Special Ops : Lioness – S01E01 – Sacrificial Soldiers – 14/20

Je commençais la série avec beaucoup de mauvaise foi et en m’attendant à ne pas trop l’aimer – en vrai, je la testais pour le principe car j’aime bien le casting. Le résultat est surprenant : il y a bien sûr des passages à l’image de ce que je craignais et des moments où l’écriture n’est pas du tout à mon goût dans ce premier épisode, mais le rythme est très vif (pas le temps de s’ennuyer quand on essaie d’écrire une critique en même temps) et l’intrigue générale me plaît. Le cliffhanger de l’épisode me donne envie de continuer, c’est donc plutôt un essai réussi.

Spoilers

Joe doit trouver une nouvelle recrue pour le programme Lioness.


Nevermind, I know what to do.

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Syrie

La série commence par de jolies vues de la Syrie. C’est toujours un plus quand une série nous fait voyager. Evidemment, le but est de nous introduire directement une scène d’action avec une femme en burqa qui cherche à se cacher d’hommes en se planquant dans un souterrain. Sous le plancher, elle utilise son portable pour téléphoner.

A 17 km de là, des militaires sont sur le qui-vive car ils observent un homme ennemi être à découvert et se demandent ce qu’il peut bien fabriquer. Parmi eux, Zoe Saldana, dont le personnage s’appelle Joe. Je l’écris tout de suite, même si on ne l’apprend qu’au bout d’un très long moment dans l’épisode. En tout cas, on découvre que la femme du début d’épisode, Isabel, est une espionne qui travaille pour Joe et dont la couverture vient d’être grillée.

Tout le monde la cherche parce qu’elle a un tatouage de croix sur la côte depuis la mort de son frère. Ce n’est pas bien discret quand on s’infiltre dans une cellule de terroristes (je suppose ?) musulmans d’avoir un tel tatouage… Joe promet de venir la chercher et l’action commence aussitôt : l’homme qui était à découvert fait en fait exploser plein de bombes qui commence aussitôt une attaque très claire contre les américains. C’est con pour la nana qui attend sous son plancher. Zoe Saldana fait son maximum pour essayer de la sauver, mais elle doit déjà se débarrasser des soldats qui veulent la tuer. En vrai, la série nous enchaîne sur une scène d’action dès le départ :  j’ai l’impression de voir le budget de la série s’envoler déjà, et ça ne fait qu’aller dans la surenchère quand un avion américain se mêle ensuite de la bataille au sol pour attaquer les ennemis.

Cela permet à Joe et son équipe de gagner du temps pour se mettre à l’abri. Une partie de l’équipe prend un hélicoptère qui leur permet de rejoindre au plus vite le lieu où est planquée Isabel, mais je trouve qu’on sent dès le départ que ça ne va pas le faire pour elle. Et effectivement, l’espionne est clairement en danger : un homme finit par comprendre qu’elle se planque peut-être sous le sol.

La communication qu’elle entretenait avec Joe se coupe alors qu’elle est faite prisonnière, laissant Joe face à la compréhension que c’en est fini de sa recrue. Elle passait des coups de fil pour tenter de la sauver, elle doit à présent en passer d’autres. Alors que l’espionne se débat comme elle peut, Zoe ordonne finalement la destruction de toute la base avec un tir de missile. J’imagine que l’essentiel est de ne pas compromettre Lioness – du peu que je sais de la série avant de la commencer, il s’agit d’un commando ultra secret qui ne peut se permettre d’avoir une espionne comme otage.

En tout cas, ça nous plonge directement dans une série plus sombre que ce qu’en j’imaginais à la base. J’imagine qu’elle ne pourra garder ce niveau d’enjeux tout du long, donc j’attends encore d’être convaincu sur du plus long terme, mais ces premières minutes sont plutôt chouettes.

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Cruz

Après le générique (sympathique, mais pas plus marquant que ça), on enchaîne sur une ambiance radicalement différente : on se retrouve dans un diner d’Oklahoma City… quatre ans plus tôt. Mais pourquoi cette obsession des flashbacks dans les séries, franchement ? Était-ce vraiment nécessaire ?

On y découvre le personnage de Cruz, qui travaille dans ce diner et ramène ensuite de la nourriture à son frère parce qu’il lui demande. Malheureusement, elle oublie de lire son deuxième sms qui lui demande un milkshake et ça provoque une cascade d’embrouilles dans l’appartement, avec son frère qui la traite de garce et Cruz qui s’énerve contre une copine de son frère. Les deux filles en viennent aux mains, jusqu’à ce que le frère de Cruz trouve normal de la cogner pour qu’elle arrête de faire ce qu’il considère être de la merde.

Bordel, ce n’est pas glorieux comme introduction de personnage. Cruz se rend dans son lit pour pleurer, mais bon, c’est un cliché sérieusement malvenu le coup de la nana trop faible pour se défendre qui deviendra finalement une super espionne. Disons que le cliché pourrait être amené plus subtilement en tout cas, parce que ce squat ne paraît pas tellement crédible.

La scène suivante ne l’est pas tellement plus : on est clairement sur un point très faible de l’épisode avec l’origin story de Cruz. Le lendemain matin, elle décide de se défendre face à son copain et prend donc une poêle pour le tabasser avant de sortir de la maison. Le type s’énerve assez logiquement et se met à la poursuivre dans la rue. Là, on suit Cruz qui hurle à la mort dans toute la ville sans pour autant que quiconque ne s’arrête pour l’aider, alors que son copain lui court après en caleçon. Dans toute la ville, oui.

Cruz finit par entrer dans un centre de recrutement pour marine où un soldat peut lui venir en aide face à ce copain qui se démonte un peu une fois qu’il comprend qu’il a affaire à l’armée. Face aux compliments implicites du militaire une fois le copain défiguré sorti, Cruz explique qu’elle a triché en utilisant une poêle et le militaire lui explique que c’est très bien pour gagner une guerre. Voilà donc comment elle va être recrutée parmi les marines.

C’est quelque peu exagéré comme destin, mais ma foi, le rythme est assez vif pour que j’adhère malgré tout à ce que propose la série pour l’instant. J’ai juste un peu peur que si le début est si peu crédible, la suite soit dans l’abus total. Après, il faut que j’arrête d’essayer de prévoir trop la suite et que je vive le truc. Ce qui est bien, c’est que ça se passe si vite que c’est possible : en deux minutes, on voit Cruz dormir dans un parc, retourner au travail et y être harcelé par son ex.

Son patron finit donc par appeler la police. Là, un flic lui conseille de se rendre dans un abri, parce qu’elle y sera plus en sécurité que dans le parc où elle souhaite dormir. Elle finit par accepter, parce qu’elle est peut-être bornée, mais pas complètement stupide non plus. L’abri ? Un immense gymnase déjà plein de gens…

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Marine

Le lendemain, nous suivons Cruz non pas en train de porter plainte, mais en train de passer un examen pour l’armée. On comprend que le temps s’accélère pour rattraper les quatre ans, mais bizarrement, aucune indication temporelle n’est vraiment donnée.

On sait juste Cruz est une excellente recrue chez les militaires : elle a des résultats brillants à l’écrit, mais aussi dans les tests physiques ; et dans les tests physiques des hommes tant qu’à faire. Ouais, la petite Cruz fragile qui ne se défend pas face à son copain est loin, très loin ; elle fait plus de tractions et de pompes que la plupart des hommes. Une super-militaire.

Son profil se démarque rapidement, ce qui fait qu’elle a un entretien auquel on assiste pour apprendre à mieux la connaître. C’était pas le but du flashback, normalement ? Sa mère est morte, elle n’a plus rien eu à faire de ses études et a motivé de la haine d’elle-même. Côté famille, elle n’a plus personne : son père est un inconnu, un de ses frères est mort, l’autre en prison. Bon, le temps a passé, clairement…

La Marine n’est toutefois pas inscrite dans son ADN, mais elle sait qu’un marine lui est venu en aide. Elle veut à présent aider d’autres personnes à son tour. Je me doutais que ça allait être patriotique à souhait et je ne suis pas déçu. L’armée redonne une vie à Cruz, yay !

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Joe

La série nous amène ensuite au QG de la CIA où Joe doit s’expliquer sur ce qu’elle a pris comme décision. On obtient enfin officiellement le nom de personnage de Zoe Saldana, puis Joe se défend bien, expliquant qu’elle ne pouvait pas savoir que sa recrue avait un tatouage. En réponse, on lui dit de checker mieux que ça ses prochaines recrues et de chercher les tatouages, même si c’est illégal de le faire.

Je résume vraiment approximativement, mais c’est ce qu’il faut en retenir et c’était très bateau comme scène de remontrances militaires. Joe doit maintenant trouver une nouvelle recrue en qui faire confiance, alors qu’elle regrette encore la fin de la mission précédente. Elle s’en confie à une Nicole Kidman qui semble être sa supérieure, mais dont le rôle n’est pas bien défini. En tout cas, Joe vient de perdre une super recrue de 22 ans et ça la fait culpabiliser. Après, on n’a pas vu de cadavres, donc on ne sait jamais… Non, je déconne.

Dave Annable ! Je me demandais quel rôle il allait avoir dans cette série et j’avoue que je suis plutôt surpris : il nous joue le mari de Joe, père de ses deux filles. Les retrouvailles familiales sont sympathiques, même s’il y a une ado pour les gâcher et qu’assez vite, on se retrouve face à un grand silence familial un peu embarrassant au cours du repas. Je le compte pour un point de Bingo, c’est clairement un silence gênant là. Et puis, j’ai totalement zappé la grille encore ce mois-ci.

Après tout ça, le couple peut se retrouver au bord de sa piscine pour un petit câlin. Tout va bien entre eux, Joe doit juste retrouver ses marques. Cela n’a pas l’air super simple. La relation avec son mari est aussi bizarrement complexe, je trouve, mais c’est parce qu’il est sous-entendu qu’ils ne sont plus vraiment ensemble en fait.

Ils se trompent, voient d’autres gens pour « sentir des choses » et jouent un rôle. Mais bon, ça ne les empêche pas de faire l’amour quand ils se retrouvent, alors tout va bien dans leur couple.

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Lioness

Le lendemain (j’imagine), Joe cherche à trouver sa nouvelle recrue. Elle rencontre donc un militaire qui lui vend Cruz comme une super-militaire qui correspond parfaitement au profil qu’elle cherche. Joe est un peu capricieuse, toutefois, elle ne veut pas qu’on choisisse pour elle ses recrues. On lui laisse la possibilité de se faire sa propre idée et c’est plutôt cool : on suit Cruz en train de se battre contre un sergent. Elle nous remet une dose de « je suis plus forte qu’un homme, regarde » dans ce combat, mais faut dire que le petit coup à l’entrejambe ne doit vraiment pas faire du bien.

Bref, Joe est convaincue et convoque sa nouvelle recrue dans son dortoir histoire de lui faire passer un entretien. Joe en profite pour expliquer à Cruz le but de Lioness : au départ, il s’agissait d’interroger des femmes et adolescentes car on ne pouvait pas laisser un homme faire ce travail. Désormais, le but est de devenir pote avec les sœurs, fiancées et femmes des cibles masculines qu’elles visent, pour obtenir des informations et mieux les tuer. Voilà qui est bien atroce comme coup de poker, mais eh, pour gagner une guerre, il faut tricher ; c’est ce que le marine a dit à Cruz quatre ans plus tôt. Elle ne l’a pas oublié.

Cette fois, Joe demande à Cruz de lui prouver qu’elle n’a pas de tatouage. Certes, Joe ferme les portes à clé, mais bon, elle laisse les fenêtres ouvertes. J’ai trouvé ça ridicule, il fallait que je l’écrive. Joe la scrute de la tête au pied et dans les moindres détails, dans une scène qui était plutôt sympathique, surtout que ça se fait sans nous imposer pour autant la nudité de l’actrice. Les plans sont suffisamment timides et lointains pour que ça n’envahisse pas trop son intimité.

Par contre, Joe, elle, elle l’envahit. Cruz est un peu impertinente, clairement hostile avec Joe qu’elle soupçonne de prendre son pied comme ça… mais c’est une excellente chose. Elle plaît complètement à Joe qui l’embauche.

Cruz est aussitôt embarquée pour une destination inconnue. Dans l’avion, elle tente d’en savoir plus sur Joe, mais cette dernière refuse de lui donner la moindre info sur sa vie privée. Cruz refuse cette absence de relation amical, mais elle va devoir composer avec, parce que Joe n’a certainement pas envie d’être son amie. Cette fois, d’ailleurs, Joe la prévient en avance : ce n’est pas son rôle de la sauver si sa couverture est grillée. Ce sera à Cruz de se sauver seule, et une fois que ce sera fait, Joe pourra venir la chercher. Cela fonctionne plutôt bien et ça me plaît déjà bien plus que le début de ce qu’on nous a présenté pour le personnage de Cruz. Elle n’est plus une petite chose fragile comme ça.

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Première mission

Le rythme continue d’être vif, en tout cas : les femmes arrivent dans une base militaire où Cruz va pouvoir rencontrer le reste de l’équipe de Joe. Il serait temps qu’on la rencontre officiellement nous aussi, parce qu’ils ne sont pour l’instant que des figurants dans la série. Joe les présente donc à Cruz : nous avons Bobby, la team leader, Two Cups, Tex (non, pas l’animateur), Tucker et Randy. Autant vous dire que je ne vais pas retenir les noms de tout le monde, malgré les anecdotes nazes sur les surnoms.

Assez vite, Cruz se retrouve à faire ses premiers faux pas : elle demande de l’eau, alors que ses coéquipiers veulent pouvoir lui faire confiance et voir si elle sait boire (elle sait s’enfiler une bouteille de bière en une fois, sympathique). Le lendemain matin, Cruz a donc 15 minutes pour composer avec sa gueule de bois et avoir un look parfait, à base de sac Chanel. En effet, il est temps pour elle de partir en mission. Son but ? Trouver l’adresse d’un type. Pour ça, elle doit d’abord se faire une nouvelle amie qui, elle, a l’info qu’elle cherche.

En chemin, Joe vérifie une dernière fois que Cruz connaît bien sa couverture, puis lui explique qu’elle n’est pas supposée savoir quoique ce soit sur sa cible. Le but est simple : elle doit la rencontrer sans rien savoir pour ne pas se tromper et ne pas faire d’erreur. J’aime bien cette idée d’une espionne qui n’a aucune info sur sa cible, mais en vrai, ça poserait forcément problème dans la réalité : comment plaire à quelqu’un dont on ne sait rien et s’assurer d’être son amie ? Cela ne peut que passer par des mensonges élaborés si elles ne sont pas faites pour être amies.

Toujours est-il que c’est ainsi que Cruz entame sa mission : avec une grosse gueule de bois et aucune info autre que l’apparence de sa cible, elle se retrouve dans un Louis Vuitton. Elle repère sa cible et se débrouille pour engager la conversation à partir d’une maladresse qu’on ne voit que dans les séries. Et hop, la conversation commence. C’est un peu gros : je ne tape pas la discute aux gens qui me rentrent dedans dans les magasins, moi !

Assez vite, l’inconnue cherche à en savoir plus sur son interlocutrice. Après un temps d’hésitation que la femme interprète comme une hésitation à se confier à une inconnue plus qu’à un doute sur son prénom, Cruz finit par lui donner le nom de sa couverture : Zara Adid. Bon, comme le magasin, ce sera simple à retenir. Sa cible ? Aaliyah Amrohi (merci les sous-titres pour l’orthographe). Les deux femmes deviennent bien vite amie, sous le regard surpris de Joe. Elle ne s’est pas trompée de recrue, au moins.

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Special Ops : Lioness (S01)

Synopsis : Cruz Manuelos, une jeune Marine au caractère trempé, est recrutée pour rejoindre l’équipe Lioness de la CIA afin d’aider à démanteler une organisation terroriste de l’intérieur. Joe, qui dirige l’équipe Lioness, a pour mission de former, gérer et diriger ces agents secrets féminins.

Synopsis : Cruz Manuelos, une jeune Marine au caractère trempé, est recrutée pour rejoindre l’équipe Lioness de la CIA afin d’aider à démanteler une organisation terroriste de l’intérieur. Joe, qui dirige l’équipe Lioness, a pour mission de former, gérer et diriger ces agents secrets féminins.

Pour commencer, je dois avouer que le synopsis de Special Ops: Lioness ne m’attire pas énormément, mais le casting est un peu alléchant quand même, avec Zoe Saldana en tête, suivi de Dave Annable. En vrai, même la présence de Nicole Kidman est positive, malgré mes réserves habituelles concernant ses rôles. Et Morgan Freeman est sur l’affiche, aussi. Bref, j’espère que la série va être capable de me surprendre agréablement, même si j’ai peur de ne pas accrocher dès le début.

C’est un coup de poker, je lui donne sa chance, d’autant que l’histoire semble vouloir adopter une optique et une prise de position plus féministes que les séries militaires (et trop patriotiques, d’ailleurs) que je connais… et que je ne regarde pas aussi parce que ça manque de personnages féminins intéressants. Bref, je suis un peu curieux de voir comment l’histoire de Cruz Manuelos se développera au sein de l’équipe Lioness de la CIA.

J’espère que la série saura se démarquer et me surprendre… mais je n’y crois pas tellement !

Note moyenne de la saison : 14,5/20

Special Ops : Lioness – S01E02 – The Beating – 16/20

Est-ce que je vais finalement aimer la série ? C’est inattendu, mais ça en prend le chemin : en fait, tout est inattendu, même la construction de l’épisode qui est à contrepied de tout ce que j’imaginais de la série, y compris après avoir vu le premier épisode. Le début de celui-ci était long et m’a totalement…

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Special Ops : Lioness – S01E03 – Bruise Like a Fist – 13/20

Après l’épisode précédent qui était une vraie bonne surprise, celui-ci a bien plus de mal à me convaincre. Ce n’était pas mauvais, mais ça n’avait rien de bien révolutionnaire non plus. Une partie des sous-intrigues est trop décousue du fil rouge pour l’instant et le fil rouge prend tout son temps à se dévoiler, donnant…

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Special Ops : Lioness – S01E04 – The Choice of Failure – 13/20

Difficile de noter cet épisode : je trouve tous les personnages de la série parfaitement insupportable et j’ai du mal à en avoir quelque chose à faire de leur sort ; mais en même temps, j’aime bien la petite pédagogie simpliste proposée par la série. Et puis, les acteurs sont excellents dans l’ensemble – malgré une direction…

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Special Ops : Lioness – S01E06 – The Lie is the Truth – 14/20

La série sert cette semaine exactement ce que j’en attendais. Elle est un peu longue à en venir à ce qu’elle veut nous montrer dans son intrigue principale alors que je l’avais vu venir, mais autrement, c’est plutôt efficace. Disons qu’on commence enfin à cerner les personnages et tous les enjeux et qu’il était temps…

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Special Ops : Lioness – S01E07 – Wish the Fight Away – 15/20

Bien que l’ensemble soit plutôt prévisible, l’exécution est plutôt chouette à suivre. La série propose un bon divertissement, assez simple même si encore inutilement complexe dans certains aspects pour essayer de se donner un genre. C’est une intrigue prenante et j’ai hâte de voir la fin de saison la semaine prochaine, parce que le travail…

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The Walking Dead : Dead City – S01E06 – Doma Smo – 08/20

Drôle d’épisode final que celui-ci, parce que certes, les scénaristes proposent les scènes qu’ils voulaient proposer, mais on sent en tant que téléspectateur qu’ils galèrent à y arriver et qu’une fois qu’ils y sont, eh bien, ils n’ont plus rien à raconter mais il reste presque une moitié d’épisode. Les personnages prennent ainsi des décisions qui n’ont aucun sens et le scénario ne tient pas la route. C’est con, parce que la réalisation est sympa et que la franchise pourrait bien mieux se porter que ça. Bref. J’ai vu l’épisode, mais je sens que je vais vite l’oublier…

Spoilers

Maggie et Negan se retrouvent grâce à Ginny.


You can’t be here.

On a envie de se réjouir d’être arrivé à la fin de saison, mais bon, il a été annoncé qu’on aurait bien une saison 2 alors… cet épisode ne proposera certainement pas une conclusion à l’histoire entamée.

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Retrouvailles

L’épisode ne perd pas trop de temps au moins. Dès le départ, on se retrouve avec les retrouvailles de tous nos héros : Ginny a tiré une fusée de détresse qui fait que tout le monde sait où se retrouver. Les méchants aussi, en théorie, mais on ne les voit pas heureusement. On entend juste vite fait des zombies, histoire de nous rappeler que les héros sont pressés de se barrer en théorie.

En pratique, ils prennent leur temps. Negan se rend sur le parking, persuadé d’y retrouver Maggie, mais il découvre avec surprise que c’est Ginny qui attend là. Maggie arrive quelques secondes après et s’attire les foudres de Negan, alors qu’elle n’y est pour rien si Ginny est là. Elle lui explique qu’apparemment Ginny voulait juste passer du temps avec lui, ce que la gamine confirme mais qui n’est pas au goût de notre Negan. En effet, il ne peut pas la protéger dans cette ville où il a des ennemis alors il lui demande de s’enfuir.

C’est le moment que le marshal choisit pour proposer de s’occuper de Ginny. Pardon ? Le type est blessé à mort et est toujours censé vouloir arrêter Negan, mais non, le voilà qui propose d’embarquer sa gamine adoptée avec lui et de se barrer en fermant les yeux. Je sais bien que Negan lui a sauvé la vie, mais ça ne semblait pas jouer en sa faveur dans l’épisode précédent, alors pourquoi change-t-il si subitement d’avis ?

Et puisque Ginny semble prête à partir après un câlin et une première phrase (oui, elle parle !), pourquoi Negan souhaite-t-il qu’elle se taise ? Pourquoi lui révèle-t-il avoir tué son père alors qu’elle allait clairement faire ce qu’il disait de toute manière ? Il s’attire les foudres de la gamine, normal, et Ginny finit par se barrer. Le marshal tente encore de faire croire qu’il a un semblant d’utilité, mais bon, il ne fait que ralentir Ginny si vous voulez mon avis.

Toujours est-il qu’ils se retrouvent à tenter de fuir la ville… et qu’ils y parviennent. Je ne sais pas bien pourquoi on suit ces personnages avec le marshal qui ramènent Ginny au campement de Maggie comme si de rien n’était. Elle y est accueillie, contrairement à Armstrong qui se contente d’un regard de Nina avant de se barrer. Bizarre le monde post-apocalyptique !

Armstrong reprend ensuite la route et, oui, on suit ça aussi. Je me demande bien en quoi son retour chez lui est si intéressant à suivre, mais eh, il finit par rejoindre New Babylon. Là-bas, il raconte un message difficile à croire : il assure qu’il aurait tué Negan de lui-même, en lui tirant une balle dans le crâne au moment de son arrestation, parce qu’il essayait de s’échapper.

Mouais. Son histoire n’est pas bien crédible et sa patronne lui fait bien comprendre qu’il n’a pas intérêt à lui mentir, puisqu’elle mentionne ses filles, l’air de rien. Cela me rappelle un peu la manière de diriger de Virginia de Fear the Walking Dead – pas besoin d’être dans la menace explicite. Des petites explications sous-entendues, un discours qui n’a rien à voir et hop, on raconte le plus important : la dirigeante de New Babylon n’en a plus rien à foutre de Negan. Elle a entendu parler du methane comme source d’énergie, et c’est ça qui l’intéresse désormais. Je la comprends.

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Trahison

En parallèle de tout ça, Maggie reste admirative de Negan. Je ne sais pas si c’est bien crédible. Son secret à elle est bien gardée, mais Negan n’en a plus : elle vante son courage et le suit pour tenter d’en terminer avec le Croate. Le duo se retrouve enfin à deux à surveiller par la fenêtre on ne sait trop quoi (des zombies ? l’arrivée du Croate ? Mais où ?). L’essentiel n’était pas ce qu’ils étaient en train de faire, mais plutôt ce qu’ils racontaient.

Malheureusement, désolé, après dix ans, je ne vois absolument pas l’intérêt de nous faire un moment émotion où Maggie parle de sa mère. On connaît déjà le personnage, qu’ils arrêtent de nous faire de la psychologie à deux balles putain ! On veut juste une bonne histoire de zombies.

Bon, allez, ça finit par arriver quand ils voient une voiture débarquer en trombe dans la ville. On nous fait alors un grand plan dramatique de la voiture qui s’en va loin, très loin d’eux, et des petits zooms et… Mais qu’est-ce qu’il se passe, putain ?

On enchaîne sur une scène où Maggie et Negan marchent en ville, possiblement à la suite de la voiture… Est-ce qu’ils comptent vraiment la rattraper ? Pourquoi il y a ensuite de la fumée en très mauvais effets spéciaux ?? C’est juste pour la réplique de Negan ?

Vraiment… J’ai vu les cinq premiers épisodes et je ne comprends pas ce qu’ils essaient d’écrire. J’ai plutôt l’impression que l’épisode est écrit par une intelligence artificielle à ce stade. Allez savoir comment, Negan comprend ensuite la trahison de Maggie parce qu’elle lui ment un peu mal quand il demande ce que Ginny pouvait bien vouloir lui dire.

Putain, ils viennent de passer cinq épisodes à construire une relation de relative confiance entre ces deux personnages, pourquoi Maggie se trahirait-elle comme ça ? Pourquoi et surtout COMMENT Negan s’est-il mis à la soupçonner ? Je ne comprends rien aux motivations des personnages et aux avancées de l’intrigue, c’est une catastrophe. Alors oui, bien sûr, c’est dramatique et il y a de l’enjeux avec un combat entre les deux personnages qui se déroule au-dessus d’une meute de zombies, mais vraiment, sincèrement : POURQUOI ? Comment en est-on arrivé là ? Il manque un ou deux épisodes pour que Negan comprenne vraiment la trahison de Maggie.

Bon, il parvient tout de même à prendre le dessus sur Maggie, passe à ça de l’égorger, mais… s’arrête. En effet, il a bien compris que Maggie faisait tout ça pour Hershel. Il sait aussi que le Croate n’a pas pris son grain, parce qu’il le devine. C’est bien ça, ça permet de gagner du temps qu’il devine toute l’intrigue.

Il en arrive aussi à la conclusion qu’ils font une équipe d’enfer, mais qu’elle ne lui pardonnera jamais d’avoir tué Glenn. Oui, sans blague… on ne l’aurait jamais deviné, ça ! Maggie reprend donc le dessus sur lui quand le Croate et ses hommes arrivent, et voilà. C’est elle qui se retrouve à lui mettre un couteau sous la gorge comme ça. Elle embarque donc Negan dans le van du Croate, qui se lance, comme tout bon méchant dans un long monologue.

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Prisonnier

On apprend donc qu’il recherche Negan depuis un moment, au point d’être retourné au Sanctuaire, mais aussi qu’il a manipulé Maggie pour obtenir ce qu’il voulait. Bref, on n’apprend rien, en vrai, mais on continue de faire genre qu’il y a des enjeux, avec un suspense sur le sort réservé à Hershel. Maggie ne sait toujours pas si elle a raison de faire confiance au Croate. On sent bien qu’elle est paniquée d’avoir pris les mauvaises décisions, mais finalement, le Croate la ramène bien auprès de son fils adolescent. C’est merveilleux tout ça.

Il faut encore procéder à un échange en bonne et due forme. Negan se rend volontairement otage du croate, échangeant sa place avec Hershel sans trop d’hésitation. Il demande tout de même à Maggie de veiller sur Ginny et annonce à Hershel que ça fait du bien de le voir. Allez, bim, la petite graine qui va permettre à Hershel de détester sa mère, ça. Non, parce que bon, Negan reste une figure paternelle pour lui, même s’il a tué son père.

Une fois Maggie et Hershel partis, le Croate continue son monologue avec Negan. Il est sacrément patient, Negan, mais c’est parce qu’il a lui-même imposé des monologues à bien des gens, j’imagine. Le Croate se souvient en plus du bon vieux temps avec Negan, parce que c’est lui qui lui a tout appris. Ensemble, ils étaient inarrêtables et ils l’étaient simplement en tuant une personne. C’est vrai que c’est bien la seule chose qu’aura apporté Negan dans cette franchise.

Il aura apporté des remords au Croate également, apparemment. Il regrette d’avoir désobéi à Negan, comprenant bien que c’est ça qui l’a transformé en menace aux yeux de son ancien chef. Il lui affirme donc que ça n’arrivera plus jamais, mais je doute que ça intéresse vraiment Negan. Il ne dit rien, en tout cas, et semble vouloir récolter les infos tant qu’il peut en récolter. Tout ça finit par mener au Croate qui lui confie qu’il a trouvé un nouveau foyer et qu’il a hâte de lui présenter sa patronne.

Clairement, le Croate qu’on nous présentait comme un grand méchant est désormais présenté comme un grand enfant qui est heureux de réunion son papa et sa maman… Pardon, mais c’est naze ça aussi comme idée. BREF. On en arrive enfin à la scène où Negan rencontre la vraie méchante de la série, qui est toute sympa avec lui, heureuse de voir qu’il est bien une personne réelle et pas une invention névrotique du Croate.

Elle est heureuse de le rencontrer aussi parce qu’elle admire son travail, notamment la manière dont il a tué un homme à la banque plus tôt dans la saison. Bref, elle le brosse dans le sens du poil, mais on ne sait toujours pas exactement pourquoi. Cela finit par être expliqué : elle souhaite conquérir de nouveaux territoires, notamment du côté d’Harlem. Pour cela, elle est persuadée d’avoir besoin de quelqu’un comme lui : elle est prête à lui confier les clés de son royaume, à la condition qu’il l’aide à devenir imbattable comme il l’était à l’époque du Croate.

D’accord… Mais il a été battu ensuite ? Et elle doit bien le savoir puisqu’il n’était plus au sanctuaire ? Oui, elle le sait, mais ce n’est pas grave, elle a trouvé une merveilleuse idée pour s’assurer que Negan soit motivé à fond. En interrogeant Hershel, cette méchante a compris que Negan était attaché à Hershel et elle en a eu la preuve quand il accepté d’être prisonnier en échange de la libération d’Hershel. SOIT.

Maintenant, le chantage est facile. Elle a coupé un doigt de pied d’Hershel et elle menace de retourner chercher d’autres morceaux si Negan ne fait pas tout ce qu’elle dit. Evidemment.

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Maternité compliquée

En parallèle, Maggie et Hershel peuvent donc quitter New-York et rentrer chez eux. Le chemin est long, il y a un trajet en bateau… mais non, nous ne verrons rien de ça. On ne saura pas comment ils ont traversé pour revenir de l’autre côté, d’ailleurs ! Non, on se contente d’avoir une scène où Maggie et Hershel montent en voiture… mais ne partent pas pour autant. Mais putain Maggie, conduis cette voiture ? Qu’attends-tu ? Pourquoi n’as-tu pas parlé avec ton fils avant ?

J’ai vraiment du mal avec l’écriture de la série. Hershel finit par reprocher à sa mère de ne jamais le voir, de s’occuper de lui sans s’intéresser à qui il est exactement. Soit. Hershel fait une crise d’adolescence, donc. On en avait entendu parler, on imaginait bien que ce n’était pas glorieux et, surprise, ça ne l’est effectivement pas du tout.

De retour chez elle, Maggie semble passer plus de temps à s’occuper correctement de Ginny, lui apportant une peluche, qu’à s’occuper comme il le désire d’Hershel. Elle ne lâche pas l’affaire pour autant, et on nous impose donc une scène de plus où elle se rend dans la chambre de son adolescent en pleine nuit pour papoter avec lui. Elle lui donne raison, lui expliquant que la vie n’a fait que lui prendre et lui prendre et lui prendre des choses. Elle a fini de se battre désormais et souhaite enfin être libérée de sa rancœur. Pour ça, elle doit encore trouver un moyen d’en finir avec cette « chose avec Negan ». Fais-lui l’amour, ça te passera. Pardon, mais vraiment, je crois que les scénaristes se dirigent vers ça depuis deux saisons ! C’est frustrant, seulement, je crois que ça peut marcher comme mauvaise idée. Les opposés s’attirent, tout ça, tout ça.

Voilà en tout cas le triple cliffhanger de la saison : Negan est pris au piège d’une grande méchante en qui Hershel a eu confiance, Maggie découvre les dessins d’Hershel quand il était otage et souhaite en finir avec Negan, Ginny sait que Negan a tué son père. On nous promet une saison 2 pas-sion-nante. Et non, je ne commenterai pas ce dernier plan où Negan et Maggie fusionnent comme un seul personnage, parce que c’était du niveau d’un enfant de 10 ans cette idée.

Retrouvailles | Trahison | Prisonnier | Maternité compliquée | En bref

En bref

Plus ça allait, moins ça allait ? C’est terrible comme j’espérais quand même que ce spin-off soit capable de décoller et d’apporter quelque chose en proposant de suivre deux de mes personnages préférés de la série… et comme je suis déçu aujourd’hui de voir qu’ils n’avaient finalement pas grand-chose à proposer.

Honnêtement, le réalisateur le dit lui-même : ils attendaient juste de pouvoir en arriver au moment où Maggie et Negan se battraient… et je crois que c’est tout le problème de l’écriture de cette série. On SENT que chaque épisode est construit autour d’une ou deux scènes marquantes, que les scénaristes veulent à chaque fois en arriver à la scène mettant une idée qu’ils avaient envie de voir avant de commencer à écrire la série. Le problème ? Les personnages ne peuvent pas vivre par eux-mêmes ; les nouveaux se font tuer les uns après les autres sans que ça nous touche car les scénaristes ne se concentrent pas sur eux ; les personnages agissent sans qu’on ne sache pourquoi et qu’on ne s’attarde à les comprendre, parce que de toute manière, l’essentiel est d’arriver à telle ou telle scène.

Le problème dans tout ça, c’est que je suis piégé avec cette franchise. Je suis sûr que je vais regarder la saison 2 quand même, parce que j’aime Maggie et j’aime Negan. J’espère juste que d’ici là, les scénaristes auront de meilleures idées pour eux !

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Riverdale – S07E15 – Miss Teen Riverdale – 13/20

Cette série est vraiment incroyable, sous tous les sens du terme, même les moins positifs. On se retrouve cette semaine encore avec un épisode filler, un de plus. Cette saison 7 sera marquante et inoubliable pour son ambiance, j’imagine, et pour tous les messages qu’elle essaie de faire passer. C’est marrant, la série n’a jamais été à destination des adolescents qu’au cours de cette saison, alors que c’est celle qui sera le moins suivi par les adolescents. Bref, il faut prendre cet épisode pour ce qu’il est : un divertissement visant à faire rire tout en créant une bulle plus ou moins féministe dans les années 50. Incroyable, donc. Et improbable, aussi.

Spoilers

Alice et son mari organisent un concours de miss à Riverdale.

Speaking to myself, I love being beautiful.

Non, je ne fais pas un AVC : je sais parfaitement qu’il manque des critiques d’épisodes. Je vous rassure, elles sont écrites, mais juste pas encore mises en page. Seulement, il me semble que quitte à être à jour dans la série, autant en profiter pour publier le jour de la diffusion de l’épisode ma critique !

L’épisode commence de manière originale pour Riverdale : ce n’est pas Jug qui nous assure la narration de cet épisode, c’est chaque fille de la ville qui décide d’écrire à Betty ses plus intimes secrets et envies. Ce n’est pas brillant, mais ça nous permet de faire le tour de tout le casting féminin pour comprendre un peu mieux les motivations de chaque personnage. C’est sûrement pour la diffusion de cet épisode qui se veut plus féministe que les autres que les quatre actrices principales de la série en ont profité pour aller se faire tatouer et en parler sur Instagram. Ouais, Morgane et Aurélien me tiennent au courant de l’actualité la plus intéressante !

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

L’inscription

Il y a donc tous les ans un concours de Miss à Riverdale, et c’est évidemment Alice qui l’organise. Qui d’autre pourrait s’en charger dans cette ville qui ne compte qu’une petite poignée d’adultes et beaucoup d’enfants livrés à eux-mêmes ? Si elle l’organise, c’est pour mieux pouvoir le diffuser à la télévision, et attention, à la télévision nationale, parce que c’est clair que Riverdale, ça intéresse toute la côte ouest des USA au moins.

Ethel se retrouve donc à devoir dessiner le tract de ce concours pour sa maman de remplacement, avec un jeu d’actrice qui nous montre son envie d’y participer malgré un physique qui ne correspond pas aux attentes qu’elle est forcée de dessiner. Au contraire, Betty critique évidemment l’initiative de ce concours de Miss ; une position qui n’existait certainement pas pour une ado de l’âge de Betty à l’époque… Jusqu’à ce qu’elle apprenne que le concours pourrait lui payer ses études.

Bien sûr, Veronica est hyper intéressée par le concours et elle convainc rapidement toutes les filles de la ville de s’y inscrire avec elle. Elle, elle le fait par pur intérêt professionnel, envisageant déjà la pub que sa couronne apporterait au Babylonium. Bien sûr.

Il va de soi que Betty essaie d’expliquer à ses amies que les femmes sont objectifiées par ce concours et qu’il faut vraiment arrêter de le faire. C’est drôle, sérieusement, parce que bon, à l’époque, le mot devait à peine exister. Et puis, Cheryl m’a bien fait rire à souligner à quel point l’actrice ne fait que ça depuis sept saisons : être objectifiée. Concrètement, Cheryl le fait en rappelant les moments où Betty s’est déshabillée cette saison, et bien sûr, la blonde a réponse à tout.

Cela n’empêche pas Veronica de vouloir participer et de proposer à ses amies un pacte pour s’assurer que personne ne se poignarde dans le dos – enfin, Cheryl n’a qu’une ennemie : Evelyn – et qu’elle considère que la victoire est pour chacune d’entre elles quoiqu’il arrive. C’est mignon. Cela permet à Betty de découvrir que Toni participe aussi. Oh, cette dernière le fait pour lutter contre le racisme ambiant, évidemment. Et Cheryl aussi.

Cela déprime Betty, parce qu’elle se retrouve à être la seule à ne pas participer au concours. Il ne faut pas grand-chose pour qu’elle soit convaincue de toute manière : Veronica revient donc à la charge dans les vestiaires pour s’assurer que Betty signe également. La promesse d’une bourse universitaire est de toute manière suffisante pour qu’elle signe. Elle le fait donc, et Alice s’inquiète immédiatement.

Pour elle, sa fille ne peut que vouloir détruire le concours avec une petite déclaration féministe. La bourse universitaire ? Inutile avec ses résultats scolaires, c’est un rêve stupide. Malgré cette attaque idiote de la part d’Alice, la mère et la fille ont pour une fois une vraie conversation : Alice révèle ainsi qu’elle voulait être hôtesse de l’air avant que ses rêves ne soient brisés par la naissance de ses filles. Charmant. Betty culpabilise un peu apparemment.

Betty est ravie de découvrir que l’inscription au concours est suivie par des répétitions et un entraînement intensif assuré par… Alice. Au moins, à ce stade, c’est clair : on laisse tomber tout le reste de la saison pour se concentrer uniquement sur ce concours. Ce qui aurait pu être le sujet d’un arc sur plusieurs épisodes devient donc un épisode complet sur ce qui est attendu des femmes dans les années 1950.

Le but est aussi de se concentrer sur quelques intrigues secondaires jusqu’ici, tout de même, n’abusons pas. Avant d’y venir, je commence par l’aspect un brin plus général, avec toutes les participantes du concours que se rendent dans la boutique de la mère d’Archie pour un essayage de robes magnifiques et pour assister à un débat sur le rôle de la femme. Ainsi, Alice est ravie d’être mère apparemment, alors que la mère d’Archie pensait qu’une ancienne Miss Riverdale Teen Queen comme elle aurait toutes les cartes en main pour devenir une Première Dame des USA. Bien sûr, oui, rien que ça. Les scénaristes ont tant d’idées merdiques pour nous faire rire !

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

Midge

En parallèle, Fangs s’inquiète de savoir que Midge souhaite participer : il a peur pour elle et pour le bébé, parce qu’il sait que c’est un concours un brin physique. Bien sûr, un ado de 1950 qui s’inquiète des talons que doit porter sa copine pendant des heures ? J’ai un doute tout de même. Bon, peu importe. L’essentiel, c’est que l’intrigue de la grossesse de Midge fait évidemment des remous dans cet épisode quand elle n’est plus assez maigre pour sa robe.

Alice en déduit aussitôt qu’elle est enceinte, parce qu’elle voit bien que l’adolescente rayonne de toute manière. Bien évidemment, on y croit. Quoiqu’il en soi, elle la confronte, Midge ne sait pas mentir et hop, son secret est dévoilé. À quoi bon perdre du temps ?

Alice organise alors une réunion d’urgence avec toutes ses participantes – et j’en profite pour écrire ici que j’aime beaucoup le personnage d’Evelyn, c’est tout à fait le genre de garce que toutes les séries devraient avoir pour l’humour (dommage, elle n’aura pas le temps d’être développée pour être chose que ça alors qu’il y aurait tant de potentiel !). Elle leur annonce que Midge n’est plus parmi elles. Elle n’est pas morte, elle est juste enceinte, ce qu’Alice ne dit qu’à demi-mot. Ce qu’elle dit, en revanche, c’est que le corps de ses participantes doit désormais être un temple, que Midge reviendra dans sept à huit mois et qu’elle finira l’année scolaire dans le couvent habituel de la série. La pauvre.

La voilà dégagée de l’épisode bien vite, mais le sujet n’est pas évacué pour autant : il est question d’une grossesse adolescente, et c’est important de traiter le sujet pour faire un peu de prévention et d’éducation sexuelle. On est devant une série pour adolescents après tout, et tant pis si toute l’audience est forcément adulte désormais (je veux dire, c’est la saison 7, qui regarde encore ça chez les ados ?).

Ainsi, Betty s’intéresse bien sûr à la sexualité de Midge et Fangs, avec plein de jalousie, mais surtout une bonne question : comment est-elle tombée enceinte s’ils se protégeaient ? Oui, la question est essentielle pour faire passer un message sur le préservatif et ses risques, mais aussi pour que Veronica insiste sur le fait que ce sont les femmes qui assument toutes les conséquences de la grossesse (c’est bien) et nous fait tout un speech publicitaire sur la pilule. Je doute vraiment qu’une adolescente à l’époque soit capable de théoriser la pilule comme elle le fait déjà, mais en plus, c’est un peu gênant de nous la vendre comme quelque chose qui n’a que des points positifs quand on sait qu’il y a quelques effets secondaires aussi. Quitte à faire de la prévention, il aurait été bon d’aller jusqu’au bout.

Bon, ce n’est pas le mood de l’épisode de toute manière. Et même si c’est un épisode très féministe, Toni s’inquiète pour Fangs, évidemment, parce que personne ne l’a prévenu que Midge est chez les bonnes sœurs. Toni et elle sont donc celles qui le préviennent et doivent faire face à son énervement. En toute fin d’épisode, il peut ainsi échanger rapidement au téléphone avec elle. L’occasion d’apprendre qu’Alice est la connasse qui a balancé la grossesse de Midge à ses parents et que ces derniers ont ainsi été forcés de l’envoyer au couvent, pour protéger leur réputation. Su-per.

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

Ethel

L’entraînement pour le concours de beauté est marrant plus qu’autre chose, avec des dictionnaires sur la tête pour les participantes (évidemment) et une Alice qui se donne à fond pour être le plus dérangeante possible. En vrai, c’était un peu marrant. Bien évidemment, Ethel qui rêve de participer à ce concours (c’était si peu subtil dès le départ) assiste aux répétitions. Elle se retrouve ainsi à fantasmer sa victoire et… on nous impose ça !

Dans les rêves d’Ethel, sa victoire est parfaite et lui permet d’être célébrée pour sa beauté. Elle retrouve ses parents en vie, a son portrait exposé dans des musées et est en couple avec Jug. On a les fantasmes qu’on mérite, je suppose, mais ça ne fait pas rêver.

Sa vie d’assistante, en attendant, ne la fait pas rêver malheureusement. Elle doit donc prendre rendez-vous pour la boutique de la mère d’Archie, puis faire les retouches des robes elle-même. Betty se rend alors compte que son amie est en larmes et s’inquiète de savoir pourquoi. Il était temps qu’Ethel explique son envie de participer. Bien sûr, Betty ne sait pas trop comment réagir sur le moment.

Suite à la désinscription express de Midge, toutefois, Betty trouve la solution idéale : il suffit qu’Ethel prenne sa place, tout simplement. On passera sur le fait qu’on nous affirme qu’il y avait un numerus clausus alors que la liste de toutes les participantes n’occupait même pas la moitié d’une page, hein. Ethel se retrouve donc inscrite au concours et Betty lui fait quelques cours de rattrapage pour qu’elle puisse être à niveau à temps.

L’assistante dont Alice a tout de même besoin ? Facile : Betty propose à Dilton de l’être. Cela ne correspond toujours pas aux désirs d’Alice cependant : elle refuse qu’une fille « comme Ethel » soit une miss et que Betty se lance en croisade contre son concours. Bien sûr, elle utilise le passé difficile d’Ethel pour s’en défendre, mais on comprend bien que le problème est ailleurs. Pour autant, les scénaristes n’assument pas jusqu’au bout la grossophobie d’Alice, puisqu’elle n’utilise jamais de mots pour ça (et en même temps, ça vaut mieux, puisque l’actrice est merveilleuse).

Alice demande en tout cas évidemment à Betty d’annoncer à Ethel qu’elle ne pourra pas participer. Comme ce n’est pas exactement envisageable pour elle, elle en parle à ses amies. Aussitôt, son crush du moment (Veronica, rappelons-le plus que les quelques coups d’œil qu’elles se lancent dans l’épisode) trouve la solution : un bon vieux chantage.

Veronica et Betty se rendent auprès du père de cette dernière pour expliquer qu’elles se retireront toutes du concours si Ethel ne participe pas. Et mieux encore : elle demande le retrait du segment en maillot de bain de la compétition, parce que c’est bien trop sexiste. Non mais putain, faut voir à pas abuser non plus, elles sont censées être des ados de 1950. Déjà en 2023, on continue d’avoir ces segments et certain(e)s trouvent encore de quoi le justifier malgré le sexisme évident, mais alors en 1950, on ne me fera pas croire que c’est un discours possible. Je sais, c’est le but de la saison de montrer les défauts de la société à corriger, mais tout de même !

Alice prend évidemment très mal de découvrir qu’Al accepte les conditions de sa fille, mais il marque un point tout de même en soulignant que les jurys ne feront jamais gagner Ethel de toute manière. Sympa.

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

Le concours

C’est à l’occasion de la diffusion du concours à la télévision que les scénaristes trouvent de quoi occuper les membres masculins du casting. Ainsi, on a droit à une scène où ils se réunissent tous chez Pop’s pour regarder la télévision ensemble. On ne saura jamais pourquoi Julian est avec eux alors qu’ils ne sont pas vraiment potes ou pourquoi Archie sort des toilettes sans sa ceinture (l’acteur s’amuse tellement cette saison, ça me tue), mais en tout cas, les scénaristes auront réussi à caser des répliques à chacun des garçons de la série.

Bon, à l’exception de Kevin. Je ne sais pas pourquoi ça m’a surpris parce qu’après sept saisons c’était évident : Kevin, lui, il a le droit de chanter pour le défilé du concours. Chacune des participantes a donc son moment de gloire, à l’exception d’Evelyn et Ethel qui défilent ensemble (bien sûr). Le montage de l’épisode est un peu étrange, d’ailleurs, avec Fangs ravi de voir que Toni s’en sort bien. Elle n’est pourtant que sa pote dans cette timeline et Midge est enceinte de lui, tout de même. Le retour à la réalité sera sympa s’il a lieu un jour. J’ai bien l’impression que les scénaristes ne s’occuperont de l’intrigue principale que dans les derniers épisodes désormais…

Bon, en tout cas, ils n’avaient que quarante minutes dans cet épisode, alors ça termine à nouveau en épisode musical avec ce concours largement coupé pour ne se concentrer que sur la chanson de Kevin et sur celle d’Ethel. Soulignons une nouvelle fois le montage catastrophique de l’épisode avec Clay qui insiste pour dire qu’elle a la voix d’une star et Reggie qui tombe amoureux d’Ethel alors qu’elle n’a à peine chanté qu’un couplet… La chanson part ensuite et est géniale, mais le premier couplet… non ?

De toute manière, cette chanson fait rêver tout le monde, même les jurys de la compétition. C’est ainsi qu’Ethel se retrouve nommée Miss Riverdale Teen Queen. C’était principalement marrant, on va dire, surtout que ça oblige Alice à avoir son sourire figé devant les caméras. Evelyn est frustrée de sa défaite, parce qu’elle n’a pas rejoint le pacte de Veronica pour que la victoire d’une d’entre elles soit vécue comme une victoire et Ethel peut vivre son rêve – ou pas. Ses parents ne ressuscitent pas, Jughead n’est pas son petit ami.

Elle est tout de même miss, et ça, ce n’est pas rien. Ou alors, ce n’est rien, justement : Ethel n’a pas vraiment gagné le concours. Dans un twist improbable, il est révélé que c’est en fait Betty qui avait gagné. Oui, mais voilà, Alice a lu le nom d’Ethel et personne n’a osé la contredire, parce que l’émission était en direct et que ça aurait été une honte pour la chaîne de devoir retirer la couronne d’Ethel.

Mouais. Alice laisse planer un suspense auprès de sa fille sur les raisons la motivant à faire d’Ethel la gagnante alors qu’elle refusait de la voir participer… mais Betty finit par déclarer à sa mère qu’elle l’aime (pardon ???) parce qu’elle est quelqu’un de bien qui a voulu changer pour le meilleur la vie d’Ethel. Putain, mais arrêtez avec Alice, elle est insupportable et c’est tout !

Au moins, l’épisode se termine par la jolie conclusion que les filles sont l’espoir pour un monde meilleur le lendemain…

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

Compteur d’Archie à poil : C’était moins une. On le voit à peine dans l’épisode et c’est dans un lieu public, mais il trouve quand même le moyen d’être en train de se rhabiller.

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