Manifest – S04E09

Épisode 9 – Rendezvous – 18/20
Il a fallu que je vérifie si je ne m’étais pas trompé car j’ai cru avoir lancé le 10 par erreur tellement tout ça ressemblait déjà à un épisode de fin de mi-saison. On sent que le mystère avance plus vite que jamais et les réponses commencent à arriver de plus en plus rapidement. C’est satisfaisant de sentir que la série approche de sa fin, tout de même. Disons que ça justifie d’avoir passé tant de temps devant, même quand la qualité a disparu (si elle a été là un jour, je sais).

Spoilers

Un mois plus tard, un Appel est sur le point de frapper les Stone et de changer la donne une nouvelle fois.

No, why… Why would I see something in your Calling ?

Dommage de ne pas savoir écrire « Rendez-vous » quand même. L’épisode reprend un mois plus tard et nous ramène Saanvi et Alex dans la même pièce comme si de rien n’était. C’est problématique, par contre : aucune des deux médecins ne trouve de solution pour sauver Cal. Oui, oui, le cancer de Cal a progressé au point qu’il ne lui reste plus que quelques jours à vivre. Pardon ?

Ben prend mal la nouvelle, forcément, et s’enferme dans un déni énorme. Cela n’aide pas la situation, parce que Cal refuse également de mourir (logique) ou de prévenir sa famille. Selon lui, ce devrait être une soirée entièrement consacrée à Michaela et Zeke. Ah. Je ne sais pas ce qu’il se passe pour le couple, mais bon, on les retrouve en train de faire la cuisine ensemble. Ils sont interrompus par Jared qui est en pleine crise professionnelle, à hésiter d’accepter ou non son poste au Bureau. Cela fait un mois qu’on lui a proposé, quand même.

Bon, en tout cas, il se sent débile quand il capte qu’il débarque le soir de leur troisième anniversaire de mariage. C’est plutôt cool pour la famille Stone, en tout cas : ils ont enfin un peu de temps pour faire la fête. Après, les toasts sont plus gênants qu’autre chose ! Franchement, entre Saanvi qui rappelle qu’elle est célibataire et Jared qui rappelle qu’il est l’ex de Michaela, ce n’est pas ouf comme toast d’anniversaire.

Cependant, ce qui est encore moins ouf, c’est un énième Appel qui vient interrompre la fête en nous renvoyant tous les passagers dans l’avion une fois de plus. Alors que l’avion est sur le point de se crasher, les passagers habituels se rendent compte que… Olive, Jared et Zeke sont dans l’avion eux aussi. Par contre, une fois l’Appel terminé, les trois confirment ne pas avoir vu quoique ce soit.

L’Appel était pourtant riche, avec le trio aux places des Stone, avec un appel à l’aide de la part d’un autre passager vu par Cal et avec Saanvi qui aperçoit Thomas, le passager clandestin, essayant d’ouvrir une trappe de l’avion. C’est chargé, et ça fait plein de pistes à suivre.

Ainsi, Saanvi, Michaela et Olive bossent ensemble pour tenter de résoudre le mystère Thomas. J’aime beaucoup l’idée de ce trio, parce que je crois que c’est la première fois qu’on y a droit. Cela change et c’est agréable que la série prenne quelques risques. Si TJ n’était pas invité au dîner, Olive fait appel à lui pour lui venir en aide sur sa quête d’Omega.

Michaela et Saanvi suivent donc un autre Appel ensemble pour retrouver Thomas. Une boussole les mène à l’ancienne cachette de Thomas, tout simplement… mais la pièce est vide.

De son côté, Eagan est toujours volontaire dans le monument franc-maçon où il espère trouver le Saphir Oméga. Un centre d’aide pour SDF (je crois ?) se trouve dans le monument, ça tombe quand même bien. Nous suivons Eagan dans les sous-sols du monument, à la recherche de son saphir. Nous ne sommes pas les seuls : un de ses collègues volontaires le suit aussi et l’accuse de vol. Il est assez énervé de voir Eagan se comporter comme ça.

Pourtant, il se laisse convaincre par Eagan de rester assez longtemps pour le voir détruire un mur et se retrouver… dans la même pièce que Michaela et Saanvi. Rien que ça. Et ça ne fait que commencer, parce que l’épisode n’y va pas de main morte dans les avancées : le pote d’Eagan s’avère rapidement être Leo, le petit-ami disparu de Thomas. On n’en sait pas beaucoup plus sur pourquoi il n’était pas au rendez-vous finalement, parce qu’il est interrompu par la boussole de Michaela et Saanvi qui se remet à faire n’importe quoi.

Ou pas. Eagan explose le mur que la boussole pointe et y trouve des pierres de la forme des cartes de tarot d’Al-Zura. Quand Michaela téléphone à Olive, elle est plus qu’excitée de découvrir que sa tante est dans une chasse au trésor pour trouver le saphir Omega. Moi, je suis plus que frustré en revanche : l’épisode est super sombre, on ne voit pas grand-chose dans cette cave franchement, et pourtant ma luminosité est à fond.

Grosso modo, ils se mettent à reconstituer un tarot avec les pierres en forme de cartes de tarot. Une fois terminés, ils se rendent compte qu’il leur manque une pièce du puzzle.

Pendant ce temps, Cal va de plus en plus mal, et Zeke ressent sa douleur. Le secret ne tiendra vraiment pas longtemps, surtout que Ben n’est pas discret, même face à Jared. Cal refuse les anti-douleurs en plus, parce qu’il veut rester concentré sur son Appel. Il a vu un appel à la place 7F. D’après Ben, il s’agit de la place de Marko, le patient torturé par la Major.

Zeke et Jared se retrouvent à faire équipe pour aller le chercher, et c’était ridicule de voir Jared utiliser sa position de flic n’importe comment pour ça. Après, c’est sympa que ce duo puisse fonctionner si bien. Ils réussissent sans trop de difficulté à ramener Marko avec eux, et ils font bien. Quand il rencontre Cal, sa main se met à trembler. Cal comprend qu’il souhaite simplement dessiner.

Au départ, ça fonctionne, mais Marko s’arrête ensuite de dessiner. Par chance, avec l’aide de Zeke, Cal finit par comprendre qu’il a besoin des crayons de couleur qu’Eden utilise juste à côté de lui. Couleur après couleur, il se met à dessiner… un volcan. Olive reconnaît une carte du tarot d’Al-Zura, qui est précisément la carte manquante pour Michaela et les autres.

Après un petit appel à son frère, Michaela comprend qu’il faut mettre le feu au mur avec les cartes de tarot. C’est super efficace, et ça nous donne enfin un peu de lumière dans l’épisode… Eagan, Leo, Saanvi et Michaela trouvent enfin le saphir omega (qu’ils cherchent depuis deux épisodes seulement, d’accord ; mais les premiers Appels qu’ils ont reçus devaient les mener à ça alors j’ai le droit de dire « enfin » ?).

Bon, par contre, Eagan s’enfuit avec la pierre, c’est évident. Comme Leo se blesse au passage, Michaela n’a d’autres choix que de le laisser s’enfuir pour venir en aide à Saanvi tentant de dégager Léo. Et alors qu’ils se retrouvent coincés, Thomas débarque de nulle part grâce à un Appel et retrouve enfin son mec après tout ce temps. Eh, ça fait cinq ans et quatre saisons, tout de même.

Cette intrigue ses conclue par Michaela qui décide de retrouver Eagan coûte que coûte, et avec Jared qui propose son aide. Marko ? Il est l’heure de le ramener à la clinique, mais pas avant qu’Eden lui donne la boule à neige du volcan et que la série insiste sur le fait que Ben ne décroche pas son téléphone de la soirée, malgré des appels inconnus insistants.

À l’étage, Olive s’inquiète de plus en plus pour son frère, et quand TJ veut l’aider, tout ce qu’il trouve à lui faire, c’est un tirage de tarot : elle récupère la carte de mort… un bon indice de ce qui est en train d’arriver à Cal. Il finit par lui dire en fin d’épisode, laissant Olive en larmes.

De son côté, Jared accepte son poste au Bureau parce qu’il n’a plus trop le choix quand il est rattrapé par des flics de là-bas. L’épisode se termine alors par un Appel largement partagé : des cendres tombent du ciel, une fois de plus, comme pendant tout le reste de la saison. La boule à neige volcan explose sur les genoux de Marko qui semble se réveiller. Après les cendres, l’Appel du début d’épisode revient une fois de plus : l’avion survole cette fois le volcan et la lave envahit celui-ci. Michaela, Saanvi, Cal et Ben comprennent soudainement pourquoi Olive et les autres sont avec eux dans l’avion de cet Appel.

En effet, ils comprennent que la date de péremption ne concerne pas que les passagers du vol 828. Non, finalement, c’est une date de péremption pour l’ensemble du monde, avec une apocalypse annoncée. Oh bordel, il ne manquait plus que ça.

Pour ne rien arranger, Eagan les rejoint dans l’Appel, avec le saphir qui brille de mille feux dans ses mains. S’il est prêt à le donner à Michaela, il disparaît soudainement de l’Appel… parce qu’il est, dans la réalité, laissé pour mort. Sans le saphir.

 

Manifest – S04E08

Épisode 8 – Full Upright and Locked Position – 15/20
Les pièces du puzzle s’emboîtent plutôt bien avec cet épisode et l’on sent que l’on avance sur une piste bien définie. C’est le seul vrai intérêt de la série : peu importe la qualité des épisodes, on sait que le jeu de piste est bien orchestré et que l’on aura des réponses à chaque fois. C’est déjà beaucoup par rapport à bien des séries et, maintenant que l’on sait aussi que nous aurons une vraie fin, c’est plutôt rassurant. Et puis, cette quatrième saison est meilleure que la précédente pour le moment.

Spoilers

Cal est sur le point de se faire arrêter, mais Noelle est toujours dans la nature à tuer les passagers du vol 828.

You wanna give Eagan a Calling ?

Ben est un bien mauvais papa avec Cal, il n’a rien vu de tout ce que traversait son fils depuis un ou deux épisodes. Malgré tout, il comprend qu’il faut fuir avant l’arrivée de la police, alors il fait tout ce qu’il peut pour organiser sa fuite, avec Jared qui fait un décompte des minutes avant l’arrivée de ceux-ci. Malheureusement, il se plante dans son décompte, ce qui mène à l’arrestation de Gabriel bien rapidement.

C’est problématique car la police découvrira bien vite sa vraie identité, surtout que bon, soyons honnêtes, il est clairement malade même s’il n’y a que Zeke pour le voir apparemment. Même si Cal n’est qu’un suspect à ce stade et qu’il n’a rien à se reprocher dans le meurtre, il y a quand même un problème avec son arrestation : les flics veulent prendre ses empreintes. Forcément.

Par chance, Drea est dans la place. Elle parvient à supprimer le fichier des empreintes, mais elle explique à Ben qu’elle ne pourra rien faire si une prise de sang est faite à Cal, car la chaîne de commandement est complètement différente pour les prises de sang. Soit. Par chance, Ben finit par avoir un Appel qui lui rappelle l’existence de Radd, le violoniste.

Radd est volontaire pour l’aider, mais il ne sait pas comment faire exactement. Il explique à Ben en tout cas que la mélodie qu’ils ont entendu dans leur Appel n’est pas tout à fait la même que lors du premier Appel. Ben a entendu le début de la chanson, Radd a entendu la fin, mais entre les deux, il y a un pont qui est ce que Ben doit trouver. Soit ?

La mélodie est composée de notes qui mènent Radd et Ben à un numéro de téléphone qui est celui d’Alex. Ben comprend que Cal est malade à nouveau, mais la mauvaise nouvelle les arrange bien : Radd peut arguer le fait que le Bureau n’a pas les moyens techniques de s’occuper correctement de Gabriel. Cela suffirait pour le faire sortir de prison plus vite. Moui. Cela finit par être efficace. Cal est relâché, on oublie bien vite la mort de Violet et tout est bien qui finit bien ?

Après l’arrestation de son neveu, Michaela se reconcentre rapidement sur l’essentiel : elle veut arrêter Noelle avant un énième meurtre de passagers 828. Elle en parle donc avec Jared et, pour une fois, fait équipe avec Zeke. Il était temps. J’ai l’impression qu’elle passe plus de temps avec son ex qu’avec son mari cette saison. Bon, bref, le couple se décide à partir à la recherche d’Adrian, qui est possiblement la prochaine victime : lui aussi, il a aidé Angelina après tout.

Quand ils arrivent à son motel, tout ce qu’ils trouvent c’est du chloroforme et Eagan. Yep, Eagan était dans le même motel que lui parce qu’il voulait l’aider après l’explosion de sa maison. C’est triste. Eagan a eu un appel d’Adrian l’appelant à l’aide, alors il s’inquiétait pour lui. Il gagne le droit d’être hébergé chez Michaela et Zeke, quelle chance. Il peut même passer un déjeuner avec Olive.

Loin de toute cette intrigue, Saanvi continue son enquête sur les patients torturés par la Major. Elle fait donc appel à Gupta pour obtenir de nouveaux détails sur ce qu’ils ont subi pour rester coincés dans cet état d’Appel permanent. Les dossiers de la Major, volés par Gupta, révèlent que la Major savait ce qu’il en était du saphir. Elle avait un sacré coup d’avance sur Saanvi et nos héros, franchement.

L’idée est simple : plus le patient souffrait, plus son Appel était clair. Et comme la Major voyait les passagers comme des rats de laboratoire, elle ne s’arrêtait jamais, tout simplement. Elle prévient aussitôt Olive de ce qu’il se passe et rejoint ainsi l’intrigue de l’épisode : Olive lui révèle être avec Eagan et Saanvi propose aussitôt une expérience pour clarifier le dernier Appel d’Eagan.

Le problème, c’est qu’Eagan n’est pas trop du genre à vouloir aider les autres, même avec ses Appels. Un flashback nous contre tout son égoïsme, même lorsqu’il était en prison à utiliser sa mémoire photographique pour mener une enquête. Pendant qu’Eagan se retrouve avec Saanvi et Vance, ce dernier le détestant toujours autant forcément (la scène était risible, une fois de plus), Olive continue ses recherches sur le saphir, histoire de nous expliquer qu’il leur faudrait un saphir baptisé Omega.

Elle y découvre aussi sept pierres de saphir, dont la dernière connue aurait été sur le mont Ararat. C’est con, parce que Saanvi a jeté cette dernière pierre… Au passage, nous voyons Olive continuer de tenter de communiquer avec TJ, en vain. Il ne me manque pas lui, de toute manière. Quant à Olive, elle doit aussi gérer son oncle comme elle peut : elle découvre sa rechute et tente de lui apporter tout le soutien que Michaela est incapable de fournir tellement elle ne s’occupe que d’elle.

Eagan, lui, n’est pas très rassuré de se retrouver rat de laboratoire pour Saanvi, aussi bienveillante qu’elle se présente à lui, hein. Elle le fait souffrir malgré tout, l’emmenant à plus de 40%, la limite qu’elle s’était fixée. La Major allait à 50% pour avoir des résultats. C’est bête. Il y a bien un flash pour Adrian à 40%, mais ce n’est pas suffisant pour avoir de quoi avancer.

Par chance, sa mémoire photographique aide finalement Saanvi à trouver le saphir Omega dont elle a besoin. Par malchance, c’est Eagan et il est trop égoïste pour partager l’info.

Nous retrouvons Noelle dans cet épisode, forcément, et nous découvrons qu’elle trimballe Angelina de cachette en cachette. Son but est clair : faire prendre conscience à Angelina qu’elle a dévié du plan de Dieu… Bref, elle est tout aussi psychopathe que sa fille, mais elle a mis un peu plus de temps à le révéler. Elle attaque sa fille et l’attache à côté d’Adrian, histoire de les voir communiquer entre eux probablement ; et pour qu’Angelina voit Adrian mourir pour la nettoyer de ses péchés. Bien sûr.

Malheureusement, Angelina trouve un moyen de s’enfuir et cette bâtarde continue de l’être. En fait, je déteste tellement certains personnages de cette série que je devrais adorer Angelina tellement elle joue toujours le pire des rôles avec eux, mais je me rends compte que non. Il est impossible d’aimer Angelina, il n’y a vraiment rien à sauver chez elle.

Elle tourne donc le dos à Adrian et le laisse dans les mains de sa mère. Celle-ci essaie de le noyer pour laver ses péchés, mais elle s’y prend un peu trop tard. Adrian est ainsi sauvé de justesse par Vance, Michaela et Jared qui retrouvent sa piste pile à temps. Malheureusement, Drea annonce à Michaela que ce n’est pas suffisant : Noelle n’est pas la meurtrière de Violet, car au moment de sa mort, elle était en train de conduire. Ah.

C’est d’autant plus problématique que quand Michaela appelle Zeke pour le prévenir, celui-ci a déjà senti que le meurtrier était à l’approche de la maison des Stone. Zeke a beau prévenir Olive de faire attention, elle se fait avoir et ouvre la porte à un flic qui n’est autre que le meurtrier. Le meurtrier ? C’était tout simplement le père d’Angelina. C’est plutôt logique.

Tout ça nous mène à Zeke qui se prend une balle dans la jambe et Olive qui devient une meurtrière. En légitime défense, elle s’en prend en effet à Kenneth, le père d’Angelina, et le jette par la fenêtre. Yay Olive, bien joué ! L’épisode peut ainsi se terminer de manière positive, avec cette intrigue que l’on laisse derrière nous, même si on se tape encore Angelina dans la nature (décidément), avec Jared qui obtient une promotion pour bosser avec le Bureau 828 parce qu’il les avait prévenus de l’identité du serial killer et avec Zeke qui avoue enfin à Michaela qu’il a rechuté. La scène était mignonne franchement.

Il fallait tout de même un cliffhanger pour l’épisode. Olive tente donc une nouvelle fois de contacter TJ, en vain. C’est marrant comment on n’en a pas entendu parler pendant super longtemps avant qu’il ne soit réintroduit comme un (de ses trop longs) cheveux sur la soupe. Elle tombe sur son répondeur… parce qu’il est dans le taxi pour venir la rejoindre chez elle. Oh bordel, ce retour était-il vraiment nécessaire ? Il annonce à Olive qu’il pense que le saphir Omega est déjà à New-York.

Dommage, Eagan est déjà sur le coup.

 

That ’90s Show – S01E01

Épisode 1 – That ‘90s Pilot – 15/20
Et ben pourquoi on n’entend pas plus parler de cette série ? Je suis soulagé : c’est loin d’être le massacre que j’imaginais. La série ne parvient pas encore à trouver sa propre identité car elle a un héritage trop lourd et une peur panique de nous dépayser, apparemment. C’est un peu dommage, car on est dans les années 90 désormais. Bref, ça manque un peu d’ambition, de liberté par rapport à l’originale et de personnages adolescents sympathiques. Ils le deviendront peut-être au fur et à mesure des épisodes.

Spoilers

Eric et Donna reviennent à Point Place pour le 4 juillet. Leia découvre la ville de ses grands-parents.

You’re upstair people now.

OK, on ne va pas se mentir, l’effet nostalgie est là dès les premières secondes : on retrouve les notes de la série d’antan que l’on connaît trop bien, puis Kitty dans sa cuisine de toujours. Le simple fait que la série reprenne les décors donne déjà l’impression d’être de retour dans les années 70, même s’il y a quand même quelques changements évidents dans la maison.

Non, vraiment, c’est chouette de retrouver l’actrice à fond dans sa recette, de même que revoir Red est efficace. Il est toujours grincheux, l’humour reste le même, ça pourrait fonctionner SI les nouveaux personnages sont bien. Cela risque d’être un problème : Leia est déjà trop grande pour que je me mette en tête que c’est une adolescente quand, à l’inverse, Eric ne me paraît quasiment pas changé. Il est pourtant vieux désormais, cet acteur, mais bon, il a toujours le même look alors c’est dur de le voir vieillir.

Il a aussi une chemise sale, pour une raison ou une autre, et travaille désormais à l’université où il donne des cours sur la religion dans Star Wars. Il est toujours obsédé, parce que l’âge adulte ne semble pas avoir donné du plomb dans la tête d’Eric. Leia se retrouve donc avec un papa adolescent dans sa tête et une maman géniale. Ben oui. Donna a une charge mentale de dingue, ce qui peut justifier le botox (il y en a, non ?).

Allez, je critique beaucoup, mais j’ai déjà ri plusieurs fois sur ce début d’épisode. C’est une bonne chose pour un revival. Cela dit, la série semble avoir du mal pour l’instant à s’immerger dans les années 90. C’est peut-être un problème de ma part, mais j’ai plutôt l’impression d’être bloqué dans les années 70 à nouveau plutôt que dans les années 90. Il faut dire que les adultes me font plus rire que les adolescents pour le moment et que la série essaie trop de reprendre exactement les mêmes formules qu’à l’époque, notamment dans ses transitions.

Cela ne prend pas pour les transitions. Le rythme de la série est bon, en tout cas, et j’en oublie presque que ça fait des années que je n’ai pas vu d’épisodes. Par contre, l’introduction des nouveaux personnages n’arrive pas, pour l’instant, à me convaincre. Grosso modo, Leia rencontre donc Gwen, la nouvelle voisine qui vit dans l’ancienne chambre de Donna et trouve drôle de parler de la sexualité des parents de Leia, allez savoir pourquoi.

J’imagine mal les ados des années 90 faire ça. Gwen a un grand-frère déjà pas mal ridiculisé dès son introduction et son risque de se raser les tétons par erreur. Gwen est supposée être la cool kid un peu rebelle qui entraîne Leia du côté obscure de la force, puisqu’elle lui donne un anneau pour son nez et pousse Leia à dire du mal de Star Wars devant son père.

Le grand frère a une copine qui s’appelle Nik, qui est clairement une Jackie du pauvre, et un meilleur ami, Jay. Pour compléter ce gang, on a également Ozzie, trouvé par hasard par Gwen et incapable de jouer à Uno. Ah, voilà, là on se sent dans les années 90 – même si mes élèves y jouent encore. Le groupe d’adolescents fonctionne plutôt bien en vrai, avec chacun étant stéréotypé juste ce qu’il faut pour que les vannes fonctionnent. Parfois.

Ils le sont aussi trop et l’ensemble paraît encore forcé, en effet. Contrairement à How I met your father, la série réussit à ne pas être que ça au moins, et c’est une bonne chose. Après, elle semble s’enfermer dans les mêmes vannes tout de même : le fut de bière dans les années 90 ? Je ne sais pas, ça paraît être un truc vraiment intrinsèquement lié aux années 70 – et à la série d’origine.

En fait, c’est le principal problème : la série semble manquer, pour le moment, d’une autonomie propre pour l’instant. Elle a besoin de trouver son identité, pas de tout copier comme ça. Et c’est ce qu’elle fait pour l’instant : les adolescents ont les mêmes obsessions que les parents de Leia. Ainsi, on les voit envisager toutes les solutions pour pouvoir ouvrir un fut de bière et Leia fait du chantage au magasin pour obtenir ce qu’il faut, après avoir prétendu être enceinte.

C’était efficace, mais pas si drôle en vrai. La série s’amuse aussi en nous proposant un détour par la cuisine de Kitty et Red où Eric et Donna boivent de l’alcool en mangeant des popcorns avec… les parents d’Eric, précisément. C’est fun comme tout de retrouver la caméra tournante et la fumée, mais sans joint cette fois-ci. Bon, par contre, Eric se retrouve bien malgré lui dans le rôle de ses parents : Leia lui demande de rester chez ses grands-parents tout l’été. Il ne le veut pas, préférant la voir rentrer chez eux avec lui. S’il savait qu’en plus elle a sympathisé avec le gamin de Kelso…

Donna est pour, Kitty est pour, Red plie à la volonté de Kitty et Eric… la menace comme son père. Cela permet une jolie scène nous rendant Donna et Eric comme à l’époque, sur le capot d’une voiture. Ils sont mignons comme couple. Ce n’est absolument pas crédible d’avoir des parents d’une adolescente retomber dans ce genre de scènes, mais eh, il y a un peu de nostalgie à les voir comme ça.

Leia peut donc finalement rester chez ses grands-parents pour tout l’été, et Eric et Donna quittent donc la ville. J’imagine qu’on ne les reverra pas tout de suite et que ça permettra à la série de prendre davantage son indépendance. Elle en a besoin.

Et en même temps… Que c’est efficace de retrouver les personnages ! Kitty et Red fournissent toujours tout le travail et restent les personnages qui me font le plus rire… avec Kelso. Il débarque de manière totalement imprévisible dans cet épisode – ou beaucoup trop prévisible, c’est selon. Kelso, c’est le nom de famille de Jay, bien sûr. Et la mère de Jay ? Jackie, évidemment.

Que ça fait plaisir de retrouver Kelso et Jackie dans la cuisine des Forman. J’ai bien ri de les retrouver, même si elle a pris un sacré coup de vieux (et trop de maquillage surtout). Cela fait plaisir, parce que tout le casting répond présent à l’appel pour ce revival et que je pensais les voir plus tard. En fait, je me disais surtout qu’on était à la fin de l’épisode, donc quand il a débarqué, c’était une vraie surprise. Après, savoir que ces deux-là finissent ensemble à se remarier pour la deuxième fois, c’est un peu lourd : personne n’échappe au Wisconsin apparemment, ils y sont coincés à vie, répétant les schémas de leur adolescence pour toujours. Pourquoi pas ?

Après ce clin d’œil à des personnages qu’on adore, et qui n’ont pas changé en devenant parents (Kelso qui conseille de se baigner nu dans le lac ??) , il est temps pour ce premier épisode de se terminer. Il était un tout petit peu trop long, franchement, principalement à cause de ses deux dernières scènes. La toute dernière scène voit donc Kitty et Red présenter la cave à Leia et ses nouveaux amis. Ils sont devenus amis bien trop vite et je ne sais pas comment ils communiquent tous pour se retrouver si vite chez elle dans les années 90.

Les voir récupérer les affaires d’Eric – mais pas ses magazines porno de rousses ? – et notamment la drogue cachée dans les jeux de société est bien sympathique… mais ça me fait un peu peur également : on verra comment cette saison gère ça, mais ça fait une fois de plus trop réchauffé. Oui, je ne sais pas ce que je veux, je sais : si ça s’éloigne trop de la série, ça va me déplaire, si ça y colle trop, ça va me déplaire. Peut-être que ce n’est pas leur meilleure idée de faire un revival, c’est tout ?

That ’90s Show (S01)

Synopsis : Les années 70 sont mortes et enterrées, mais pas Eric. Non, Eric a eu une fille avec Donna, et Leia (forcément !) est adolescente dans les années 90. Nous la suivons alors qu’elle arrive passer les vacances chez Kitty et Red…

Pour commencer, c’est reparti pour une série qui va me forcer à placer l’apostrophe au bon endroit même si pour une raison obscure, je m’obstine à la placer après le 0…

Je m’étais noté la série pour la regarder dès sa sortie, mais je ne me suis pas dégagé assez de temps le jour de la diffusion pour cela. Alors que je me plains déjà de How I met your father (je vais attendre la diffusion française pour regarder la saison 2 de celle-ci), je ne sais pas bien pourquoi je m’inflige un revival d’une série qui fonctionnait super bien à l’époque et qui promet un réchauffé peu efficace à présent.

Enfin, si, je sais pourquoi : les acteurs sont quasiment tous de retour et je les aime – soit eux, soit les personnages. J’étais aussi enfant dans les années 90, alors la nostalgie d’une époque que j’ai connue pourrait bien prendre sur moi si c’est bien écrit, bien interprété et bien ficelé dans la manière de mettre en scène tout ça. Mon principal problème, à présent, c’est que ce n’est probablement pas le cas.

Voir aussi : Toutes mes critiques très express de That ’70s Show – S01 | S02 | S03 | S04 | S05 | S06 | S07 | S08

La série est diffusée sur Netflix depuis près de deux semaines et je n’ai vu passer qu’à peine un ou deux retours… ils étaient plutôt mitigés. Je ne vais pas regarder cette saison 1 d’une traite, donc, et je vais quand même m’accrocher pour le principe parce que j’ai vu toute la série originale ; en en gardant un bon souvenir d’ensemble. Par contre, j’y vais avec une sacrée peur de ce que ça peut donner.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

S01E01 – That ‘90s Pilot – 15/20
Et ben pourquoi on n’entend pas plus parler de cette série ? Je suis soulagé : c’est loin d’être le massacre que j’imaginais. La série ne parvient pas encore à trouver sa propre identité car elle a un héritage trop lourd et une peur panique de nous dépayser, apparemment. C’est un peu dommage, car on est dans les années 90 désormais. Bref, ça manque un peu d’ambition, de liberté par rapport à l’originale et de personnages adolescents sympathiques. Ils le deviendront peut-être au fur et à mesure des épisodes.
S01E02 – Free Leia – 16/20
Je continue de péter un câble régulièrement devant les différentes scènes de l’épisode parce qu’il est vraiment dommage que les scénaristes cherchent trop souvent à imiter la série originale… mais en même temps, c’est un vrai plaisir de retrouver les personnages et l’humour. Ce n’est vraiment pas raté : je passe un bon moment devant cette comédie, elle arrive à me faire rire ce qui n’était plus trop le cas des comédies dernièrement et, bon, c’est un épisode réussi ! Bref, la série est renouvelée aujourd’hui pour une saison 2, tant mieux !
S01E03 – Lip Smacker – 14/20
Peut-être que je vieillis plus vite que je ne le pensais pas, mais cet épisode confirme que je préfère largement les intrigues avec les adultes de la série… Celles des ados sont trop clichées pour le moment, avec beaucoup de prévisibilité et un zeste de gêne tellement les messages que ça envoie ne sont pas ceux qu’on veut voir en 2023. Je ne sais pas, on est coincé entre les années 70, les années 90 et 2020… et la série n’arrive pas encore à tout à fait trouver sa place. C’est embêtant après trois épisodes sur dix.
S01E04 – Rave – 15/20
Si l’épisode trouve davantage son indépendance et qu’il propose de bons gags, c’est maintenant à l’écriture globale que j’en ai : je trouve dommage d’accélérer trop l’écriture de certaines relations. Cela attaque un peu trop la crédibilité générale des personnages, pas aidé non plus par une lourdeur sur les références aux années 90. Cela dit, c’était peut-être le cas aussi avec les années 70 sans que ça ne me marque autant à défaut d’avoir connu cette période.
S01E05 – Step by Step – 15/20
Les clichés ont la vie dure dans les années 90 – et j’ai du mal à croire que ça se serait si bien passé à la télévision à l’époque – mais l’épisode fonctionne plutôt bien. On retombe dans l’humour de la série d’origine avec les nouveaux personnages ; les anciens ne paraissent pas trop envahissants ; bref, c’est positif et je passe un bon moment devant la série.
S01E06 – The Birthday Girl – 15/20
J’ai encore du mal avec un certain nombre de personnages, mais les anciens sont largement suffisants pour compenser tous mes problèmes et me faire passer un agréable moment devant la sitcom. Cela fait vraiment du bien de retrouver une comédie qui me plaît assez pour me faire rire, et tant pis si tout repose une fois de plus sur Kitty. Sinon, l’exploration des années 90 est chouette, surtout quand ça vire au méta improbable.
S01E07 – Boyfriend Day One – 14/20
OK, j’ai eu quelques sourires devant l’épisode, mais les intrigues sont trop perchées pour que j’accroche à fond. Je sais bien que c’est toujours comme ça les sitcoms, surtout dans les années 90, mais eh, on reste en 2023 quand je vois ça, non ? En plus, toute une intrigue de l’épisode n’a pas réussi à m’accrocher. Cela va être embêtant pour la saison 2 : il y a trop de nouveaux personnages que je n’aime pas plus que ça.
S01E08 – Summer Storm – 17/20
La fatigue joue toujours sur mes avis face à des épisodes inédits, mais j’ai beaucoup aimé celui-ci. L’humour y paraît plus naturel et fluide, tandis que les scénaristes semblent enfin se concentrer sur les adolescents. Ces derniers ont ainsi plus de consistance et des répliques plus décomplexées, ce qui est exactement ce que j’en attendais depuis quelques épisodes désormais. Malheureusement, en retour, ce sont les personnages plus âgés qui en pâtissent et semblent trop lisses pour cet épisode.
S01E09 – Dirty Double Booker – 17/20
Franchement… La série fonctionne. En fait, la saison est même trop courte. Je sais qu’il me reste un épisode, mais je trouve qu’ils ont enfin trouvé un rythme de croisière où les personnages sont suffisamment établis pour que les gags commencent à faire rire sans que ce ne soit gênants de les voir être caricaturés. Si je n’ai pas forcément la nostalgie des années 90 que je pensais avoir face à la série, je trouve quand même que c’est divertissant et réussi comme revival.
S01E10 – Kids in America – 19/20
Il s’agit très clairement du meilleur épisode de la saison. Le rythme y est bien meilleur, les gags fonctionnent, les personnages sont enfin attachants (bon, il y a bien une exception) et les retours d’anciens personnages ne semblent plus aussi forcés qu’avant. Peut-être que c’est le fait de savoir qu’on va quitter Point Place pour un long moment, mais vraiment, j’ai retrouvé de bonnes vibes avec cet épisode… et j’ai presque regretté qu’on y fasse tant référence à la série d’origine, parce que ça y est, j’accroche au présent. Enfin, aux années 90.