God Friended Me – S02E13

Episode 13 – The Princess and the Hacker – 14/20
Si j’aime beaucoup l’idée de base de l’intrigue de cet épisode, je ne suis pas vraiment fan de l’exécution de celui-ci. On retrouve la simplicité d’écriture habituelle de ces épisodes, mais là, le sujet fait que j’ai du mal à trouver plausible la situation présentée, et ça m’a sorti de l’intrigue à plusieurs reprises tellement je trouvais ça drôle. Il y avait du bon tout de même et des avancées, mais pas vraiment celles que j’espérais non plus.

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Spoilers

213

Your soul mate is my friend suggestion.

Difficile de m’arrêter une fois lancé dans le visionnage de cette deuxième partie de saison, parce que malgré l’absence de vrai cliffhanger dans l’épisode précédent, j’ai vraiment envie de savoir comment tout ça va évoluer. Et puis, ça ne fait pas de mal d’avancer un peu dans une saison, non ?

Rakesh donne rendez-vous à tous ses amis dans cet épisode, après la lune de miel de Trish et d’Arthur. Il est temps pour Ali d’annoncer sa mauvaise nouvelle à son père et sa nouvelle belle-mère. Avant ça, on retrouve toutefois Rakesh qui a enfin fini son application sur laquelle on n’a jamais vu qu’il prenait le temps de bosser. Il donne rendez-vous à tous ses amis – mais pas à Joy, pourquoi hein ? – pour vérifier s’il est bien l’âme sœur de Jaya… Mais son âme sœur est Lulu Achebe. Voilà qui promet, surtout quand elle est la nouvelle suggestion de Miles.

Rakesh refuse d’en entendre parler comme de son âme sœur, mais commence malgré tout à se renseigner sur elle pour Miles. Cela lui permet de tout de suite la reconnaître quand il tombe totalement par hasard sur elle dans la file d’attente interminable d’un foodtruck. Ce n’est jamais si long dans les séries, donc on voit que les scénaristes font tout pour faire en sorte qu’ils se parlent assez longtemps.

J’aime le prétexte qui est que Rakesh en parle à Miles et Cara sur une appli et oublie d’avancer dans la file. C’est débile, mais c’est simple et ça fonctionne, de même que ça fonctionne de découvrir que Lulu est fan de Catapult. Le courant passe super bien entre eux, par contre, il est clair pour nous que Lulu a un secret quand elle cherche à fuir un homme.

Cet homme s’appelle Mohammed et est son garde du corps. Ouep, elle a utilisé un pseudo, elle s’appelle en fait Louella et est la fille du roi d’un pays imaginaire. Le roi Omari est en plus sur le point de venir en ville et Lulu finit par demander à Rakesh un second rencard… mais en présence de Cara. Bien, elle a clairement des idées en tête. Si elle est un match parfait pour Rakesh, il ne faut pas oublier que son application s’est basée sur un profil incomplet, ce qui prouve déjà un gros défaut dans l’application de Rakesh.

Bon, la princesse est très cool et très geek, mais je ne la vois pas rester dans la série, même si tout se passe bien entre elle et Rakesh. Il est capable de lui venir en aide hyper rapidement, en plus, puisqu’elle a besoin de faire censurer un article de Catapult publié par Erin, une collègue de Cara. Elle accepte la censure en échange de la première interview de la future reine, parce qu’elle est persuadée qu’elle le deviendra.

Enfin, ça, c’est jusqu’à ce qu’elle découvre que son père vient en ville pour un discours à l’ONU qu’il refile finalement à Zain, son frère. Oups. C’est donc lui le futur roi, mais vous pouvez compter sur Miles pour changer ça, à tous les coups. En plus, il est évident qu’il n’a pas l’air si ravi de sa décision en voyant le regard qu’il jette à sa fille avant de monter dans sa voiture.

Face à sa sœur, Zain est tout gentil et lui dit qu’il vient juste d’apprendre la nouvelle. Il est tout aussi surpris qu’elle soi-disant… mais Rakesh comprend bien qu’il y a plus derrière cette décision. En effet, quand il se rend auprès de Cara pour lui raconter tout ça – alors qu’il est censé garder le secret de cette histoire géopolitique de grande importance dans laquelle il se retrouve embarqué – il tombe sur Erin, qui est au courant que Lulu ne va pas devenir reine.

Rakesh et Cara comprennent donc que Zain est la source d’Erin qui fait en sorte de faire tomber sa sœur – et réussit en plus. Tout ça est fortement compliqué à démêler en théorie, mais en pratique, ils préviennent Lulu et l’accompagnent quand elle va confronter son frère, qui reconnaît tout sans essayer de nier, lui expliquant que ses vues progressistes ne sont pas bonnes pour le pays. Sympa.

Pas de bol pour lui, par contre, Lulu est aidée par le compte de Dieu qui envoie une nouvelle notification à Miles se retrouvant avec plein de magazines people du vingtième siècle. Dedans, Lulu, qui tape de plus en plus dans l’œil de Rakesh, découvre une photo de ses parents lorsqu’ils étaient étudiants à Colombia et luttait pour le droit des femmes… C’est exactement ce qu’elle souhaite faire aussi si elle devient reine, ça tombe bien.

Il n’y a plus qu’à rappeler à son père ses origines, donc, mais ils n’ont pas beaucoup de temps pour le faire. L’épisode se termine donc à l’ONU avec Louella confrontant son père et lui demandant de devenir la reine qu’elle peut être. Elle sait que son pays est prêt pour une reine progressiste et se défend plutôt bien, y compris lorsqu’il est question de menace de mort.

Finalement, Lulu obtient gain de cause : son père la laisse faire le discours à l’ONU et devenir reine. Elle le fait avec tout de même un dernier regard pour Rakesh, dont la romance est trop rapide là, hein. On ne peut y croire. En tout cas, il a droit tout de même à un joli baiser de la part de Lulu qui lui permet soi-disant d’oublier Jaya et lui fait prendre conscience qu’il peut avoir un futur sans elle. Un futur où son application est adorée par son patron et où il a une âme sœur à l’autre bout du monde en train de diriger un pays. Mouais.

Cette affaire d’âme sœur arrange bien Miles : il n’est plus en couple avec Cara, mais s’il est son âme sœur, alors ils pourront rester pour la vie ensemble. Et ça, ça l’arrange bien, vous voyez.

Le retour de lune de miel de Trish et Arthur ? Eh bien, ça se fait avec des photos mal photoshoppées et la mauvaise nouvelle d’Ali qui est reçue comme ils le peuvent. Eh, ça marche à peu près bien, je trouve. Arthur et Trish ont droit à une scène à part pour parler de tout ça et du choc que ça représente pour Arthur, avant qu’on enchaîne avec Ali en rendez-vous médical, avec Miles.

Là, elle décide d’annoncer qu’elle veut attendre avant de commencer son traitement. En effet, elle a peur que la chimio affecte ses chances de devenir maman et elle souhaite faire des démarches pour pouvoir l’être malgré tout. Son cancer a été découvert tôt et elle pense avoir le temps de le faire, mais son médecin n’est pas franchement de son avis, lui demandant de bien réfléchir à la situation.

Ali parle malgré tout de son envie à son père lors d’un repas de famille et celui-ci fait aussitôt de l’ingérence. Il refuse de voir sa fille perdre un mois avant la chimio, mais là, c’est violent pour elle : elle n’a ni le soutien de son père, ni celui de son frère. C’est plutôt bien joué de la part de l’actrice dont on lit très bien le visage par rapport à tout ça, avant de voir quoique ce soit sur le sujet.

On finit par avoir droit aux reproches de la sœur à son frère lorsqu’elle lui demande pourquoi il ne l’a pas davantage soutenu face à leur père, mais ça mène surtout à de bonnes scènes où elle peut se confier à Trish et avoir son soutien. Elle prend finalement la décision que je comprends, mais que je n’approuve pas, de voir un spécialiste en fertilité, repoussant du même coup son traitement pour le cancer. Ne fais pas ça, Ali, on veut que tu restes en vie et vos jolis discours sur l’espoir ne sont que des mots mince. « Vos » ? Ben oui, outre le soutien de Trish, elle finit par avoir celui de Miles, se souvenant de l’espoir qu’avait sa mère grâce à ses enfants… Et tout ça achève de convaincre Arthur que sa fille prend peut-être une bonne décision.

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God Friended Me – S02E12

Episode 12 – BFF – 17/20
Ce qui se passe dans cet épisode ne passerait comme crédible dans aucune autre série que celle-ci, mais la force des scénaristes est de réussir à rendre l’ensemble hyper cohérent et raccord avec les personnages. Ainsi, je me retrouve à adorer cet épisode et savourer chacune des intrigues qui se croisent et s’entremêlent. La formule d’écriture des épisodes me lassait il y a quelques épisodes, mais là, je trouve qu’elle a retrouvé toute sa force de frappe. Et cette saison joue vraiment bien avec les émotions, davantage que la première.

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Spoilers

212

Al’s a big fan of your podcast.

Drôle de titre d’épisode, franchement, mais je suis content de retrouver Joy dans le résumé : on ne lui a pas dit au revoir dans le précédent, j’espère qu’elle sera encore là même si c’est peu probable.

Alors qu’il fait un jogging, Miles entend un homme parler de son divorce au téléphone et est tout triste. C’est loin d’être la plus mauvaise nouvelle de sa journée : sa sœur le contacte pour parler et lui expliquer qu’elle a senti une masse sur sa poitrine quelques jours plus tôt. Elle a donc fait un test pour savoir si elle avait le même cancer que sa mère.

Miles raconte tout ça à Cara, mais aussi qu’Ali attendra la fin du mariage pour en parler à son père, pour ne pas gâcher les festivités qui permettront de rencontrer Alphonse. Je n’avais pas reconnu l’acteur dans l’épisode précédent, mais purée, qu’est-ce que je suis dégoûté de le voir débarquer dans cette série celui-là, je le déteste par principe à cause d’autres rôles où il m’a soulé. Sorry not sorry.

Le mariage est aussi l’occasion de rencontrer la fille de Trish, Julia, Pour le coup, je sais que j’adore l’actrice, même si je n’arrive pas à retrouver d’où je la connais. Elle est en tout cas la nouvelle suggestion d’amie de Miles, parce que sans surprise, c’est elle qui est en plein divorce avec Sam, l’homme que Miles a entendu parler le matin même.

Et Miles reçoit sa notification au moment même où il voit Alphonse ranger son téléphone dans sa poche, parce que oui, ça y est Alphonse est en ville, arrivant un peu avant le mariage. Rakesh n’a rien pu trouver sur lui en fouillant internet, mais ce n’est pas grave, Miles décide de le confronter directement, s’inspirant des méthodes de Joy qui est bien présente dans cet épisode. Yes !

Cet acte d’introduction est tout de même bien complexe, mais tout se met en place à merveille avec un mariage qui promet de belles révélations de secrets bien embêtantes de la part des enfants des mariés. Miles décide de passer en priorité Julia plutôt qu’Alphonse.

Miles laisse Alphonse sous la surveillance de Rakesh et Joy… Ce qui est la plus mauvaise idée du monde, ou la meilleure, au choix. Comme à son habitude, Joy fonce dans le tas ce qui permet une superbe scène de double entente, laissant planer le mystère un peu pour rien. Alphonse leur dit qu’il est super heureux de les rencontrer, parce qu’il les connaît puisqu’il est un auditeur du podcast de Miles. Ben voyons.

De son côté, Miles confronte Julia un peu Joy l’aurait fait, en lui montrant immédiatement qu’elle est sa nouvelle suggestion d’amitié. Je n’aurais pas commencé par là à sa place, mais admettons : elle s’apprête à entrer dans sa famille après tout. Elle lui confie ainsi qu’elle s’apprête bien à divorcer, parce que leur rupture est inévitable : il n’arrive pas à faire d’enfants et ont mis toutes leurs économies là-dedans.

Miles se convainc qu’il doit sauver son mariage et grâce à l’aide de Rakesh, il finit par découvrir que Julia est pourtant enceinte, sans que Sam ne soit au courant. Cara décide de venir avec lui pour confronter Julia et en apprendre plus, mais ça vire à la catastrophe quand elle lui dit qu’elle n’a pas l’intention de se remettre avec lui pour autant, surtout que le compte de Dieu leur envoie une version d’eux – des meilleurs amis mariés qui vont devoir se séparer.

La séparation ? Ben, Julia est enceinte, oui, mais pas de son mari. Par crainte de voir son dernier embryon être détruit suite au divorce (une clause aux États-Unis apparemment), elle a décidé de le faire implanter sans prévenir son futur ex-mari. Et ça a marché. Ce qui est top, c’est que la confrontation se fait en présence de Trish ravie de devenir grand-mère.

Le seul problème, c’est que Sam n’est donc pas au courant et qu’en parallèle, Rakesh et Joy découvrent qu’il a une amante. Que fait Miles quand il le découvre ? Il le raconte aussitôt à Julia, en plein milieu d’une cérémonie de répétition de mariage où Arthur a aussi commencé à s’inquiéter pour Ali en la voyant prier. Oh lala, tout s’enchaîne si vite dans ces épisodes, mais ça colle vraiment bien par rapport aux coïncidences de l’an dernier.

Sam et Julia se retrouvent à se disputer au beau milieu de l’Eglise ! C’est ainsi que Sam découvre qu’il va devenir papa, alors même qu’il a décidé de partir à San Francisco. Sacré retournement de situation dans sa vie. Miles comprend que c’est définitivement mort pour eux et pour leur mariage et il s’en confie donc à… Trish. Ouep, celle-ci découvre que Julia est sa suggestion d’amie et décide de s’en mêler aussitôt.

C’est un peu l’angoisse cette intrigue quand on se pose pour y réfléchir, avec la mère qui gère la vie de couple de sa fille en gardant en plus une photo de sa première rencontre avec Sam, mais ça marche bien dans la série avec ces personnages d’avoir le banc de la rencontre être le banc depuis lequel Miles a entendu Sam vouloir divorcer.

Du côté d’Alphonse, qu’on va appeler par son diminutif Al si vous le voulez bien, hein, Miles finit par le rencontrer pour mieux découvrir qu’il connaît Henri et Simon pour avoir bossé avec eux : ouep, les assurances, c’est son job, mais son vrai dada, c’est la technologie. Comme par hasard.

Ce que j’aime vraiment beaucoup dans cette intrigue d’Al ? Cela permet de retrouver le duo Rakesh/Joy, et les deux personnages fonctionnent toujours aussi bien ensemble, notamment lorsqu’il est question de Jaya… ou de Fortnite, un jeu multijoueurs en ligne qui me permet donc de valider un point de plus dans ma grille de Bingo Séries !

Pour en revenir également à Ali dans cet épisode, elle emmène Miles à son rendez-vous médical où elle découvre qu’elle a bien des cellules cancéreuses. La pauvre, quelle horreur. La scène est super poignante, franchement, il n’y a pas idée de faire un truc pareil dans un épisode de mariage, franchement. Ben oui, il y a tout de même un mariage en cours et elle continue de vouloir ne pas en parler à son père tant qu’il ne sera pas marié.

La fête peut donc commencer, même si rien dans l’épisode n’est encore réglé. Le mariage « en petit comité » se fait finalement dans l’Eglise de la saison 1 avec tout plein de monde et Joy qui n’a vraiment rien à foutre de ses week-ends pour être là, honnêtement. C’est tout de même chouette de voir ce mariage être célébré depuis le temps.

Il passe en revanche au second plan des autres intrigues, je trouve. Concernant le divorce, on avance avec des amis qui se retrouvent. Julia accepte de partir à San Francisco pour s’assurer que son futur ex-mari puisse être à la fois père et avoir le boulot de ses rêves. Miles est heureux de les revoir amis et s’en confie à Cara. Ce qu’il confie surtout à Cara, c’est qu’Ali a désormais un cancer et qu’il est hors de question pour lui de laisser tomber le compte de Dieu si ça peut lui permettre de trouver un moyen de sauver sa sœur.

Et tant pis si ça veut dire abandonner l’amour. C’est triste, mais c’est bien logique, tout ça. La conclusion de cette intrigue pour l’épisode est belle, avec la sœur restant une fois de plus chez son frère, parce qu’elle n’est prête à rester seule dans cette situation.

Par contre, concernant Al, on se retrouve une nouvelle fois avec un rebondissement : il n’est pas le compte de Dieu et il n’a certainement pas demandé à ce que sa compagnie d’assurance soit hackée. Rakesh, Joy, Cara et Miles ont beau se précipiter chez le hacker, cela fait un moment qu’il s’est barré. Et il les laisse sans possibilité de le retrouver pour savoir quel était vraiment l’objectif de son mensonge, même s’il offre une jolie dame de cœur à Miles tout de même. Arf.

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God Friended Me – S02E11

Episode 11 – A New Hope – 17/20
Aussi prévisible soit la construction de cet épisode, j’adore tout simplement la fluidité de l’écriture et des coïncidences qui font que tout s’enchaîne à merveille pour tous les personnages, jusqu’à la dernière seconde de l’épisode. Si la série n’inventera jamais rien à ce stade, elle montre une bonne maîtrise des rebondissements et c’est vraiment plaisant de voir les épisodes qui finissent toujours par donner le smile à un moment ou un autre.

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Spoilers

211

This is a fight I know I can’t win

Comment ça, ça fait déjà une semaine que je n’ai pas vu d’épisode ? Ma foi, c’est fou comme j’ai l’habitude des épisodes de manière hebdomadaire, c’est passé en un clin d’œil cette semaine, comme si de rien n’était. Bon, il n’empêche que si je veux finir la saison avant septembre, il faut bien que je m’y remette.

Joy est donc de retour et découvre avec surprise le destin de Cara dans la série, mais aussi la décision de Miles de laisser tomber le compte de Dieu. Elle n’est pas prête, en tout cas, à reprendre le flambeau, mais elle fournit comme promis la nouvelle anecdote qui permettra peut-être de remonter à l’identité de la personne derrière le compte de Dieu : lors d’un procès à New-York, elle a du défendre un client dans une affaire de fraude pour la compagnie d’assurance New-York Sun.

Et qui cette compagnie compte-elle comme client parmi les suggestions d’amis de Miles ? Absolument toutes. Comment ça, Rakesh ne s’en est jamais rendu compte avant ? En tout cas, Joy est de retour dans cet épisode et elle ne quitte plus Rakesh et Miles. Cela fait tellement plaisir de la retrouver. Quant à ses informations, elles collent aussi avec la nouvelle notification de Miles, un Abe Cohen.

Comme Rakesh est occupé à gérer l’informatique derrière les révélations de Joy, c’est Joy qui décide d’aider Miles pour ce cas. Rapidement, elle permet de gagner la confiance d’Abe, parce que ça tombe bien, il a besoin d’un avocat pour défendre son cas et récupérer de l’argent bloqué sur son compte. Il veut s’acheter une montre magnifique, qu’il avoue être celle de son père. La série prend un tournant dramatique, nous révélant que la montre, il ne l’a plus revue depuis 1944.

Il espère donc acheter la montre pour remonter à son origine et avoir des nouvelles de sa sœur, qu’il n’a jamais retrouvé après l’Holocauste. En vrai, il y a plus de chance que ça le ramène à un nazi, mais bon. Joy n’a aucun mal à lui récupérer son argent et le trio se rend alors à une vente aux enchères pour récupérer la montre.

Pas de bol, la montre est vite achetée par quelqu’un d’autre, parce qu’il n’a pas assez d’argent… Ouep, mais bon, c’est tellement gros : évidemment que le collectionneur qui achète la montre sera Rose, la sœur perdue d’Abe. Puis, je veux dire, OK, la série nous a fait des fins peu heureuses ces derniers épisodes, mais une histoire de Shoah ? Evidemment que ça va bien finir… surtout que Abe s’est enfui du train qui le menait en camp, quoi.

Comme prévu, les informations que Abe finit par retrouver sont loin d’être positives : l’origine la plus ancienne de la montre est l’inventaire d’Auschwitz. Abe comprend donc que Rose n’a jamais eu la vie qu’il espérait et qu’elle est morte en Enfer. Quelle angoisse. Il raconte alors à Joy et Miles le moment où il s’est enfui du train : il a sauté avec Rose, mais il a lâché sa main quand ils se sont fait tirer dessus.

Superbe, donc, voilà Abe qui recommence à culpabiliser pour le sort de sa sœur.

Pendant ce temps, Rakesh continue en tout cas de travailler à démasquer le compte de Dieu… Tout ça le mène à un homme qu’il pense être le hackeur de New York Sun. Ce n’est pas réellement un hackeur, cependant, il a été embauché par la compagnie d’assurance pour créer une porte d’entrée discrète permettant d’accéder aux dossiers des clients sans que personne ne le sache.

Son client ? Alphonse Jeffries, qui venait juste de racheter le New York Sun et qui est désormais le suspect numéro 1 derrière le compte de Dieu. Tout ça mène à une bonne suite d’événements faisant que Miles se fait passer pour un assistant paralégal de Joy lors d’un rendez-vous à New York Sun pour son affaire de fraude. S’ils espéraient pouvoir rencontrer Alphonse Jeffries, le compte de Dieu organise quelques coïncidences fortuites qui font que Joy et Miles se retrouvent à rencontrer Shayna, la femme qui vient récupérer la montre. Oui, la montre est là parce que New York Sun fait affaire avec la salle de vente aux enchères.

C’est top : ça leur permet de rencontrer la petite-fille de Rose, qui s’arrange aussitôt pour rencontrer son grand-oncle dont elle a toujours entendu parler comme d’un héros de guerre par sa grand-mère. En plus, c’est chouette, parce que la grand-mère est encore en vie et est ravie de retrouver son frère. Je voudrais pas foutre la merde dans ces belles retrouvailles, mais du coup, vous pensez qu’ils se partagent les frais de la montre à 50/50 ? En vrai, je fais mon malin, ça n’empêche de reconnaître que c’était une scène très touchante en son genre !

Côté romantique, Miles est bien décidé à retrouver la personne derrière le compte Facebook pour pouvoir retrouver Cara, mais il n’envisage pas du tout la rupture pour autant. Ali lui conseille d’en parler avec Cara, mais celle-ci n’est pas encore prête à se confronter à Miles. Elle n’a pas du tout envie de se lancer dans un combat qu’elle ne peut gagner.

Malgré tout, elle accepte de revoir Miles qui lui explique tout ce qu’il entreprend pour se remettre avec elle. La nouvelle n’est pas aussi positive aux yeux de Cara que ce qu’il espérait. Ben oui, ce n’est jamais qu’une piste et elle ne veut pas d’un espoir vain. C’est con… et ça énerve Miles de voir que finalement, elle n’est pas prête à tout pour lui. Oups.

Miles est complètement dépité et s’en va, mais Cara a juste peur de voir son cœur être brisé une seconde fois si ça devait ne pas marcher. Heureusement, sa mère est pleine d’espoir pour sa fille et la remotive autant qu’il peut.

Autrement, Arthur et Trish sont décidés à se marier, et le plus vite possible : ils décident donc de le faire au cours du week-end suivant, comme si de rien n’était. Miles est incapable de lui parler de sa rupture avec Cara, mais il accepte tout de même d’être son témoin… avant de lui expliquer ce qui lui est arrivé.

L’épisode se termine par Rakesh découvrant qu’Alphonse Jeffries a servi dans l’armée avec Arthur. Eh, ça tombe bien, ça permettrait d’expliquer l’omniprésence d’Arthur dans la série. J’aime beaucoup l’idée, franchement. Miles retourne donc voir son père pour le confronter sur sa relation avec Alphonse, et tout ça nous permet d’apprendre qu’Arthur lui a sauvé la vie et qu’Alphonse sera au mariage le week-end même. Ah les coïncidences et la fluidité, c’est top !

En plus, Cara finit par revenir voir Miles pour lui dire qu’elle est finalement prête à l’attendre. Suite à cette scène, on en a une autre et une dernière pour l’épisode. C’est surprenant : ça permet de voir que la mère de Cara a un nouveau job… et qu’Ali consule le service d’oncologie de l’hôpital. NOOOOOOOOON. On était si proche d’un épisode parfaitement joyeux !

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Perry Mason – S01E06

Chapter 6 – 16/20
Donc si je résume, les cinq premiers épisodes servaient simplement à mettre en place ce qu’est censée être cette série depuis le départ ? Pas étonnant que ça paraisse long puisqu’on a eu l’équivalent des vingt minutes d’introduction de plusieurs séries en… cinq heures. L’avantage, c’est que cet épisode propose par conséquent un bien meilleur rythme dans les rebondissements et des répliques intéressantes, avec des personnages plus réactifs et une intrigue bien plus crédible. On avance, ouf !

> Saison 1


Spoilers

106

Find Emily Dodson guilty, because she is guilty.

Bon, j’aime me faire du mal, je continue et la série est renouvelée pour une saison 2, je sens que je vais continuer à souffrir un bon moment. En même temps, l’épisode de la semaine dernière était plutôt cool, alors j’ai bon espoir pour celui-ci, qui commence tout aussi bien. En effet, on reprend avec le début du procès d’Emily. Cela devrait être déjà plus intéressant : Perry Mason est connu pour être un avocat après tout.

Mr Barnes, l’avocat de la défense, est celui qui récite les premières répliques de l’épisode et qui accuse Emily face au jury. Pour le coup, il n’y va pas de main de main morte et affirme bien des mensonges pour enfoncer la cliente de Perry autant que possible avant même qu’il ne prenne la parole, dans une plaidoirie durant… deux heures. Ah, tout de même.

Malheureusement, une fois prêt à faire son propre discours, Perry montre clairement des signes de faiblesse par rapport à Barnes : il est bien moins prêt que lui, mais c’est tout à fait normal, c’est son premier cas. Et quel premier cas ! Sa première plaidoirie se déroule bien mal, puisqu’il s’étouffe… Tousser autant, c’est signe d’un empoissonnement pour Perry, mais personne ne semble s’en émouvoir outre mesure et c’est abandonné par la suite, alors même que l’on voit un gros plan sur sa carafe qui semble indiquer le problème – la carafe est vide, c’est le problème… mais tout de même, je trouve ça super étonnant comme manière de filmer les choses et de jouer ce moment où il s’étouffe.

Pas de poison, donc, mais non plus de percée fulgurante en faveur d’Emily. Après cet échec, on retrouve le héros chez Della, son nouveau bureau clairement. Hazel devient la secrétaire qu’était Della, alors que Perry devient EB. Il est obligé de confier le travail d’investigation et de regretter de ne plus pouvoir le faire. En tout cas, heureusement que Della est là pour faire le point et calmer les hommes qui bossent avec elle… Pour ne pas dire « pour elle ».

Le procès place Emily plutôt dans la merde : tout l’accuse aux yeux du public, mais il n’y a aucun vrai élément contre elle. Tout se joue sur la réputation facile à salir de l’accusée… Heureusement, c’est facile de faire exactement la même chose à son mari, Matthew. Perry n’hésite pas à y aller et le salir à son tour, faisant remarquer qu’il est un enfant illégitime et qu’il a caché son lien de parenté avec Baggerly à sa femme.

  1. Dodson s’énerve et ça ne donne pas une belle image de lui, parlant à plusieurs reprises directement à Emily pour l’enfoncer et dire qu’elle baisait – son mot, pas le mien – avec George pendant des mois… Pire, quand il demande si Charlie était vraiment son fils, je trouve qu’il s’accuse plus qu’autre chose : ça lui ferait un bon motif pour le kidnapping et la mort de son fils, à ce stade. Vraiment, il n’est pas un personnage que j’aime soudainement… Et je ne comprends pas pourquoi Matthew ne s’immisce pas dans cette faille pour gagner du temps.

Il aurait peut-être mieux fait, en plus ! En effet, le témoin suivant est Terrace Smith. Le problème de ce témoin ? Perry n’en a pas entendu parler avant, parce que le dossier a été donné à son prédécesseur, soi-disant. Et Emily non plus ne voit pas de qui il s’agit. Pas de bol, il s’agit finalement du gérant d’un hôtel dans lequel elle s’était rendue avec George pour vivre son adultère.

En soi, ce n’est pas bien grave… Sauf que pendant que ce charmant gérant matait ses clients sans qu’ils ne le sachent, il a entendu un bébé pleurer dans une chambre à proximité. Il s’agissait évidemment de bébé Charlie. Oups.

Emily ayant abandonné son bébé pour les plaisirs de la chair, ce n’est vraiment pas un retournement qui aide Perry. Il s’énerve donc contre sa cliente, en privé, parce qu’elle lui a caché des informations beaucoup trop importantes. Comme elle vit toujours chez Sœur Alice, c’est l’occasion d’une confrontation ensuite Perry et elle, qui a tout entendu. Si j’adore Tatiana Maslany dans ce rôle, ce n’est pas le cas de Perry qui lui demande de ne plus venir au procès car elle fait plus de mal qu’autre chose à l’image de sa cliente. Bim, voilà qui est fait. La conversation sur la foi était pourtant plutôt intéressante.

Lorsqu’il rentre chez Della, Perry est assommé de travail : inévitablement la défense décide de l’ensevelir sous les dossiers, ce qui est d’autant plus facile à faire qu’il a demandé lui-même à ce qu’on lui envoie les documents. On se croirait dans Suits, le rythme en moins. L’avantage, c’est que dans cet océan de dossiers, nos héros trouvent de nouvelles informations qui peuvent les aider.

D’abord, ils soupçonnent que George volait à l’Eglise finalement ; ensuite, ils trouvent des éléments qui pourraient être à charge contre Ennis. Malheureusement, ça signifie devoir enquêter davantage… Pete, le pote de Perry lui conseille cette fois d’utiliser la mâchoire retrouvée il y a quelques épisodes, malgré la promesse de Perry à Drake de ne pas utiliser cet élément. Pour Pete, c’est le seul moyen de venir en aide à Emily à ce stade du procès…

Perry s’en confie à sa copine, si on admet qu’elle est un peu plus qu’un plan cul, ce qui n’a pas toujours été évident, mais celle-ci ne voit pas le dilemme moral de la même manière que Perry, clairement. Le lendemain, Drake est en tout cas appelé à la barre, ce qui laisse Perry face à ce dilemme terrible : défendre Emily ou protéger Perry. Il hésite longuement, et ça se voit, y compris quand Barnes interroge Drake et fait en sorte qu’il aille dans son sens.

Au moins, Perry arrive plutôt bien à détruire l’argumentaire de la Défense. Malheureusement pour lui – et surtout pour Emily, il décide de s’arrêter pour ne pas exposer Drake face à sa hiérarchie et pour garder sa promesse. Il reste alors à explorer la piste du vol de l’argent par George. Della et Perry s’y collent, sans vraiment trop y croire. Cela mène à une scène plutôt amusante où ils fouillent les archives de l’Eglise, sans autorisation. Ils sont vraiment très doués à travailler ensemble, Della saisissant une opportunité fournie par Perry pour voler un document. C’est excellent à voir parce qu’ils parlent de vol et de voleur, alors qu’ils font exactement la même chose.

En parallèle, Drake reçoit une récompense pour ses mensonges par omission, alors que Ennis doit s’entraîner à être interrogé comme témoin. Par contre, Drake commence à culpabiliser vraiment de ne pas venir en aide à Emily. Il retourne ainsi auprès de Perry Mason pour lui venir en aide. La série fait enfin le travail que j’attendais désespérément qu’elle fasse depuis le début, mais ça paraît encore trop grossier désormais. Le discours sur le racisme dans la police, par exemple, aurait eu plus sa place dans certains épisodes précédents que dans celui-ci, où il ne sert à rien : on a déjà cerné le personnage de Drake et ses problèmes avec la hiérarchie ; là, on dirait qu’il tente juste de se justifier, sans qu’on ne lui demande rien… Et les gens qui se justifient sans raison, ils paraissent moins innocents que ce qu’est Drake.

En tout cas, Drake ajoute donc une enveloppe au carton des affaires envoyées par la Défense. Ce n’est pas tout à fait légal, mais qu’importe, ils peuvent tous les deux vivre avec cet acte si ça vient en aide avec Emily. C’est beau la culpabilité de Drake qui vient en aide à Perry. Les choses commencent donc à prendre une meilleure tournure pour l’équipe : Della et Pete continuent chacun l’enquête, dans l’espoir de trouver de nouveaux éléments.

Le problème, c’est qu’avant que Perry puisse prendre la parole au procès le lendemain, Barnes s’arrange pour que les témoins puissent voir les photos du cadavre de Charlie. En effet, c’est le médecin légiste qui est à la barre, alors ça paraît logique… Seulement, le procès paraît clairement à charge contre Emily quand on voit des retournements comme ça. Perry décide donc de faire un bon coup de poker, sortant enfin la mâchoire et la présentant comme un élément reçu dans les cartons de la défense.

Non, vraiment, pas exactement légal. Barnes réagit aussitôt et demande une consultation avec le Juge, ce qui laisse l’occasion à Perry de parler beaucoup trop fort à la barre en proximité des témoins. C’est ridicule. Perry fait des remous, là. Le juge n’apprécie pas du tout l’idée, alors il décide de faire en sorte que cette preuve ne soit pas reconnue comme une preuve pouvant être utilisée durant le procès. C’est un coup dur pour Perry, alors que Drake est forcé de mettre à l’abri sa femme. En même temps, Perry aurait pu jouer les choses plus finement : évidemment que ça ne passe pas !

Par chance, Della a eu plus de chance que lui dans son enquête. Elle a désormais des informations sur le vol par George et de quoi faire accuser le père de Matthew. J’avoue ne pas avoir tout bien suivi au milieu des noms qu’elle évoque, mais ça semble bon signe. Dans le même genre, Pete enquête sur Ennis et finit par trouver une information particulièrement croustillante, qu’on verra mieux développée dans le prochain épisode.

En attendant, au procès, ça se passe super mal pour Emily, surtout lorsqu’une gardienne de prison est interrogée. Si la gardienne faisait mal son travail de surveillance, elle témoigne sans hésiter qu’Emily a confessé le meurtre à Sœur Alice lors de sa visite, ce qui n’est pas exactement ce qu’il s’est passé. C’est en tout l’occasion pour nous de constater la violence de la presse et des manifestants… Tout cela ne fait pas perdre espoir à Emily pour autant : elle confie à Della qu’elle ne s’inquiète pas. Pour elle, Sœur Alice sera capable de ressusciter Charlie, et il ne sera plus question de meurtre. AH.

Dans tout ça, Ennis ne s’est pas pointé au tribunal, et ça énerve Gene Holcomb. Il pète littéralement un câble contre son partenaire et le confronte à coup de ferraille sur sa voiture. Ainsi, Ennis finit par avouer avoir été embauché pour faire quelque chose qui a un peu « dérapé ». C’est intéressant comme choix de mots, ça. Quant à Holcomb, il veut juste aider Ennis à continuer à tuer les témoins gênants, au cas où, pour éviter d’être éclaboussé par les dommages collatéraux. Ah tout de même.

Enfin, Sœur Alice, elle, continue d’avoir ses préoccupations : elle veut gérer l’Eglise seule, mais elle n’aime pas trop comment sa mère souhaite faire exactement la même chose et fuir face à la difficulté. Ce n’est pas exactement ce que prévoit la sœur, cependant, alors elle réaffirme son autorité sur sa mère. Mouais. Je sens que ça va mal tourner pour elle, cette affaire de résurrection !

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