The Acolyte – S01E06 – Teach/Corrupt – 15/20

L’épisode se découpe en deux grandes intrigues. La première est bien fichue, portée par un acteur que j’aime beaucoup et avec un retournement de situation bienvenu pour le développement de la série. La seconde, en revanche, est bien plus poussive, avec une idée que je ne trouve pas très convaincante et un enchaînement d’événements pour la conforter là où il aurait fallu que ça ne dure pas si longtemps.

Spoilers

Mae a pris la place d’Osha, Osha se retrouve un peu à la place de Mae, mais par accident.


That’s the path to the Dark Side.

Osha

Cela devient une vraie manie : l’épisode commence par le réveil d’Osha. Cette fois-ci, elle est dans un repaire qu’elle ne connaît pas et constate que sa blessure a été soignée. Elle est dans ce qui ressemble à une caverne, mais en plus cozy, avec carrément un repas sur le feu tout de même. Elle boit un peu d’eau, trouve un couteau et de quoi se rhabiller plus chaudement, puis sort de la caverne.

Elle se trouve très clairement sur une île qui semble bien magnifique, mais qu’elle ne connaît pas. Il s’agit du repère de Sith (oui, je continue de gérer ça comme un nom propre, déso pas déso), qu’on avait déjà aperçu plus tôt dans la série et que les scénaristes nous font le plaisir de nommer « planète inconnue ». Autant ne pas mettre de sous-titre si c’est pour nous apprendre ça hein. En tout cas, Osha est prise au piège et elle finit par comprendre qu’elle est en présence de Sith.

Elle le suit donc et le regarde se déshabiller pour aller prendre un bain. Décidément, la série a fait le choix du sexy – mais bon, elle reste sur Disney + et un peu pour les enfants, alors on ne verra rien. Sith n’est pourtant pas pudique : il sent très bien la présence d’Osha et n’en a rien à foutre qu’elle prenne son sabre laser. Il lui donne des conseils pour mieux le tenir, puis sort de l’eau pour se rhabiller devant elle, en prenant tout de même tout son temps.

Ce n’est pas comme si Osha se rinçait l’œil de toute manière, trop occupée qu’elle est à se demander si c’est bien de tuer un ennemi dénudé. Pas très honorable effectivement, mais eh, c’est la vie. Sith ne lit pas exactement ses pensées, comme on pourrait le croire, mais il lui assure que sa colère permet de les deviner. Soit.

Osha souhaite ensuite comprendre pourquoi il l’a amenée là, mais la réponse est cryptique. Au moins, Sith confirme que Mae et Sol sont toujours en vie, c’est déjà ça – mais il remarque aussi qu’Osha demande d’abord des nouvelles de Sol. Je trouve ça fou à quel point Osha n’en a rien à taper de sa jumelle. Et c’est fou aussi de voir à quel point l’acteur est grandiose. Je l’adorais dans The Good Place, il est excellent dans un autre registre. Bon, il est un peu dommage que la série soit de moins bonne qualité, mais bon.

En tout cas, Sith explique à Osha qu’elle est libre de se barrer si elle veut, lui donnant même des conseils pour rejoindre son vaisseau avant le coucher de soleil. Comme il faut nager, elle préfère attendre la marée basse et continuer de poser des questions. Sith lui explique calmement qu’il n’a tué que des personnes qui n’hésitaient pas à la trahir. Et ça me fait rire, en vrai : Osha n’en avait vraiment rien à taper de Yord apparemment ? Il semblait amoureux d’elle depuis le départ, mais il meurt et elle ne pleure même pas quelques secondes ?

En tout cas, Osha affirme qu’elle n’est pas sa sœur et qu’il ne sera pas facile de la corrompre. Pourtant, il suffit d’appuyer là où ça fait mal pour qu’Osha s’en prenne physiquement à Sith : il lui demande pourquoi elle n’est pas un Jedi et ça semble la toucher particulièrement. Elle affirme que c’était son choix, mais bon, ça touche à un manque de confiance en elle assez flagrant tout de même.

L’agression permet, bizarrement, d’apaiser les relations entre les deux anciens Jedi. Osha continue de respecter les enseignements, Sith s’en est affranchi. Il explique qu’il souhaite le pouvoir des deux (non, vraiment, ça me rappelle trop Charmed) et qu’il a une cicatrice dans le dos qui lui vient de la personne qui l’a rejeté. En fin d’épisode, on voit Osha se laisser tenter par le masque de Sith. Elle l’enfile… et mouais, c’est anticlimatique comme cliffhanger.

Mae

Pendant ce temps, on nous montre le vaisseau de Sol qui décolle de Kofhar. Ce bâtard abandonne le corps de sa padawan et de tout l’équipage, sérieusement ? Il les laisse pourrir dans les bois ? Mais… Ils sont sympathiques les Jedi entre eux. Bien sûr, Sol essaie de rentrer en contact avec d’autres Jedi, en vain.

Comme prévu, Bazil se rend compte que Mae n’est pas Osha. Pas de bol, il y a la barrière de la langue qui fait qu’il ne sera pas compris. De toute façon, il préfère s’occuper de recharger Pip. De manière complètement illogique et parfaitement débile, Mae se rapproche ensuite de Sol, un couteau à la main, comme si elle était sur le point de le tuer. Pardon, mais elle a eu 15 fois l’occasion de le tuer quand il était inconscient, pourquoi elle attendrait qu’il conduise le vaisseau dans lequel elle est pour le tuer ?

À ce stade, c’est juste très mal écrit. Et bien sûr, elle est capable de prendre les commandes du vaisseau quand Sol le lui demande, histoire d’avoir le temps d’aller pleurer un coup. Ah quand même, il est un peu humain ! Il culpabilise de ce qu’il a fait seize ans plus tôt et promet à « Osha » de raconter toute la vérité au Haut Conseil pour faire face aux conséquences. Pour autant, on ne saura pas de quoi il parle : ils sont interrompus par une télécommunication confirmant que les Jedi ont reçu son SOS. Ceux-ci envoient aussitôt une équipe de secours sur Khofar.

En attendant leur arrivée, Mae sécurise sa présence sur le vaisseau : Bazil essaie de s’attaquer à elle plutôt que de prévenir Sol, mais il ne fait pas vraiment le poids. Il en va de même pour Pip. La scène est marrante, avec un retour aux paramètres d’usine qui m’a fait sourire. Pip est un vrai smartphone – mais ça rend encore plus ridicule l’attachement d’Osha à ce droïd, non ?

Sol a l’air de dire que c’est une qualité et que c’est une bonne chose qu’elle soit si aimante. Mae tente de pousser sa chance jusqu’à savoir ce qu’il s’est passé seize ans plus tôt. Au cours de la conversation, interrompue à nouveau, Sol comprend que celle qu’il prenait pour Osha est en réalité Mae. Il s’attaque donc à elle dès qu’elle tourne le dos, puis, à son réveil, lui affirme qu’elle va l’écouter. Allons bon, on va ENFIN avoir des explications sur ce qu’il s’est passé il y a seize ans.

Jedi

Pendant ce temps, les Jedi arrivent sur Khofar et tentent de comprendre ce qui est arrivé à Sol et son équipage. On suit particulièrement la supérieure de Sol, malade dans les transports, qui fait le déplacement pour s’occuper personnellement de tout ça. Cela ressemble à une petite perte de temps, tout de même. On voit ainsi les Jedi retrouver les corps jonchant le sol à proximité de chez Kelnacca (quelle déception, tout de même, de n’avoir jamais rien vu de Kelnacca en vrai, après une introduction en cliffhanger en mode « c’est un perso important, regardez » ; et quelle déception de ne pas voir QUAND Kelnacca se fait tuer).

Bon, en tout cas, les corps sont retrouvés, mais il manque évidemment les jumelles et Sol, dont le vaisseau est introuvable. Tout porte à croire qu’un Jedi puissant a basculé du mauvais côté et beaucoup d’indices accusent Sol. C’est problématique.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Time Bandits – S01E08 – Home Again – 18/20

J’ai l’impression de retrouver la série qui m’a beaucoup plu dans son premier épisode. Les personnages sont marrants, l’action est très bonne, il se passe plein de choses en peu de temps, la bande-son est incroyable, les twists accrochent et il y a de vrais enjeux à la fois pour l’épisode et les deux suivants. On n’a qu’à se laisser embarquer, et croyez-moi, je me suis laissé embarquer !

Spoilers

Nos héros cherchent une fois de plus à retourner chez les parents de Kevin.


There’s kids in the fridge.

Je dois bien avouer que ce titre d’épisode est surprenant : il reste trois épisodes avant la fin de saison, et pour moi, Kevin et Saff ne rentreraient pas avant la fin de saison chez eux. À la rigueur, j’imaginais même Kevin rentrer et repartir en constatant que sa sœur n’était plus là.

Avant de rentrer chez eux, les pré-ados ont déjà besoin de trouver un portail. Ils sont en effet toujours à l’ère glaciaire et Widgit galère à lire sa carte, sans même se rendre compte qu’il est capable d’ouvrir des portails juste en dépliant des bouts de carte. Au passage, il est expliqué qu’il ne faut surtout pas se rencontrer lorsqu’ils se retrouveront de retour chez eux, un peu avant la mort de leur parents.

Un peu avant ? 30 minutes en fait, d’après Widgit et ses calculs foireux. Cette fois, Pénélope comprend que cela veut dire risquer de croiser Fianna et l’être supérieur, et ça ne lui plaît plus du tout comme concept d’aller sauver les parents de Kevin. Il est toutefois trop tard : le portail est ouvert et Saff se jette dedans sans hésiter, suivi de près par Kevin, parce que c’est sa sœur et tant pis pour le danger.

Kevin & Saff

Les deux enfants se retrouvent en pleine fête punk. Ils ne sont ni chez eux, ni à la bonne époque, c’est évident. Saff semble vite se remettre d’avoir réussi à quitter l’ère glaciaire, parce qu’elle peut se prendre à nouveau la tête avec son frère. En tout cas, ils décident de se rendre par eux-mêmes chez les parents. C’est un problème : Widgit ne les a pas envoyés trente minutes plus tôt, mais trente ans plus tôt.

C’est grâce aux Spice Girls que nos héros se rendent compte qu’ils sont arrivés trente ans trop tôt et sont désormais coincés en 1996. Reste à retrouver les bandits et la carte pour savoir comment s’en sortir. En attendant, Saff décide de se débrouiller pour voir ses parents malgré tout. Après trois ans, elle veut juste un câlin de sa mère, même si elle ne l’a pas encore eu, même si elle risque fort de s’empêcher d’exister. C’est plutôt amusant.

Saff se rend ainsi chez ses grands-parents pour voir sa mère. Bon, en 1996, elle avait six ans par contre. Bordel. Je me sens vieux. Je suis né en 1993, mes parents n’avaient pas six ans en 1996 hein. J’en avais trois. Est-ce que ça veut dire que je devrais déjà avoir un enfant de 9 ans ? Aaaah. C’est entièrement possible, en vrai. C’est terrible la vie, le temps, tout ça. Bon, je ne veux pas d’enfants cela dit. Mais quand même, ça m’a fait bizarre cette histoire de six ans en 96.

Bon, après, j’ai eu pire : Kevin se rend auprès de son père et voit ainsi son grand-père qui, soi-disant aurait 32 ans alors qu’il en paraît au moins dix de plus. Est-ce que je suis vieux au point de ne pas me rendre compte que les gens de mon âge sont vieux aussi ? Est-ce que c’est un grand-père vexé qu’on l’appelle grand-père alors qu’il ne l’est pas encore ?

C’est amusant, en tout cas, de voir Kevin s’amuser avec son père, à l’époque où il était cool et dansait sur les choré des boysband… jusqu’à ce que Fianna les retrouve et force Kevin à se barrer au plus loin pour protéger son père. En parallèle, Saff se retrouve à essayer de s’excuser de toutes ses bêtises lors d’un jeu où elle prétend être la fille de sa mère, toujours une fillette de six ans. C’est amusant… jusqu’à ce que les services sociaux débarquent et forcent Saff à prendre conscience qu’elle doit dire au revoir à sa mère et la laisser vivre sa vie. La scène était touchante, mais il était dur de perdre de vue le vrai intérêt : Fianna débarque à nouveau, poussant Kevin et Saff à s’enfuir vers le centre-ville.

Les bandits

Pendant ce temps, le reste des bandits hésite vraiment à passer le portail. Contre toute attente, ils se retrouvent alors face à… eux-mêmes. De l’autre côté du portail, il y a en effet Penelope, Alto et Widigt qui décident de leur parler, depuis le futur. Leur message est clair : Kevin et Saff sont en danger, en Enfer ?, et il faut absolument aller les aider, même s’ils ne sont pas sûrs que Bittelig survive ou qu’ils semblent toujours aussi paumés. C’est quelque chose, tout de même. J’ai particulièrement aimé que Widgit essaie de passer un message sur la carte à son moi du passé car je suis sûr qu’il le fait sans même savoir ce que ça veut dire, juste parce qu’il l’a lui-même entendu de son moi passé. Y a intérêt en tout cas, car ce sont mes paradoxes temporels préférés.

Les bandits traversent le portail et se retrouvent eux aussi dans le frigo de la punk. Pénélope, perturbée d’avoir constaté qu’elle donnait beaucoup d’ordres dans le futur, donne à Alto l’ordre de se renseigner sur Kevin et Saff pour les retrouver. Et le pire, c’est que ça fonctionne. Le seul problème, c’est que Fianna débarque à son tour en 96, et pas pour jouer hein… au désespoir d’un type qui voudrait bien la draguer.

En tout cas, moi, je kiffe bien la playlist de l’épisode. J’ai chanté pendant une bonne partie de l’épisode, alors que nos bandits se retrouvent à chercher Kevin et Saff en ville. Alto finit par repérer Fianna en ville – il y a même deux démons désormais, envoyés là parce que nos méchants ont vu Kevin contacter son père. Il n’en faut pas plus pour que la panique s’empare de Widgit et de tous nos héros.

Le pauvre Bittelig finit alors en tête à tête avec la démone qui n’hésite pas à utiliser ses yeux brûlants pour le tuer. Il n’est déjà pas sûr de survivre à la journée alors être nez à nez avec Fianna, ce n’est pas bon signe. Et effectivement, le reste du groupe est obligé de l’abandonner derrière eux – mais au moins, au passage, ils ont récupéré les enfants grâce à un acte de bravoure d’Alto. C’est vraiment marrant.

Tout ça nous mène alors au moment où Widigt comprend le double sens du message qu’il s’est auto-envoyé plus tôt dans l’épisode. Les héros reprennent ainsi mot pour mot ce qu’ils se sont dit plus tôt, avec Alto qui se dit brave et Pénélope qui donne plein d’ordres. C’était plutôt marrant, surtout qu’on nous confirme ensuite que Bittelig est en vie : il s’est échappé quand les deux Fianna se sont écharpées. Elles viennent juste de timelines différentes, en fait.

Nouvel objectif

Bref, nos bandits se retrouvent à devoir quitter 1996 au plus vite et ils le font en repassant par le portail du frigo. C’est ainsi qu’ils se retrouvent à nouveau à l’ère glaciaire. Du côté des bonnes nouvelles, Kevin se rend compte qu’il a perdu les charbons de ses parents et qu’ils sont donc probablement en vie. Du côté des mauvaises nouvelles, l’être suprême a retrouvé nos bandits et s’attaquent à eux via l’animal féroce de l’épisode précédent.

Enfin, s’attaque… En fait, il souhaite communiquer avec les time bandits et leur leader, Kevin. Bim, Pénélope. Le grand méchant veut récupérer sa carte coûte que coûte, et pour ça, il se retrouve à marchander avec Kevin. Sa monnaie d’échange ? Les parents, bien sûr. Ceux-ci sont encore en vie, parce que le père a toujours eu peur du démon et s’est entraîné à y être confronté depuis qu’il l’a vue en 1996 et parce que la mère a failli être enlevée par une orpheline en 1996 et a donc subi un entraînement pour se protéger.

Le gag est plutôt amusant : Kev et Saff ont bien sauvé les parents, qui se sont désormais laissés prendre en otage, plutôt que de mourir. Ma foi, ça fonctionne comme idée. Le problème, c’est que Penelope considère leur nouveau sort comme pire que la mort : ils sont en présence du mal pur et ça craint. L’autre truc qui craint ? Le grand mal se rend compte qu’il est possible que les Time Bandits aient changé le futur en allant dans le passé. Cela ne me dit rien qui vaille.

On verra bien. En attendant, nos héros doivent encore trouver un moyen d’aller sauver les parents de Kevin et Saff. Pas si simple : il faut redire au revoir aux hommes des cavernes (le leader tente de rendre jalouse Pénélope et c’était marrant ; Saff est draguée) et surtout, surtout, ils sont dans un coin de la carte qui est déchiré. L’étape suivante est simple : aller retrouver ce coin manquant.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Time Bandits – S01E07 – Ice Age – 15/20

Comment ça, c’est déjà le septième épisode de cette saison ? Je n’ai pas l’impression d’avoir vu tant d’épisodes, peut-être parce qu’ils sont courts, certainement parce qu’avec deux par semaine, ça passe bien vite. En tout cas, l’humour prend bien dans celui-ci et j’ai l’impression que l’intrigue avance à pas de géants – ou de mammouths, pour rester dans le thème – et qu’on sent que les scénaristes savent très bien comment ils souhaitent mener leur barque.

Spoilers

Nos héros arrivent en pleine ère glaciaire, ça les change de l’épisode précédent.


Remember my advice from the previous sentence?

32 minutes, est-ce que ça compte vraiment comme un épisode ? Bon, je ne vais pas me plaindre, ça m’arrange bien car je me connecte tard ce soir. Après, les épisodes n’étaient pas dispo ce matin, ce n’est pas de ma faute.

Mammouth

L’épisode commence avec Kevin qui débarque à l’âge glaciaire. Il est suivi par tous les autres bandits. On s’amuse bien de les voir se vautrer dans la neige les uns après les autres. Le froid fait que Pénélope se demande si c’est une bonne idée de continuer à chercher à sauver les parents de Kevin, mais bon, il assure que c’est important pour lui. Ses parents sont quand même des gens chouettes, malgré les nombreux défauts qu’ils ont. Il m’a fait rire, surtout que le tout se fait avec un bon comique de situation. En effet, pendant que Kevin raconte sa vie, un animal monstrueux se rapproche dangereusement du groupe.

On peut compter sur Bittelig pour le faire venir auprès d’eux, tandis que Penelope donne mauvaise idée sur mauvaise idée. Nos voleurs se débarrassent ainsi de leur précieux et maigre butin en l’envoyant dans la gueule de l’animal qui n’apprécie pas trop, puis déclenchent une avalanche. Au moins, ils se sont sauvés du monstre, c’est déjà ça.

Nos héros sont retrouvés post-avalanche par des hommes de caverne qui semblent obéir à une fillette qui est montée sur un mammouth. La fillette s’avère être Saffron. C’est un peu gros de la retrouver dans cette position, mais il découle un bon humour de ces retrouvailles entre Kevin et Saffron, surtout quand Widgit dit qu’elle est chiante et qu’on enlève les quiproquos.

Kevin s’évanouit vite fait, mais à son réveil, on a rapidement des explications sur la nouvelle famille adoptive de Saffron. Ce sont des hommes de caverne qui se sont pris d’affection pour elle, et basta. Elle explique à Kevin comment elle a entamé son voyage dans le temps, et hop, on passe à autre chose, comme cette série sait si bien le faire. On a un rhinocéros blessé, des disputes entre frère et sœur et surtout la révélation que Saffron est là depuis trois ans. Cela explique pourquoi tout le monde lui obéit, comment elle sait monter sur les mammouths sans difficulté et comment elle leur a appris l’anglais, sans utiliser de traducteur comme les Time Bandits. Elle a tout de même une vie de merde, mais Saffron est heureuse tout de même de découvrir qu’elle est désormais l’aînée. Elle est si joyeuse que Kevin n’a pas à cœur de lui expliquer qu’ils n’ont plus de parents tout de même.

Le challenge

Bon, dans tout ça, Saff conduit son frère et son groupe au vrai chef des hommes de caverne, qui n’apprécie pas trop de rencontrer les randoms avec qui Kevin est venu. Il faut dire aussi que Kevin est décrit par Saff comme particulièrement chiant et ennuyeux – mais au moins, Saff a parlé de lui, contrairement à Kevin qui n’a rien dit de l’existence de sa sœur.

Les hommes des cavernes de la série sont plutôt amusants, avec l’utilisation abusive d’acronymes à la mode il y a dix ans – LOL et Yolo, quoi – parce que c’est ce que Saff leur a appris. Saff, elle, est une véritable légende qu’ils ne veulent pas voir partir. Le chef des cavernes décide donc de se confronter à Pénélope dans un challenge qu’elle aurait lancé elle-même. L’humour est plutôt marrant et prend bien sur moi, avec de gros moments de WTF quand même – Bittelig s’occupe d’un Twonicorn pendant tout l’épisode et les hommes des cavernes se brûlent faute de comprendre le feu.

Bien sûr, au milieu du reste, Kevin essaie d’expliquer à sa sœur que les parents sont morts, mais ce n’est pas si simple avec tant de malentendus comiques à la minute. Pénélope ne fait que s’enfoncer pendant tout l’épisode et Kevin finit par évoquer le sujet de ses parents avec Saff. La scène est mignonne, mais Saff ne semble pas trop être affectée par la mort de ses parents. Bon, cela dit, cela fait trois ans, elle a eu l’occasion d’abandonner tout espoir depuis un moment, histoire de survivre dans un milieu plus qu’hostile. Finalement, comme elle vient de retrouver son frère, c’est elle qui lui redonne de l’espoir, parce qu’elle en a à revendre.

Tout cela – et Alto qui explique qu’il n’est pas mort comme Juliette l’est dans Romeo et Juliette qu’il vient de leur jouer – ne doit pas nous éloigner du challenge en cours. Le chef en a vraiment après Pénélope, qui finit par accepter le challenge qui semble plutôt simple : elle doit juste faire un aller-retour à un rocher un peu éloigné dans le noir. Facile. En théorie. En pratique, il y a des animaux qui risquent de s’en prendre à elle. Limite ce serait bienvenu, parce que tout ça n’est pas sans rappeler le duel avorté de l’épisode précédent.

Cela semble simple, mais une fois dans le noir complet, Pénélope finit par avoir peur de la neige qui lui tombe dessus. Pendant que Pénélope est effrayée dans le noir par les yeux d’un rat qu’elle pense être les yeux de la mort, le reste de son équipe part se coucher et découvre qu’il n’est pas si simple de survivre à une nuit à l’ère glaciaire. Tu m’étonnes. En vrai, ils seraient probablement morts de froid dans la réalité, hein. Heureusement pour eux (et nous), c’est une série, alors on choisit surtout d’en faire de l’humour avec Bittelig devant se décider à tuer l’animal qu’il a soigné toute la journée pour pouvoir se réchauffer. Ben super.

Il en est bien incapable et se couche finalement à côté de l’animal. Le lendemain, tout le groupe s’apprête à partir et on se récupère donc Saffron qui s’engueule avec Kevin pour des raisons stupides comme le fait qu’elle est la plus vieille désormais. Avant le grand départ, on a Bittelig qui veut revenir soigner le « rhinokéros » et Pénélope qui obtient une demande en mariage de la part du chef des hommes des cavernes, parce qu’elle est effrayante à avoir su faire l’aller-retour au rocher seule.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Walker – S04E07 – Hold Me Now – 14/20

Cet épisode propose exactement ce que j’en attendais, même si je continue de trouver abusée la rapidité avec laquelle certaines intrigues de personnages secondaires sont évacuées. Je commence à craindre certains rebondissements aussi. S’ils seraient prévisibles et que ce ne serait donc pas un point positif pour la série en théorie ; en pratique, c’est bon signe : ça prouve que j’en ai de nouveau quelque chose à faire de (certains) personnages. Non, pas tous…

Spoilers

Cordell propose une nouvelle méthode pour coincer le Jackal.

If we’re lucky, we may finally met the Jackal

Je suis bien dégoûté ce matin : je voulais regarder Time Bandits car je ne pourrai pas le faire par la suite… mais malheureusement, les épisodes ne sont pas dispo. Par conséquent, je me rabats sur cette saison de Walker qui n’est, après tout, pas la pire.

Fausse piste

L’épisode commence avec le réveil de Cordell. Il a réussi à bien dormir, malgré le carnet de notes sur le Jackall à ses côtés. C’est mieux que James. Pourtant, il est clairement sur le point de sombrer en dépression (du moins, ce à quoi la dépression ressemble dans ce genre de séries), parce qu’il est bien seul au réveil. Geri n’est pas là et ne répond pas immédiatement à son réveil ; August l’abandonne pour aller voir Stella… et bim, il se retrouve seul pour le petit-déjeuner.

Dans cet épisode, Luna est de retour. Il continue de flirter avec Cassie devant le poste des Rangers. Ils sont mignons dis donc, il regarde sa série préférée pour le principe et accepte vite de ne plus la draguer au boulot, parce que bon, ça pourrait être mal vu pour elle. Après tout, si elle veut obtenir sa promotion, ce n’est pas idéal de draguer ouvertement un collègue, j’imagine.

Ce qui est bien, c’est qu’on ne traîne pas trop à reprendre ensuite l’enquête. Cordell convoque une réunion avec toute l’équipe pour leur proposer de chasser plein de pistes à la fois, afin de peut-être tomber sur le Jackal. Bref, il faut vérifier toutes les pistes et tous les petits crimes en croisant bien fort les doigts.

Bon, après, faut pas rêver : chaque cas est traité à l’arrache hors écran pour réduire les pistes à un seul nom, Dave Sloane. D’après Cordell, il correspond bien au profil qu’on recherche, parce qu’il gère mal ses accès de violence et que ça correspond justement à ses souvenirs. On a ainsi droit à un petit flashback, un de plus. Et c’est tellement nul de voir que Cordell connaît Luna depuis tant de temps sans en avoir jamais parlé avant.

Bien sûr, ça me paraît tôt pour que Dave soit vraiment le suspect que les rangers cherchent. Cordell est persuadé qu’il a affaire au pire criminel avant même de lui parler, alors ça tourne un peu mal quand il le confronte. Pourtant, Dave a un alibi solide : c’est un flic qui lui procure, car c’est son parrain aux alcooliques anonymes. Bim, c’était encore une fausse piste. Et en même temps, Cassie souligne que ce n’était pas surprenant, parce que leur liste de suspects potentiels était quand même sacrément random.

Cordell est agacé que ça ne mène nulle part, car Dave était leur dernier suspect potentiel. Il se renfrogne et devient assez insupportable, même si ça peut se comprendre. Les impasses au boulot, ce n’est pas agréable ; mais quand en plus, il s’agit d’une impasse pour stopper un serial killer, j’imagine que ça pose un sacré problème. Cassie et Luna ne semblent pas s’inquiéter outre mesure poru Cordell, alors qu’il est assez évident que, comme James, il est en train de se laisser consumer par cette affaire – il envoie même bouler sa mère quand elle prend de ses nouvelles, pour finir dans son bureau qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de James il y a deux épisodes.

Luna et Cassie essaient d’être discrets dans leur relation. Ils décident donc de sortir ensemble dans un bar d’Austin, parce que c’est la définition même de la discrétion. Il est toutefois drôle de les voir finir en soirée karaoké, puis au lit, évidemment. Je vous jure, ils n’ont pas intérêt à nous pondre que c’est Luna le Jackal, parce que ça va me souler s’ils refont ça à Cassie. Vraiment. Elle tombe si vite amoureuse, en même temps.

Bonne piste

Le lendemain, ils retournent au boulot comme si de rien n’était, pour mieux tomber sur un Cordell qui ne lâche pas son affaire, même quand il rentre chez lui. Il a un nouveau suspect en tête et entraîne Luna et Cassie avec lui, bien malgré eux. Cassie souligne qu’il ferait mieux de suivre les conseils et le nouvel exemple de James, qui laisse son boulot au boulot. Franchement, le rétablissement de ce personnage s’est fait à une vitesse vraiment abusée.

Bon, en tout cas, le trio tombe sur une planque qui pourrait bien être celle du Jackal. Tous les indices concordent, au point d’effrayer Cassie. Finalement, Walker repère le suspect et lui court après, pour mieux se faire assommer. C’est con. Il s’en tire relativement bien cela dit : le suspect le laisse en vie, ce que même lui ne comprend pas. Pourtant, il sort du mode opératoire habituel du Jackal. Bordel, ils ont donc enfin leur suspect ? Il n’est pas arrêté, mais c’est un bon début. En plus, ça donne une longueur d’avance à Cassie pour sa promotion – et franchement, je lui souhaite de l’avoir, elle a abandonné Quantico pour eux quand même ! Bon, et du coup, elle se décide à sortir publiquement avec Luna, parce que James lui fait une petite réflexion sur le fait qu’il est une bonne personne ? Ridicule.

Les Walker

Pendant ce temps, Liam continue sa rééducation. Je suis partagé : je trouve ça cool que la série nous montre qu’une rééducation, c’est un travail de tous les instants ; mais j’en ai un peu marre de voir l’acteur faire semblant de galérer à faire du sport. Il est coincé dans la barraque à tous les épisodes, ça devient lourd. En plus, ça ne l’empêche pas de faire quelques gaffes, en apprenant à son père que Ben va désormais bosser avec Abby. Bordel, les grands-parents ne me manquaient pas. Apparemment, le vieux prend mal de ne pas être au courant de tout ce que fait Abby.

En fin d’épisode, et sans qu’on ne sache exactement pourquoi, Liam débarque aussi chez Cordell pour l’engueuler. Son but est que Cordell s’occupe enfin de ses gosses. Je suis assez d’accord avec Liam sur le fond, mais ça fait deux ou trois épisodes qu’il ne s’occupe plus vraiment de Stella et Liam alors pourquoi insiste-t-il maintenant pour dire qu’il le fait, hein ?

D’ailleurs, en parallèle de tout le reste, Stella et August continuent de mener l’enquête aussi. Ils tournent en rond, avec peu de pistes et l’éternel refrain du « on devrait prévenir papa ». Franchement, depuis le début de la saison – et avec Saddie avant – ils passent leur temps à changer d’avis sans jamais être du même avis en même temps, et ça devient lourd. Notons que Witt recontacte Stella aussi et qu’ensuite, Stella a envie de prendre des cours de self-defense avec son père. Putain, elle ne veut pas parler à son père de ce qui la préoccupe, mais elle veut des cours ? C’est vrai qu’il ne va poser aucune question.

Bon, en tout cas, les Walker sont des sportifs, soyons-en sûrs. Pendant qu’Augie s’entraîne à son camp, Stella prend donc des cours… mais avec son grand-père, Cordell étant occupé à bosser (pour une fois que ça arrive !). Cela permet à Stella d’assister à une dispute entre ses grands-parents, et tenter de faire de l’humour en plus. Qu’est-ce qu’elle peut être stupide quand elle s’y met.

De son côté, August passe un test important pour savoir s’il pourra devenir cadet dans l’armée. À ce stade, j’ai vraiment l’impression que les scénaristes improvisent chaque fois quelque chose pour ce personnage. Il n’en a jamais été question avant cet épisode de ce test, et là en deux scènes, il y est déjà ? Cela me semble trop rapide, franchement. Bien sûr, il s’agit d’une course d’obstacles en temps limité, mais August prend le temps de revenir en arrière pour encourager un de ses camarades, Ralph, suivant ainsi les conseils donnés par Trey lors de l’entraînement. N’est-il pas mignon ?

Il est un peu triste que son père rate son grand jour, ça se voit, mais bon, Cordell a presque une excuse : il s’est fait assommer par un serial-killer, tout de même. Et puis, le cliffhanger nous prouve qu’il est toujours obsédé par celui-ci aussi…

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer