American Horror Story – S08E06

Épisode 6 – Return to Murder House – 20/20
Un autre titre possible pour l’épisode aurait été « fan-service », mais il faut bien reconnaître que c’est extrêmement efficace. J’ai adoré revenir faire un tour du côté de la saison 1 et de sa maison hantée, et j’ai aimé la manière dont les scénaristes en ont profité pour répondre à des choses laissées beaucoup trop ouvertes il y a sept ans. C’est simpliste, c’est un brin abusé, mais le fan de la saison 1 en moi s’est laissé convaincre par ces rebondissements.

Saison 8


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I’ve actually been to hell. I promise you this is better.

Comme promis en fin d’épisode précédent et dès le titre de celui-ci, nous repartons en saison 1 avec cet épisode, puisque Madison et son nouveau « mari » achète la maison meurtrière qui était le théâtre de cette saison 1 brillante – devenue depuis maison abandonnée et théâtre de nombreux meurtres et accidents. Pourtant, elle est chouette la baraque. Franchement, pour l’occasion, je trouve qu’ils auraient pu reprendre le générique de la saison 1, ça aurait marqué le coup, non ? Allez, c’est pas grave !

L’arrivée dans la maison fait même flipper Madison qui remarque bien qu’elle n’a rien d’une maison abandonnée. Au contraire, elle paraît encore habitée comme si de rien n’était et est clairement une prison démoniaque. Le nouveau couple tente immédiatement une petite session de spiritisme, pour contacter les occupants de la maison, découvrant aussi que leurs pouvoirs sont devenus inefficaces.

Leurs pouvoirs, oui, mais pas leurs incantations, et c’est génial. Ils découvrent que la maison est hantée et aperçoivent quelques figures passagères et bien connues. Ils tombent ensuite sur Tate, en pleine session psy avec Ben où il se plaint de l’ignorance de Violet. J’adore ! Cette saison 1 me manque et je m’en rends compte seulement maintenant à quel point.

Elle était tout de même brillante… mais contrairement au reste du monde, je ne le pense pas de Jessica Lange. Allez, ça fait quand même plaisir de la voir revenir dans la série pour jouer son rôle de la saison 1, Constance Langdon. C’est donc sans surprise que ça reprend avec une cigarette en main, et qu’elle est incapable de tenir plus d’une scène sans se servir un verre ou être insupportable avec Moira. Franchement, tout ça me rappelle de nombreux jeux d’alcool.

Si les scénaristes se font plaisir et ont du mal à retenir leur attention sur l’intrigue de cette saison, ce n’est pas le cas de Madison qui n’oublie pas de revenir à la charge sur Michael un certain nombre de fois. Pour obtenir des informations, elle doit cependant se débrouiller, avec son « mari » pour se débarrasser de Moira. Ils galèrent un certain temps à trouver les ossements lui permettant d’être libérée, mais finalement, ils y parviennent.

Moira les remercie donc infiniment et se fait enterrer au-dessus de sa mère… pour mieux lui révéler qu’elle l’a tuée. Cela dit, la mère en est heureuse. Et voilà, sept saisons plus tard, Moira trouve enfin la paix pour l’éternité auprès de sa mère qui l’aime. Donc si je résume, après avoir résolu toute la saison 3 en un épisode, cet épisode se charge de conclure tout ce qui est resté entamé en saison 1 ?

OK, pourquoi pas. C’est facile à faire, c’est du fan service, mais eh, j’aime bien ce fan service. Débarrassée de Moira, Constance finit par raconter toute l’histoire de Michael. C’est forcément répétitif puisqu’il est question de la saison 1, mais bon, on est désormais en saison 8 et ça ne fait pas de mal d’avoir quelques rappels : Constance est donc ravie d’annoncer que Tate est le père de Michael et qu’elle a élevé Michael.

En plus, Constance a bien vieilli depuis la première saison : elle a fini par prendre conscience qu’elle n’était pas faite pour être mère. Non, elle n’est sur cette Terre que pour élever des monstres. Ainsi donc le petit Michael est un tueur en série : il a commencé par s’en prendre aux animaux, avant de passer à sa baby-sitter… ensuite, il a pris dix ans en une seule nuit, parce que ça arrange bien les scénaristes d’avoir un Michael adulte pour leur saison 8. La facilité est énorme, mais on n’est plus à ça près.

En plus, ça plus ça passe bien pour la série : il essaye ensuite d’étrangler Constance, puis tue le prêtre qu’elle lui envoie pour le sauver d’un tourment éternel. Bien. Après tout ça, elle décide logiquement de se bourrer parce que quoi faire d’autre ? On la retrouve donc à danser seule et mourir de son alcoolisme. OK, j’allais presque me motiver à me servir un rhum en souvenir du bon vieux temps, mais bon, la voir mourir et retrouver ses enfants, ça m’a démotivé.

En revanche, Madison et son mari sont heureux d’obtenir tant d’informations sur la famille de Michael. Ils enchaînent ensuite en parlant avec Ben qui était occupé à se masturber en pleurant devant la fenêtre, parce qu’on ne change pas les bonnes habitudes. Il leur raconte donc le jour où Michael a retrouvé le cadavre de sa grand-mère. Forcément, elle ne voulait plus le voir, mais Ben lui, voulait être vu : il considère Michael comme son fils, même s’il ne l’est pas.

Sans trop de surprise, il s’attache à lui comme à un fils, donc, et on voit Michael vouloir être bon et se comporter comme tous les enfants, même s’il est grand déjà. Il a pris dix ans d’un coup, après tout ; mais ça ne veut pas dire qu’il est adulte pour autant. En plus, il finit par rencontrer Tate, qu’il sait être son père, et ça se déroule bien mal : s’il veut ressembler à son père, ce dernier ne veut rien avoir à faire avec.  Pourtant, Michael arrive bien à prendre le rôle de son père et sa petite combinaison de cuir quand de nouvelles habitantes viennent s’installer dans la maison.

Il les tue sans hésiter, dès le premier jour… et ils brûlent les âmes, qui étaient supposées être coincées à vie. Bam. Madison et son mari comprennent donc que le nouveau Supreme est le mal à l’état pur, et qu’ils sont dans la merde. La femme de Ben, Vivien, choisit donc ce bon moment pour revenir enfin, et pff, qu’est-ce que j’adore cette actrice.

Elle pardonne enfin à Ben qui obtient donc sa conclusion heureuse et peut s’occuper de son vrai fils, enfin. Quant à elle, elle a d’autres informations à révéler sur Michael : on découvre peu à peu ce qui l’a fait devenir ce qu’il est : les occupants suivants de la maison sont les membres d’une secte, dont sa « mère ». Voilà qui est réglé : des admirateurs de Satan pour élever un ado paumé et déjà voué à faire le mal ? Que voulez-vous qu’il se passe d’autre ? Michael finit par être totalement dérangé : les admirateurs aiment quand même lui présenter le cœur de pauvres victimes pour qu’il… les mange. Et quand il mange du cœur humain, il est révélé qu’il est Satan, grâce à un subtil (non) jeu d’ombre.

Vivien décide alors de le tuer durant la nuit, parce qu’elle est terrifiée par lui. Sa tentative de meurtre ? Ben, ça n’a rien donné ! Elle a failli cramer pour de bon, mais Tate a décidé de la sauver. Et le temps qu’ils éteignent le feu, Michael s’était barré, définitivement. Pour Vivien, il est clair qu’il n’est le fils ni de Ben, ni de Tate : c’est le fils d’une maison hantée, et c’est clairement l’antéchrist. C’est comme cela que Madison le voit immédiatement.

Elle décide donc de retourner au plus vite auprès du conseil pour les en informer et pour éviter que Michael ne réussisse à détruire le monde. Toutefois, avant d’en arriver là, il reste un dernier happy end à fournir : celui de Tate et Zoe. C’est Madison qui se charge de convaincre Zoe qu’elle peut à nouveau parler à Tate puisque celui-ci a sauvé sa mère d’une damnation éternelle… Et ça suffit à tout résoudre pour les deux fantômes qui peuvent enfin consumer leur amour à jamais. Ah lala, c’est chouette tout ce fan-service !

Saison 8

American Horror Story – S08E04-05

Épisode 4 – Could This Be… Satan ? – 17/20
Il est dur de reprendre cette saison en cours de route, surtout avec cet épisode qui, franchement, part dans absolument tous les sens. C’est un classique de cette série, mais ce n’est vraiment pas la partie que j’en préfère, puisqu’à multiplier les flashbacks et les backstories, on ne fait que se perdre dans une intrigue qui pourrait pourtant être simple (mais justement, peut-être qu’elle était trop simple). Cependant, la deuxième moitié de l’épisode a su regagner mon intérêt et les liens fabriqués entre les différentes saisons, aussi artificiels soient-ils, ont réussi à récupérer tout mon intérêt. C’est difficile à noter !

Saison 8


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Bad news bitch, you’re back from the dead.

Après cinq mois sans rien regarder de cette saison, c’est un peu compliqué de s’y remettre, puisque je me souviens juste de l’ambiance générale et de l’arrivée des sorcières, et que cet épisode ne reprend pas du tout à ce moment-là. Non, au contraire, on a un flashback sur l’enfance de Langdon qui a donc été élevé par une femme dont il a repris toutes les caractéristiques pour les donner à Ms. Mead.

Le lien entre la première saison et celle-ci est à présent très clair, au moins. Et celui avec la saison 3, également, puisque les sorcières sont donc de retour et c’est assez sympa à voir, même si je suis totalement paumé face à leur conversation. Elles ont ressuscité Coco et Mallory et elles leur annoncent qu’elles sont spéciales. Langdon n’est pas fan de cette réunion et il débarque pour le leur dire, ce qui mène à la révélation logique que maintenant que le monde est détruit, on en arrive à un combat entre les sorcières et les sorciers.

Trois ans avant la bombe, le sanctuaire dans lequel réside tout le monde depuis le début de la saison servait d’écoles de sorcellerie pour des adolescents uniquement masculins. Il est assez clair que c’est une école satanique, d’ailleurs, et pas seulement parce qu’ils parlent en latin.

Bon, franchement, je regrette presque d’avoir repris cette série, alors que ça fait tout juste cinq minutes. Ce que je n’aime pas ? Eh bien, comme d’habitude, cet épisode nous raconte une histoire totalement différente ; et ça part dans tous les sens. Dans cette école, cette fois, on en arrive à une sorte de conseil d’éducation regardant une vidéo d’un ado pétant un câble magique sur un pauvre enquêteur qui finit par avoir la tête qui explose.

Ce conseil d’éducation cherche en fait à déterminer s’il est un sorcier, un possédé par un démon ou un l’Elu tant attendu ; l’Alpha qui pourra passer le test des Sept Merveilles et remplacer la Suprême, la chef des sorcières en saison 3. Pfiou, ça part dans tous les sens, et les connexions se font progressivement.

L’adolescent aux pouvoirs flippants ? Il s’appelle Michael, et c’est évidemment Langdon plus jeune. Il est contacté par un des professeurs qui vient le libérer de prison après le meurtre d’un pauvre vendeur de viande qui a pris cher pour s’être engueulé avec la mère de ce cher Michael.

S’il se dit innocent et promet de ne pas avoir su contrôler des pouvoirs qu’il vient de découvrir, la série nous indique rapidement que ce n’est pas le cas : il tue un de ses gardiens de prison dès que le prof a le dos tourné. Il ne fait rien à sa mère qui pourtant est là pour le voir s’échapper de prison, à clamer des propos sataniques, puisque c’est sa religion, et il se retrouve donc rapidement intégré à l’école de sorcellerie. Franchement, ça pourrait me passionner, mais bon, c’est trop expéditif.

On se retrouve en effet directement un mois plus tard où il a déjà le niveau de passer les tests de fin d’années : voir au-delà d’un miroir, se téléporter, faire tomber la neige. Il n’a aucun mal à le faire, et ses profs sont surpris de l’étendu de ses pouvoirs. Il y en a un particulièrement, John Henry Moore, qui vit mal tout ça et passe son temps à le rabaisser. M’enfin, il a beau faire tout ce qu’il peut, il est forcé de reconnaître l’étendue de ses pouvoirs.

Il en est toutefois effrayé plutôt que content d’avoir un sorcier de niveau 4. Niveau 4 ? Oui, alors les sorciers sont notés selon quatre niveaux, et tous les profs sont des niveaux trois. Le niveau 4, c’est celui de l’Alpha capable de renverser une Suprême. Et c’est Michael. Zéro subtilité.

L’acte suivant nous ramène en saison 3, ou plutôt en post-saison 3 : Zoe y est devenue prof de magie, et c’est chouette comme tout à suivre. Je préfère largement l’ambiance de cette école à celle des garçons. Déjà, il y fait jour et ce n’est pas sous terre. Zoe propose à Cordelia de surveiller Mallory, qui est loin d’être celle que l’on connaît depuis le début de saison. Loin de s’écraser, elle révèle aux autres sorcières des pouvoirs extrêmement puissants, qui fascinent Cordelia.

Pas le temps de s’attarder, cependant, puisque les sorcières sont convoquées à l’école des garçons où l’on veut leur présenter Michael. Bon, ça, elles ne le savent pas encore, et les trois profs sorcières que l’on connaît sont blasées de la réunion à venir. Elles apprennent donc l’existence de l’Alpha qui serait capable de renverser la Suprême, mais elles n’y croient pas une seule seconde : ça se saurait si un homme était capable d’avoir autant de pouvoirs. Aha, bien vu.

Si le conseil des sorciers voudrait qu’on fasse passer le test des sept merveilles à Michael, Cordelia s’y refuse, puisque ce serait le tuer, exactement comme elle a perdu Misty en lui faisant passer le test trop tôt. Les hommes voient bien qu’on se moque d’eux et n’apprécient pas de voir Cordelia si sûre d’elle. Ils lui reprochent aussi d’avoir abandonné Queenie derrière elle. Queenie ? Ouep, elle est toujours prisonnière de l’hôtel Cortez, et paf saison 5.

On assiste donc à la tentative de Cordelia pour venir la sauver, mais ce n’est pas efficace du tout : elle a été incapable de l’en sortir. À défaut du test des Sept Merveilles, il est assez clair directement que le rôle de Langdon sera de libérer Queenie. Il en rêve, en plus, et il n’a aucun mal à y arriver. Queenie est donc libérer dès le premier essai, et il l’emmène ensuite chercher Madison, qui est en Enfer.

L’Enfer de Madison ? Elle est vendeuse dans un magasin de vêtement. C’était plutôt marrant, surtout qu’elle a bien mérité sa place en Enfer et que sa torture est plutôt marrante. Toutefois, dès qu’elle voit Langdon, elle comprend qu’il n’est pas comme les autres et quand elle retrouve Queenie, elle récupère l’espoir de quitter l’Enfer.

C’est assez efficace et la fin d’épisode voit Cordelia comprendre qu’elle n’est pas la plus forte des sorcières en vie puisqu’il y a désormais Langdon. Et en effet, elle est rapidement confrontée à son angoisse la plus vive : alors qu’elle quitte les lieux, Langdon débarque avec Queenie et Madison. Tada, Cordelia s’effondre et moi, je passe direct à l’épisode suivant.


Épisode 5 – Boy Wonder – 18/20
Forcément, cette saison reprend tout ce que j’aimais dans les saisons précédentes pour faire avancer son intrigue, alors j’adore la voir se dérouler. Elle ne perd des points que parce qu’elle reprend aussi les défauts habituels de la série, avec pas mal de raccourcis et d’ellipses qui sont vraiment dommages. Oh, et puis, j’aurais aimé qu’on commence par ces épisodes aussi, parce que niveau construction de saison, c’est quand même du grand n’importe quoi.

Saison 8


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I’m not educated, but I’m no fool. Evil was speaking to him.

Ce début d’épisode est sympa, avec Cordelia qui est en plein cauchemar avec des zombies pour la bouffer. Il n’y a pas de suspense, toutefois, on sait bien que c’est un cauchemar, et Cordelia l’analyse aussitôt comme une vision du futur. Bon, elle est très heureuse de retrouver Queenie et Madison, évidemment, mais cette vision l’inquiète au plus haut point ; donc elle demande immédiatement à voir Michael.

Elle annonce à l’ensemble des sorciers présents ce qu’elle a vu et elle demande à Michael de passer le test des sept merveilles pour voir s’il est capable de le passer haut la main. S’il le rate, il meurt ; s’il le gagne, il deviendra le nouveau Suprême et, pour citer Cordelia, ça changera tout. C’est une perspective que je trouve bien plus cool encore que les premiers épisodes de cette saison que j’avais déjà pas mal apprécié. La construction de la saison est complétement pétée puisque nous sommes à présent dans un flashback interminable trois ans avant la fin du monde, mais ça fonctionne très bien.

Bon, en tout cas, après tout ça, Cordelia retourne dans son école qu’elle a vu en cendre en visions, et elle s’avoue terrifiée auprès de Myrtle : elle a peur que son orgueil de devoir s’écraser face à un homme mène à la réalisation de sa vision. Malheureusement pour elle, il est déjà évident que ce sera plutôt le contraire.

Langdon ? Il a des pouvoirs, c’est certain, mais Myrtle annonce à Cordelia qu’elle a repéré aussi Mallory. Celle-ci a des pouvoirs de dingue et pourrait tout à fait être la prochaine Supreme selon elle – elle a juste besoin d’un peu de temps. Pas de bol, Cordelia n’en a plus, parce qu’elle se dit en train de mourir : elle sent ses pouvoirs s’envoler. Cette conversation entre les deux est toutefois interrompue puisque Cordelia doit recevoir Coco et son père.

Ouep, celui-ci est sûr qu’elle a des pouvoirs, et c’est bien le cas : elle est un détecteur de gluten. C’est ridicule, mais ça ressemble bien à la série, et Cordelia reconnaît là un pouvoir qui justifie la place de Coco au sein de son école. Ben voyons.

Du côté de l’école des garçons, on continue de suivre la vie de Langdon qui est préparé par ses professeurs au test des sept merveilles, compliqué à passer pour un garçon – en même temps, c’est le premier à essayer. En tout cas, John Henry Moore vit mal ce succès de Michael, parce qu’il est effrayé de son pouvoir. Il l’interprète, probablement à juste titre, comme le pouvoir capable de détruire le monde ; tant redouté par Cordelia. Tout est dit.

Oui, tout, et justement, il en dit trop. Il s’arrête faire le plein en chemin vers Cordelia à qui il espère bien parler. Malheureusement pour lui, il est interrompu par… la mère de Langdon qui n’hésite pas une seule seconde à l’égorger et lui foutre le feu après l’avoir arrosé d’essence. Oh, c’est une vraie mère aimante, dis donc.

Bien évidemment, Langdon raconte toute sa vie à sa mère et c’est lui qui l’a envoyée tuer la menace qui risquait de détruire sa suprématie à venir. Cela dit, Langdon découvre que sa mère a aussi pactisé avec un de ses professeurs, Ariel, et que c’est grâce à lui qu’elle a pu s’occuper de John Henry Moore à temps.

Le test des Sept Merveilles ? Il est proposé sous la forme d’un vieux film en noir et blanc. Je ne vois pas bien pourquoi c’est tourné comme ça, surtout que les acteurs en profitent pour être dans le surjeu ; mais au moins ça permet d’accélérer les choses dans cet interminable flashback. Franchement, la saison aurait dû commencer par-là, ça aurait été encore plus dingue. M’enfin bon, je ne suis pas scénariste, ils avaient probablement leur raison de faire ça comme ça.

Le test des sept merveilles passe bien vite de cette manière, et la septième étape consiste en une résurrection. Toutefois, au lieu de lui demander de ressusciter lui-même, comme le veut la tradition, elle demande au contraire à Michael de… faire revenir Misty. Ah, je ne suis pas contre, elle est cool, Misty, et c’est triste qu’elle soit morte.

Bien sûr, Ariel n’approuve pas du tout le changement des règles de ce test, mais on sent bien que ce n’est qu’une scène pour perdre du temps : Michael accepte bien sûr de tenter de ressusciter l’autre sorcière. Il doit aimer les défis.

C’est drôlement chouette en tout cas : Misty est aussi en Enfer, et sa torture consiste à devoir disséquer une grenouille qu’elle vient de ressusciter en cours de SVT. En boucle. Heureusement pour elle, Michael débarque pour la sauver et étriper le prof de SVT. C’est beaucoup trop chouette cette manière de la faire revenir à la vie, même si c’est un peu artificiel de nous ramener tout le monde en deux épisodes. Tout le monde ? Oui et non, parce qu’on est sur le point de perdre une part importante de Cordelia.

Misty revenue à la vie, ça signifie surtout que Michael a les pouvoirs de devenir le nouveau Supreme, même s’il est un homme. Et par conséquent, Cordelia sent ses pouvoirs la quitter peu à peu. Le problème, c’est que Misty a senti, en Enfer, que Michael n’était pas du tout le Messie annoncé. Au contraire, même, il a parlé avec le Mal et il lui file les jetons. Tu m’étonnes.

Cordelia révèle donc qu’elle n’a pas l’intention du tout d’en faire le Suprême. Tout comme Misty, elle ne le sent pas, et elle avait besoin de le tester pour connaître l’étendue de ses pouvoirs. Elle en a juste profité pour ramener toutes les sorcières à elle, et c’est vrai que c’est bien joué de sa part. Vers la fin d’épisode, on a donc droit à un festin de sorcières très heureuses d’écouter la Sorcière Blanche leur chanter une des chansons préférées de Misty, forcément. Le tout se fait sous le regard de Langdon, qui se montre clairement suspicieux de Cordelia et des danses perchées de Misty.

Dans son dos, Cordelia demande donc à Madison d’aller enquêter de son côté sur Michael, pour obtenir autant d’information que possible sur lui… dans la Murder House de la saison 1. Madison s’y rend avec un des professeurs, mais je m’en fiche pas mal : moi, j’ai hâte d’y revenir dans la maison de la saison 1 – quand la série était encore géniale, quoi.

Saison 8

Bilan du mois de janvier

Salut les sériephiles !

Le #WESéries est censé battre son plein, et moi je me suis réveillé beaucoup trop tard. J’ai un peu honte, mais eh, l’essentiel étant de participer, on va dire que j’ai déjà fait ce que j’avais à faire en regardant la quatrième saison de Channel Zero hier soir. Cependant, je vous en parlerai plus longuement lors du bilan de février ! En attendant, il est temps pour moi de regarder un peu ce que j’ai eu l’occasion de voir au cours du mois de janvier, en faisant le point sur toutes les séries terminées !

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Challenge Séries 2019 :

The Man in the High Castle (S03)Gros coup de cœur pour cette saison qui n’a pas à rougir de la comparaison avec les deux premières. Je pense même qu’elle était un chouilla au-dessus en terme de qualité ! Franchement, j’ai passé un excellent moment devant la série et ça, même si elle était prenante et toujours aussi violente à regarder. On sait qu’on n’est pas là pour rire et pour voir des bisounours après tout, on évolue dans un monde séparé entre le nazisme et la suprématie japonaise. En tout cas, les mystères sont toujours aussi prenants et j’ai hâte de découvrir la saison 4. Note moyenne : 18/20

Ce premier mois de challenge commençait très bien… mais est finalement un échec ! J’avais en effet prévu de finir également La Balada de Hugo Sanchez, une mini saison de 6 épisodes, au moins de janvier. Oui, mais en fait, je me suis rendu compte que j’aurais du mal à rester à jour dans mes hebdos si je consacrais tous mes mercredis soirs au challenge et surtout que le rythme de cette comédie était trop vif pour être vu tard le soir. Ben oui, c’est de l’espagnol et ça va super vite, alors faut s’accrocher. Je pense donc passer directement à la série suivante de mon challenge – Love, qui est faite pour être vue en février dans ma tête (la première saison est sortie le 19 février, les habitudes ont la vie dure) – et me garder cette comédie là pour plus tard. C’est décevant, parce que ça reporte aussi mon visionnage de la nouvelle saison de Club de Cuervos.  

06

Séries renouvelées

Future Man (S02)C’était un plaisir de retrouver Josh et ses acolytes pour une nouvelle saison. Si les délires sont similaires à ceux de la première saison, avec des blagues poussées à l’extrême, l’intrigue de fond m’a légèrement déçu parce qu’elle laissait de côté l’un de mes éléments préférés de la saison 1. En tout cas, le rythme était délirant et j’ai découvert que j’avais du mal à la bingewatcher, finalement. Il m’a fallu quelques jours pour en venir à bout, mais pfiou, qu’est-ce que c’était cool ! Note moyenne : 18/20

The Good Place (S03)Bizarrement, cette saison s’en tire avec une meilleure moyenne que les deux précédentes… alors que pourtant, je la trouve beaucoup moins bien ! En fait, la qualité a suivi des montagnes russes étranges : c’était génialissime en début de saison, catastrophique au milieu (enfin, il y avait toujours de quoi rire, mais la série n’était plus que l’ombre d’elle-même côté inventivité) et de nouveau extra à la fin. J’ai extrêmement hâte de voir la saison suivante, qui promet un énième reboot des intrigues. Note moyenne : 18/20

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Sort incertain

Preview (S01)Une très bonne websérie que je ne regrette pas d’avoir regardé de bout en bout. Certes, il y aurait des choses perfectibles, mais dans l’ensemble, le casting est excellent, l’humour a bien pris et l’intrigue proposait une chouette réflexion sur la consommation des vidéos sur Internet et sur la génération Youtube. Le tout avec beaucoup de subtilités ! Grand kiff, dont la fin de saison peut servir de fin de série ou appeler une suite… On verra bien, rien n’est annoncé pour l’instant, mais l’équipe est attendu à Tours d’ici deux semaines. Si bonne nouvelle il doit y avoir, ce sera sûrement à ce moment-là, donc qui vivra verra. Note moyenne : 18/20

Voilà donc pour ce mois de janvier. Quatre saisons terminées, c’est un tout petit peu plus que ma moyenne habituelle (3), donc merci au Challenge Séries de m’en avoir ajouté une. Je note avec anxiété qu’elles ont toutes une moyenne de 18/20, alors que j’essaye pourtant d’être plus dur dans ma notation ! Bon, après, il faut dire ce qui est : les séries dans lesquelles je suis à jour sont généralement mes préférées, alors forcément, elles ont de bonnes notes. Et puis, ça ajoute du suspense pour le top que je ferai en décembre !

Parmi les déceptions, je dois aussi signaler que j’aurais bien aimé finir Kimmy Schmidt…. Allez, on verra si j’ai le temps d’y consacrer une soirée en février !

Channel Zero – S04E05-06

Épisode 5 – You Belong To Me – 18/20
L’épisode était long à mettre en place et j’ai cru que j’allais devoir encore baisser la note, mais il se rattrape extrêmement bien dans sa deuxième partie. Je trouve qu’il prend le temps d’explorer un peu tous les aspects du concept de la saison, tout en n’oubliant pas d’intégrer de l’humour (j’ai même ri, vraiment ri, pour la première fois de la saison) et du suspense. Bref, ça se regarde tout seul et c’est beaucoup trop cool quand c’est comme ça.

Saison 4


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Why did you choose that particular dog ?

L’épisode reprend sur l’entraînement entre Jill et Ian, et c’est fou comme je trouve ça horrible à suivre en sachant toute la folie que possède Ian. Il vient quand même de voir son père se faire arracher les yeux par son ami imaginaire, quoi, et son premier instinct est ensuite d’aller embrasser sa demi-sœur. Le pire, c’est que l’entraînement est efficace : il réussit à lui faire créer une nouvelle mini-porte, derrière laquelle est censé se trouver un lapin.

Bon, on n’a pas vu les mêmes lapins Jill et moi, parce qu’elle nous pond une sorte de lapin-zombie ensanglanté qui ne survit pas longtemps, le pauvre. Ian en profite pour révéler que c’est lui qui lui a créé et offert son chien, ce qui explique le comportement bizarre de celui-ci. Je l’avais bien dit qu’il était chelou.

Il n’empêche que Jill vit désormais dans la maison d’été de la famille de Ian – donc de son propre père – et qu’elle y est isolée puisque son portable est cassé, comme par hasard. Tom peut donc lui laisser autant de messages vocaux qu’il veut, cela ne change rien au fait qu’elle ne les écoutera pas. Et depuis sa cuisine, il comprend la vérité sur son chien, en en voyant un autre traîner dans le quartier.

Il suit cet autre chien qui le mène tout droit chez Ian, et c’est clairement l’excuse dont il avait besoin pour entrer dans sa maison et mener une enquête, toute en vérifiant si Ian est là ou non, en l’appelant.  En fouillant dans son frigo, il tombe sur des choses visqueuses et bien étranges qui font passer toute envie de fringale. Il se concentre ensuite sur le sous-sol, brièvement aperçu dans le premier épisode. Derrière tous les cartons, entassés contre le mur du fond ? Un tas de portes ! Il trouve aussi un tas de dessins du « Grand Garçon » et des photographies d’enfance de Ian… sur lequel il aperçoit pour la première fois son beau-père, avant de découvrir son identité grâce à d’autres photos de famille. Oui, Ian conserve pépère les photos de familles, au pluriel, de son père.

En parallèle, littéralement puisque les scènes s’entrecoupent, Jill est observée par le « Grand Garçon », et elle s’en rend compte, au point de commencer à être suspicieuse des abords de la maison. En plus, elle l’entend bien, quoi. Elle part donc à sa recherche, pour comprendre ce qu’elle a senti, espérant naïvement qu’il s’agit peut-être de Ian. Elle se retrouve à faire le tour de la maison, et si c’est un peu long, ça n’en reste pas moins efficace : on sent bien qu’il va se passer quelque chose, mais on ne sait pas encore quoi.

Elle finit par re-rentrer dans la maison et apercevoir une armoire qui l’intrigue et dans laquelle il n’y a rien d’anormal, à première vue. Bon, elle trouve quand même une peluche de chien noir qui lui fait apparemment comprendre que Ian est de sa famille – ou qu’il est un psychopathe ; ou les deux. Elle ne dit rien, cependant, venant dîner avec lui comme si de rien n’était.

Elle en profite tout de même pour l’interroger sur l’origine de son chien, qu’il a créé pour elle, à l’image de sa peluche d’enfant ; qu’elle vient de retrouver – mais cette dernière partie, elle ne lui explique pas. Elle préfère lui poser un tas de questions, et sa curiosité finit par interroger Ian. Il accepte toutefois de la ramener à la maison quand elle le lui demande, même si c’est un peu contre son gré.

En chemin, Ian dit donc qu’il aurait préféré la voir continuer son entraînement, mais comme elle ne lui adresse pas la parole, il n’a d’autres choix que de faire l’ensemble du trajet. Quand ils arrivent chez Ian, ils aperçoivent une ombre dans la maison et s’y rendent aussitôt, alors que souffre sort le « Grand Garçon », pas rassurant.

Quant à Tom, il est assez con pour confronter directement Ian, ce qui signifie qu’il lui court sur les nerfs. Pas vraiment la meilleure des idées, franchement. Pourtant, la série prend le temps de la révélation, peut-être même trop puisque la moitié de l’épisode mène à ça alors qu’on le savait déjà. En tout cas, c’est chouette, parce que Jill comprend toute seule que Ian est son demi-frère.

Loin d’être flippée par tout ça, il l’emmène au garage où il lui montre le cadavre de leur père, parce qu’il est sûr que ça lui fera plaisir. Oui, enfin quand même, le cadavre du père est en train de se faire bouffer par plein de chiens. Il attend alors la décision de Jill, à qui il se remet totalement.

Sa décision ? Prendre le portable de Tom pour appeler les flics et le faire arrêter. Le « Grand Garçon » surveille tout ça, mais Ian maîtrise assez ses émotions pour qu’il ne l’attaque pas. Nope, tout ce qu’il se passe, c’est qu’il avoue tous les meurtres du début de saison, y compris ceux qu’on n’a pas vus. Et ça permet à Tom et Jill de penser que tout est terminé ; enfin.

Et que font-ils une fois que tout est terminé ? Eh bien, comme quand tout a commencé, en fait : ils couchent ensemble ! Et alors qu’elle atteint l’orgasme, elle nous créé évidemment une nouvelle porte. Ah bah oui, on est pas dans la merde. Qu’est-ce qu’elle a construit ? Un bébé bien sûr, mais pas un bébé tout à fait viable : elle ne se concentrait pas spécialement pour fabriquer quoique ce soit, mais elle nous a pondu un bébé Voldemort. Tom en est terrifié – et quand il le touche, il le fait souffrir en plus – mais Jill embrasse son rôle éphémère de maman.

Ian ? Sans trop de surprise, il est vite libéré puisque le Grand Garçon débarque et s’attaque aux deux flics qu’on a suivi depuis le début de saison. Au départ, ils s’en moquaient pourtant à cause de son look débile, mais nous, on savait très bien vers quoi on allait. Bien sûr que Ian n’arrive pas à se contrôler assez pour empêcher sa création de tuer les flics.

Que fait-il ensuite ? Il retourne voir Jillian, bien sûr, mais il tombe sur Tom qui vient de se faire virer de la barraque par une Jill totalement dévastée par son bébé mort. Les choses s’accélèrent drôlement vite à partir de là, puisque Tom demande l’aide d’un flic qui se fait éclater la cervelle par le Grand Garçon. Alors qu’il espère en profiter pour aller chercher Jill, Tom fait demi-tour et découvre une porte dans sa porte d’entrée ; et à l’intérieur de celle-ci, il y a un monstre.

Quand Jill sort de la maison, c’est pour mieux la découvrir et pour trouver le flic mort, avec un message en lettres de sang : son frère lui donne rendez-vous dans le quartier fantôme. Ah, ça sent la fin de saison !


Épisode 6 – Two of Us – 19/20
Pff, on est vraiment obligé d’annuler cette série ? Elle est quand même exceptionnelle, je suis au bout de savoir qu’il n’y aura pas de saison 5, parce que cette saison 4 se termine superbement bien. L’épisode répond aux questions et se dirige assez naturellement vers des choses auxquelles je m’attendais, mais qui restent bien écrites. C’est toujours frustrant d’arriver aux épisodes de conclusion de cette série, parce qu’à chaque fois, j’ai l’impression qu’on pourrait en faire bien plus – tout en me disant que, quand même, l’intrigue est bien conclue. C’est encore le cas avec cette saison 4, et vraiment, regardez-la !

Saison 4


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This connection, you feel it too, right ? I’m not crazy, right ?

Dernier épisode de la saison déjà, alors que franchement, je trouve que cette saison aurait facilement pu durer le double, voir le triple, d’épisodes sans paraître redondante pour autant. En plus, si l’intrigue avance vite, on ne peut pas dire que ce soit le cas de la réalisation de l’épisode, qui comme toujours dans cette série, prend vraiment le temps de savourer tout ce qu’il se passe.

C’est d’ailleurs ce que j’aime tant dans la série et qui lui permet d’instaurer son rythme angoissant et fascinant : elle prend le temps de faire monter le suspense. Habituellement, ça me soule dans un tas de séries – coucou The Walking Dead – sauf qu’ici, on ne sait jamais à quoi s’attendre. Enfin bref, cet épisode reprend donc lentement avec Tom trainé au sol par le Grand Garçon dans une maison en construction où Ian est encore en train d’enchaîner les fast food.

Il est aussi blessé : assez clairement il est fatigué par tout ce qu’il fabrique. Cela fait effectivement beaucoup de portes depuis deux épisodes… et s’il faut tout contrôler, ça doit être compliqué. Tom se rend bien compte de la faiblesse de son kidnappeur, et il en profite donc pour tenter de s’enfuir ; même si ça reste une idée folle parce qu’il y a toujours les créations de Ian pour le poursuivre.

Bon, pas de surprise de ce côté-là, c’est effectivement ce qu’il se passe. Et puis, après tout, Tom a le choix entre tenter de fuir ou rester sur place où il se fera probablement tuer. Ainsi donc, mieux vaut s’enfuir.

De son côté, Jill arrive à son tour sur les lieux et se rend compte du danger dans lequel elle est quand elle rencontre un pauvre gardien de chantier qui se fait massacrer par de nombreuses créations de Ian. Il n’a pas chômé et a amené à la vie toutes les créatures que Tom avait vu en dessin dans l’épisode précédent. Bref, ça fait du monde pour la pourchasser. Pourtant, elle arrive à se cacher d’eux assez bien et tombe plutôt sur… Tom.

Certes, c’est lui qui lui signale sa présence, mais tout de même, c’est gros. Il est désormais blessé, même si on n’a pas su comment, et c’est tellement gros que j’ai fini par douter de l’identité de ce Tom. Il empêche même Jill de recréer Pretzel Jack et sans surprise, il est révélé que ce Tom n’est rien d’autre qu’une création de son demi-frère. Non, franchement, il y aurait de quoi faire tellement de saisons avec ce concept, c’est frustrant de se limiter à six épisodes !

C’est cependant chouette de les voir prendre le temps d’explorer le concept au maximum comme ça. Tout ceci mène à une énième course poursuite, au cours de laquelle Jill est forcée de tuer ce faux Tom, même si on a déjà établi qu’ils étaient increvables par rapport à de simples humains. Pour s’en débarrasser définitivement, le vrai Tom, qui passait par là, lui éclate la figure. Et là, c’est crédible. En attendant, il a retrouvé Jill et a réussi à la convaincre qu’il était le vrai Tom, simplement en se faisant saigner.

Les deux amoureux se retrouvent plus amoureux que jamais, mais ils passent une sale nuit à se planquer dans le chantier de construction et ne pas trouver de moyen de s’enfuir. Oh, ils parlent aussi de leurs différends, notamment du fait qu’une partie d’elle a voulu tuer une partie de lui. Magnifique ce couple, ils sont faits pour vivre ensemble. Dans leur énième fuite, ils tombent sur Ian, encore plus affaibli après avoir créé un faux Tom.

Il refuse de les laisser partir et il veut tout simplement tuer Tom, ce que Jill refuse bien sûr. Heureusement, le couple est dans une forme athlétique : ils peuvent s’enfuir quand le « Grand Garçon » les pourchasse avec sa scie. Ils se réfugient donc dans une maison où… ils se réconcilient. C’est gros, mais ça passe bien : tellement d’adrénaline, tellement de raisons de se réconcilier maintenant ou jamais, tellement de bons arguments de Tom… Ils sont choux comme tout dans ce couple.

Malgré tout ça, Jillian ne parvient pas à recréer Pretzel Jack, alors que Tom fait ce qu’il peut pour divertir le Grand Garçon dans un plan séquence vraiment très très bon. Le monstre n’est pas idiot et finit par comprendre que Jillian est à l’étage de la maison, donc il s’y rend et tombe nez à nez avec… Pretzel Jack. Commence alors un combat brillant où Ian, à terre, et Jill s’affrontent via leurs créations. Pretzel Jack n’a aucun mal à récupérer la scie du Grand Garçon pour mieux lui découper le crâne en deux. Et franchement, c’est top, parce qu’ensuite le clown contorsionniste que je ne pouvais pas supporter jusque-là devient leur allié et meilleur ami pour aller tuer Ian, et c’est cool.

Ian ? Toujours pas assez affaibli apparemment, il prend la décision de ressusciter le Grand Garçon qui, en plus, récupère sa scie. Il a aussi un tas d’autres créations encapuchonnés qui veulent abattre notre trio, bien occupé à courir à toute vitesse après un Ian finalement pas si affaibli que ça.

Ian se réfugie finalement dans une énième maison et franchement, ils ont dû s’éclater à trouver un lieu où tourner tout ça – à moins que ce ne soit 50 studios différents (c’est difficilement le même vu les nombreux plans séquences). Dans tous les cas, c’est très bon : dans cette nouvelle maison, Jill découvre que son frère avait essayé de la recréer elle aussi (ça aurait fait une sacrée fin aussi, de découvrir qu’elle était une création). Et elle est assez en confiance pour ranger dans une poche arrière son couteau alors qu’elle tombe sur son frère. Et celui-ci s’est donné du mal, puisqu’il est dans une pièce avec tout un tas de portes.

Ian essaye donc de convaincre sa demi-sœur qu’il n’est pas tout à fait fou, puisqu’elle aussi sent la connexion entre eux, mais elle n’est vraiment pas convaincue. Il s’en prend donc physiquement à elle, et sans que Pretzel Jack ne puisse l’aider. En effet, il est scié en deux, littéralement, par le Grand Garçon. Tom arrive à temps pour protéger sa femme cela dit et pour s’enfermer avec elle et Tom dans la pièce aux multiples portes.

À court de temps et d’arguments pour ramener son frère du bon côté puisque la porte n’empêche pas le Grand Garçon d’utiliser sa scie, Jill prend enfin la décision de poignarder Ian. Malheureusement, elle n’a pas tout à fait la force nécessaire pour l’achever. Tom lui prête donc main forte et comme ce n’est toujours pas assez, ils doivent compter sur le Grand Garçon pour achever Ian à la scie. Alors au début, je me suis dit que ça allait être un accident malencontreux qu’il se fasse tuer par sa création… mais en fait vu comment le Grand Garçon persiste, je pense plutôt que Ian envisage le suicide une fois qu’il comprend qu’il ne gagnera pas.

Qu’importe : il perd, et c’est tout ce qui compte. Et quelques années plus tard, Jill et Tom vivent donc une vie paisible, où ils continuent de faire l’amour et de tirer au sort, à pierre-papier-ciseau lequel aura les tâches ingrates… parmi lesquelles s’occuper de leur fille en pleine nuit. Sans la moindre surprise, la saison se termine sur une porte ouverte : celle que leur fille est capable de créer, ayant hérité du don de sa mère. Je ne vois pas comment la saison aurait pu se terminer autrement. Il est juste dommage que cette porte ouverte soit également la dernière de la série.

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EN BREF – La série s’en va dans un grand BAM, avec sa meilleure saison. J’aurais vraiment accroché tout du long, même si j’étais un peu sceptique de la qualité en dents de scie de la première saison, et même si j’ai moins aimé la saison 3. Eh, ça me laisse la moitié de la série dont j’étais accro ; et même en saison 1 et 3, il y a des épisodes où j’étais à fond.

Les codes de la série étaient top, et cette saison n’a pas démérité : l’angoisse est subtile dans cette série ; elle vient du fait que l’on ne comprend pas toujours tout dans les premiers épisodes car les références ne sont pas les plus courantes. Les plans sont toujours réfléchis, le casting impeccable de saison en saison. J’y ai découvert de bons acteurs que j’espère revoir ailleurs assez rapidement.

Il faudrait presque que je me refasse la deux pour savoir laquelle j’ai préféré entre celle-ci et celle que je viens juste de finir ; mais je crois que cette saison 4 restera la plus marquante et la plus flippante, rien que parce Pretzel Jack… En plus, ils ont réussi à me le faire trouver sympa, alors que purée, ça reste un clown contorsionniste psychopathe quoi !

Gros coup de cœur, donc, et grosse déception de voir la série annulée… mais je m’en doutais avant de commencer cette grosse soirée.

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Saison 4