Station 19 – S05E03


Épisode 3 – Too Dam Hot – 15/20
Si je retrouve vraiment un personnage que j’aime exactement comme je l’aime et si j’aime le fait que l’évolution de personnages secondaires ne soit pas trop négligée pour une fois, je trouve quand même que beaucoup de choses vont trop vite dans cet épisode. C’est un peu dommage ce sentiment d’urgence qui fait qu’on évacue en quelques minutes ce qui aurait pu être le sujet de plusieurs épisodes. Après, la série reste franchement sympathique à suivre : elle aussi a trouvé son rythme de croisière.

Spoilers

Les pompiers de Seattle doivent faire face à une canicule – et à ses conséquences.


Oh yeah, and what should I do ? Assault a teenage kid over a cellphone ?

Apparemment, les scénaristes espèrent un monde post-pandémie où la canicule fait des ravages. Une part de moi est capable de comprendre ça. Une autre n’est pas convaincue de voir des pompiers ouvrir un congélateur pour se rafraichir. Eh, ça ne marche pas comme ça, la vie ! Et on ne devient pas star des réseaux sociaux comme ça non plus, c’est fou toutes ces séries qui nous affirment qu’une petite story est montée en épingle aussitôt par tout le monde. Je parle bien sûr ici de Robert, qui a droit à son développement plutôt sympa cette saison pour l’instant.

Il est influenceur bien malgré lui, et ça lui attire à nouveau l’attention d’Andy qui essaie d’être amicale avec lui, sauf que Robert n’a pas trop envie d’être amical avec elle. Il n’empêche que FireZaddy, comme on l’appelle, intéresse beaucoup le public… et le service communication de la mairie. Et oui. La série nous introduit un nouveau personnage dont le rôle est de gérer la communication du fire department, justement, ça tombe bien. Elle peut rapidement signaler son intérêt pour Robert au cours de l’épisode.

La canicule semble faire du mal à tous les personnages, mais ça semble particulièrement horrible dans les camions de pompiers. Theo et Andy sont juste trempés, franchement. Ils se rendent une fois de plus à la caserne 23, pour… pousser un camion ? Apparemment, c’est une tradition fun qui permet de faire entrer le nouveau camion dans la caserne 19.

Le seul problème, c’est qu’avec la canicule, tout le monde se brûle les mains sur le camion. Et dans tout le monde, on a aussi Carina qui a eu une journée de congé, allons savoir comment vu l’état de l’hôpital, pour être là. C’est sympa de la voir s’occuper d’un enfant alors même qu’avec Maya ça ne se passe pas bien précisément à cause de ce désir d’enfants de Carina qui ne correspond pas à celui de Maya. On aurait pu croire que tout ça allait se calmer pour un ou deux épisodes, mais non, les scénaristes y reviennent déjà. L’avantage avec cet épisode, c’est qu’on voit Carina retirer des gants… avant d’en remettre aussitôt. C’est bien pour le Bingo Séries.

J’aime beaucoup ça, parce que ça complète ma grille et parce qu’on voit enfin Carina mener une journée de boulot normale. Elle est géniale, en plus : la caserne sert de centre médical pendant la canicule et elle gère ça comme une boss. Une boss très énervée. Elle envoie bouler Robert à plusieurs reprises devant des patients, avant de s’attaquer verbalement au père d’un ado qui aurait pu tuer, par accident bien sûr, son fils. Ah, Carina ! Je l’aime, elle me fait trop rire quand elle est comme ça. Hum. Enervée, donc. Je l’aime quand elle est énervée… Je ne suis pas très sympathique avec elle.

Elle va un peu trop loin en plus, parce qu’elle assure qu’elle appellera les services sociaux, ce qui me paraît un peu exagéré dans la situation : elle va trop loin dans ce qu’elle lui dit, j’ai peur que ça lui retombe dessus, franchement.

De son côté, Andy continue de se confier beaucoup à Théo. Beaucoup trop, même. Elle lui raconte avoir couché avec « quelqu’un » et explique que l’identité de ce « quelqu’un » fera souffrir Robert. Si Théo aimerait bien savoir de quoi il s’agit, il ne le saura pas tout de suite et se contentera donc d’expliquer à Andy que la haine qu’elle ressent pour Robert à présent, tout en s’inquiétant encore de savoir ce qu’il pense de sa vie à elle, est juste un signe de son amour pour lui. Encore. Il est bien trop malin ce Théo.

Bref, tout ça ne doit pas me faire oublier qu’il s’agit avant tout d’une série avec des urgences et des interventions de pompiers. Les pompiers sont justement appelés pour s’occuper d’un accident de voiture, avec une route qui a trop cramé et s’est soulevée devant les voitures. Cela dit, ça pose un problème : tous les pompiers ont besoin d’être là, alors que Vic et Dean sont appelés pour gérer une situation de « Crisis One ». Beckett leur refuse la possibilité d’y aller.

Vraiment, il a le mauvais rôle, le pauvre. Et sur place, Théo devine assez facilement qu’Andy a couché avec Beckett, en plus, parce qu’ils ne sont pas super discrets. Oh, Andy nie l’ensemble et c’est drôle à voir, mais de toute manière, on se retrouve assez vite avec Andy confrontée à Robert. Elle peut enfin s’excuser sincèrement pour les papiers de divorce apportés au mauvais moment à Robert, et celui-ci peut exprimer sa rancœur des dix mois de silence. La scène était sympathique. Je n’arrive pas à cerner ce que je pense vraiment de toute cette situation : parfois j’adore Robert (comme dans cette scène), parfois le naturel revient au galop et je ne le supporte pas.

De son côté, Maya est en galère sur cette scène, parce qu’elle se retrouve à parler à un enfant dans une voiture. Elle observe ainsi le sacrifice de la mère pour son enfant, demandant encore et toujours à Maya d’atténuer la réalité de la situation à son enfant. C’était intéressant aussi de suivre Maya en train de s’occuper de l’enfant et de le rassurer autant qu’elle le pouvait. Franchement, la scène était sympathique – pas assez forte émotionnellement pour m’amener où elle voulait m’amener, mais suffisamment forte pour être marquante quand ils se mettent à chanter un mot après l’autre.

Forcément, de retour à la caserne, Maya raconte ça à Carina, pour la rassurer sur le fait qu’elle veut elle aussi avoir l’envie d’avoir un enfant. Elle n’y est pas encore, mais c’est une possibilité. Avant de parvenir à ce compromis d’attente (qui est une situation un peu pourrie, en vrai, parce que possiblement, Maya ne changera jamais d’avis), Carina a tout de même le temps de s’en prendre à Robert, en italien, et la scène était marrante. Par contre, vraiment, Robert, je n’y arrive pas à ce personnage. Pourquoi raconte-t-il à Maya les reproches de Carina ? oui, elle l’accuse d’être responsable du choix de Maya de ne pas avoir d’enfants et ce n’est pas juste, mais non, il n’a pas à le raconter à Maya pour autant, franchement.

Bref, autrement, Joey continue de vouloir devenir médecin, et pour ça, il s’organise une journée au boulot avec son père l’ambulancier plutôt qu’avec sa mère la chirurgienne. Soit ? Il rencontre ainsi l’insupportable Beckett, une femme sauvée par son père et Gibson, qui se rend avec eux pour la première intervention de Joey sur le terrain.

Cette intervention est loin d’être un franc succès : ils se retrouvent à essayer de sauver un SDF d’un malaise suite à la canicule, sauf que Joey connaît ce SDF et affirme à son père qu’il ne veut pas être réanimé, par peur de vivre branché à des machines. Le problème, c’est que Ben refuse d’écouter Joey, parce qu’il n’y a aucun document officiel pour le confirmer. Et la scène est violente, parce qu’il l’ignore vraiment beaucoup et Joey ne le comprend pas.

En plus, il perd son ami, parce que le SDF meurt, étant trop loin de l’hôpital pour être secouru. Ben et Joey passent un bon moment de l’épisode à se disputer, avec Jack qui cherche à faire le tampon entre eux, sans y parvenir vraiment. Pourtant, ils parviennent à se réconcilier en fin d’épisode, simplement en communiquant. Pff. C’était juste gros, surtout que ça termine par Ben s’arrangeant pour que les frères et sœurs de Joey viennent à la caserne pour une petite douche extérieure.

Ben oui, c’est la canicule, et pour bouger le camion, ça termine en canon à eau utilisé pour rafraichir tout le monde. Et en bataille d’eau marrante à regarder. Bon, cet épisode en plein mois d’octobre maussade, c’est bizarre à voir, mais c’est marrant quand même. Vic et Théo vont jusqu’à arroser leur chef, et la bataille d’eau générale est plutôt sympathique. Pas très sécurisée, en revanche… Je veux dire s’attaquer par surprise à Jack avec des seaux remplis d’eau en pleine canicule ? Est-ce vraiment une bonne idée ? Et pourquoi Andy a l’air d’être encore folle amoureuse de son futur ex-mari ? C’est trop chelou.

J’ai bien aimé l’intrigue de Ben pour une fois. J’aime bien le personnage de Joey et je trouve ça sympathique de nous rappeler qu’il était à l’origine un personnage de cette série, secouru contre son gré par les pompiers. L’évolution a été rapide pour lui… Et ça continue d’être rapide dans cet épisode, avec une dispute bien trop express. Un ado ne se remet pas si vite de la mort d’un (ancien) proche, surtout si la mort a lieu devant ses yeux, dans la rue, comme ça. Comment peut-il rédiger si vite un essai pour candidater à la fac après ça ?

Ah, sinon, après l’appel raté de Crisis One, Dean prend conscience que son protocole n’est pas encore au point. Il demande donc enfin l’aide de ses collègues, tous ses collègues, pour améliorer le projet pilote qu’ils sont en train de mener à la Caserne 19. Et pour lui venir en aide, Robert accepte d’être le visage public du département : en échange de ses opérations com vis-à-vis de la presse, il obtient la garantie que Crisis One sera soutenu quoiqu’il arrive. OK.

 

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