Suits – S08E02

Épisode 2 – Pecking Order – 17/20
Une fois n’est pas coutume, je suis parfaitement accroché à cette série qui se renouvelle bien cette année : on prend les mêmes intrigues et on recommence une huitième fois, certes, mais on le fait avec de nouveaux personnages ou de nouvelles dynamiques qui permettent à cette saison de retrouver un souffle que la série ne trouvait plus depuis deux saisons. J’espère que les audiences suivront, car j’aime beaucoup cette nouvelle formule.

Saison 8


Spoilers

02.jpg

Now go, and return to me… a king.

Comme d’habitude, je prends du retard dans mon visionnage, mais pas trop : je suis curieux de voir qui réussira à avoir son nom sur le mur cette saison, au point de regarder cet épisode dans la voiture me ramenant en région parisienne, rien que ça. Et cet épisode ne procrastine pas sur le sujet avec Sheila forçant Louis à se battre à son tour pour gérer la firme tout seul alors qu’Harvey était prêt à le laisser à Zane.

Cela n’arrange pas les affaires de Louis qui imaginait pouvoir s’incruster et prendre le pouvoir au milieu de la bataille. En plus, il ne parvient pas à raconter la vérité à Sheila qui se monte tout un film et le voit déjà au sommet de la firme. Tout cela finit par ramener Louis chez le psy parce qu’il ne parvient plus à entrer en érection à cause de son propre mensonge. Je vous jure que quelque chose ne va pas bien pour moi, parce que je trouve Louis vraiment drôle et sympa dans ce début de saison, alors que ça fait sept saisons qu’il me soule dans la majorité de ses scènes (enfin, il y a eu des moments où je l’aimais malgré tout).

Dans cet épisode, on explore plus en avant sa relation avec Sheila, et c’est génial à voir, aussi parce que j’adore Sheila. Elle tente de le pousser désespérément vers une promotion dont il ne veut pas et il finit par le lui avouer, mais elle n’est pas prête à l’entendre. Elle se débrouille donc pour voir le psy de Louis en cachette, sous une fausse identité, est vite grillée par celui-ci et mise face au fait que Louis a grandi et veut désormais l’amour plutôt que le pouvoir.

Cela fait du bien à Sheila qui ouvre les yeux – qu’est-ce que je l’aime – et retourne voir Louis. S’il ne veut pas de sa promotion, il veut quand même être respecté et compte bien le faire savoir.

Oh, la bataille de pouvoir continue aussi avec Alex fayotant déjà comme il peut auprès de Zane, même s’il fayote bien mal. Il apprend donc qu’il a besoin de lui récupérer un client et se rend auprès de Katarina pour savoir lequel : elle lui conseille un ancien client de Samantha, mais elle est terrifiée de l’existence de Samantha. Merveilleux.

En plus, Alex se débrouille bien et réussit à se faire embaucher comme avocat perso de la compagnie qu’il veut récupérer comme clients. Cela dit, il n’est pas officiellement avocat, ce qui lui permet de parler à l’ex-femme du client qui est une harpie dans son divorce – encore un personnage secondaire que j’aime beaucoup, donc.

Cette semaine, on nous propose un nouveau cas à régler, et c’est celui de Max Lounded, un ancien client de Mike (qui ainsi n’est pas trop absent) qui a besoin de 50 millions de dollars que son partenaire ne lui file pas, contrairement à ce qui était prévu. Comme il parle à Harvey de son affaire devant Zane, on sait tout de suite que ça va partir en vrille et ça ne tarde pas. Harvey veut s’occuper de l’affaire seul, avec une confiance aveugle en Max, alors que Zane envoie Samantha s’occuper de tout ça, dans le dos d’Harvey, évidemment.

Cette semaine voit aussi la rencontre entre Samantha et Donna, et c’est génial parce que ça part immédiatement dans une relation où chacune montre les crocs et où Donna prend l’avantage grâce à son rôle de PDG face à Samantha demandant une augmentation. L’augmentation avait pour but d’aider Harvey dans son affaire délicate, mais elle débarque là-dedans de la pire des manières, pour changer. Cela énerve Harvey, mais on est tellement habitué à le voir énervé que c’est plus marrant qu’autre chose. Je crois que j’aime vraiment bien le personnage de Samantha.

Se mettre Donna puis Harvey à dos ? Elle gère tout et ça lance Donna en pleine recherches pour savoir qui elle est… sauf que personne ne sait qui elle parce qu’elle ment à tout le monde sur ses origines. Donna se sert donc des contacts de Gretchen pour obtenir plus d’informations, et de vraies informations cette fois, alors qu’Harvey tient Samantha occupée en la faisant bosser avec lui.

Le plus sympathique est que même s’ils se détestent, ils forment un bon duo. Franchement, Samantha se retrouve au milieu de tout le monde, mais cela faisait un moment que la série avait besoin d’injecter un nouveau personnage dans son milieu, je crois. Depuis le départ de Jessica, et même un peu avant, on tournait en rond sur les mêmes intrigues… et l’arrivée de nouveaux réguliers fait du bien, même si Mike et Rachel manquent toujours un peu.

Samantha fait tout pour être détestée, en plus, agissant dans le dos d’Harvey et lui avouant finalement qu’elle était là parce que Zane lui demandait de la surveiller. Elle ne devrait donc pas s’offusquer que Donna fasse la même chose, et pourtant, elle n’apprécie pas trop les recherches qui se font dans son dos. Le plus drôle reste que Zane débarque ensuite dans le bureau de Samantha pour l’engueuler à son tour, parce qu’elle ne montre pas assez à Harvey ses bons côtés.

Elle retourne donc voir Harvey pour ne pas s’excuser, mais faire comme si et expliquer qu’elle n’a pas fait que de la merde dans son travail. Évidemment, cela fonctionne bien et fait même plaisir à Harvey car elle lui fait du bon boulot : Max est content même s’il n’est plus à la tête de son investissement, Nick – son partenaire – ne peut plus enfreindre la loi comme il le faisait jusque là grâce à elle.

Même Donna et Gretchen apprennent à lui faire confiance puisque Katarina leur confirme qu’elle fait beaucoup trop bien son job… cependant, elle est du côté de Robert quoiqu’il arrive, donc il faut vérifier que Zane et Harvey sont bien à la même page. Oui, elles ignorent aussi Louis, et celui-ci vient justement le faire savoir à Zane et Harvey qui étaient en train de se révéler qu’ils avaient fait la même promesse à Alex et Samantha…

Ces deux derniers se confrontent enfin sur l’affaire entamée par Alex au cours de cet épisode, et ça se passe aussi mal que ça pouvait, avec une Samantha qui ne fait que mettre en garde Alex sans en dire plus. Je suis intrigué et prêt à revenir voir la suite la semaine prochaine, surtout qu’on nous laisse aussi sur Harvey cherchant une solution au problème de la double promesse. Sinon, Louis et Sheila se réconcilient définitivement en commençant à essayer de faire un enfant – et en fait, je me dis que j’aime Louis parce que j’aime Sheila, et qu’elle fait vraiment ressortir le meilleur de lui !

Saison 8

Mon épisode préféré de… Brothers & Sisters #3

Salut les sériephiles !

Qu’il est dur de choisir son épisode préféré d’une série, et que c’est pire quand il s’agit d’une série pleine de rebondissements et dramas, tous plus marquants les uns que les autres. Pour cette semaine, j’ai décidé de m’attaquer à un morceau de choix en la matière avec Brothers and Sisters, que j’oublie beaucoup trop souvent dans la liste des séries que j’adore et que j’ai dévorée. Ce n’est pas faute d’en avoir tous les DVDs et de l’avoir revue trois ou quatre fois, pourtant.

Et comment choisir un épisode et un seul comme le meilleur ? J’ai beaucoup réfléchi et je me suis dit que choisir le pilot était la pire des idées : ce serait triste de dire qu’il n’y a pas de meilleurs épisodes après le premier, non ? Et en même temps, il y a tellement d’épisodes qui sont réussis que bon, ce n’est pas parce que j’en choisis un que les autres ne le sont pas. Avec cette idée en tête, j’ai décidé d’en prendre un qui était excellent parce qu’il changeait tout aux dynamiques de la série, parce qu’il avait du drama et parce qu’il m’avait marqué au moment de sa diffusion… et mon épisode préféré est donc :

Image result for brothers and sisters matriarchy

Matriarchy (1×23)

(attention aux spoilers)

Synopsis : Alors que Justin s’apprête à repartir en Irak, Kitty vient de se fiancer avec Robert et toute la famille veut en profiter pour organiser une grande fête.

Image result for brothers and sisters matriarchy sarah

Pourquoi cet épisode ? Parce que toute la famille est là, déjà, et que c’est un peu la dernière fois qu’ils sont tous aussi bien réunis : avec le divorce de Sarah, Justin qui apprend en cours de route qu’il s’est trompé de date de départ, Julia et Tommy qui viennent de perdre un bébé, Kitty qui s’apprête à déménager et Rebecca qui découvre encore tout le monde… Il y a de quoi faire et les dynamiques sont au summum de leur art.

Cet épisode est excellent, avec rapidement un dîner de famille qui part en vrille et beaucoup de dynamiques de groupe très réussies. Toute cette série repose sur les relations de famille de toute manière, mais cet épisode en est un excellent concentré : il n’y a pas spécialement de grands secrets quand tout commence, mais très rapidement ça s’accumule ; tout le monde veut être gentil avec les autres et prendre soin des sentiments de tout le monde, mais tout le monde finit par se faire du mal, tout en continuant de s’aimer malgré tout. Un épisode classique pour la série, donc, même s’il manque l’une de ses scènes de téléphone parfaitement gérées – réunissant tellement de personnages à chaque fois que cette famille finit par paraître ingérable.

Image result for brothers and sisters matriarchy

En fait, c’est facile, les Walker sont le genre de famille qu’on adorerait et détesterait tous avoir. Ils ont plein de points communs avec un tas de famille, mais comme cet épisode le souligne, ils sont une famille avec tout cet énorme potentiel, avec finalement une somme de chacun d’entre eux en faisant un rouage parfais.

Toutefois, si cet épisode n’a pas sa traditionnelle scène de téléphone, il sort du lot, car c’est la première fin de saison et c’est une fin de saison complétement fluide et naturelle, avec des dynamiques familiales beaucoup remises en question et des réconciliations en tous points et à toute vitesse.

Related imageLe meilleur dans cet épisode reste encore la famille de Robert, complétement perchée et qu’on ne revoit pas assez par la suite dans la série, mais qui permet de bons moments d’humour – y compris toutes les scènes avec Jason et Tommy, d’ailleurs (j’avais totalement zappé l’existence de Jason avant de revoir cet épisode, par contre ; oups ! #TeamScotty). C’est génial d’avoir une famille plus perchée que les Walker pour changer.

La meilleure scène ? Nora se confiant à Robert, Robert expliquant à Nora que Justin veut juste des adieux… et qui est interrompu par la macarena se transformant en chenille. Quelle famille de dingue ! Côté confessions, on a aussi Rebecca se confiant à Justin sur le baiser de Joe auquel elle a consenti. C’est ainsi qu’elle se retrouve à être la seule à savoir que son « frère » part en Irak.Image result for brothers and sisters army justin

Forcément, elle cafte rapidement et ça mène à un chouette moment où Kitty et Nora retrouvent Justin à l’aéroport – c’est dommage de ne pas avoir tout le monde à l’aéroport, mais cette intrigue est finalement l’une des premières de la série, et l’une des plus importantes : Kitty et Nora ne se parlaient plus à cause de Justin à l’armée, et les voilà qui se retrouvent ensemble à lui dire au revoir pour un nouveau départ.

Tout ça mène naturellement à la fin et la scène de la piscine, mémorable en tous points, avec Rebecca faisant enfin partie de la famille Walker. Et puis, c’est une fin de saison qui est un véritable happy end alors que tout participait à en faire une fin de saison super triste quand on prend les intrigues personnelles de chacun, à l’exception de Kitty.

Image result for brothers and sisters matriarchy

Côté écriture, c’est donc un carpe diem très bien monté que propose la série ; et chaque fois que je revois cet épisode, j’ai les larmes qui montent pour Justin, puis les frissons sur la dernière scène. La première fois, j’avais évidemment éclaté de rire. Cette scène de la piscine est la quintessence de ce qu’est la série : une famille unie malgré ses différends, une Nora beaucoup trop insupportable qui finit par être attendrissante et une philosophie de vie qui consiste à voir le verre à moitié plein. Que cette série me manque !

La semaine prochaine : Person of Interest

Image result for brothers and sisters matriarchy

Exil au soleil (et blog au ralenti)

Salut les sériephiles,

J’exagère un peu, je sais : cela fait deux semaines que mon visionnage d’épisodes tourne au ralenti et que je ne vous explique pas vraiment pourquoi – j’ai même un TFSA de retard et je vous fais un article sans gif aujourd’hui (faute de réussir à en charger assez) ; et cela fait quelques mois que je vous parle de mon concours sans vous en dire quoique ce soit quand j’ai des nouvelles. L’arnaque est totale pour vous.

Avec cette longue phrase d’introduction, vous aurez fait le lien par vous-même : je ne poste plus grand-chose ces derniers temps sur le blog parce que je suis débordé par les résultats de mon concours. Non seulement je l’ai, mais en plus je suis affecté dans l’académie de Bordeaux, ce qui me fait un sacré déménagement à planifier. Pour des raisons évidentes de je-ne-veux-pas-que-des-élèves-me-trouvent-par-hasard, je ne vous en dirai pas beaucoup plus sur mon affectation, si ce n’est que je n’ai eu la ville définitive (en Gironde) qu’il y a moins de dix jours, mes classes (deux classes de seconde !) hier, et que ben, forcément, il faut que j’emménage avant le 27 août, date du début de formation – parce que oui, quand on a un concours de l’enseignement, on a aussi un an de stage à faire avec un mi-temps en formation dont personne ne parle, c’est comme ça, cherchez pas (le but ? Valider un M2 que j’ai déjà et qui explique pourquoi je suis exilé si loin, mais bon, je vais arrêter cette parenthèse et cette phrase interminable).

Bref, si je visionne peu d’épisodes, c’est que j’ai passé la semaine dernière à me chercher un appartement, à écumer les petites annonces et à appeler en vain des dizaines d’agents immobiliers (heureusement, j’avais de l’aide). Je ne sais pas comment on en est arrivé à une époque où les agents immobiliers vous laisse dans la galère plutôt que de vous harceler pour que vous choisissiez leur bien plutôt qu’un autre, mais croyez-moi, on y est. Même pour organiser des visites, c’était la galère, surtout que ce n’est pas spécialement la porte à côté Bordeaux.

Finalement, et sans que je ne sache trop comment, je me suis retrouvé à visiter une douzaine d’appartements avant-hier et hier, alors que je n’avais genre qu’un seul RDV prévu mercredi matin quand je me suis réveillé. L’ironie est que ce seul RDV est finalement l’appartement qui m’a le plus plu, tous les autres ayant quelques défauts (parfois énormes – on critique les chambres de bonne de Paris, mais j’ai vu des T2 dans des états lamentables ici) !

Bon, si vous avez tout suivi, je suis donc exilé pour la rentrée prochaine et après une semaine de recherches, je me suis retrouvé dans la région pour la fin de semaine. D’un côté, c’est tant mieux quand je vois la pollution à Paris ce week-end, de l’autre, ça n’arrange pas les petites affaires du blog, mais bon, il n’est pas totalement à l’abandon au moins.

Je parle d’exil, mais attendez, je suis très heureux, hein. Je m’étais résolu à devoir passer cette année de stage en région parisienne et donc à y être bloqué pour les dix prochaines années quand je voulais juste la fuir au plus vite (parce que la pollution, principalement) et voilà que je me retrouve envoyé dans une académie du Sud-Ouest. Ce n’est pas un hasard total : j’avais demandé mon académie d’origine (Versailles) et tout l’Ouest de la France dont je suis plus ou moins originaire (mes parents étant vendéen). Je pouvais difficilement rêver mieux que les alentours de Bordeaux pour passer la première année.

Rien n’est joué pour autant : je peux aussi me faire dégager en fin d’année prochaine car j’entre dans un drôle de systèmes de points – mais au moins, j’aurais déjà des points supplémentaires par rapport à d’autres grâce à mon adresse dans l’académie de Bordeaux, vous voyez le délire ?

En attendant, je m’autorise quelques jours de vacances : il fait beau et on a décidé de profiter du beau temps pour découvrir un peu plus la région, et donc je ne rentre que dimanche soir (initialement, on se disait que rentrer vendredi soir pourrait être pas mal, mais qu’il risquait d’y avoir du monde). Le blog continue donc de tourner au ralenti… et je ne vous parle pas du mois d’Août qui va être chaotique : visite médicale, déménagement, préparation des cours, tout ça, tout ça ! Passionnant !

#RenewColony

Salut les sériephiles,

Image result for colony usa network

Je ne fais même pas semblant aujourd’hui, je suis dans la déprime totale parce que j’écris ces lignes après avoir regardé le dernier épisode de Colony. Oui, oui, le dernier épisode, parce qu’USA Network a annulé la série, qui était pourtant une vraie pépite. Je n’ai pas arrêté de le dire cette saison, mais ce n’était pourtant pas gagné du tout car j’avais détesté le début de la première saison. C’est simple, je crois que je n’ai jamais mis de plus mauvaises notes sur le blog : je me faisais chier, parce que c’était lent, ça n’avançait pas et on ne comprenait rien.

Si la série aura eu un problème de rythme tout du long, proposant souvent ce genre d’épisode très lent où la tentation du speedwatching était la plus forte, elle aura su cependant expérimenter des tas de choses qui font que cette annulation est vraiment regrettable. Voici donc quelques raisons (non exhaustives) pour lesquelles il aurait fallu la renouveler malgré des audiences trop faibles.

Voir aussi :  Saison 1|Saison 2|Saison 3

Related image

– Le casting : Josh Holloway et Sarah Wayne Calles sont, quoiqu’on en dise, de bons acteurs. Oui, même elle. La direction de son jeu n’était pas géniale dans The Walking Dead, et elle n’était pas aidée par un personnage horrible, mais son travail était impeccable dans Prison Break. Bon, OK, elle a tendance à ne pas choisir les meilleurs projets et les meilleures séries, parce que la saison 3 HEIN, mais la saison 1 est parfaite. Et puis, Josh Holloway, c’est LOST, rien à rediscuter. Ce qui est brillant, c’est qu’ensemble ces deux acteurs pourtant connus pour des rôles cultes par ailleurs ont su développer une réelle alchimie. La série n’est jamais aussi forte que quand elle s’appuie sur ces deux-là pour proposer des scènes de couple extrêmement réussies.

– Le casting, bis : s’ils sont tête d’affiche, le couple principal n’est pas le seul qui vaut le détour dans cette série. L’ensemble des seconds rôles est extrêmement bien répartis aussi, avec la mention spéciale au personnage d’Alan Snyder, évidemment.

Image result for colony usa network

– Les mystères : la saison 1 commence au milieu d’une histoire d’invasion extra-terrestre qui n’a ni queue, ni tête, ni extra-terrestre, mais les mystères entourant l’origine de la colonie de Los Angeles sont peu à peu explicités. Dès le début de la saison 2, le manque de réponse est compensé par de bons flashbacks et très vite, les mystères font place aux premières réponses. L’invasion devient alors prétexte à une géopolitique réussie.

– La résistance : qui dit invasion dit résistance. Les parallèles sont faciles avec beaucoup de périodes historiques et pourquoi pas avec l’actualité, mais il est très bon de voir que la série parvient à proposer des personnages complets, qui veulent résister mais savent aussi les risques qu’ils courent. Ainsi donc, il y a des secrets dans tous les sens, des résistants qui se connaissent sans s’avoir qu’ils sont résistants l’un l’autre, et un monde en expansion perpétuelle dans la série, avec des scènes d’introduction souvent déconnectées des personnages que l’on suit pour nous faire découvrir l’univers de la série.

Image result for colony usa network

– Une histoire de famille : avant tout, la série repose donc sur le couple Will/Katie ; mais ils sont à la tête d’une famille de trois enfants. Si on ne s’en rend pas compte dès le pilot (de mémoire, en tout cas), les enfants vont rapidement avoir leur rôle à jouer. Comme dans beaucoup de séries, ils sont hyper chiants, mais ils apportent leur lot d’intrigue au milieu de tout ce merdier géopolitique. Et puis, ils ont aussi une nourrice détestable plongée dans une sorte de secte étatique, parce que l’invasion a provoqué des remous religieux aussi.

Image result for colony usa network

– La meilleure série de la décennie sur le plan technique ? J’exagère un peu, mais à peine. Colony n’hésite jamais à tester et se chercher. Je ne compte plus les plans séquences dans la série, ces longues scènes en une seule prise périlleuse et accompagnant souvent une scène d’action très intense et à couper le souffle. Au-delà de ces plans audacieux, il y a bien sûr les expérimentations d’écriture : épisode flashback, épisode sous la forme d’un puzzle (avec le point de vue de chaque perso), épisode se détachant de l’intrigue principale, introductions intrigantes mais pleines de réponses, etc. L’ensemble de la série est ainsi un puzzle à reconstituer et si ça ne passait que difficilement en saison 1, c’est devenu en cours de route une véritable série réussie et, oui, une pépite (comment ça je l’ai déjà dit ?). Je sais que les audiences ne sont pas terribles et j’ai peu d’espoir d’une reprise de la série ailleurs, mais j’aimerais tellement au moins un double épisode conclusif.

Oui, parce qu’il faut dire ce qui est, la saison 3 a une très bonne fin, mais c’est tellement ouvert qu’il est difficile de ne pas espérer une saison 4. Surtout que si on prend ça pour la fin définitive, la frustration devient tristesse profonde d’une fin malheureuse attendue depuis trois ans. Je ne sais pas, je ne voyais pas la série se terminer sur un happy end de toute manière. Allez, vous êtes prévenus de la fin en queue de poisson, mais vraiment, regardez cette série, accrochez-vous à la saison 1 et dégustez la montée en flèche de la qualité en cours de saison 2 ! En plus, c’est l’été, pour beaucoup les vacances et pour les autres, le début du week-end approche. Vous n’avez pas d’excuses !

Image result for colony usa network