The Walking Dead : Daryl Dixon – S03E03 – El Sacrificio – 14/20

Franchement, la saison est intéressante, mais cet épisode a deux gros problèmes : d’abord, son titre spoile totalement la fin que j’ai vu arriver dès la première scène de l’épisode honnêtement, ensuite, le développement des nouveaux personnages est raté à mon sens. C’est dommage : il y aurait de quoi faire une bonne histoire, mais les décisions qu’ils prennent n’apparaissent pas logique par rapport à ce qu’on savait d’eux dans l’épisode précédent. Une fois n’est pas coutume, ça donne l’impression que les scénaristes ne se parlent pas entre eux à l’écriture des différents épisodes, c’est vraiment étrange. Et ça plombe ce qui aurait pu être un excellent twist.

Spoilers

Carol continue de se mêler de ce qui ne la regarde pas, Alcazar recherche ses hommes disparus, Daryl passe la journée avec Roberto.


Hay mas pueblos, sabes, con las chicas...

La série ne perd pas de temps cette semaine, car l’épisode est plus court. C’est une bonne chose : je suis en retard et je n’ai pas de temps à perdre moi-même. Dès le départ, on assiste donc à une scène avec tous les nouveaux personnages de la saison qui ne survivront probablement pas bien longtemps, en vrai. Ainsi, on suit Guillermo (d’Alcazar) venir parler à Federico de son mécontentement vis-à-vis de son village. Oups.

Il n’est pas content parce que plusieurs de ses hommes ont été tués quelques jours plus tôt et que le seul qui a survécu est désormais porté disparu, depuis les célébrations de la veille. Il n’en faut pas plus pour qu’il soupçonne le village de Fede d’être responsable de tous ses malheurs. Le problème, c’est qu’il a un ascendant sur lui, avec ses richesses et le pouvoir de la couronne derrière lui. Il menace donc Fede de ne pas revenir s’il ne prouve pas rapidement que le village est bien un village de confiance.

On devine assez vite que ça terminera en sacrifice de Justina tout ça, surtout avec le nom de l’épisode. Peut-être que je me trompe, cela dit, on verra bien. Ce qui est sûr, c’est que Fede est prêt à tout faire pour s’assurer que son village reste dans les bonnes grâces d’El Alcazar. Ce n’est pas bon signe, surtout quand on comprend que ce roi de pacotille n’aime pas beaucoup les manières des américains. Tu m’étonnes : Carol a été odieuse avec lui.

Pourtant, au petit matin, Carol se réveille et se sent toujours la bienvenue dans le village. Il faut dire qu’elle a un hôte qui sait prendre soin d’elle. Même si on l’a remise assez justement à sa place la veille, on découvre qu’elle continue de vouloir imposer ses vues à tout le monde. Je trouve ça si abusé ! Ainsi, elle tente de convaincre Daryl de faire quelque chose pour sauver Alba d’El Alcazar. Mais pourquoi ? Franchement, je suis d’accord avec elle sur le principe, mais pas du tout sur ses manières. En plus, elle n’est supposée être là que pour quelques jours – quelques heures même ! – alors pourquoi faire chier comme ça ?

Si Daryl paraît sans cœur, je trouve son attitude bien plus logique : il réplique à Carol « Alba qui ? » ahaha. La tête de Carol m’a buté de rire, je dois bien l’avouer. Carol reste en tout cas en arrière pour se reposer de ses blessures et être draguée par le daddy español. Il prend soin d’elle, soigne ses blessures, lui raconte un peu sa vie… et finit par être mal à l’aise. Il sait que Carol repart, alors à quoi bon retomber dans les plaisirs de la chair, je suppose ?

On découvre en tout cas qu’il a eu toute une vie avant l’apocalypse (avec une femme qui ressemble fort à celle que Roberto va présenter à Daryl dans l’épisode), mais qu’il en a une aussi après. Il a même de quoi se faire une séance de cinéma à la maison, puisqu’il a un projecteur et de vieux films en noir et blanc. On apprend ainsi que la culture est importante pour lui. Carol est tellement à fond sur lui, c’est ridicule !

Finalement, Carol passe donc sa journée à se transformer en mamie espagnole, c’est assez perturbant. Elle a de bonnes capacités d’adaptation, on le sait après tout. La voilà donc qui, vers la fin de l’épisode, doit consoler Justina qui ne se remet pas du sacrifice d’Alba dans l’épisode précédent. Elle culpabilise de ne pas avoir été tirée au sort six fois de suite alors que ce n’est jamais qu’un jeu de hasard. Justina explique donc à Carol qu’elle est frustrée et ne peut pas rester les bras croisés. Contre toute attente, c’est Carol qui finit par prendre la défense du système en place : elle veut que Justina survive et fait en sorte qu’elle ne fasse pas de connerie. C’est logique… mais très con tout de même, car elle ne sait vraiment pas ce qu’elle veut la Carol.

Pardon, on sait tous ce qu’elle veut : sauter sur son hôte, et pas pour le tuer. Celui-ci lui organise un dîner incroyable et lui propose tout ce qu’elle veut, parce qu’elle a sauvé la vie de son fils (et parce qu’il veut lui aussi lui sauter dessus, clairement). Au cours du repas, Carol comprend juste à temps qu’elle n’a pas réussi à convaincre Justina. C’est complètement débile et un rebondissement franchement raté : c’est Justina elle-même qui se sacrifie et demande à remplacer Alba. Je pensais au moins que ce serait un cadeau de Fede à Alcazar pour compenser ses conneries, mais même pas ? Cela n’a aucun sens !! Alba reste au village, Justina est emmenée par Alcazar sans même dire au revoir à Roberto (WHAT THE FUCK ?) et l’épisode se termine sur son départ. Pardon, mais c’est complètement con et contraire à tout ce qu’on sait du personnage ?

En parallèle, on a aussi un rapide développement de Paz. Il est sûr qu’elle accompagnera Carol, Daryl et Roberto à la recherche de Justina : elle couche avec la future reine d’Espagne qui est donc bien son ex (enfin, pas tant que ça ex du coup) comme il était facile de le soupçonner avec l’épisode précédent. Je n’ai rien de plus à dire sur cette scène, ça tombe comme un cheveu sur la soupe dans l’épisode. Ecoutez. Ils font comme ils peuvent et ils ne sont pas si bons scénaristes ?

De son côté, Daryl passe la journée avec Roberto. Ce dernier lui dit connaître quelqu’un qui pourrait réparer son bateau. Il est bien gentil à vouloir aider comme ça, mais ce n’est pas désintéressé bien sûr. On apprendra bien sûr qu’il fait tout ça dans le but d’obtenir à son tour une place sur le bateau de Daryl. Daryl refuse, mais c’est sans compter sur l’improbable capitaine à qui il a affaire. La femme refuse de lui venir en aide s’il n’aide pas Roberto et Justina. Allez.

Il faut peut-être que j’explique un peu qui est cette capitaine : la femme s’est retranchée dans un phare avec ses deux amants (maris ?) et est excellente, tout simplement. J’aime beaucoup son personnage : elle a clairement du pouvoir, sait ce qu’elle veut et ne s’excuse pas d’avoir ce qu’elle veut. Elle parle anglais, ce qui aide Daryl dans les négociations, et est lucide sur l’idée complètement conne de Daryl. Repartir aux USA en bateau ? AHA. Ce n’est pas gagné, son affaire.

Elle négocie tout de même 5 kg de poudre, que Roberto devra trouver (qu’il se démerde), et assure qu’elle pourra réparer le bateau – elle l’a pourtant vu échouer. Bon, Daryl accompagne donc Roberto le long de la côte, histoire de connaître un peu plus la culture espagnole à travers la série, mais aussi ses paysages. Leur nouveau but est de trouver du matériel pour aider à réparer le bateau. Pendant qu’ils le font, ils ont l’occasion de papoter – on nous impose ainsi même des flashbacks de Daryl. Improbable.

J’ai beaucoup aimé, en revanche, le fait que travailler sur le bateau finissent par attirer les zombies du coin. Ils font plein de bruit, et ça s’entend de loin. Il y a donc un zombie qui arrive depuis l’océan et manque de peu de tuer Roberto. Super-Daryl et son fusil est là heureusement : il parvient à tuer un zombie grâce à ça.

Sur la plage, la situation n’est pas mieux : ils ont attiré plein de zombies qui arrivent sur place et force Daryl à se battre. De son côté, Roberto n’est pas intimidé apparemment. Il laisse Daryl se démerder seul avec les zombies sur la plage et retourne dans l’eau chercher le morceau dont ils ont besoin. J’ai trouvé ça tellement ridicule : faites les choses dans l’ordre ? Tuez les zombies sur la plage, puis allez chercher le morceau dans l’eau ?

C’est franchement dommage de nous présenter ça comme ça, car Roberto apparaît complètement con et sans instinct de survie. Le tout ne sert qu’à faire un faux suspense sur sa survie quand il est attaqué à nouveau par trois zombies dans l’océan. La scène aurait pu être super, mais tout est expédié si vite, c’est tellement dommage ! Daryl tue les trois zombies de l’océan avec son flingue et hop, tout est bien qui finit bien. Il peut même laisser une petite pensée à Laurent sur le chemin du retour, est-ce que c’est pas trop mignon (non) ?

Daryl ramène donc Roberto, mais la nuit tombe vite. Cela fait qu’ils ne sont pas de retour à temps pour assister au départ de Justina. Et cela n’a aucun sens.

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9-1-1 – S08E18 – Seismic Shifts – 17/20

De jolies pirouettes de la part des scénaristes pour conclure cette saison avec ces épisodes qui semblent déjà être un bout de saison 9 par moments, tout en étant une conclusion très logique à ces dix-huit épisodes en tant que tout. En vrai, ça aurait même pu faire une fin de série, même si ça aurait été terriblement frustrant maintenant que tout est en place pour relancer les intrigues et les personnages dans de nouvelles directions.

Spoilers

La 118 et Athena viennent en aide aux habitants d’un immeuble de dix-neuf étages effondré.


It’s just a number now.

Franchement, la série a perdu quelque chose avec la mort de Bobby : l’assurance que les personnages s’en sortiraient toujours. On nous retire la sécurité et le confort de savoir qu’ils s’en sortiront toujours, mais après huit ans ? Oui, la mort de Bobby fait avancer tous les personnages et fournit de quoi faire toute une saison, mais est-ce qu’il ne vaut pas mieux nous faire le coup du coma de Bobby qui imaginerait tout ça ? Je ne sais pas, franchement.

Nous n’y sommes pas cependant ! Pour l’instant, on en est à un dernier épisode de saison qui a encore un peu de budget à dépenser. Comme souvent avec la série, on reprend avec le flashback de l’épisode précédent auquel on ajoute du contexte : Graham ne retrouve pas le sous-vêtement de la femme de son voisin qu’il cherchait dans les tuyaux de la machine – on l’accuse de lui avoir volé – et c’est en fermant le hublot qu’une étincelle provoque l’explosion. On nous fait aussi suivre une jeune fille qui emménage dans l’immeuble, malgré la désapprobation de sa mère. Elle aurait mieux fait d’écouter sa mère apparemment : l’immeuble de 19 étages s’effondre suite à l’explosion. Flippant.

Athena n’écoute que son instinct professionnel apparemment : elle hurle aux opérateurs du 911 de ramener tout le monde sur place, car elle est face à un sacré danger. Elle se jette malgré tout dans l’action, aidant des gens à évacuer tout en se rendant vers la laverie où elle compte retrouver Graham. Celui-ci est coincé par quelques décombres, mais son voisin, Donnie, est plus dans la merde encore. La petite amie s’en est sortie, par contre.

Bon, Donnie est hyper blessé et n’arrange pas sa situation en bougeant beaucoup – empirant sa blessure. Athena essaie d’appeler de l’aide, en vain, parce qu’elle est en souterrain. Elle envoie la copine chercher de l’aide, tandis que Donnie est sauvé de justesse par Graham.

Avant d’être appelés à la rescousse, les pompiers de la caserne 118 fêtaient le départ d’Eddie, prêt à prendre son poste dès le lendemain matin. Malheureusement, la fête tourne court et même pas à cause de l’éboulement des dix-neuf étages. En effet, Hen doit profiter de l’occasion pour annoncer qu’elle ne sera pas la prochaine capitaine et Buck la comprend. C’était étonnant jusqu’à ce qu’il annonce que lui-même avait demandé son transfert, ne se sentant pas de rester à la 118. Pardon ? Il bosse quand même avec son beau-frère et ses collègues préférés. Cela n’a aucun sens.

Les pompiers débarquent malgré tout dans l’immeuble effondré. Ils font ce qu’ils peuvent. Hen et Chimney se retrouvent à s’occuper de la mère de la jeune fille du début d’épisode. Elle est écrasée par des décombres et très blessée. Heureusement, nos pompiers sont réactifs – mais elle est tout de même défigurée avec une bosse qui palpite sur son front. Elle a de l’air qui rentre au mauvais endroit du cerveau. Par chance, Hen est là pour la sauver.

Ils redescendent avec Chimney pour mieux tomber sur la copine de Donnie qui leur réclame de l’aide. Alors qu’Hen pourrait tout à fait aller aider Athena, Chimney insiste pour être celui qui se rend auprès d’elle. Il veut tenir une promesse non faite de veiller sur elle – et puis, si ça peut les réconcilier, tant mieux. Au début, tout se passe bien pour eux, mais lorsqu’une poche de gaz explose, ils se retrouvent sans passage pour sortir de là. Chimney rassure Athena en lui disant qu’Hen sait qu’ils sont là et qu’elle lui a proposé de venir à sa place. Autant dire qu’Athena est ravie.

Pour le coup, j’aime l’idée que la mort de Bobby modifie les habitudes de la série, mais j’espère qu’ils seront réconciliés en fin d’épisode, car ça n’a pas trop de sens qu’Athena refuse de parler comme ça à Chimney. Je peux comprendre les ressentiments, mais bon, elle a passé tout l’épisode à essayer de lui sauver la vie aussi.

Pour celui-ci, ils font équipe pour sauver la vie de Donnie, ce qui n’et pas gagné. Je n’ai pas trop peur pour lui, mais bien plus pour Graham en vrai. Il est tout mignon, aide beaucoup Donnie et je sens qu’il va se sacrifier pour lui.

Au centre d’appels, la situation de crise est déclarée une fois de plus. Bordel, j’aurais déménagé huit fois au moins à leur place depuis le début de la série. Il est intéressant de voir comment tout ça s’organise, mais aussi de voir Maddie être une super-héroïne et une légende vivante aussi pour ses collègues. On notera qu’elle a encore sa cicatrice à la gorge. Je me demande s’ils vont lui garder en saison 9 ou s’ils compteront sur notre oubli sélectif.

En attendant, elle aide sa collègue à identifier un homme qui appelle le 911 mais est trop à bout de souffle pour communiquer. Elle y parvient et on comprend vite pourquoi il ne pouvait pas parler à Maddie : il est sous des décombres deux étages plus bas que là où son appartement devrait être. Ravi et Buck s’occupent de lui, mais une poche de gaz explose à nouveau. Ravi et Buck se retrouvent coincés avec l’homme qu’ils voulaient sauver.

Par chance, Eddie n’est pas encore parti pour El Paso : il débarque sur place avec son ancien uniforme, offert pendant son barbecue d’adieu improvisé. C’est tant mieux : il remet à sa place le vieux capitaine qui devrait retourner bien vite sur le tournage de sa série et lui fait des grands discours à la Bobby – et de Bobby. Il peut bien se le permettre : il n’est pas vraiment son capitaine. Eddie débarque à temps pour venir en aide à Ravi et Buck. Il leur tend une ligne qui permet de les sauver. L’immeuble menace pourtant de s’effondrer un peu plus – et le fait d’ailleurs quand Buck est sauvé in extremis.

Le retour d’Eddie est vraiment ce qui permet de débloquer tout l’épisode. Je ne l’aime toujours pas, mais cette saison fait du bon boulot pour nous montrer qu’il est une part essentielle de la série, en vrai. On en arrive à se demander si sa présence n’aurait pas pu aider Bobby… Mais on ne le saura jamais. A priori, c’était impossible autrement. BREF. Eddie, Buck et Ravi se rendent aider Hen à rejoindre Athena et Chimney. C’est efficace.

Ce qui l’est encore plus, c’est la révélation très prévisible qu’effectivement Graham était blessé pendant tout l’épisode. Il était en hémorragie interne, avec un bout de métal le traversant. Comme Donnie avait plus besoin d’aide que lui, il s’est sacrifié. C’était la bonne chose à faire. Arf. The right thing to do, comme Bobby. Athena est énervée, tous sont sous le choc car ça arrive trop tôt après Bobby.

OK. C’est une excellente idée de fin de saison : Graham est un personnage mignon et attachant, son sacrifice est important et fait écho à celui de Bobby. Seulement, cette fois, la 118 n’abandonne pas. Chimney refuse de voir Graham mourir. Il donne des ordres à tout le monde et est clairement le futur capitaine. En tout cas, il parvient à sauver la vie de Graham, ce qu’Athena remarque bien. La réconciliation attendue peut donc avoir lieu, yay.

De manière assez improbable, l’épisode se conclue en nous révélant qu’il n’y a eu aucun mort dans l’effondrement de cet immeuble. Mouais. De retour à la caserne, Eddie se cherche un avion, mais ça énerve Chimney. Il prend sa place légitime de capitaine. Je suis un peu dég que ce ne soit pas Hen, car ça aurait été top à voir, mais c’est vrai qu’il y a un certain sens à voir Chimney s’imposer davantage. C’est bien écrit.

Bobby est mort pour qu’il vive ? Il va vivre : Chimney empêche Eddie de se prendre un avion, refuse que Buck mute et informe toute la caserne qu’ils vont rester dans cette caserne quoiqu’il en coûte. Ils sont l’héritage de Bobby et ils ont intérêt à le respecter plus que ça. C’est beau, ma foi. J’aie le voir s’imposer comme ça et ça me va qu’il devienne capitaine pour la suite – même Hen se fait à l’idée.

La conclusion de la saison ? Athena peut emménager dans sa maison refaite à neuf, mais elle décide finalement de la vendre. Oh ? Je ne m’y attendais pas. On voit un jeune couple venir la visiter et ça fait plaisir à Athena. De son côté, Eddie se réinstalle dans son appartement, avec Christopher. Tout ça pour ça. Cela force Buck à se chercher un nouvel appartement, tandis qu’Hen et Karen adoptent officiellement leur fille. J’avais oublié que c’était un enjeu, sérieusement !

On dirait presqu’une fin de série cet happy end avec en chanson « this is not the end of the story ». Il reste une dernière surprise : le temps passe vite puisque Maddie a accouché en fin d’épisode. On n’a rien vu de l’accouchement, mais la saison peut se terminer par un petit « Hello, Bobby ». Evidemment que le bébé de Maddie et Chimney s’appelle Bobby. Pardon, « Bobby Nash ». C’est abusé d’avoir aussi le nom de famille en deuxième prénom, en vrai, mais ça semble faire plaisir à Athena alors tout va bien.

En bref

Cette saison se démarque des autres : le changement de chaîne se fait sentir par touches et par petits détails, surtout au tout début où des voies créatives ont pu être enfin empruntées. Tout n’est pas parfait, loin s’en faut, mais ça ouvre quelques perspectives pour la série. Pourtant, il faut bien reconnaître qu’on tournait en rond depuis un moment et qu’il y a un véritable ventre mou – qui l’était peut-être encore plus que d’habitude.

Et puis, il y a cette fin de saison en cinq épisodes. C’est ambitieux, c’est suicidaire, ça divise, ça met tout le monde d’accord : je ne sais pas quoi en penser. Je n’étais pas aussi fan de Bobby que j’aurais dû l’être, mais je n’imaginais pas la série sans lui. La voir continuer en saison 9 sans qu’il soit là sera étrange, mais je comprends tout à fait l’idée que sa disparition va vraiment pousser la série dans une nouvelle direction. Si ça peut donner un nouveau souffle pour deux à trois saisons supplémentaires (les auront-ils ? Les audiences suivront-elles ??), ça gâche aussi beaucoup de l’aspect « confort » que la série procurait… Oui, il y a de l’adrénaline, mais nos héros devaient survivre à tout, tout le temps. Après huit saisons, c’est étrange de voir Bobby prendre la décision du sacrifice héroïque – et puis, ça reste une forme de suicide en plus.

J’ai hâte de voir la saison 9, et je ne crois pas que j’avais autant hâte de découvrir la 8. Il y a donc une idée difficile à accepter et digérer… mais en vrai, qui sait, peut-être que ça rafraichira vraiment la série. On verra !

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9-1-1 – S08E17 – Don’t Drink the Water – 17/20

C’est un peu dingue que les trois épisodes précédents ne soient pas la fin de saison et que la saison continue encore, mais que voulez-vous, voilà que le feu ça brûle et l’eau ça brûle aussi. Pardon, c’est rare que je spoile un épisode dans ces lignes, mais ça me paraît nécessaire ici. Ironiquement, cet épisode s’en tire mieux que le précédent à relancer la série et à régler les problèmes créés par l’épisode 15. Enfin, de toute manière, ils ne sont pas près d’être réglés définitivement, ça va occuper toute la saison 9 aussi.

Spoilers

La vie reprend son cours avec un Los Angeles qui part encore en vrille suite à une énième catastrophe.


That’s our family.

Comment ça Eddie est de retour à la caserne ? Ah, la série poursuit avec encore un flashback. Pourquoi s’être débarrassé de Bobby comme ça si c’est pour le faire revenir dans chaque épisode, hein ? C’est bien de nous montrer que le deuil est douloureux et infaisable, mais bordel, cette première scène est tellement énervante. On voit toute la caserne parfaite et les pompiers qu’on adore partager un repas ensemble, pour mieux découvrir que c’est un souvenir de Buck complètement déprimé à présent.

Il l’est tellement qu’il décide même d’aller se confesser à l’Eglise. Buck est athé, ça en dit long sur sa perdition s’il vient au confessionnal, tout de même. Buck est perturbé d’avoir perdu sa figure paternelle. La scène est déchirante. Bordel, j’ai parfois l’impression que la série repose beaucoup sur les épaules de Maddie et Buck pour les scènes bien jouées – mais bon, tout le casting est dingue et Athena m’a tué aussi dans le précédent ; c’est juste que ce sont mes préférés.

Pendant sa confession, Buck demande à Bobby de lui donner un signe, parce qu’il lui en veut : il ne va pas bien, contrairement à ce que Bobby lui avait affirmé. Son signe, il l’a rapidement : un tremblement de terre. Joli timing.

Eddie est toujours à Los Angeles au début de cet épisode. Il s’éternise plutôt que de rentrer à El Paso, disant que ça fait du bien d’être à la maison. Et il dit ça devant Karen ? Elle ne laisse pas l’info passer, surtout que Karen a une bonne nouvelle pour Eddie : Hen pourrait être sa capitaine. Seulement voilà, Hen n’est pas sûre encore d’accepter le poste. Quant à Eddie, il vient d’être appelé à El Paso car il pourrait enfin avoir un poste de pompier là-bas. Mouais. Il restera à Los Angeles, on le sait.

En attendant qu’il prenne la décision, il pense donc quitter la ville, mais continue d’être un colocataire de Buck. Il n’ose pas lui dire qu’il va se barrer, et ça fait que Buck est vexé d’apprendre par Ravi qui le savait de Chimney qui le savait d’Hen qu’Eddie avait eu sa promotion. Une fois de plus, Eddie reproche donc à Buck de tout relier à lui sans penser aux autres. Il n’aime pas non plus la manière que Buck a de gérer son deuil, car il en oublie les autres autour de lui.

On découvre ainsi qu’Eddie a appris la mort de Bobby au milieu de la nuit, sans pouvoir faire trop de bruit pour ne pas réveiller Christopher. La conclusion est violente, en plus : Eddie s’en veut de n’avoir pas été là pour tenter de sauver Bobby qui, lui, lui a sauvé sa vie. Le lendemain, Buck se réveille pour mieux découvrir qu’Eddie est parti à l’aéroport.

Buck le prend très mal, mais finalement, Eddie est juste parti chercher son fils qui est revenu à Los Angeles. Bien sûr. La série se prépare vraiment à leur retour. Eddie voulait juste réconforter son meilleur ami avec son fils, c’est mignon, en vrai. Il ramène aussi sa tante dont j’avais oublié l’existence et qui est celle qui aide à Buck à se rendre compte que oui, Bobby était le centre de leur famille, mais eh, eux aussi peuvent avancer sans Bobby. Cela n’empêche pas que ce soit dur de continuer sans ses collègues les plus proches, hein.

En parallèle, Athena continue de gérer la reconstruction de la maison avec ses enfants. Ils étaient persuadés qu’elle voudrait revendre la maison, mais ce n’est pas du tout ce qu’elle planifie : au contraire, elle veut juste reprendre le taf. Je tiens à dire que ça me fait vraiment plaisir de retrouver May dans la série. J’aimerais tellement qu’elle redevienne un personnage principal de la série ! Il y a de la place puisque Bobby n’est plus là.

En attendant, Athena reprend donc le boulot pour mieux se retrouver à gérer des affaires qui la dépassent – non pas en compétences, mais bon, elle est dépassée par l’être humain. Un homme se plaint qu’on lui vole les affaires dans une machine à laver de laverie… Athena a la surprise de voir que le coupable n’est autre que Graham, l’homme qui faisait la police sur le parking de supermarché. Il continue de faire la justice à sa façon, en se mettant tous ses nouveaux voisins à dos apparemment. C’est que ça se tient : le type ne respecte pas les règles, Graham les lui rappelle.

Une fois que c’est fait, elle se rend chez Hen et cherche à comprendre pourquoi celle-ci ne veut pas devenir capitaine – trop coincée avec l’idée que Bobby est son capitaine. C’est terrible. Il y a pire : Chimney finit par débarquer sans prévenir et on découvre qu’Athena lui en veut toujours d’avoir accéléré l’enterrement de Bobby. Elle en est au stade où elle refuse de lui parler et prétexte une migraine pour cela. Chimney est vexé comme tout, parce qu’il voudrait pouvoir prendre soin d’Athena comme Bobby aurait pris soin de Maddie – c’était sa promesse. Une promesse faite alors que Bobby était en train de mourir aussi. C’est horrible.

C’est le genre de scènes qui font qu’on comprend l’idée derrière la mort de Bobby. Maddie résume bien la situation pour innocenter Chimney, mais ça ne change pas les faits ou sa culpabilité. De son côté, Karen essaie de comprendre Athena. Si cette dernière assure qu’elle n’en veut pas tant que ça à Chimney, elle souligne aussi que chaque fois qu’elle le voit, elle pense au sacrifice de Bobby – et lui aussi, il culpabilise chaque fois qu’il voit Athena. C’est terrible. Heureusement que Karen est là pour lui rappeler qu’ils sont tous une grande famille, avec photo et petite réplique bien sentie.

La première intervention de l’épisode nous ramène Lorena, la femme bleue d’il y a quelques saisons. Comme Buck, je savais que je la connaissais, mais j’étais incapable de la replacer. D’ailleurs, si ça se trouve, je la connais d’ailleurs. Elle se met à cracher du feu alors qu’elle est chez le dentiste. C’est étrange comme situation, mais c’est expliqué un peu après dans l’épisode : lors du tremblement de terre, une poche de gaz est entrée dans l’eau et ça fait que l’eau se transforme en feu.

Franchement, l’idée est dingue et je trouve que la série n’en profite pas assez : on a un barbecue qui tourne à l’incendie à cause d’un arrosage automatique ou une baignoire qui prend feu, mais ça ne donne que de petites interventions de rien du tout, finalement. Et un bon gag avec Maddie et Josh qui découvrent tout ça.

Cela dit, l’épisode se termine par un gigantesque incendie, parce que ça y est, on approche de la fin de la saison. C’est tout un building qui est en feu, avec des batteries lithium à proximité. Pourquoi pas. Il reste un autre gros problème : les pompiers n’ont pas accès à de l’eau pour éteindre l’incendie, car l’eau des bouches d’incendie à proximité de ce feu se transforme en feu au contact du feu. Quand l’eau brûle, on est dans la merde, tout de même.

Qu’à cela ne tienne, la 118 est guidée par une Maddie hyper compétente qui trouve un accès de l’eau non contaminée et les aide à assembler tout un tas de tuyaux d’arrosage les uns avec les autres. Il y a toutefois une course contre la montre avec batteries qui fait bien peur, surtout à Buck. Cependant, tout finit bien quand les pompiers parviennent à éteindre l’incendie grâce à cette super combine.

Malgré tout, en fin d’épisode, Hen révèle à Chimney qu’elle a décidé de ne pas devenir capitaine. Elle a décliné la proposition de job qu’on lui avait faite, parce qu’elle ne se sent pas de l’être. Elle préfère faire de la médecine ou être une super-maman. L’épisode ne se termine pas par ça, toutefois, mais par Athena qui propose à Graham de le ramener chez ses parents suite à une autre histoire de laverie avec ses voisins. Cela ne se termine pas très bien pour lui et pour elle : l’immeuble explose. Un problème d’eau qui prend feu, encore.

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9-1-1 – S08E16 – The Last Alarm – 15/20

Je ne suis pas encore remis de l’épisode précédent, mais il faut bien finir la saison. Je suis franchement sceptique face à cet épisode qui va vraiment là où je ne l’attendais pas. Il réussit du côté des émotions, parfois, mais met le temps pour y arriver. S’il est bien construit pour un épisode lambda, il ne parvient toutefois pas à apporter tout ce qu’il devrait pour un épisode si important. C’est mon plus gros problème : l’impression d’être devant un épisode de la semaine alors que c’est un pivot de la série, je ne m’y attendais pas du tout !

Spoilers

Comment voulez-vous que la série continue après la fin d’épisode précédent ?


You’re not half the man that Bobby was.

Je pensais me jeter sur l’épisode dès ce début de semaine, mais en fait, lundi matin, faut bien avouer que j’ai trainé au lit. J’ai abusé dimanche soir avec le double épisode précédent, je me suis couché bien tard alors que je bossais le lendemain, ce n’était pas la meilleure des idées… Et en même temps, vous aurez tous compris que je ne commence plus aussi tôt que l’an dernier (enfin !) et que donc, j’ai pu me le permettre, tout en ayant le temps de corriger un tas de copie avant d’y aller lundi. N’est-ce pas le pied, finalement ?

Drôle d’introduction pour cet épisode, je sais. Écoutez, ça fait quatre jours que je suis dans le déni des cris de Buck à la fin de l’épisode 15. Apparemment, les scénaristes aussi sont dans le déni, commençant l’épisode par une intervention de Bobby huit ans plus tard. On le voit gérer l’incendie d’une maison. C’est assez terrifiant, avec un bébé à sauver… S’il parvient à sauver la mère, le berceau est en feu quand il arrive dans la chambre du petit. Horrible.

Quelle idée de commencer l’épisode par la mort d’un bébé qu’il n’a pas pu sauver ? C’est ça leur version de l’hommage à un véritable héros ? Mouais. En quatre jours, je n’ai pas réussi à me faire à l’idée, ni à me décider si c’était une idée de génie ou l’idée la plus conne du monde. C’est les deux à la fois, je le sais. Dur de me décider, donc.

Cela fait donc deux semaines qu’Athena prépare l’enterrement de Bobby, sans avoir réussi à trouver la solution parfaite. Elle ne sait pas où enterrer son mari, mais de toute manière, le gouvernement le garde encore de côté. Je trouve ça triste que l’on revoit des enfants d’Athena seulement dans ce contexte, deux semaines après la mort de Bobby. Ils semblent s’en être déjà remis.

Cela risque d’être le cas d’un peu tout le monde : Hen reprend ainsi le boulot en début d’épisode. Euuh ? Les médecins lui ont donné trois semaines d’arrêt après son opération, c’est tout ? Cette série est vraiment hilarante dans son traitement de la réalité… Et du coup, pourquoi avoir tué Bobby si la réalité importe si peu, hein ?

Je sais pourquoi : le deuil de Bobby va faire avancer tous les personnages et relancer plein de choses pour la suite de la série. D’ailleurs, c’est sans surprise qu’on apprend que toute l’équipe reprend le boulot le même jour – mais sans Bobby. Wow. C’est que ça va être sacrément perturbant. Sans trop de surprise, Buck est dévasté et en thérapie. Il en parle un peu à sa sœur, qui lui dit qu’elle l’aime et qui est bien traumatisée aussi. Et pour cause : son mari se sent coupable de la mort de Bobby. C’est à peu près sûr. Comment ne pas se sentir coupable ? Chimney a pris la dernière dose de vaccin.

C’est pour cela qu’il demande à la ville de rendre le corps de Bobby plus vite. Ce faisant, il s’attire les foudres d’Athena qui vient le lui reprocher. Elle n’a clairement pas envie d’enterrer Bobby, parce qu’elle ne veut pas avancer sans lui. Comme je la comprends ! Elle a l’air si forte et en même temps si dans le déni de son deuil, c’est terrible. En même temps, comment vivre quand on perd son mari ? Je sais. Elle en a perdu un avant (sans parler de son autre ex-mari qui a quitté la ville), mais je ne pense pas qu’on puisse s’habituer. Au mieux, ça lui provoque un trauma de plus. Bref.

Toute l’équipe reprend le boulot par une petite cérémonie pour rendre hommage à Bobby. Elle est organisée par leur nouveau capitaine, qui est aussi leur ancien capitaine. Le revoir n’est pas grandiose et ça énerve assez légitimement Chimney. Ce dernier s’enferme dans sa colère, c’est terrible.

Il part donc plus tôt que nécessaire, fuit sa maison toute la journée et y rentre le plus tard possible. Maddie s’inquiète légitimement pour son mari, du coup. Celui-ci lui assure qu’il ne cherche pas à la mettre de côté, mais bon, c’est ce qu’il fait quand même.

Athena n’a pas envie d’organiser l’enterrement de Bobby. Par chance, quand elle se rend à la caserne, elle tombe sur un homme qui cherche Bobby : il s’agit du frère de la mère qui a perdu son bébé huit ans plus tôt, dans le flashback du début d’épisode. Bobby n’a pas réussi à sauver le bébé, et pour cause : la mère est désormais sûre et certaine que son bébé n’était pas dans sa chambre. Il n’est pas mort brûlé vif, il est en vie : pour elle, il a été kidnappé par une femme qui avait perdu son bébé.

Elle est sûre d’elle, parce qu’elle a croisé un enfant de neuf ans avec une ressemblance frappante et une marque de naissance similaire à celle de son bébé. L’histoire se tient. Certes, la femme est en prison pour avoir tenté de kidnapper cet autre enfant qui n’est peut-être pas le sien, mais en vrai, le coup d’une femme qui perd son bébé et récupère ensuite le bébé d’une autre pour le faire passer pour le sien. On a vu plus fou dans les actualités.

Athena écoute donc la mère en prison, puis commence à mener son enquête. Elle s’enferme dans celle-ci, refusant de gérer l’enterrement de Bobby ou de répondre aux appels de son boulot. C’est plutôt logique. J’aime bien l’idée, mais je considère quand même que l’épisode est plutôt raté : on a tous envie d’un épisode plein d’émotions, non ? Ce n’est pas en voyant Athena parler au fantôme de Bobby que ça le fait pour moi. J’espérais voir l’enterrement, un hommage, je ne sais pas.

Au lieu de ça, Athena s’enferme dans cette enquête, donc, et il est de plus en plus évident que la mère a raison : ainsi le cercueil de son bébé est vide, parce que le feu aurait tout consumé. Mouais. La mère n’avait pas été tenu au courant, parce que son frère et son mari ont décidé de ne pas lui dire pour ne pas la dévaster.

Le truc, c’est que ça pousse Athena à révéler toute sa rage de l’abandon de Bobby : prendre une décision aussi importante sans le consentement de la personne, ça ne devrait pas être permis d’après Athena. Elle m’a brisé le cœur, un peu, à exprimer toute sa colère. Elle aussi est donc en colère et a plein de ressentiment envers le héros qu’elle avait épousé. Il a fait passer son boulot avant elle, il a été un héros avant d’être un mari. C’est si triste.

Le plus triste ? La mère avait tort : ce n’est pas son bébé qui a été kidnappé et qu’elle a croisé en voyant ce petit garçon. Non : c’est bien le garçon d’une autre. Athena vient donc lui raconter toute la vérité. La mère s’effondre, c’est bien légitime, mais elle révèle aussi à quel point Bobby était quelqu’un de particulièrement génial. La scène est un crève-cœur et un tire-larme franchement réussi : on voit que le soir de l’incendie, Bobby est passé voir cette mère pour prier avec elle et lui dire à quel point il était désolé de la mort de son enfant – l’occasion aussi de parler de la mort de ses deux enfants et de son espoir de les revoir un jour. Tout ça pour cette superbe scène, donc. C’est efficace, j’avoue.

Ravi débarque chez Buck pour mieux découvrir qu’Eddie est de retour. Il ne pouvait pas rater l’enterrement de Bobby, forcément. C’est quand même abusé, d’ailleurs, il n’était même pas là pour la mort de Bobby. Deux épisodes sans lui ! Et quels épisodes ! Je n’aime pas Eddie, mais c’est énervant tout de même. Il débarque en tout cas à Los Angeles pour soutenir ses anciens collègues et rendre hommage à son capitaine.

Hen, de son côté, s’effondre dans les bras de Karen. Reste le cas de Chimney, qui se soule à la vodka sur le toit de la caserne plutôt que d’aller à l’enterrement de Bobby. Évidemment. Chimney est énervé après tout. Il se considère à la fois comme l’homme qui a tué Bobby et comme la victime de Bobby : il l’a privé de son choix, l’a privé de l’information cruciale, l’a privé de la possibilité de chercher une troisième manière de quitter ce laboratoire avec tout le monde en vie. Malheureusement, il n’y en avait pas d’autres.

Chimney a beau le savoir, il culpabilise de vivre encore alors que Bobby est mort. Et en vrai, ça se comprend. Buck trouve les mots justes pour que Chimney avance tout de même et accepte de venir à l’enterrement de Bobby. C’est si triste. L’enterrement est évidemment un enterrement très officiel : c’est un capitaine après tout, c’est quasi-militaire. On notera qu’Eddie est debout avec les autres pompiers quand il est question du personnel en uniforme. Comme si.

Putain, ils enterrent Bobby. Comment c’est possible, même ? Comment osent-ils ? Pourquoi n’arrivent-ils pas à me faire pleurer sur cette scène ? C’est étrange. Athena décide quant à elle de l’endroit parfait où enterrer Bobby : avec ses enfants et son ex-femme, tout simplement. C’est plus que logique, mais terriblement dur aussi pour elle, car ça suppose de prendre l’avion chaque fois qu’elle voudra venir le voir. C’est d’autant plus violent que l’épisode termine donc par Athena entourée de ses enfants et uniquement de ses enfants devant la tombe de Bobby.

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