9-1-1 Nashville – S01E06 – Good Southern Manors – 15/20

C’est mieux que la série-mère, assurément, mais ce n’est pas non plus un épisode de pause qui me laisse sur un suspense insoutenable. Tout est assez prévisible et manque de se concentrer sur les personnages : il n’y en a que deux vraiment mis en avant dans l’épisode et c’est dommage de ne pas réussir à mieux équilibrer cette première saison. Ceci étant dit, c’est de loin l’épisode pré-hiatus qui me donne le plus envie de voir la suite. Rendez-vous en janvier, donc.

Spoilers

Don a aussi un beau-père pour ajouter au drama familial, Cam fait face à une menace inattendue au boulot.


How much money is a life worth ?

J’ai totalement oublié de vous publier cet article (et quelques autres, d’ailleurs) alors je me rattrape, à défaut d’avoir prévu un beau calendrier de l’avent cette année… Voilà donc un épisode bien peu marquant.

Il commence par une première intervention intéressante et qui aurait pu être un gros événement de début de saison, mais eh, c’est la pause après tout : un bateau de tourisme se fait détourner et se dirige droit vers un pont touristique de la ville. Les gens à bord du bateau se préparent à un crash digne du Titanic. Quoi, il n’y a pas de canot de sauvetage ? Étrange, tout ça.

Deux jours plus tôt, nous suivons toujours autant de personnages qu’on ne connaît pas : nous assistons ainsi à la visite et dégustation d’une distillerie – bon, je ne sais pas si c’est le bon mot pour le whisky, j’avoue. On se centre surtout sur un couple gay qui effectue la visite et veut en avoir pour son argent : l’un d’entre eux boit tout le whisky et finit par convaincre son partenaire de faire de même. Les deux finissent bien vite bourrés et ça provoque inévitablement un accident.

Au départ, ce n’est quasiment rien, juste un peu de sang pissé par le bras. Le problème, c’est que ça détourne l’attention et personne ne se rend compte du vrai danger : en tombant sur une machine, l’homme a déplacé un interrupteur qui gérait la pression de la machine. Cette dernière prend feu et provoque toute une série d’explosion.

Bref, la distillerie est mal en point. Quand les pompiers arrivent sur place, ils ont droit à de grosses explosions, des déchets qui leur tombent dessus et plein de choses à gérer. Parmi elles, Don doit surtout gérer son beau-père. Et oui, c’est le père de Blythe qui gère cette usine fabriquant du whisky. C’est donc de là que vient toute la fortune familiale ? Oui, mais Don ne parle plus à son beau-père. On finit par découvrir que c’est parce qu’il a déshérité Ryan, rien que ça, en apprenant qu’il choisissait de devenir pompier plutôt que de rejoindre l’entreprise familiale. C’est si nul. Enfin, nul de sa part.

Pour la série, c’est assez basique pour faire du drama. Bien sûr, l’incendie est l’occasion d’une nouvelle tension familiale : Don prend la décision de faire éclater les cuves du vin le plus précieux du vieil homme, détruites par Ryan lui-même. Oh, ça se fait pour une bonne raison : l’explosion qui résulterait d’un incendie dans la pièce où sont ces cuves serait trop dévastatrice et tuerait toute l’équipe de Don.

Le drama familial s’intensifie en tout cas et ce n’est pas une bonne nouvelle pour Don. Blue découvre un peu plus sa famille, au moins, et le reste de l’équipe continue de faire de la figuration au milieu de tout ça. La haine du grand-père ? Elle revient au centre de la table bien vite quand Don apprend par son chef que le budget de la ville va être drastiquement réduit.

C’est simple, il va perdre de l’équipement, du salaire pour ses hommes et surtout cinq pompiers. Et ce sera le cas pour toutes les casernes. Face à cette nouvelle, le chef des pompiers demande à Don d’utiliser son lien familial avec le père de Blythe pour avoir à nouveau un joli financement. Cela ne sort pas de nulle part : le grand-père a déjà financé une rénovation de la caserne 113 quand il était en bon terme avec son beau-fils. Tout le monde s’en souvient et tout le monde espère un nouveau financement.

C’est amusant, on va dire. Cela mène à une réunion de la réconciliation pour Blythe, Don et le père de Blythe. En vrai, c’est surprenant de les voir se réunir autour d’une table et de simples verres d’eau. Ils parviennent assez vite à un accord, en plus : le père de Blythe accepte de donner de l’argent en échange de Don reconnaissant qu’il a détruit le whisky par petite vengeance personnelle, ce qu’il fait d’une certaine manière. Pourquoi pas. Le problème, c’est que le grand-père ne se contente pas de ça : il demande à ce que Blue soit viré.

Évidemment, il a appris que Blue était le fils de son beau-fils et il l’a appris par le chef des pompiers plutôt que par sa famille. Don ne peut tolérer ça et, à vrai dire, Blythe ne semble pas non plus être prête à l’entendre. Malheureusement, Don pète un câble – et un verre – ce qui ne joue pas en sa faveur, mais eh, on est quand même de son côté parce qu’on ne veut pas le voir se séparer de Blue.

Bizarrement, Don est prêt à l’envisager pourtant. Il en parle à Ryan et se prépare même à virer Blue… jusqu’à ce qu’il comprenne, en parlant avec Blue, qu’il a de quoi faire pression sur son beau-père lui aussi. En effet, il se rend compte que s’il manquait de l’eau pour éteindre l’incendie de la distillerie, c’est en fait à cause de son beau-père : il a eu la bonne idée de détourner l’eau de la ville pour avoir la clim dans sa distillerie de manière moins onéreuse. Ben super

Le beau-père prend mal le chantage, mais on voit bien que ça aura son effet sur du plus long terme. Bien sûr, le beau-père appelle aussitôt sa fille pour lui expliquer ce qu’il se passe. Depuis son cheval, Blythe s’en plaint à Don, parce que ce n’est pas ce qu’il aurait dû faire selon elle. Mouais. Je trouve au contraire que c’était une bonne idée, moi.

En parallèle, il y a toute une intrigue au centre d’appels qui m’a bien plus convaincu. J’ai toujours préféré les intrigues autour du centre d’appels dans toutes les séries de la franchise, alors ce n’est pas si étonnant. Je crois aussi que je commence à me faire à la présence de Cammie et que je l’aime bien. Eh, ça change.

Bon, cela dit, l’intrigue est loin d’être parfaite : on découvre en effet que le centre d’appel revient trop cher à la ville et qu’il dépasse totalement la moyenne des autres grandes villes. Eh, je trouve ça malin que ça nous explique que l’appel en visio utilisé par Cam est vraiment une de ses idées de financement (avec l’argent hérité de son défunt mari) tout en nous expliquant pourquoi on ne le voit pas dans les autres séries de la franchise. En revanche, ce n’est pas bien malin de nous dire que pour faire face à ce problème budgétaire, la ville a fait appel à des experts qui ont déjà réduit le budget des centres d’appels dans d’autres grandes villes comme Los Angeles. Il me semble qu’on aurait vu Maddie faire la leçon à ces abrutis en costards et tailleurs si elle avait dû leur faire face, non ?

Bref. Cela permet à la série de présenter quelques collègues de Cam et je suis vraiment pour : plus on me met des personnages dans le centre, plus je suis content car ça multiplie les possibilités d’intrigues. Je suis même triste qu’ils virent la bitch de service, celle qui dit tout haut et méchamment ce que tout le monde pense tout bas, parce qu’elle m’a bien fait rire.

Oui, il y a donc toute une équipe qui est présente dans le centre pour superviser les appels et faire en sorte de trouver où faire des économies. On se croirait presque dans les services publics français quand cette obsession des économies finit par faire plus de dégâts qu’autre chose dans un métier qui doit être profondément humain. Difficile de chronométrer les appels et de demander aux opérateurs de faire plus court quand il s’agit de sauver des vies.

On voit ainsi les riches technocrates demander d’écourter des appels, et on suit tout un tas de petites interventions. Ils interviennent directement dans les appels, donnant des ordres aux opérateurs, quitte à les stresser davantage. Ainsi, quand Cam doit se débrouiller pour aider une babysitter à retrouver un petit garçon perdu, elle fait une erreur qui pourrait lui coûter la vie : elle entend mal le numéro de la machine à laver dans lequel est coincé le gamin et donne les mauvaises instructions. Tout est bien qui finit bien, mais Cam réaffirme qu’il est normal d’être poli et de prendre son temps dans les appels pour bien faire son job.

Elle fait ensuite le chantage le plus ridicule de l’histoire des chantages, en menaçant une personne qui veut la virer de… démissionner ? Elle n’attend que ça, en fait ? C’est un brin ridicule. Le chantage est en tout cas qu’elle ne veut pas qu’on écoute ses appels pour lui donner des ordres, parce que ça la déconcentre et peut provoquer des problèmes plus graves. Certes.

Par chance, il y a ensuite un cas qui permet à Cam de justifier pourquoi ses si bonnes idées qui coûtent chères sont indispensables à la ville : elle a l’occasion d’utiliser la fonction visio des appels d’urgence avec une femme qui est en train de s’étouffer dans sa chambre d’hôtel et ne parvient pas à expliquer ce qui lui arrive, à défaut de pouvoir parler. Son appel a déjà été mis de côté par deux collègues de Cam, sous ordre des technocrates. Finalement, grâce à la vidéo, Cam sauve la femme.

Elle fait d’une pierre trois coups : elle sauve une vie, elle prouve qu’elle est utile et elle prend sa revanche sur la vie, parce qu’elle n’a pas réussi à sauver son mari s’étouffant au restaurant il y a quelques années. Pauvre Cam. Pauvre nana qui doit virer tout le monde aussi, parce qu’elle se reconnaît dans cette femme seule s’étouffant dans sa chambre d’hôtel. Par conséquent, elle décide de ne pas virer Cam et même de prendre quelques leçons de politesse pour virer le manager de Cam avec le bon timing. Personne ne le regrettera : il trahit ses collègues et détourne de l’argent depuis plusieurs années. Superbe.

L’épisode pourrait donc se terminer sur un happy end, mais nous sommes sur un épisode qui précède une pause d’un mois et demi. Par conséquent, on en revient au début de l’épisode pour mieux découvrir qu’il n’y a pas que le bateau qui est piraté. En fait, c’est tout le système d’urgence qui l’est : la police, les pompiers, le centre d’appels… Tout le monde est submergé d’alerte et du piratage avec une tête de mort sur les écrans.

Grey’s nous a déjà fait le coup du ransomware il y a quelques années, mais dans 9-1-1, on ne vise pas qu’un hôpital : on vise toute une ville, avec des alertes tornade (encore ?), tremblement de terre et pourquoi pas alerte nucléaire. Cela promet pour l’épisode de retour, il va y avoir du grabuge. En plus, la ville a six heures pour débloquer 10 millions de dollars.

Oh, et bien évidemment, dans l’entre-deux, il nous faut aussi un cliffhanger sur la survie d’un personnage. À cause d’une alarme qui résonne dans la campagne où Blythe montait son cheval, notre super cavalière tombe et se blesse. Alors survivra-t-elle lol ?

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9-1-1 – S09E06 – Family History – 12/20

Certes, c’est mieux que les épisodes dans l’espace, mais les situations paraissent franchement forcées dans cet épisode. Les bonnes idées tombent à plat car on les voit venir à des kilomètres, les mauvaises idées continuent d’abandonner et ça fait que l’épisode est franchement moyen. C’est bête pour une mi-saison, mais il n’y a pas tellement d’enjeux, des persos qu’on ne suit pas vraiment et qui font du surplace, des cas médicaux vite expédiés. Eh, que sont-ils devenus ?

Spoilers

Alors qu’Harry veut intégrer l’académie, Athena est confrontée au passé lorsqu’elle intervient sur une tentative de suicide d’adolescente.


What do you think the team wants ?

Oh la, ça fait plus d’une semaine que l’épisode a été diffusé – quasi deux, en fait – et je n’ai toujours pas pris le temps de voir ? Cela en dit long à la fois sur ma capacité à me laisser déborder par le taf (bon, et le concert de Lady Gaga, on ne va pas se mentir !) et sur ma volonté à voir cette saison. C’est un début raté, j’espère que la pause ce sera mieux car, non, cet épisode ne remonte pas vraiment le niveau.

Maggie commence l’épisode par convaincre son mari de reprendre le poste de capitaine qu’il ne voulait pas. Pff. J’ai l’impression qu’on tourne en rond et qu’on perd du temps avec cette intrigue. C’est fou quand même, c’était réglé en fin de saison dernière et ça fait six épisodes qu’on y a droit désormais. C’est chiant, on sait vers quoi on va et le faux suspense ne prend pas du tout.

La première intervention de l’épisode nous permet d’assister à une réunion de famille un peu dérangeante où la nouvelle venue ne veut pas jouer à tirer la corde avec sa belle-famille. Elle fait bien, ils se coupent tous les doigts. J’ai eu du mal à ne pas rire face à l’improbable moment que ça représentait, mais bon, c’est 9-1-1, peut-on s’attendre à autre chose ? En vrai, ça permettait de bons gags sur les doigts à retrouver. C’est ce qu’il manquait avec les épisodes dans l’espace.

Lors de la deuxième intervention de l’épisode, Athena est confrontée à une situation qui semble sortie de son passé : une jeune fille essaie de se suicider et est retrouvée par sa mère. Athena arrive à temps pour sauver la gamine, mais ça se termine ensuite en enquête pour elle : elle comprend que la gamine était harcelée à l’école et par SMS, et elle veut savoir qui lui envoie des messages lui disant que ça ne vaut pas la peine de se lever le matin. Sympa.

Athena remonte la piste jusqu’à l’ancienne meilleure amie de la gamine, mais c’est pour mieux se rendre compte qu’elle n’est pas coupable. Elle envoie donc l’ancienne amie être une bonne amie à l’hôpital et continue son enquête. Durant la soirée, May tombe sur les captures d’écran imprimées et parle avec sa mère de sa propre tentative de suicide, de son soulagement de voir sa mère à son réveil.

Sans trop de surprise, Athena se sert de cette conversation pour résoudre son affaire : c’est la mère qui harcèle sa propre fille, pour renforcer le lien entre elles. Aha. C’est une bonne idée, mais je l’ai sentie venir dès le début de l’épisode malheureusement : le flashback était trop gros pour être anodin. Et puis, ça fait une bonne intrigue.

La solution est bien trop simpliste ensuite : la gamine qui a voulu se suicider se confronte à sa mère et lui dit qu’elle ne lui parlera plus jamais. Alors bon, je suis désolé pour elle, mais il y aura au minimum un procès, hein, et puis bon, la vie… Pas si simple de couper les ponts en étant ado, mais bon, nous sommes dans une série alors tout se passera bien.

Une troisième intervention voit les pompiers intervenir dans un cabinet médical de luxe où un docteur a laissé sa patiente faire une crise allergique pendant l’IRM sans même le voir. Il s’agit finalement d’une réaction allergique hyper rare que Chimney et Hen n’ont pas tant de mal à identifier. Malheureusement, cette intrigue se termine mal : la patiente meure. J’ai trouvé ça assez inattendu, franchement.

La suite empire encore les choses : Hen s’acharne sur un massage cardiaque qui ne sert à rien et est énervée après le médecin du spa qui a laissé la patiente mourir. Il essaie de lui diagnostiquer un petit quelque chose, mais elle refuse de le laisser parler. Pourtant, plus tard, une fois seule chez elle, Hen fait un malaise et s’effondre au sol. Elle se réveille plusieurs heures plus tard, mais prétend que rien ne s’est passée et qu’elle est restée coincée au travail. Pardon ? Cela n’a aucun sens de sa part, ça ne correspond pas du tout au personnage.

En fin d’épisode, Hen ne va toujours pas mieux mais continue d’ignorer ses problèmes médicaux. Pardon, mais comment c’est possible ? Et pourquoi on a encore une intrigue sur elle ? Si elle n’en parle à personne, Hen finit par se dire qu’un petit examen médical pourrait être bien, après une conversation avec Maddie sur sa patiente décédée. Elle se fait donc faire une IRM ensuite. Drôle de fin, mais je suppose que ça fait un bon cliffhanger de la savoir en danger d’une énième maladie. Après tout, maintenant, ils sont aussi capables de tuer les gens… mais si peu de temps après Bobby, c’est si peu probable que ça ne fonctionne pas du tout. Genre, vraiment, ça m’a plus fait lever les yeux au ciel qu’autre chose. En plus, pourquoi elle retourne voir le médecin qu’elle juge incompétent ?

Sinon, dans cet épisode, Harry est devenu pote avec Buck ? Je trouve que c’est un peu gros, ils ont fait quoi depuis le début de la série ? Une journée « ensemble » ? C’est pourtant vers Buck qu’Harry se tourne quand il a besoin d’aide pour entrer à l’académie. Il est invité sur place, pas accepté : il comprend qu’il a besoin d’un bon gros entraînement physique. C’est logique de se tourner vers Buck ? Pas sûr. Il a plus eu affaire à Chimney et Maddie qu’à Buck, je trouve. Bon, on va dire que Buck a la vibe tonton cool qui le motive.

On suit en tout cas l’entraînement d’Harry et le montage n’a pas réussi à beaucoup me convaincre. C’est peut-être parce qu’on nous a fait le même genre de scène avec Blue il y a peu de temps dans 9-1-1 Nashville ou peut-être parce que les exercices ne ressemblaient à rien. Les choses sont un peu plus compliquées pour Harry qui se voit refuser l’entrée à l’académie à cause de son passé : il a un casier judiciaire car il a été arrêté il y a deux saisons face à un raciste.

Pour autant, savoir que l’entrée chez les pompiers sera compliquée pour Harry ne suffit pas à ce que Buck le lâche et abandonne tout ça. Il se débrouille donc pour emmener Harry devant le restaurant où le chef des pompiers sera. Cela lui permet d’avoir un entretien avec le chef : il en ressort qu’il fait ce qu’il faut pour avoir une seconde chance. Il pourra donc être candidat dès le lundi suivant.

Ils croisent aussi Chimney sur place, parce que c’est lui qui mangeait avec le chef des pompiers. À la grande surprise générale d’absolument personne, Chimney est donc nommé capitaine de la 118. En fin d’épisode, notre équipe de pompiers habituelle offre une montre à Chimney, avec une petite inscription qui fait tirer une larmichette à Chimney. Pourquoi la série ne réussit plus du tout à m’émouvoir cette saison ? Mystère, mais vraiment, ça ne prend pas du tout.

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Wicked For Good : sont-elles enfin sans limite ?

Salut les sériephiles,

Oui, je suis de retour sur ce format d’article pour vous faire part de mon avis sur Wicked For Good que j’ai eu la chance de voir en avant-première hier soir. For Good, deuxième et dernier volet de l’adaptation de Wicked, ne se contente pas de prolonger l’histoire amorcée dans la première partie : il change de ton et prend des airs bien plus graves. Plus qu’un simple “acte 2”, c’est un film qui tient seul, porté par des choix de mise en scène affirmés et un attachement franchement viscéral à ses deux héroïnes de la part du réalisateur. Dit autrement, c’est un pari réussi.

Je suis content d’avoir évité la bande-annonce parce qu’elle en montre beaucoup trop. Même en avant-première, UGC n’a pas résisté à la projeter juste avant. Et c’est dommage. Ce film mérite qu’on le découvre à son rythme, sans avoir déjà vu certains de ses moments clés isolés hors contexte. Mais bon, mon combat contre les bandes-annonces n’a rien de nouveau et est apparemment perdu d’avance…

Voir aussi :

Wicked défie-t-il vraiment la gravité ?

Salut les sériephiles, Cette fois encore, je vous embarque pour un détour au cinéma avec la première partie de Wicked, adaptation de la célèbre comédie musicale très attendue… Qui sort (pas) demain (mais le 4 décembre). Découvert en avant-première ce week-end, le film m’a impressionné. Un univers visuel enchanteur Dès les premières minutes, Wicked transporte…

Une tonalité plus grave, des choix plus maîtrisés

Dès ses premières images, For Good est marquant par un choix graphique irréprochable. Le parallèle s’établit rapidement avec le premier et on plonge dans ce second volet en s’éloignant progressivement de la flamboyance chorégraphiée du premier opus (même si on a encore une pub de la MAAF pour Glinda en début de film). Les couleurs se font plus ternes dans la première demi-heure, les cadres plus étroits, les silences plus lourds. Le film abandonne progressivement les grands numéros collectifs pour se recentrer sur l’intime, sur les tensions, sur les regards. Et il y a même un moment où Glinda tourne littéralement le dos à un gros numéro collectif.

C’est un virage assumé, et parfaitement cohérent avec l’évolution de l’histoire : Elphaba est complètement isolée et on sent le poids de sa solitude. À l’inverse, Glinda est mal entourée, et ça se sent aussi, ça l’isole. Je regrette que la chronologie soit parfois un peu confuse, car le temps passe bien durant ce film, c’est sûr, mais on ne sait pas exactement combien de temps tout ça prend. L’insouciance a laissé place au conflit, à la douleur, à la solitude.

En ajoutant les photos à l’article, je me rends compte que je ne parle dans ma critique des looks des personnages, et wow, ces tenues sont sublimes à chaque fois, c’est dingue !

Un duo toujours aussi fort, avec un basculement subtil

Cynthia Erivo est, encore une fois, magistrale dans le rôle d’Elphaba. Ce qui me frappe particulièrement ici, par contre, c’est à quel point Glinda devient peu à peu le centre émotionnel du récit. C’est mon point de vue, ce ne sera pas forcément celui de tout le monde, mais pour moi, elle est clairement le point d’ancrage de ce film. C’est sur elle qu’on se concentre et, bon, le titre est sur fond rose pour ce film, là où il était sur fond vert pour le premier… Ce n’est pas un hasard. C’est parfois un peu frustrant car Elphaba est supposée être l’héroïne (et elle le reste hein) et elle manque dans plusieurs scènes…

Cela dit, Ariana Grande livre une performance étonnamment nuancée qui fait que je ne peux qu’être content qu’on s’attarde autant sur son personnage et son évolution. Là où elle brillait par son humour dans le premier film, elle impressionne ici par son intensité silencieuse et le drame qu’elle peut très bien faire passer. Son regard suffit à exprimer la trahison, la blessure et l’évolution de son personnage. C’est le type de jeu qu’on ne s’attend pas forcément à voir dans une adaptation musicale à grand spectacle et c’est exactement ce qui rend ce For Good si particulier. Et puis, elle n’est pas actrice à l’origine ! Pourquoi elle a du talent à la fois dans le comique et le drame, franchement ? Certes, elle est aidée par ses collègues tout aussi géniaux, mais wow, elle m’a transporté tout le film !

Si c’est bien la relation entre Elphaba et Glinda qui est au cœur de tout, Glinda me paraît être celle qui évolue le plus et le mieux. La relation avec Elphaba donne toutefois tout son sens au titre du film ; For Good, en clin d’œil à la chanson phare de la comédie musicale, et donc aussi à la trace que laisse une rencontre, une amitié, dans une vie. Les jeux de regards des deux héroïnes justifient vraiment le passage sur grand écran. Et puis cette amitié pleine d’amour est tellement crédible, l’alchimie entre elles crève l’écran ! C’est magnifique quand les voix fusionnent dans For Good.

Des chansons plus discrètes mais habilement réinventées

Puisqu’on en parle, je m’y attendais, mais vraiment, les chansons du deuxième acte sont moins percutantes que celles du premier. Ce serait franchement injuste de s’arrêter à ça : les chansons du premier volet sont bien plus connues et cultes que celles de la deuxième partie, mais eh, il y a de très belles pépites aussi dans ce film (j’ai particulièrement hâte de réentendre les chansons plus percutantes d’Elphaba, particulièrement No Good Deed, qui est d’une puissance vocale impressionnante).

La force de ce deuxième opus, c’est d’avoir su transformer cette faiblesse apparente en opportunité. Les morceaux sont revisités, certains moments réorchestrés, et les échos avec la première partie pensés avec finesse. Le film travaille dans le détail, dans l’émotion et offre parfois des surprises bienvenues. Malgré tout, j’ai parfois trouvé que certains effets visuels (notamment les jeux de miroirs sur la chanson d’Ariana Grande seule dans son palais à parler de bulle zzz) s’autorisaient un peu trop de clinquant. C’est dommage de vouloir se prendre autant au sérieux dans la réalisation, ce n’était pas utile, ça m’a sorti de l’émotion de la chanson (mais c’est aussi la chanson qui m’a le moins convaincu). Le film n’a pas toujours besoin de se contempler dans sa propre mise en scène pour émouvoir — et il est plus fort quand il se retient… No Good Deeds, donc.

Bref, c’est vraiment pour aller chercher de quoi chipoter dans les détails ; autant vous dire que j’attends la bande originale avec impatience. Vendredi ne viendra jamais assez vite.

Nessa, et l’ombre des personnages sacrifiés

Il y a un personnage que j’attendais tout particulièrement dans cette seconde partie : Nessarose. J’ai particulièrement accroché à son intrigue dans la première partie et je savais bien vers quoi on se dirigeait ici. J’avais espoir qu’elle soit davantage développée, et ça a été un peu le cas. Je vais un tout petit peu spoilé dans ce paragraphe, attention. Malheureusement, comme dans la première partie, son arc est précipité. C’est le problème des personnages secondaires, je suppose. Son basculement dans la colère et la solitude se fait plus entre les films que dans ce second film, alors que ça aurait pu être bouleversant de le voir porté à l’écran. C’est trop rapide. Elle devient « méchante » parce que l’histoire le réclame, mais sans qu’on ait vraiment eu le temps de voir son monde s’effondrer.

Et c’est bien dommage, car Nessa aurait pu porter, à elle seule, un récit parallèle : celui d’une femme invisible, exclue, abandonnée. Le film ne lui accorde pas cette place. Et ça me frustre, parce que beaucoup se joue dans la suggestion. Ce n’est pas la seule et heureusement que les acteurs sont excellents pour faire sentir tout ce qui n’est pas montré ! Ce traitement condensé touche ainsi à peu près tous les personnages secondaires, et certains n’ont même pas vraiment de fin (les amis de Glinda par exemple). C’est un effet sans doute inévitable dans une adaptation limitée à deux films, mais qui donne envie d’imaginer ce qu’une trilogie aurait pu proposer. Oui, oui, une trilogie.

Je ne suis quand même pas le seul à être frustré, si ? Quand je pense que certains disaient que c’était idiot de faire deux films et qu’il n’en aurait fallu qu’un !

Comme dans la première partie, on ressent ainsi les contraintes de l’adaptation. Deux films, un univers riche, de l’inclusion (tiens, d’ailleurs, il y a une petite retouche dans l’histoire de Nessa ; ça fonctionne), des enjeux multiples ; il faut inévitablement faire des choix. Certes, For Good choisit très bien, mais on sent que certains fils narratifs, notamment autour du Magicien d’Oz, auraient mérité plus d’espace. Tout est suggéré en ce qui concerne l’œuvre originale, jamais vraiment exploré. Le film préfère rester focalisé sur ses deux héroïnes, et c’est un choix cohérent, fidèle au musical et au roman.

Fiyero n’est pas le personnage le plus subtil du grand écran, mais qu’est-ce qu’il fonctionne bien aussi dans les choix qu’il doit prendre en cours de film !

Mais j’avoue : j’aurais rêvé d’une troisième partie qui laisse le temps d’adapter aussi Le Magicien d’Oz en parallèle, en nous montrant le périple de Dorothy aussi. Oui, je suis gourmand, mais c’est un peu frustrant par moment. Et puis, je n’en parle presque pas, mais Jonathan Bailey est grandiose aussi et j’aurais tellement aimé l’avoir plus longtemps sur grand écran (là aussi, c’est gourmand, après tout, il a une scène un brin dénudé, c’est déjà bien, que demande le peuple ?).

Et la fin ?

Sans rien dévoiler, le dernier acte est parfaitement mené. L’émotion monte doucement, sans excès, jusqu’à un dernier plan qui m’a tellement plu. Tout est là : ce qu’on ne dit pas, ce qu’on espère, ce qu’on perd. C’est dans ces moments silencieux que For Good devient un grand film, et après un quart d’heures très vif et riche en révélations, la toute fin accomplit ce que le film visait. C’est fluide, ça semble se faire sans effort et c’est en grande partie pour ça que je considère que le film tourne surtout autour de Glinda. Il manque peut-être une réplique, dans le premier, sur son personnage et sa difficulté à faire de la magie parce que tout a toujours été simple dans sa vie, mais c’est un détail que la performance des actrices balaie sans mal.

J’adore aussi tout le message politique que l’on peut tirer de l’œuvre. Non seulement la réécriture d’Oz fonctionne, mais en plus, il est question de la perception du public, de la manipulation des masses et de la nécessité d’un grand méchant en commun… Des questions qui sont très au goût du jour, je pense. La résolution est d’ailleurs un brin trop simpliste, mais ça fait du bien aussi d’avoir un bout d’happy end dans une fin forte en émotion que je ne peux pas qualifier d’happy end. Comme j’aime les fins tristes et pas trop joyeuses, je suis servi. Mais à nouveau, j’en dis déjà trop, je ne veux rien spoiler si vous ne l’avez pas vu !

En bref, For Good est une suite qui prend des risques et qui mérite d’être plus applaudi que ce que j’ai pu entendre en fin de film hier. Certes, cette deuxième partie est moins flamboyante, plus émotionnelle, plus lente parfois, mais aussi plus profonde. Là où certaines critiques la trouvent en demi-teinte, je la trouve plus mature, plus forte, plus marquante que le premier film. C’est fluide tout du long, comme pour le premier, mais les enjeux y sont plus forts et les révélations finales bien plus marquantes que dans le premier film où on savait bien ce qu’on venait voir (c’est dans le titre, quoi). J’aime qu’on ne réduise jamais à des archétypes les deux héroïnes et que le film parle d’amitié, de différence, de choix. Et malgré les frustrations, malgré les scènes un peu rushées ou certains effets de style qui se prennent trop au sérieux, cette adaptation réussit quelque chose d’essentiel : elle touche vraiment, elle est marquante. Son esthétique est folle et donne envie d’aller vivre à Oz, malgré les machinations politiques.

Allez le (re)voir.

Je n’ai pas honte de le dire : oui, j’ai déjà envie de le revoir et surtout de réécouter la BO. La conclusion de cet article est du coup bien trop facile, vous allez voir, et un peu spoiler si vous ne connaissez pas le spectacle ou n’avez pas encore vu le film, mais eh, je n’y résiste pas : le film, comme la chanson dont il tire son nom, parle de la façon dont certaines personnes changent nos vies “for good”. C’est culte quand le duo le chante dans le spectacle. Ce film, en y ajoutant une brillante adaptation de comédie musicale que je reverrai plein de fois, il change un peu ma vie aussi. For good.

Grey’s Anatomy – S22E06 – When I Crash – 15/20

Je reste sur ma lancée concernant cette saison : ils ont déjà fait beaucoup mieux que ça ! Même avec des intrigues qui cherchent à boucler ce premier tiers de saison avant une pause de deux mois, même avec des bons moments, même avec des retours de personnages, tout ça est un peu trop rushé à mon goût. J’ai eu l’impression d’être déconnecté de ce qui arrivait une bonne partie de l’épisode, peut-être parce que je sentais trop vers quoi on se dirigeait dans chaque intrigue. La formule n’est pas réinventée avec cet épisode, donc. Mais en même temps, pourquoi la réinventer puisque ça fonctionne ?

Spoilers

Jo est hospitalisée, Owen assiste à un accident de bus (mais on s’en fout, en fait).


In the end, all you can do is hope for the best.

Bordel, y a rien qui va avec le début de cet épisode. Déjà, je suis en retard, mais j’ai trop envie de le voir donc je le lance quand même. Ensuite, ils se souviennent soudainement de la caravane que l’on n’a pas dû voir depuis genre un mois, et enfin, parce que cette première scène est concentrée sur Owen qui couche avec Nora et Teddy qui est imblairable à débarquer avec les enfants sans prévenir. Enfin. Elle a prévenu, d’accord, mais en l’absence de réponse, tu ne t’imposes pas comme ça, non ?

Owen enchaîne avec une sacrée matinée, puisqu’en chemin pour l’hôpital, il assiste à un gros accident de voiture – et de bus plus précisément. Oh, Georges, tu nous manques. Bon, les victimes de cet accident de bus ont un peu de la chance d’avoir Owen à proximité, tout de même. Après tout, il est un chirurgien habitué à des situations catastrophiques d’urgence. En plus, comme Teddy est à proximité, il peut l’appeler et lui demander d’aider une jeune cycliste prise au piège sous le bus en question.

Cela me rappelle que Station 19 manque beaucoup trop : on est clairement sur une intervention où il serait logique d’avoir au moins un pompier de la caserne sur scène, non ? Cela aurait été une super pause de mi-saison de les revoir ! En plus, ils n’auraient pas fait les erreurs de base complètement stupides de Teddy. En effet, elle décide de passer sous le bus alors que celui-ci n’est pas sécurisé.

Son but est évidemment de venir en aide à la cycliste, mais ça pourrait mal tourner. Et soyons honnêtes : je ne supporte plus le personnage, mais je n’ai pas envie qu’elle meure, parce que ça nous rajouterait encore du trauma d’Owen pour deux ans ! Bon, bref, la patiente est amenée à l’hôpital où on la perd clairement de vue pour le reste de l’épisode. Forcément : c’est Helm qui s’occupe d’elle, donc bon, on ne va quand même pas suivre.

Oui, Helm sort d’absolument nulle part dans cet épisode, mais il paraît qu’elle était dans le sud de la France. Non, vraiment, c’est tellement nul d’avoir le casting présent de manière aléatoire comme ça. Elle a raté tout le premier tiers de la saison et on doit agir comme si c’était parfaitement normal ? Elle est tellement maltraitée l’actrice. Elle va clairement se barrer du jour au lendemain, non ? Bon, ce ne serait pas la première.

Au lieu de s’intéresser à elle, les scénaristes préfèrent donc bien évidemment nous imposer encore du Teddy/Owen, avec le cas de Nora nue qui se dresse entre eux désormais. Ils s’engueulent encore, blessés de ne pas réussir à en arriver à un stade où il n’y a plus rien de compliqué entre eux. En même temps, ça fait quoi ? Trois semaines qu’ils parlent divorce ? Ils ont déjà chacun une copine, ça n’aide pas. Bien sûr qu’ils rushent les choses, contrairement à ce qu’ils disent, quoi. Bref, même si j’adore l’actrice, je suis content de voir Nora rompre avec Owen. C’est tout ce qu’il mérite et grand bien lui fasse à elle : être en couple avec Owen, c’est une mauvaise idée pour sa propre survie.

Suite au cliffhanger de la semaine précédente, Jo est alitée pour sept semaines. Elle est inquiète de cette rupture prématurée de la poche des eaux et demande évidemment un check-up complet. Bon, c’est l’occasion de nous introduire Iris, là où Carina aurait été parfaite (mais bon, le but est apparemment un flirt avec Winston ? Faut qu’il arrête de flirter avec tout le monde lui !) et de nous montrer que Lincoln est non seulement un patient nul, mais aussi un aidant horrible. Il est méga stressant.

Je ne doute pas que l’épisode va lui donner raison, mais j’ai trouvé ça terrible de le voir étouffer Jo comme il le fait. Heureusement qu’elle est amoureuse, hein. Il n’écoute rien de ce qu’elle lui dit, n’écoute pas non plus les indices qu’elle balance pour qu’il la laisse tranquille et elle est forcée de garder une poker face devant lui alors qu’elle est paniquée. Évidemment.

J’espère en tout cas qu’ils ont une bonne assurance et une bonne mutuelle ce jeune couple marié, parce que la situation dégénère encore pour eux. Lincoln est à peine sorti de son lit d’hôpital que c’est à Jo d’y être coincée avec un problème cardiaque qui met à risque la grossesse – mais aussi sa vie. C’est terrible. Elle sait parfaitement ce qui est en train d’arriver quand Winston et Ben le lui disent, mais Lincoln, plutôt que de rester avec elle, fuit pour aller voir les médecins et avoir un petit shot de réalité. Je ne l’aime tellement pas Lincoln cette saison !

Bien sûr, le cas de Jo se complique pour la fin d’épisode. Ne peut-on pas la laisser tranquille deux minutes, sérieusement ? La pauvre. Sa condition se dégradant, elle est emmenée en urgences au bloc opératoire, tout en ayant conscience de ce qui lui arrive.

Bailey est prise par surprise quand elle découvre que le cours qu’elle avait prévu avec les internes est annulée par Richard. C’est Ben qui se retrouve à lui annoncer, parce qu’apparemment Richard n’a pas pris le temps de la prévenir. Sympathique, cet hôpital. Pour ne rien arranger, Richard demande aux résidents d’augmenter leur nombre de résolution de cas de 10%. Pardon ? On se croirait dans les sévices publiques, dis-donc.

En tout cas, l’accident de bus est une aubaine pour eux. Jules paraît drôlement sans cœur, mais bon, je la comprends, d’une certaine manière. Bailey, elle, est forcée de travailler avec Richard dans cet épisode, ce qui aide pour qu’ils règlent les tensions entre eux. En théorie. En pratique, ils ne font que s’embrouiller, notamment sur le cas d’un patient que Bailey veut déclarer mort quand Richard, lui, ne souhaite pas abandonner. Et il a raison : grâce à de multiples efforts, le cœur repart.

Le problème, c’est que Richard est appelé ensuite sur une autre urgence et il n’a plus confiance en Bailey. Euh ? Cela sort de nulle part cette histoire, tout de même, non ? En tout cas, Jules est ravie d’être d’une opération qui consiste clairement à ranimer un mort à la vie. Elle prend même assez la confiance pour inviter Winston à boire un verre – dommage que Winston trouve mieux à faire (surtout qu’on aurait préféré qu’il ne fasse rien).

En revanche, pendant que Richard et Bailey se retrouvent à essayer de sauver la vie d’un homme, Simone et Bryant se retrouvent à devoir gérer l’autiste qu’il accompagnait. Ce dernier est blessé, mais ne communique pas : il a un casque anti-bruit, beaucoup de stress et refuse l’aide que les médecins veulent lui apporter.

Simone galère beaucoup, Bryant réussit une approche plus fluide grâce au basket et à deux, ils font une bonne équipe pour lui apporter le soin dont il a besoin. Les scénaristes en font des caisses pour les rapprocher et les foutre en couple. J’en ai tellement rien à faire de son couple avec Lucas que ça me va bien si elle finit avec Bryant finalement. Simone est devenue franchement agaçante, de toute manière, et sa manière de dévorer Bryant des yeux quand il décide de rester avec le patient qu’il est en train de soigner plutôt que d’aller intuber un autre, sérieusement, c’était abusé. Ceci étant, j’aime bien la relation qui se noue entre Bryant et le patient. Simone et Bryant, bof. Elle a assez de classe pour ne pas céder à ses avances, pour l’instant, et c’est bien.

Pour augmenter son nombre de cas, Kwan fait un peu de chantage à Mohanty : elle lui doit une faveur et il en profite pour récupérer un cas qu’elle a pourtant refusé avant à Lucas. Elle le sent mal, mais elle se laisse convaincre. Allez, encore deux qui vont finir en couple. En tout cas, Kwan est au courant de tout ça, mais il fait quand même appel à Lucas pour lui venir en aide quand il est confronté à une procédure qui doit se faire à deux.

Le patient est récalcitrant, mais accepte pour aider Kwan qui négocie bien. Lucas, lui, vient avec sa nouvelle interne, celle que Meredith avait dû soigner pour son premier jour de boulot. Je l’aime beaucoup cette bébé Meredith, en vrai, et elle finit par convaincre Lucas d’agir sans la présence de Kwan quand celui-ci doit s’absenter. Cela va plaire à Mohanty, tiens.

Elle accepte que Lucas et son interne soit avec elle sur l’opération à la place de Kwan. Il est chouette de voir Lucas reconnaître que son interne lui a été précieuse après avoir passé l’épisode à la rabaisser et lui parler mal. En vrai, il ne fait pas exprès et ça se voit, il est dans sa précipitation habituelle et, techniquement, il a toujours son TDA, même si on oublie vraiment cette intrigue puisque les scénaristes n’en parlent plus.

On arrive en tout cas à la fin d’épisode : Kwan se contente de la situation où il a eu un trauma plutôt que l’opération avec Mohanty. Elle lui ouvre clairement des portes dans l’ascenseur et, hop, les deux se retrouvent à s’embrasser. C’est rushé, mais comme on l’a vu venir à des kilomètres, pourquoi pas.

Les vrais cliffhangers sont ailleurs, toutefois : Miranda apprend ainsi de Richard qu’il a un cancer (apparemment de la prostate, si on en croit le message de prévention diffusé à la fin de l’épisode). Bon, comme d’habitude, un peu. Le vrai stress, c’est de savoir que Jo est sur la table d’opération et qu’Iris presse Winston pour qu’il soit celui qui la fasse accoucher en lui ouvrant l’utérus pour récupérer les bébés. Il est tout stressé de ne pas avoir pratiqué ces gestes depuis ses études, mais bon, il n’y a pas le choix parce qu’apparemment, personne d’autre ne bosse dans cet hôpital où Jo travaille. D’habitude, ils larguent tous les patients qu’ils ont quand il s’agit de la famille, hein…

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