Grey’s Anatomy – S22E18 – Bridge Over Troubled Water – 17/20

Il manque un ou deux épisodes à cette saison. Désolé, mais c’est un constat assez évident à faire quand on voit comment les scénaristes jonglent avec difficulté entre toutes les intrigues et tous les cliffhangers qu’ils veulent placer dans cet épisode. C’est un très bon épisode, en soi, mais c’est parce qu’on enchaîne toutes les histoires sans avoir de répit pour digérer ce qu’on est en train de regarder. Ce n’est pas que ça qui fait une bonne fin de saison, normalement.

Spoilers

Teddy apprend qu’Owen était sur un pont qui s’est effondré. Ah si seulement, il pouvait être mort.


Uh it’s not a good morning, a bridge collapsed.

J’avais juré que je regarderais l’épisode dès le réveil, mais ce n’est pas exactement ce que j’ai fait, bizarrement. J’ai privilégié le ménage et deux trois errances à scroller (clairement, pas sur Twitter, je ne suis pas fou), mais eh, me voilà enfin pour voir cet épisode et… J’ai tellement ri de la première scène. Je suis quelqu’un d’atroce, mais ça fait tellement longtemps que je suis soulé par l’existence d’Owen que j’ai bien le droit de me réjouir de le voir coincé dans sa voiture. Non ?

Je ne suis pas un psychopathe, promis. C’est la catharsis, je purge ma colère et mon énervement de la semaine dans cette scène où l’on voit Owen couler et Teddy s’inquiéter – même si Teddy, je l’ai adorée trop longtemps avant qu’elle ne me saoule pour que ça ne me fasse pas un peu de la peine. Le tout est saupoudré d’une voix-off de Meredith qui nous parle d’un homme bien sympathique qui a donné son sang pour sauver deux millions de vies.

Nous retrouvons Meredith dans cet épisode, d’ailleurs. Elle bosse toujours sur ses recherches avec Amelia. Cette dernière est toutefois plus préoccupée par sa relation avec Toni, apparemment : elle comprend que Toni veut rester avec son ex, refuse de lui parler pendant tout l’épisode, se faisant une raison sur ce qui leur arrive. Cet épisode marque également le retour de Catherine dont je me serais passé.

Jules découvre seulement ce matin-là que Kwan est viré, et elle ne semble pas plus affectée que ça. Elle ne demande même pas pourquoi ! En vrai, elle semble plus surprise de la coucherie entre Simone et Lucas. Tiens, d’ailleurs, tristesse : le SMS qu’elle a reçu était simplement un SMS de Bryant ; j’ai vu ça hier soir en revoyant la scène dans une meilleure qualité. Je préférais mon scénario.

Qu’est-ce que j’en ai à faire qu’elle culpabilise d’avoir trompé Bryant comme elle a trompé Lucas avant ça ? Elle est odieuse et je la déteste, rien de nouveau. Pourtant, en fin d’épisode, Lucas lui révèle qu’il ne regrette peut-être pas d’avoir couché avec elle, et on la voit qui bug face à cette révélation. Elle part tout de même de l’hôpital avec Bryant… Et franchement, j’espère qu’on va vite nous libérer Bryant de cette situation de merde !

Du côté du pont, j’ai trouvé la mise en scène bien moins impressionnante que ce qu’elle aurait dû. On nous vend un truc catastrophique, mais le plan large donne l’impression qu’il y a bien peu dans l’eau, finalement. Dans l’eau, il y a évidemment Owen. Il parvient à sortir de sa voiture qui coule et se met aussitôt en tête d’aller aider les autres victimes de l’accident.

Vraiment, cet épisode aurait été un crossover parfait avec Station 19 et c’est frustrant de ne pas avoir les pompiers qu’on connaît sur place. Owen fait tout ce qu’il peut pour aider les autres au détriment de sa propre santé : personne ne prend soin de lui. Trempé et blessé, il prend des décisions de l’extrême parfaitement impossibles. Donnez-lui son spin-off que personne ne regardera et rendez-nous Grey’s. Bon, la scène est dure comme tout, avec Owen qui prend la décision d’amputer la jambe d’une gamine qui risque autrement de mourir. Ce qui est dur, c’est que le père et le frère sont là pour tout entendre. Franchement, j’ai eu l’impression qu’on perdait beaucoup de temps avec ces scènes, parce que je m’en fiche pas mal d’Owen et que ça laisse Teddy stressée pour rien.

À l’hôpital, les victimes de l’effondrement du pont arrivent au compte-goutte. On commence d’abord par suivre le cas d’une femme en mauvais état. Quand Bryant parvient à avoir son mari au téléphone, il apprend qu’elle est enceinte. Cela permet à Jo de montrer qu’elle gère vachement dans cette spécialité, concours ou pas. Et en attendant, elle se retrouve dans une situation de l’impossible où elle doit bosser avec Link pour sauver le bébé. Le problème, c’est que Link se blesse encore à l’épaule au passage et que Jo est stressée de se retrouver à devoir sauver une mère en état critique.

Après une longue journée, Jo explique à Link qu’elle n’a pas passé son examen. Soit. Par contre, je suis énervé de la réplique qui suit : elle n’est plus sûre de vouloir être chirurgienne désormais. Qu’est-ce que c’est énervant ! C’est Jo. On l’a vue se battre pour ça pendant tellement d’épisodes… Link est plutôt cool à être un bon soutien pour elle, mais la saison se termine avec lui qui se drogue aux anti-douleurs. Le couple est mal barré. J’adore le fait que la série propose une intrigue où un personnage voudrait renoncer à la chirurgie… mais je n’aime pas le fait que ce soit Jo.

Cass revient également dans cet épisode, parce qu’elle ne peut pas rejoindre son hôpital suite à l’effondrement du pont. Elle préfère donc venir aider au Seattle Grace (je sais, ça a changé de nom depuis genre dix ans) pour s’occuper de patients avec des résidents dont elle connaît les noms. Je suis impressionné par sa mémoire.

Je suis aussi super énervé, parce que le patient qu’elle prend en charge avec Jules et Simone s’appelle Nick Marsh. Putain. C’est bon, Meredith en a eu assez, laissez-la en paix, bordel ? Tout le monde s’en fout de Nick, pas besoin de le tuer ! Lui, il préfère faire en sorte de rassurer Meredith. Ce n’est pas évident. Elle se précipite évidemment aux urgences pour parler de sa condition médicale et confirmer qu’elle est sa femme. Est-ce que c’est la manière tordue des scénaristes de faire une demande en mariage ?

En tout cas, voir Nick dans cet état détruit toute la joie de Jules. Elle est stressée comme tout pour son ancien mentor (ce qui est aussi le cas, dans une moindre mesure, de Lucas et Simone, trop occupés à gérer leur coucherie, encore) et en parle avec Ndugu dans ce qui est une scène bien mignonne et bien sentie de la part des scénaristes.

Ce qui m’énerve le plus dans tout ça, c’est qu’en réfléchissant à quel personnage ils pourraient tuer autre que Owen dans l’effondrement de ce pont, je n’avais pas songé à Nick. C’est inutilement sadique de mettre Meredith dans cette position. Cela fonctionne bien, parce que bien sûr, elle demande à Miranda d’opérer Nick – et Miranda n’est pas censée opérer. Catherine apprend bien sûr qu’elle est au bloc, même si elle n’en a pas le droit. Elle l’engueule au pire moment, à savoir pendant l’opération au moment où il y a un problème. Pas de quoi s’inquiéter, Meredith veille au grain et sait comment faire pour le sauver. Elle sait quoi dire à Bailey pour qu’elle sauve Nick, avec Cass.

Cela fonctionne aussi vis-à-vis d’Amelia cette intrigue : elle voit Mer stresser pour Nick, ça ravive le souvenir de Derek et des médecins incompétents l’ayant tué juste ce qu’il faut. Et puis, finalement, Nick survit et est dans un état stable. Jules réussit à ramener ça à elle, bizarrement, en expliquant à Ndugu qu’elle veut être son contact d’urgence parce que tout ça la fait réfléchir à leur situation où personne n’aurait su qu’ils étaient en couple. Ah lala.

Et sinon, Meredith ? C’est elle qui demande à Nick de l’épouser. Evidemment. Je le savais depuis le début de l’épisode, franchement. C’est toutefois une bonne chose et une bonne évolution pour ces personnages. Allez, on est reparti pour un mariage dans la série, cela faisait un moment tout de même (quoique Jo et Link, c’était y a quoi ? Deux ou trois saisons ?).

Reste le cas de Bailey. Elle est frustrée de ne pas pouvoir prendre plus de décisions concernant l’hôpital, surtout quand elle apprend que l’effondrement du pont est dû à une coupe budgétaire, encore. Est-ce que les scénaristes critiquent l’administration Trump ou juste ABC à ce stade ? Non parce qu’eux aussi font face à des coupes. Et bien sûr, ça se termine par Bailey qui envisage de reprendre un master en relations publiques. C’est sûr que Teddy ou Richard ont dû faire ça, tiens mdr.

Loin de tout ça, Teddy fait en sorte de s’occuper de patients en oubliant l’existence d’Owen – dont elle a quelques nouvelles par Ben. Elle accepte aussi de faire bosser Kwan, même si elle sait qu’il est viré. Cela ne plaît pas à Richard, et ça se termine en clash entre Teddy et Richard dans le couloir de l’hôpital, où Teddy dit explicitement n’en avoir rien à foutre de l’avis de Richard quand il y a des vies en jeu – après tout, l’erreur faite par Kwan ne risque pas de se reproduire. Bim.

L’autorité de Richard est bien remise en cause, comme ça. Pourtant, il prend quand même le temps d’aller lui parler et la consoler par rapport à Owen. J’ai un peu de mal quand Teddy dit qu’elle a eu une grosse dispute avec Owen la veille – c’est loin d’être leur plus grosse dispute, franchement.

De toute manière, Teddy est rassurée concernant Owen quand elle reçoit une patiente qu’il a sauvée sur place. Elle reconnaît sa procédure médicale et est aussitôt souriante, loin de se douter qu’Owen est justement en train d’arriver dans une ambulance et refuse les soins pour suivre son patient jusqu’au bout. Quel idiot. N’a-t-il jamais vu un seul épisode de Grey’s Anatomy ?

En tout cas, au bloc, Teddy continue d’enseigner plein de choses à Kwan, ce qui est plutôt ironique vu que c’est supposé être sa dernière opération. Elle le félicite pour ce qu’il fait, mais lui donne aussi des conseils pour expliquer à Richard à quel point il est nécessaire dans l’hôpital. Pourtant, quand il le fait, avec un bon discours en plus, Richard ne lui laisse pas la parole, voulant simplement récupérer son badge et le virer.

Catherine est présente et ne semble pas tout à fait d’accord avec son mari, mais elle ne dit rien, pour ne pas saborder son autorité. Il est assez évident, pourtant, qu’elle n’a pas envie du tout de le laisser faire n’importe quoi – elle se fight même avec lui concernant Bailey et l’opération qu’elle a dû faire. Est-ce que je vais apprécier Catherine ?

Quant à Teddy, elle se rend ensuite dans le bloc voisin, où elle est rassurée de voir Owen opérer. Et pourtant, il reste le suspense de sa blessure. Je veux tellement qu’il meure, mais ça n’arrivera pas, hein ? C’est Owen. Après l’opération, Teddy peut expliquer à Owen qu’elle ne veut plus aller à Paris parce que sa maison sera toujours là où est Owen. Ce dernier décide donc de partir à Paris avec elle : il se rend compte, après tant d’années, qu’il a toujours été un putain d’égoïste la forçant à construire sa carrière autour de lui. Oh putain. Dégagez. Ca m’énerve que ça se termine comme ça pour Owen. Comment ça, vous lui donnez l’occasion d’avoir le bon rôle et de dire ça ? Putain, mais jusqu’au bout. Je le déteste. C’est donc un happy end que les scénaristes réservent aux deux personnages les plus détestés de la série, je crois. Même Burke n’a pas réussi à capitaliser autant de haine en son temps, parce qu’il est resté moins longtemps. Soyons honnêtes, ça fait cinq saisons que Teddy et Owen tournent en rond.

Et pourtant, j’ai un petit pincement au cœur quand je vois les flashbacks en fin d’épisode. Ils ne me manqueront pas – ils ne me manquent jamais dans les épisodes où ils ne sont pas là, au contraire. Par contre, je me dis que les acteurs perdent leur job, quand même.

Teddy quitte la série en éteignant la lumière de son bureau. De manière logique, Owen quitte la série en regardant une dernière fois les urgences. Bordel, quel plaisir de savoir qu’il se barre ! C’est dingue à quel point ce double départ est étrange. Ils sont là depuis quinze ans et leur départ ne m’affecte pas plus que ça. Franchement, ça fait quinze ans que ces intrigues ne m’intéressent pas plus que ça. Honnêtement, je suis plus affecté et dépité du départ probable de Kwan, puisqu’il est viré par Richard, sans adieux aux autres résidents, que par ce départ d’Owen et Teddy. Autant le départ de Levi m’avait laissé sans dessus-dessous avec les mêmes flashbacks, autant l’hommage à Eric Dane m’a dégommé sur place, autant j’ai l’impression que je n’ai aucun souvenir des intrigues Teddy/Owen. Quinze ans que je suis leurs histoires sans en avoir rien à faire, finalement, et ça se sent quand je suis incapable de savoir ce que nous montre au moins la moitié de ces flashbacks. Oups.

Et puis, comment ça, ils quittent l’hôpital le jour-même ? Aucune période où ils annoncent qu’ils vont se barrer ? Pas une scène avec les autres personnages ? Pas une scène Teddy/Jo ? Franchement, quel aveu de faiblesse de la part des scénaristes. Tout est dit : ils vivaient en autarcie complète du reste du casting.

Ca se sentait avec l’arrivée de Cass, d’ailleurs. Pourtant, Sophia Bush réussit à peut-être se frayer un chemin vers la saison 23 : un cliffhanger parmi tant d’autres nous révèle ainsi qu’elle a couché avec Amelia – ce qui est con, parce que Toni venait dire à Amelia, justement, qu’elle voulait être en couple avec elle, qu’elle avait vraiment rompu une nouvelle fois avec son ex-femme et qu’elle était en train de tomber amoureuse. Outch. J’aurais aimé voir les scènes entre Cass et Amelia, parce que vraiment, ça sort de nulle part, même pour Grey’s.

En bref

Cette saison a tourné en rond et a fait ce que la série sait faire de mieux : être sur son rythme de croisière, sans se remettre particulièrement en question. Pourtant, la fin de saison me laisse un bon espoir pour la suite. Contrairement à l’an dernier qui terminait surtout sur une explosion qui promettait une remise en question toute relative et, à la rigueur, un cancer pour Richard, cette saison se termine avec une multitude de cliffhangers et de possibles pour la série : Kwan viré, Amelia dans un triangle avec Toni et Cass, Bailey qui n’a plus le droit d’exercer (et veut passer un master ??), Jules et Ndugu qui veulent officialiser leur couple (j’ai un gros espoir pour leur mettre des bâtons dans les roues perso), Lucas et Simone qui sont en passe de devenir les nouveaux Teddy/Owen, Mer qui veut se marier, le poste de Teddy qui est ouvert, Link qui se drogue ou encore et surtout Jo qui veut arrêter la médecine.

Je ne sais pas. J’ai l’impression qu’il y a plein de graines d’intrigues et à l’exception de Lucas/Simone, il y a surtout des intrigues qui me donnent envie de revenir. Bon, d’accord, Link, ça me soule aussi, mais qui sait ? Ca peut être traité de manière intéressante, ça peut lui redonner des scènes avec Amelia, allez, je ne sais pas, il y a peut-être de quoi rendre ça intéressant.

Maintenant, la pause va être longue : c’est le problème avec une saison amputée de quatre à six épisodes (je veux dire, on a déjà eu des saisons à 25 épisodes, c’est pas la même que 18 quoi !). Il n’est pas encore annoncé que la saison 23 sera diffusée en septembre/octobre comme d’hab (logique, les upfronts ne sont pas encore passés, vu que c’est fin mai…), mais bon, on fait face à au moins cinq mois sans la série.

Comme d’hab, ça me paraît interminable, comme d’hab, je vais tout oublier dans l’entre saison, comme d’hab, ça va reprendre vite. Mais tout de même ! J’ai hâte d’en savoir plus sur le casting de la saison, je suis content du départ de Teddy et Owen qui va faire de la place (et surtout du temps d’écran) pour les autres et… Allez, à la revoyure !

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One Piece – S02E06 – Nami Deerest – 16/20

Cette saison est en train de faire un truc que la saison 1 n’avait pas réussi à faire autant : elle me donne vraiment envie de me replonger dans les mangas et de recommencer à les lire. L’adaptation continue de tenir la route et d’étaler un budget impressionnant pour cela. Pour autant, je trouve qu’il se passe peu de choses dans l’épisode. Ils tentent bien d’aller nous montrer à droite à gauche d’autres intrigues, mais ça n’avance pas. Comme le manga, quoi.

Spoilers

Nami est gravement malade. Reste à savoir pourquoi et comment la soigner.


Take a bite and find out. Bon appétit.

L’épisode précédent se terminait sur Nami faisant un malaise. C’est une intrigue que j’avais bien apprécié dans le manga, alors je suis pressé de voir ce que ça va donner dans la série. Malheureusement, l’épisode décide de commencer par un détour sur Baroque Works. Je comprends l’idée de garder le suspense… mais c’est toujours chiant d’avoir ce genre de détours en ce qui me concerne. Les deux épisodes précédents m’ont plu parce qu’on nous épargnait ça. Ici, on voit plutôt un homme s’énerver de ne pas être mené auprès de M.0 parce qu’il considère qu’il est plus important et mérite de parler à quelqu’un d’autre qu’une femme qui n’est pas à la tête du réseau.

Ben super, un petit fumet de misogynie, on adore. Et on adore encore plus quand elle le récompense avec un fruit du démon offert par M.0, en plus. On voit donc celui sera nommé un peu plus tard dans l’épisode roi Wapol manger un fruit du démon…

Nami se réveille pour découvrir qu’elle a probablement attrapé quelque chose quand ils étaient à Little Garden. A son chevet, Sanji lui apprend en effet qu’elle est restée inconsciente pendant quatre jours.

Tout l’équipage est catastrophé, en tout cas. Sur le pont devenu front polaire (n’en déplaise à Zoro), nos pirates cherchent un moyen de venir en aide à Nami. Si certains aimeraient que les médecins d’Alabasta s’occupent d’elle, Vivi leur fait prendre conscience qu’ils sont trop loin de son royaume pour cela. Il faut trouver de quoi la sauver plus rapidement. Cela tombe bien : ils sont à proximité d’une île, et une île que Vivi connaît bien.

En effet, elle explique à l’équipage ce qu’il en est, mais nous, on nous impose quelques flashbacks pour apporter les informations dont on a besoin. On y comprend ainsi que le méchant vu en début d’épisode est le roi de cette île, le roi Wapol. C’est un dirigeant avec lequel le père de Vivi est en désaccord dans le passé – menant à une querelle royale qui n’est pas idéale dans le présent pour qu’il accepte d’aider Nami. Vivi déteste Wapol, on voit même une scène où il la frappe mais où elle décide de s’excuser de l’avoir bousculé pour être sûre d’éviter une guerre à son royaume. Maligne.

En arrivant sur l’île, les pirates sont mal reçus, forcément. Il y en a même pour tirer sur Vivi. Luffy s’énerve, évidemment, mais Vivi est assez maligne pour le calmer et lui dire d’arrêter de faire n’importe quoi. Pour rentrer dans le village, il vaut mieux être respectueux et demander le passage.

Pourquoi les habitants de ce royaume sont-ils si peu amicaux ? Eh bien, parce que leur roi les a abandonnés, évidemment. Wapol, en voyant un pirate nommé Barbe Noire se pointer à l’horizon, a décidé de prendre la tangente et de laisser son peuple se démerder. Si la situation énerve au plus haut point Vivi, il n’empêche qu’il faut faire avec.

Le problème est que le roi est parti avec les médecins, évidemment. Nos héros apprennent donc que pour avoir une chance de faire soigner Nami, ils doivent à présent escalader et se rendre vers la plus haute tour d’un château au sommet d’un mont enneigé. C’est là que réside une sorcière qui pourra la soigner. Peut-être. Luffy et Sanji emmènent Nami avec eux, tandis que le reste de l’équipage reste dans le village. Je trouve ça amusant de voir comment la série adapte ce royaume, d’ailleurs. Nous sommes au beau milieu d’une contrée enneigée, alors ils ont tous des doudounes. J’adore les looks dans cette série, il y a un vrai travail esthétique qui est mené. Pour le coup, ça ne respecte pas forcément le manga où les filles ont tendance à être en bikini 95% du temps, mais ça ne fait pas de mal. L’adaptation est bien foutue.

Pendant que Luffy et Sanji emmènent Nami, Vivi pète un câble de voir les conditions dans lesquelles le royaume a évolué. Elle sait que les habitants avaient accès à tout, des soins et des richesses, et que ce n’est plus le cas à cause de leur roi. Usopp parvient à la réconforter et c’est en amitié qui fonctionne bien. De son côté, Zoro fait ami ami avec le capitaine de la garde, qui est resté en arrière et est désormais le leader de ce village.

En parallèle, Luffy et Sanji escaladent la montagne pour emmener Nami chez le médecin. On voit très bien que ce n’est pas une partie de plaisir et qu’il fait sacrément froid. Ce n’est pas si facile, en plus. Sanji finit par tomber. Il est secouru de justesse par Luffy, qui étend son coup pour le récupérer. Notre héros est véritablement un héros : il parvient au sommet et face au château de la sorcière avec Sanji et Nami inconscients. Trop fort.

Nami se réveille une fois de plus dans un lit sans savoir ce qu’elle fout là. Cette fois, on lui explique plutôt facilement : elle s’est fait piquer par un moustique préhistorique et ça explique son état. Ben oui, bien sûr. Par contre, personne ne semble lui donner la peine de lui expliquer qui est Chopper, ou plutôt ce qu’il est. Difficile de ne pas attendre Netflix au tournant sur le personnage de Chopper et, en vrai, je ne suis pas super convaincu. Il a l’air tout mignon là, certes, et il respecte plutôt bien le design d’origine… mais ça me fait le même effet que pour les animaux de synthèse, ça ne me donne pas l’impression qu’il est vraiment dans la pièce.

En tout cas, cet épisode réussit à l’introduire plutôt correctement comme l’assistant d’une sorcière qui n’en est pas une, d’une vieille dame qui se dit pas si vieille alors qu’elle approche des 139 ans et d’une guérisseuse qui remet sur pied nos héros – même si ça signifie apparemment qu’elle doit déshabiller Sanji pour lui remettre les côtes et laisser Luffy nu dans un bain pour lui éviter l’hypothermie. Coquine, la vieille. Je ne dois pas être mieux, parce que je me demande d’ailleurs si on les verra tous à poil comme dans le manga pendant cette intrigue.

Le cliffhanger est plutôt amusant après tout ça, puisqu’on finit sur un Luffy tout excité de ses nouvelles découvertes et de s’interroger sur ce qu’est Chopper. Belle question.

Autrement, la série nous sort encore du chapeau (de paille) des scènes avec la Marine et franchement, je persiste et signe pour dire que ça n’est pas aussi intéressant. Je préfère de loin suivre Luffy que tous les détours par ses opposants.

Dans cet épisode, nous faisons donc la connaissance de Miss Thursday lorsqu’elle s’oppose à Smoker. La confrontation est de courte durée : le colonel remporte sans trop de mal leur duel… et du coup, vraiment, l’intérêt de la scène laisse à désirer. Il en va de même pour Tashigi, qui affronte aussi un des hommes de Baroque Works. Je trouve ça chouette de voir que l’organisation est partout et chouette de savoir que Tashigi est forte, mais ça fait des détours pénibles, tout de même.

Tashigi réussit à garder son ennemi en vie. Cela permet à Smoker de le torturer pour récupérer quelques infos sur l’organisation.

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