9-1-1 Lone Star – S01E06

Épisode 6 – Friends Like This – 13/20
Je n’ai pas vraiment accroché à cet épisode dont le thème était un peu lourd. Il ressemble davantage à ce que propose la série-mère avec cette idée d’un thème commun à chaque intervention et avec des liens beaucoup plus soudés pour l’équipe, mais je ne sais pas, il m’a manqué quelque chose malgré ces très bonnes scènes. Je pense que mon vrai problème, c’est qu’on se concentre trop sur un seul personnage et sur sa relation avec un autre qui ne m’a pas plu non plus.

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Spoilers

Probie? Memento Mori.

Ah, méfiez-vous toujours des gens au volant, surtout quand vous les connaissez et qu’ils ne vous aiment plus trop depuis que vous avez perdu le contact. Quel début d’épisode déjà incroyable avec nos pompiers qui interviennent sur une voiture coincée dans un camion ne les remarquant même pas. C’est dingue, tout simplement, et j’ai aimé ce début d’épisode, même si je dois vous avouer que j’aurais aimé en savoir plus sur ces deux amies d’enfance. Faites-moi un spin-off sur leurs vies, ça a l’air trop drôle !

Bon, les pompiers sont plein de ressources et de bonnes idées, heureusement. Les amies d’enfance qui viennent de se retrouver ont des liens qui défient les protocoles et c’est tant mieux pour la conductrice, Tina, qui reçoit une transfusion de sang de Taylor. Eh, ça tombe bien de transporter sa meilleure amie d’enfance le jour d’un accident, hein.

Cette première histoire spectaculaire est vite mise de côté pour retrouver tout ce qui fait le sel de la série, à savoir les personnages. Ainsi, le Bleu reste à la caserne en permanence, et ça inquiète Marjan. Il est en fait là pour réviser, alors tout va bien, et on peut passer à Judd organisant une interminable soirée poker avec ses amis. Parmi eux, il y a un certain Billy Tyson qui déteste Owen, parce qu’il a eu le poste qu’il convoitait à l’origine.

Franchement ? Ce n’était pas intéressant du tout de passer quelques minutes avec Owen s’imposant parmi les amis de Judd, mais admettons. Le lendemain, Owen continue d’être génial, mais avec ses hommes cette fois : il s’arrange pour que l’examen du bleu se passe bien en demandant à Marjan de lui venir en aide, parce qu’avec sa dyslexie, ce n’est pas gagné pour lui. Le pauvre. Cela marche bien comme intrigue, avec Marjan qui fait en sorte que tout le monde lui fasse un podcast des cours à lire et apprendre, pour que ce soit plus simple pour lui. Eh oui, le travail d’équipe, il n’y a que ça de vrai.

On s’ennuie ensuite avec Bill qui vient visiter la caserne. On ne l’a jamais vue aussi bien que ça, mais bon, le filtre continue de ne pas m’intéresser et franchement, j’ai décroché, surtout que leur amitié… ben rien à faire.

Bref, la deuxième intervention était la bienvenue. En plus, c’était sympathique, avec un chien qui se débrouille pour attirer les pompiers à son propriétaire à moitié déchiqueté. Appétissant. Michele fait tout ce qu’ille peut pour sauver la jambe de l’homme. Et elle y parvient. On enchaîne ensuite avec Owen jouant au golf dans son bureau, et ça commence à faire beaucoup trop d’Owen pour un seul épisode.

Michele débarque pour lui dire de faire attention à Billy, qui est du genre à aimer gagner beaucoup trop. Bon, elle n’est pas la plus objective des personnes de la caserne, puisqu’elle est l’ex de Billy, mais admettons. Son conseil est toujours bon à prendre, et Owen se moque trop d’elle pour que ça ne finisse pas par lui revenir en pleine tronche. Le lendemain, les deux sympathisent encore autour du cancer qu’a eu Billy. Forcément, Owen commet l’erreur de lui parler du sien, et hop, ça remonte en deux temps trois mouvements aux oreilles de leur supérieur.

C’était tellement prévisible, comme conclusion. Owen finit l’épisode un peu dans le pétrin, mais bon, je ne m’inquiète pas outre mesure pour lui, franchement. Il a toutefois un nouvel ennemi un peu redoutable.

Le meilleur point de l’épisode reste toutes les révisions du Bleu. À mon sens, c’était la meilleure partie parce que l’on voit l’équipe être enfin une équipe. Ils font tout pour que le Bleu puisse réussir son test : c’est la dernière fois qu’il peut le passer. Et s’il le rate, il ne sera donc pas pompier, mais il ne sera pas non plus citoyen américain, parce qu’il risquera d’être déporté. C’est vrai que ça fait beaucoup de pression pour un simple test, qu’il peut passer à l’oral au lieu de l’écrit.

Je savais déjà que les tests pour devenir pompier aux États-Unis étaient dingues – aucune idée de ce que ça donne en France d’ailleurs – mais cet épisode nous montre à quel point quand même. Et en plus, le Bleu – qui s’appelle donc Mateo maintenant qu’il a son examen – doit passer le test avec son ancien capitaine. Par chance, tout se passe bien et hop, il devient pompier avec un taux de réussite de 92%.

La troisième intervention de l’épisode est gérée à distance par Grace qui a vraiment le chic pour trouver les meilleurs conseils du monde. Vraiment, avec ces deux séries, il n’y a pas à dire, je trouve que le job d’opérateur téléphonique pour les urgences est hyper intéressant et beaucoup plus stressant que ce que j’aurais pu imaginer. Cela dit, on va être honnête : je ne l’avais jamais imaginé.

Elle gère tout comme il faut pour sauver la vie d’un homme qui s’étouffe avec les cendres d’un autre ami. Après tout, le thème de l’épisode, c’était l’amitié, alors c’est bien normal, et logique.

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The Rookie – S03E03

Épisode 3 – La Fiera – 16/20
L’épisode tient les promesses faites avant la reprise de cette saison, et il le fait tellement bien qu’il y a tout un pan qui finit par être angoissant et vraiment énervant vis-à-vis de la réalité. De mon côté, ça passe donc très bien pour cette partie de l’intrigue, mais j’ai trouvé le reste moins efficace… en comparaison. C’est ironique, donc, la série devient moins bonne par moments car elle est meilleure qu’avant à d’autres.

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Spoilers

Look, whatever Officer West is telling you, I stand with him.

Ah, John a encore sa mère ? Il serait temps de nous le dire en saison 3, surtout que j’aime bien cette actrice ! Le personnage ? Beaucoup moins. Elle s’incruste sans prévenir chez son fils et compte y rester, dans sa chambre en plus, puisqu’elle vient de se faire larguer.

Nolan s’en plaint aussitôt à ses collègues bleus qui lui proposent une place sur le canapé de leur appart de dingue. Je ne comprends pas trop où ils sont, par contre, parce que pour s’éviter un tournage au commissariat pas très covid-safe, ils se retrouvent dans une grange. L’excuse trouvée est bonne, avec un entraînement où tout le commissariat doit s’amuser à vider son chargeur.

Bon, d’accord, ce n’est pas un amusement, c’est plutôt important de savoir le faire pour protéger sa vie. Par contre, avec la police, tout se transforme en jeu. Le nouveau tuteur de West, Stanton, demande aussitôt aux autres tuteurs de parier sur leur poulain. Pfiou, je le déteste vraiment, à force, il est vraiment caricatural… et ce n’est que le début de cet épisode, qui ira beaucoup plus loin. Lucy est finalement celle qui tire le plus vite, de tout le commissariat. Elle ne s’en remet pas pour le reste de l’épisode, toute heureuse de ce résultat.

Tamara – la jeune fille de l’épisode précédent – redébarque aussi dans la vie de Lucy, mais elle a besoin d’une signature, donc c’est uniquement pour ça. Il lui faut une preuve que la voiture de Lucy est bien à elle, et très clairement, j’imagine qu’elle va la revendre. Et ça ne manque pas : en patrouille, Tim & Lucy tombent sur un homme tentant de l’ouvrir qui promet qu’il vient de l’acheter, à un sacré rabais. J’aime ça.

Elle est maligne, parce qu’elle le fait pour s’acheter des fringues – de manière à avoir un semblant de vie normale – et un ordinateur, pour ses études. Et ça tombe bien, elle fait de la psycho, comme Lucy. L’intrigue était sympathique, j’aime bien cette relation, mais je me demande vers quoi ça se dirige quand même, surtout qu’elles ne se font pas encore tout à fait confiance l’une et l’autre.

Pendant ce temps, on découvre aussi que Gray envisage la retraite, ce qui n’est pas très bon pour l’évolution de son personnage. Déjà, je suis triste parce que je ne le vois pas si vieux, et ensuite, je n’ai pas trop envie qu’il se fasse tuer juste au moment de partir. Ah, et pour ne rien arranger, Luna (sa femme ?) lui affirme que les policiers ont tendance à mourir dans les sept ans après la retraite. Ce n’est pas une bonne chose.

En plus, la retraite est vraiment pour bientôt : il veut juste voir ses bleus devenir de vrais flics avant de tout arrêter. Et comme il ne reste qu’un mois à Nolan, ça va être vite fait, en théorie. En attendant, il continue de bosser comme il se doit, notamment avec Angela qui fait du bon travail de détective. Comme tout se passe en bureau, j’ai un peu décroché de ce qu’elle racontait, alors que c’était important pour la suite.

En effet, c’est elle qui est au cœur de l’intrigue qui donne son titre à cet épisode. Plus exactement, ce qui donne son titre, c’est une femme d’affaire trempant dans des histoires illégales, mais ne chipotons pas. Elle est là pour enquêter sur un meurtre, meurtre dont le cadavre a été surveillé par West et Stanton, comme par hasard. C’est l’occasion de nous montrer une fois de plus que Stanton ne réfléchit qu’avec le filtre des gangs et qu’il ne plaît pas tellement à West.

Autrement, la mère de Nolan est complètement dingue et provoque tout un tas de remous dans la vie professionnelle de son fils. Elle l’appelle alors qu’il est au travail, le forçant à rentrer chez lui pour mieux découvrir qu’elle a brisé des assiettes (décidément, cette maison doit lui revenir cher !) et que son ex-futur mari est là. Comme elle a vendu la bague de fiançailles, Nolan et l’ex comprennent que la femme est juste une arnaqueuse, et l’ex décide de porter plainte auprès de la police.

Et oui, Nolan accepte de prendre la plainte, parce qu’il sait que l’homme est dans son droit. Si c’était marrant, cette intrigue n’est bien que ça, et je trouve ça dommage, parce que ça nous fait perdre du temps sur le reste, plus intéressant. Nolan retourne finalement auprès de Nyla, qui prend bizarrement la défense de la mère. Après tout, elle a passé sa vie à devoir être dans l’attente de la décision des hommes cette femme.

Nyla continue d’être sacrément géniale dans cet épisode, apportant toujours un éclairage très juste à toutes les situations, que ce soit celle-ci ou celle d’une femme qui fait le choix de ne pas accoucher à l’hôpital – mais qui n’a pas trop le choix d’y retourner aussi, pour tomber sur un gynécologue légèrement raciste. Comme trop souvent, son racisme n’est pas explicite et affiché, il est dans l’image qu’il se fait de la femme sans même la connaître, se persuadant qu’elle est hystérique. Il se persuade aussi que Nolan va pouvoir calmer Nyla, d’ailleurs. Outch.

Là-dessus, la série est claire : elle veut traiter du racisme ordinaire qui est absolument partout. Après deux saisons sans vraiment le mentionner dans une série qui était quasiment totalement colorblind, c’est déroutant. Et surtout, c’est terrifiant : il y a tellement d’endroits et de situations de la vie courante où ça existe que c’est angoissant. Par contre, j’ai peur de l’effet catalogue vers lequel se dirige la série avec cet épisode et le précédent. Bon, c’est le problème des procédural, mais quelque chose de plus suivi serait bienvenu.

C’est finalement le cas, avec l’intrigue Stanton/West. Stanton prend en effet la décision peu rationnelle d’arrêter violemment un jeune homme qui n’a rien fait, si ce n’est qu’il ne l’a ni vu ni entendu quand il voulait procéder à une vérification. C’est super gênant à voir et ça dérape quand il le fait devant la maison où habite le jeune homme. Toute la famille sort pour protester et l’effet de groupe, avec tout le monde qui hurle, fait câbler Stanton qui sort son flingue et pointe tout le monde.

La situation dérape si vite… West a le bon réflexe en appelant des renforts. Heureusement, Tim est celui qui débarque sur les lieux, et comme il est aussi le supérieur de Stanton, il peut aisément lui dire d’arrêter malgré la frustration que ça provoque chez ce collègue avec qui il pariait le matin même. Il est si dérangeant Stanton, à ne toujours pas reconnaître qu’il fait de la merde.

Et pour West, c’est d’autant plus dur qu’il est traité de traître par la famille du jeune homme. Evidemment, j’oublie l’essentiel dans cette critique, à savoir de préciser que le jeune homme en question est noir, ce qui fait que Stanton est persuadé qu’il est coupable quand il est évident que non pour tout un tas de raisons que West tente de souligner à Stanton avant que ça dérape.

Après tout ça, les seuls conseils de Lucy pour West ? Prévenir Gray, ou au moins Tim. Le problème, c’est que Tim a déjà été prévenu, et que ça n’a rien donné. En fait, Lucy est même choquée de la réponse de Tim, parce qu’elle est loin de convenir à la situation – et loin d’être ce qu’on attend en tant qu’audience, aussi. West n’en mène pas large, forcément, et il est bien triste de ce qu’il se passe. On voit clairement qu’il envisage d’en parler à Gray, mais il choisit finalement de rester à sa place de bleu. C’est franchement frustrant, à ce stade.

Le soir, Nolan retourne à la grange de tir et tombe sur la raison de son échec au test du matin – ah, oui, il a échoué en fait ! La raison ? Il a vu le matin un homme avec un tuba en train de tirer, et ça l’a perturbé. Le soir, il retourne donc à la grange, allons savoir pourquoi ?, et retombe sur cet homme, qui n’hésite pas une seconde à lui tirer dessus dès qu’il se dit de la police.

Nolan survit, de manière incompréhensible, parce que l’homme prend la fuite. Avec Nyla, ils peuvent rapidement l’identifier comme étant Guillermo Sandoval, un mafieux lié à l’affaire d’Angela, bien évidemment. L’arrestation est rapide, et ça permet à Angela de découvrir qu’elle a face à elle… un autre flic. C’est gênant. Il a toutefois le temps d’envoyer un SMS pour demander la mise en place d’un plan B pour s’en prendre à la Fiera.

Oui, la Fiera, businesswoman et trafiquante, est donc en ville, et pas n’importe où en plus : elle est sur un campus universitaire pour le faire visiter à son fils. Comme elle est la cible de tentative de meurtres, ça ne rassure personne de savoir que ça va finir en fusillade, encore… Et Stanton souligne que de toute manière, pour l’instant, il n’y a pas de victime, car la seule victime est un membre de gang. Quel homme merveilleux, ce flic. Ce qui est le plus dérangeant, c’est encore qu’il soit le flic le plus crédible et réaliste de la série, par contre – enfin, pour autant que je puisse en juger, je ne suis jamais allé aux États-Unis, mais c’est ce genre de flics que l’on voit tout le temps aux infos, pas ceux de la série, hein.

Le système a bien besoin d’un peu de changement, et c’est sympa que la série prenne le temps de le montrer. Sympa, oui, mais angoissant, donc. Sur le campus, Tim prend bizarrement la défense de Doug Stanton face à Lucy qui l’épingle comme raciste, parce que c’est ce qu’il est. Quelle horreur de se dire qu’il est un tuteur et qu’il enseigne, mais c’est bien plus réaliste et crédible comme ça.

Angela est celle qui trouve la Fiera en premier. Elle lui file un gilet pare-balle, mais un seul, alors qu’elle savait très bien qu’elle serait avec son fils et alors qu’elle voit bien qu’ils sont nombreux avec elle. C’est n’importe quoi, ça. Evidemment, la mère protège son fils et ça se fait juste avant qu’un homme lui tire dessus. Angela les protège et les mets à l’abri. Trop forte.

La Fiera devine bien vite qu’Angela est enceinte, et je l’aime beaucoup. C’est une excellente mafiosa, il faudrait que la série pense à la faire revenir plus souvent. C’est une possibilité puisque Diego a bien aimé cette université, sur laquelle il a créé une fusillade donc… pas sûr qu’il soit vraiment accepté ? En tout cas, cette intrigue est clairement laissée ouverte : en fin d’épisode, Angela reçoit un cadeau de la Fiera pour la remercier d’avoir protégé son fils, et pour qu’elle puisse à son tour protéger l’enfant d’Angela. Ca craint, ça, elle a réussi à déposer le cadeau sur la table de salon d’Angela et Wes, sérieux.

Pendant ce temps, les officiers sont loin de cette papote de la détective et la mafiosa. Ils sont sur les toits à la recherche d’un type qui n’hésite pas à leur tirer dessus, même s’il ne sait pas très bien viser. Nolan et Lucy sont meilleurs que lui, heureusement – enfin, Lucy surtout. Désarmé par une balle dans la main, l’homme fait alors le choix de se suicider. Affaire réglée, donc.

La fin d’épisode a réussi à me surprendre, parce que West prend la décision d’aller voir Gray pour se plaindre de son tuteur, qui est problématique à plus d’un égard. J’ai trouvé sa plainte bien peu claire et fluide, avec des exemples peu probants par rapport à tout ce qu’il a vécu. On va mettre ça sur le compte de son énervement, mais je comprends la réponse policée de Gray sur ce coup-là. Tim aperçoit toutefois l’échange entre les deux hommes, et il décide d’aller appuyer la plainte de West.

Cela fait plaisir de voir Tim évoluer dans le bon sens, mais ça n’arrange pas les affaires de Gray qui est forcé de mettre au placard Stanton. Il décide de le réaffecter au bureau – ah, un nouveau tuteur pour West ? – et j’ai hâte de voir les conséquences que ça aura. C’est juste frustrant que Gray n’écoute West que parce qu’il est soutenu par Tim, parce que ça fait un chouilla white savior, tout de même. Cependant, c’est la hiérarchie de la série, donc il ne pouvait en être autrement, j’imagine. Quant à Gray, ça lui fait reconsidérer sa retraite, parce qu’il n’y a pas eu les changements qu’il s’était promis de réussir à mettre en place en entrant dans la police.

Finalement, West se fait virer du bureau de Gray parce que le garder dans la police n’est toujours pas une punition suffisante aux yeux de West – il a bien raison, mais ce n’est pas si simple) et c’est sur Tim qu’il finit par passer ses nerfs, lui expliquant qu’il a donné la permission à des flics comme Stanton d’être racistes en ne disant rien. Bref, le message est clair : disons aux gens qu’ils sont racistes quand ils le sont. Espérons juste que ça puisse permettre à tous de progresser et s’améliorer. Je pense que ce ne sera pas le parti pris de la série avec Stanton, mais ça pourrait continuer de l’être avec Tim…

Ca le sera peut-être aussi avec Nolan qui est témoin de ce qu’il se passe avec Stanton et avec la femme qui était maltraitée par le docteur. Nyla lui explique aussi que son propre accouchement a failli mal tourner à cause de ça… C’est intéressant, vraiment, d’aborder ces sujets, mais comme je le disais plus haut, j’espère que ça ne finira pas simplement en effet catalogue. Il va falloir des vraies explications et progressions par rapport à tout ça, dans la série d’abord, dans la réalité ensuite. On peut toujours rêver que la série parvienne à faire passer quelques messages, même si en coulisse, tout n’a pas toujours été rose non plus de ce côté-là.

En attendant, Nolan va devoir repasser son test de tir, même si sa distraction a permis d’éviter un meurtre. Nyla est encore un personnage génial qui le recadre parfaitement. La toute fin d’épisode nous montre une dernière confrontation entre John et sa mère, parce que c’est nécessaire à ce stade. Celle-ci l’attend pour faire semblant d’être prête à partir, mais il voit clair dans son jeu. Ce n’est pas une intrigue passionnante, mais c’est bien de voir Nolan demander à sa mère de se comporter normalement avec lui.

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9-1-1 Lone Star – S01E05

Épisode 5 – Studs – 15/20
L’avantage de ce genre de série, c’est que ça se bingewatche tout seul et qu’à force de bingewatcher, on finit par s’attacher aussi aux personnages. Par contre, c’est décevant de voir qu’ils sont inégalement traités selon les épisodes désormais… mais comme pour la série-mère finalement. En tout cas, ça y est : l’épisode propose des interventions plus routinières, ce qui ne m’empêche pas d’accrocher. C’est une bonne chose, et c’est tant mieux.

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Spoilers

That you’re straight? Yeah. I don’t judge.

Tellement prévisible ce début d’épisode où une intervention de pompiers s’avère finalement être un club de strip-tease… dans lequel deux femmes en viennent rapidement aux mains parce que l’une empêche l’autre de voir le spectacle. C’était marrant, mais ça tourne mal et ça se termine avec de vraies blessées, forcément.

J’arrive quand même à avoir de la peine pour celle se prenant un diadème dans la tronche, et encore plus pour la future mariée qui se fait couper les cheveux à trois jours du mariage. C’est triste, ça. Du côté des bonnes choses, il y a un pompier transexuel qui tape dans l’œil d’une femme qui… s’est pris des paillettes dans l’œil.

Josie, la femme en question, m’aide à savoir que ce pompier s’appelle donc Paul, et je suis ravi d’enfin découvrir son prénom. La scène de drague entre eux est géniale, mais il va falloir aborder à un moment ou un autre la question de la transexualité, et très franchement, je ne sais pas quoi attendre de cette intrigue. On verra bien.

Sans trop de surprise, Paul hésite à lui demander un rencard, préférant lui envoyer des SMS, sans plus. Les collègues de Paul font apparemment exprès de ne pas voir le problème face auquel il est confronté, mais c’est sûrement parce que la série souhaite être plus subtile, pour une fois. C’est rare qu’elle le soit, mais là qu’elle l’est, je lui reproche de l’être ? C’est qu’à trop l’être, ça devient lourd ; mais j’ai aimé la conclusion de TK qui est que Paul devrait juste inviter Josie et voir si ça fonctionne avec elle ou non. Et s’il lui fait confiance, il pourra lui en parler. La règle de trois, par contre ? Humph.

En tout cas, le rencard entre Josie et Paul se passe à merveille, ce qui n’est pourtant jamais tout à fait gagné quand le rencard en question se fait sur une piste de bowling. C’est très frustrant, parce que j’aime beaucoup l’écriture des deux personnages et leur alchimie, mais peu à peu, de mauvais indices semblent être mis sur le chemin de ce couple ; notamment lorsque Josie se dit garçon manqué, suivi d’un « on n’y peut rien ».

Le tout se termine sur un premier baiser… et sur Paul expliquant à Josie qu’il y a quelque chose dont ils n’ont pas encore parlé. Le lendemain, TK cherche à savoir comment s’est passé le rencard, et il est interrompu par Josie qui décide de venir s’excuser pour sa réaction. On ne la connaîtra pas, sa réaction exacte, mais même si Paul est l’homme de ses rêves, elle en restera là avec lui, n’osant pas trop aller plus loin, ne sachant pas si elle pourra passer outre l’information qu’il vient de lui révéler. C’est si triste. Et TK ne peut pas être d’un grand secours pour Paul sur ce coup-là.

Maintenant que TK est au courant de la maladie de son père, il l’emmène à sa chimiothérapie et ça permet une bonne chose, au moins. En effet, on y apprend qu’Owen n’aime pas tellement Wayne Gettinger, le vieil homme qui lui fait toujours des leçons de morale. Voilà donc on nous en sommes : Owen et moi, nous pensons la même chose de ce Wayne, qui a au moins le bon goût de ne pas être homophobe quand TK lui fait son coming-out de la manière la plus banale qui soit. Ah, les séries, tout peut y être simple, quand on veut.

Tout ? Pas vraiment. Wayne inquiète Owen a parlé de troubles érectiles causés par la chimio. Je trouve ça intéressant d’aborder cette question dans une série, parce que de nombreux personnages passent par une chimio sans qu’on n’en sache rien d’autres que la perte des cheveux. Par contre, pour Owen, c’est le début d’un moment difficile où, effectivement, il se rend compte que sa libido n’est plus très efficace.

Il s’en rend compte au pire moment, c’est-à-dire au lit. Et non, ce n’est pas avec Michele, laissée de côté pendant un bon quart d’heure de l’épisode. Voyez-vous, Owen rencontre une prof de psychologie, menant des recherches sur la sexualité humaine. Je l’adore directement cette femme : elle a une très grande répartie, un bon look et une superbe vibe, franchement.

Michele ? Elle finit par avoir une intervention loin de l’intrigue Iris dans cet épisode, et l’épisode m’a pris par surprise avec une intervention de Carlos ! Oui, la série explore désormais les interventions policières, mais c’est pour nous faire de drôles de surprises. En effet, c’est une manifestation d’incel qui tourne mal, avec un homme qui s’évanouit.

Michele et son équipe l’emmène en ambulance, et ça tourne mal, parce que le type se met à dégager des gaz toxiques, provoqués par l’oxygène qu’elle lui donne. Yep, les réactions chimiques sont dues à des médicaments, mais le but de tout ça, c’est de faire avancer l’intrigue d’Iris évidemment. Michele finit à l’hôpital, car on a un accident d’ambulance à cause des gaz toxiques… et elle y arrive avec une  énorme culpabilité car elle pense qu’elle commence à faire trop d’erreurs dans sa vie pro, comme dans sa vie perso.

Elle peut ainsi confier à Carlos qu’elle a trouvé une photo de sa sœur et d’un pick-up bleu, mais elle ne connaît personne sur la photo… Carlos va s’en occuper, et c’est une bonne chose, mais à force, je veux bien le voir avec TK aussi, j’avoue. Les scénaristes en ont fait beaucoup sur les premiers épisodes, et on n’a plus rien désormais, c’est frustrant !

Ah, en parlant de frustration, Grace reçoit la visite d’une des veuves de la caserne. Je trouve ça bien que ce personnage revienne après le pilote, et j’aime le fait que Grace finisse par se confier à elle sur ses problèmes intimes avec son mari. Oui, Judd ne la touche plus depuis des mois. Avec la complicité qu’ils ont depuis le début de la série, c’est franchement étonnant, mais admettons. Ça mène à une scène intéressante où elle tente de le séduire à tout prix, et où ça ne fonctionne pas. C’est compliqué comme problème, ça. Il a son choc post-traumatique, elle a sa libido, ça ressemble à une impasse malgré les sentiments.

Finalement, il lui prépare un dîner romantique et une belle déclaration d’amour, et tout est réglé. C’est un problème sexuel de réglé, L’autre truc qui se règle, c’est ma frustration de ne pas voir plus Carlos et TK ensemble… Ils décident d’emmener Paul en boîte, une boîte ouverte d’esprit où l’épisode peut se terminer sous de bons auspices.

Ce sont les mêmes bons auspices qui accompagnent Owen dans cet épisode : il se rend chez le médecin pour savoir s’il n’y a pas moyen de régler ses problèmes érectiles, mais ce sont finalement les sushis avec sa nouvelle amie qui lui feront le meilleur effet. Ou alors, comme pour Judd, c’est le fait d’avoir eu une intervention avec des bidons de sperme de taureaux s’envolant dans tous les sens qui fait ça. Allez savoir ! Non, je ne vais pas développer plus l’intervention, elle ne servait pas à grand-chose.

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9-1-1 Lone Star – S01E04

Épisode 4 – Act of God – 17/20
La série ne fait pas dans la subtilité du côté des développements de personnages et est souvent lourde, mais les catastrophes mises en scènes le sont avec beaucoup de brio. Le budget est là, les idées aussi. Et ça donne du grand spectacle à regarder, donc je dois dire que je ne boude pas mon plaisir devant cet épisode, qui est leur meilleur pour l’instant.

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Spoilers

I don’t think I’m there anymore.

Ils ne font pas les choses à moitié au début de cet épisode, avec une tornade qui s’abat sur une maison où un père célibataire fait ce qu’il peut pour s’occuper de ses enfants. Il a une gamine insupportable qui le force à retourner dans le salon pour retrouver le chat, et j’espère qu’elle le regrettera toute sa vie cette gosse mal élevée, parce que son père s’éclate la tronche contre la table du salon, juste pour elle. C’est malin. L’épisode propose de bons effets spéciaux, nous met à fond dans sa tornade…

Et repart douze heures en arrière. Pff. Je n’aime pas cette structure d’épisode, surtout que l’épisode précédent se terminait sur cette tornade, donc techniquement, on avait vu ce qu’il se passait dans la journée de nos pompiers en théorie. Bon, finalement, non… Et je m’en serais passé. Genre, on reprend sur la chimio d’Owen et… Je ne sais pas, je n’accroche pas à cette intrigue.

Pourtant, j’aime bien Rob Lowe et je continue de penser qu’il est un excellent acteur. Il gère très bien les scènes de faiblesses liées à la chimio – dans l’épisode précédent, une difficulté à porter ses altères ; ici des tremblements et des nausées – mais les scènes où il y est… ce n’est pas ça. Il obtient une nouvelle leçon de morale du vieil homme en chimio avec lui et il est traité en héros ; ce qu’il est après le 11 septembre. Mouais quand même.

On est censé être douze heures avant la tornade, mais on enchaîne aussi avec une scène où Judd préfère jouer aux jeux vidéos que suivre sa femme à l’Eglise. C’est vrai qu’elle citait des textes religieux dans l’épisode précédent et qu’elle s’appelle Grace, c’est a little on the nose, mais je ne m’attendais pas à une telle scène où elle prêche carrément pour que son mari revienne avec elle à l’Eglise.

Toujours dans la nuit de la tornade – alors à quoi bon remonter douze heures plus tôt si c’est pour passer tout notre temps d’épisode durant la soirée ?, Michele explique à sa mère, qui refait sa vie, qu’elle a une nouvelle piste. Sa mère n’a pas trop envie d’y croire ou de faire semblant, s’inquiétant plus de voir sa fille coincée comme ça. N’appréciant pas la leçon de morale de sa mère, Michèle décide donc de repartir au travail, voyant bien qu’une tempête se prépare.

À la caserne, tout le monde se prépare à la tempête à venir avec un bon repas préparé ensemble, mais Michele et Owen se croisent avec chacun leur secret à porter. La scène est plutôt intéressante, sans que ça n’apporte une évolution pour autant. Les évolutions des personnages ne sont pas trop l’intérêt de cet épisode – à part peut-être Judd et la foi, ce qui est facilité aussi par la présence de Marjan et de plusieurs tornades s’apprêtant à les frapper.

Il y a quelques moments intéressants à la caserne, bien sûr, notamment ce moment où Judd couvre une des nausées d’Owan ou celui où le bleu manque de mourir en s’envolant, mais le plus intéressant, c’est encore quand on voit les tornades au loin. Il y en a au moins trois d’après le centre d’appel, et il y a vraiment de quoi faire pour nos pompiers qui se sont d’abord confinés. Quant aux gens du centre d’appel, ils sont en panique face à ce qu’il se passe, mais reste zen. Et ils ne s’inquiètent pas pour les proches, aussi.

Grace a enfin une scène marrante comme ont pu avoir Abby et Maddie dans la série-mère, scène durant laquelle elle aide une petite-amie à libérer son copain d’un coffre-fort parental dans lequel il s’est enfermé. La scène était pleine d’humour, avec un code ridicule à mes yeux car sportif, mais bon, le fils finit par survivre et les pompiers ne sont pas vraiment dérangés. Quant au centre d’appel, j’aime vraiment bien ce que ça donne.

Du côté des interventions des pompiers, il y a franchement de très bonnes choses. La femme de l’épisode précédent finit coincée dans sa voiture, entre deux murs… et genre au trois ou quatrième étage. La scène est impressionnante, comme toujours, avec du budget dans les effets spéciaux. Marjan se colle au sauvetage, dans l’espoir d’être filmée et… C’est contraire à ce que j’imaginais du personnage. Jusque-là, elle aimait le buzz, OK, mais c’était toujours dans le but de sauver des vies. Là… c’est plutôt le besoin de gloire qui la prend, et je trouve ça bizarre.

Bon, je vois ce qu’ils en font, avec une dernière intervention où elle demande aux journalistes d’arrêter de filmer, mais je n’ai pas aimé. La femme est sauvée de justesse, tout est bien qui finit bien de ce côté-là ; et la foi n’est pas remise en cause pour Marjan.

Du côté de la tornade de ce début d’épisode, en revanche, les choses dérapent bien plus. Après de forts moments de suspense, Owen parvient à sauver les enfants de la maison qui s’est écroulée – et plutôt deux fois qu’une – mais pas Michele ne sauve pas la vie du père des enfants, qui n’a rien dit de ses blessures, préférant s’assurer qu’il pouvait sauver ses enfants. C’est triste, parce que s’il avait parlé, il aurait survécu… mais la douleur physique est sûrement moindre dans ces cas-là, quoi. C’est donc là que Marjan prend la décision d’empêcher les caméras de filmer le deuil des enfants, alors que le bleu est celui qui termine finalement aux infos, même s’il n’a fait que distribuer des bouteilles d’eau.

Bon. Les enfants survivent, mais pas le père, et la leçon à en tirer n’est pas des plus subtiles : Owen s’est imposé face à TK pour aller fouiller la maison, parce qu’il a peur pour la vie de son fils… Seulement, la leçon à retenir, c’est que, ben, Owen ferait mieux de dire toute la vérité à son fils. Judd essaie de le convaincre de le faire, mais le capitaine n’en trouve pas le courage. C’est un peu triste, surtout que TK, lui, trouve les pilules de son père dans son bureau.

Comme son père n’arrête pas de tousser et qu’il pend des médicaments de patients en chimio, TK ne met pas longtemps à comprendre ce qu’a son père. Il est encore forcé de le confronter, se vexe d’être vu comme une petite chose par son père… mais tout ne tourne pas toujours autour de TK, et la vraie petite chose, c’est Owen qui n’osait rien dire à son fis. Allez, admettons. C’était lourd, un peu.

C’était un peu lourd aussi que l’épisode se termine à l’Eglise – la maison de crétin selon Judd – mais en même temps, son couple avec Grace est plutôt cool. Et puis, il a vu des miracles, alors il peut être celui de Grace. Il l’aide aussi à remettre en ordre l’Eglise.

Enfin, alors que Michele félicite son équipe – dont on ne sait pas grand-chose, c’est à croire que les scénaristes viennent de prendre conscience qu’il néglige deux personnages – sa mère l’appelle aussi en urgence, pour lui montrer… le cabanon dans le jardin. Il est encore debout et ça prouve sa force. La série ne fait pas dans la subtilité. Par contre, à l’intérieur du cabanon, il y a les affaires d’Iris, qu’elles peuvent fouiller en sympathisant autour d’une conversation sur le yoga. Quant aux affaires, elles y trouvent notamment… une photo d’Iris, assise sur un pick-up bleu. Ah.

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