Secret Invasion – S01E01 – Resurrection – 16/20

La série a de grosses ambitions et elle le fait savoir dès son premier épisode, mais parfois un peu trop lourdement pour que ce soit une réussite à 100%. L’épisode est captivant, tout en réussissant aussi à m’énerver par moments à cause de lenteur, d’intrigues un brin prévisibles ou de décisions qui s’éloignent trop des comics pour que ça me fasse vraiment plaisir. Bref, du divertissement solide, mais pas un coup de cœur pour le moment.

Spoilers

Les Skrulls qui envahissent la Terre : théorie du complot ou réalité ?


Imagine a world where information can’t be trusted. Not very hard, is it ?

54 minutes (bon, le générique doit durer dix minutes, allez) et un générique « Marvel Studios » qui n’a pas la petite musique que j’attendais impatiemment, la série commence bien mal. Je lui accorde tout de même ma confiance pour la suite, j’ai vraiment envie qu’elle soit top. Je suis sûr qu’elle peut l’être.

Théorie du complot | Le retour de Fury | L’intrigue de la série | G’iah | Quelques coups d’avance | Un attentat à déjouer

Théorie du complot

La première scène est excellente, au moins ! Le principe de la voix off, c’est lourd et déjà vu, mais eh, une série qui commence sur la désinformation et qui va à peine plus loin que la réalité en nous présentant une théorie du complot où des humains seraient des aliens, c’est exactement ce que j’attendais ! Je veux une série qui remette en question tout ce qu’on pense savoir du MCU, moi ! C’est ce qu’il s’est passé dans les comics, après tout.

La scène d’introduction est excellente pour nous présenter ce que la série souhaite raconter : on nous expose donc un Ross qui se rend chez l’Agent Prescod pour découvrir qu’il a le cerveau allumé. J’en profite pour rappeler que Ross est un agent de la CIA. Dans Civil War, il était chargé de superviser les activités de l’équipe des Avengers et il était impliqué dans la mise en place des fameux Accords de Sokovie. Il devient ensuite un allié de T’Challa contre Killmonger, puis contre Thanos dans Infinity War. On ne l’avait pas revu depuis.

Franchement, Prescod a l’air d’un complotiste à peine plus sain d’esprit qu’un Ben Stone de Manifest quand on le rencontre… mais je suis à peu près sûr qu’il se confie à la mauvaise personne.

En effet, alors qu’il expose sa théorie à Ross et souhaite qu’il contacte Fury, il était juste évident qu’il avait affaire à un Skrull. Et si j’exposais à mon tour sa théorie : Prescod est sûr et certain que les Skrull envahissent petit à petit la Terre et qu’ils souhaitent que la planète promise par Fury et Captain Marvel soit la Terre, justement. C’est bien pensé, je trouve, et ça fait le lien avec le reste du MCU assez facilement.

On est loin d’une ambiance super-héros cependant. Au contraire, ces premières scènes en Russie ont plus à voir avec la série d’espionnage qu’autre chose… Cela dit, ça me plaît bien. Je disais que je manquais de séries d’espionnage il y a à peine deux mois et maintenant, j’ai l’impression que je ne regarde plus que ça.

On plonge rapidement dans l’action malgré tout, avec un Ross qui se fait attaquer par Prescod quand ce dernier comprend qu’il est en train de se fier à un Skrull ennemi plutôt qu’à un allié comme il le pensait. C’est dommage, ça. Ross, dont on n’est toujours pas sûr de l’identité, finit par se débarrasser de Prescod et s’enfuit avec la preuve qu’il devait montrer à Fury.

Pas de bol pour lui, il est rapidement pris en chasse par un homme qu’on ne connaît pas. C’est là qu’on bascule dans l’action, avec un Ross qui fait appel à Maria Hill pour obtenir une extraction. Quel plaisir de retrouver Cobie Smulders ! La course poursuite est efficace, bien qu’un peu longuette, grâce à une réalisation bien foutue, je trouve. Et puis, sa conclusion m’a fait rire, avec Ross qui se foire sur un move que tous les héros de films d’action se sentent forcés d’effectuer un jour ou l’autre.

Alors que Ross s’écrase juste devant la voiture de Maria Hill, l’homme qui le poursuit s’avère finalement être Talos. Un Skrull donc, et pas n’importe lequel : leur leader cherchant une nouvelle planète suite à la destruction de la sienne par les Kree. Maria Hill lui fait totalement confiance… et elle fait bien ! Ross n’est pas l’allié qu’elle pensait, il s’agit bien d’un Skrull. Oups !

Le générique est beaucoup trop long. J’aime les génériques pourtant, mais là, faut pas abuser, c’était long. La musique manque d’épique – même si je suis sûr que d’ici le dernier épisode, je vais être fan – et les images… Bon, j’ai eu l’impression que l’ensemble était produit par une AI de la première génération, avec des visages flous et tout. Je sais que c’est fait exprès pour présenter les thématiques de la série, avec la thématique du changement d’identité, de l’incertitude sur les identités des gens et sur les alliances avec les extraterrestres, mais… Je sais pas, ça n’a pas été aussi cool que ce que j’attendais.

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Le retour de Fury

Après le générique, nous voyons Nick Fury revenir enfin sur Terre et… pfiou, j’ai eu besoin d’un peu de révisions, alors je vous les offre aussi si besoin. Nick Fury a été vu pour la dernière fois dans l’espace à la fin de Spider-Man: Far From Home. Dans la scène post-générique, il est révélé que les versions de Nick Fury et Maria Hill que nous avons vues tout au long du film étaient en réalité des Skrulls – Fury étant interprété par Talos. Le vrai Nick Fury est montré sur un vaisseau spatial quelque part dans l’espace, travaillant avec les Skrulls. Il est généralement admis qu’il travaille avec les Skrulls pour une raison ou une autre, probablement liée à la sécurité de la Terre et à la préparation à de futures menaces.

De retour sur Terre, donc, Fury est accueilli par Maria Hill, qui est donc revenue avant lui, sans qu’on ne sache exactement pourquoi. Elle n’hésite pas un instant à le ramener auprès de Talos et ni l’un ni l’autre ne semble vérifier l’identité de l’autre. Talos ne cherche pas non plus à le faire alors même que toute l’intrigue semble tourner autour de cette idée de l’incertitude de qui est qui… C’est abusé.

On va dire que le fait que Fury ne demande pas qui est Soren prouve qu’il le connaît bien et que c’est bien lui ? Soren ? Eh, la femme de Talos. J’aurais dû réviser en regardant Captain Marvel avant. Cela dit, Talos n’a pas trop envie de parler de Soren, préférant parler de Fury et de la promesse qu’il n’arrive pas à tenir.

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L’intrigue de la série

En effet, cela fait près de trente ans qu’il est censé offrir une planète aux Skrulls. Certes, il a disparu pendant cinq ans, mais tout de même, ça ne fait pas tout. Entre son absence, la disparition de Captain Marvel et G’iah, la fille de Talos qui avait disparu aussi, Talos s’est retrouvé seul. Gravik, aussi.

Gravik ? C’est un Skrull d’extrême droite, en gros. Je simplifie beaucoup : c’est un Skrull radical et extrémiste qui souhaite envahir la Terre. Pour se faire, son action est simple : il planifie des attentats, en faisant en sorte de monter les grandes puissances les unes contre les autres – et plus précisément dans cet épisode, en essayant de provoquer une guerre entre la Russie et les USA. Rien de bien compliqué.

C’est problématique, par contre : malgré la mort du faux Ross, il est possible que l’attentat puisse avoir lieu tout de même. Le but de Fury est à présent d’interrompre cet attentat coûte que coûte. Au moins, l’enjeu de la série est clair : en cas d’attentat, on risque de se retrouver avec la disparition de l’humanité.

Pourquoi pas. Le problème, c’est que Fury se fait enlever avant d’avoir l’occasion de faire quoique ce soit en Russie. Sans surprise. Il est enlevé par Sonya – je n’aime pas beaucoup l’actrice et je ne comprends pas trop qui est le personnage pour l’instant. Elle est clairement riche et très bien renseignée, bien plus que Fury. Elle est aussi plus réactive que le Fury qui revient sur Terre. Je suis d’accord avec elle, en vrai : Fury ne semble pas faire le poids face à ce qu’il se prépare.

S’il n’a pas été capable de voir les hommes de Sonya venir pour l’enlever, il ne sera probablement pas capable de faire face à Gravik. Pourtant, il est capable de poser une caméra sans même qu’elle ne s’en rende compte, donc elle n’est peut-être pas réveillée elle-même. Grâce à cette caméra espion, Talos, Hill et Fury peuvent apprendre quelques infos de plus et savoir exactement ce qu’il se passe dans le camp adverse. En effet, Sonya est leur ennemie désormais : elle veut battre Gravik en premier… Bon. Est-ce vraiment quelque chose de mauvais ?

En tout cas, nos héros veulent la battre sur son terrain de jeu et être les premiers à se rendre sur les lieux de l’action qu’elle semble vouloir mettre en place pour arrêter Gravik, en interceptant un échange de bombes. Et ils le font avec plaisir.

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G’iah

Pendant ce temps à 300 km de Moscou, un camp militaire semble diriger par Emilia Clarke. Celle-ci a été castée pour jouer G’iah, et on comprend donc bien vite qu’il s’agit en fait d’un camp protégé par des militaires mais étant en fait un refuge pour les Skrulls. Les scénaristes ne se sont pas pris la tête et ont décidé d’appeler ça New Skrull.

Bon, le but de la scène est de nous introduire une véritable ville Skrull aux allures post-apocalyptique en plein milieu de la Russie, donc. G’iah accueille ainsi un nouveau réfugié, nommé Beto, qui n’en revient pas de tout ce qu’il voit sur place : des produits Skrull partout, des visages Skrull, de la nourriture Skrull. C’est magnifique.

L’arrivée de Beto nous permet d’avoir une introduction assez claire de ce qu’il se passe et de ce qu’on doit savoir : G’iah annonce donc à Beto que tous les Skrulls ont interdiction de quitter les lieux, à moins d’être fidèle à Gravik et d’être capable de le prouver en acceptant de se battre pour lui. On nous confirme bien vite les craintes complotistes de Prescod aussi : G’iah se rend ensuite dans un lieu encore plus top secret où elle peut voir un activiste de « Americans against Russia » se faire voler son identité et ses souvenirs par un Skrull. Oups.

G’iah se voit ensuite confier une mission à laquelle on ne comprend rien pour l’instant : elle doit aller chercher des documents auprès d’un autre Skrull et les récupérer pour les transmettre à quelqu’un. On ne fait pas plus série d’espionnage que ça, franchement. Bien sûr, on comprend assez vite que cette mission est exactement le lieu de l’action dont Fury, Hill et Talos parlaient juste avant.

Ainsi, elle récupère des documents pour mieux être poursuivis, à pied, par une Maria Hill qui ne donne pas son nom par radio tandis que Fury et Talos interrogent le Skrull avec qui elle a négocié. Ils pensent pourtant être arrivés à temps, mais l’alien gagne en plus plein de temps pour permettre à G’iah de s’enfuir. C’est énervant.

Finalement, Talos finit par s’attaquer au Skrull et comprendre qu’il en est un. Cela nous lance dans une petite scène d’action bien fichue – mieux fichue en tout cas que ce à quoi on a eu droit jusque-là (un pénible interrogatoire) – et avec un peu d’humour bien senti. Malheureusement, cela se termine par un Fury obligé de tuer le Skrull devant Talos. Et si c’était pour sauver la vie de Talos, ça n’empêche pas que ça semble faire chier Talos de perdre un de ses hommes.

Cela ne l’empêche pas de partir ensuite à la recherche de Maria Hill. Celle-ci poursuit G’iah pendant un moment avant de se faire repérer et mettre K.O par la Skrull. Heureusement, Talos arrive à temps pour reprendre la chasse et découvrir qu’il a affaire à sa fille.

C’est supposé être une surprise à ce stade, je crois, mais bon, on le savait dès le départ, parce que les annonces de casting ne sont pas bien discrètes. Par contre, G’iah refuse de donner à son père les bombes qu’elle a avec elle, c’est évident. C’est bien dommage : l’attentat risque de pouvoir avoir lieu. Talos avait pourtant une bonne bombe à disposition lui aussi : il apprend à sa fille la mort de sa mère en lui donnant ses derniers mots (« retrouve G’iah ») sans le moindre avertissement. Au secours. G’iah parvient donc à s’enfuir, pour mieux aller pleurer dans un coin.

Bon, sinon, terminons par un petit point foutant la honte aux frères Russo… La réalisation est un vrai point fort de cet épisode, je trouve. On est loin de la médiocrité de Citadel. Ici, on a une série d’espionnage qui sait comment faire monter la tension et jouer avec des idées de plans bien pensées, une musique bien utilisée et des acteurs bien placés. Les chorégraphies de combat sont simples pour le moment, mais c’est logique puisque les personnages ne sont pas des experts en combat.

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Quelques coups d’avance

De son côté, Fury décide de se rendre dans un bar, où il partage finalement un verre et une partie d’échecs avec Maria Hill. Ils ont l’air malin, chacun avec une grosse cicatrice. En tout cas, la scène est importante pour nous remettre les choses en place : Fury a abandonné la Terre suite à une crise de foi, et Maria essaie d’en savoir plus sur lui. On découvre surtout qu’elle aussi pense comme Sonya : Fury a changé depuis le claquement de doigts de Thanos et il n’est plus aussi efficace qu’avant – même dans ses parties d’échecs !

J’aime beaucoup qu’on nous prenne le temps de développer un peu les conséquences de ce que Thanos a fait. Trop de projets du MCU ont mis de côté ce qui était le meilleur cliffhanger de la décennie avec la moitié de l’humanité supprimée du MCU. Le simple fait que cet événement soit ignoré dans les séries a contribué à le mettre de côté, et chaque fois qu’on y revient – WandaVision, Black Widow – c’est une réussite à mes yeux ! Bref, Fury est hanté par ce qu’il s’est passé et j’espère que la série permettra de savoir ce qu’il a fait exactement depuis son retour dans Endgame. En attendant, que tout le monde dise à Fury qu’il n’est pas assez préparé ne me dit rien qui vaille pour la suite… surtout quand, en parallèle, le président des États-Unis est tenu informé d’une partie bien ridicule de ce qu’il se passe : Rhodey lui annonce que Fury est parti de S.A.B.E.R sans prévenir et qu’il est en contact avec Maria Hill, sans que ni l’un ni l’autre ne puisse plus être contacté. J’imagine que c’est une piste pour la suite de la série…

En attendant, il faut en venir à la fin de ce premier épisode qui continue de nous fournir une intrigue d’espionnage plutôt classique. G’iah accepte donc de voir son père en secret pour lui indiquer ce qu’il en est de l’attentat. Le but est simple : placer des bombes dans un square et les emmener ensuite à une fête populaire. Talos fait 100% confiance à sa fille, bizarrement, mais ce n’est pas mon cas du tout. Je le sens mal cette histoire.

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Un attentat à déjouer

Le lendemain, Talos, Maria et Fury se servent pourtant des informations communiquées par G’iah pour tenter de déjouer l’attentat. G’iah est toutefois assez douée pour remettre ses sacs sans que notre trio ne soit capable de les voir. Le tout sent bon le piège, en vrai, mais ils ne semblent pas s’en douter. Alors que Maria et Talos suivent comme ils peuvent (et mal !) les sacs de bombes, en étant en plus repérés.

Ce n’est pas bien grave, de toute manière, ce n’est jamais qu’un piège. Je m’en doutais : les sacs qu’ils pourchassent sont vides. En revanche, Fury, lui suit bien un Skrull qu’il fallait suivre. C’est l’un des grands méchants de la saison qui se présente d’abord à lui sous l’apparence d’une petite fille avec un ballon reconnaissable – parce qu’il l’a déjà vu en début d’épisode.

Après plusieurs changements d’apparence, le Skrull reprend sa véritable identité et Gravik, puisque c’est lui, révèle qu’il avait le détonateur depuis le départ. Fury aurait mieux fait d’agir plus vite. Tout ça paraît tellement évitable ! Et pourtant… Les trois bombes explosent les unes après les autres. L’attentat redouté a donc lieu et risque de mener à une guerre entre USA et Russie.

Et ce n’est que le début des emmerdes, parce que Gravik prend ensuite, sans crier gare, l’apparence de Nick Fury. Il n’hésite alors pas une seconde à tirer sur Maria Hill au milieu de la foule. La pauvre ne voit rien venir, persuadée qu’elle a en face d’elle Fury jusqu’à ce qu’il lui tire dessus. Fury, le vrai, arrive à temps pour voir le Skrull envisager de lui tirer une nouvelle fois dessus.

Contre toute attente, une quatrième bombe explose et sauve au moins Maria Hill, tout en permettant au Skrull de s’enfuir. Enfin, « sauve Maria Hill », elle est très mal en point, évidemment. Putain, je suis dégoûté. Ils n’ont pas le droit de tuer Maria Hill bordel ! BORDEL ! Elle devait devenir directrice du S.H.I.E.L.D, elle l’est dans les comics ! Et… Elle meurt en voyant le vrai Fury et en lui disant que c’était lui qui l’a tuée. Mais non ! Pas Maria Hill, pas Cobie Smulders ! POURQUOI FURY L’ABANDONNE COMME CA ? Oh la. Je suis tellement énervé.

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Upa Next – S01E08 – 15/20

Une jolie conclusion pour un revival qui aura décidément manqué de cohérence et d’équilibre sur plein d’intrigues et de jeux d’acteurs… Mais on s’en fout, c’est UPA, personne n’attendait mieux de leur part. De mon côté, ça ne m’a pas empêché de retomber en adolescence chaque dimanche soir et de suivre la série quand je ne regarde plus rien en ce moment ; c’est donc qu’il y avait une réussite quelque part.

Spoilers

Suite au flashmob des étudiants, le spectacle est annulé.

Yo no monté el flashmob.

Eh non, je sais, ça surprend : le blog n’est pas mort, et moi non plus. Je n’ai juste pas une minute à moi en cette fin d’année scolaire, et j’ai l’impression que c’est de pire en pire chaque année. Il faut dire que ça ne peut pas aller mieux alors que je m’engage dans de plus en plus de choses chaque année – professionnellement, mais aussi dans ma vie perso. Bref. Je n’allais quand même pas manquer le dernier épisode de cette saison, et je reprends mon rituel habituel pour la terminer : un épisode le dimanche soir à l’heure où je ferais mieux de me coucher. Le bonus, cette semaine, c’est que j’ai en plus la chaleur dans l’appartement, l’absence de ventilo et toujours pas de sous-titres. Les conditions idéales pour une série caliente, finalement.

Enfin caliente… On se comprend. En vrai, j’espère quand même qu’on aura une saison 2, parce qu’ils ont prouvé que l’ambiance avait bien changé en quinze ans, mais que ça fonctionnait toujours aussi bien les dramas. Et puis, je suis fan du générique, j’ai fini par m’y faire. Pfiou, cet article va être trop long, j’ai déjà rédigé tout ça avant même la fin du générique, sérieusement.

Les conséquences du flashmob | La comédie musicale | Silvia/Sira | Andrea | Tout est bien | Bilan

Les conséquences du flashmob

L’épisode commence par le retour de Lola qui m’a fait soupirer à peu près autant que Silvia quand elle la voit débarquer. Elles sont pourtant réconciliées, et c’est un soupir de soulagement de la voir revenir pour l’aider à faire face aux conséquences du flashmob. Alors qu’on vient de se taper un résumé de l’épisode précédent, Lola se retrouve ainsi à nous présenter son compte insta qui paraît bien répétitif avec le flashmob de ses élèves.

Elle le montre à tous en salle de classe, où ils sont assis en cercle au sol. Le cercle d’étudiants n’est pas hyper motivé en vrai, mais Lola leur assure que leur flashmob est l’essence même de l’école, alors ils ont tout compris selon elle. Silvia et Luiso approuvent, et même si le spectacle ne peut avoir lieu après tant de remous, ils ont moins pour eux d’avoir réussi quelque chose de marquant. OK.

Elvira ne peut s’empêcher de dévorer du regard son prof, et c’est toujours aussi gênant à voir. Cela l’est encore plus quand on la découvre super proche de Lola, pour une raison ou une autre. Elles ont partagé peu de temps ensemble pourtant, mais bon, les voilà meilleures amies du monde. Lola se comporte donc plus comme une grande sœur que comme une prof avec elle, lui rappelant qu’elle ne peut pas se permettre de dévier de son chemin pour qui que ce soit, parce que c’est une vraie artiste.

Non, toujours pas. Désolé, mais je ne vois pas la hyper qu’ils veulent nous vendre avec Elvira. De toute manière, l’important est ailleurs : le but, c’était que Lola parle du fiancé qui n’en est plus un pour Elvira, puis qu’elle découvre que son élève écoute un groupe datant d’avant sa naissance. Je veux dire, c’est un truc qui m’arrive régulièrement aussi, hein, mais dans la série, Lola comprend immédiatement que c’est parce que Luiso lui en a parlé… mais ça ne sera pas plus évoqué que ça par la suite.

Bon, dans le même genre, c’est un peu gênant de les voir jouer tous aux cartes sans même regarder ce qu’il se passe ou ce qu’ils tirent comme carte. Je ne sais pas trop ce que c’était censé être, on aurait dit une bataille, amis en groupe comme ça ? ils sont bizarre et ça m’a fait passer à côté de tout ce que Luca racontait.

Les conséquences du flashmob | La comédie musicale | Silvia/Sira | Andrea | Tout est bien | Bilan

La comédie musicale

De son côté, Rober se fait engueuler par celle qui était sa meilleure amie il y a encore peu de temps : elle n’apprécie pas le flashmob des étudiants, parce que ça a détruit tout son travail et ça lui a fait perdre trop d’argent. Pour s’en sortir, Rober envisage comme d’habitude de fuir ses problèmes, mais pour une fois, il n’envisage pas de le faire seul : au contraire, il propose à Sergio de le suivre dans son nouveau projet, qui pourrait être un projet père-fils.

Sans qu’on ne sache exactement la réponse de Sergio, on se retrouve ensuite avec Rober confronté à Silvia et Lola. Les deux amis le pardonnent très vite pour l’échec du spectacle et pour les manigances de Salazar. C’était plutôt fun de retrouver le trio s’entendre si bien à nouveau et ça l’était encore plus de découvrir le doigt d’honneur de Rober à son ancienne amie finançant le spectacle.

Le nouveau plan du trio ? Monter le spectacle sans le financement de personne, au moins pour Madrid. Ils ont une semaine de cours pour que cela puisse se faire… Ce fut l’année de cours la plus expéditive au monde, sérieusement. Cependant, ça fait plaisir de voir que pour les aider dans cette tâche impossible, Lola, Silvia et Roberto font appel à Adela !

Avec un peu de chance, en saison 2, on pourrait avoir d’autres guests, genre Marta. Et en plus la présence d’Adela permet d’en revenir bien rapidement à ce que la série sait faire le mieux : des cours de danse où tout le monde semble s’amuser au moins. Par contre, Adela ne changera donc jamais de coupe de cheveux ? Pourquoi ne semble-t-elle pas beaucoup plus vieille qu’avant quand on la voit de loin, mais que de près, ça sent la chirurgie et l’abus de maquillage ?

Bon, allez, qu’importe, le but est de préparer un spectacle et on enchaîne rapidement sur un montage musical qui fonctionne très bien : cours de danse, cours de chant, écriture de chansons par tous les étudiants pour faire un mélange entre leur histoire et celle d’Upa… Eh, on n’a jamais vu ces élèves bosser autant !

Non, vraiment, je crois qu’en un épisode, ils nous font l’équivalent d’un an de cours, vraiment. C’est dommage de ne pas avoir fait ça toute la saison, surtout que ça fonctionne toujours aussi bien. Et ça fait plaisir d’enfin y arriver !

Le spectacle de fin d’année des étudiants est donc finalement monté en moins d’une semaine, sans problème, et à défaut d’avoir un théâtre pour le présenter, ils ont au moins Madrid. Ouais, la série nous fait du tourisme ensuite et nous emmène devant des lieux emblématiques pour que le spectacle puisse avoir lieu.

Pas besoin de public, après tout : ils ont les passants dans la rue, et ils ont aussi les réseaux sociaux pour catonner. Bon, par contre, va falloir apprendre à filmer à l’horizontal, surtout quand le tableau de Lola s’y prête si bien. Mais bon. Parlons-en du spectacle : si les chorés sont top, j’avoue ne pas avoir accroché plus que ça musicalement parlant. Celui de Lola était atroce même et les costumes me l’ont pas vendus plus que ça.

Le deuxième, devant Hermes (sympa le placement de produit) était beaucoup plus cool déjà. La musique n’avait toujours rien d’Upa Dance, mais elle était entraînante ; et la choré était cool. Les costumes étaient inexistants – enfin, c’était le même que le reste de la saison en tout cas – alors ça passait. L’eyeliner va bien à Omar et Sergio d’ailleurs ; les boucles à Andrea. Par contre, on m’explique pourquoi Sergio est le seul torse nu ? Genre, il est pas censé avoir un patch à cacher, lui ?

Sans trop de surprise, on nous vend en tout cas un spectacle qui serait un succès avec tous les passants qui les applaudissent et même qui les suivent sur les réseaux pour pouvoir savoir où sera la suite et s’y rendre.

Moi, ça me donne envie de retourner à Madrid, je reconnais. La ville est bien mise en avant, l’air de rien, il y a des coins sympa à visiter. Le pont est très classe, faudra que je vois où il est supposé être ! Bon, une minute de silence en hommage aux passantes qui ont failli se prendre un coup dans la gueule et au crop-top du type qui aurait mieux fait d’être torse nu, tellement son crop-top ne tenatit jamais en place (et impressionnant les saltos impeccables malgré le t-shirt qui se barre).

On termine donc par un spectacle de son et lumière en plein centre-ville. J’ai l’impression qu’il y a eu plus de budget que jamais – que le budget de la série est parti dans cet épisode. Mais tant mieux ! Le spectacle nocturne est clairement génial : les nouvelles chansons fonctionnent bien, pour de vrai, et les structures avec néons sont sympathiques comme tout. En vrai, un spectacle comme ça, je veux bien le voir en vrai.

Par contre, quel dommage que les chansons soient expédiées en trente secondes et ne permettent pas vraiment de suivre une histoire. En plus, ce qui fonctionnait si bien avec la série d’origine, c’était d’avoir les répétitions des chansons sur plusieurs épisodes… Histoire qu’on les connaisse nous aussi et que le playback soit moins dérangeant.

Là, il y avait clairement un problème de son, ils n’ont pas de micro pour chanter et on ne connaît pas les chansons pour chanter avec eux. Alors, OK, il y a une chanson au refrain entêtant, mais ce n’est pas assez pour me convaincre à 100%.

Après, l’essentiel, c’est que ça arrive à convaincre le public de Madrid apparemment. On nous fait même un récap Instagram de ce spectacle et un retour de l’insupportable fiancé d’Elvira. Oui, oui, maintenant qu’elle a plein de succès, il revient encore la voir. N’est-ce pas merveilleux ? Et on enchaîne en plus ça avec une scène où Luiso propose à Lola de venir vivre avec elle à Barcelone. Il a apparemment quelques années de retard pour ça, et la réaction de Lola m’a fait mourir de rire. J’ai envie d’en faire mon nouveau meme.

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Silvia/Sira

Bien sûr, la fin de saison doit aussi revenir sur la rupture entre Silvia et Sira. Les deux n’arrivent plus à se parler, ce qui est gênant quand on est collègues, forcément. Sans trop de surprise, Sira annonce donc son intention de quitter l’école, parce qu’elle ne se sent pas capable de travailler aux côtés de son ex ; même si celle-ci est sûre qu’elles le peuvent.

C’est finalement Adela qui finit par réconforter Silvia, contre toute attente. Silvia a peur de faire la pire décision de sa vie, et elle s’en confie à sa prof pour avoir une guide. C’est beau qu’elles en soient arrivées à une relation si apaisée. Par contre, l’ancienne prof sait absolument tout de Silvia et ça c’est dingue.

C’est probablement un raccourci pris par les scénaristes pour aller plus vite et en vrai, ça marche très bien son coup de « imagine-toi dans six mois, seule et dépressive comme aujourd’hui, ou avec Sira et un bébé ». Bon, elle n’a pas l’air de savoir que les bébés, ça prend un peu plus de six mois à concevoir, mais ça semble faire réfléchir Silvia, tout de même.

Elle décide donc de retrouver Sira pour aller l’embrasser au milieu d’une foule, alors qu’elles sont supposées être en froid. Le froid n’a pas duré : Silvia assure finalement à une Sira en train de faire sa valise qu’elle est prête à essayer d’être mère avec elle. Elle assure aussi ne pas le faire par désespoir. C’est super bien écrit niveau dialogue, pas si mal joué, mais en vrai, en huit épisodes, c’est trop court comme intrigue je trouve. Elles sont vraiment chouettes ensemble en tout cas et leur couple est la bonne surprise de ce revival. Comme tout le monde, je voulais du Rober/Silvia, mais elles fonctionnent bien ensemble !

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Andrea

Pendant ce temps, Andrea apprend que le jugement de son père approche, mais elle n’en parle pas du tout à Omar. Lui se voyait déjà partir avec elle à Londres, mais elle, elle a d’autres projets. Je pensais que le projet de Londres allait être abandonné avec la reprise du musical et j’avoue que j’ai du mal à comprendre pourquoi on y passe autant de temps. J’apprends en tout cas que Madrid/Londres, c’est 68€ en avion et ça me paraît bien peu cher.

Omar est donc énervé après sa copine jusqu’à ce qu’il découvre que son beau-père est en fait en train d’être envoyé en taule pour corruption – et pour six ans si j’ai bien entendu. Le père ne voulait pas que sa fille vienne assister à tout ça, mais c’était mal connaître Andrea. Il peut ainsi au moins lui présenter des excuses et lui demander son pardon, avant de laisser sa fille seule dans la salle d’audience.

Elle ne reste pas seule très longtemps cependant, puisqu’Omar a découvert à la télévision (bien sûr !) que Lady Lacoste allait rester Lady Lowcost pour un long moment. Omar lui promet alors de la soutenir et de rester présent pour elle… mais elle préfère qu’il ne rate pas son opportunité à Londres et qu’il se barre. Oh lala, le drama inutile tout ça. Je m’en fous d’Andrea, passons à autre chose, plus vite que ça svp.

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Tout est bien qui finit bien

En parallèle du reste, comme c’est une fin de saison, il faut aussi en revenir à l’intrigue entre Lala et Tara. La première a toujours autant de mal à se faire à la relation qu’elle désire plus que tout, contrairement à sa copine qui est moins motivée qu’elle. Tout est bien qui finit bien, cependant. Pour elles, en tout cas. On découvre en effet la décision finale de Sergio, qui est de ne pas bosser avec son père mais de rester là où il est à sa place. Evidemment.

Cela rend donc Rober tout nostalgique de repartir à Miami, mais eh, ne nous inquiétons pas pour lui, il a déjà des projets. Lola aussi, elle est toujours une chorégraphe à succès après tout. Silvia ? Elle restera directrice, évidemment. La série offre donc enfin un vrai happy end à ces trois personnages, des années après la fin de la saison 6. Et les voilà qui se font la promesse de ne pas attendre quinze ans pour se parler et se voir à nouveau.

Les adieux ne sont toutefois pas totalement privés, ils ont droit aux applaudissements de tous les élèves. Lola et Rober partent donc avec une haie d’honneur et on nous offre une conclusion de saison qui sert de fin de série aussi, avec une voix off de Silvia nous rappelant qu’on ne peut pas perdre ce qui fait partie de nous et que cette école sera un perpétuel recommencement, avec un UPA qui ne peut mourir de toute manière. C’est une jolie conclusion pour un revival bourré de défauts, et ça permet de tourner la page efficacement. Saison 2 ou pas, peu importe avec cette fin !

Les conséquences du flashmob | La comédie musicale | Silvia/Sira | Andrea | Tout est bien | Bilan

En bref

Je viens de l’écrire, ce revival est vraiment bourré de défauts. Il n’a de revival que le nom, avec une ambiance méga différente, un univers musical qui n’a plus rien à voir avec la série originale et surtout des intrigues qui contredisent ce qui a pu avoir lieu avant. Vraiment, Pedro et Ingrid sont évacués de ce revival, la deuxième formation d’Upa aussi, et c’est à se demander si les scénaristes avaient vu la série originale. L’intérêt d’un revival, c’est a priori de boucler les intrigues, pas de les réécrire pour tout changer.

En plus, j’aime l’idée de se concentrer sur une nouvelle génération, mais en huit épisodes, on a surtout eu du drama et pas tellement le côté école de chant et de danse qui faisait le piment des épisodes de la série originale. Ce n’est que sur les deux derniers épisodes qu’on a retrouvé vraiment ce qui fonctionnait dans la série de base. Manque de temps ? D’ambition ? Je ne sais pas, mais j’ai l’impression que la série passait à côté de ce qu’elle devait proposer.

Ceci étant dit, difficile de nier que j’ai adoré me replonger dans l’univers de l’école de Carmen Arranz. Les caméos étaient bien dosés, les twists surprenants (vraiment, Silvia lesbienne et en plus prête à devenir maman désormais, c’était inattendu) et les dramas suffisamment efficaces pour faire revenir chaque semaine. Bien sûr, c’était mal joué la plupart du temps, bien sûr, il y a de gros problèmes de rythme et d’équilibre (Luca fait limite de la figuration dans le dernier épisode alors qu’on s’en est bouffé à chaque épisode ???), mais c’est pas grave, c’est Upa. On est là pour ça, limite.

Et puis, la reconnaissance LGBT+ dans l’univers de la série, ça faisait plaisir aussi. Bref, je ne boude pas mon plaisir, promis. Je suis juste lucide.

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Manifest – S04E20 – Furball – 17/20

Je pensais vraiment qu’ils allaient foirer la fin… et finalement, ce n’est pas le cas ! C’est simple, mais efficace : la fin n’est pas exceptionnelle, elle n’est pas belle à regarder quand il est question des effets spéciaux, mais elle était suffisamment forte pour foutre quelques frissons et rentabiliser d’y avoir passé presque tout le week-end. Content d’avoir le fin mot de l’histoire, en tout cas !

Spoilers

Les passagers n’ont plus les Appels, c’est con.

Dad, game over. The death date is here.

J’ai beau critiquer la série, j’arrive enfin au bout et je préfère voir ce dernier épisode un dimanche à 20h plutôt que de manger. Elle a donc ses réussites, j’imagine.

King Mountain | Hope | Le vol 828 | It’s all connected | Bilan

King Mountain

L’épisode reprend à King Moutain au petit matin, avec le réveil de tous les passagers du vol 828 qui ont l’impression d’étouffer au réveil. Ah. C’est une date d’expiration… mais ils respirent encore tous. Eden cherche bien sûr son frère, mais elle a toujours TJ pour s’occuper d’elle. Olive rassure son père : elle affirme qu’elle sent toujours Cal, même s’il n’est plus là. Il est toujours là.

Si tout le monde espérait que c’était fini avec Cal se prenant pour un spotlight au milieu de la nuit, ce n’est évidemment pas le cas : ce n’était en fait que le début. En fait, il y a toujours des secousses et en jouant avec Eden dans les bois, Olive et TJ découvrent une inscription sur une souche de bois juste en face de l’inscription d’enfance de Michaela et Ben qui est… l’inscription de la carte Monde. Malheureusement, celle-ci est dégradée par la promo de 1999 d’allez savoir qui.

Par chance, ils ont peut-être une photo de l’inscription d’origine dans les photos prises par la mère de Ben et Michaela à l’époque. Je l’avais dit que ce serait important cette info pour Olive. Elle peut donc embarquer pour une dernière chasse au trésor, malgré l’avis de Ben.

Michaela affirme que c’est une bonne chose qu’Olive souhaite partir : les dates d’expiration, ce n’est pas beau à voir pour un enfant. Elle pourrait donc emmener Eden avec elle. Jared se propose de l’accompagner pour la sécurité… mais pas TJ ? Qu’est-ce qui empêchait TJ de suivre sa copine sur place, sérieusement ?

Drea suit aussi le groupe, bien sûr, même s’ils décident de se mettre en danger en retournant chez les Stone où Angelina est censée crécher. M’enfin, écoutez, apparemment elle est plus en sécurité avec une psychopathe que sur une faille volcanique. Je pense que le débat se tient – mais qu’Angelina est mille fois plus dangereuse qu’un volcan.

Une fois que tout le monde est parti, Ben parle de son réveil difficile avec une crise de panique… ce qui leur permet de tous se rendre compte qu’en fait, c’est la manière dont ils devaient mourir : manquant d’oxygène à bord d’un avion. Oups. Ils sont ensuite rejoints par TOUS les passagers de l’avion, à l’exception d’Angelina et ses acolytes de secte. Même les plus gros cons sont pourtant là.

Il y a une explication logique cependant ! De son côté, Angelina emmène tout son groupe à un magasin de souvenirs. Je n’ai pas bien compris pourquoi, mais une chose est sûre : ils ne sont pas malins. Ils abandonnent leur van, permettant à Eagan et Adrian de le trafiquer pour les empêcher de partir. Le but est de gagner du temps, comme Eagan l’explique ensuite à Ben. Ouais, Ben et Adrian se pointent à King Moutain, sans la moindre hésitation. Je vous avais dit que les plus gros cons étaient de la partie !

Les retrouvailles de tous les passagers permettent de conclure encore quelques intrigues supplémentaires, avec les couples (LGBT principalement ?) qui ont eu un happy end, des remerciements dans tous les coins et des moments de retrouvailles sympathiques.

La nuit tombe vite et mène à la fin de cette date d’expiration bien plus vite que je ne le pensais. Il reste quand même trois quarts d’heure quand la nuit tombe et que Ben se retrouve à faire son dernier (j’espère !) grand discours pour expliquer que eh, ils vont vivre une journée qui va les changer et qu’ils ont tous suivis le signal de Cal pour une raison.

King Mountain | Hope | Le vol 828 | It’s all connected | Bilan

Hope

Jared et Drea, enceinte jusqu’au cou je rappelle, se rendent donc chez les Stone où… Angelina n’est plus. Cela tombe bien, dis donc. Après une scène où Drea aide Jared à vérifier qu’Angelina n’est pas dans la maison, flingue en main, Jared s’inquiète de… la voir monter les escaliers. Il l’installe donc devant la télévision, parce que quand même, elle est en danger, non ? Jusqu’au bout ils m’auront fait rire comme ça !

Elle a évidemment les premières contractions dans cet épisode, parce qu’il faudra qu’elle accouche avant la fin. Cela arrive pile à temps niveau timing : la faille volcanique vient de s’ouvrir à côté de là où elle est, comme un peu partout dans le monde, ce qu’elle a eu le temps de voir à la télévision. Avant les premières contractions, il reste aussi le dernier mystère à démêler. Cependant, ça ne servira finalement à rien car Olive ne parviendra pas à contacter Ben pour lui en dire le contenu.

La dernière énigme ? Olive, Jared et Drea parviennent à trouver une photo de l’inscription sur le bout de bois dans la forêt – souche d’arbre qui est là depuis 1990 sans que personne ne s’en occupe. En vrai, tout le délire d’Al-Zuras restera un mystère pour la série, l’événement métaphysique qui ne s’expliquera pas parce qu’il faut bien des « c’est comme ça, ta gueule » de temps en temps. Pardon, je m’embrouille !

L’inscription sur la souche ? « Le pardon allège le cœur », mouais, pas très subtil pour faire passer le message de la série. Il est aussi écrit « PIXLAZ ». Olive parvient assez vite à le déchiffrer et non, il n’est pas question de Pix, cette plateforme évaluant le niveau numérique de tous les élèves français. Non, non, non : c’est en fait un chiffre latin et entre deux contractions, Drea peut aider Olive (spécialiste de la mythologie qui ne connaît pas… les chiffres ???) à le déchiffrer.

Cela mène Olive à la page cinquante du bouquin d’Al-Zuras que l’on n’avait plus vu depuis des lustres ; page à laquelle on voit Olive portée par Ben devant les flammes. Et comme il faut qu’il soit question de pardon, Olive semble soudainement comprendre quelque chose de très important : elle a toutes les réponses d’un coup et on aimerait bien comprendre comment. Elle devine donc que Ben doit pardonner à Angelina. SOIT. Mais… Comment en arrive-t-elle à cette conclusion franchement ? Une fois de plus, ce sera une supposition qui sera la bonne et puis cherchez pas plus loin !

Quant à pardonner Angelina, ils ne rendent pas la situation facile franchement, même pour nous – même pour moi qui déteste une partie de la série. Est-ce qu’on a vraiment envie de pardonner Angelina quand elle est la pire connasse du monde depuis qu’on la connaît ? C’est donc ça le message de la série ? Donner sa seconde chance à tous et pardonner quoiqu’il arrive car ça allège le cœur ? Ma foi.

En parallèle, bien sûr, Drea est aussi en train d’accoucher. C’est donc à Jared et Olive de faire en sorte qu’elle puisse accoucher, malgré la fin du monde. Ben oui, amazing tout ça ! Olive abandonne cependant Jared à l’accouchement pour s’occuper d’Eden à la place, hein… M’enfin, gardez l’espoir, c’est la fin du monde, c’est le début d’un nouveau monde pour Hope.

King Mountain | Hope | Le vol 828 | It’s all connected | Bilan

Le vol 828

Du côté de King Moutain, les passagers s’apprêtent à présent à vivre le jugement dernier : sont-ils suffisamment bons pour que l’humanité survive ? Ou leurs actions sont-elles trop problématiques pour ça ? Difficile à dire, mais c’est tout le but de la saison que de mener à ce canot de sauvetage du jugement dernier. Ce qui est sûr, c’est que l’avion 828 surgit soudainement du sol et de la lave pour que les passagers puissent monter à nouveau dedans. Dur de ne pas souffler fort. J’ai commencé à voir vers quoi on se dirigeait et, sans mentir, c’était plutôt évident que ça finirait comme ça.

En attendant, la lave est très moche. Ils auraient pu trouver une meilleure manière de faire revenir l’avion s’ils n’avaient plus le budget pour sérieusement. Ben et Michaela comprennent vite que cet avion sera leur balance du jugement dernier et ils invitent tous les passagers à remonter dans l’avion.

Ils sont étrangement d’accord pour le faire, malgré quelques doutes. Ce doit être l’embarquement le plus long du monde – un monde qui, d’ailleurs, est dans la merde parce qu’il y a des volcans en éruption qui se réveille sous les plus grandes villes du monde. La merde, c’est aussi la situation des passagers du vol 828 : Angelina débarque avec un flingue, forcément. Elle insiste pour que seuls ses huit élus puissent monter dans l’arche.

Ce n’est pas si simple pourtant, surtout que c’est Cal qui a rapporté l’avion, pour tout le monde, clairement. Un orage se réveille au même moment, et on voit les personnages tous monter dans l’avion malgré le fusil. Dans la panique, Ben propose même à Angelina de monter dans l’avion, hein, en lui tendant la main et tout. Pourtant, cette connasse d’Angelina n’est toujours pas motivée à l’idée de faire équipe avec Ben, même quand l’ensemble de ses acolytes finit par accepter de le suivre lui plutôt qu’elle.

Elle se retrouve avec un flingue face à Ben qui n’ose plus tellement lui proposer d’embarquer avec lui. On sait pourtant à présent que c’est ce qu’il doit faire absolument. Une énième secousse volcanique au timing parfait fait qu’Angelina perd l’équilibre et tire sur Saanvi. Celle-ci est ainsi blessée au bras, mais elle survit tout de même. Cela énerve tout de même Ben suffisamment pour qu’il envisage de s’en prendre vraiment à Angelina.

Ben se rapproche donc d’Angelina pour la tuer, mais il l’écoute tout de même, même quand elle lui explique qu’elle ne voulait pas tuer Grace. C’est suffisant pour que Ben se décide à porter Angelina et ses immondes ballerines jusqu’à l’avion. C’est là le message de la série : le pardon est plus important que la rancœur. Tout de même ! Je ne sais pas si Angelina mérite tout à fait le pardon à ce stade de la série. Ben est un personnage au grand cœur, on va dire. C’est la version gentille de ce que je pense vraiment.

BREF. Tout le monde est à présent assis dans l’avion, y compris le copilote devenu pilote et demandant à Michaela d’être sa co-pilote. Paf, la piste de décollage apparaît devant eux et paf, voilà les moteurs qui démarrent. Les réflexes ont la vie dure : l’hôtesse de l’air propose aussitôt à tous les passagers d’attacher les ceintures et… l’avion décolle au-dessus et loin du volcan.

Pour aller où ? C’est un mystère qui reste à élucider, tout de même. Une fois l’avion en vol, les passagers peuvent en tout cas voir que le monde se détruit petit à petit avec des volcans en éruption absolument partout – sous l’eau comme Gupta les traquait, mais aussi sous terre. Cela dit, ce qu’il se passe à l’extérieur n’est que le cadet de leurs soucis quand soudainement, la peau de Paul se met à craqueler et qu’il… explose ? Pardon ?

Je sais, je sais : c’est un connard fini, mais sur la toute fin, il a accepté de monter dans l’avion en trahissant Angelina. C’est un peu violent de le tuer comme ça. En plus, Ben et Michaela essaient de rassurer tout le monde, mais ce n’est pas si évident quand des passagers se mettent à voir des craquelures un peu partout et des explosions. Ainsi, Autumn peut mourir à son tour, explosant devant Angelina, lui reprochant de ne pas l’avoir sauvée comme promis.

Adrian semble alors sur le point de mourir à son tour… Et ça c’est abusé. Il a fait du bien autour de lui dernièrement, non ? C’est ce que semble penser Eagan aussi. Il décide donc de demander à Dieu de laisser tomber Adrian et de le prendre lui à la place. Eagan sait bien qu’il est égoïste et qu’il mérite une mort atroce… mais Adrian lui fait remarquer qu’on n’est pas égoïste quand on demande à sauver la vie d’un autre. Et bim, voilà Eagan sauvé à son tour. Tu parles d’un jugement dernier !

 Ben se rend compte que Saanvi aussi se craquelle peu à peu. Elle est prête à mourir, parce qu’elle sait qu’elle a retirer une vie et fait tout un tas de merde en quatre saisons. Par contre, sauver Eagan mais pas Saanvi ? Ce serait impossible. Elle survit donc. Est-ce parce qu’elle le mérite ou parce qu’elle s’est pardonnée ? Pour moi, c’est clair : le pardon allège les cœurs, ça veut dire qu’il suffit d’avoir le pardon pour ne pas mourir. C’est ce qu’il se passe pour Adrian, pardonné par Eagan au point que celui-ci soit prêt à mourir ; pour Eagan, pardonné par Adrian (était-ce vraiment à lui de le pardonner ? Il y a débat) et pour Saanvi, largement pardonnée par Ben depuis un moment. Qu’est devenue la fille de la major, hein ?

Angelina ne comprend pas à temps qu’elle a besoin de pardon, cela dit. Certes, Angelina demande l’aide de Ben, mais c’est bien trop tard ! Ainsi, elle finit tout de même par exploser dans ce qui semble être une atroce souffrance. Et honnêtement… Bien fait ? Je sais, il faut la pardonner… m’enfin, Ben l’a fait pour nous, ça me suffit bien. Peut-être que la série aurait pu faire passer son message encore plus fortement en la sauvant, maintenant, c’est bien aussi de montrer que certaines rédemptions sont impossibles. Jusqu’au bout, Angelina était donc persuadée d’avoir raison. Et c’est donc au beau milieu d’un avion que ça fait bim, bam, boum (pardon, c’était trop tentant !).

Finalement, onze passagers (seulement ? Ca a paru bien plus !) explosent donc à bord de l’avion, tandis que tous les autres survivent car ils ont été assez malins pour suivre les Appels et sauver le LIFEBOAT.

On notera qu’Angelina est une telle connasse qu’elle semble encore revenir hanter les passagers ensuite quand une ombre surgit de l’endroit où elle était pour venir s’attaquer au passager. C’est très clairement sous la forme de l’ange de la Mort qu’elle revient : la faucheuse débarque donc au milieu de l’avion. J’avoue ne pas très bien comprendre pourquoi : le jugement dernier a été fait avec les explosions des gens, non ?

Pour se battre contre la Mort elle-même, Michaela et Ben essaient de faire le résumé du bien fait par tous les passagers, espérant que ça puisse être assez. Ils chassent ainsi l’ombre qui finit par disparaître. Oui, oui, c’était aussi simple que « regardez machin a fait le bien et bidule a sauvé truc ». C’est à retenir pour le jour où on sera confronté à la Mort, car c’est comme ça qu’elle peut disparaître. Dès que c’est le cas, Leo (c’est son nom pas vrai ?) peut faire une petite blague sur le fait qu’il était sur le point de se pisser dessus, puis le silence retombe. Et voilà comment le monde a pu être sauvé. Si simplement que ça ? En hurlant au hasard quelques bonnes actions ?

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It’s all connected

Cool. Cela semble simple. Le pilote appelle alors Michaela dans le cockpit pour qu’elle puisse l’aider à prendre une décision. Il voit en effet la lumière bleue qui les pourchassait cinq ans plus tôt, et il décide… de la pourchasser à son tour. Wow. Il est temps pour l’avion de foncer dans la jolie lumière blanche de la conscience divine. Que se serait-il passé si elle avait fait un choix différent ? Auraient-ils pu rentrer chez eux, dans ce monde-là ? On ne saura pas exactement.

L’avion ne semble plus du tout bouger, entouré d’une jolie lumière blanche. Plus besoin de pilote dans ce cas. Bon, le monde est sauvé, c’est top… mais et ensuite, que faire ? Eh bien, avoir assez confiance pour sortir de l’avion et sauter dans la lumière blanche apparemment. Oula. Oui, que faire alors ? Eh bien, subir de très moches effets spéciaux, avec les passagers de l’avion sortant dans la lumière blanche pour voir ce qu’il se passe. Je pensais sincèrement que c’était là que la série allait nous montrer les personnages en profiter pour redonner les Appels, un à un. Cela aurait pu être sympa de boucler la série avec quelques flashbacks. Finalement, comme pour Al-Zuras, il restera un mystère de ce côté-là.

Bon, les passagers marchent en tout cas jusqu’à une porte qui s’ouvre devant eux et les amène… à l’aéroport. Oui. Ils reviennent dans leur passé, avant que l’avion ne disparaisse, comme s’il n’avait jamais disparu.

Grace est plus magnifique que jamais quand elle fait un geste de main à Ben et Michaela. Franchement, ça m’a fait sourire de la revoir et la série a réussi à provoquer les émotions qu’elle voulait, petits frissons et tout. Je veux dire, Michaela peut se précipiter vers sa mère et pleurer toutes les larmes de son corps sans qu’elle ne sache pourquoi. Grace aussi a beaucoup de chance d’avoir le câlin de Ben. Youpi.

Il n’empêche que Cal n’est pas là… mais il finit par rejoindre sa famille en courant lui aussi. Ah, c’est donc là que l’argent des effets spéciaux est passé ?? On a un joli plan zoomé sur la tête de Cal enfant. Bon. Même ça, on sent les effets spéciaux. C’était chouette de pouvoir le retrouver enfant, c’est top de savoir qu’il aura son enfance et qu’il sera forcément sauvé de sa maladie par Saanvi, mais tout de même, les effets spéciaux sont trop visibles.

Bethany appelle alors Ben et Michaela pour… eh bien, juste leur faire signe, ma foi. Tu parles d’un vol ! L’hallucination est collective. Cal ne se souvient pas de tout ce qu’il s’est passé, en revanche : il obtient son enfance en cadeau – ce n’était pas un sacrifice. Et ainsi, Olive aura son jumeau pour vieillir heureuse. Les voilà donc le 7 avril 2013. C’est chaud quand même, tout ça pour ça ?

Saanvi a peut-être changé, mais elle a quand même une blessure par balle mystérieuse. Bon courage pour faire soigner ça aux USA sans être arrêtée ? Evidemment, à l’exception des onze explosés dans le jugement dernier, même ceux qui étaient morts ressortent finalement du sas de l’aéroport. On ne revoit pas le pilote, mais j’imagine que lui aussi. Bon, ça va être dur d’expliquer à toute leur famille ce qu’il s’est passé quand même. Et heureusement que Saanvi et Ben ont fait le choix de ne pas rester en couple, hein.

L’avantage de cette fin, c’est que c’est un happy end facile : les gens morts en cours de route sont de nouveau en vie ; Charlie est de nouveau un bébé, les retrouvailles sont belles. C’est un LOST en plus simple et plus joyeux encore. Eagan peut même appeler ses parents pour tenter de se faire pardonner (bon, il se fait raccrocher au nez hein). Toutes les intrigues de la série sont ainsi résolues.

Il y a tout de même onze personnes qui disparaissent dans ce vol, hein, donc on a une petite fin ouverte du côté de Vance qui a tout oublié et est chargé de mener l’enquête… M’enfin, son enquête ne mènera probablement nulle part ? En vrai, il interrogera forcément les passagers et il y en aura bien un qui craquera sous la pression, non ? Mystère. C’est peut-être une porte ouverte pour permettre un spin-off (au secours, pitié, non).

Sinon, les scénaristes se sont acharnés à trouver un happy end pour tous les personnages, malgré quelques difficultés, du genre Cal qui récupère sa maladie. Bon, Saanvi peut le soigner. TJ, lui, perd Olive. Il retrouve la petite fille et… tombe aussitôt après sous le charme de Violet. Ah ben super. Il était vraiment amoureux d’Olive, ça se voit. C’est un peu brouillon tout de même.

Comme on se retrouve de nouveau en 2013, il faut aussi gérer l’intrigue Michaela/Jared, parce qu’elle devait le retrouver pour lui dire si elle acceptait ou non de rester fiancée avec lui. Et contre toute attente, Jared a conscience qu’il a fait sa demande en mariage à Michaela au mauvais moment. C’est beau comme tout… mais c’est foireux tout de même, car ce n’est pas ce qu’on pensait savoir du personnage jusque-là. Michaela explique donc à Jared qu’ils ne veulent pas les mêmes choses et qu’elle en a pris conscience. Se marier n’est donc pas une bonne idée, ni maintenant, ni jamais. Elle lui explique même qu’il doit avoir Espoir. BEN OUI, pas « garder espoir », mais « avoir espoir ». Il doit avoir sa petite fille, merde. Vous avez compris le jeu de mots ?

Putain, ils nous boucleraient quatre saisons de triangle romantique en laissant Michaela seule ? C’est une bonne chose, car il fallait vraiment que Jared et Michaela ne finissent pas ensemble ; et c’est bien qu’elle en prenne conscience dans cette saison 4. Cependant, elle a droit à son happy end comme tout le monde. Quand Ben lui parle du taxi qu’ils vont prendre, Michaela comprend quelque chose de très important. Elle peut ainsi courir dans l’aéroport et aider les scénaristes à boucler quelques autres intrigues. Par exemple, Saanvi finit bien avec sa copine. Quatre ans à nous la faire errer dans son amour pour Ben pour qu’elle puisse avoir un happy end avec sa copine qu’on ne connaît quasiment pas, bien joué !

Michaela parle au téléphone à la femme de Bethany et croise d’autres passagers sur son chemin, sans jamais s’arrêter. Elle a pris une décision radicale : se rendre au plus vite vers les taxis de l’aéroport pour y retrouver… Zeke ! Plus tôt dans la saison, il avait affirmé qu’il était à l’aéroport. Quel beau timing, à croire que tout était préparé pour un happy end, dis donc.

Elle annonce ainsi que Zeke est son mari à un passager qui allait prendre le taxi et voilà comment elle s’introduit dans la voiture de Zeke. Oh. C’était bien vu d’introduire cette idée toute naze et d’en plus nous caser un « it’s all connected » par rapport aux différents quartiers de New-York. C’était aussi naze qu’efficace en vrai, ça m’a fait sourire et ça m’a donné le petit feeling de fin bien attendue.

La série peut ainsi se terminer dans la joie et la bonne humeur. Certes, la police débarque aussi sur les lieux, mais c’est histoire que Jared puisse croiser Drea et tomber sous son charme immédiatement. Bordel, il vient juste de quitter Michaela par contre, vraiment, les scénaristes y vont trop fort dans leur désir de happy end. Au moins, tout est bouclé vous me direz.

Michaela peut conclure la série en voix off et expliquer que le 7 avril 2013 était le jour où la vie a changé pour toujours. Huuuuuugh. On pouvait difficilement faire plus niais et creux comme conclusion, mais niais et creux, ça résume pas mal d’épisodes de Manifest !

King Mountain | Hope | Le vol 828 | It’s all connected | Bilan

EN BREF

La saison 4 est efficace et mène son avion à bon aéroport sans trop de difficulté. Si la série fut souvent pénible avec des effets spéciaux peu réussis, des jeux d’acteurs plats (ou gênants) et des mystères aux résolutions parfois expéditives, elle aura tout de même réussi à se conclure d’une belle manière. On a failli se retrouver sans fin et ça aurait été dommage, parce que même si Manifest n’a rien révolutionné, elle reste un divertissement efficace.

J’en garderai le souvenir de ses dramas familiaux rarement justes, de ses mystères qui nous prenaient juste assez pour qu’on soit dedans et surtout, surtout, d’une construction d’épisode qui était très souvent savamment maîtrisée pour que les intrigues se recoupent les unes aux autres. De loin, c’était la plus grande réussite de la série : it was all connected en permanence, et c’est ce qui rendait le tout vraiment prenant.

De là à revoir la série ? J’en doute. M’enfin, il ne faut jamais dire jamais, surtout quand ça se bingewatche si simplement !

King Mountain | Hope | Le vol 828 | It’s all connected | Bilan

 

Manifest – S04E19 – Formation – 14/20

Je supporte cet épisode uniquement parce que c’est la toute dernière transition de la série, mais putain, qu’est-ce qu’il a pris son temps. On voit que les scénaristes veulent faire le tour des intrigues, répondre à toutes les questions et régler les cas de chaque personnage avant de conclure enfin le fil rouge… mais c’est presque trop d’informations, trop de détails, trop de perte de temps. C’est difficile à équilibrer, j’imagine.

Spoilers

Les passagers n’ont pas Google Trad.

A statistical sample for a divine experiment.

Était-ce utile de commencer le double épisode final de la série par un flashback ? Apparemment, oui. C’est le choix qui est fait en tout cas, histoire de nous rappeler qu’ils se sont toujours engueulés et qu’ils se sont toujours aimés. Leur mère adorait leur dire qu’ils devraient être tous les deux des capitaines, par exemple.

La date d’expiration | Kovcheg | Le refuge | King Mountain

La date d’expiration

C’est bizarre : quand on retrouve Ben et Michaela au début de cet épisode, ils se comportent enfin comme des frères et sœurs. Nous ne sommes tellement plus habitués que c’était étrange. Cela dit, ça fait du bien de voir que les scénaristes se souviennent des rares points forts qu’ils ont encore. Ainsi, j’étais ravi de voir Michaela renifler son frère ; et ravi aussi de voir Olive et Cal passer un peu de temps ensemble.

C’était une excellente chose de les voir ensemble et une excellente chose que ça permette de faire avancer l’épisode : Olive arrive à convaincre Cal de parler de son Appel du paon à son père, et Ben est aussitôt convaincu que Cal se DOIT de suivre l’Appel et de parler à Angelina. Qui d’autre que lui pour convaincre Angelina de faire le bien ?

Il est facile pour Cal de contacter Angelina : il suffit de lui passer un Appel. Voilà donc le duo qui se retrouve dans l’avion à se parler. C’est sûr que j’imaginais plus Angelina en couple avec Cal qu’avec Eagan, hein. Une fois dans l’avion les deux ados se rendent compte qu’ils sont vraiment connectés par le Saphir. Les effets spéciaux sont si horribles !

Bon. La connexion est difficile à maintenir pour Cal : il arrive à parler avec elle, hein, mais elle refuse de sauver l’humanité. Elle souhaite un recyclage de l’humanité et elle est prête à dire adieu au monde tel qu’ils le connaissent, contrairement à Cal. C’était drôle de voir Cal assurer qu’ils n’avaient qu’une option quand on savait dès le départ qu’Angelina se prenait pour l’archangel de Dieu chargée de la rédemption du monde, hein.

Cal sort donc de sa transe pour mieux être dégoûté d’avoir cru qu’Angelina pourrait l’aider à sauver le monde. Pourtant, tout espoir n’est pas perdu : Michaela se rend auprès de Cal pour tenter de le rassurer et enfin évoquer ce qu’il en est de son absence de ressentiment concernant la mort de Zeke. On pourrait presque parler d’absence de sentiments. L’espoir revient alors de la part d’Olive qui leur ramène le dragon de Cal : elle le pose sur la table à côté du paon et des étoiles du dernier Appel de Michaela. L’espoir renaît pour eux : ce sont les symboles qui ont donné la date d’expiration.

La date d’expiration | Kovcheg | Le refuge | King Mountain

Kovcheg

Saanvi est heureuse en début d’épisode de découvrir que les passagers dans le coma sont ENFIN réveillés. Bon, ils se réveillent à quelques heures de l’Apocalypse par contre. Saanvi essaie évidemment de savoir ce qu’ils ont pu savoir pendant les cinq ans qu’ils ont passé dans le coma à vivre un Appel, mais ça ne marche pas comme ça.

Au réveil, ils ont oublié progressivement… Néanmoins, ils peuvent toujours écouter ce que les passagers ont dit au réveil, parce que Saanvi les filmait. Après, ils ne connaissent pas Google Trad alors le mot de Marko n’aide pas… Jusqu’à ce qu’il dessine le mot qu’il répétait au réveil : cercueil. Ah. Bon, si ce n’est que ça : la divine conscience a un message de mort à transmettre aux passagers, c’est parfait. J’imagine.

Cela nous plonge une fois de plus Saanvi dans la dépression et elle n’hésite pas à aller pourrir l’ambiance avec ça auprès de Cal, Olive et Michaela qui reprenaient espoir. Cela ne casse pas tout pour autant : Olive propose d’observer les signes différemment cette fois. Et ça fonctionne super bien évidemment. Je grince des dents super fort : j’ai envie d’y croire, mais la série ne nous aide vraiment pas ! Olive semble faire des suppositions au hasard le plus total, et comme par hasard, ce sont les bonnes.

Voilà donc que le paon indique comment réunir les deux saphirs (mouais), que les étoiles serait le « comment » (différemment de la première fois) et que le dragon serait un lieu. Pour les assurer encore plus dans ce qu’ils viennent de découvrir, Ben débarque avec la révélation que Kovcheg ne signifie pas simplement cercueil…Cela peut aussi signifier Arche. Heureusement qu’il a décidé de promener Marko devant ses tableaux de liège, hein !

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Le refuge

Au refuge, Angelina finit par accepter de parler avec Adrian. On nous sort ainsi qu’Adrian les aurait retrouver parce qu’Eagan était sorti faire des courses, puis Adrian comprend que parler avec Angelina, c’est vain. Si même un gourou de secte s’incline face à la gourou de cette nouvelle secte, on est foutu.

Franchement, il est difficile de ne pas être d’accord avec Adrian sur ce coup-là, surtout quand la scène suivante voit Angelina en train d’écouter les supplications des gens qui la suivent. Adrian fait remarquer à Angelina qu’elle n’a pas d’arche de Noé, contrairement à Noé, quand elle essaie de se comparer à lui. Le but d’Adrian est juste de montrer à Angelina qu’elle fait fausse route… alors qu’en fait, c’est l’inverse : Eagan se rend compte qu’il sait précisément où est l’arche de Noé, parce qu’il a entendu Saanvi dire à Angelina qu’elle avait coulé dans le volcan un morceau de l’arche de Noé. Pff. C’est beaucoup trop simple.

Finalement, Eagan décide, sous l’influence d’Adrian, d’abandonner Angelina. Bordel ? Mais ? Qu’est-ce que c’est mal écrit ! Il vient juste de se marier avec elle et de dire qu’il aimait sauver son cul, pourquoi vouloir la quitter quand elle a encore une chance de gagner ?

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King Mountain

Le casting principal le plus intéressant décide donc de débarquer tous ensemble à la montagne où Saanvi avait coulé son morceau d’arche de Noé. Ils ramènent Eden avec eux, allez savoir pourquoi, ou Drea aussi. C’est sûr que c’est toujours bon d’avoir une femme enceinte pour creuser un trou ! Drea sert donc de babysitter à Eden, logique.

Je trouve ça dingue qu’on perde tant de temps avec Drea dans cet épisode ! Je l’aime beaucoup, mais il me semble qu’elle était un personnage hyper secondaire à la base et maintenant, elle se retrouve enceinte de Jared, enceinte d’une petite fille qu’elle décide d’appeler Hope. Bordel. Que les scénaristes de séries s’achètent une inspiration, je n’en peux plus de me retrouver avec des personnages qui s’appellent Hope dans les séries.

Bon, bref, on s’en fout. Une fois à la montagne, Olive se rend compte que la faille dans le sol a exactement la même tronche que la cicatrice de Cal. C’est embêtant comme tout. Les personnages se mettent à creuser, mais Cal finit par remarquer qu’ils doivent simplement attendre le bon moment. Ah, on se dirige clairement vers une confrontation entre Cal et Angelina pour être les premiers à réunir son saphir avec l’arche, non ?

Ce n’est toutefois pas une course et la série prend donc le temps de dire au revoir à chaque personnage. Saanvi remercie ainsi Michaela d’avoir toujours été là pour elle. Elle est heureuse d’avoir eu une nouvelle famille grâce à elle. Ben, lui, propose à Vance de les abandonner. Clairement, ils n’ont pas besoin d’être tous au-dessus de la faille volcanique et Vance a une famille à voir avant la fin du monde. J’imagine que ça fait des économies et que c’est plus simple.

Sinon, on nous sort aussi un joli « it’s all connected » avec le flashback du début d’épisode qui avait évidemment lieu à King Moutain. Alors que Ben et Michaela font la course puis ramènent du bois au campement de fortune improvisé par tout le casting, ils finissent par se rendre compte qu’ils étaient là enfants. Leur mère les avait préparés à ce moment depuis toujours !

Si c’est pas mignon ! Ca l’est probablement… Ca l’est beaucoup moins quelques minutes plus tard quand, autour d’un feu de camp, il est évident que Drea est toujours amoureuse de Jared. Bon. Finalement, je change totalement de théorie : c’est Michaela qui va mourir. Désolé, mais il est évident qu’elle est en trop dans ce couple parental, et le message de la série est quand même l’importance de la famille de sang plus qu’autre chose. Qui se souvient encore du beau-père d’Olive, hein ?

Avant d’attaquer la date d’expiration et l’épisode final, il faut encore et toujours régler un autre problème : celui de Saanvi et de Ben. Le couple partage une petite scène pour essayer de déterminer ce qu’ils sont : Saanvi sait bien que Ben n’est pas celui qu’il faut pour elle, qu’il ne sera pas sa destination finale… mais elle est amoureuse de lui et le sera toujours. Eh ben. La prochaine fois, je prendrai le second avion, moi aussi.

Ceci étant dit, je critique beaucoup la série, cet épisode est une perte de temps dingue, mais j’ai aimé les personnages quand ils se sont mis à imaginer ce qu’ils feraient le lundi 3 juin 2024, à expliquer s’ils regrettaient ou non d’être montés dans l’avion et à disserter sur les messages de la série. Ainsi, ils nous apportent les réponses de base. C’est un peu lourd, bien sûr, mais difficile de ne pas l’être : ils ont toujours privilégié la méthode de l’éléphant dans la pièce de toute manière.

Ainsi, Michaela, Cal et Saanvi nous expliquent bien pourquoi le vol 828 : il n’y a pas de raisons, ils sont juste des gens choisis au hasard pour une expérience divine, des passagers – certains bons, certains mauvais – se retrouvant avec des Appels leur permettant de choisir de faire le bien ou non. C’est simplissime comme explication, mais c’est tout ce qu’on demandait après tout.

Les personnages peuvent alors se dire adieux dans des câlins sans que personne ne remarque que le saphir se met à briller sur le bras de Cal alors qu’il fait nuit putain. Et puis, même après le moment émotion des câlins, il faut encore en revenir à la souffrance de Michaela. Ce serait dommage de ne pas avoir une scène de plus où elle joue mal, non ? Ainsi, le choix est fait de voir Michaela privilégier la vie de Jared à son amour pour lui.

Elle lui explique qu’elle avait pris un vol en retard pour retarder le moment où elle le retrouverait, ne voulant pas se fiancer avec lui trop vite. Et maintenant, elle a bien compris qu’il était amoureux d’elle, mais que bon, il voulait juste être avec Drea. Allez. Que Michaela rejoigne Zeke dans la divine conscience pour toujours maintenant.

Et alors que Michaela est en train de rompre à la veille de la possible fin du monde, Olive doit expliquer à son père qu’elle ne compte pas dormir dans la même tente que lui quand il y a TJ dans celle d’à côté. Qu’elle est devenue grande la petite Olive ! J’ai aimé que la série prenne le temps d’une scène père/fille comme celle-ci et que Ben explique être déjà venu là enfant avec Michaela à Olive. Il est très clair qu’Olive percutera que c’est important pour le dernier épisode. J’en suis sûr et certain.

Et après ces innombrables, innombrables scènes, il était temps de passer à l’action pour la fin d’épisode. Cal sent le saphir dans son bras et il sait que tout est connecté. Il se rend donc auprès du cratère pour que les deux saphirs soient enfin réunis… Et ça ressemble clairement à un suicide, tout ça ? Du coup, forcément, il fallait encore une scène pour perdre du temps. PUTAIN MAIS AVANCEZ ET DONNEZ NOUS LES RÉPONSES. Comment est-ce que tout ça va finir ?

Ils auront pris leur temps pour en arriver là, à des effets spéciaux toujours aussi craignos pour réunir les deux saphirs, celui dans le bras de Cal et celui dans le volcan. Cal dit adieu à son père et se met à briller d’une lueur bleue qui transcende le ciel… Et puisque tout est connecté, Angelina choisit ce moment pour faire une prière devant sa fenêtre et découvrir ce rayon bleu dans le ciel.

Pendant ce temps, au centre, tous les passagers du 828 se réveillent et agissent comme des zombies pour venir voir le faisceau bleu dans le ciel. C’est aussi le cas pour Eagan et Adrian, ou pour tous ceux qui étaient dans les tentes – minus Eden.

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