The Last Man On Earth (S03)

Ci-dessous, mon avis sur la saison 3 de la série, écrit au fur et à mesure de la diffusion. Il y a donc des spoilers sur les épisodes critiqués et ceux qui précèdent, jamais sur ceux qui suivent.

Avis : J’ai commencé The Last Man On Earth durant l’été 2015 et j’ai du mal à capter que c’est déjà le début de la saison 3. Et pourtant. Cette série raconte la vie post-apocalyptique de Phil alors qu’il est sûr d’être le dernier homme vivant sur Terre (d’où le titre). Inutile de dire que ça ne pouvait pas être le cas si on voulait une comédie qui soit fonctionnelle.

Très vite donc, Phil s’est trouvé entouré d’une fine équipe et est devenu peu à peu insupportable. Le problème, c’est que c’est devenu insupportable aussi pour les gens qui regardent et qu’il a eu tendance à rendre insupportable les personnages secondaires (Melissa en tête, bordel). Je la commentais à la semaine sur sa fin l’an dernier, mais j’ai donc un gros problème avec la saison 2 qui a eu tendance à partir dans un humour potache très lourd avec Mike et dans des histoires de couple à gogo sans une once de crédibilité. En même temps, c’est aussi la série qui avait le meilleur cliff de mi-saison (l’opération de Phil), c’est la série qui a le don de me faire rire à chaque réplique de Carol, c’est la série qui propose un univers vraiment décalé, une musique qui lui est propre…

Oui, je suis parfaitement mitigé : j’aime la série et l’idée de base, beaucoup moins ses personnages, hormis Carol, et parfois, son humour. Du coup, je n’arrive pas à savoir si je suis pressé de voir la saison 3, parce que je suis en conflit permanent quand je regarde. Parfois ça me fait rire, parfois il dépasse une limite qui fait que ça en devient douloureusement ennuyeux. Rien de plus horrible que de voir une série essayer de provoquer le rire quand elle n’y arrive pas. Dis autrement, ce n’est plus du second ou du troisième degré, on passe bien au-delà du millième degré et c’est parfois juste trop pour moi. Voilà, je ne peux pas mieux résumer mon sentiment vis-à-vis de la série. Je ne sais pas bien si je fais bien, mais en tout cas je la commence et on verra !

Note moyenne de la saison : 15,5/20.

01.pngÉpisode 1 – General Breast Theme with Cobras – 14/20
We weren’t gonna shoot you, we come in peace.

Je n’aime toujours pas Phil. Cet épisode reprend là où la saison 2 avait laissé les choses, avec l’arrivée d’inconnus armés en bateau. Les choses avancent très vite comme toujours et l’épisode rattrape assez vite un début ennuyeux en faisant monter la pression vis-à-vis de Pat.

L’air de rien, en 20 minutes, Melissa tue un type et Todd écrase Pat. On ne peut pas dire que rien ne se passe ni que l’humour n’est pas là (l’enterrement est génial et tout à fait dans le ton de la série), seulement Phil est tout bonnement insupportable pendant une bonne partie de l’épisode.

Comme à chaque fois, je me retrouve à ne pas savoir s’il faut rire de certaines situations ou en pleurer tellement ça paraît forcé. Ce n’est pas le jeu des acteurs le problème, non, c’est l’écriture. Cette dernière est aussi à remettre en cause quand on voit la rapidité avec laquelle tout le monde se remet du meurtre commis par Melissa…

C’est donc un plaisir de retrouver certains d’entre eux et la villa, mais ça a toujours tendance à partir un cran au-dessus de mon humour au moment où j’arrivais à accrocher et à me poser des problèmes de crédibilité dans l’écriture.

Le suspens de la fin d’épisode avec Pat qui vire dingue est bien fichu et relance un peu la dynamique de la série, possiblement vers quelque chose de sympa.

02.pngÉpisode 2 – The Wild Guess Express – 14/20
Oh my god. No way. I think we might be in Cher’s house.

L’épisode reprend à nouveau exactement là où le précédent nous avait laissé. Il poursuit avec le même type d’humour et une nouvelle villa, celle de Cher rien que ça.

Todd est donc bouleversé de devenir un meurtrier et Phil/Randy lui ment donc en improvisant la survie de Pat, ce qui mène au classique quiproquo plus tard avec le groupe. La situation est banale, surtout pour cette série où Phil foire toujours tout en permanence.

L’épisode est sauvé comme bien souvent par la prestation offerte par Carole, surtout lors du faux combat contre le mannequin, qui est long, mais drôle quand même.

Les larmes de Todd à la fin sont presque violentes niveau émotion. Ironiquement, j’ai surtout aimé la fin de cet épisode, dont le flashback confirme que nous avons une intrigue à la semaine.

En revanche, pas de vrais éclats de rire comme aux débuts de la série, il est dur de faire monter la note quand tout ce que je fais est sourire face à une comédie. Cependant, je garde espoir.

03.pngÉpisode 3 – You’re all going to diet – 15/20
And somehow against all odds, we became a family.

Bon, plutôt que de déménager N’IMPORTE Où ailleurs dans le monde, le groupe décide de rester un temps.

Heureusement, le nouveau finit par pointer du doigt le côté cauchemardesque qu’a pris la villa. Clairement, il y a de bonnes blagues dans cet épisode et la psychose générale aide beaucoup l’humour à prendre, d’autant qu’ils cohabitent tous avec Melissa qui est une cinglée de la gâchette.

Autant c’est drôle, autant ça reste tout de même gentil mais pas hilarant. Tout le monde passe son temps à hurler et stresser, ce qui fait que la série est rapidement difficile à supporter. Plus d’une fois, j’en suis ressorti avec la migraine.

Pas cette semaine, c’est vrai, car les adieux faits à la villa sont géniaux, avec des moments qui réussissent à toucher la corde sensible. Il est donc temps dans ce troisième épisode d’aller vraiment de l’avant, ce que j’attendais plutôt du second après leur fuite de la villa.

Ce retour n’aura pas servi à grand-chose si ce n’est à proposer de vrais adieux. Je retiens donc surtout la fin de l’épisode et une ambiance de psychose qui a su prendre contre toute attente.

04.pngÉpisode 4 – Five Hoda Kotbs – 17/20
Number one place to commit suicide because it’s so beautiful.

La fine équipe devenue famille continue sa route vers San Francisco… pas de bol, la ville est complétement cramée par un idiot de Tandy qui s’était fait plaisir avec des feux d’artifice. Fabuleux.

Il y avait de bonnes trouvailles dans cet épisode : la voiture automatique de Gail, les différents groupes de covoiturage (Erica et Carole !), la panne du bus et même le sort de San Francisco.

Lewis révèle son homosexualité, Tandy en fait évidemment toute une affaire.

Les déambulations de chacun les mène à se promener dans le désert tous ensemble, ce qui n’est pas une partie de plaisir. Gail annonce son départ après avoir passé un épisode à s’engueuler avec Todd et, juste quand je commençais à me dire qu’ils allaient effectivement oser les séparer tous, l’électricité d’un magnifique bâtiment les fait s’entendre à nouveau.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant apprécié un épisode de The Last Man On Earth : chacun avait son rôle à jouer, son caractère le menant dans des situations plutôt drôles, et le groupe en tant que tel évoluait. La recherche d’une place où s’installer a bien sûr mené à de nouvelles disputes, mais dans l’ensemble, c’était moins hurlant que d’habitude et la série avançait à un bon rythme.

Peut-être que la série souffrait plus que je ne le pensais de son immobilisme à la villa, mais là, ce nouveau départ apporte un second souffle plutôt génial.

05.pngÉpisode 5 – The Power of Power – 13/20
We’re home.

J’étais vraiment impatient de retrouver le groupe après une semaine de pause car l’épisode 4 m’avait clairement plus plu que la majorité de la série… et malheureusement, pas mal de défauts ressurgissent bien vite dans le paradis que les personnages se sont trouvés.

La coupure de courant m’a fait rire, mais malheureusement, c’est à partir de là qu’on est retombé dans des délires un peu trop WTF pour moi.

Tandy continue d’être 100% insupportable avec sa parano envers Lewis, ce qui était forcément un problème pour moi, car je ne me fais toujours pas au caractère de ce personnage.

Carol n’est pas beaucoup mieux dans cet épisode, car elle révèle que c’est elle qui essaye de ruiner l’image parfaite du bâtiment. J’aime bien son explication sur la maison de ses rêves, mais c’est bof quand même d’imaginer qu’elle puisse faire ça alors qu’elle est enceinte.

Côté positif : j’ai aimé le développement des personnages du triangle amoureux de la série, car il était temps que Gail se prennent en main… et que l’on s’inquiète un peu plus de la folie de Melissa, dans ce cliffhanger parfait.

06.pngÉpisode 6 – The Open Ended Nature of Unwitnessed Death – 15/20
Closure, closure, closure, closure…

Cet épisode se concentre sur une double intrigue qui a priori promet d’être vraiment chiante : Tandy se focalise sur la création d’une amitié longue durée avec Lewis alors que Carol cherche une grand-mère pour son bébé (et c’est évidemment sur Gail que ça tombe).

Étonnamment pourtant, cet épisode tire son épingle du jeu. En séparant un peu les groupes, de nouvelles dynamiques se lient et ça fait un grand bien à la série.

Si l’intrigue sur l’adoption de Carol est un peu lourde, elle est plutôt bien trouvée considérant les personnages, alors que Tandy/Lewis se voient offrir l’une des relations les plus drôles et sympas de la série et cet épisode aura réussi à être drôle autant que touchant, avec l’ouverture effectivement laissée sur la mort véritable de Mark et Mike.

J’ai adoré la profondeur que la série prenait dans cet épisode, y compris dans la relation Carol/Gail qui est incroyablement touchante, ça manquait clairement dans la seconde partie de la saison 2, donc ça fait plaisir et ça n’empêche pas pour autant le WTF de continuer à s’imposer… Notamment avec Melissa.

07.pngÉpisode 7 – Mama’s Hideaway – 17/20
Are you ready for family photo time?

J’étais dans le train, donc a priori pas enclin à rire, pourtant cet épisode a une fois de plus très bien fait son job et j’en arrive à devoir changer d’avis sur la série : certes son humour est souvent trop poussif et clairement trop hurlant pour être pleinement appréciable, mais les intrigues proposées sont vraiment au top cette année.

Melissa continue de péter son câble avec cette fois un bébé alors qu’Erica fait face à ses hormones de manière extrême.

Le plus drôle vient toutefois de la relation entre Carol et Gail, qui fonctionne pleinement maintenant qu’elles sont officiellement de la même famille. Le coup de la photo de famille ou de l’engueulade mère/fille, c’est juste parfait.

C’était donc un bon épisode qui gagne ses points grâce à son double cliffhanger très réussi : d’une part, Melissa s’est donc barrée sans prévenir, de l’autre, Gail est coincée dans l’ascenseur du bâtiment d’à-côté, où elle s’est rendue faute de trouver meilleur refuge pour éviter sa fille nouvellement adoptée.

Je suis pressé de voir ce que ça va donner pour la suite !

08.pngÉpisode 8 – Whitney Houston, We Have a Problem – 14/20
He literally hits the wall

Cette saison ne me fait pas regretter d’avoir continué la série.

Certes, ses lourdeurs perpétuelles sont toujours là, notamment avec Tandy en T-Rex, mais l’humour continue de faire son chemin de temps à autre, ce qui est une excellente chose pour une série qui se veut comique.

Ce même déguisement de dinosaure a ainsi réussi à me faire rire par moment. Évidemment, il vaut mieux ne pas avoir la migraine lorsqu’on commence un épisode comme celui-ci, car une fois de plus, la moitié du temps est passée à hurler à la recherche de Melissa (surtout) et de Gail (très peu).

Il était très savoureux de voir les personnages se lancer à la poursuite de Melissa et réussir à retrouver Gail… La fin me fait de la peine pour un peu tous les personnages, entre Melissa qui a totalement vrillé dans sa tête et l’autre encore coincée dans son ascenseur.

Il est triste aussi de voir Erica autant négligée par les scénaristes, mais j’ai bon espoir pour la suite de la série. Il y avait de bons parallèles dans cet épisode et il était cool de revenir à une double intrigue vraiment passionnante, ça change !

Capture d'écran 2016-12-12 23.45.34.pngÉpisode 9 – If you’re happy and you know it – 14/20
What? No, I was just singing Melissa

Alors non. Tout simplement non. Exactement comme l’an dernier, The Last Man On Earth propose un putain de cliffhanger laissant la vie d’un de ses personnages principaux en suspens, sous-entendant clairement sa mort.

Et autant j’en avais dans le fond rien à taper de Phil – mais entendons-nous bien, je le considère comme le pire cliffhanger de décembre 2015 -, autant là, je refuse que Gail soit sacrifiée comme ça. Ce qui m’inquiète le plus, c’est que ça colle à la fois au personnage et à la série de faire ça, mais moi, Gail est devenue mon personnage préféré, surtout cette saison, alors c’est vraiment juste nul que cette bonne intrigue se termine comme ça.

Pour le reste, rien qui n’attire vraiment mon attention comme ça, d’où la note moyenne de l’épisode. C’est n’importe quoi du côté de Carol et Tandy, comme toujours en même temps. J’accroche bien à l’idée de l’avion à piloter, même si le but final derrière ça n’a pas franchement d’intérêt narratif passionnant.

Et Melissa… Bon, ben Melissa est complétement cinglée et j’ai du mal à comprendre comment son personnage a évolué comme ça, mais en même temps, ce n’est pas non plus le genre de série que j’ai envie de revoir quoi. Il y a donc du bon comme du moins bon dans cet épisode, des blagues/parallèles qui fonctionnent (la pêche) et d’autres qui sont nazes (le poisson nommé Gail…) ; et puis il y a la crise Melissa qui avance sans être non plus en plein marathon.

En tout cas, ça fonctionne, j’ai vraiment envie de connaître la suite, mais j’ai bien peur que Gail soit définitivement éclipsée, et si c’est le cas, c’est naze, parce que j’ai cru qu’ils finiraient par la retrouver quand même.

La suite à la reprise, en espérant que Gail soit comme le poisson nommé Gail et survive à cette fin pourrie.

Capture d'écran 2017-03-08 21.25.56.pngÉpisode 10 – Got Milk? – 17/20
But I’m making you that soup… in my heart.

Il est possible que j’arrête dès à présent la règle du un épisode par jour même si mon concours n’est pas terminé, OUPS. Non, mais, je mange tout seul ce soir alors c’est bien de s’occuper, et puis c’est que 20 minutes, et puis je veux savoir si Gail est en vie surtout !

Donc oui, je prends le risque de reprendre The Last Man on Earth et d’empirer l’état de ma tête pleine de conjugaisons latines. Bref, ma vie vous passionne, mais je lance cet épisode qui a un titre qui me fait un peu peur, parce que pour moi, c’est juste l’une des meilleures répliques de LOST. Je fais des fixettes, que voulez-vous ?

Ah, oui, que je parle de l’épisode, peut-être.

Bien évidemment, nous ne sommes pas fixés sur le sort de Gail cette semaine, et ça ne me surprend même pas. Je m’y attendais un peu qu’ils gardent le suspens, mais je ne m’attendais pas à un épisode aussi intéressant pour autant.

Oui, on a ENFIN des infos sur le virus qui a décimé la population et cet épisode suit la vie de Pamela, une riche aristo bien trop confiante dans le pouvoir de l’argent et du gouvernement. On la voit se planter à un gala de charité, découvrir le virus, vivre dans l’insouciance et comprendre peu à peu la terreur dans laquelle le virus plonge le monde… ou au moins les États-Unis, car on ne sait pas trop ce qu’il en est du reste de la planète dans cet épisode, mais bon.

C’est tout simplement excellent comme épisode, car il apporte de nombreuses réponses sans prendre le temps de s’attarder dessus comme s’il s’agissait d’un événement, parce que le personnage est à mille lieues de s’en préoccuper au départ.

Ensuite, elle apprend à son chien à parler, mais bizarrement, ça ne fonctionne pas. On la voit évoluer dans son bunker pendant trois ans (qui a dit LOST ?) et l’on apprend que c’est donc elle qui dirigeait le drone de son ancienne amie Catherine, morte au tout début de l’épidémie. Intéressant, donc, puisque l’épisode s’ouvre sur son départ du bunker.

Elle a d’ailleurs enfin compris qu’elle était immunisée, et j’ai aimé la manière dont c’était amené qu’elle reste enfermée tout ce temps sans voir personne, de sa peur d’utiliser le drone à la peur d’être contaminée.

Le comique fonctionnait plutôt bien et il n’y avait personne pour hurler, alors je dirais que c’est une excellente reprise, même si nous n’avons malheureusement pas eu le droit de revoir notre fine équipe de bras cassés.

Un bémol tout de même : je trouve que le caractère de Pamela est un peu similaire à celui de Gail dans le type de comique qu’elle apporte, avec une franchise à toute épreuve. Et du coup, ça ne sent pas bon pour Gail.

Quant à Pamela, elle n’est pas prête de retrouver le groupe puisqu’elle se rend à la villa, merci Melissa d’avoir flinguée son drone. Pas sûr que le « You’re all going to diet » lui donne envie de rester…

11.pngÉpisode 11 – The Spirit of St.Lewis – 17/20
But I’m making you that soup… in my heart.

Vais-je enfin en savoir plus sur Gail ? Ce n’est pas certain.

En tout cas, Melissa continue de traverser une crise psychotique énorme, et c’est juste excellent comment elle déglingue tout le monde en quelques phrases. L’épisode retrouve donc un excellent humour sans abuser des hurlements pour une fois (bon, ils chantent quand même, mais sinon, ça va).

Todd passe l’épisode à s’inquiéter pour Melissa, de même que le reste du groupe qui, pour une fois, fait des recherches médicales sur son cas. Todd soulève d’excellents points sur les femmes enceintes, et ça apporte pas mal d’humour.

C’est moins intéressant (et surtout moins marrant) du côté de Lewis, qui pourtant est au cœur de cet épisode également. Il continue de s’entraîner à voler dans son simulateur, jusqu’à ce que Tandy lui apporte un avion sur un plateau d’argent, de même que des discours trop longs. Et alors que je m’attendais à une panne d’essence ou autres blagues de ce genre, les scénaristes décident de le tuer comme si de rien n’était en le faisant se crasher comme une merde.

Sont-ils seulement sérieux ?
Je commençais à m’attacher à lui, sérieux ! Et Gail ! Et bordel, mais c’est quoi cette série ?

Elle arrive beaucoup trop rapidement à passer du rire au drame, tout en continuant à se la jouer comique, avec la journal de Carol, l’enterrement (le discours d’Erica outch) ou la révélation divine de Tandy.

La fin est hyper frustrante : l’immeuble dans lequel est Gail (ou son corps seulement ?) est illuminé par Tandy et l’on s’arrête là. Pamela verra sûrement la lumière et viendra leur rendre visite pour compléter à nouveau les rangs du groupe.

Et moi, je continue d’être surpris par la série, qui décidément réserve énormément de surprises dans cette troisième saison. Clairement, je n’étais pas prêt non plus !

The Last Man on Earth Season 3 Episode 12_0000234516.jpgÉpisode 12 – Hair of the Dog – 15/20
Wine, she needs wine!

Je ne suis pas du tout frustré de découvrir dans le résumé de l’épisode précédent que je n’ai pas eu la dernière scène de l’épisode de la semaine dernière ! Gail est en vie ! Et elle marque un excellent retour cette semaine, avec tout le monde qui la croit encore bourrée alors qu’elle est simplement hyper faible.

J’ai eu un peur qu’il ne la tue après ces retrouvailles, mais non, elle se remet plutôt bien et vite de ce traumatisme, avec comme seule vraie conséquence qu’elle refuse de monter dans un ascenseur ou qu’elle ne peut plus marcher sans utiliser la mini mobylette de Tandy. Sympathique et efficace, l’épisode se permet quelques bonnes blagues sur cette convalescence pas comme les autres.

Carol stresse de voir sa « maman » s’enfuir de nouveau, ce qui la lance dans des longs monologues impeccablement maîtrisés par l’actrice, comme toujours. C’est ce qui fait partie des choses qui m’avaient énervé en saison 2, mais finalement, c’est efficace quand l’intrigue s’y prête bien.

Carol finit par se réconcilier avec Gail, qui passe aussi un peu de temps avec Erica, et à faire une « photo de famille » comme il se doit. Hilarant et avec une piste ouverte pour la semaine prochaine (Pam ?).

En parallèle, Todd décide d’emmener Melissa chez elle pour tenter de comprendre ce qui peut bien lui arriver. On découvre ainsi que la jeune femme ne perd pas la boule sans raison : elle a de toute évidence besoin d’un médicament pour retrouver sa santé mentale. Le problème, c’est qu’on ne sait pas lequel et qu’il ne lui reste qu’une pilule. C’est déjà ça, on va dire.

L’intrigue avait quelques longueurs à ses débuts (le voyage en voiture, Melissa qui se barre à nouveau et surtout le monologue de Tandy) mais puisque cette intrigue avance enfin, je ne vais pas bouder mon plaisir.

Légèrement moins drôle que d’habitude, cet épisode reste une belle réussite pour une saison qui décidément a la bougeotte. Tant mieux : ça lui réussit !

13.pngÉpisode 13 – Find This Thing We Need To – 14/20
Looks like we have company and this company is a Yoda.

Carol organise une conférence pour présenter sa trouvaille de la semaine dernière sur sa photo de famille : un alien se balade autour d’eux. Cela lance un débat politique intéressant sur les étrangers et leur intrusion dans le groupe. Il est finalement décidé d’essayer d’en savoir plus sur Yoda. C’est un surnom sympa.

Erica, Tandy et Carol se lancent à sa recherche et trouvent la cabane d’un petit garçon qui les espionne de toute évidence depuis un moment, vu les dessins qu’il fait. Il aurait pu les aider à trouver Gail et faire tout un tas de trucs cools. Mais non, les scénaristes ont préféré cette version des choses qui permet à Tandy de hurler dans la forêt. Oh joie. C’est juste insupportable cette certitude qu’ils ont de faire rire avec des personnages qui hurlent. Non, ce n’est pas drôle. Et c’est super long dans cet épisode. Dommage, il y avait de bonnes trouvailles, mais ça fait perdre pas mal de points à l’épisode.

Melissa, de son côté, continue de partir en cacahuète avec une obsession sur le pénis du père Noël lorsque Todd essaye de l’aider. Le pauvre se retrouve infirmier de service et gère également la convalescence de Gail, qui propose de lui apporter son soutien pour trouver le médicament de Melissa. Alors elle a beau y mettre toute sa bonne volonté, elle parvient surtout à perdre la dernière pilule de la plaquette de Melissa. C’est con. Et elle passe ensuite son épisode sous Xanax.

Todd et Gail finissent par se réconcilier quand ce premier comprend l’enfer qu’elle a traversé en découvrant l’état de l’ascenseur. C’était sympa de voir leur relation se développer vers une vraie amitié vu leur passif. Du coup, ils reprennent leurs recherches et sans surprise trouvent le médicament grâce à l’indice du « pénis du père Noël ». Je l’avais senti venir dès le début, mais je suis content qu’on voit enfin la fin de cette intrigue. J’espère que Melissa redeviendra le personnage badass qu’elle était – mais les recherches constantes de Clozapine à venir vont être sympathiques.

Enfin, l’épisode se termine sur un excellent cliffhanger : Yoda est dans la voiture avec Tandy, Erica et Carol, qui mettent longtemps à s’en apercevoir. Son identité ? Un mystère, jusqu’à la semaine prochaine.

Bref, c’était un épisode sympa, mais entre une intrigue cassant les oreilles et une prévisible, il est difficile de totalement accrocher.

Capture d'écran 2017-04-03 14.54.12.pngÉpisode 14 – Point Person Knows Best – 14/20
Can’t believe this kid’s alive.

Une fois de plus, la série prend une bonne idée et la transforme en truc bizarre qui marche un peu moins que prévu mais en même temps pas si mal. La bonne idée, c’est l’introduction d’un enfant. Le truc bizarre, c’est qu’il refuse de parler, alors qu’il les comprend très bien quand on lui parle.

Du coup, ce mutisme permet d’apporter un peu d’humour bienvenue dans la série, mais aussi des situations un peu trop poussives. Comme toujours.

Du côté des bonnes choses, je mets le masque de Yoda ou la recherche d’un nom pour ce petit. Il finit par être nommé Jasper. J’aime bien ce prénom, mais j’espère quand même qu’il ne me gavera pas autant que celui de The 100. Ce n’est pas gagné puisque les enfants ont tendance à me taper sur le système.

Seulement, dans cette série, c’est Tandy qui me tape sur le système en général. Cet épisode ne déroge pas à la règle : il en fait trop et est juste insupportable à vouloir s’occuper de Jasper. Ses idées sont rarement aussi drôles qu’elles devraient l’être, le coup des piscines, c’est juste trop pour moi, et comme en plus, je mangeais devant cet épisode, j’ai surtout eu envie d’aller vomir un coup. Merci bien. (c’est une façon de parler, je vous rassure).

Jasper prend quand même le temps de tuer Gary, et ce n’est peut-être pas si mal.

Avec le temps, Tandy finit par trouver un moyen de faire coopérer Jasper : il lui promet des cigarettes. La scène est marrante, mais il ne faut pas longtemps pour qu’il soit grillé (comme une cigarette, oui, j’ai de l’humour, moi, messieurs-dames) par Erica et les autres.

Cet épisode remet d’ailleurs bien en avant Erica, et c’est comme ça qu’il gagne des points car j’en ai marre de la voir sous-exploiter en permanence. Cette semaine, elle tire son épingle du jeu en étant désigné par Jasper comme tutrice (la point person du titre). J’espère que cela nous donnera l’occasion de la voir, car ça va faire une maman marrante.

J’ai beaucoup apprécié aussi, d’ailleurs, la manière dont Tandy justifie cette semaine ses actions : il a peur de ne pas être aimé de son futur gamin. Là, je dis OK.

Bon, il y a tout de même un gros défaut dans l’intrigue Jasper : c’est qu’ajouter un enfant va complexifier la série. Et oui, ça veut dire qu’il va vieillir et sûrement plus vite que le temps dans la série. Donc soit on nous pond des accélérations temporelles et des ellipses (pourquoi pas), soit il va falloir faire quelque chose pour le tuer (et je ne vois pas la série aller si loin, c’est une comédie quand même). On verra.

Sinon, le reste du casting est mis de côté : Melissa est mise de côté avec des effets secondaires de son médicament, l’amitié Gail/Todd continue et rend parano Carol. C’est une bonne occasion pour que Gail se rebelle un peu contre sa fille. J’approuve.

Bref, de bonnes choses parmi les défauts habituels de la série. Dommage, je sais qu’ils peuvent faire mieux désormais. Et j’attends toujours Pam !

Capture d'écran 2017-04-24 14.52.59.pngÉpisode 15 – Name 20 Picnics… Now – 15/20
Whenever I have the urge to not talk, I talk about it.

Cet épisode ne faisait de nouveau pas dans la subtilité pour rapprocher Jasper et Melissa. C’est la suite logique : Jasper ne parle toujours pas (et il est bien expliqué qu’il avait environ 4 ans au moment du virus, donc c’est assez impressionnant qu’il ait réussi à survivre si longtemps seul) et le traitement de Melissa n’est toujours pas hyper efficace. Ce rapprochement est long à se faire, mais quand il arrive finalement, c’est une scène très cool.

Entre temps, il aura fallu supporter une nouvelle engueulade entre Todd (qui voulait que Jasper parle avec Melissa) et Tandy (qui ne voulait pas). C’était on ne peut plus casse-pied, avec l’un comme l’autre trouvant tous les moyens d’être insupportables. C’est vraiment dommage ! En tout cas, ça finit bien pour tout le monde, alors je ne vais retenir que le coup du pistolet à eau utilisé sur une Melissa impassible. C’est tout con, mais ça me fait toujours rire ce genre d’humour. Il en faut peu, je sais.

Autrement, cet épisode revient également sur les grossesses de Carol et Erika. Une fois de plus, ce n’est pas écrit avec subtilité puisque Carol s’avère jalouse du ventre de son amie. En fait, il est révélé qu’elle s’inquiète surtout de savoir si elle est ou non enceinte. J’aime bien ce type de développement qui raccroche ces personnages à la réalité et à des inquiétudes métaphysiques bien plus profondes que le reste de la série, toujours trop perchée.

Trop perchée, sans subtilité, ce sont vraiment les mots décrivant le mieux encore cet épisode avec le condensé de toutes les fêtes effectué pour proposer à Jasper de découvrir la joie d’être en vie. Pourquoi pas. La fin nous propose une étoile filante qui s’avère ne pas en être une (forcément), mais qui est en fait un satellite venant s’écraser sur Terre. Reste à savoir si ça aura son importance (ça provoque une explosion et un incendie quand même) ou si c’était juste pour la blague par rapport aux étoiles filantes.

J’aurais tendance à privilégier ce premier point… et je continue d’attendre Pam.

16Épisode 16 – The Big Day – 16/20
Release the crickets

« What the hell ? » est la première pensée qui me traverse l’esprit devant cet épisode qui reprend six mois plus tard, rien que ça. Oh bordel. Je hais la période des upfronts quand ils nous font ça…

Six mois plus tard, donc : Jasper parle (et Tandy qui en fait tout un plat), Erica sort avec Gail, Todd se marie avec Melissa (enfin saine d’esprit !), Erica et Carol sont enceinte jusqu’au cou, Tandy se débarrasse enfin de ses sourcils. Je suis très mitigé : il est excellent de voir certaines intrigues qui commençaient à traîner en longueur enfin résolues, mais c’est frustrant de ne pas savoir exactement comment Melissa a retrouvé ses esprits ou Jasper a commencé à parler.

Dans le même genre, le couple Erica/Gail, je me demande vraiment comment il s’est formé, après tant de temps. Je veux dire, au départ, je l’imaginais un peu comme une possibilité, mais depuis tant d’épisodes, ça paraissait de plus en plus improbable. Du coup, ce baiser semble jeter là juste pour garder le suspens du couple qui s’apprête à se marier.

Au départ, j’ai pensé à un rêve de Tandy ou quelque chose du genre, mais vu le cliffhanger qui voit Erica sur le point d’accoucher, je pense qu’on peut parier de manière sûre sur ce saut dans le temps.

L’ensemble de l’épisode tourne donc autour du mariage de Melissa et Todd, avec Todd redevenu vierge pour l’occasion, et autour de Tandy qui souhaite faire venir au monde le bébé de Carol quand le reste du monde sait parfaitement qu’il faut que ce soit Gail qui le fasse.

C’était drôle, assurément, mais ce saut dans le temps au trois quarts de la saison est inattendu. En plus il tombe bizarrement dans la diffusion de la saison (généralement, ils font en sorte que ça arrive après une pause), mais comme c’est le début des upfronts, il faut des scènes marquantes et des avancées de dingue dans l’intrigue. C’est bien le cas cette semaine. Maintenant, il reste à m’inquiéter une semaine pour Erica !

17.pngÉpisode 17 – When the Going Gets Tough – 17/20
Oh look at that… Todd’s water broke!

Erica s’apprête à accoucher, en avance, et Tandy veut absolument se rendre utile au point d’en être absolument insupportable, forcément. Cela fonctionne extrêmement bien au niveau des blagues, et surtout quand il se ramène avec un masque de Phil. C’est abusé, mais ça ramène malgré tout quelques souvenirs. Les blagues sont toutes superbes, ce qui est suffisamment rare dans cette série pour que je prenne le temps de le noter. J’ai ri, et plus d’une fois.

Tandy finit par devoir s’occuper de Jasper et fait bien sûr n’importe quoi avec, comme les autres. Ils continuent tous de lui dire de la merde sur la vie. Ils finissent par repérer un énorme problème : un brasier gigantesque… qui s’avère être une usine nucléaire. Cela sent bon la fin de saison, mais aussi peut-être la fin de série. Ce n’est pas très rassurant, je veux tout, sauf une fin pessimiste. Pourtant, si je me rends à l’évidence, la meilleure fin possible pour cette série est une fin négative. Le fait que les centrales soient ce qui mette fin à la série pourrait être une bonne idée (même si le virus a mis un certain temps à tuer les hommes, donc ils auraient pu prévoir le coup, merde).

Carol de son côté stresse et part en vrille quand elle entend Erica souffrir. Elle se met à écouter le CD le plus angoissant du monde, un enregistrement de rires absolument pas naturels. Il s’avère qu’elle a finalement raison de stresser pour Erica car le bébé se présente en siège, ce qui est tout, sauf une bonne nouvelle.

Avec l’aide de Todd, comme prévu, mais aussi de Melissa et Carol, Gail parvient pourtant à retourner le bébé puis à faire naître la petite fille d’Erica. Oh mon dieu, Erica accouche d’une petite fille qu’elle prénomme Dawn, c’est trop mignon. Oui, j’assume cette phrase totalement niaise, la scène m’a fait me sentir tout niais. J’adore Erica, alors je suis ravi (et j’ai eu un peu peur pour sa survie vu le taux de mortalité dans la série).

18.pngÉpisode 18 – Nature’s Horchata – 19/20
What’s more important than a baby being born?

Oh crap. Erica a bien accouché et tout s’est merveilleusement passé vu la circonstance… mais malheureusement, Tandy débarque avec sa mauvaise nouvelle. Il montre à tout le monde le brasier, sauf à Carol qui dort encore. Cette intrigue inattendue pour la série débarque à temps pour citer également les prévisions de Lewis. C’est une bonne chose qu’il soit fait mention de l’inquiétude préalable d’un personnage, parce que ça manque de crédibilité que personne n’y ait pensé lorsque le virus tuait peu à peu le reste du monde.

Du coup, cela peut justifier que ça mette tant de temps à arriver cependant, car je doute que nos centrales mettent plusieurs années à brûler comme c’est pourtant le cas ici. Et si Gail a eu le temps de se renseigner sur les accouchements (une sous-intrigue que j’ai adoré dans l’épisode précédent), elle n’a pas pu le faire sur les centrales nucléaires.

Tout le monde se met donc à stresser et ramasse ses affaires en toute hâte avant de quitter l’hôtel, à qui la série consacre de trop courts adieux, en comparaison avec la villa. Comme en début de saison, le voyage permet de relancer la dynamique de groupe d’un peu tout le monde, et surtout du couple Todd/Melissa.

C’est donc une excellente chose que le groupe voyage de nouveau. Cela suit de peu l’accouchement d’Erica, qui galère donc à allaiter Dawn. La pauvre. C’est une intrigue plus nécessaire pour la cohérence globale qu’intéressante, mais c’est bien mené, avec un Tandy lourd et une Erica qui dose son jeu comme il faut. En revanche, j’aurais aimé qu’on en sache plus sur la relation entre Gail et Erica !

En plus de tout ça, Melissa est en pleine forme mentale, mais l’actrice a la voix cassée, et je suis juste trop fan du ton que ça lui donne (j’ai lu une interview où il était révélé que sa voix avait été reconstituée partiellement par ordinateur… chaud !).

Le groupe comprend qu’il faut se rendre au plus vite à Mexico car les USA sont parsemés de centrales… mais découvre que là-bas aussi, c’est contaminé. Forcés de faire demi-tour, ils retournent à Los Angeles. Mon dieu, que c’est excellent comme épisode et comme storyline. C’est une excellente idée de prendre en compte les centrales nucléaires et ces recherches en bibliothèque. Il y a vraiment de bonnes pistes à exploiter sur le côté survie et ça permet de sortir un peu du côté sans but que le groupe avait en saison 2. En fait, c’était tout le problème de la série : trouver un but pour ces personnages.

Bon… ils arrivent quand même à détruire la maison de Carol au cours du voyage, ce qui permet à Pat de retrouver le groupe. Celui-ci menace de tuer Tandy… mais se fait tuer aussitôt par Pamela, débarquée de nulle part. Oh putain, ces américains !!!

Fin.png

EN BREF – Si j’avais eu un mal fou avec la saison 2, son humour potache et ses couples à gogo, la saison 3 a su me réconcilier avec le ton totalement décalé de la série. Cette saison 3 est, je crois, la meilleure de la série. Elle réussit à donner le sentiment que les choses avancent enfin, en donnant un but à chacun des personnages. Le fait qu’elle fasse enfin quitter la villa au casting est une excellente chose qui permet de relancer les intrigues et toute la dynamique de groupe.

Les derniers épisodes de la saison ne font pas dans la subtilité, avec un bond dans le temps, un mariage, un accouchement et une mort, mais je ne suis vraiment pas certain que cela soit suffisant pour permettre le renouvellement de la série. J’en veux un peu aux scénaristes de proposer une fin aussi géniale, car le cliffhanger est parfait, mais n’aura peut-être jamais de suite. J’espère que Fox décidera de continuer la série malgré tout. C’est con, en fin de saison 2, ça ne m’aurait pas dérangé plus que ça qu’elle soit annulée, mais, si elle devait l’être désormais, ça me ferait vraiment chier.

On peut donc dire de cette saison 3 qu’elle est un pari réussi, puisqu’elle m’a réconcilié avec la série. Certes, elle a toujours ses défauts, son exubérance et sa capacité incroyable à filer des maux de tête tellement ils hurlent dans tous les sens… mais je me suis attaché à la majorité des personnages et à l’histoire. J’en veux plus.

Je croise les doigts.

 

 

 

Semaine 38 : du 19 au 25 septembre

Bonsoir tout le monde !

Pour ce rendez-vous dominical de rentrée des séries, un article un peu plus long que d’habitude et pour cause ! Pas mal de séries sont de retour, donc il y a forcément de quoi faire et ça m’a inspiré une nouvelle rubrique pour ces articles, qui reprend bien sûr une des premières idées de ce blog que j’avais fini par abandonner. J’en dis pas plus pour le moment, vous verrez en cours d’article !

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Les inédits de la semaine

Avant toute chose, il me faut d’abord parler des inédits, des retours d’Agents of S.H.I.E.L.D, Grey’s et HTGAWM, des nouveautés que sont The Good Place, This is Us et Notorious, BREF, de faire un détour par tous les articles publiés ou mis à jour cette semaine ! C’est parti :

Fear the Walking Dead (2×12), 15/20
Atlanta (1×04), 10/20
This is us (1×01), 16/20
Agents of S.H.I.E.L.D (4×01), 16/20
You’re the Worst (3×04), 17/20
Blindspot (2×02), 15/20
American Horror Story (6×01), 15/20
Better Things (1×03), 08/20
The Good Place (1×01), 17/20
The Good Place (1×02), 16/20
The Good Place (1×03), 15/20
Grey’s Anatomy (13×01), 18/20
How To Get Away With Murder (3×01), 16/20
Notorious (1×01), 17/20
Superstore (2×01), 15/20

v_0002343035La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Cette semaine, malgré une reprise en beauté de pas mal de séries, je n’ai pas eu de gros coup de cœur en terme de performance. Du coup, je vais me contenter de m’appuyer sur une valeur sûre, à savoir Kristen Bell !

Faut-il encore la présenter ? Pas sûr, mais s’il fallait le faire, ce serait à coup sûr en commençant par l’incontournable personnage qu’elle a incarné (trois saisons et un film seulement !) avec brio : Veronica Mars. Alors oui, je vis dans le passé, la série s’est achevée il y a dix ans et vous pouvez dire tout ce que vous voulez, mais c’est par là qu’elle a véritablement commencé et c’est bien le seul rôle dans lequel elle m’a marqué.

Oh bien sûr, je me souviens de son détour dans Heroes, mais même elle ne pouvait pas rattraper la qualité d’écriture terrible de cette série (désolé pour les fans, mais comme l’a encore prouvé Heroes Reborn la saison dernière, je n’aime pas leur écriture qui consistent à proposer des rebondissements imprévisibles parce qu’illogiques – combien de gens ont ressuscité par surprise dans ces deux séries ?). Wow, je me suis sacrément égaré dans ce paragraphe, désolé !

Quoiqu’il en soit, donc, Kristen Bell s’est fait discrète sur le petit écran, en tout cas sur le mien, depuis la fin de Veronica Mars. Son retour en force de The Good Place est donc quelque chose que je vois d’un œil très positif, mais qui aurait pu réserver son lot de catastrophes. Et bien finalement, ce ne fut loin d’être catastrophique !

La chaîne nous a fait le gentil cadeau de diffuser pas moins de trois épisodes, l’avis que j’ai sur cette comédie est donc déjà bien arrêté : l’humour y est très particulier, mais très drôle. Kristen Bell brille tout simplement dans le rôle d’Eleanor, ce qui ne me surprend qu’à moitié : après tout, les meilleurs moments de Veronica Mars sont ceux révélant le potentiel comique de son interprète principale.

Je suis ainsi tout à fait accroché à cette performance de l’actrice qui arrive très bien à nous communiquer son envie de rire pour l’instant. J’espère que ce petit coup de projecteur sans spoiler vous convaincra d’aller essayer cette série sur une jeune fille qui atterrit au « paradis » par erreur et tente de prouver qu’elle mérite malgré tout sa place. C’est à voir, vraiment.

Le Coup de Cœur Musical

Chaque fois qu’une chanson me plaira dans ma semaine série, je prendrais le temps de vous la partager. Attention aux spoilers dans le paragraphe qui accompagne !

HTGAWM (2×01) – We Are the Ones de Son Lux

Oui, enfin, HTGAWM est de retour et, comme chaque fois, ce que j’attendais le plus, c’était de remplir ma playlist pour prendre le volant. Et franchement, dans presque chaque épisode, je trouve mon bonheur avec eux tant la BO est toujours parfaitement soigné. J’ai eu une petite frayeur pendant l’épisode, mais j’ai finalement trouvé mon coup de cœur à la toute fin de l’épisode. Outre la scène traumatisante qui accompagne cette chanson, puisqu’elle annonce la fin d’un membre du casting, quand même, c’est le décalage entre ces chœurs et les bruitages si particuliers qui me plaisent. La voix du chanteur se pose tout doucement sur des sons électro angoissants et le refrain est juste parfaitement entêtant. Alors peu importe qui est mort, cette scène est déjà gravée dans mon cerveau !

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Les autres actus du blog

Sans surprise pour personne, les autres actus du blog se résument à l’article sur That ‘70s Show saison 7. L’article le plus consulté cette semaine fut celui sur le pilot de This is us, talonné de près par celui sur Notorious, publié seulement hier. De toute évidence, il y en a qui se cherchent de nouvelles séries !

Justement, la rentrée série est majoritairement faite pour moi, zéro nouveauté à venir pour les sept prochains jours. Il me reste à surveiller cette semaine les retours de Quantico et Once Upon a Time, deux séries qui m’ont lassé l’an dernier et que je ne suis pas sûr de suivre avec beaucoup d’assiduité. The Last Man On Earth et son humour inégal est également diffusé cette nuit aux USA, et ça je pense que vous en parlerai, malgré une fin de saison 2 vraiment moins bonne que les débuts.

En revanche, jeudi, il y a LE retour que j’attends le plus, c’est celui de Younger pour une saison 3 que j’espère plus longue que la saison 2 vu la date de lancement. N’hésitez pas à vous rafraîchir la mémoire sur la série en allant faire un tour par ici 🙂

Bien sûr, il y aura aussi les débuts de Luke Cage vendredi, mais je pense mettre un certain temps avant de vous en parler, d’autant plus que je serai sans connexion internet quelques jours en fin de semaine…

Autrement dit, mon article sera peut-être en retard dimanche prochain, j’espère que vous me pardonnerez ! Allez, à la semaine prochaine 🙂

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Notorious (S01)

Spoilers

Comme le reste de mes articles, celui-ci a été écrit semaine après semaine au visionnage de chaque épisode.

Avis : Oui, voilà encore une série que je ne commence que parce que j’adore le casting. Piper Perabo, c’est mon héroïne de toujours rien que pour Coyote Ugly, et J. August Richard, c’est Gunn d’Angel quoi. Bref, le casting a suffi me vendre une série que je n’aurais jamais regardé a priori vu son synopsis de base, plus ou moins inspiré d’une histoire vraie. Et je dis ça, même s’il y a Marc Blucas au casting. Il a vieilli depuis Buffy, on va dire qu’il n’a pu que s’améliorer et choisir de meilleurs rôles (spoiler alert : non).

Allez, je vais pas vous épargner le classique passage par le synopsis, histoire de savoir de quoi on cause : l’histoire d’un avocat plutôt bon chic bon genre qui sort avec la productrice d’un show. Ensemble, ils tentent de tout contrôler : les médias, le système judiciaire et bien sûr (surtout), l’un et l’autre. Oui, oui, je compte vraiment regarder ça, ça crie le ABC moyen dès le résumé de la série. On pourrait croire que j’ai appris ma leçon depuis The Catch, mais non, clairement, ça ne m’a pas suffi. Alors bon, je commence avec très peu d’attente cette série, ça ne devrait pas être trop dur pour elle d’être cool.

Comme d’habitude, je ne compte pas m’éterniser plus que ça en blabla, mais clairement, c’est dans la line-up ABC, si vous aimez le Shondaland, c’est pour vous. Allez, c’est parti pour le résumé critique de ce pilot !

Note moyenne de la saison : 15/20 01Épisode 1 – Pilot – 17/20
It’s breaking news, I’m doing my job

Encore une série qui débute sur une scène de cul, ça faisait longtemps dis donc. Je vais finir par devoir faire cet article sur cette mode pourrie à force. Bon passé ce détail, je dois dire que je ne pouvais pas mieux deviner en introduction : j’aime beaucoup. C’est une série rythmée, avec de nombreux (nombreux !) personnages bien écrits (chacun a ses motivations assez clairement dessinées) et bien sûr, évidemment, son bon lot de dramas pour bien débuter. L’enquête principal de cet épisode est le délit de fuite de la voiture d’une star qui lance tout un tas de problèmes qui vont nous occuper toute une saison. Bon, ce n’est pas tant le drama que j’ai aimé, mais ce côté précipité qui rappelle le meilleur de Scandal, la musique qui rappelle celle d’HTGAWM et les décisions de Julia, un chouilla similaires à celles de Rachel d’Unreal. Pour un premier épisode, c’est un test réussi puisque la série récupère le meilleur de pas mal de séries. Quant au couple d’acteurs principaux, je les trouve plutôt choux l’un et l’autre en victimes de trahisons sentimentales voués à se rapprocher. C’est un cas classique de Will they/Won’t they parfaitement reproduit aussi entre leurs assistants : c’est ABC, il faut des relations amoureuses. J’ai fini ces 40 minutes vraiment accroché à mon écran et plus tellement sur ma critique, c’est un très bon départ. J’espère maintenant que ça continuera à ce rythme et sans fausse note trop énorme, car cet épisode a lancé à la fois une enquête de saison complexe et une enquête d’épisode conclue. Bien, bien, bien !

02Épisode 2 – The Perp Walk – 15/20
Let me start by saying that it’s a shameful act to arrest a man at his own wife funeral.

Pas de grande surprise devant Notorious cette semaine, mais au moins cela veut dire pas de mauvaise surprise non plus. La série remplit le contrat implicite qu’elle nous proposait au premier épisode : nous avons une intrigue de la semaine (la maman qui a perdu son enfant) et un fil rouge pour la saison (qui a tué Sarah ?) ; les deux avançant en impactant les différentes relations entre les personnages. Bon, l’intrigue de la semaine n’était pas des plus originales, ni des plus passionnantes, mais elle était efficace avec la présentation du problème, l’enquête à charge puis la surprise des vraies raisons du pourquoi du comment. Le fil rouge autour de Sarah est largement plus intéressant : on découvre ainsi son frère qui promet d’apporter quelques complications pour Jake. En parallèle, Julia tombe sur Ryan à moitié à poil dans son bureau parce que celui-ci dort dans le bureau de sa boss… Clairement le personnage est là pour provoquer des remous et attirer l’audience féminine, élément classique de ce type de série qui joue autant sur l’apparence des acteurs que l’écriture. Pour l’instant, c’est donc prévisible sans l’être trop et c’est plutôt intéressant à suivre pour en savoir plus sur l’intrigue Sarah/Oscar. J’ai plus de mal à comprendre l’intérêt du personnage de Louise qui semble être un appui comique pas si efficace. Bref, j’ai regardé un second épisode qui fonctionne, mais c’est aussi parce que j’adore l’actrice principale.

03Épisode 3 – Friends and Other Strangers – 12/20
And I’m sure I’ll hear all of that in every other networks so find me something that no one else has.

Le côté procedural prend clairement le dessus cette semaine avec le coma d’une star internationale qui passe du bon temps à violer de jeunes filles innocentes. Tristement banal, cet épisode n’en est pas moins intéressant, notamment du côté de la vengeance de la victime. Bon, ça reste étrange que le mec s’appelle Trinity, pour moi c’est un nom de fille depuis Lust for Love (pour une fois que je parle d’un film, il vaut le coup promis). La fin de l’épisode nous en révèle un peu plus sur le passé de Louise. Je sais que je le réclamais la semaine dernière, mais c’était pas hyper habile dans la manière dont c’est amené je trouve. Les ficelles sont vraiment trop grosses dans cet épisode, mais j’ai aimé en découvrir un peu plus du côté de la production et du patron de network qui choisit les sujets et comment les traiter, coupant l’herbe sous les pieds de Julia. Enfin, Ryan se rapproche à nouveau de l’avocate blonde dont je n’ai pas encore retenu le nom. Je suis bien plus mitigé que d’habitude sur cet épisode, mais ce n’est pas très étonnant, on entre dans les épisodes nécessairement un peu moins intéressants car il faut encore garder du suspens pour les épisodes à venir. Du coup, la note est moyenne, mais je ne doute pas que ça puisse encore remonter dans les semaines à venir.

04.pngÉpisode 4 – Tell Me A Secret – 14/20
Good morning. I got your text, your voicemail and your e-mail. What’s up?

La structure sous forme de procedural se confirme dans ce quatrième épisode qui nous introduit l’histoire d’un sportif tué et d’un meilleur ami accusé. Forcément, notre productrice et notre avocat préféré sont sur le coup. Bon, c’est sans surprise de ce côté-là et c’est une intrigue sympa : Julia et Jake aident donc à nouveau à résoudre un meurtre sans que la police n’intervienne à aucun moment, ce qui est toujours d’une crédibilité dingue. Ella et Ryan continuent de se rapprocher, leur relation avançant assez vite de manière qui se veut mignonne… mais je ne suis pas dupe : quand ça avance si vite, ce n’est jamais une bonne chose. L’un d’eux pourrait tout à fait être coupable du meurtre de Sarah, dans un retournement de situation hallucinant. Je vais probablement trop loin, mais je me méfie de ses histoires qui fonctionnent trop bien. Concernant le fil rouge justement, on avance un peu avec Oscar accusant Levi Young lors de son interview en direct de prison. Et ce dernier n’est un connard que parce qu’il est gay, ce qui justifie aussi qu’il se suicide en fin d’épisode. Ah, bon. Enfin, l’énorme point positif de cet épisode, c’était l’embauche de Monica Barbaro en guest-star. Je suis bien content d’avoir vu Yael d’Unreal dans un rôle totalement différent pour me confirmer que c’était une actrice que j’adore. Bref, un épisode un peu « routinier » à la sauce ABC, avec une avancée du fil rouge en début et fin d’épisode, et un milieu plus inégal faisant évoluer les personnages.

05.pngÉpisode 5 – Missing – 16/20
I thought you were news producer.

Il m’a fallu décaler le visionnage de cet épisode de plusieurs jours et ce n’était pas forcément de bon cœur car j’aime bien avoir ma petite dose de Notorious chaque semaine désormais. Julia est hantée par la fin de l’épisode précédent et le suicide de Levi. Cet épisode est un peu plus centré que d’habitude sur le fil rouge de la saison, ce qui est une bonne chose, car les avancées se font avec l’arrivée d’un nouveau DA qui a tout du futur love interest pour Julia. Oh le triangle amoureux qui se dessine n’est pas des plus fins, mais il fonctionne bien. En parallèle, il y a bien sûr une intrigue de la semaine qui s’engouffre dans les tréfonds de la justice américaine et des mères porteuses. C’est un sujet que l’on voit finalement assez peu abordé de manière aussi concrète dans les séries et films, pourtant cet épisode nous montre bien qu’il y a des zones d’ombre vraiment problématique à explorer. Tout finit bien de ce côté-là, car il fallait boucler l’intrigue en un épisode. Le fil rouge est bien sûr plus compliqué : Oscar apprend que Jake a couché avec Sarah et leur confrontation se fait sous les yeux indiscrets (et théoriquement interdits de voir ça) de ce nouveau DA suspectant désormais Jake. Bref, ça avance toujours épisode après épisode, c’est intéressant et le rythme de croisière me convient tout à fait !

06.pngÉpisode 6 – Kept and Broken – 14/20
I’m innocent of these charges

Je publie cette critique un peu en retard et je m’en excuse, j’avais un WE chargé. J’avoue ne pas avoir été aidé non plus par l’annonce de la réduction de la commende de Notorious à dix épisodes. La série sent bon l’annulation et c’est franchement dommage… Nous voici donc à un mois de la fin de la série et j’espère vraiment qu’en si peu de temps, ils parviendront à boucler l’intrigue. Pas de bol, juste après cette annonce, la série nous pond un épisode où pour la première fois, la concurrence met à mal Julia. Tout cela prend une sale dimension méta. Il est question en cas de la semaine de la disparition d’une jeune fille parfaite qui fait du striptease en ligne en secret, mais ce n’est pas transcendant. En concurrence, Julia en pond une autre qui, elle, est liée à un trafic de drogue. Concernant le fil rouge, on apprend que Sara a eu un enfant, une info qui promet pas mal de retournements, car cet enfant est probablement celui de Jake. L’épisode se termine avec la résolution du cas de Julia là où la concurrence n’a aucune piste pour expliquer le meurtre de leur jeune fille et surtout sur l’arrestation de Jake en plein direct, devant une Louise qui comble comme elle peut. Oui, vraiment, j’espère qu’on aura le fin mot de l’histoire même en cas d’annulation.

07.pngÉpisode 7 – Chase – 17/20
Are you still close with Jake Gregorian?

Bon, ben… La semaine dernière, j’angoissais un peu de ne pas avoir le fin mot de l’histoire et cet épisode vient boucler le fil rouge de manière totalement inattendue. J’en arrive en fin d’épisode à hésiter à continuer. Il reste trois épisodes pour la nouvelle intrigue lancée dans les dernières secondes de l’épisode et putain, ça fait chier. Parce que oui, j’ai aimé cette résolution précipitée du fil rouge de la saison. Outre le timing surprenant, je n’avais pas vu le coup de l’inceste, du viol et du bébé, et en même temps, je trouve que ça ne semble pas si sorti de nulle part que ça quand on réfléchit un peu aux premiers épisodes et aux réactions qu’avaient le frère. C’est assez dingue et c’est mené sur les chapeaux de roues, ce qui laisse encore le temps de faire tomber Oscar derrière et nous présenter un nouveau meurtre. Alors certes, je ne suis vraiment pas fan de la structure de l’épisode qui commence par une course-poursuite (dont on devine aisément l’issue) avant de nous faire un petit flashback. Pas vraiment utile, surtout que cette course-poursuite tombe à plat (et n’a absolument aucune conséquence, ce qui n’est pas bien crédible). Outre ces détails, l’épisode est un vrai plaisir à regarder et on obtient toutes les réponses que j’attendais plutôt d’une mi-saison (qui en plus avait tout de la fin de saison). La série s’en tire du coup magistralement bien, mais je sais pas comment ils vont gérer leur fin de commande raccourcie. Je suis vraiment déçu de cette probable annulation qui pend au nez de la série, parce que ces sept épisodes ont instauré une routine et des personnages que j’aurais pu suivre sur plus longtemps sans problème. C’est bête.

08.pngÉpisode 8 – The Burn Book – 15/20
Oh my god, you read my journal?

J’ai finalement pris la décision de continuer la série pour ses trois derniers épisodes car j’aime vraiment beaucoup le casting et le rythme de Notorious. Je me doute que nous n’aurons pas de fin à ce nouveau fil rouge, mais j’étais curieux de voir vers quoi aller se diriger la série. Ce n’est pas décevant du tout, avec un focus sur ce nouveau cas cette semaine, qui nous amène à considérer une reprise un peu grossière du Bling Ring. Sans grande surprise, la série a toujours dit s’inspirer de faits réels et les modifier, et cette idée est plutôt sympa, même si n’est pas Emma Watson qui veut. La notion de meurtre s’ajoute à ce qu’il s’est passé en vrai, de même que tout un tas de scandales sexuels assez rigolos et de toute manière gentillet en terme d’images puisque nous sommes sur ABC. J’ai bien aimé cet épisode donc, mais l’intrigue de fond n’est toujours pas exceptionnelle. Je comprends bien pourquoi ils ne laissent pas de seconde chance à la série (enfin, ça me surprendrait beaucoup) et en attendant, je regarde ces épisodes en savourant ce qu’on me propose. Enfin, en ce qui concerne l’évolution des personnages, il n’y a pas grand-chose à dire cette semaine qui ne se concentre une fois de plus que sur Julia (et sa relation avec Louise, mais c’est vite laissé de côté). Tant mieux, j’ai pas envie de m’investir dans des histoires compliquées entre 150 personnages si le glas final est dans deux semaines.

09.pngÉpisode 9 – Choice – 16/20
Mister District attorney…You’re ready to present your case?

Cet épisode déchire, tout simplement. Le départ ne promettait pourtant pas quelque chose de grandiose avec un fil rouge qui s’essouffle vite autour de Jake tentant la défense de Maya. Assez vite pourtant, l’intrigue autour de Carlos « El Toro » Mora éclate du côté de Julia et Louise. Il apparaît assez vite évident que c’est une idée stupide d’y aller, mais que des journalistes de leur envergure décide de le faire quand même est un peu évident. Cela permet en plus à Megan d’enfin prendre le grade qu’elle devrait avoir depuis le départ. C’est donc très positif et à partir du départ de Julia – qui faisait très fin de série dans le style – tout se déroule de mieux en mieux, avec la résolution du cas Maya en direct au beau milieu de nulle part. Cette résolution du fil rouge est improbable si tôt dans la saison, mais elle a peut-être été précipitée par la réduction du nombre d’épisode initialement prévu. Force est de constater que ça fonctionne très bien, car si la révélation en elle-même n’a rien de surprenant, son anticipation et la manière dont elle se déroule a su me dérouter dans ce que j’imaginais pour la série. C’est du coup d’autant plus frustrant de se dire qu’il s’agit probablement de l’avant-dernier épisode de la série. Le cliffhanger est haletant, mais de la même manière, j’ai peur que les scénaristes ne s’embarquent dans une intrigue de trop grande envergure pour les 40 minutes restant à cette saison. Affaire à suivre.

10.pngÉpisode 10 – Taken – 16/20
I actually agree with you on that

Quel épisode ! Que c’est frustrant de savoir que c’est le dernier ! Je ne peux pas dire que c’est imprévisible comme intrigue, mais ça a le mérite de n’être pas assez traité dans les séries que je regarde (hormis Scandal, peut-être). Julia est donc enlevée à la place de Louise et tout le monde se démène pour la sortir de là en faisant son job n’importe comment – à l’américaine donc, puisque c’est ce que nous montre toutes les séries. Le suspens est bien plus présent que d’habitude, le fil rouge totalement effacé et c’est une fin de saison (série?) frustrante car les scénaristes ont enfin su prouver avec cet épisode qu’ils étaient capables de proposer une suite de mini-intrigues fil rouge diaboliquement prenantes tout en développant les relations entre personnages – et c’est ce qu’il manquait vraiment au départ. Ils ont tous eu un rôle à jouer dans ces 42 minutes au rythme endiablé et probablement aidé par la réduction de la commande des 13 épisodes initiaux – certes, je ne vois toujours pas bien l’intérêt de Ryan et Ella, mais avec un peu plus de temps, ils auraient pu devenir quelque chose, comme le montre les dernières répliques de celui-ci. J’ai même fini par vraiment kiffer Louise, qui est une pure badass dans cet épisode (jusque-là, les scénaristes la faisaient passer pour ça sans parvenir à lui donner véritablement le rôle pour autant). La dernière scène ouvre un nouveau mystère qui peut malgré tout être une conclusion en demi-teinte après un final plutôt très positif pour tout le monde, je ne passerais donc pas ma vie à me demander le sort des personnages en cas d’annulation et c’est tant mieux.

Bonus Perabo.png
Je ne sais pas encore quelle légende choisir : »Sorry Julia, you get cancelled. »/ »Yes Julia, against all odds, you’re renewed »

EN BREF – Bien que de moulure très classique, la série est efficace et boucle deux fils rouge en dix épisodes, tout en offrant un portrait plutôt cool de ses personnages (souvent pas assez développés, forcément) et un retour dans une rédaction télé, ce qui me manquait depuis Newsroom. La forme du procedural s’adapte plutôt bien à ce que les scénaristes souhaitent en faire et il est frustrant de se dire que nous n’aurons probablement pas de saison 2. La fin est certes ouverte, mais l’on peut aussi choisir qu’elle soit une fin définitive à la série, et c’est très sympa de la part des scénaristes de nous avoir offert cela. Ces dix épisodes ont su me convaincre et j’aurais aimé qu’ils arrivent à convaincre aussi les américains.

The Good Place (S01)

Cet article a été écrit à la suite du visionnage de chaque épisode de la saison, il s’agit de réactions à chaud contenant bien évidemment des spoilers une fois l’introduction passée.

Saison 1 Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Avis : Bon, j’aurais dû faire cet article il y a quelques jours déjà, mais je me suis laissé déborder. Il est temps de parler un peu de The Good Place. Comme pour 90% de mes séries, je me suis dit que j’allais la commencer parce qu’il y avait quelqu’un que j’aime bien au casting, en l’occurrence Veronica Ma… Euh pardon, Kristen Bell. Oui, il n’en a pas fallu beaucoup plus, je n’ai même pas lu le résumé de la série, je me suis fié à l’affiche.

Bon, il faut bien que je développe un peu quand même : ça nous raconte l’histoire d’Eleanor, une jeune femme qui se retrouve envoyée au Bon Endroit, aka le paradis. Problème : elle n’a rien à faire là, mais ça, elle ne va certainement pas en informer « l’architecte » qui la reçoit et lui explique qu’elle est au paradis. Tu m’étonnes.

Voilà, c’est le point de départ de cette comédie très loufoque et décalée. Il y a un effet de mode post-mortem fun qui circule depuis l’an dernier de toute évidence, car pas mal de thèmes semblent rejoindre ce que proposait Angel from Hell. Oui, mais alors en mieux, en beaucoup mieux. Il ne faut pas longtemps pour s’attacher aux personnages assez classiques de cette sitcom et au pitch un peu étonnant qui permet des libertés scénaristiques très intéressantes. Les deux premiers épisodes de lancement m’ont totalement attaché aux personnages et c’est le premier coup de cœur dans les nouveautés de cette année.

C’est parti pour le résumé des trois premiers, car oui, trois épisodes sont déjà diffusés !

Note moyenne de la saison : 16/20

01Épisode 1 – Everything is Fine – 17/20
Ah, fork me.

Pouf. Il y a beaucoup de choses à introduire dans cet épisode et les scénaristes s’en tirent plutôt pas mal. Eleanor accepte un peu trop vite sa mort clairement prématurée et il est assez triste de voir que ce quartier est plein de jeunes personnes qui n’ont pas l’âge de mourir, les pauvres. Michael n’en révèle pas beaucoup plus sur les morts de chacun ou le fonctionnement des âmes sœurs. Les premiers sourires me sont venus assez vite et j’ai beaucoup aimé cette introduction expliquant très bien et rapidement de quoi il en retournait. Le calcul permettant de savoir à quelle endroit de l’après-vie on appartient m’a énormément plu et je n’ai pas pu m’empêcher de faire pause pour savoir un peu ce qui rapportait ou retirait des points (de rien pour la photo ci-dessus, je sais que vous l’avait fait aussi). Franchement, ce pilot est assez bien fichu. Beaucoup de choses me plaisent, à commencer par cette interdiction de dire des gros mots (facile, mais efficace, comme pour les langues parlées qui sont toutes les mêmes), le couple de personnages secondaires (condescendant ou muet), l’erreur basique qui justifie la série ou les tableaux de clowns parfaitement flippants. C’est vraiment bien trouvé et j’ai pas mal ri, surtout devant la scène de chaos sur fond d’Ariana Grande très réussie et à mourir de rire… ce qui est problématique quand on regarde l’épisode dans le RER. Oui, bon, ça m’apprendra, je sais, mais ce cliffhanger est génial.

02Épisode 2 – Flying – 16/20
Let me earn my place here

Le pilot nous a révélé clairement le type d’humour qu’il fallait attendre de la série, et ça me va très bien, j’ai donc enchaîné logiquement sur le second épisode qui continue à merveille son introduction de la série. La logique dont je parle est bien sûr Eleanor qui essaye de devenir bonne pour obtenir sa place et ne pas se faire dénoncer… C’est parfait, car directement on voit qu’elle influence son âme sœur sur la mauvaise pente à peu près autant qu’il ne l’influence sur la bonne, ce qui promet pas mal de situations humoristiques. Les flashbacks ne sont pas forcément nécessaires, mais ils sont drôles eux aussi alors je les accepte. J’aime aussi beaucoup les différentes intrigues des personnages secondaires et je ne me remets pas encore de cette benne à ordures tombée du ciel. Bref, entre de bons effets spéciaux et un humour génialissime (le chien !), je ne peux que me précipiter sur l’épisode 3 dès sa sortie, surtout que le cliffhanger (banal) est intrigant. Qui donc sait qu’Eleanor n’a pas sa place dans The Good Place ? La suite au prochain épisode, mais sûrement pas quelqu’un de si bon s’il prévoit de lui faire du chantage !

03Épisode 3 – Tahani Al-Jamil – 15/20
Fun fact: Colombus is in the bad place because of all the raping, slave trade and genocide

La série se poursuit avec un humour excellent, le meilleur venant de Janet et ses fun facts absolument insupportables. J’adore tout simplement cette sitcom. Chidi se cherche un job dans ce qui est l’intrigue la moins drôle de la série pour l’instant, mais c’est largement rattrapé par Janet. Beaucoup plus drôle était l’histoire réservée à Eleanor persuadée que sa voisine lui veut du mal (forcément vu le mot reçu). Cela se conclue par un nouveau poste pour notre héroïne chargée de trouver l’erreur commise par Michael, c’est classique, mais ça fonctionne assez bien dans la manière dont c’est amené. Les quelques flashbacks sur la vie d’Eleanor ne sont pas des plus nécessaires, sauf que ça installe une routine alors je suis pas contre (OK, c’est simplement ses longs cheveux qui ne font que me rappeler Veronica Mars). Excellent cliffhanger à nouveau, avec une révélation de Jianyu un peu prévisible (leur regard dans le pilot au moment des âmes sœurs ne pouvait pas être innocent) mais véritablement savoureuse !

04.jpgÉpisode 4 – Jason Mendoza – 15/20
You broke the world ! That’s not a compliment.

Cette comédie se poursuit sous les meilleurs auspices qui soient, avec une Kristen Bell décidément très en forme. J’ai beaucoup aimé le déplacement des flashbacks vers Jason, même si ça continue à ne pas servir à grand-chose, au moins, on ne sera pas lassé d’avoir toujours le passé des mêmes personnages exploré. Il y a pas mal de bonnes choses dans cet épisode, ce qui fait avancer assez vite l’intrigue (avec Jason qui refuse de continuer à mentir dans un premier temps, puis qui accepte de prendre des cours d’éthique à son tour). Plus on avance, plus je trouve intéressantes les interactions entre les divers personnages et les secrets qui se construisent, ce qui est ce que j’aime principalement dans les séries, surtout les comédies. J’aurais d’ailleurs pensé que le secret entre Eleanor et Jason durerait un peu plus longtemps, pour prolonger la série qui est maintenant forcée de garder un rythme assez vif, ce qui est toujours difficile. J’ai adoré la manière dont Jason a appris le secret d’Eleanor : c’est hyper crédible et ça m’a fait rire. Il en faut peu quand je suis bon public grâce à une écriture rythmée et peu décevante. Pour l’instant, ça fonctionne plutôt très bien avec un excellent humour et des relations entre personnages très justes, permettant la création d’un certain nombre de quiproquos. L’univers de The Good Place est rafraîchissant et c’est l’une des seules vraies originalités que je trouve dans les nouvelles séries cette année.

05.pngÉpisode 5 – Category 55 Emergency Doomsday Crisis – 15/20
No. Too soon. By exactly 9 days.

Ce cinquième volet poursuit la routine de la série et ça reste bien drôle, même si ça manque un peu de WTF. J’aime définitivement tous les personnages de cette comédie qui fonctionnent autant dans leurs dynamiques de groupe que dans les intrigues secondaires où ils sont seuls. C’est à vrai dire ce qui est le plus remarquable si tôt dans The Good Place : les scénaristes savent parfaitement quoi faire de chacun d’entre eux. Tahani est celle sur qui les auteurs se concentrent cette semaine, dans des flashbacks que j’ai trouvé plus réussis que ceux de l’épisode 4 avec une enfance clairement difficile et une mauvaise place dans le classement général qui me rassure (sa condescendance !). J’espère qu’on aura un jour l’occasion de voir la sœur débarquer dans le quartier, ce serait bien drôle. Je pense en effet que les règles énoncées dans le pilot peuvent facilement être changée vu le chaos qui règne dans le quartier : Michael n’est pas vraiment au point en tant qu’architecte. Pas grand-chose à redire donc, juste de nouvelles attentes face à ces vingt minutes. Les différentes intrigues fonctionnaient toutes et il était bon de voir Chidi chercher comment supporter Eleanor ou de les voir tous les deux cohabiter avec de nouveaux personnages secondaires. Bref, c’était très sympathique et la série se confirme comme une excellente découverte de la saison après le test des cinq épisodes.

06.pngÉpisode 6 – What We Owe To Each Other – 16/20
Usually architect doesn’t live in their neighborhood

L’épisode de cette semaine est un peu moins drôle, mais il continue de faire avancer les intrigues à toute allure. Eleanor aide l’architecte à comprendre ce qui ne tourne pas rond dans le quartier, ce qui est drôlement compliqué pour elle étant donné qu’elle est la cause et ne veut pas de faire prendre. L’obsession pour Friends, les activités pour ne pas penser… étaient de bonnes idées de la part des scénaristes, qui ont mis un peu de fun dans cet épisode. C’est plus compliqué du côté des autres personnages : en aidant Jianyu à séduire Tahani, Chidi comprend qu’elle est peut-être fait pour lui. En tout cas, ça crève l’écran que ces deux-là sont clairement des soulmates et ça donne une bonne perspective pour la suite de la saison, de même que ce départ annoncé de Michael. Janet interagit avec tout le monde cette semaine, ce qui s’explique par son rôle de robot. C’est très drôle de la voir surgir et disparaître en permanence, ça fonctionne très bien dans la dynamique de la série. Bref, je continue à apprécier cette nouvelle comédie qui s’impose comme la meilleure trouvaille pour me faire rire cette saison. Il m’a fallu plus de temps pour accrocher à Life in Pieces qui était celle de l’an dernier, c’est donc un bilan déjà très positif.

07.pngÉpisode 7 – The Eternal Shriek – 17/20
The problem in the neighborhood is me

Cet épisode est une vraie réussite comique, pour changer, qui en plus a la bonne idée de faire avancer l’intrigue à grande vitesse à nouveau. Toujours pour sauver sa place dans le quartier, Eleanor décide de sacrifier Janet et de garder ainsi Michael auprès d’elle. En effet, seul Janet a le moyen de le faire partir. C’est plutôt bien vu de la part des scénaristes : le personnage de Janet est déjà rebooté au bout de sept épisodes (et on ne doute pas que ce ressort scénaristique pourra être réutilisé plus tard). Ses échanges avec Jianyu sont à mourir de rire. Quoiqu’il en soit, ce plan ne fonctionne que partiellement, car Michael se met alors en quête de trouver le meurtrier de Janet. Tout cela nous mène à une Eleanor qui confesse qu’elle n’a rien à faire là. Quelque chose me dit qu’elle ne sera pas crue par Michael qui en profitera plutôt pour la féliciter de sa modestie (ou elle sera suivi par Tahani qui veut trop bien faire). En tout cas, avec un tel rythme, on n’a pas le temps de s’ennuyer devant cette série qui est un vrai coup de cœur !

Screenshot_2016-10-23-02-39-23[1].pngÉpisode 8 – Most Improved Player – 16/20
You just casually cited Emmanuel Kant

Désolé de ne pas avoir pris le temps d’écrire cette critique plus tôt, j’ai à vrai dire vu cet épisode dans le métro et du coup, je n’ai jamais pris le temps après de venir rédiger quelques lignes sur le blog. Soyons clairs, j’ai ri tout seul dans le métro et rien que pour ça, The Good Place continue de valoir le coup avec cet épisode. C’est l’heure du « procès » d’Eleanor et de ses amis, chacun y passe avec la crainte que la vérité sur le meurtre de Janet ne soit révélé. Cet aspect est super bien géré, avec une Janet cassée qui est hilarante. J’ai aimé les auto-références au pilot et l’ensemble du délire de détecteur de vérité, qui était absolument hilarant avec Tahani. De manière générale, il ne s’allume pas aussi souvent qu’il le devrait néanmoins, mais ça n’empêche pas que c’est drôle. L’arrivée des gens de la bad place relance bien la série, encore qu’ils paraissent beaucoup trop cool pour être vraiment mauvais, le système binaire mis en place apparaît encore plus stupide comme ça. C’était une bonne surprise de voir Adam Scott débarquer, car il apporte une bonne touche d’humour dans tous ses rôles. Le cliffhanger un peu prévisible est efficace et donne clairement envie d’enchaîner !

screenshot_2016-11-18-18-51-071Épisode 9 – … Someone Like Me as a Member – 18/20
Get the fork out of my neighborhood

Il y avait des escaliers automatiques dans la chambre d’Eleanor ! J’ai adoré découvrir le personnage de la vraie Eleanor et leurs interactions, mais je reste perplexe quant au sort du gentil Jianyu. Quoiqu’il en soit, la sitcom prouve une fois de plus qu’elle a plus d’un tour dans son sac et développe des amitiés nouvelles et vraiment sympa dans cet épisode, tout en rebellant un peu Michael. L’arrivée de « Fake-Eleanor » dans la Good Place bouleverse des dynamiques qui semblent établies depuis bien longtemps dans l’au-delà, et c’est une bonne chose de pouvoir suivre tout cela. La mythologie de la série s’élargit considérablement avec la menace de la Bad Place et la création de Shawn, qui n’est jamais que Dieu après tout, c’est-à-dire une entité jugeant des désaccords existant entre la Bad et la Good Place. La série m’accroche toujours autant et je me marre tout seul dans le RER, c’est donc un vrai plaisir de la découvrir chaque semaine. Je suis pressé que la série reprenne désormais, car oui, c’était déjà la mi-saison !

Capture d'écran 2017-01-06 23.56.19.pngÉpisode 10 – Chidi’s Place – 14/20
You wish you were related to a woman you wanna have sex with ?

Le cliffhanger de la mi-saison est un peu trop expédié à mon goût, mais les conséquences prennent simplement leur temps pour se faire ressentir. Tahani découvre donc que son âme sœur lui ment et décide de ne pas le dénoncer immédiatement, pour mieux le comprendre et le connaître. De son côté, (fake) Eleanor découvre qu’(real) Eleanor la pense amoureuse de son âme sœur, Chidi. Il est difficile de dire que ça sort de nulle part, puisque c’est un peu ce que j’attendais de la série à son tout début et que c’est clairement le schéma habituel des séries, mais ça tombe comme un cheveu sur la soupe et c’est dommage car ça plante un peu le retour en ajoutant des longueurs inutiles… Tahani rattrape le tout en faisant elle aussi une déclaration d’amour à Chidi, qui n’a jamais su prendre une décision dans sa vie. Encore un truc tiré par les cheveux d’ailleurs, surtout dans les flashbacks, mais bon. Cela permet de mieux apprécier l’épisode avec un choix ridicule de sa part. L’amitié naissante entre Eleanor et Tahani est elle aussi une très bonne chose qui fonctionnait déjà dans la première partie de cette saison. Janet et Jianyu finissent par se marier l’un à l’autre, et c’est définitivement là que se situe le plus drôle dans l’épisode. Retour un peu décevant donc, j’ai eu du mal à rentrer dans l’épisode qui manquait un peu trop du loufoque habituel. En plus, il y a une perte de temps inhabituelle pour la série qui, malgré un mariage express, stoppe son intrigue principale dans cet épisode pour explorer… ben pas grand-chose, justement. J’étais habitué à mieux, j’espère que ça reprendra plus en forme la semaine prochaine !

The_0000898990.jpgÉpisode 11 – What’s my motivation? – 17/20
Seems everyone real problem with me is me

Eleanor se lance dans une mission pour remonter sa côte de bons points, ce qui est une belle idée de la part des scénaristes. En effet, cet épisode me rassure en remontant la pente en bas de laquelle la série était restée la semaine dernière et en réussissant à me faire rire de nouveau. C’est peut-être grâce à Amy Okuda que je suis toujours heureux de retrouver à la télévision. En revanche, l’ajout de Good Eleanor, je ne m’y fais toujours pas et son aveu de sentiments pour Chidi, c’était juste gênant, parce que pas crédible pour l’instant. Jianyu, lui, souhaite à son tour avouer la vérité sur son statut maintenant qu’il est marié à Janet. Le rythme de la série est tel que ça ne dure pas et que cela arrive plus vite que prévu, après avoir été surpris par Michael. Janet et Jianyu s’évadent donc et aperçoivent Eleanor sur le quai. C’est à ce moment-là que les scénaristes nous pondent enfin une « medium place », il était temps. Seulement, c’est au moment où le juge débarque en train ; c’est donc le moment parfait pour qu’Eleanor, Jianyu et Janet volent le train. Drôle de cliffhanger qui conclue un épisode absolument hilarant. Cela fonctionne très bien cette semaine avec un rythme retrouvé et des rebondissements très cools.

the_0000252997 Épisode 12 – Mindy St. Claire – 16/20
I’m talking « Kristen Stewart on a red carpet » level of emotionless here, all right?

Petit coup de mou avant l’épisode final, ce volet de la première saison erre un peu histoire de noyer le poisson. Il n’est pas mauvais, mais il n’est pas particulièrement excellent non plus. Je n’ai pas accroché à l’humour apporté par le personnage de Mindy et je suis bien content qu’on ne soit pas resté beaucoup plus longtemps sur sa propriété. Tout l’humour reposait cette fois sur Jianyu ne voulant pas retourner dans le quartier et sur Tahani, toujours aussi excellente. Le mariage de Janet et Jianyu est quelque chose qui semblait vraiment sorti de nulle part la semaine dernière mais qui s’avère être une bonne trouvaille comique. Je suis moins convaincu par la partie sur le procès d’Eleanor, même si elle offre de bonnes répliques. En effet, le côté juge suprême qui ne supporte pas les émotions aurait pu être un bon running gag, mais à de rares expressions près, c’était surtout long et peu efficace, notamment du côté des flashbacks, drôles mais pas forcément utile. Une fois n’est pas coutume, le rythme est néanmoins toujours très vivace : l’arrivée et le départ de la medium place se fait en vingt minutes, les scénaristes évacuent assez vite tout ce qu’il peut s’y passer et c’est tant mieux. La situation finale est excellente pour lancer un dernier épisode riche en dialogues et en situations problématiques.

the_0001219906Épisode 13 – Michael’s Gambit – 20/20
What the fork is a Chidi?

Comment suis-je passé à côté de ça, moi qui adore tant Huis-clos de Sartre ? « L’enfer, c’est les autres ». The Good Place ne nous raconte pas autre chose. L’épisode était grandiose avant même la révélation finale, avec chacun des personnages se torturant effectivement et apportant ainsi énormément d’humour. Les relations amicales et amoureuses s’entrechoquent au milieu de révélations pour savoir qui de Chidi, Tahani, Jianyu ou Eleanor iront dans la Bad Place. C’était bien drôle, surtout quand la soi-disant vraie Eleanor débarque pour réclamer sa place. Purement brillant, cet épisode faisait déjà un très bon final avant que l’héroïne comprenne qu’ils étaient déjà en Enfer. Et je ne comprends pas comment j’ai pu me laisser balader comme ça alors que dès le pilot, j’ai dit que ça manquait d’explication sur les morts et le fonctionnement des âmes soeurs. J’ai toujours trouvé Tahani condescendante et insupportable pour son entourage, il en allait de même pour Chidi, et franchement, c’est juste évident une fois qu’Eleanor le dit, le déclic a totalement fonctionné sur moi. Ah, je me vantais sur Westworld qui ne m’avait pas eu, mais alors là, tel est pris qui croyait prendre ! Ce final achève une saison parfaite, dont les défauts s’expliquent désormais : les flashbacks se justifient pour expliquer ce final, de même que le rythme rapide si souvent souligné au cours des treize épisodes. Tout était donc maîtrisé et le reboot final promet une saison 2 bien comique, avec des combinaisons de personnages différentes. Ils ont l’éternité devant eux, la série peut facilement proposer quelques saisons, apporter des variations de casting et des situations cocasses à l’infini, notamment du côté des couples. Je suis impatient de voir Eleanor et Tahani ensemble ou de revoir Jianyu tomber amoureux de Janet à chaque fois. La toute fin était peut-être un peu longue, mais elle place les bases d’une saison 2 que je suis déjà impatient de voir.

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EN BREF – Meilleure découverte comique de la saison pour l’instant, The Good Place a déjà une bonne place dans mon cœur (OH OH quel humour !). La série a réussi à me faire rire et à me bluffer à de nombreuses reprises, avec pas mal de moments wtf et des rebondissements inattendus grâce à un rythme soutenu. Il faudrait être difficile pour ne pas accrocher et la conclusion de la saison 1 offre des perspectives passionnantes pour une saison 2. C’est sûr qu’il sera dur désormais de proposer une nouvelle mouture aussi surprenante car la révélation finale est connue, mais je ne crache pas sur plus d’épisodes avec ces personnages. Et puis, ils m’ont surpris sur treize épisodes, peut-être qu’ils arriveront à m’étonner encore l’an prochain en nous apprenant qu’un personnage gagne sa place au paradis ou en changeant de perspective (avec Tahani ou Chidi en perso principal par exemple, même si Eleanor paraît pour le moment celle ayant les épaules d’assumer la révélation chaque fois). Je m’en veux toujours d’être passé à côté du twist final tant il paraît évident une fois découvert, mais c’est probablement la marque d’une excellente série. Bravo et vivement la saison 2 !

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