait un bon psychopathe (je n’ai pas oublié son épisode de Younger en saison 2), mais je ne peux pas m’empêcher de le voir en prof de chant quoi. Et Grey’s, ce n’est pas Glee. Tout au long de l’épisode, c’est-à-dire pendant deux scènes, Alex imagine sa rencontre avec l’ex de Jo, et ça se passe toujours mal. J’avoue que la première fois, je me suis laissé prendre au jeu jusqu’à l’arrivée de la police, pas crédible. La véritable rencontre n’est pas franchement une réussite d’écriture. On ne sait toujours pas bien ce que cherche Alex, hein.

Le reste de l’épisode se construit au fur et à mesure et devient de plus en plus excellent au fur et à mesure, pour arriver à un point de tension bien compliqué à (di)gérer. Du très bon Grey’s.

Au petit matin, Owen reçoit la visite de deux officiers de l’armée au sujet de sa sœur. Le montage est sacrément mauvais, nous faisant croire à sa mort. Seulement, comme le son est perturbé avant la nouvelle fatidique, je n’ai pas pu m’empêcher d’espérer qu’elle soit en vie, car j’adore l’actrice qui l’a incarnée en mi-saison. Et sans grande surprise, c’est effectivement le cas : Megan est en vie. Mieux que ça même : elle est avec Teddy Altman. J’aimerais tellement qu’elle revienne dans la série ! Bon, peu importe cela dit, le vrai problème est qu’Owen nous pique une énorme crise de culpabilité. Au passage, face à un problème d’une telle ampleur, Owen et Amélia fonctionnent comme un couple soudé. C’est merveilleux (un peu comme Amelia appelant Altman par son prénom après dix secondes au téléphone avec alors qu’elles ne se connaissent pas… je crois).

Sauf pour Meredith bien sûr. Pendant tout l’épisode, on la voit assumer son couple avec Riggs (pauvre Maggie) qu’elle invite à dîner avec ses enfants. Oui, mais le retour de sa fiancée va forcément tout perturber. J’ai envie de tirer mon chapeau bien bas aux scénaristes qui ont clairement prévu le coup depuis un moment. Cela fonctionne à merveille comme intrigue pour ruiner encore un peu la vie de Meredith. C’est crédible et ça créé de la tension, sans forcément nous pondre un événement qui met la vie de Mer et des autres en danger… Oh, attendez, si en fait, zut, il faut que je parle de la dernière intrigue !

Avant cela, je voudrais faire un détour par la relation Maggie/Jackson. Ces deux-là ont de plus en plus de scènes ensemble. Maggie a du mal avec Riggs et Meredith, ce serait plutôt cool qu’elle s’attaque à son beau-frère (c’est comme ça qu’on dit, hein ?). En tout cas, ils ont tout du couple à venir dans cet épisode et, connaissant la série, c’est une possibilité à envisager.

Bon, s’ils passent autant de temps ensemble, c’est parce qu’ils s’occupent de deux patients arrivés à moitié nus à l’hôpital après un accident de voiture, et surtout inconscients. Stéphanie, fraîchement réintégrée par Weber contre l’avis de Minnick, et Avery s’occupe du monsieur pas si mal en point, alors qu’une bonne partie du casting s’occupe de la femme, qui a besoin de chirurgie. Assez vite, on comprend qu’il y a une histoire derrière cet accident de voiture, mais tous y vont de leur pronostic. La scène devant le tableau de chirurgies est génialissime, cela faisait du bien de revoir le casting uni (y compris en présence de Minnick, et malgré quelques secrets).

Au réveil de la patiente, il est temps d’apprendre que le monsieur si sympathique et romantique avec lequel est Stéphanie est en fait un psychopathe qui a tenté de violer une inconnue en la menaçant avec un couteau dans sa voiture. Ah Grey’s, tu n’y vas pas de main morte.

Assez vite, l’hôpital se retrouve bouclé et Stéphanie est dans la merde. D’une manière ou d’une autre, il a trouvé un couteau pour l’agresser à son tour, lui demandant de trouver un moyen de sortir de l’hôpital.

Bon, c’est un bon psychopathe qui nous permet de retrouver l’hôpital en code orange. Comme par hasard, l’hôpital est désert et elle ne croise quasiment personne. Enfin, ils finissent quand même par tomber sur Erin. Erin est une petite fille que j’ai pensé être une psychopathe pendant une bonne partie de l’épisode. Sa petite sœur est arrivée à l’hôpital en asphyxie après avoir ingéré une pièce de monnaie, Erin a alors passé l’épisode à se promener sans surveillance dans l’hôpital. Elle paraissait assez cinglée, mais en fait, c’est juste que personne ne s’occupe d’elle.

Le cinglé se retrouve coincé dans une aile de l’hôpital avec Stéphanie et Erin. Il finit par trouver le moyen d’en sortir, en déclarant un incendie. Stéphanie en profite surtout pour lui déclarer sa flamme en le faisant flamber. NORMAL. Elle avait quand même le couteau à disposition, mais non, elle préfère lui foutre le feu, c’est logique. C’est d’autant plus logique que quinze secondes avant, elle lui disait qu’il ne pouvait pas déclencher un incendie dans l’hôpital, dans une pièce pleine de produits inflammables bien visibles.

Devinez ce que fait le psychopathe pour se venger une fois transformé en torche humaine ? Précisément, il se rapproche de ces produits. Et Stéphanie, plutôt que d’aller se planquer aussi loin que possible avec Erin, décide de se jeter sur lui pour l’éloigner des produits combustibles.

BOUM. Quelle conne. Meredith observe une jolie explosion depuis le parking de l’hôpital où elle revenait pour annoncer à Riggs que Megan était en vie. Oh, comme nous n’avons aucune connaissance sur les conséquences de l’explosion à l’intérieur de l’hôpital, on peut imaginer que Riggs sera soit mal en point, soit trop occupé pour apprendre au plus vite la nouvelle. Cette explosion ouvre tellement de perspective !

Vivement le final la semaine prochaine.

Capture d'écran 2017-05-19 14.09.39.pngÉpisode 24 – Ring of Fire – 18/20
You’re a surgeon, not a firefighter 

Difficile de ne pas se jeter sur l’épisode ce matin après l’horrible cliffhanger de la semaine dernière, mais étant passé sur Twitter avant, j’ai la naïveté de me rassurer en me disant que je n’ai vu aucun TT en rapport avec la série, ce qui aurait été susceptible à la fois de me spoiler et de me déprimer. Ce début d’épisode qui reprend la dernière scène de l’épisode précédent ne me rassure pas pour autant, car l’explosion est quand même bien violente.

Comme toujours, Meredith, Arizona et Minnick se précipitent vers l’explosion, c’est rigolo, on dirait que Meredith n’apprend rien de ses erreurs (bon, OK, c’est son boulot). Jackson n’est pas beaucoup mieux et se précipite à la recherche de Stéphanie.

Il y passe son épisode et c’est assez marrant comme intrigue, parce qu’à la chercher partout, il découvre que le feu continue. Cela nous permet de stresser sur l’état de l’hôpital et des autres patients, clairement, c’est bien fichu. Bien sûr, cet épisode nous introduit aussi les pompiers de Seattle et principalement le personnage de Carroll. Je dis bien sûr, parce qu’il a été annoncé cette semaine qu’ABC commandait un spin-off de Grey’s Anatomy sur les pompiers, un projet de Shonda Rhimes pas du tout pompé sur la franchise Chicago. Et si je suis honnête, ça ne me motivait pas trop, mais alors avec cet épisode, je suis encore moins dedans.

Nous voyons très peu les pompiers, mais leurs deux ou trois scènes n’ont pas franchement de potentiel pour lancer une série. C’est grosso modo les médecins qui font tout dans cet épisode, puisque c’est un épisode de Grey’s. Les deux personnages introduits de l’univers des pompiers ne proposent pas grand-chose, et il y a encore du boulot. Si à la rentrée, ils nous proposent un épisode où l’hôpital est en flammes et que l’on voit comment ils ont éteint le feu, à la rigueur, je veux bien, mais là… Y a encore du boulot, beaucoup.

Le plus gros reproche que je ferais à cet épisode vient justement de l’incendie de l’hôpital. Il est présenté comme menaçant, avec une évacuation qui a du mal à se faire et se déroule dans la panique la plus totale. Minnick tente bien de faire respecter le protocole, mais elle découvre les joies du Grey Sloan Memorial Hospital où tout le monde y fait ce qu’il veut : Meredith cherche Erin (blasée, quand même) et Jackson Stéphanie. On lui dit d’avertir de la disparition de Stéphanie, mais elle… oublie ? Pour quelqu’un qui suit le protocole, c’est quand même étonnant, même si ce n’est pas à elle de le faire. Bref, une fois de plus, Minnick n’aura pas servi qu’à se ridiculiser et il n’est pas étonnant que Bailey décide de la virer en fin d’épisode, surtout quand on voit ses interactions avec Stéphanie. Quant à Arizona, et bien, nous verrons si leur relation évolue ou pas, mais Minnick ayant été très mal accueillie par le public, je pense que ça s’arrêtera là. C’est toujours mieux que le Dr Hahn en saison 5.

Oui, bon, tout ça n’explique pas le reproche que je fais à l’épisode : pendant 32 minutes, nous voyons les personnages évacuer l’hôpital et on sent un potentiel véritable côté drama. Ben, par exemple, est rapidement essouflé et je m’attendais à ce qu’il succombe d’une petite crise cardiaque. Ou que l’on découvre un autre médecin mort d’asphyxie quelque part, pour créer la surprise. Purée, j’ai même eu peur pour Karev et Jo, puisque l’on voit le premier revenir dans une scène où il est inutile et que la seconde n’est toujours pas là. Jusqu’à la dernière seconde, je m’attendais à apprendre qu’il y avait eu une victime inattendue dans l’explosion. Déjà rien que ça : une partie de l’hôpital explose et personne ne meurt ? Qu’est-il arrivé à Shonda ?

Les conséquences de l’évacuation, avec April qui gère ça sur le parking, ne sont même pas abordées (ou très peu) du point de vue des patients de l’hôpital. Jackson en retrouve une paumée on ne sait trop comment ou pourquoi, la ramène dehors et… c’est tout. Enfin, c’est tout. Il se fait quand même engueuler par April et Maggie, dans une scène magique et bien drôle où April comprend la relation naissante entre Maggie et Jackson. Je suis heureux qu’ils aillent sur ce terrain-là, car l’alchimie est palpable entre eux depuis quelques épisodes, même s’ils se disent de la même famille. N’empêche que je m’attendais à voir Avery blessé, ou Ben, ou quelqu’un, suite à l’explosion et la panique dans l’hôpital. Bon, je me plains, mais j’aurais été encore plus dégoûté si quelqu’un était mort, hein. C’est juste que je ne reconnais pas la série !

D’ailleurs, je dis que personne ne meurt, mais ce n’est pas vrai, le violeur est « très, très parti » comme dirait Stéphanie. Cette dernière s’en sort méga bien suite à l’explosion quand même, elle a du bol dans son malheur parce qu’elle est en très bon état et réussit à gérer Erin comme elle peut. Stéphanie porte l’épisode à bout de bras, tout le drame reposant finalement sur elle et uniquement elle. Comme dans tout bon épisode de Grey’s abordant une catastrophe, elle opère à l’arrache la jambe d’Erin, bien sûr blessée dans l’opération. Comprenant qu’elle est coincée dans le feu, elle fait ce qu’il faut pour s’en sortir, osant se jeter dans un mur de feu.

Comme les scénaristes ne sont pas du tout sadiques, ils l’obligent ensuite à monter sur le toit, malgré sa nouvelle patiente blessée. Là, elle se retrouve face à une porte fermée et décide de se sacrifier pour Erin, avant de comprendre qu’il lui reste un espoir et de foncer tête baissée, de nouveau, dans les flammes et la fumée.

Réussissant enfin à arriver sur le toit, elle se retrouve dans l’impuissance la plus totale (elle pourrait au moins essayer de jeter un truc du toit, mais bon) pour avertir de sa présence. Totalement impuissante, elle constate qu’Erin entre en arrêt cardiaque. Franchement, les scénaristes n’y vont pas de main morte avec elle dans cet épisode, mais force est de constater que l’actrice s’en sort avec brio. Tout le final repose sur elle et c’est tant mieux car son jeu est parfait. Je me suis senti aussi impuissant qu’elle devant cet épisode.

Bon, Minnick finit par capter qu’elle a oublié de prévenir les flics et Ben peut ainsi jouer les héros, aidant les pompiers à la retrouver. Enfin, aidant… Il fait tout leur travail, en fait. L’escalier en feu de Stéphanie est désormais totalement praticable et, après tout ce qu’il vient de se passer pour Stéphanie, c’est presque trop simple et décevant.

En plus, il est dur de ne pas être déçu d’apprendre après tout ça le départ de Stéphanie. Et oui, après être passée si près de la mort, au point de vouloir se sacrifier pour une enfant qui n’est pas la sienne, au point d’insister pour rester auprès d’elle jusqu’à ce qu’elle aille bien, au point que l’adrénaline ne retombe qu’une fois certaine qu’Erin survivrait, Stéphanie décide de démissionner. Bon, il faut reconnaître que c’est là l’un des meilleurs départs de la série, puisque généralement quand les médecins s’en vont sans mourir, ils n’ont pas spécialement d’intrigues de fou avec (je suis encore traumatisé par le départ de la série de Callie, où je n’avais même pas compris qu’elle ne reviendrait pas dans la série).

Ici, nous avons une intrigue superbe qui rend un bel hommage au personnage, qui revient sur son passé et qui construit sa décision de quitter l’hôpital maudit pour de vraies raisons. Certes, la fin de l’épisode est bâclée (on ne revoit même pas les parents d’Erin !), mais le départ de Stéphanie est superbement géré, surtout qu’il était suggéré par quelques épisodes cette saison (notamment le 17 où elle exprimait quelques doutes sur son métier).

L’incendie éteint, la saison pourrait s’achever, mais il faut avant tout construire un cliffhanger. Sans grande surprise, on le retrouve du côté de l’intrigue Megan, la sœur d’Owen retrouvée en vie la semaine dernière. Meredith, bien en sécurité malgré l’incendie, passe une bonne partie de l’épisode à chercher Erin autant que Riggs. Elle finit par retrouver ce dernier en train d’opérer malgré l’incendie qui approche. Là encore, c’est une fausse tension dont on ne connaîtra pas grand-chose. Elle l’aide à opérer, ça se passe bien, hop, next.

Nous les retrouvons sur le parking où Riggs a besoin de quelques soins médicaux. C’est Meredith qui lui procure et prend bien le temps d’attendre qu’il aille bien avant de lui annoncer le retour de Megan, d’une manière un peu pourrie au départ quand même (je doute que tu prennes la peine de revenir sur un rêve à ce moment précis). Meredith refuse qu’il s’excuse quand il laisse éclater sa joie et se précipite auprès d’elle, mais il faut bien avouer que c’est triste. C’est un énième coup dur pour le personnage qui finit toute seule sur le parking, quand elle aurait au moins pu avoir Maggie pour la consoler. Non, non, Maggie est trop occupée à ce qu’April lui ouvre les yeux sur sa relation avec Jackson.

Quant à Amelia et Owen, ils sont bien calmes loin de l’hôpital. Ils ont beau savoir qu’il y a eu une explosion, ils ne s’inquiètent pas plus que ça pour leurs collègues et partent vers un hôpital militaire où est transféré Megan (à défaut de pouvoir atterrir à Seattle).

La dernière scène voit un hélicoptère se poser, ce qui est dommage parce que clairement le budget de la saison est déjà parti en fumée avec l’incendie (oui, j’assume ce jeu de mot). Les images de synthèse sont loin d’être réussies, mais voilà Megan arrive et la saison se boucle sur Amelia tenant la main d’Owen au moment où il retrouve sa sœur. C’est un cliffhanger étonnant pour Grey’s, mais réussi.

L’épisode était donc riche en émotions, mais il manquait un peu d’intensité dramatique dans tout ce qui n’était pas Stéphanie. En plus, je ne sais pas pourquoi, mais j’étais intimement convaincu qu’elle survivrait. Je suis surtout déçu qu’il s’agisse d’un simple épisode quand il y avait très clairement le matériel pour faire un double épisode. Pour toutes les intrigues, la résolution est trop rapide. Une bonne partie du casting est sous-exploitée (DeLuca, Alex…), voire absente (mais où est passée Leah Murphy ? et vivement l’an prochain qu’on retrouve Jo) et l’incendie semble n’avoir aucune conséquence majeure pour l’instant.

On verra en saison 14, je n’oublie pas que le début de saison 9 avait été aussi horrible que la fin de saison 8. L’incendie devrait au moins avoir quelques conséquences financières.

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EN BREF – Je ne sais pas quoi vous dire ! La saison est excellente lorsque je considère chaque épisode individuellement, les intrigues exploitées ou les pistes ouvertes pour la saison 14, parce que oui la série est évidemment renouvelée et aura même un spin-off. Cependant, il ne s’est quand même pas passé grand-chose dans cette saison et certaines intrigues sont carrément laissées de côté (même si du coup, les raisons personnelles des acteurs viennent expliquer ça).

Si j’ai adoré une grosse majorité des épisodes, parce que la série a une mécanique bien rôdée et efficace, la saison en elle-même tourne un peu en rond, comme souvent avec Grey’s. Difficile de dire pour autant que la série s’essouffle quand je vois tout à fait le potentiel qu’elle peut avoir pour sa saison 14. Franchement, la série semble pouvoir continuer pour l’éternité sans jamais pour justifier son arrêt.

La mort de Derek a apporté un second souffle à la série et c’est avec un plaisir non dissimulé que je reviendrais pour la suite en septembre. Cette saison a réussi à me faire oublier que je n’aimais pas Ben et l’absence de Callie ne m’a absolument pas marquée, contrairement à ce que je craignais. En définitive, Shonda Rhimes a encore fait du bon travail avec toute son équipe cette année, car cette saison remplissait bien son rôle, à défaut de pouvoir tenir toutes ses promesses.

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This is us (S01)

Spoilers

Ci-dessous, mon article sur la saison 1, écrit au fur et à mesure de la diffusion, semaine après semaine. Chaque paragraphe contient des spoilers sur l’épisode concerné.

Saison 1 Saison 2 Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Depuis l’an dernier et malgré l’annulation de la série il y a plusieurs années déjà, je me cherche une remplaçante à Brothers & Sisters. La saison dernière, j’y ai cru en voyant la bande-annonce de Life in Pieces et puis j’ai découvert à la rentrée qu’en fait, c’était une comédie. Pas le même format ni les mêmes enjeux donc. Ma déception fut vite oubliée une fois que les scénaristes eurent trouvés leur rythme, mais tout de même, ça m’est resté un travers.

Du coup, en regardant le planning des nouveautés cette année, j’avais de nouveau envie de me trouver une comédie dramatique au sens pur, autrement dit un bon soap familial un peu niais mais toujours juste. Oui, c’est comme ça que je résume B&S. Et oui, c’est pour ça que j’ai tenté This is Us.

Pourtant, Milo Ventimiglia ne m’a pas habitué à ce type de série, mais en même temps, en passant de Heroes à Chosen, il m’a prouvé qu’il était malin et ne s’enfermait pas dans un genre. Sa présence n’est donc qu’un plus en ce qui me concerne, car c’est un plutôt bon acteur. Bon, en revanche, la série qui commence sur lui à poil, je m’en serais passé, mais c’est la mode de débuter sa série sur une scène avec les acteurs à poil (je n’oublie pas Roadies). C’est tellement une mode que j’en arrive à me demander si ça vaut pas le coup d’un article (je ne pense pas prendre le temps de faire ça cela dit).

Quoiqu’il en soit, This is Us, c’est vraiment la série familiale sympathique et un peu gnangnan, pleine de bons sentiments et de drames ; bref, c’est un pur produit ABC et c’est exactement ce que je cherchais. C’est peut-être même plus que ce que j’aurais pu imaginer que je cherchais, mais là, j’en dis presque trop et j’en arrive aux spoilers.

Je ne sais pas si j’arrive à vous convaincre de tenter votre chance, mais j’en ai dit le plus important : il s’agit d’une série qui présente des personnages nés le même jour et célébrant leur 36 ans. Avec humour et tristesse, donc. Il est désormais temps de fermer cette page si vous n’avez pas encore vu la série, car je spoile méchamment dans la suite de l’article (ne regardez pas non plus la photo du premier épisode avant de le voir si vous ne voulez pas m’en vouloir) !

Note moyenne de la saison : 15,5

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C’est parti pour la critique de chaque épisode avec spoiler :

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 Épisode 1 – Pilot – 16/20
Happy birthday to you !

Alors que dire ? Le twist final, je l’ai senti venir au moment où l’on a appris qu’un des triplés n’avait pas survécu. Tout commençait à prendre place dans ce puzzle et donc ça ne m’a pas surpris outre mesure, puisque ça faisait depuis la première scène que je me demandais pourquoi ce look rétro pour Ventimiglia – et en même temps pas si rétro, c’est revenu à la mode. C’est plutôt bien mené, mais maintenant que ce twist est connu, je ne vois pas trop ce qu’ils comptent faire pour la suite. S’il s’agit de poursuivre sur les deux tableaux, ça peut vite virer à l’ennui (parce qu’on sera spoilé sur une bonne partie de l’épisode) ou à la lourdeur (par des ponts trop gros entre les storylines). En tout cas, moi qui me cherchait une nouvelle Brothers & Sisters, je suis on ne peut mieux servir avec cette série qui a tout du soap familial dans le même genre, puisque l’on suit quand même trois frères et sœurs. Bref, j’ai beaucoup aimé ce pilot alors que je m’attendais plutôt à m’ennuyer. Du côté du passé et du papa, j’ai trouvé la morale appréciable et pas trop lourde, avec une citation qui peut déjà bien marquer la série puisqu’elle a clairement marqué les personnages. Du côté du présent, j’aime beaucoup cette intrigue sur l’obésité. Elle entre en écho avec un problème souvent traité de manière oblique dans les séries, je trouve donc intéressant d’en faire une caractéristique principale du personnage. Il faudra voir sur le long terme, notamment niveau relation. Pour le frère star de sitcom, j’ai trouvé mignon ses caprices, mais je suis loin d’être accroché à son personnage. Enfin, ça passe beaucoup plus pour la dernière famille en ce qui me concerne : les deux petites sont super drôles pendant leurs matchs et les parents totalement dépassés. Le côté père adoptif malade, c’est vu et revu, mais j’en attends pas beaucoup plus d’un soap ABC. Bref, c’était un bon premier épisode, mais je suis sceptique sur ce que donnera la suite. Je reste prudent donc, c’est le genre de série qui peut cartonner autant que se planter.

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Épisode 2 – The Big Three – 15/20
How do you think we are doing so far… At parenting ?

Petit saut dans le temps en ce qui concerne le passé, nous voilà désormais quelques années plus tard quand les enfants sont en état de parler, de marcher, d’aller à l’école. Cela aurait pu être intéressant si nous avions des changements temporels pour l’ensemble des histoires, mais ce n’est pas (encore ?) le cas : pour ce que l’on appellera le présent, nous sommes trois jours plus tard. Alors, dans le passé, on voit la mère en plein babyblues des années après l’accouchement ; l’actrice est tout simplement brillante et le personnage vraiment bien écrit, ça sauve pas mal de défauts de séries. Défauts ? Ma foi, je suis accroché pour le moment, j’ai juste encore du mal avec les prénoms. J’ai bien aimé l’ensemble et j’espère qu’on continuera à naviguer à différentes époques dans la vie de la famille. Dans le présent et pour les triplés, l’acteur frustré (Kevin ?) apprend donc qu’il est lié à son network pour encore deux ans quand son agent (Katey Seagal !) le lui apprend. Excellente guest, ce casting est décidément très cool. Sa sœur (Kate ?) continue de complexer puissance 1000 sur son poids et c’est une intrigue que je continue de trouver assez crédible et bien menée. Pas passionnante, mais suffisamment intéressante. Et Randall, leur frère adopté, continue d’accueillir son père biologique dans ce qui est, probablement, la plus mauvaise intrigue de la série pour l’instant (et la moins crédible surtout). Il se rattrape néanmoins une fois mis en lien téléphonique avec son frère et sa sœur, avec qui l’enfance s’est de toute évidence mal passée, comme on le voit tout au long de l’épisode (tout va bien à la maison, mais pas à l’école ; cas classique). Ce rituel ridicule du Big Three passe étonnamment bien à l’écran et lie le casting avant même qu’une scène en présence ne soit tournée. La toute fin est un cliffhanger assez prévisible je trouve, si les deux parents s’étaient pointés en étant aimant, ça n’aurait pas fonctionné pour le drama. Il va nous rester le mystère de savoir si Jake est mort ou non, mais ça, c’est un classique des séries et j’espère que le suspens durera un temps. Un peu déçu de voir qu’ils n’ont pas changé d’actrice pour la mère : le collier suffisait à savoir que c’était elle, la voir si jeune après 36 ans, ça passe moyen quand même. En gros, j’accroche toujours, c’est très soap, c’est très feel good avec un peu de drama, la recette habituelle est bien maîtrisée pour l’instant. Rien d’excellent ou d’exceptionnel, mais une série comme on aime en retrouver chaque semaine, sans prise de tête.

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Épisode 3 – Kyle – 15/20
He just feels like a stranger.

Retour cette semaine d’un soap bien mené avec une petite surprise : la mère adoptive avait retrouvé le père biologique bien avant son fils. J’avoue que je n’avais pas envisagé cette possibilité et c’est plutôt une bonne idée de la part des scénaristes. C’était moins intéressant du côté des deux autres K et je comprends pourquoi l’épisode s’appelle Kyle, accentuant l’épisode sur Randall : Kevin continue de (ne pas) gérer sa carrière d’acteur, Kate voit sa relation se développer un peu avec un rencard différent nous permettant de découvrir sa voix sur Time After Time. Leur duo fonctionne vraiment beaucoup et c’est dommage (mais compréhensible) de les voir prendre la décision de se séparer. J’ai quand même une fois de plus préféré les flashbacks qui reprennent à la naissance des jumeaux et de Randall et nous montrent comment Rebecca, la maman, a retrouvé Shakespeare, le père biologique, et choisi le nouveau nom de son fils. Cet épisode poursuit donc sur sa lancée sans révéler la réponse que l’on attendait (où est passé Jack dans le présent) et je continue à accrocher surtout aux flashbacks. C’est constant et il y a déjà un rythme très agréable. Chaque épisode a réussi pour l’instant à apporter son lot de surprises et les personnages évoluent déjà, grandissant de manière imprévue. La série réussit pour le moment le test des cinq épisodes et réussit à endormir mes craintes post-pilot d’un show qui a tout révélé trop vite.

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Épisode 4 – The Pool – 14/20
Well it doesn’t say suck either yet here we are

Cet épisode tombe un peu dans la routine soapesque, mais ce n’est pas dérangeant. Il est surtout question de racisme cette semaine, que ce soit avec l’éducation de Randall qui finit par poser ses problèmes dans une famille de blancs ou dans celle de sa fille, qui joue Blanche Neige, ou que ce soit avec son père biologique, jugé par les voisins. Randall s’impose clairement comme mon personnage préféré du présent pour l’instant. J’aime bien aussi les deux autres évidemment, Kevin décrochant une audition grâce à sa réputation plus que grâce à son talent et Kate stalkant l’ex de son petit-ami. Leurs deux intrigues sont mignonnes, on va dire, mais ça manque un peu d’accroche pour l’instant. Les problèmes de Kate risquent sur le long terme d’être un peu chiants, même si ce n’est pas encore le cas (il y a beaucoup à faire de ce sujet très peu traité à la télévision après tout). La fin d’épisode voit Kevin débarquer chez Randall, ce qui promet un épisode 5 assez sympa à suivre. Comme d’habitude, j’ai beaucoup aimé le développement du passé, avec des parents débordés par leurs trois enfants à la piscine. Pas grand-chose à en tirer, si ce n’est une tranche de vie très bien interprétée par l’ensemble des cinq acteurs, y compris les enfants, donc. Le dernier échange de répliques m’a fait mourir de rire, même s’il ne prêtait pas à un tel fou rire. C’était juste tellement crédible ! J’ai eu un peu plus de mal à entrer dans cet épisode néanmoins, d’où une note en très légère baisse.

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Épisode 5 – The Game Plan – 14/20
Promise me we’re never having child

C’est avec tout un tas de problème de connexions que je me suis lancé dans cet épisode, je vis dangereusement et ça n’a pas raté : tout un tas de pauses impromptues pendant que je le regardais et une qualité un peu chevrotante. C’est peut-être pour ça que j’ai un peu moins accroché, ou alors c’est parce qu’il était question de foot américain en permanence. En effet, l’épisode joue de ses chronologies pour lier chacun de ses personnages féminins au foot, une idée plutôt sympa, mais j’en ai un peu rien à faire du foot moi, qu’il soit américain ou pas d’ailleurs. On apprend que Rebecca ne voulait pas d’enfant, c’est ironique pour une future mère de triplés. Et puisqu’il est question de maternité, il est sympa de voir Randall flipper à l’idée d’avoir un troisième enfant alors que Kevin est en train de traumatiser ses enfants. Une fois n’est pas coutume, Kevin traverse toujours des interrogations métaphysiques et trouve étonnamment conseil auprès du père biologique de son frère. Kate, quant à elle, doit apprendre ce que c’est d’être en couple et a du mal à faire un compromis… je la comprends, quelle drôle d’idée de faire une pause pendant le match. L’épisode est toujours aussi solidement construit, mais ça m’a moins convaincu que d’habitude cette fois. Pourtant, il y a de bonnes dynamiques familiales et des avancées majeures pour l’intrigue. C’est finalement une bonne chose d’avoir conservé le suspens sans les mettre tous ensemble d’un coup, car l’on découvre petit à petit les choses, comme le décès du père. Peut-être que je suis déjà habitué à la qualité This is us, allez savoir. La très bonne conclusion prouve que les scénaristes sont doués et maîtrisent leur écriture, tout est réfléchi pour l’instant et la métaphore de la peinture exprime à la perfection le concept de la série. C’est à se demander pourquoi ce n’était pas dans le pilot !

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Épisode 6 – Career Days – 14/20
So I see you pick the fat one

Comme le titre l’indique, cette semaine se concentre sur la carrière de chacun des personnages (à l’exception bien sûr de la maman qui semble définitivement être mère au foyer). Kate se trouve un emploi mais a bien dû mal à s’imposer autrement que comme l’assistante (qui fait tout le boulot et se coltine les tâches ingrates en plus), Kevin ne parvient pas à exceller en tant qu’acteur et Randall traverse une crise existentielle en apprenant l’héritage artistique de sa famille biologique. Dans le passé, c’est Jack qui a du mal avec sa condition de métro/boulot/dodo et rêve de sa propre compagnie, alors que l’on apprend que Randall est surdoué. Comme d’habitude, tout cela n’est en fait qu’un prétexte pour explorer les relations entre les personnages et cela fonctionne plutôt bien. L’épisode se regarde, divertit et, à vrai dire, il n’y a plus vraiment de surprise, juste du plaisir à continuer à regarder les différents personnages évoluer. Randall reste mon préféré, mais j’ai adoré l’intrigue très classique de Kevin cette semaine. De toute manière, il n’y a pas de personnage que je n’aime pas dans cet épisode, chacun d’entre eux est vraiment très bien écrit et les relations entre tous sonnent juste, ce qui est toujours compliqué dans les castings larges avec quelques têtes d’affiche.

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Épisode 7 – The Best Washing Machine in the World – 15/20
Together, really?

Ah la machine à laver, symbole de toute une génération, de la mondialisation, de la capitalisation, du rêve américain… Il fallait en passer par là et c’est une bonne idée de la part des scénaristes, mais cela aurait dû avoir plus d’impact tout au long de l’épisode pour être vraiment marquant. L’épisode revient surtout sur la relation entre Kevin et Randall, ce qui est déjà une excellente chose car j’aime beaucoup les deux personnages qui sont hyper différents. Il y a clairement de quoi faire avec cette relation de frères, et le choix d’arrêter les flashbacks à l’adolescence fonctionne plutôt bien. J’ai adoré ces derniers, nous montrant des divisions de plus en plus flagrantes au sein de la famille, que ce soit entre les frères ou les parents. Je pense qu’on tient une première piste pour la disparition de Jack avec ses oublis de petites choses du quotidien et j’ai adoré voir Rebecca chanter. La résolution en fin d’épisode entre les deux frères est une bonne chose, qui ne suffira pas à apaiser toutes les tensions. De son côté, Kate continue son régime, qui ne va pas assez vite pour elle, d’autant qu’elle se compare nécessairement à Toby faisant le même régime et progressant huit fois plus vite. Et comme en plus il arrête sans la prévenir, les choses ne sont pas simple pour elle. Ce n’était pas vraiment passionnant, mais il est intéressant de suivre ce régime. Ces deux personnages se résument encore un peu trop à leur poids après tous ces épisodes, c’est dommage. Quant au cliffhanger, il n’intervient pas en toute fin d’épisode : Beth découvre que Rebecca connaissait l’identité du père biologique de Randall. C’est cool, ça va permettre quelques rebondissements à venir. Les secrets de famille s’installent, ça veut dire gros épisodes en prévision ça.

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Épisode 8 – Pilgrim Rick – 17/20
Woah, your family is amazing

Sans grande surprise, cet épisode donne faim dès ses premières secondes : c’est l’heure de Thanksgiving et des bons gros repas américains. C’est surtout l’occasion d’élargir un peu la famille avec les parents et la sœur de Rebecca. Toute sa famille est hyper clichée, mais ça fonctionne car ils n’y arrivent jamais, la journée n’étant qu’une suite d’accidents. Cela leur permet de bien sûr de créer leur propre tradition de Thanksgiving. Du côté de Kate, la période est évidemment compliquée avec toute cette bouffe et elle décide de rompre, faute de pouvoir gérer la tentation. Elle se rend ensuite chez son frère et poursuit tout l’épisode de son côté, avant de prendre une décision radicale. Je suis curieux de voir comment cette intrigue sur la chirurgie va être traitée. Kevin, lui, invite Olivia au Thanksgiving familial (beau résumé de la série au passage), dîner qui hurle à la catastrophe dès le départ maintenant que Beth connaît le secret de Rebecca. Et bien sûr, tout ça se passe chez Randall, totalement surexcité par ce congé. La réunion de famille est une bonne chose que j’attendais depuis longtemps et je ne suis pas franchement déçu du résultat, plein d’imprévus, de rencontres, de moments manqués et de départs. Les dynamiques sont évidemment redessinées aussitôt et c’est excellent, même si j’aurais aimé que Randall surprenne une conversation plutôt qu’il trouve cette lettre, car ça faisait un peu trop gros comme intrigue. Les scénaristes gèrent parfaitement cet épisode de Thanksgiving en tout cas, en proposant un épisode aussi traditionnel que la tradition qu’il commente, avec révélation des secrets et des problèmes de chacun. Tout culmine de manière très efficace dans les dernières minutes, avec un ultime flashback accentuant la scène douloureuse qui a précédé. Parfait.

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Épisode 9 – The Trip – 16/20
No wifi, I’m living in the past

Suite aux bouleversements catastrophiques de la semaine dernière, les frères et sœur s’isolent dans une cabane de famille que leur mère est sur le point de vendre. Les voir enfin réunis est une excellente chose et ils arrivent parfaitement à nous faire passer le feeling d’une famille malgré neuf semaines séparés. Kevin ne résiste pas à l’envie d’inviter d’Olivia, et évidemment, ça se passe aussi mal que possible avec des personnages hyper francs et des vérités qui font mal à dire – ou en tout cas à entendre. J’adore le personnage d’Olivia et je trouve l’analyse de Kevin pertinente et hyper intéressante à suivre. Leur relation est de loin ce qui m’a le plus plu dans cet épisode et, pour la première fois, je les ai imaginé finir ensemble sur le plus long terme. Les scénaristes s’en tirent bien. J’ai aimé aussi le développement autour de Kate et l’analyse qui vient cette fois d’Olivia. C’était simple et efficace et toujours très bien joué de la part de l’actrice, pourtant, ce n’était pas non plus l’épisode du siècle pour elle. Randall se retrouve à ingurgiter des champignons qui lui font voir son père puis son passé. Franchement, j’ai trouvé ça beaucoup trop cliché et simple, on le trouve dans toutes les séries américaines et je trouve dommage d’avoir besoin du recours à la drogue pour expliquer qu’il arrive à faire le premier pas du pardon envers sa mère à la fin de l’épisode. C’est une écriture un peu hâtive et bâclée, en plus à l’opposé de ce que l’on attend pour ce personnage qui mérite un peu mieux comme traitement. C’est pour l’instant ma plus grosse déception de la saison, alors autant dire que je continue de porter la série dans mon cœur. N’empêche que, c’est dommage. Du côté des flashbacks, on suit une fois de plus la crise enfantine de Randall en manque de repères sur sa couleur de peau et l’avenir qui s’offre à lui. Je trouve que c’est un thème très intéressant que l’on voit peut développer à la télé, donc ça passe très bien. En revanche, c’était par moment un peu longuet. La conclusion se fait en grande pompe (JEU DE MOTS) et est une fois de plus hyper efficace. En neuf épisodes, l’attachement aux personnages est super fort et c’est une vraie réussite de leur part. Bravo.

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Épisode 10 – Last Christmas – 14/20
Nothing bad ever happens on Christmas Eve

C’est l’heure de Noël dans cet épisode qui se concentre sympathiquement sur chaque personnage à chaque acte avant de les réunir enfin tous ensemble. Il aura fallu attendre 10 épisodes pour voir ça, et c’est juste dommage de ne pas voir Jack avec eux. Tout commence en flashback sur cette pauvre Kate qui se découvre une appendicite alors qu’elle est enfant et que c’est le réveillon. Pas de bol. Les coïncidences font toutefois bien les choses et elle amène toute la famille à l’hôpital le soir où le docteur qui la fait naître s’y trouve justement alité. C’est beau comme intrigue et ça fonctionne plutôt bien avec Randall qui déchire déjà en tant qu’enfant. Retour dans le présent avec Kevin qui se retrouve sans partenaire pour la pièce et avec une Sloan comme petite amie qui improvise tellement bien qu’il décide de faire la pièce avec elle. Pourquoi pas, mais ce n’est pas franchement la partie de l’épisode que j’ai préféré. J’ai trouvé bien plus intéressant de voir Kate confrontée à son choix de se faire opérer Sa relation avec sa mère est toujours aussi bien géré par les scénaristes, dans un dialogue qui paraissait drôlement vrai et sincère. La partie suivante se concentre sur le père biologique de Randall, confronté à sa mort…et à son compagnon. Randall organise une énorme fête à son travail, d’autant que sa famille est trop occupée pour être avec lui à l’heure. Ce n’est que le cadet de ses soucis quand un de ses collègues (hello William de Westworld), à qui il a acheté un bateau, décide de se jeter du toit. Finalement, il parvient à le convaincre de ne pas faire le con  et à le sauver, avant de rentrer chez lui pour le réveillon qui réunit toute la famille, de même que Sloan et Tobby qui s’invitent comme si de rien n’était. Et alors que j’étais plutôt content de voir qu’ils optaient pour une fin heureuse à la fin de cette mi-saison, je suis frustré de ce cliffhanger qui nous montre Tobby sur une table d’opération, probablement après une crise cardiaque. C’est dommage, mais il est vrai que l’épisode manquait un peu d’intensité par rapport à d’habitude. C’est peut-être leur moins bon épisode de la saison pour l’instant, mais c’est aussi le plus vu. La série semble en très bonne voie pour une saison 2 et une suite très cool, car ces dix premiers épisodes étaient un quasi sans faute. Il est dur de ne pas kiffer cette famille, et moi, je donnerais beaucoup pour être invité chez Randall quand je vois le mal qu’il se donne pour chaque fête de famille ! En tout cas, la série confirme qu’elle joue dans la cour des grands, avec des guests très remarquables et une écriture soignée qui fonctionne bien.

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Épisode 11 – The Right Thing to Do – 16/20
What would you guys say if I told you you’re having twins?

Le parti pris du retour est sacrément intéressant : on commence par une bonne blague avant de gérer le drama du cliffhanger. Inévitablement, il fallait bien voir la scène où les futurs parents apprennent qu’ils attendent des triplets. Forcément, ça fout la merde dans leur plan. J’ai adoré découvrir la mère de Rebecca, qui paraissait déjà bien horrible dans l’épisode de Thanksgiving et qui se confirme comme imblairable. Parfait. Quant au père de Jack, il a l’air bien horrible aussi. Ces scènes du passé m’ont un peu moins motivé que le reste de l’épisode, alors, je vais passer à la suite, malgré une très bonne conclusion sur l’achat de la maison. Pour en revenir au cliffhanger, Tobby est vivant, comme prévu (c’était trop tôt pour une mort). Évidemment, cela ne suffit pas à être un bon drama, du coup, il a aussi besoin d’être opéré et le fait, suivant les conseils de Kate. Celle-ci a le droit à une super déclaration d’amour, bien marrante, qu’elle lui rend après opération. L’intrigue est sympa mais gérée un peu trop rapidement. Randall doit gérer l’homosexualité de son père et ça créé une situation comique plutôt bien géré, puisque cela se transforme en scène classique de comédie où le père rencontre le copain de ses filles. La réécriture avec le copain de son père se déroule à merveille, c’est sympa et ça marche encore mieux quand Randall est jaloux. William lui avoue alors que son état a empiré… et Randall reste définitivement mon personnage préféré. De son côté, Kevin file le parfait amour, c’est donc le moment du retour d’Olivia avec une nouvelle coupe absolument horrible. Alors, je sais que je l’adore et que je voulais son retour depuis sa disparition, mais en toute logique, je commençais à m’attacher à Sloane qui, peut-être, lui correspond bien mieux. Alors ce retour me laisse mitigé, j’ai adoré la confession qu’il lui fait et qui donne son titre à cet épisode, mais c’est dommage de finir là-dessus. J’ai le sentiment qu’on la reverra alors c’est gênant. Cet épisode de retour était donc aussi réussi que les premiers épisodes de cette saison, et c’est super agréable de regarder cette série. J’ai adoré le moment entre les trois frères et sœurs à l’hôpital et la conclusion toujours aussi feel good. Très bonne série, y a pas à dire.

Capture d'écran 2017-01-18 14.47.26.pngÉpisode 12 – The Big Day – 16/20
No, that’s not true, that’s not true

Grosse prise de risque cette semaine avec un épisode qui éclipse totalement le présent pour revenir sur le jour de la naissance des triplés. Très perplexe, je comptais mettre une mauvaise note à cet épisode, mais la performance de Rebecca en fin d’épisode est telle qu’il est résolument impossible de tomber trop bas : l’épisode se tient et fait très bien son travail, c’est du pur This is us, malgré l’énorme changement de formule. Le début (et le milieu) était long, un peu chiant, mais le dernier acte de l’épisode est une pure réussite, comme toujours. C’est d’un frustrant, ils sont bons ! Retour sur la grossesse de Rebecca donc, qui évidemment avait sa dose de problèmes, mais franchement peu pour une grossesse de triplés à l’époque. C’est la grossesse à l’américaine, celle où tu attends des triplés mais tu peux quand même te taper un petit voyage à pied jusqu’à la supérette la plus proche et être simplement essoufflée. Bon, passé ce détail un peu exagéré, j’ai adoré le personnage de Rebecca tiraillée par ses nerfs et hormones (cliché américain bonjour), aussi hilarante que déprimante, car elle est elle-même au bord de la dépression. Et quand elle apprend qu’elle n’a que deux bébés, mais mon dieu, l’horreur est parfaitement jouée. Gros coup de cœur qui se confirme d’épisode en épisode sur cette actrice. Jack est un très bon personnage également, tout autant dans le cliché de l’amoureux transit et père de famille américaine idéal. Cela fonctionne très bien, à part avec cette scène du briquet qui introduit bizarrement la religion pourtant peu présente jusqu’ici dans la série. Voilà ce que je retiendrai surtout de l’épisode. J’aime bien le médecin, mais je ne vois pas ce que cela apporte à la série de se centrer également sur sa journée dans cet épisode. Il est très touchant de le voir coincé par le décès de sa femme et avancer grâce à ses propres conseils et à la naissance des triplés, donc ça fonctionne, mais c’est sans plus. Et enfin le pompier… Je suis peut-être sans cœur, mais rien à faire quoi. Heureusement qu’il y avait le reste pour rattraper, sinon la note aurait été drôlement plus basse… et sans ça, je crois que l’épisode, malgré sa prise de risque, aurait gagné en intensité et aurait tapé le 18. Une prochaine fois, sûrement ! Plus les semaines passent et plus j’adore de toute manière.

capture-decran-2017-01-25-14-36-35Épisode 13 – Three Sentences – 14/20
I have a fiancé. I feel so French.

Épisode qui moins botté cette semaine, même s’il y a toujours la qualité habituelle de la série et des avancées pour chacun des personnages. Dans les flashbacks, on suit les dix ans de nos triplés favoris. Rien de bien dingue dans des intrigues qui nous en révèlent plus sur chacun, sur les insécurités de Kate et surtout sur la perfection de Randall dès qu’il était gamin. Le vrai intérêt repose en fait dans l’introduction de la meilleure amie de Kate, Sophie, qui n’est autre que… l’ex-femme de Kevin. Rien que ça, vous en avez d’autres à nous balancer ? C’est intéressant comme concept de nous balader comme ça avec Olivia et Sloane pour nous pondre cette révélation. C’était probablement la meilleure partie de l’épisode, ça et les images de l’enterrement de Jack. La conclusion donc. Avant ça, on supporte les états d’âme de Kevin, mais aussi la décision de Kate d’intégrer un camp pour maigrir. J’ai aimé la pirouette pour se sortir de l’opération, qui était une intrigue cul-de-sac évidente, mais bon, l’histoire en elle-même était un peu répétitive. La prise de conscience en cours de route est touchante (le cours de tamtam là), en revanche, je suis déjà blasé du type qui la drague. Faut voir. Enfin, Randall est confronté à William pris d’une pêche nouvelle. William est du coup clairement le meilleur personnage de cet épisode pour moi, super drôle dans ses jeux de mots et ses délires. Malheureusement, cela ressemble très fortement à un chant du cygne et je crains beaucoup le moment où on va perdre le personnage, cela sera forcément touchant et triste… et comme la série parvient déjà refiler les frissons à presque chaque épisode (et qu’elle se fait sa réputation sur les chutes du Niagara qu’elle provoque), je crains le pire. Bref, un épisode un peu en-deçà pour moi, mais ça reste du très bon. Et tant mieux, car la série est déjà renouvelée pour deux saisons !

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Épisode 14 – I Call Marriage – 15/20
My husband is a freaking superhero and you have no idea what you’re talking about

Cet épisode vise aussi juste que d’habitude en reprenant sa structure habituelle développant un peu tout le monde à part égale. Cela débute sur le mariage de Rebecca et Jack, et je dois avouer que je suis surpris de la rapidité avec laquelle on passe dessus alors que j’imaginais plutôt un long épisode sur quelque chose comme ça. En fait, il est surtout question du divorce des meilleurs amis qui affecte plus Jack que cela ne le devrait. C’est plutôt bien fichu et Rebecca réaffirme ses sentiments pour lui alors qu’il s’occupe de louer leur premier appart’ pour une nuit. Trop de romantisme d’un coup, sérieux. De son côté, Randall craint de voir son père mourir et évite autant que possible le sujet de ses cauchemars. Pour la première fois, je le trouve un peu relou dans cet épisode à s’aveugler et refuser de se confronter à son futur deuil. Quant à son père, il s’occupe de ses petites-filles, et c’est juste trop chou. Kevin, lui, tente de reconquérir Sophie, ce qui est une intrigue sympa mais ça va mériter pas mal de flashbacks pour développer au mieux leur relation. Les éléments que l’on a sont plutôt efficaces et réussissent à introduire le personnage de Sophie à merveille. Seulement, en une saison, on est déjà à trois copines pour Kevin, va falloir ralentir le rythme. Enfin, Katie poursuit son « fat camp » et ça, franchement, c’était bof. Tobby la rejoint pour lui faire une surprise et décide de rester l’aider autant que possible après avoir rencontrer le connard qui la drague. Seulement, à être aussi délirant que d’habitude, il est juste lourd et ça part en engueulade de couple. En définitive, pas de vraie avancée dans l’intrigue cette semaine, mais un épisode sympathique et divertissant, qui confirme que la série est partie pour nous livrer une saison vraie fausse note. C’est beau la vie.

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Épisode 15 – Jack Pearson’s Son – 17/20
I don’t not like you.

Sans grande surprise, This is us propose cette semaine un épisode de St Valentin, en commençant par les parents débordés. Rebecca découvre dans cet épisode que Kevin, toujours adolescent, a couché avec Sophie. C’est violent pour l’époque, je pense, et même encore aujourd’hui, ce n’est pas le genre de truc qu’un parent rêve d’entendre. Tout cela mène à la première vraie grosse dispute de couple entre Rebecca et Jack quand ce dernier apprend qu’elle a eu des rencards avec Ben. Et comme il n’y a absolument pas de conclusion à ce propos, on sent bien qu’on est loin d’en avoir fini avec cette intrigue. Dans le présent, Katie va enfin dire ses quatre vérités à Duke qui fait en sorte que ses parents la virent du camp. C’est facile de la part des scénaristes comme issue de cette intrigue vraiment pas passionnante. Katie devient l’incarnation de la facilité dans cet épisode, avec une nouvelle échappée à LA question que le monde entier se pose à ce stade : comment Jack est-il mort ? Et ensuite, le mariage annoncé en grande pompe est décalé. Facilités, facilités, mais ça me va. Kevin, lui, a repris contact avec son ex donc, et ils en sont à se faire des rencards. C’est sympa et plus que son stress lié à sa pièce de théâtre. Personne ne l’aide vraiment avec ce stress, et surtout pas Sloane. Il cherche pourtant à joindre l’ensemble de sa famille, mais personne n’est là pour l’écouter… à part Miguel, qui lui pond un superbe discours sur son père et qui créé ainsi un lien avec Kevin. Inattendu, mais efficace. Randall, enfin, est au bord de faire un burn-out et c’est magnifiquement joué et amené. Bien sûr que cette série aborde ce sujet à la perfection, je ne vois même pas pourquoi je me pose la question. Ces crises de stress remontent à loin, puisqu’on en voit également dans les flashbacks. Ce personnage est définitivement parfait et Kevin qui abandonne sa pièce est hyper théâtral mais en dit long sur l’évolution de la relation entre ses deux là. J’aime beaucoup, c’était du bon This is us.

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Épisode 16 – Memphis – 18/20
Hey just drive, son, we’ll get there. Just drive.

Quand les acteurs préviennent sur Twitter que l’épisode est horrible niveau émotions et que ça commence par un acteur qui chante « You are my sunshine » (cette chanson me traumatise depuis Angel), je sens bien que les choses vont être difficiles. Cet épisode se concentre donc sur William, ce qui est clairement défini par le flashback introductif nous apprenant que William n’a jamais connu son père non plus. Le reste de l’épisode nous offre un bon aperçu de la vie d’artiste de William, très proche de sa mère, mais séparé par la distance. Ce n’était pas forcément passionnant avant l’arrivée au milieu d’épisode, malgré un passage musical sympa. William quitte donc sa vie à Memphis pour venir s’occuper de sa mère malade, et il y rencontre au passage la mère de Randall, qui sombre peu à peu dans la drogue, embarquant William avec lui. En-dehors des flashbacks, nous suivons Randall et William partant en roadtrip pour Memphis, après que le médecin valide ce long périple malgré la crise d’anxiété de Randall dans l’épisode précédent. C’est un peu gros, mais comme les scénaristes prennent au moins le temps de se justifier, cela s’accepte. Assez vite, on comprend toutefois qu’il s’agit d’un épisode d’adieu pour William et, forcément, c’est un peu de la torture. Un détour les voit rendre hommage à Jack et on sent bien que les scénaristes cherchent à titiller notre corde sensible, avant une arrivée à Memphis. Les choix musicaux dans cet épisode sont excellents et les détails de fin de vie de William sont excellents même si bien prévisibles, de la petite voiture cachée dans la cheminée de son ancienne maison aux fous rires avec son fils. Randall retrouve donc une bonne partie de ses racines dans la joie, avant de finir dans l’horreur à l’hôpital de Memphis, où il apprend que William ne retournera jamais voir ses petites filles à qui il a dit au revoir en début d’épisode. Sans trop de surprise, il refuse de les voir une dernière fois car il souhaite qu’elles gardent une bonne image de lui. Il est étonnamment difficile de devoir dire au revoir à ce personnage qui nous a été introduit comme destiné à mourir en fin de saison, mais cela prouve bien que l’attachement peut être rapide et que l’on ne sait pas bien de quoi la vie sera faite. C’est après tout le plus gros message de la série, avec sa métaphore du citron dans le pilot qui continue de se valider épisode après épisode. Dur aussi de ne pas sentir les larmes monter quand Randall reprend les gestes de Jack avec William où lorsque le montage sur la vie de William se lance. La performance de la dernière scène, le retour de Randall, est excellente, sans surprise non plus. Le prochain épisode risque d’être sacrément difficile, avec un enterrement j’imagine, car finalement cet adieu au personnage est réussi, mais manque d’une dernière étape pour vraiment me faire craquer. Ouf. La semaine prochaine, je prépare le paquet de mouchoirs.

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Épisode 17 – What Now? – 18/20
Adults make these things sad and I want you two to make it fun.

Je ne sais pas bien ce qui me prend, je sors de 7h de dissertation, je suis étrangement de bonne humeur (les nerfs, quand ça lâche, faut pas chercher) et je décide de m’autoflinguer en regardant This is us. En même temps, mes nerfs étant sans dessus dessous, ils ont peut-être enfin une chance de me faire vraiment pleurer toutes les larmes de mon corps. Je la vis mal d’avance cette fin de saison de toute manière – et surtout, je pensais que c’était déjà la fin, savoir qu’il reste encore un épisode me réjouit tellement ! Je vais commencer par les histoires périphériques qui étaient un peu moins passionnantes, comme d’habitude. Tout d’abord, Kate, qui continue sa relation avec Toby et est sous-exploitée cette semaine. Pas bien grave, mais elle est responsable du pire cliffhanger de la série : elle se dit coupable de la mort de son père, et ça termine sur un flashback où il prend la route et voilà. C’est vicieux. Et mal. Méchants scénaristes. Côté flashbacks, Rebecca part donc faire sa tournée et Jack ne lui dit pas vraiment au revoir. Il se fait gentiment dragouiller par la secrétaire blonde de service (bonjour le cliché) mais la recale de la meilleure manière qui soit, parce qu’il fait toujours tout bien comme il faut. Puis, il se casse donc à Cleveland sur le conseil de sa fille, pour arranger les choses. Et c’est tout pour cette semaine. On nous tease sa mort pour la fin de saison, sans grande surprise. Reste à savoir si c’est à ce moment-là ou pas. C’est un peu mieux du côté de Kevin, qui réussit à reconquérir Sophie, douze ans après l’avoir trompée. C’est beau. Cette semaine voyait enfin la (vraie) première de sa pièce, qui se passe super bien. Comme nous sommes dans une série, un producteur se trouvait comme par hasard dans la salle et veut l’embaucher pour un film à l’autre bout du pays. Lui qui se sentait enfin bien à New-York avec sa Sophie avec qui il a réussit à recoucher. C’est con ! Petit drama tranquille, ça passe très bien, surtout qu’il y a l’intrigue principale de cet épisode en parallèle qui est bien plus réussie. Oui, parce que c’est l’enterrement de William, et ça partait mal en début d’épisode avec un petit montage bof qui m’a mis un peu mal à l’aise tant la série fait mieux d’habitude. Seulement, j’adore ses derniers vœux, qui m’ont à leur tour fait craindre la crise de larmes (j’ai un petit traumatisme des enterrements joyeux depuis la saison 6 de Private Practice, mais je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler). Il demande donc à ses petites filles de lui organiser un enterrement joyeux, et les filles cartonnent à ça ! Bon, pas autant que William qui semble ne s’être fait que des amis dans le monde entier, et principalement dans son nouveau quartier. C’est mignon comme tout et c’est irritant tant de perfection de la part des deux pères de Randall. Pas étonnant, du coup, qu’il soit si parfait lui aussi et se décide en fin d’épisode à aller démissionner dans une très bonne scène. Il était clairement temps, après le coup des poires (ça m’a fait rire, je suis quelqu’un d’odieux). Il était aussi temps qu’il pardonne à sa mère, même si la scène n’a pas réussi à me toucher autant qu’elle le devait. Je crois que le maquillage et le costume pour vieillir Rebecca n’aide pas aussi. Et j’en arrive à parler du meilleur personnage de l’épisode : Beth. La voilà énervée après William qui ne lui a pas dit au revoir. C’est très justement joué et c’est elle qui a réussi à me coller des frissons dans cet épisode devant son armoire à pharmacie. Son discours était parfait et OUI, j’ai lâché quelques larmes. Je vous l’avais dit que mes nerfs avaient lâché. Quant à la carte postale finale, c’est tellement évident qu’elle est vraiment bienvenue et touchante. Si vous me passez le jeu de mots, c’est une carte bien jouée de la part des scénaristes. Voilà. Sur ce, pour ne pas déprimer, j’ai enchaîné avec le dernier épisode de Jeune diplômée, une websérie bien marrante (dispo sur Youtube, avec Soline de FPCFPC) et qui malgré le format court a réussi à sécher mes larmes et me remettre d’aplomb pour les révisions. En tout cas, This is us, cartonne toujours autant en ce qui me concerne.

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Épisode 18 – Moonshadow – 15/20
What do you love about me right now, Jack?

Nous voilà partis pour le final de la saison 1, boîte de mouchoirs à côté au cas où. L’épisode propose un énorme flashback sur Jack/Rebecca, avec flashback dans le flashback. L’idée est assez claire dès le départ : cet épisode fait le tour de la relation du couple, de la rencontre à la mort de Jack. Côté rencontres, donc, Jack est un vétéran de la guerre du Vietnam qui a 28 ans, pas de boulot mais le cœur sur la main, et des parents insupportables. Une vieille dame cherche donc à le caser à tout prix sans se douter qu’il passe certaines soirée à jouer au poker. Encore et toujours le cliché du poker. Il gagne et s’y fait tabasser, perdant tout son argent. Encore et toujours, comme je disais. De son côté, Rebecca se concentre sur sa carrière de chanson, ce qui entraîne les critiques de ses amies peu heureuses de la voir risquer sa vie comme ça. Rebecca est bien forcée de se rendre à l’évidence : sa carrière ne décolle pas, elle accepte donc qu’on lui présente un homme, au cas où. Sans grande surprise, on découvre que Rebecca n’a pas rendez-vous avec Jack. C’était prévisible, parce que la série nous a habitué à ce genre de détours. Ils finissent par se rencontrer dans un bar, à un moment où tous les deux sont prêts à entamer une relation. Rebecca empêche même, sans le savoir, Jack de faire une énorme connerie lorsqu’il l’entend chanter sur scène. Un regard, un sourire et un bonjour en fin de performance, et voilà donc le début de leur romance… Quant à la fin de celle-ci, l’épisode reprend où la série avait laissé les choses la semaine dernière. Jack se rend au concert de sa femme, se bourre la gueule et s’en prend à Ben qui avoue avoir franchi la ligne avec Rebecca. En effet, il a tenté de l’embrasser, mais elle n’était vraiment pas d’accord du tout. Rebecca laisse tomber sa tournée pour le ramener chez eux, déçue alors que cinq minutes plus tôt elle aurait été prête à l’embrasser si elle avait pu. De retour chez eux, les choses s’enchaînent plutôt mal et ils s’engueulent comme jamais. Comme d’habitude, c’est sacrément bien joué par les acteurs qui jouent l’hystérie à la perfection. Ils se balancent les pires vacheries du monde et le pire, c’est qu’ils les pensent, même s’ils se les balancent de la manière la plus horrible possible. Il est donc décidé, par Rebecca, que Jack ira chez Miguel. Il lui fait donc une dernière grande et belle déclaration d’amour avant de s’éclipser, peut-être pour la dernière fois, mais nous ne le saurons pas, car c’est là que ça s’arrête, sans révéler pour autant comment il meure où en quoi Katie est vraiment responsable. Ce n’est vraiment pas le cliffhanger du siècle et c’est sacrément frustrant, car on aurait dû le savoir cette semaine. La saison s’achève sur la promesse que leur histoire d’amour ne fait que commencer, et je me demande si les scénaristes n’ont pas réécrit une partie de la fin à l’annonce des deux saisons supplémentaires. L’épisode surprend en consacrant quelques scènes aux enfants malgré tout : Katie, de retour à New-York, décide qu’elle veut suivre les traces de sa mère et chanter. Bon, ça sort de nulle part, mais la pauvre n’a tellement pas d’intrigue quand on y songe que c’est une bonne chose, j’imagine. Kevin se rend à son audition, avec le soutien total de Sophie. Cela reste apparemment une sacrée erreur, comme c’est suggéré par la voix off de Jack. Quant à Randall.. Il souhaite adopter un enfant. Forcément, après avoir retrouvé son père. Comme toujours, je suis bien plus convaincu par cette proposition d’intrigue pour la suite. C’était un bon épisode de la série, mais ce n’était pas non plus le meilleur. Tout consacrer aux flashbacks aurait été une bonne idée si cela se terminait vraiment sur la mort de Jack, mais la série choisit de laisser ses spectateurs sur leur faim en gardant son secret jusqu’en saison 2. Les cliffhangers de chacun des trois enfants paraissent quant à eux un peu trop précipités pour être pleinement appréciables, tombant comme un cheveu sur la soupe. En tout cas, ma boîte de mouchoirs n’aura pas servi cette semaine et c’est une surprise ! La fin de saison est un peu bancale à mon goût, ça retombe comme un soufflet après une montée en tension réussie dans les épisodes précédents. Dommage, mais toujours divertissant, à l’image de la série.

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EN BREFThis is us est très exactement la série que j’attendais depuis un peu plus d’un an, à savoir un bon drama familial aux allures de soap, qui réussit à viser juste à chaque épisode. C’est un Brothers & Sisters déguisé, amélioré même, avec un casting excellent et une structure qui permet de ne pas trop s’ennuyer grâce à des flashbacks nous faisant explorer de nouvelles facettes de l’histoire en parallèle. À plusieurs reprises, la série a su se montrer audacieuse et, concrètement, elle ne m’a jamais déçu. Pourtant, force est de constater une certaine routine dans l’écriture et surtout des pauses qui n’arrivent pas à marquer autant qu’elles le devraient (que ce soit la pause de Noël ou cette fin de saison). N’étant pas un grand émotif, je ne peux pas dire que cette série a provoqué chez moi les chutes du Niagara, comme je l’ai lu dans beaucoup de critiques. Touché, oui, en larmes, rarement, mais une chose est certaine : les scénaristes savent comment titiller le canal lacrymal de leur audience. C’est sans surprise que la série est renouvelée d’emblée pour deux saisons, car après mon scepticisme en début d’année (que je résume en « ça passe ou ça casse » à partir de l’épisode 2), j’ai rapidement été convaincu que la formule pouvait fonctionner sur le long terme. Il reste encore beaucoup à explorer et les scénaristes se sont même gardés sous le coude ce qui aurait dû être la fin de saison. Une belle réussite, qui n’a rien de grandiose, mais qui s’impose déjà comme un mastodonte destiné à durer. Cette famille a su entrer dans nos cœurs et c’est avec plaisir que l’on revient vers eux, mais je n’en suis pas (encore ?) à me demander ce qu’il va advenir de chacun d’eux comme je le fais avec mes séries préférées. C’est un très bon divertissement, rien de plus, mais c’est déjà beaucoup par rapport à d’autres séries. Je rejoins donc la masse des gens vous conseillant de regarder la série, avec ce bémol que, contrairement à d’autres, je n’ai pas envie de la survendre non plus. Elle est géniale, mais parce qu’elle parvient à être originale dans sa structure malgré des intrigues hyper classiques.

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Agents of S.H.I.E.L.D (S04)

Retrouvez mon article sur la saison 4 ci-dessous, avec la critique de chaque épisode écrite semaine après semaine, au fur et à mesure de la diffusion.

Saison 4 | Saison 5 | Saison 6

Avis : Agents of S.H.I.E.L.D entre très facilement dans la catégorie de mes séries préférées depuis trois ans déjà. Malgré des débuts difficiles et lents sous la forme d’un procedural plus souvent médiocre que bon, les liens qu’elle a tissé avec le MCU (Marvel Cinematic Universe) lui ont permis de prendre de la hauteur sur la fin de la saison 1. Et depuis, ça n’a fait que s’améliorer, avec une excellente saison 2 et une saison 3 encore au-dessus.

Le final du mois de mai dernier était un peu moins intense, avec la promesse du sacrifice d’au moins un membre du casting incarné dans le tristement (trop) fameux crucifix de Yoyo, une addition très sympa de la saison 3. Ce sont finalement les deux love interests de Skye/Daisy/Quake qui y sont passés dans une scène vraiment navrante et la fin du dernier épisode nous teasait une saison 4 radicalement différente : Daisy en fuite, Coulson rétrogradé agent, Fitzsimmons sur un nouveau projet…

Beaucoup furent laissés sceptiques par ces dernières scènes, mais la série a toujours eu l’incroyable capacité de se renouveler et se métamorphoser pour le meilleur. J’étais personnellement rassuré d’avoir un cliffhanger moins violent que l’année précédente (Jemma !) et cela présageait de bonnes choses pour les nouveaux acteurs de la saison 3, dont j’ai aimé à peu près tous les personnages (quitte à me retrouver bien bête à la mort de certains).

Agents of S.H.I.E.L.D sans Lincoln et surtout sans Ward, ça ne sera plus pareil, mais j’ai bon espoir quand même en cette saison 4. Allez, je suis trop impatient pour continuer à parler !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

 01.pngÉpisode 1 – The Ghost – 16/20
The world knows her as Quake and Quake is an outlaw

L’intro est un peu longue, mais permet de mettre en place de nouvelles intrigues assez vite. Donc Daisy est en fuite comme on s’en doutait et est désormais mondialement connue comme une criminelle nommée Quake. Bon, on rattrape les comics.

Comme toujours en début de saison, l’intrigue est séparée : Coulson et Mack sont désormais des collègues, ce qui est étrange car c’est la première fois que l’on voit Coulson comme ça, tandis que May a désormais sa propre équipe. L’évolution sera sûrement intéressante.

Dix minutes d’épisode plus tard, on retrouve enfin Fitzsimmons travaillant sur une réalité artificielle, mais là encore il y a des scissions évidentes et plus larges que celles provoquées par une certaine inhumaine : Simmons travaille avec et pour un nouveau directeur qui divise tout le monde pour mieux régner. Fitz passe son temps avec son nouveau patron et leur joujou humanoïde qui sent déjà la catastrophe a des kilomètres à la ronde.

De son côté, Yoyo a elle aussi droit à une excellente réintroduction puisqu’elle drague Mack avant qu’il ne soit révélé qu’elle joue les agents doubles pour Daisy, c’est brillant (mais un chouilla prévisible).

Le gros problème de cet épisode est que trop de temps a passé entre la saison 3 et la 4, tous les personnages ont énormément évolué sans explication. À vrai dire, ils ont tellement évolué que certains sont méconnaissables, Coulson, Daisy et son maquillage excessif en tête. À l’inverse, je reconnais que les évolutions de Yoyo ou Simmons semblent tout à fait cohérentes.

Je ressors de l’épisode en étant encore plus fan de Jemma… Oui, mais pendant trente bonnes minutes, j’étais moins dedans que n’importe quel épisode de la saison 3 (faux, il y a eu l’épisode spécial sur Mack qui m’avait un peu endormi), principalement à cause du retour à la forme procédural.

Ce n’est jamais que le début et côté action, la série a franchi un nouveau cap avec les combats finaux (Daisy FTW). Ses montages musicaux n’ont fait que s’améliorer en trois ans et il y a énormément de nouvelles intrigues en cours. Moins génial que ça ne l’a été donc, mais toujours globalement bon.

PS : caméo sympa de Jed Whedon spotted dans le bus, si je ne m’abuse.

02Épisode 2 – Meet the New Boss – 15/20
I can do May

La scène d’introduction est tellement loin de ce que fait la série habituellement qu’elle m’a laissé un peu sur fesses. Cette histoire de « fantômes » a évidemment quelque chose à voir avec le fait qu’ils introduisent Ghostrider cette année. Je suis curieux de voir ce que ça va donner car ils ne nous ont pas habitués à ce genre de sous-intrigue sur le long terme, mais pour l’instant, c’est mitigé.

Tout est encore divisé dans le début de cet épisode : Daisy d’un côté, Fitzsimmons avec Mack de l’autre, puis enfin, le directeur, Coulson et May. Et cette histoire de fantôme. Cela permet de rythmer assez bien le tout, mais c’est franchement frustrant de ne pas avancer plus vite vers la fin de l’épisode où les premières réunions se font.

Il est vraiment sympa de voir Daisy prendre son pied à faire chier Robbie Reyes, mais je suis pressé qu’elle retrouve ses anciens coéquipiers. Leurs scènes d’actions suivies de longs dialogues me rappellent énormément la saison deux de Daredevil et les scènes du Punisher… C’est un peu gros, mais ça me va, car ça fonctionne en terme d’évolutions de personnages.

Cela la conduit à retrouver Fitz et Mack, techniquement ceux dont elle est le plus proche, et c’était vraiment cool. Un peu comme le directeur, en théorie. Franchement, en faire des caisses comme ça pour un type inconnu dont on n’a pas grand-chose à faire… La série m’a habitué à être plus subtile que ça dans la construction de ses personnages.Ici, on ne nous propose qu’un personnage à détester qui est inhumain et assez fort pour stopper physiquement May et logistiquement Coulson. Good.

Je n’ai rien à dire sur l’intrigue Fitzsimmons/Mack qui permettait surtout de passer le temps jusqu’à la réunion de deux d’entre eux avec Daisy. Simmons a beau être un personnage au top, elle ne sert vraiment à rien cette semaine.

Pour les fantômes, je suis comme je le disais mitigé par toute cette histoire, j’attends une connexion avec Radcliffe et son intelligence artificielle. Cela dit, le personnage de May n’a jamais été aussi intéressant que depuis qu’elle est « possédée » (et l’énorme lesbian ship en vue avec Piper est bien drôle).

Finalement, comme la semaine dernière, le début était très long mais les dix dernières minutes sauvent le tout en renversant totalement l’épisode et les dynamiques de groupes. Le double cliffhanger est plutôt prenant et largement suffisant pour donner envie d’en découvrir plus la semaine prochaine, mais franchement je trouve cette saison en-dessous de ce qu’on nous proposait d’habitude.

03Épisode 3 – Uprising – 15/20
We are the Inhuman resistance and we will no longer allow our kind to be treated as criminals and freaks

Une autre série qui surfe sur la vague terroriste ? Comme c’est étonnant. J’aurais préféré qu’ils choisissent un autre angle d’attaque, mais cette introduction à Miami fonctionne plutôt bien. Les intrigues sont toujours divisées, mais pour autant toutes liées.

On a donc une panne générale d’électricité à Miami (Yoyo) et Los Angeles (Daisy et Ghostriders), qui force Coulson à se tenir éloigné de May, dont Jemma s’occupe avec Radcliffe dans une course contre la montre, puisqu’il s’y rend pour comprendre ce qu’il se passe avec Fitz et Mack.

J’ai beaucoup aimé le développement du personnage de Yoyo dans cet épisode ainsi que la manière dont chacun était paumé sans électricité (surtout Simmons, au pire des moments, et Coulson avec sa main). Cette intrigue a surtout permis d’en finir avec un arc entamé en début de saison 2 : le S.H.I.E.L.D opère à nouveau au grand jour, ce qui aura une conséquence sur l’ensemble du MCU j’imagine. J’en arrive à espérer le retour de Coulson dans les films, à nouveau.

L’introduction du Senator Nadeer à la fin promet une perspective intéressante à suivre dans un futur proche.

Bref, j’ai beaucoup aimé l’action dans cet épisode, que ce soit les scènes de combat à Miami ou le (faux) suspens autour du sort de May. Les choses ont beaucoup avancé de ce point de vue-là. La relation Mack/Yoyo continue d’être un jeu pour les scénaristes et il ne faudrait pas que ça s’éternise trop.

C’était beaucoup (mais alors vraiment beaucoup) moins bon du côté de Daisy. C’est peut-être la présence du frère de Ghostriders (je ne peux pas m’encadrer l’acteur à cause de son rôle dans Fear the Walking Dead) qui fait ça, mais j’ai trouvé ça très long et pas franchement utile comme développement. Vivement qu’elle rejoigne à nouveau l’équipe, car sa crise d’ado ne lui réussit pas et commence à faire du mal à la série !

On en apprend à nouveau plus sur la vie du monsieur, son passé, son oncle… Des informations qui ne sont probablement pas jetées au hasard, mais qui ne permettent pas encore de voir où ça va. Quoiqu’il en soit, cet épisode aura un vrai impact sur le long terme, puisque cette fois, le S.H.I.E.L.D ne se cache plus (enfin !) et les Watchdogs s’imposent comme méchants redoutables qui viennent en un instant de retourner l’opinion publique contre les Inhumans.

04Épisode 4 – Let Me Stand Next to Your Fire – 17/20
You don’t need us, fine. But right now, we need you.

Ça y est, ils sont enfin de retour au niveau auquel je les attends !

Que j’ai aimé le début de cet épisode nous montrant enfin Fitzsimmons en pleine romance toute choupi et réunissant Jemma & Daisy. Il était temps. Les voir travailler côte à côte comme ça est quelque chose que j’attends depuis plusieurs saisons et qu’on n’a jamais trop eu le temps de voir auparavant. Génial : c’est même mieux que si elles travaillaient vraiment ensemble, car elles ont chacune leur objectif. Sacrée journée de congé pour Jemma.

De son côté, May apprend ce par quoi elle est passée la semaine dernière et c’est juste génial. Elle n’est pas au courant qu’elle est soignée par un robot, aveuglée par sa confiance en Fitz. Elle fait donc principalement de la figuration pour cet épisode, mais ça ne durera pas.

Coulson et Mack se lancent dans une course poursuite avec Ghostrider qui leur permet de le capturer. C’est surtout une jolie occasion de nous montrer des belles voitures dans un décor vu et revu (coucou premier épisode de FTWD), puis de les faire s’associer à ce nouveau personnage afin de stopper les Watchdogs.

Cela permet une nouvelle fois des retrouvailles explosives (littéralement cette fois) en fin d’épisode. Il était largement temps que Daisy et Robbie rejoignent le S.H.I.E.L.D. Toutes les intrigues de la saison se recoupent enfin (et à vrai dire, déjà, je m’attendais à voir ça dans quelques semaines) grâce au personnage de Jemma (décidément, les épisodes 4 lui réussissent drôlement !) : elle comprend en effet à la fin que Fitz et Radcliffe bossent sur un robot… Et son grand problème est désormais qu’elle doit mentir sur son jour de congé et sur ce robot au directeur du S.H.I.E.L.D, dès le lendemain.

Cela nous promet donc un épisode 5 très sympa et riche en événements, alors que cet épisode 4 a réussi à rallier tout le monde en s’appuyant sur la mythologie de la série, avec un méchant issu du passé. Je suis heureux de les retrouver en grande forme, enfin !

05.pngÉpisode 5 – Lockup – 15/20
It didn’t feel like a trip to Tahiti

Maintenant que tout le monde est réuni dans le plus grand secret, il est temps de proposer quelques aventures sympas pour toute l’équipe.

Le Directeur doit continuer d’ignorer tout ça cependant, et cela suppose que Jemma parvienne à ne pas vendre la mèche. Heureusement pour elle, le Directeur a besoin d’elle plus rapidement que prévu et elle ne finit pas son test, sauvée de justesse.

C’est la seule à être isolée cette semaine, le reste de l’équipe travaillant ensemble, Quake regagnant ainsi la confiance de May et Mack apprenant à travailler avec Ghostrider pendant que Coulson expérimente les nouveaux gadgets très coolos de sa montre. Le Directeur révèle au monde qu’il est inhumain dans cet épisode et si c’est tôt dans la saison, je trouve que ça reste une bonne idée. Quant à Jemma, elle parvient, sur un coup de poker quand même, à se faire exempter d’un autre test.

L’épisode se concentrait donc surtout sur l’action, notamment à la prison, et sur un foirage de mission de l’équipe enfin au complet, alors que Robbie terminait sa vengeance. La toute fin promet des retournements de situation intéressant puisque le Directeur se voit forcer de faire alliance avec une anti-inhumains.

Beaucoup d’actions badass et malgré tout quelques approfondissements de personnages (surtout Daisy et May), cet épisode réussit à atteindre un bon équilibre, sans être pour autant spécialement bon ou remarquable. Si je le dis autrement, il comble bien en étant particulièrement divertissant, mais il n’est pas forcément nécessaire à l’intrigue générale, dont l’enjeu est encore un peu flou je trouve (son introduction ne m’ayant jusque-là pas convaincu).

06.pngÉpisode 6 – The Good Samaritan – 14/20
’cause I was dead

L’épisode commence au labo de Momentum où j’ai fini par reconnaître Kerr Smith malgré sa vieillesse nouvelle.

Une nouvelle fois, l’intrigue se divise en plein de sous-histoires : Jemma est envoyée de son côté, Daisy & Robbie se planquent ensemble, Coulson & Mack travaillent ensemble, etc. La nouveauté vient des multiples chronologies de l’épisode, à la fois au laboratoire ou pour l’origin story explosive de Ghostrider.

Le petit frère de ce dernier est aussi insupportable que ne l’était le personnage de Chris (joué par le même acteur donc) dans Fear the Walking Dead. C’est sa tête à claques qui doit lui porter préjudice, mais franchement, cet acteur me sort par les yeux. Leur intrigue était en plus très prévisible cette semaine, ce qui n’a rien aidé.

Tout autant l’était celle de leur oncle qui se révèle comme le grand méchant de Momentum. Même sans avoir lu les comics, je ne peux pas dire que ça me surprenne.

Bref, c’était un bon épisode, mais l’ensemble reste assez faible : la saison se concentre trop sur de nouvelles intrigues secondaires et négligent ses personnages de base. La division de l’équipe telle qu’on la connaît n’aide vraiment pas à accrocher à ces épisodes, même s’ils sont bons. Ce n’est plus la série que j’attends et la transition est difficile. Le cliffhanger est néanmoins extrêmement efficace avec la disparition de Fitz, Coulson & Robbie pendant que l’oncle de ce dernier est enfin parvenu à son but.

capture-decran-2016-11-30-12-48-31Épisode 7 – Deals with Our Devils – 16/20
Do we look like that stupid on coms?

Après cette longue interruption dans la diffusion, il est dur de revenir dans l’intrigue de cette saison qui, en plus, m’a un peu déçu pour le moment. Cependant, le cliffhanger précédent est suffisamment bon pour se dire WTF dès le résumé.

Coulson, Robbie et Fitz ont donc disparu et l’ensemble de l’équipe finit en état de choc, tout le monde les pensant mort, à l’exception bien sûr de Daisy. Le premier acte suit donc l’équipe réagir aux conséquences de la perte de ce trio… Tandis que le second revient sur les mouvements du trio, en parallèle.

C’est parfaitement joué de la part d’un peu tout le monde et, même si le filtre est un peu dégueulasse, ça fonctionne à merveille et n’est étrangement pas redondant du tout, alors que ça aurait pu l’être.

Le troisième acte évolue à son tour en parallèle : Daisy est à la poursuite de Mack, infecté par Ghostrider, et May décide de ne pas respecter les volontés de Coulson, ce qui lui permet de découvrir l’intelligence artificielle créée par Radcliffe. L’effet répétitif se met maintenant en place avec la suite qui heureusement accélère le rythme. Cela permet une super réaction de Fitz, absolument paniqué mais si bien joué. Le personnage n’est une fois de plus pas épargné par les scénaristes, mais ça fonctionne toujours, surtout au moment des retrouvailles avec Jemma.

Cette dernière évolue une fois de plus de son côté et enquête sur un futur inhuman, coincé dans sa phase de transition depuis sept mois, une première qui intrigue forcément quant à son identité future (et passé). Et alors qu’elle solutionne le problème, elle est tenue à l’écart de sa trouvaille.

C’était un très bon retour cette semaine, avec un épisode qui réussit à merveille à tenir son intrigue tout en ayant un impact plus large, ce que le début de saison avait du mal à nous faire entrevoir. Je suis de nouveau 100% à bord donc, mais il ne reste qu’un épisode avant la mi-saison, c’est un peu tard.

08.pngÉpisode 8 – The Laws of Inferno Dynamics – 14/20
We’re not a team at all

Bon , je ne sais plus trop quoi penser de cette saison 4, je crois qu’ils m’ont vraiment perdu avec ces huit épisodes qui ne sont pas à la hauteur de ce pouvait proposer la série avant.

Je suis du coup plutôt content de voir la conclusion de l’intrigue Ghost Rider dans cet épisode, ça aura pris beaucoup trop de temps et empêché des développements beaucoup plus intéressants pour le reste de l’équipe, que ce soit le couple FitzSimmons, le personnage de May ou même la relation Daisy/Mack et, pire, Mack/Yoyo. Évidemment, je suis un peu déçu de le voir disparaître comme ça après autant de temps passé à s’occuper de lui.

En plus, j’attends toujours le retour de Bobby et Lance, qui me manquent beaucoup trop. Il n’y a plus non plus l’ambiance qui me plaisait tant dans la série en saison 2. Je ne sais pas trop quels choix font que la série a perdu tant en qualité, mais possiblement l’abandon des Secret Warriors si rapidement ou les morts de Ward & Lincoln non traitées à l’écran (le deuil des autres personnages, en tout cas).

Bref, cet épisode tente de corriger pas mal de ces défauts en montrant l’équipe travaillant ensemble avec leur robot que tout le monde connaît désormais. Cela fonctionne à peu près, surtout parce que Yoyo est toujours aussi badass (et clairement inspirée désormais des scènes de Quicksilver proposées par X-Men ou Avengers, plutôt que de s’en tenir à son pouvoir de base qui lui vaut son surnom).

Le Directeur est certes badass, Quake déchire au grand jour et la fin de l’épisode redonne un peu d’espoir pour la suite. C’est hyper frustrant car toutes les scènes que j’attendais dans le 4×01 ou 02 se trouvent dans les dix dernières minutes de l’épisode, où la réunion de l’équipe est un vrai plaisir.

Finalement, tout n’est peut-être pas perdu et j’espère que la seconde partie de saison saura remonter le niveau, en tout cas, la nouvelle intrigue m’intéresse déjà beaucoup plus et la scène Coulson/Daisy m’a énormément plu.

Slingshot.pngBonus – Slingshot – 16/20
The S.H.I.E.L.D doesn’t know about this.

Pour faire patienter durant le hiatus de Noël, ABC a proposé une websérie de six mini-épisodes se concentrant sur Yoyo. Voici mon avis dessus, après visionnage en mars (oups).

Vendetta – Yoyo se promène dans la base de bon matin et tombe sur Daisy. On apprend que les deux ont un secret commun, et le reste de l’épisode constitue un énorme flashback précédant le début de la saison. Autant dire que la websérie se déroule entre les saisons 3 et 4, donc. Yoyo rencontre Coulson qui se remet de sa démission. Cela aurait pu être sympa d’avoir un vrai épisode autour de tout ça, mais non. Et donc, Yoyo se lance dans une vendetta pour venger son cousin. OK.

John Hancock – Pas bien passionnant, ce second épisode voit Yoyo signer les accords de Sokovia et voler une carte d’accès au Directeur. Elle ne se fait pas prendre avec son pouvoir, mais elle est grillée d’avance, un peu. Il était intéressant cependant d’en voir plus sur les accords, parce que l’on n’a vu personne les signer jusque-là.

Progress – Un peu plus long que le précédent (ouf), cet épisode voit Yoyo lancer une recherche dans le laboratoire pour retrouver un homme qu’on imaginait lié à son cousin et qui est clairement celui contre qui elle veut se venger. Elle balade ainsi Fitz & Simmons, en les endormant notamment en parlant de leur hébergement. Là encore, la thématique Fitzsimmons aurait pu être intéressante dans un épisode de la série, et c’est frustrant d’avoir simplement ces petites scènes. Yoyo partage également une scène avec Mack, et c’est mignon de les voir ensemble.

Reunion – Grillée par May à la fin du mini-épisode précédent, Yoyo reçoit de sa part une leçon d’espionnage pas cool. Tout ça n’est que prétexte pour l’envoyer à la poursuite de son homme à Baltimore. Pas de bol, elle se fait assommer en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Dealbreaker – Yoyo a donc retrouvé le meurtrier de son cousin, mais pas de bol, elle est incapable de lui faire quoique ce soit car elle est emprisonnée par celui-ci. Elle est aussi sur le point de se faire tuer, mais c’est sans compter sur l’intervention providentielle (et attendue, à vrai dire) de Daisy pour la sauver. Du coup, ils ont vendu ça comme des épisodes autour de Yoyo, mais en fait, c’est juste un épisode d’Agents of S.H.I.E.L.D classique, avec Yoyo dans toutes les scènes et sans les scènes où elle n’apparaît pas.

Justicia – Une conclusion de trois minutes, c’est un peu décevant. Ramon se fait donc tuer, mais pas par Yoyo, seulement par sa connerie de vouloir tuer les Inhumans. Dommage pour lui. Le flashback se termine alors sur l’arrivée du S.H.I.E.L.D. Daisy et Yoyo couvrent les traces de ce qu’il s’est passé ce jour-là, pour que Yoyo ne se fasse jamais prendre en train de violer les accords. Mouais. Il n’y a donc eu personne pour surveiller son activité pendant plusieurs mois ? Pas très efficace les accords de Sokovia !

Je trouve qu’il y avait là le potentiel de faire un vrai épisode complet et intéressant du S.H.I.E.L.D, et probablement plus intéressant que le premier tiers de saison. Seulement, condensé autant que possible en 25 minutes, l’histoire peine à gagner en profondeur et en intensité, surtout que le passage d’un perso important de la série à l’autre est un peu artificiel. Après, ça fait bien son travail de faire patienter en attendant un vrai épisode et j’adore toujours autant Elena Yoyo !

09.pngÉpisode 9 – Broken Promises – 17/20
I’m not an inhuman, I’m your brother

C’est la reprise ! Agents of S.H.I.E.L.D parviendra-t-elle à récupérer son titre de noblesse dans mon coeur? Rien n’est moins sûr après une première moitié de saison tout de même assez décevante. Le renouvellement proposé ne m’avait pas spécialement convaincu, mais les intrigues de cette seconde partie semblent bien plus prometteuses.

L’Agent May est toujours vivante mais mal en point, car remplacée par un robot. Cela n’est évidemment pas trop développé pour l’instant, même s’il est suggéré que May-bot ignore qu’elle n’est pas May, contrairement à ce que j’imaginais.

L’intrigue du Sénateur Nadeer se met peu à peu en place, avec une backstory un peu chiante au départ quand même.

Daisy devient une superhéroïne pour le public, ce qui est une évolution bien plus intéressante déjà que ce qui était proposé cette saison, mais qui paraît encore trop détaché du public humain qui était la base de la série. Il est quand même cool de la voir partir en mission avec le Directeur et Simmons, qui continue malheureusement d’évoluer loin de Fitz. Ce trio m’a un peu rappelé les backstories de Bobbi et Hunter (c’est peut-être eux qui manquent le plus finalement) et est clairement la réussite de cet épisode, montrant que la réinvention apporte parfois du bon.

Quant à l’intrigue Nadeer, elle a pris du poids avec cet épisode et c’est une bonne chose, car elle commence enfin à montrer son vrai visage. Je suis dégoûté pour Vijay et c’est bien joué après deux épisodes.

Et puis, il y a de bonnes pistes pour la suite de la saison. La décision est prise de s’occuper du cas d’Aida avant que la situation ne dérape, dans un monde qui est censé avoir connu Ultron. Pas de bol : la situation a déjà dérapé. Fitz et Radcliffe s’en rendent compte légèrement trop tard.

Cela occupe le reste du casting qui veut la retrouver, dans une partie d’épisode un peu trop prévisible au premier abord. Cependant, et comme bien souvent avec Agents of S.H.I.E.L.D, il y a de bonnes surprises sur le dernier acte. Ainsi, Aida parvient à mettre la main sur le livre… mais elle se fait décapiter en deux secondes par Mack. Si je m’attendais à la voir y passer, je pensais bien qu’elle s’en prendrait à quelqu’un avant, pas que ce serait « bâclé » comme ça. Excellente scène.

La révélation de Radcliffe comme grand méchant ne peut pas vraiment me surprendre, car c’était attendu, mais je ne m’attendais pas à une seconde Aida. Là aussi, je découvre de bonnes pistes pour la suite.

Pour conclure, j’ai aimé les réflexions meta tout au long de l’épisode, que ce soit celles aux films ou Daisy/Fitz/May faisant référence aux saisons passées et aux récurrences du scénario. Cela fonctionnait plutôt bien, alors que c’est toujours une prise de risque énorme.

La relation Yoyo/Mack est juste trop cool, depuis le temps que je l’attendais, je suis content de les voir enfin ensemble comme ça. C’est presque mieux que Fitzsimmons, tant Fitz et Simmons passent la saison loin l’un de l’autre. Actuellement, je suis limite à shipper Simmons/Vijay (c’est quoi ce cliffhanger ?) et Fitz/Aida. C’est dire !

Bref, cet épisode marque un bon retour pour la série et je vois mes espoirs repartir pour une seconde partie à la hauteur des autres saisons. Tout est encore possible, et c’est bien là l’avantage de la réinvention constante proposée par la série. À suivre.

Capture d'écran 2017-01-18 12.57.51.pngÉpisode 10 – The Patriot – 17/20
You’d think a damn spy would understand the need to keep it secret

Et ben voilà, cette seconde partie de saison délivre pleinement toutes ses promesses et je retrouve la série dont j’étais fan ! Tout n’est pas parfait, mais au moins, les bases sont solides.

Cet épisode commence sur une cérémonie qui redéfinit une bonne fois pour toute la place de Daisy et qui sert de prétexte au lancement de cet épisode, qui voit le Directeur être la cible d’un attentat. Grâce à de multiples attaques sur sa personne, on apprend contre toute attente qu’il n’est pas un Inhuman. Et ça, franchement, c’est très très bien joué, car je ne m’y attendais pas.

J’aurais aimé que la mallette soit un peu mieux introduite, qu’elle soit un mystère sur la première partie de saison par exemple, mais c’est franchement ce dont la série avait besoin pour se relancer sur une très très bonne voie.

En parallèle, cet épisode se permet un retour aux sources hyper agréables, on a des gags (la tête coupée d’Aida et la scientifique, la main de Coulson qui perd la connexion…), Daisy en salle d’interrogatoire et surtout, SURTOUT, le vrai retour de Fitzsimmons, notamment au moment de la révélation du Projet Patriot. Ces deux-là me manquaient et je suis vraiment heureux de les retrouver en couple fonctionnel, même si cela sera de bien courte durée puisque Fitz redonne vie à Aida. Mais pourquoi Fitz ? Contente-toi de Simmons purée !! Il déconne grave, mais en même temps, le fait de les avoir revu ensemble me fait lui pardonner (pour l’instant) car je suis trop heureux.

J’ai moins accroché au personnage de Radcliffe, même s’il fait un bon méchant.

En revanche, l’intrigue de l’Agent May fonctionne plutôt pas mal pour l’instant, et sans trop traîner avec un premier réveil dans le labo et un combat rapide contre Racliffe et Aida. Je sens poindre l’épisode simulation – du déjà vu ailleurs, mais bon. J’adore Person of Interest, je ne peux pas me plaindre si cela finit par arriver.

Pire encore, j’ai adoré la relation entre Daisy et May dans cet épisode, mais c’est une fausse May alors je suis hyper frustré ! Il était temps qu’on les retrouve ensemble ces deux-là, et c’est dommage que ce soit une scène vouée à être réécrite plus tard. Leur duo fonctionne toujours autant et le cliffhanger est très bon, avec May qui découvre qu’elle est un robot (ce qu’elle savait sans le savoir, clairement, quand elle dit que quelque chose est off), je suis impatient de voir où cela va nous mener.

Une confrontation avec Radcliffe ? Un aveu terrifié à Coulson ? IM-PA-TIENT je vous dis !

Dans les moins : le sénateur Nadeer absente, c’est dommage, la relation de mentor de May vis-à-vis de Piper (je croyais même à une histoire lesbienne en début de saison, hein !) a totalement disparu et c’est très dommage, j’aurais aimé que ce soit Piper qui découvre l’imposture, par exemple.

Capture d'écran 2017-01-25 13.44.23.pngÉpisode 11 – Wake up – 15/20
That’s just how you’re built

Cet épisode aurait pu avoir une bonne meilleure note si la moitié de son intrigue n’avait pas été si prévisible et pompée sur une autre série diffusée il y a un moins d’un an.

Je n’ai pas trop compris l’intérêt de nous montrer l’enlèvement de May, toute l’introduction n’apporte absolument rien et en plus, on sait directement vers quoi on se dirige, à savoir une simulation de qualité médiocre où elle tente de s’enfuir. C’était bien meilleur dans l’autre série. Heureusement, la toute fin de l’épisode rattrape cette intrigue très moyenne en ramenant May à l’époque où elle est devenue la cavalerie. Là, je dis pas, c’était plutôt bien trouvé comme rebondissement et ça devenait plus intéressant sur la construction du personnage. Cependant, je n’oublie pas que la moitié de l’épisode était parfaitement inutile et déjà annoncée la semaine dernière, puisque Radcliffe prévoyait de la faire combattre.

C’était tout de suite bien plus intéressant du côté de la fausse Agent May, qui sait donc qu’elle est un robot mais n’en parle à personne, car elle est programmée pour ça. Cela fonctionne plutôt très bien, c’était agréable à voir. J’ai aimé sa confrontation avec Fitz en début d’épisode, pour le jeu de mot qui nous fait douter de lui. À partir de là, je me suis dit que c’était bon, il était du bon côté, c’était trop gros comme clin d’oeil des scénaristes.

Mieux encore, la confrontation May-bot et Radcliffe, mais mon dieu, que Ming-Na joue beaucoup trop bien. Oui, d’ailleurs, trop bien car c’est censé être un robot quand même, mais ses émotions sont tellement ouf !

Bon, et ensuite, vient l’intrigue de l’épisode que j’ai hésité à considérer comme vraie pendant une partie de celui-ci, craignant une simulation globale. Ce n’était heureusement pas le cas, car Jemma est juste la copine parfaite pour Fitz, elle est tellement kiffante !

Idem pour Mack et Yo-yo dont le développement en tant que couple passe la vitesse supérieure cette semaine. J’adore Yo-yo et je trouve qu’elle fait énormément de bien au personnage de Mack auquel je n’accrochais pas plus que cela avant (il était un peu cliché, comme ils le disent si bien).

Enfin, il fallait bien faire avancer également le fil rouge et c’est chose faite avec le procès de Daisy qui a opéré illégalement en rapport avec les accords de Sokovia. Lien sympa avec la franchise Marvel, ça fonctionne à fond et le procès est très bien mené, montrant Nadeer avoir une main de maître. Pas de grosse surprise de voir qu’elle bosse avec Radcliffe en revanche, mais je ne m’attendais pas à ce que Fitz le headshot comme ça… et encore moins à ce que Radcliffe soit un robot.

C’était pourtant un peu prévisible, mais ils m’ont endormi avec l’intrigue May. Du coup, je suis passé de 14 à 15, mais je reste un peu déçu de la partie simulation. J’espère que ce sera mieux la semaine prochaine !

11.pngÉpisode 12 – Hot Potato Soup – 13/20
But still, kidnapping a Koening? It’s like catching moonlight.

Les agents Koening sont enfin de retour, pour se faire kidnapper par les hommes du sénateur Nadeer et offrir une intrigue classique de torture à suivre, avec Radcliffe qui se fait passer pour un gentil, puis non, etc. Les grands classiques… les grands ennuis.

Franchement, j’avais l’impression de regarder une vieille série des années 90, même le décor du sous-marin n’aidait pas. Et comme en plus, le coup de l’échange entre agents Koening est prévisible, il n’y avait rien pour me plaire dans cette partie de l’épisode !

De son côté, Fitz répare le robot Radcliffe, ce qui occupe Mack et Simmons tout l’épisode. C’est une bonne idée de chercher les informations directement à la source, et c’est exactement ce que faisait Fitz avec Aida. Je suis bien content de ce développement autour du personnage de Léo, ça fonctionne à merveille avec la révélation que Radcliffe connaissait son père et l’existence d’un cerveau pour les machines. Nous, on le savait déjà, alors forcément c’est un peu long à voir se mettre en place.

En arrière-plan, la relation Coulson/May continue de se développer et est de moins en moins convaincante, jusqu’au baiser qui paraît beaucoup trop forcé.

À l’inverse, le développement de Skye/Daisy/Quake en super-héros continue d’être marrant, avec cette fois le sujet des fanfics. J’attends toutefois un impact plus important pour la suite de la saison. Si elle est une telle star, elle devrait attirer les convoitises, et ça peut permettre de bien meilleurs épisodes. J’espère en tout cas, car ce n’était pas ça cette semaine, une fois de plus.

La seule bonne surprise des premiers actes était l’existence d’une soeur Koening.

Comme toujours avec Agents of S.H.I.E.L.D cependant, les éléments se mettent en place lentement dans les trente premières minutes pour mener à un dernier acte beaucoup plus réussi. L’ensemble du casting découvre donc que May est un robot un peu plus vite que prévu, grâce à Simmons qui le comprend au moment où Coulson s’en rend compte. Dommage, ça aurait pu être intéressant de les voir être au courant et en jouer. Et en même temps, tant mieux, je préfère que ça ne traîne pas trop cette affaire de May-bot, car j’aimerais voir le personnage de May revenir.

Clairement, cela devrait occuper le(s) prochain(s) épisode(s), et en attendant, il faut se contenter d’un échec massif du S.H.I.E.L.D qui perd le bouquin et ne récupère pas son meilleur agent.

C’était malgré tout un épisode lent, pour ne pas dire ennuyeux, et l’acte final ne suffit pas trop à me persuader de montrer la note cette semaine, surtout que le cliffhanger était particulièrement naze !

Niveau guests, cet épisode se fait plaisir avec la famille Koening (oh, hey, OB, hey, Scandal) et le capitaine (oh hey, the 100) du sous-marin. C’est toujours cool de voir des visages connus dans un épisode, mais franchement, je ne suis pas bien fan du rôle du capitaine pour le moment.

13.pngÉpisode 13 – BOOM – 15/20
-Fitz, you’re brilliant!
-Well, we said it at the same time.

Bien que nous sommes en pleine période de mi-saison qualitativement moins performante, Agents of S.H.I.E.L.D propose cette semaine un épisode plutôt solide qui délivre deux intrigues séparées qui font avancer le fil de la saison.

D’une part, Coulson et Mack sont en Espagne et tombent sur Aida… Ce n’est que le modèle qui a servi d’inspiration à Radcliffe. Le personnage du méchant devient encore un peu plus cliché avec la révélation de cette intrigue, il est donc parti sur son délire de robot pour sauver son ex. C’est assez pathétique pour le personnage et c’est un fétichisme hyper dérangeant, surtout que la nana finit par lui tomber dans les bras, convaincue qu’il va lui sauver la vie.

OK, il a juste fait un robot à ton image pour assouvir ses fantasmes, meuf, il faut fuir. Assez prévisible, cet intrigue finit donc sur la mort du modèle original alors qu’Aida, elle, développe une conscience robotique qui lui est propre. Oh oh. Elle exprime ainsi de la jalousie face à une photo, puis vole le collier avec l’alliance en toute fin d’épisode. Ce n’est vraiment pas bon signe.

Une fois n’est pas coutume, je n’accroche pas au méchant de la saison, exactement comme je n’accrochais pas trop à l’oncle de Ghostrider. C’était plus efficace quand c’était Ward quand même (encore que, c’était aussi un point faible de la série en saison 3, je trouve).

La seule méchante à laquelle j’accrochais bien, c’était le sénateur Nadeer, et la seconde intrigue de l’épisode la voit se faire exploser. Oups.

Cette intrigue commence avant tout par la révélation que le Directeur ne peut pas continuer à prendre son sérum le rendant invincible, car il a trop de risques de faire une crise cardiaque. Dès lors, tout est fait pour nous montrer sa difficulté à redéfinir sa place au sein de l’équipe. Ce n’est pas très subtil, mais c’est plutôt efficace dans l’ensemble, surtout que cela permet de retrouver enfin Fitzsimmons.

Cela fait quelques épisodes que le couple est redevenu ce qu’il était en saison 1, et ça fait énormément de bien à la série, car ça ajoute une dose d’humour naturelle. Les « Don’t do that » de Simmons quand Leo risque sa vie, c’était absolument parfait.

Côté méchant, donc, on se retrouve avec un inhuman capable d’exploser et de se régénérer. C’est une excellente intrigue et un pouvoir qui aurait mérité le développement sur plusieurs épisodes peut-être, car il y avait moyen de faire au moins un autre attentat. La révélation première de son pouvoir est hyper efficace, de même que le moyen de le contenir ou l’évolution de la psychologie du personnage. Rien à en redire donc.

Par contre, le fait que ça nous laisse le capitaine russe comme méchant, je suis déjà plus sceptique (surtout que je n’arrive toujours pas à savoir si j’aime bien cet acteur ou pas, aussi vu dans The 100). Le coup des russes dans une série d’espionnage, c’est bon quoi, on n’est plus dans les années 90 les gars.

En définitive, il y avait de bons thèmes dans cet épisode, de vraies surprises (Nadeer, repose en paix) et un rythme efficace, mais aussi quelques défauts de fond qui font que la série n’est plus aussi géniale qu’avant. Elle n’en reste pas moins un divertissement réussi qui se laisse regarder avec plaisir, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’ils sont capables de faire mieux.

Il faudra voir comment évolue l’intrigue May, laissée un peu de côté cette semaine, même si beaucoup évoquée par Coulson, qui apprend qu’elle est encore en vie. Quant au Directeur, il trouve finalement sa place en se laissant capturer pour sauver tout le monde. Mouais, ça, je suis déjà moins convaincu, même s’il sera intéressant de les voir découvrir qu’il n’est pas inhumain.

14-2.pngÉpisode 14 – The Man Behind the Shield – 13/20
This is why I don’t have Facebook

L’épisode débute sur une simulation sympa entre Daisy et Coulson, qui nous montre bien l’évolution du monde dans lequel évoluent nos agents (meilleur jeu vidéo du monde auquel tout le monde a le droit dans l’épisode).

Tout cela nous mène à la révélation d’une base dans le grand froid où quelqu’un a secrètement espionné Coulson… Salut, le russe !

Ce dernier est en compagnie de Radcliffe dans son pays, mais aussi avec le Directeur pris en otage dans l’épisode précédent et dont la torture n’apporte pas grand intérêt. Tout le début de l’épisode est long à se mettre en place alors qu’il y a pourtant une bonne situation de base. Pourtant, le temps est perdu avec quelques flashbacks concernant la relation May/Coulson. La relation entre eux est très sympa mais à des années lumières de ce que l’on a connu en saison 1. Peut-être peut-on et doit-on blâmer  l’intrigue de la cavalerie ?

Finalement, de ce début, seul Mack qui reproche à Léo ses choix passés est excellent.

Fitzsimmons restent la meilleure chose développée cette saison. Autant dire les choses comme elles sont : je me suis ennuyé pendant les trois quart de l’épisode, et la structure de la série me blase de plus en plus. Tout cela nous mène à la confrontation Coulson/Russe, qui se sont donc déjà rencontrés dans le passé. Coulson annonce clairement qu’il n’en a rien à foutre (je me sens moins seul) et laisse Daisy gérer (longuement) le problème.

La mission n’est pas des plus passionnantes mais ses conséquences sont passionnantes, avec l’ensemble des personnages importants (à l’exception de Fitzsimmons) remplacés par des robots.

C’est un peu gros, surtout qu’on ne voit pas à quel moment ça se produit pour chacun, mais j’adore l’idée qui pave le chemin pour un épisode de dingue la semaine prochaine, qui devrait se centrer autour de Fitzsimmons.

Bref, c’était bof cette semaine, mais ça devrait s’améliorer dans l’épisode 15. Il me reste l’énorme question, l’ascenseur utilisé par le russe en début d’épisode et par Coulson/Mack/le Directeur à la fin est-il celui de la saison 4 de POI ?

15.pngÉpisode 15 – Self Control – 20/20
This is not how your the story ends

L’ensemble des grosses têtes du S.H.I.E.L.D est donc remplacé par des robots, et seuls Jemma et Léo le savent. Avec une telle base, il est évident que l’épisode promet du lourd et l’équipe ne s’est pas gênée pour survendre l’épisode tout au long de la semaine sur Twitter.

Dirigé par Jed Whedon, cet épisode envoie effectivement du lourd, sur le plan technique (multiples travelings, notamment) comme sur le plan scénaristique. Difficile de ne pas avoir quelques flashbacks de Dollhouse avec certains dialogues (notamment Coulson/May), mais ça fonctionne et l’épisode est probablement l’un des meilleurs de la série.

Fitzsimmons décident d’agir comme si de rien n’était, autrement dit, ils sont grillés d’avance, à ne pas vouloir se séparer. Peu importe en fait, car très rapidement, on découvre que l’un d’eux est également un robot. Commence alors l’une des scènes les plus longues de la série (dans le ressenti en tout cas), avec une performance exceptionnelle de la part des deux acteurs, leur personnage se soupçonnant l’un et l’autre. J’ai immédiatement soupçonné Fitz d’être l’android, mais la scène a malgré tout réussi à me mettre le doute et à me faire sursauter quand Fitz plante le couteau dans la jambe de Simmons. Mon dieu, quoi.

Épisode brillant, qui parle même mariage alors que Jemma est torturée. La torture monte un cran plus haut quand elle se voit alors forcée de tuer Léo, dans un meurtre très Césarien. Brillant.

L’autre surprise de l’épisode vient du fait que Daisy n’est pas un robot, mais bien elle-même. Le début essaye pourtant de nous faire croire qu’elle l’est, et l’écriture comme le jeu de l’actrice va dans ce sens. La révélation fonctionne alors, même si j’aimerais qu’on m’explique un peu mieux le cliffhanger de l’épisode précédent.

On voit en tout cas Daisy repartir dans l’angoisse qu’elle avait déjà traversé en saison 1 : après la trahison de Ward, elle doit se faire à la trahison de l’ensemble de l’équipe. Pas simple, surtout qu’il existe beaucoup de copies d’elle-même. Elle finit par retrouver Jemma et après un moment d’incertitude, les deux parviennent à se convaincre mutuellement qu’elles ne sont pas des robots et se câliner. Tout aussi réussi.

Au passage, Daisy a découvert la vérité sur tous les autres robots, mais elle réussit à garder le contrôle et propose de se rendre dans la simulation. Jemma, à l’inverse, perd alors tout contrôle d’elle-même, ce qui offre une nouvelle performance bien réussie pour toutes les deux. Le plan est intéressant et promet un épisode qui garde le rythme haletant.

Et effectivement, toute la fin est haletante : Radcliffe se fait tuer un peu sans surprise par une Aida qui prend de plus en plus le contrôle. Celle-ci s’amuse même avec le russe qui se réveille robot en fin d’épisode, mais robot contrôlé à distance. C’est intrigant et je ne vois pas trop où cette intrigue va aller, vu qu’il ne reste plus grand monde dans notre réalité.

En effet, la fin d’épisode voit Jemma et Daisy gazer tous les agents humains pour les différencier des robots. Cela leur permet de faire alliance avec Piper (de retour, yeaaah) et deux autres des figurants habituels. J’approuve totalement ce choix. Les filles parviennent à passer la sécurité pourtant assurée par le May-bot.

Effectivement, cette dernière a pris le contrôle sur son programme, préférant protéger le vrai Coulson que le robot Coulson. Elle fait donc exploser la base du S.H.I.E.L.D, comme ça, normal. C’était une autre décision excellente de l’épisode, et fidèle en plus à ce que l’on sait du personnage du robot.

Toutes les cartes sont jouées les unes après les autres, avec beaucoup de brio. J’en suis même triste de voir cette explosion finale qui les tue tous (a priori, en tout cas). Heureusement, juste avant Daisy, Jemma et leurs trois nouveaux alliés (qui ont dû passer par May aussi ?) ont démarré le vaisseau et se sont barrés avec, pour rejoindre une Yoyo qui n’est pas passée loin de se faire buter par le S.H.I.E.L.D, une fois de plus.

Et le dernier acte est encore plus horrible que tout le reste de l’épisode, aussi improbable que ça puisse paraître. Daisy & Jemma décident de se rendre ensemble dans la simulation pour retrouver leurs amis, les réveiller et espérer les retrouver dans la réalité. Je refuse d’avance ce plan foireux : rester trop longtemps dans la simulation risque de les tuer, y mourir les tue. Et clairement, dans cet épisode, ils ne sont plus à un meurtre près.

Vient alors le cliffhanger le plus énorme de la série (et pourtant, la fin de saison 2 se posait déjà là avec la disparition de Jemma) : Daisy se réveille dans son bain et apprend qu’elle a un copain. Si elle pense à Lincoln, le fait que Luke Mitchell soit embauché par Blindspot suffit à faire comprendre que ce n’est pas lui, mais bien ce putain d’Agent Ward. Brett Dalton a donc trouvé le moyen de revenir dans la série, et j’espère qu’on le verra plusieurs épisodes, car cette réalité alternative est une belle occasion de boucler une fois de plus les choses.

Quant aux autres personnages, c’est varié mais tous sont dans une sorte de happy end similaire (ou pas) : Mack vit clairement avec Hope, sa fille, Coulson est devenu prof pépère… Léo est riche et en couple avec… PAS Jemma, qui est morte ! Et May bosse pour… Hydra. Oh putain, cela ouvre tellement de perspectives !

J’ai espoir que Léo soit avec Bobby, quitte à ramener Ward, ramenez aussi les personnages que j’aime.

Ma plus grande interrogation reste Jemma. Franchement, je ne vois pas ce qu’ils peuvent en faire : elle est enterrée depuis un certain temps (la date est astucieusement couverte néanmoins), du coup, même si elle se réveille dans son corps, elle est bonne pour claquer. Seulement, je REFUSE (en lettres majuscules, oui) qu’elle meure comme ça, surtout après cet épisode, surtout après tout ce qu’il s’est passé. Et en même temps, les phrases de Daisy sur son couple avec Fitz qui résiste à tout ne me rassure pas spécialement.

Bordel, je m’attendais à un épisode sur Fitzsimmons atroce, pas à une véritable fin de saison dissimulée en mi-saison. Jed & Maurissa, les producteurs, avaient teasé la fin de l’intrigue sur l’intelligence artificielle… Mythos, ils l’amènent juste au level supérieur, et ça va être chaud, ça va être très très chaud.

En tout cas, les perspectives que ça ouvre sont encore meilleures, et cette saison semble suivre une évolution qualitative d’arc en arc. Bien content de voir qu’on se dirige vers ce qui promet d’être leur meilleure partie de saison depuis la révélation d’Hydra. Je suis totalement convaincu par les twists proposés.

Et dire que je pensais naïvement qu’on me survendait l’épisode cette semaine.

Capture d'écran 2017-04-05 13.20.01.pngÉpisode 16 – What If… – 20/20
Ugh this isn’t a framework, this is hell

Après une interminable pause, Agents of S.H.I.E.L.D est enfin de retour ! Et le titre de cet épisode est à peine traumatisant (il se traduit littéralement « Et si… »), parce que j’ai bien cru qu’on allait avoir droit qu’à un épisode comme ça alors que non, ça se confirme, on aura tout l’arc ! Je suis tellement motivé par cette troisième partie de saison qui s’avère déjà bien meilleure que les deux dernières saisons réunies. Je suis presque content de l’errance de la série en début de saison puisqu’elle nous a amené peu à peu à la possibilité de cette intrigue.

Traumatisant : c’est exactement le mot pour décrire ce qui arrive à Daisy dans cet épisode, puisqu’elle se réveille petite amie de Ward et travaillant pour Hydra. Et bien sûr, elle s’appelle encore Skye. Oh mon dieu, la série propose très exactement ce que j’ai toujours voulu voir autour de Skyward, ce couple mythique qui n’a jamais eu l’occasion de devenir. Je ne peux m’empêcher d’anticiper sur des adieux déchirants en fin de saison.

En attendant, je suis si heureux de retrouver Brett Dalton. Je l’ai détesté plus d’une fois au cours de la série et j’étais plus que content de voir enfin Hive périr en fin de saison 3 (j’étais plus traumatisé par la mort de Ward des mains de Coulson), mais c’est parce que j’en avais marre de voir un personnage si bon être autant gâché. Là, on retrouve le Ward des débuts, et c’est génial.

Bien sûr, cet épisode nous propose avant tout une dystopie où Hydra domine le monde : Lincoln & Jemma sont morts (pauvre Daisy), May est une opératrice Hydra, Coulson n’est même pas un agent. Daisy répond donc de nouveau au nom de Skye (merci mon dieu) et les scénaristes nous proposent la meilleure fanfiction de la série. Skye se retrouve à enquêter sur Vijay, que je ne pensais pas revoir dans la série, mais qui marque un retour apprécié. Il est assez rapidement évident qu’il y a une taupe au sein d’Hydra puisqu’il a de faux papiers et j’ai vite compris qu’il s’agissait de Ward quand ce dernier fait en sorte que Vijay ne parle pas. Ward du bon côté de la force ? ALLELUIA !

Meilleure. Fanfiction. Du. Monde.

L’épisode met du temps, mais il finit par nous révéler que Jemma est bien vivante. Heureusement, elle n’est pas enterrée comme le suggérait l’épisode précédent, son corps est simplement abandonné dans une ancienne base du S.H.I.E.L.D. Son réveil est donc parfait, puisqu’elle se retrouve sur ses propres ossements et fringuée comme une SDF. En plus, voir Jemma perdue, ça me rappelle son détour sur l’autre planète en saison 3, épisode que j’ai revu hier soir. Et mon dieu, que cette actrice déchire.

Pour tout arranger, elle a en plus la voix cassée, ce qui améliore encore sa performance. Bon, bien sûr, Jemma sait se débrouiller, même si elle met du temps à comprendre ce nouveau monde, plus encore que Daisy. Autant Daisy semble perturbée, autant Jemma qui casse en permanence l’illusion à nous rappeler qu’il s’agit d’une simulation est géniale.

Il lui faut un peu trop de temps pour comprendre que le S.H.I.E.L.D est tombé, son retour à la vie est donc compliqué, surtout qu’elle utilise son nom alors qu’elle ne devrait pas. Pourquoi ? On ne sait pas bien, mais elle a désormais les ressources pour s’en tirer, ce n’est plus une banale scientifique comme en saison 1. Elle fait quelques recherches et finit par rendre une petite visite à Coulson.

C’est peut-être le point faible de cet épisode, au départ : Coulson est un professeur anti-inhumans, que l’on voit ne pas réagir lorsqu’un de ses élèves est embarqué au milieu de son éloge pour Hydra. Ce n’est pas si mal comme introduction du personnage, mais on a du mal à voir comment il a pu en arriver là. J’ai en revanche aimé le tacle aux Fake News et Alternative Facts, qui se retrouve dans de plus en plus de séries.

Jemma rend visite à Coulson, donc, et nous livre une des plus belles scènes de l’épisode, le suppliant de se souvenir d’elle. Une fois n’est pas coutume, c’est Tahiti qui va nous ramener notre Philou préféré : « it’s a magical place ». Cette référence aux premières saisons était hyper bien gérée, j’ai adoré la retrouver. Et même s’il se sait désormais cinglé, Coulson refuse de voir la vérité en face et balance Jemma, forcément. Il faudra une intervention finale de Daisy pour qu’il se souvienne enfin des choses et remette en question sa réalité. C’est presque trop rapide, j’aurais préféré que ça traîne sur un épisode de plus, car j’aurais aimé voir la série nous développer cette simulation sur toute la saison.

Oui, quand j’aime, j’en veux toujours plus que voulez-vous !

Jemma sympathise après sa rencontre avec Coulson avec un élève de celui-ci un peu rebelle. J’espère qu’on le reverra : le personnage n’apporte pas grand-chose, mais voir Jemma lui dire qu’il n’est qu’une putain de ligne de code, c’était jouissif.

Elle finit par retrouver Daisy au point de rendez-vous, après que celle-ci se soit débarrassée de Ward en prétendant être vexée parce qu’il n’a pas voulu emménager avec elle. Daisy a aussi et surtout eu l’occasion de voir à quel point May était devenue maléfique et à quel point Fitz faisant un méchant parfait. Il est désormais un docteur maléfique d’Hydra, digne représentant des docteurs nazis faisant des tests sur leurs patients. Terrifiant.

Et terrifiant surtout de voir l’acteur gérer aussi bien ce rôle, aux antipodes de Fitz (et pourtant !).

Daisy et Jemma n’ont pas vraiment le temps de chaudes retrouvailles, car elles sont rapidement poursuivies par Hydra. Elles tombent surtout sur Ward, qui révèle être de la résistance. Je l’avais vu venir, mais la révélation ne pouvait pas être plus parfaite. Il n’a aucun souvenir de Jemma, mais celle-ci déteste toujours autant Ward et la relation qui s’instaure entre les deux est juste purement jouissive. Elle ironise sur le fait qu’il soit un double agent qui a cherché à protéger Skye et est juste hilarante dans toutes ses répliques, au beau milieu d’une course poursuite. Elle est parfaite dans son rôle, on sent l’actrice heureuse de jouer ces scènes et ça se voit dans sa qualité de jeu.

Bon, bien sûr, Daisy et Jemma décident finalement de se réveiller pour travailler à un nouveau plan car tout a changé par rapport à ce qu’elles envisageaient. Et pour cause, Aida a supprimé tous les problèmes des agents : May n’est pas la cavalerie, Coulson vit une vie tranquille, Fitz… n’a pas rencontré Jemma et est amoureux d’Aida. Bon, dire que Fitz aurait forcément mal tourné sans Jemma, c’est un peu gros, mais en même temps, j’aime tellement le couple que ça me va d’imaginer Fitz perdu sans cette rencontre. Je tiens à dire aussi que je ne remarque que maintenant l’absence de Mack dans cet épisode, alors que j’aime pourtant son personnage. Tant pis, je suis sûr qu’on le verra assez pour compenser ça la semaine prochaine, et ça n’empêche pas cet épisode d’être excellentissime. Pas de Bobbi ni de Hunter, mais ça, ce n’est pas une surprise, c’est juste moi qui rêvait.

Quant à Daisy et Jemma, bien sûr, leur plan pour se réveiller ne fonctionne pas. Elles sont donc à leurs tours coincées dans la simulation, alors qu’Aida sait qu’elles sont là. Cet arc est juste génial et j’attends impatiemment la suite des Agents of Hydra désormais, parce que oui, le générique a encore changé et il est parfait.

Screenshot_2017-04-12-11-52-00Épisode 17 – Identity & Change – 18/20
Don’t worry I make my own soap now

Décidément, Agents of S.H.I.E.L.D ne se fout pas de nous dans cette troisième partie de saison qui dépasse toutes mes espérances. Tout le casting prend plaisir à jouer cette intrigue, ça se sent, et en tant que public, c’est jouissif. Les errances du scénario en début de saison sont vite oubliées en ce qui me concerne, mais il n’est pas nouveau que je suis hyper indulgent avec cette série.

Cette semaine, il y a deux grosses intrigues qui se croisent : d’un côté, la réintroduction du personnage de Mack dans la série (et sur le serveur d’Aida), de l’autre, le suivi des aventures de Jemma, confrontée à Léo cette semaine. Et les deux sont passionnantes.

La première est un peu moins prenante, on va dire, mais c’est vraiment histoire de savoir par où commencer que je dis ça. Donc, Mack vit avec sa fille, a priori, en père célibataire, ce qui me laisse bon espoir pour une arrivée de Yoyo par la suite. On découvre assez vite qu’Hope a des choses à se reprocher malgré son jeune âge et cela fait un bon point d’entrée pour le reste de l’intrigue.

Il n’est pas surprenant de voir May et Daisy se rendre chez Mack pour l’arrêter, sauf que bien sûr Daisy vit bien mal tout cela. May, encore plus badass en méchante qu’en gentille, s’en rend compte et lui tend le piège le plus grossier de l’histoire. Mack révèle donc à Skye qu’il connaît sa vraie identité, qu’il est agent du S.H.I.E.L.D, mais Daisy comprend un peu trop tard qu’elle est piégée.

Cela nous mène à une scène d’action vraiment bien foutue où Daisy tente de s’enfuir d’Hydra, mais c’est bien sûr mission impossible. Autant elle tombe comme une idiote dans le piège de May, autant les scènes d’action qui suivent sont géniales et nous montre les progrès dingue de l’agent depuis la saison 1. Elles paraissent loin les scènes de boxe avec Ward désormais ! Malheureusement, elle se fait finalement rattraper au dernier moment (forcément) et se laisse arrêter. Bien vicieux, les scénaristes la laisse alors se faire tabasser et putain, quel dommage qu’elle ne soit pas inhumaine dans ce serveur de merde.

J’ai vraiment bien aimé cette partie de l’intrigue malgré un point très dérangeant (qui fait perdre les deux points à l’épisode, oui) : Mack l’appelle Daisy Johnson. C’est bien beau mais… comment May a-t-elle connu cette identité ? Est-ce que c’est Madame Hydra/Aida qui lui a donné le nom ? C’est intriguant, car la semaine dernière suggérait que Skye n’avait jamais découvert son prénom (et moi, j’espérais déjà un retour de Dichen Lachman dans la série).

Avant tout cela, l’épisode commence sur une excellente scène entre Daisy et Coulson, où ce dernier comprend un peu ce qui lui arrive, mais pas totalement. S’il est convaincu que Daisy lui dit la vérité, il reste un peu cassé malgré tout, avec une fixette hilarante sur le savon bleu d’Hydra. Pourquoi pas. Assez vite, il retrouve Jemma et se trouve associé à elle pour le reste de l’épisode, puisque Daisy se rend chercher des infos chez Hydra et y reste coincée.

Pas d’inquiétude toutefois, les infos qu’elle y trouve sont transmises à Jemma par Ward… mais seulement une fois que Jemma est tombée sur le directeur du S.H.I.E.L.D, ici à la tête de la résistance. On voit mal comment tout cela est arrivé dans cette version de l’histoire, surtout qu’il a le costume de Patriot. En même temps, c’est une réalité alternative se fondant sur les désirs de chacun, ce n’est donc pas étonnant.

Jemma, Coulson et Ward partent ensuite en mission pour retrouver Radcliffe et le faire parler. Cependant, Jemma n’a toujours pas confiance en Ward. Si on la comprend vu son passif avec, c’est un peu dommage malgré tout, car il n’est jamais qu’une ligne de code comme elle le disait la semaine dernière d’un élève de Coulson. Elle pourrait donc tout aussi bien ignorer ses réticences. C’est aussi un autre point un peu problématique de cette saison : s’il fait partie de l’ordinateur, pourquoi Aida n’est-elle pas au courant de tout ce qu’il se passe ?

Quoiqu’il en soit, il est très cool de voir Jemma de nouveau mise en avant dans cette intrigue. Les dynamiques de son personnage avec Ward surtout, mais aussi avec Coulson sont très justes et géniales à suivre.

Sans grande surprise, Radcliffe révèle assez rapidement tout ce qu’il sait à Jemma : il n’a pas moyen de quitter le serveur et, pire, il s’est fait tuer par Aida. Celle-ci en profite pour arriver alors que Ward était en pleine crise, à la limite de la PLS tellement il ne comprenait rien à la conversation.

Oui, parce qu’Aida, dans cette réalité, est à la tête d’Hydra, en couple avec un Fitz décidément bien méchant sans sa Jemma. Il se fait manipuler sans même s’en rendre, et les scénaristes nous torturent un peu au passage. Léo fait de belles déclarations à Madame Hydra qui sont très exactement celles qu’ils feraient à Jemma normalement : « I’d cross a universe for you » déclare-t-il ainsi alors que quelques dizaines de minutes plus tard, Jemma suppliera Ward de ne pas le tuer parce qu’ « he crossed the universe for me ». Outch.

Pour en revenir à la relation Madame Hydra/Léo, elle est très justement mise en avant cette semaine : l’intelligence artificielle craint que Fitz ne comprenne qu’elle se joue de lui et l’éloigne dans un premier temps de Jemma. Seulement, celui-ci est parti beaucoup trop loin dans le délire et ne reconnaît pas sa Jemma. Dans une scène qui nous reprend tout le vocabulaire de Fringe, Madame Hydra explique alors à Fitz qu’il y a deux mondes parallèles et que Jemma vient de celui où le S.H.I.E.L.D l’a emporté et l’a soumise en esclavage. Ce n’est pas si faux, dans un sens.

De retour sur l’île de Radcliffe, donc, nous avons droit d’abord à une savoureuse confrontation entre le créateur et sa créature. Celle-ci affirme sa domination et explique pourquoi elle a si mal tourné, à force d’être considérée comme une chose et non comme un être. C’est assez puissant et crédible, bien écrit et surtout bien joué.

Les enjeux montent d’un cran quand Léo arrive avec la vraie Aida, l’humaine qui a servi de modèle d’origine. Il menace de la tuer, mais Radcliffe décide alors de lui raconter toute la vérité. Au loin, Jemma observe la scène et essaye d’empêcher Ward de tuer Fitz. Plusieurs choses à dire de cette scène, qui constitue l’acmé de l’épisode. D’abord, les prestations de Fitzsimmons sont génialissimes, une fois de plus. Ensuite, Simmons gagne la confiance de Ward (oh, ironie) alors que Fitz s’enfonce encore un peu plus loin dans la noirceur en tuant la vraie Aida. En tuant une innocente, à la fois dans le serveur et dans la réalité. Les conséquences psychologiques sur Fitz vont être encore énormes la saison prochaine (s’il survit et que la série est renouvelée, ce qui n’est toujours pas fait et qui commence à m’inquiéter)… En plus, il a beau croiser le regard de Jemma, il ne semble pas changer d’attitude. Cette partie était un peu ratée pour moi d’ailleurs, Jemma qui sort de sa planque, ça n’a pas trop de sens, et qu’elle survive à ça en a encore moins, vu le nombre de balles qui sont tirées dans sa direction. Au moins, ça m’aura fait me cramponner à mon siège par peur de la voir mourir.

La fin de l’épisode propose alors un croisement entre les intrigues : Léo revient à la base Hydra pour torturer Daisy, choisissant de ne pas le croire quand elle lui dit être son amie, et Mack s’engage dans la résistance, conscient qu’il ne peut plus regarder sa fille en face après tout ça. Oh, c’est beau. En attendant, personne ne croit Jemma quand elle dit que ce monde n’existe pas. Forcément.

Reste à savoir si Fitz et May jouent un double jeu ou pas. Je n’ai plus trop de doute pour dire que non avec May, mais Fitz a quand même regardé Jemma droit dans les yeux sans réagir. C’est très étrange et je me demande s’il ne pourrait pas être tout simplement en train de glaner des infos auprès d’Aida (ce serait bien joué).

En tout cas, cet épisode était encore une fois génial, malgré un ou deux petits défauts dans la cohérence générale. Il y a aussi des détails qui m’ont fait sourire, comme le Koening à l’origine de la base de la résistance (forcément) ou le « make society great again »…

En revanche, l’utilisation du mot « Ogygia », on en parle ? Comment c’est possible que le même mot improbable soit utilisé ici et dans Prison Break hein ?

EDIT : Frankie a répondu à cette question dans les commentaires, il s’agit de l’île grecque sur laquelle réside Calyspo. Techniquement, j’aurais dû m’en souvenir.

Capture d'écran 2017-04-19 17.09.24.pngÉpisode 18 – No Regrets – 20/20
I realize how it sounds. No one wants to hear they’re just an avatar in a digital prison but sometimes that happens and here we are.

Et c’est un nouveau 20 pour cette saison 4 qui décidément y va très fort après un début de saison qui me paraît encore plus surnoté maintenant que je découvre qu’ils ont encore tout ça à raconter.

Tout commence avec Le Directeur (chef de la résistance donc) et Coulson qui sont en mission infiltration pour retrouver un prisonnier Hydra. Ce n’est pas franchement mes personnages préférés, mais la scène est sympathique. Pas de chance : ils retrouvent des morts et c’est tout.

De retour à la base, Mack continue de vouloir aider la résistance et le Directeur décide de confronter Simmons. Celle-ci tire vraiment son parti de cet arc et la série fait très bien de s’appuyer sur elle, car les nuances de son jeu sont impeccables, surtout lorsqu’elle retrouve Mack et comprend que sa fille est en vie. Je ne sais pas trop si elle connaît le passé de son collègue, mais le simple fait de le voir papa la fait fondre, et nous avec.

Sa relation avec Coulson est également intéressante, car celui-ci ne se souvient pas de tout, même s’il la croit à 100%. Les choses deviennent encore plus passionnantes quand elle révèle la vérité au Directeur et à Ward. Ceux-ci refusent de la croire pour de très bonnes raisons et lancent donc une nouvelle mission d’infiltration dans la base Hydra pour retrouver un prisonnier.

Il m’a fallu un peu trop de temps pour deviner l’identité de ce prisonnier-mystère. Je ne m’attendais pas à ce retour, du coup, ce n’est que lorsqu’ils ont ouvert les cages de la base Hydra que je me suis dit qu’il fallait que ce soit quelqu’un qu’on connaisse. Les possibilités étaient réduites à trois. Comme il ne s’agissait pas d’un couple de prisonniers (vous la sentez ma fixette ?), il fallait que ce soit Trip. Et c’est lui effectivement.

Oh ces feels (notamment, une fois de plus, lorsque Jemma tombe sur lui). Ce retour dans la série est un très joli clin d’œil aux saisons passées et je dois dire que ça me convient parfaitement. Cela me fait également un peu peur car ça prend par moments les allures d’une dernière saison et la série n’est toujours pas renouvelée.

Je parle de fin, mais c’est parce que quand même, avec un peu de recul, cet arc permet de boucler de nombreuses intrigues entamées il y a quelques années tout en faisant hommage aux personnages décédés. Je trouve ça génial de faire revenir Trip dans la série, même si ce n’est que pour quelques épisodes.

Une autre intrigue qui est conclue après des années de douleurs et de difficultés : Ward s’excuse auprès de Jemma. La haine de Ward est l’un des moteurs de Jemma depuis la fin de saison 1, elle n’a jamais digéré cette trahison et c’est probablement elle qui détient la plus grosse haine de Ward. Du coup, la voir entendre ces excuses et les accepter, en quelques sortes, c’était très bien joué de la part des scénaristes.

Du côté d’Hydra, Daisy est torturée par le docteur Fitz mais elle ne parvient pas à le réveiller pour autant. L’épisode se concentre un peu sur Leo (mais en même temps, chacun a son moment dans cet épisode) et nous apprend que son regret, celui qu’Aida a corrigé, est l’abandon de son père. Sans cette absence de père, Fitz serait donc devenu un parfait méchant. C’est intéressant comme idée, cette idée qu’un événement, une phrase, un rien peut déterminer toute notre personne. Quoi de plus fondateur qu’une figure paternelle ? J’ai adoré cette partie de réflexion, on touche là à l’essence même de la SF pour moi et de ce que j’aime dans la SF.

Force est de reconnaître en plus que cette saison 4 savait où elle allait depuis un moment : elle a planté dans ses premiers épisodes moyens des graines (l’existence d’Hope, le père de Fitz…) qui ici ont bien fleuri.

Une autre très bonne scène de cet épisode concerne Madame Hydra/Daisy. La première propose de ramener Lincoln en échange de la location de Daisy dans le vrai monde. C’est une très bonne scène, où l’on touche cette fois à la pire des tortures. En plus, cela développe le personnage d’Aida (si tant est qu’elle soit un personnage) qui réclame simplement le choix. Il est juste dommage qu’Ophelia/Aida tienne ce discours quand elle prive de choix l’ensemble des autres personnages, malgré leurs doutes (Fitz devient la figure du doute dans cet épisode).

May est quant à elle envoyée en mission par Ophelia et Fitz, après s’être injectée le sérum patriot. Son développement n’est pas très subtil, mais l’actrice a déjà bien eu son heure de gloire dans la seconde partie de saison, donc on sent que les scénaristes s’autorisent à la négliger un peu. C’est la seule chose qui justifierait de leur mettre 19, mais je n’ai pas envie et je m’en explique ci-dessous.

Avant cela, j’ai aimé le combat entre May et Jeffrey (le Directeur). C’était juste assez bon, pas trop long mais bien chorégraphié… et une bonne manière de préparer les adieux à Jeffrey. Oh… Oui, le Directeur meurt dans cet épisode, et il meurt aussi bien dans la simulation que dans la réalité, comme prévu. C’est horrible, mais c’est parfaitement amené.

En effet, tout découle d’un Phil Coulson qui joue les héros pour sauver un enfant, celui du premier épisode de la simulation. Évidemment. À partir de là, les choses s’enchaînent et mènent à la mort de Jeffrey, alors que Simmons faisait pourtant tout pour garder tout le monde en vie, y compris sauver Mack sans qu’il ne le sache en partant en mission à sa place.

La série prend le temps de s’attarder un instant sur Jemma face à son échec, histoire de bien nous faire comprendre que ce qui arrive est réel. De toute manière, pour ceux qui doutaient encore, une scène dans la réalité nous confirme que le Directeur n’a plus de pouls…

Enfin, le cliffhanger de la semaine nous révèle que May a bien changé de camp. L’actrice s’en sort plutôt bien pour faire passer ce retournement de situation un peu trop rapide et incongru, qui tourne autour d’enfants qu’on lui a demandé de sacrifier. Bien sûr, cela réveille les vieux démons de May et la fait se dresser contre Hydra, mais peu de temps est accordé pour expliciter tout ça (malgré une première scène qui évoque à demi-mots les choses). Ainsi, elle décide de libérer Skye en la faisant redevenir Inhumaine.

Cela promet un excellent épisode la semaine prochaine, surtout que Radcliffe a révélé l’existence d’une sortie de secours de cette simulation. Et puis, il faudra faire des adieux à ces acteurs qui viennent de revenir, et gérer le trauma de la mort du Directeur.

Et quant à ceux qui douteraient encore que cet épisode vaut vraiment 20, je les invite à contempler les décors magnifiques, la photographie très soignée et les effets spéciaux du vaisseau très réussis pour se dire que, quand même, c’était un putain d’épisode ! Encore ! Cela fait tellement plaisir de voir la série atteindre de nouveau cette qualité après quelques errances.

19.pngÉpisode 19 – All the Madam’s Men – 19/20
How very human of her.

D’où le Terrigen soigne Daisy de ses cicatrices ? Pendant que la télé annonce la mort du Patriot, Skye/Daisy et May font tout ce qu’elles peuvent pour s’enfuir. Daisy met le temps pour utiliser ses pouvoirs, mais WOW ça vaut le coup, la violence de la scène avec Madame Hydra est géniale. L’ensemble de la scène et les effets spéciaux sont juste totalement dingues, en 4 minutes d’épisode, j’étais déjà plus à fond que devant n’importe quelle autre série. Et franchement, là, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont atteint le niveau des films sans le moindre problème, n’en déplaise aux haters qui disaient le contraire en saison 1.

L’attaque effectuée par Daisy sur « Madame Hydra » est tellement violente qu’elle finit alitée, dans un coma et avec la possibilité de ne plus marcher au réveil. Fitz prend ainsi la tête d’Hydra.

Daisy et May font donc équipe pour retrouver la résistance. May pose bien peu de questions, je trouve, surtout après qu’Ophelia lui ait parlé de Mack comme protecteur, de Fitz comme romantique ou d’elle-même comme guerrière. Moi, ça me soulèverait pas mal de questions… En tout cas, j’ai aimé cette pseudo-révélation qui montre bien la réflexion derrière cet arc de la série.

Du côté des résistants, on passe le début d’épisode à regarder la télévision. Ce n’est pas bien dingue, mais ça finit par aboutir à une scène Ward/Coulson qui parle d’Olivia Hand. Oh, comme ils n’y vont pas de main morte avec les souvenirs.

Jemma et Trip font équipe, ce qui n’est pas non plus sans douleur côté souvenirs. Ces deux-là étaient tellement proches en fin de saison 1 !

Trip en mission, Ward à la recherche de Skye et Mace mort, il ne reste plus personne pour diriger la résistance. C’est donc Coulson (qui serait forcément le leader dans la liste d’Ophelia) qui prend la relève, avec l’aide de Mack.

Cet épisode retourne également un peu à la réalité : Aida décide de tuer Jemma & Daisy. Pour cela, elle envoie le russe à leur trousse. Elle ne peut en effet tuer les agents non corrompus. Tout cet épisode permet d’enfin éclairer le projet d’Aida ! Elle utilise Fitz pour créer une machine, dans la réalité, qui lui permettrait de devenir humaine. Jemma le découvre avec l’aide de Trip, et c’est parfait.

Daisy et May parviennent finalement à la base après quelques péripéties et cela permet une nouvelle confrontation Daisy/Ward. Oh mon cœur ! Ward comprend qu’elle est du côté de Jemma, qu’elle veut juste se réveiller et l’abandonner, c’est tellement triste… Et un peu flippant : il serait capable de la trahir à nouveau, après tout. Ce n’est pourtant pas le cas et une seconde scène lui permettra de proposer de se sacrifier, de demander si Skye reviendra après le départ de Daisy et de bien tous nous faire pleurer lors de leurs adieux.

C’était une magnifique conclusion au ship Skyeward. Une conclusion que je n’attendais plus et dont je ne savais même pas que j’avais besoin, mais qui était ultra-efficace. J’ai adoré leur duo, l’alchimie étant encore là quatre ans plus tard. Les scénaristes se rattrapent à merveille avec cette conclusion qui avait toujours manqué, notamment pour l’évolution du personnage de Daisy (mais elle a tellement changé !).

La résistance met rapidement au point un nouveau plan : Daisy et Coulson comprennent que le seul moyen de se réveiller est de sauver le monde, donc de faire tomber Hydra dans cette réalité alternative. Ils le font depuis la rédaction du journal télévisé que l’on a vu depuis le début de l’épisode.

Là encore, c’est ultra-efficace. L’épisode se termine sur le début d’une vraie révolution, avec Coulson qui déclare publiquement qu’il est un agent du S.H.I.E.L.D et l’ensemble de la ville qui voit son discours anti-Hydra.

Oh lala, cela nous lance clairement le final de cet arc : le réveil se fera bientôt, d’autant que la réalité les rattrape également. En effet, le russe a bien localisé Daisy et Jemma. J’imagine que la semaine prochaine marquera donc enfin le retour de Yoyo et Piper !

J’ai adoré une fois de plus cet épisode, mais je regrette qu’il mette un peu de temps à démarrer côté résistance. Il s’agit clairement d’une transition avant que tout ne pète pour le final et, du coup, je me sens un peu lésé cette semaine. L’action sera pour la semaine prochaine et je suis pressé d’y être ! Je ne mets pas 20 uniquement pour cette raison et pour les questions non posées par May, parce qu’autrement, c’était brillant, du début à la fin, en passant par Fitz qui demande à Ophelia de rester avec elle une fois dans l’autre monde. Reste à savoir ce qu’il fera au réveil…

20.pngÉpisode 20 – Farewell, Cruel World! – 20/20
I don’t want to live in a world without Hope.

Oh. OK. Je vis bien cet épisode. Je vis bien cet épisode, pas vrai ? Oh putain… Avec un titre aussi horrible que ça, le programme était fixé : c’en est fini de la simulation, mais les adieux ne peuvent se faire simplement. Histoire de rajouter du suspense, nous apprenons dès le départ que la course contre la montre est lancée, avec Yoyo et Piper faisant tout ce qu’elles peuvent pour garder Jemma & Daisy aussi longtemps que possible dans le serveur.

C’était une sous-intrigue sympathique qui nous remet bien les enjeux en tête et lance le final qui commencera clairement la semaine prochaine. Je ne sais pas comment ils vont réussir à proposer quelque chose d’aussi parfait que cet arc qui s’achève.

Je ne sais même pas par où commencer cette critique tellement il y aurait à dire. Bon, assez clairement, l’épisode se dessine autour du retour de l’équipe, mais il est assez évident que tous ne passeront pas de l’autre côté. Sur ma liste des retours incertains, il y avait Mack, Fitz et Jemma. Ils ont bien tenté de nous faire croire que May n’allait pas suivre, mais il était assez évident qu’elle était plutôt en sécurité, malgré tous ses discours à la St Thomas qui veut voir pour croire.

Cela ne rate pas : elle passe l’épisode à déambuler en tenue Hydra au cœur de la résistance (logique), à se rapprocher de Coulson et finit par le suivre dans un saut de foi. Oh bien sûr, avant ça, Coulson se fait tirer dessus pour précipiter les choses et pour la référence Marvel (c’était moins une pour le Bingo Séries !). J’avoue avoir eu peur de me planter depuis le début, mais je suis heureux de le savoir en vie. Quant à son couple avec May, il faudra voir ce que ça donne après tout ça, ils ont traversé beaucoup trop de choses.

Concernant Fitz et Jemma, la tension est conservée jusqu’au bout et je dois bien dire que je suis extrêmement soulagé par la conclusion un peu lâche choisie par les scénaristes. Tous les deux s’en sortent, mais pas sans péripétie. Jemma comprend en effet grâce à May que Léo a changé dans ce monde car son père est encore là pour s’occuper de lui. Elle s’en prend donc à Alastor Fitz et finit par le tuer accidentellement. Bien joué.

Fitz passe le reste de l’épisode à vouloir se venger. Par chance pour lui, Radcliffe lui donne les mêmes infos qu’à Daisy et il retrouve facilement l’équipe prête à faire le grand saut vers l’autre côté. Le personnage de Radcliffe est un peu flou sur ses vraies intentions : il cède au chantage de Fitz sur l’immortalité (une thématique très Dollhouse dans le traitement), mais finit par se rebeller pour sauver Léo au dernier moment.

Avant cela, celui-ci aura quand même pris le temps de tirer sur Jemma. Le réveil est bien atroce pour Fitz puisqu’il comprend qu’il a tué Agnes, est responsable aussi pour Mace et pour tout ce qu’il a fait à Jemma. Le jeu d’acteur est comme prévu brillantissime.

Jemma, blessée, peut donc rejoindre à son tour la réalité, mais elle se réveille bien loin du reste de l’équipe, dans le jet qui essuie l’attaque du russe.

De son côté, Madam Hydra passe l’épisode sur son lit dans la réalité alternative, pendant que la machine construite par Fitz lui créé un corps humain. Elle finit l’épisode bien en vie, ce qui est gentiment suggéré par une bonne inspiration. Elle retrouve un Léo paumé par tout ce qu’il a fait, qui empêche May de tuer Ophelia. Oh, comme prévu, il reste dans ses illusions. C’était soit ça, soit il tuait Jemma de toute manière. Je préfère encore ça.

Ces personnages n’ont pas fini d’être torturés décidément ! Ophelia et Léo se téléportent finalement quelque part, on ne sait pas où et je dois bien avouer que je ne sais pas comment non plus. Dans tous les cas, ça craint et ça lance l’intrigue de la fin de saison avec un Fitz qui part en vrille et déraille.

Il me reste à parler de Daisy pour compléter cette critique. Si elle a dit adieu à Ward la semaine dernière, elle retrouve cette semaine Trip et c’était parfait. Leur amitié me manquait et j’ai aimé la tournure un peu drague que ça prenait dans cet épisode. Ces 40 minutes proposaient un très joli hommage à Trip, avec même d’ailleurs peut-être une référence à son rôle dans Unreal, quand il parle de se mettre en costume. J’ai trouvé ça habile et marrant en tout cas. Même s’il n’a que peu été là cette saison, c’est suffisant pour rouvrir la blessure et il va de nouveau manquer. C’est un personnage que j’adorais en fin de saison 1 et saison 2, je suis donc particulièrement triste.

Allez, il me reste l’espoir, pour lui comme pour Ward, d’une utilisation de la machine d’Aida… mais en même temps, je ne pense pas que ça ferait du bien à la série de trop s’accrocher à son passé comme ça.

C’était également l’occasion de montrer la maturité de Daisy qui réussit à convaincre Mack de rester parmi les résistants. Seulement, elle lui ment tout au long de l’épisode et cela ne peut être sans conséquence.

Il est mis devant le fait accompli quand il est question de se réveiller et comprend qu’il ne retrouvera pas Hope. Daisy fait la connerie de lui dire que sa fille est morte, ça aurait été l’occasion de lui mentir quitte à ce qu’il ne lui pardonne pas bordel. Depuis le début de cette simulation, je le sens mal l’intrigue Mack. Je pensais que pour se réveiller, il suffirait qu’ils le veuillent suffisamment, donc j’imaginais dès le départ qu’il voudrait rester auprès de Hope.

J’ai eu partiellement tort : s’il existe bien un vrai passage, il faut malgré tout le vouloir et Mack fait le choix de rester auprès de sa fille. Pauvre Yoyo, qui apprend qu’il n’est pas sauvé. Franchement, la scène d’adieu avec Daisy était hyper émouvante. Je n’ai jamais été fan du personnage de Mack, mais c’est un peu dur de lui dire adieu comme ça. C’est doux-amer, ça me rappelle le départ de Bobbi et Hunter qui était tout aussi frustrant.

C’est frustrant, parce qu’il reste en vie, mais n’est plus là. L’air de rien, la série va devoir retrouver son équilibre après ça… à moins qu’ils ne le fassent revenir malgré lui en fin de saison, mais j’en doute. Je suis pressé de voir la conclusion de l’intrigue Ophelia. Cet épisode aurait déjà pu faire une excellente fin de saison. Il reste pourtant deux épisodes pour résoudre les conflits en cours.

La série n’est toujours pas renouvelée, mais après un arc pareil, ça va être frustrant si elle est annulée, car ils ont clairement tout ce qu’il faut pour proposer une excellente saison 5. J’ai beaucoup hésité à ne mettre que 19 à cet épisode, car il était un peu long sur ses débuts, mais franchement, cette conclusion est trop marquante et révolutionnaire pour la série, je ne peux y mettre autre chose que la note maximale. Cet arc aura été quasi-parfait tout du long et je sais déjà que j’y reviendrais.

Et maintenant, la fin !

Capture d'écran 2017-05-10 11.02.01.pngÉpisode 21 – The Return – 19/20
To be human is to suffer

Bon, ça va, ils ne se cassent pas trop la tête sur le titre cette semaine… Et en même temps, vu la qualité de cet épisode, il est difficile de leur en vouloir. Il y a grosso modo trois très bonnes intrigues qui finissent par se mélanger aujourd’hui, ce qui est le schéma d’écriture classique de la série et qui fonctionne toujours plus ou moins bien. Vu la note, vous comprendrez qu’on est du côté du plus.

La première intrigue reprend très exactement là où l’épisode précédent avait laissé Coulson et May, y ajoutant la menace du russe qui, évidemment est là. S’il est impossible de le tuer avec quelques balles puisqu’il est un robot, Coulson trouve la parade imparable avec son bouclier intégré à sa main. C’est définitivement une excellente trouvaille cette main coupée !

Pas de bol, le russe a été démultiplié en plein d’exemplaires pendant que tout le monde était dans le serveur. J’aime bien l’idée, c’est un peu surprenant car je m’attendais vraiment à le voir mourir cette semaine. J’aurais bien aimé qu’on ait un nombre précis de robots cela dit, car là, ils en dégomment un paquet dans l’épisode et au bout d’un moment, on finit par se demander où Aida a trouvé assez de ressources. D’ailleurs, avoir plein de russes, c’est déroutant, mais pas autant que le personnage d’Ophelia (sur lequel je vais évidemment m’attarder). Cet épisode réussit très bien à remettre les choses en contexte à la sortie du serveur. May est complétement paumée, mais après tout, elle a juste raté toute la saison. Outre ce rattrapage express qui créé des situations un peu gênantes avec Coulson, la perspective de devoir protéger Mack les force à rester dans le sous-marin, ce qui est une excellente chose.

En effet, Coulson est gêné de retrouver May après tout ce qu’il s’est passé avec le Maybot. Forcément, May ne peut savoir qu’elle était sur le point de se mettre en couple avec et tout ce qu’elle parvient à imaginer, c’est qu’elle a dû tenter le tuer. Oh, si elle savait.

Pour se débarrasser du russe, May décide de prendre le sérum du patriot alors que Coulson continue d’utiliser la ruse pour vaincre. Ce sont de jolis combats qui fonctionnent à merveille, même si May & Coulson se font balader et ne comprennent que trop tard que le russe va de toute manière faire sauter la base. C’est con.

Dans le jet, la situation est tout aussi difficile, puisque des vaisseaux ennemis poursuivent le groupe de Daisy, Jemma, Yoyo, Piper et les deux autres mecs dont je n’ai pas retenu le nom. Ce n’est pas le moment, mais Yoyo veut surtout la masse d’informations sur son Mack chéri, au point de s’énerver à vouloir y aller. J’ai aimé cette intrigue qui révèle aussi à Daisy que Yoyo connaît mieux Mack qu’elle puisqu’elle savait pour Hope.

Yoyo continue d’être un personnage parfaitement écrit, même si un peu énervante dans sa crise cette semaine. Elle a toujours été tête brûlée et il n’est pas étonnant du tout de la voir aller se connecter en douce au serveur. J’espère qu’elle s’en sortira malgré tout, parce que le cliffhanger la laisse en bien mauvaise position. Je trouve ça cool de nous laisser un espoir de revoir Mack plus tard, je pensais vraiment que c’était un adieu la semaine dernière. Et puis, avec Yoyo dans le serveur, on a encore tout un tas de possibilités pour revoir Trip et Ward.

Enfin avant d’en arriver là, parlons déjà de cet épisode : grâce à un bon travail d’équipe, le jet parvient à s’en tirer et à aller secourir May et Coulson (et Fitz… mais les scénaristes ont un peu déconné en oubliant de le mentionner dans les répliques de Daisy. On va dire qu’elle lui en veut encore). Jemma & Daisy apprennent également que Talbot a une fois de plus retourné sa veste, ce qui ne me surprend plus à ce stade de la série. C’est un bon rebondissement, mais il n’a rien de très surprenant.

La meilleure partie de cet épisode, toutefois, vient des scènes entre Leo et Ophelia. Cette dernière est désormais capable de sentir et elle en est heureuse. C’est marrant, j’imagine que ce serait plutôt l’enfer de se retrouver à découvrir toutes ces sensations d’un coup, mais bon. Il est en tout cas génial de découvrir qu’elle s’est incorporée tout un tas de pouvoirs d’inhumains, à commencer par la téléportation. On manquait un peu d’explications là-dessus la semaine dernière, alors ça fait du bien d’en avoir aujourd’hui.

J’ai adoré le personnage d’Ophelia aujourd’hui. Elle a tout du long de l’épisode un rôle compliqué à jouer, puisqu’elle veut rallier Fitz à sa cause. Tout est fait pour nous faire croire que c’est le cas, en plus. Léo culpabilise énormément de ce qu’il a fait, au point de se comparer à Ward quand même. Pauvre Léo.

Néanmoins, maintenant qu’il est réveillé, Fitz redevient Fitz : lorsqu’il découvre que May & Coulson sont laissés en présence du russe, et donc sont en danger, il n’hésite pas à rappeler à Ophelia que maintenant qu’elle est humaine, elle va découvrir la culpabilité.

Cela fonctionne et Ophelia ressent la terreur, les regrets, l’empathie… Elle arrive juste à temps pour sauver Mack, en compagnie de Fitz, et alors que Yoyo ne pouvait rien faire, après avoir récupéré Coulson & May. Jemma n’hésite pas cependant à les endormir tous les deux, puis à espionner leur conversation.

C’est au fond du gouffre et sacrément inquiète de savoir Fitz amoureux d’une autre qu’elle espionne la conversation entre Léo et Ophelia, pour découvrir que son Léo l’aime encore. La révélation est on ne peut plus prévisible, mais j’étais tellement dedans que je ne me suis pas laissé aller à prévoir la suite, alors j’étais à fond et très heureux de cette découverte.

En même temps, ça me frustre, car Ophelia pète un câble à cause de sa jalousie et de sa frustration, alors qu’elle était jusque-là un personnage qui aurait été une excellente addition au casting. Franchement, j’aurais aimé que ça traîne sur plusieurs épisodes, avec un Léo vraiment perdu hésitant entre elle et Jemma, car il y avait là de quoi tenir la longueur et provoquer plus d’un arrêt cardiaque chez les fans. Seulement, nous sommes en fin de saison et il nous faut un vrai big bad… Ce sera donc le couple Ophelia/russe qui se chargera de ce rôle.

Ophelia voulait simplement comprendre l’amour de Fitz pour Jemma et c’est ce qui aura causé sa perte. Enfin perte… C’est ce que j’ai cru quand elle s’est fait tirer dessus à plusieurs reprises, mais Léo a assez vite souligné qu’elle ne pourrait être stoppée comme ça. Le cumul des pouvoirs de plusieurs inhumains est une excellente chose qui fait d’Aida/Ophelia une adversaire redoutable, qui tue deux agents du S.H.I.E.L.D (les amis de Piper dont je n’ai jamais retenu les noms) et trois des hommes de Talbot. Oui, ce dernier s’est ridiculisé une fois de plus en tentant d’arrêter les agents du S.H.I.E.L.D, sans succès.

La fin de l’épisode est une vraie réussite avec les retrouvailles très émouvantes de Fitzsimmons, avec Yoyo dans le serveur ou encore le retour de Ghostrider (WTF ?)… C’est con, ils ont déjà bien assez à régler comme ça, ça m’inquiète un peu toutes ces pistes ouvertes. L’épisode de la semaine prochaine va être un final violent niveau qualité. La série n’étant pas encore renouvelée, il faut en théorie tout conclure… nous en sommes assez loin (même si… Fitzsimmons c’est réglé et les autres, ce n’est pas bien dur ; exceptée Daisy).

Bon, sinon, toujours en fin d’épisode, Ophelia découvre la vodka et le hate sex, et elle semble adorer ça… Moi aussi, j’ai adoré voir ça, son pétage de câble est total, elle est partie en vrille et c’est tant mieux.

Il y a bien eu une micro longueur en cours de route, mais c’était cette semaine un épisode encore excellent, malgré l’absence du framework. Les bases de ce final sont très solides et je les vois mal le rater autant que l’an dernier !

22.pngÉpisode 22 – World’s End – 17/20
I wanna burn this world to the ground.

Je ne suis psychologiquement pas prêt pour le visionnage de cet épisode, mais puisque la fin de saison est déjà là, il faut bien se rendre à l’évidence et la regarder.

Cet épisode bouclait l’ensemble des intrigues ouvertes cette année et qui tournait toutes, finalement, autour du livre de Ghostrider. C’est précisément pour ce livre que Robbie est revenu à la fin de l’épisode précédent et a récupéré sa voiture cette semaine. Assez rapidement, il débarque auprès d’Ophelia/Aida toujours aussi énervée pour tenter de récupérer le bouquin. La scène de combat qui s’ensuit est juste parfaite et on sent que le budget est là quand même, parce que les effets spéciaux sont assez dingues.

Grâce à la surveillance du S.H.I.E.L.D (facilités scénaristiques bonjour), Daisy retrouve rapidement Robbie qui semble l’attendre. Les retrouvailles sont sympathiques mais cette partie de la saison m’avait tellement peu plu que je dois avouer ne même plus me souvenir exactement d’où ils en étaient restés tous les deux.

Pendant ce temps, Fitz continue de culpabiliser par rapport au framework au point que même Jemma ne sait plus quoi faire de lui. C’est plutôt bien géré comme intrigue, mais comme il y a peu de temps dans cet épisode, c’est rapidement éclipsé par une nouvelle urgence : le framework se détruit, grâce à cette sympathique Ophelia !

Le problème étant que Yoyo est toujours dedans. Elle est sauvée in extremis par Radcliffe, grâce à Daisy qui y va de ses lignes de code pour lui faire apparaître des yoyos dans ses poches. Là encore, ça sent un peu la facilité scénaristique, mais c’est un gag marrant. Pendant tout le reste de l’épisode, Yoyo découvre cette simulation de merde grâce à l’aide de Radcliffe.

C’est une sous-intrigue un peu étrange pour un final de saison, même s’il est finalement question de sauver Mack. Disons que la série nous habitue généralement au travail d’équipe pour la fin, mais là, ce travail se fait dans la division. Le détour par le serveur qui se détruit ne permet pas de revoir Ward ou Trip, mais je suppose qu’ils manquaient de temps et d’argent pour ça.

Tout au long de l’épisode, nous voyons le serveur se détruire peu à peu et Mack tout faire pour y rester avec Hope. Inévitablement, celle-ci finit par disparaître à son tour alors que Mack avait pris sa décision de rester, de même que Yoyo. Ce suicide de Yoyo, c’était un peu gros quand même car sa relation avec Mack est naissante, mais il y avait tellement d’émotion dans cette scène que je me suis laissé balader par les scénaristes.

Oh, bien sûr, la disparition de Hope je m’y attendais et aussi horrible soit elle, j’ai trouvé que la scène était particulièrement belle et juste. Mack et Yoyo sortent donc du framework en vie. Tout ça pour ça ! J’ai vraiment cru qu’on devait faire une croix sur Mack moi ! Ils m’ont bien eu sur cette fin de saison, alors qu’a posteriori, je me dis que j’aurais pu le voir venir. Tant mieux, cela dit, je préfère être surpris devant une série en général.

Loin de toute cette intrigue, les robots d’Aida se rendent à une réunion politique en compagnie de Talbot, avec pour but de faire tomber le S.H.I.E.L.D et les inhumains, de manière à ce qu’Ophelia puisse recréer le framework dans la réalité. C’est donc avec soif de vengeance et de pouvoir que nous la retrouvons cette semaine où elle a quand même moins à jouer que la semaine dernière. Daisy débarque en plein milieu de cette réunion et… tire en pleine tête sur Talbot.

Bien sûr, il s’agit d’un robot, mais la rapidité de la scène ne m’a pas laissé le temps d’en arriver à cette conclusion avant que ça n’arrive. Autant vous dire que j’ai sursauté. Je trouvais ça cool que Talbot meure… mais finalement, non, il respire encore et finit l’épisode dans le coma. C’est un peu gros après un head shot…

Cette attaque contre les LMD d’Ophelia est une bonne chose car elle permet finalement à la vraie Daisy et Robbie de refaire équipe. Autant vous dire que les types des effets spéciaux se font plaisir cette semaine. Cela donne bien le sentiment d’un final, c’était génial, même si Robbie est un peu con de s’attaquer à Daisybot plutôt qu’à Aida… parce que oui, quand Ghostrider s’en prend à Aida/Ophelia, celle-ci ne guérit pas ! Il est aussi révélé que c’est la création d’Ophelia qui a permis à Robbie de s’enfuir de sa dimension infernale, ce qui est une bonne explication pas prise de tête.

Arrivé à ce stade de l’épisode, il faut à présent conclure les différentes intrigues. Coulson a une idée géniale qui est de se servir du livre pour piéger Aida : toute l’équipe se met à travailler ensemble, mais le plan n’est dévoilé qu’au fur et à mesure.

C’est une excellente chose, car là encore les scénaristes m’ont bien baladé. Tout commence par le plaisir de voir Fitzsimmons travailler ensemble jusqu’à l’arrivée d’Aida/Ophelia qui veut tuer Jemma. Les choses sont assez claires : Jemma continue de l’appeler Aida parce qu’elle est une création humaine (artificielle) et Léo a encore du mal à la dissocier d’Ophelia. Cette dernière, peu importe son nom finalement, plante Jemma puis la torture petit à petit, au point de la tuer.

Bien sûr, j’ai eu un doute, bien sûr, j’ai espéré que ce soit un robot, mais il faut bien que j’avoue que j’ai cru qu’ils avaient tué Jemma pour de bon. Finalement, ce n’était bien qu’un robot, ce qu’Aida comprend un peu plus tard quand Jemma lui tire dessus.

La surprise ne s’arrête pas là : Coulson s’avère être lui-même Ghostrider dans cette scène, ce que, pour le coup, je n’avais vraiment pas vu venir. Pendant ce temps, Robbie est donc avec Daisy auprès de Mack et Yoyo, même si lui ne peut pas faire grand-chose pour aider Daisy qui est en train de créer une porte de sortie du framework pour ses coéquipiers.

Avec les pouvoirs de Ghostrider, Coulson n’a absolument aucun mal à tuer Aida, dont le regard pour Fitz me donne envie de l’appeler Ophelia une dernière fois. Puisqu’elle est morte, cette intrigue semble se boucler d’elle-même, mais il reste encore des robots du Russe un peu partout, donc nous entendrons peut-être encore parler de lui par la suite.

Il est néanmoins temps d’en arriver à la conclusion de l’épisode : la relation entre Coulson et May continue de se développer, revenant à la drague du début de saison. Il faudra voir ce que ça donne par la suite, c’est une piste intéressante pour la suite.

Plus explicite l’est la piste laissée par Robbie : il nous annonce que la possession du démon par Coulson se faisait en échange d’une information, un deal dont nous ne savons rien mais qui semble préparer le terrain pour une saison 5 passionnante. Robbie repart dans sa dimension avec Ghostrider et ce putain de bouquin qui nous aura bien fait chier cette saison. Tout est bouclé de ce côté, c’est une bonne chose, car si l’intrigue a su devenir passionnante sur la fin de saison, elle en aura bien entaché le début.

Reste à traiter le cas Radcliffe, qui meure dans le framework en disparaissant lors d’un dernier toast avec le monde. C’est triste, mais pas vraiment surprenant. Reste aussi à traiter la culpabilité de Fitz et cela est fait de la meilleure des manières. C’est Daisy qui parvient à le sortir de là, lui rappelant qu’elle a elle-même fait de la merde en début de saison et refusant que Léo, qui l’a sorti de sa culpabilité, fasse de même.

Le discours vise à faire frissonner… et ça marche sans problème. Toute l’équipe est soudée et prête à affronter les conséquences de la saison (et surtout de Daisybot tirant sur Talbot, puisque personne ne sait qu’il s’agissait d’un robot), mais avant ça, tels les Avengers, ils se rendent manger au fastfood du coin.

C’est là qu’ils sont arrêtés… ou en tout cas enlevés par des hommes mystérieux capable de les figer sur place. Coulson se réveille alors à bord d’un vaisseau, et ça n’a pas l’air de le surprendre plus que ça. Euh quoi ? Drôle de lancement pour la saison 5, je suis complétement paumé.

Le cliffhanger est moins violent que d’habitude (je n’ai pas encore digéré ce qui est arrivé à Jemma en fin de saison 2) mais est efficace malgré tout. Je suis content qu’il me donne moins envie que d’habitude car bien que la série soit renouvelée pour une saison 5 de 22 épisodes, elle ne reviendra pas en septembre. Au moins, le suspense n’est pas trop insoutenable cette année.

Quant à la note de cet épisode, elle aurait pu être un peu meilleure, mais je trouve qu’ils ont un peu trop abusé tout du long du côté des personnages morts mais en fait non : Mack, Jemma et Talbot (et même Yoyo), tous y sont passés à nos yeux pour un moment dans cette fin de saison avant de ressusciter en un claquement de doigts. C’est un peu trop gros, tout comme le retour de Robbie pour un épisode et pile quand ils ont besoin de lui. Quelques facilités et des décisions pas si osées que ça, donc, ce que ne faisait pas le S.H.I.E.L.D avant ! Certes, c’était efficace, mais c’est aussi frustrant. Les épisodes dans le framework étaient plus intenses et riches en conséquences que ce final !

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EN BREF – Cette saison, Agents of S.H.I.E.L.D a eu du mal à se remettre des choix effectués lors du final de l’an dernier. La culpabilité de Daisy, la répartition de l’équipe en plein de petits groupes et l’arrivée de nouveaux personnages qui n’avaient rien à voir avec les intrigues précédentes tant dans le fond que dans la forme font que la saison a mis du temps à démarrer.

Oh, individuellement, l’écriture de chaque épisode restait toujours à peu près ce qui a fait le succès de la série, mais dans l’ensemble, toute cette intrigue autour du Darkhold n’a pas eu la capacité de maintenir en haleine comme avaient pu le faire les précédentes intrigues. Pourtant, tout au long de la saison, on a senti la qualité arriver et augmenter, après un flottement un peu inquiétant où la série semblait carrément plagier Person Of Interest. L’intrigue LMD, puis l’intrigue Framework ont fait peu à peu oublier les heures sombres de Ghostrider pour parvenir à fournir le meilleur arc de la série, avec des retours d’acteur et des évolutions de personnages parfaitement maîtrisées.

Si le soufflé retombe un peu sur le dernier épisode de saison, il parvient malgré tout à boucler la plus grosse partie des intrigues de la saison, laissant juste assez de pistes pour une saison 5 confirmée. Il faudra, avant d’aller explorer l’espace avec eux, se contenter en septembre de la série Inhumans qui me fait un peu peur d’avance. En effet, la série sera proposée à la case du vendredi et après Once Upon a Time, autant dire qu’elle sent bon l’annulation dès aujourd’hui. Nous verrons bien. Les 22 épisodes de la saison 5 d’Agents of S.H.I.E.L.D sera elle aussi proposée sur cette case horaire très difficile et mon samedi sera terrifiant à la rentrée, avec également Blindspot à rattraper… Aïe !

Nous verrons tout ça au moment venu cependant et AOS restera ma priorité car la série a su remonter dans mon estime en cours de route et récupérer sa place d’excellence dans les programmes que je suis !

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