9-1-1 Lone Star – S01E03

Épisode 3 – Texas Proud – 14/20
C’est un épisode moins prenant que la série propose, même si c’est intéressant de voir d’autres personnages être développés peu à peu. À ce stade, je sais que je vais accrocher à la série pour la continuer de toute manière, et la fin d’épisode aide bien. J’aime principalement le fait que la saison possède un fil rouge, ce que la série-mère n’a jamais vraiment eu et qu’il me manque parfois chez elle. En revanche, côté personnages, il y a des caricatures qui ont vraiment besoin d’être affinées.

> Saison 1


Spoilers

I’m a cop, I’m used to crazy.

Heureusement que Judd est là pour expliquer aux pompiers comment procéder sur les urgences propres au Texas. C’est clairement le fil rouge de l’épisode, et ça permet de justifier l’utilisation du filtre d’en faire des caisses comme ça sur le Texas. Par contre, ça ne me donne pas envie d’y aller. La première intervention voit donc les pompiers devoir intervenir pour sortir un ado coincé dans un silo à maïs agissant comme du sable mouvant sur lui.

Ma foi, je ne connaissais pas du tout ce principe, c’est assez délirant, mais apparemment, il y a vraiment des gens pour en mourir. Les pauvres. L’épisode nous montre comment faire pour sauver l’adolescent sans ruiner la récolte, mais histoire d’ajouter du stress, on manque d’y perdre TK, qui plonge dans le maïs dans l’espoir de sauver Marjan, tombée dedans suite à un câble lâchant sous la pression. Marjan, c’est donc son nom. Il faut que je retienne.

La pauvre survit, mais elle perd son hijab dans le grand plongeon du maïs… et elle est filmée au passage, ce qui la dérange énormément, évidemment. Ce n’est pas le seul problème de cet épisode, par contre. TK refuse d’écouter un ordre de Judd dans le silo, ce qui provoque quelques remous, créé des dangers et finit en dispute quasiment avec les poings une fois de retour à la caserne. Ce n’était pas exceptionnel, franchement. Et pour passer ses nerfs, TK décide… d’aller provoquer un combat dans un bar.

L’avantage, c’est qu’au moins, il tombe sur Carlos au poste. Celui-ci apprend donc son véritable nom, puis lui donne des conseils – comprenant bien qu’il a fait ça intentionnellement. Ne sont-ils pas choux ces deux-là ? TK reconnaît ses failles face à Carlos, lui apprenant qu’il est un ancien addict et qu’il traverse une rupture difficile… Eh bah, ça avance vite entre eux, finalement, pour des personnages qui ne cherchaient pas à se mettre en couple.

Heureusement qu’il n’y a que dix épisodes dans la saison, sinon, ils finiraient mariés, avec des enfants et divorcés avant la fin de cette première saison. Bon, j’exagère un peu et ce n’est pas le but de la critique. Revenons-en à Carlos, donc, qui continue d’enquêter sur la disparition d’Iris sur son temps libre et d’aider Michèle à trouver des pistes. C’est intéressant comme duo, même si je ne comprends pas trop leur amitié.

Et au moment où je mets ça dans mes notes, que se passe-t-il ? Carlos se plaint justement de l’absence d’amitié de la part de Michele. Elle lui conseille finalement de ravaler sa fierté vis-à-vis de TK, puisque c’est le conseil qu’il lui donne. Elle ravale donc sa fierté en allant parler à l’ex de sa sœur pour s’excuser et tenter d’avoir des informations supplémentaires… mais tout ce qu’elle gagne, c’est qu’il la reporte à nouveau auprès des autorités, parce qu’elle ne respecte pas l’injonction qui la force à rester à distance de lui, en théorie.

À la caserne, Marjan nous fait un petit cours de respect de base sur le hijab, et sur la raison pour laquelle elle le porte. Elle est triste du buzz qu’elle fait à nouveau sur Instagram, avec pas moins de six mille vues sur Instagram. C’est embêtant, et surtout ce #FireFox qui lui colle à la peau ne convient pas aux habituées de sa mosquée, qui lui reproche son manque de modestie et lui demandent de changer de mosquée. L’angoisse.

Elle s’en confine finalement à un de ses collègues dont je ne connais pas encore le nom, mais ça va venir petit à petit, je vais les retenir. Il le faut. Bref, il lui demande si elle se pense vraiment trop fière – et elle sait qu’elle l’est, mais elle a honte en même temps.

En parallèle, dans le même bar, on trouve Judd qui passe une soirée avec sa femme lui conseillant d’aller s’excuser auprès de TK, qui passe sa soirée à mal le regarder. Il faut savoir ravaler sa fierté, on va finir par le savoir. TK ? Il passe sa soirée dans le bar avec Carlos qui l’a invité pour un rencard et n’obtient qu’une soirée à entendre parler de Judd en boucle.

L’avantage, c’est que Carlos parvient à faire prendre conscience à TK que Judd avait raison de le traiter de fils à papa à qui personne n’ose rien dire, et le lendemain, ces deux-là peuvent se réconcilier, reconnaissant chacun leurs erreurs. Oui, Judd aussi, parce qu’il projette des choses sur TK qui n’y es tpour rien dans le trauma qu’il a vécu quelques mois plus tôt.

Autrement, on retrouve Owen à l’hôpital pour sa chimio. Il y sympathise avec un vieil homme, au stade 4 de son cancer. Cela lui permet de se faire un ami qui peut l’aider à annoncer son cancer à son fils, au moins. Il est plein de bons conseils ce patient sur son lit de mort – enfin, pas encore, il est plutôt en forme pour un stade 4.

Le soir, Owen finit au bar, comme tout le reste de la caserne, et tombe sur Michèle qui lui raconte sa vie à elle. Je ne sais pas, ils viennent à peine de se rencontrer, tous, et ils en sont déjà à des confessions de dingue, ça me paraît si bizarre. Le problème, c’est qu’Owen a bu tellement d’alcool qu’il finit par aller voir Dustin lui-même, pour lui demander d’excuser Michele et de lui parler.

Il finit par vomir sur les pompes de Dustin et… le menacer ? Genre, il le plaque contre un mur et l’agresse ? Euh ? Il ne va pas bien lui ? Je veux bien que ce soit le héros de la série et tout, mais… non, quoi. Bon, il raconte tout à Michele au moins, et il s’en excuse, surtout que c’est une attitude sexiste de merde…

Seulement, voilà, les scénaristes sont de son côté. Ainsi, Dustin débarque à la caserne pour parler d’Iris avec Michele. Par contre, le message ne va pas trop plaire à notre deuxième capitaine de la série : il lui explique qu’elle ne connaissait pas Iris, mais qu’elle l’idéalisait beaucoup trop. En plus, sur la fin, quelque chose en elle avait changé, elle voyait de nouvelles personnes qu’il ne connaissait pas et il ne savait plus grand-chose d’elle. Il a tout raconté aux flics, certes, mais pas à Michelle qui l’accusait de meurtre. Il est assez logique quand il s’y met, lui.

Face à de telles confidences, Michele finit par révéler que sa sœur a tenté de l’appeler la nuit de sa disparition. Plusieurs fois. Ah. La scène finit sur un câlin peu probable, car trop rapide, mais tant mieux.

La deuxième intervention de l’épisode n’est pas exceptionnelle, avec un concours de bouffe (au secours, devait-on y passer tant de temps franchement ?) qui tourne mal puisque la gagnante boit beaucoup trop et finit par uriner sur l’ensemble du mur de la fierté sur lequel elle voulait être affichée.

La troisième intervention est plus intéressante, avec une influenceuse yoga assez fière d’elle pour tenter une position qu’elle appelle l’opossum et qui consiste à tenter de se suspendre à son balcon depuis le sixième étage. Pas étonnant qu’elle s’écrase sur la voiture d’un type au sol… Et qu’elle finisse paralysée. Je vais me le noter au cas où pour le Bingo Séries, mais j’espère trouver mieux ailleurs pour ce point.

L’épisode se termine sur un cliffhanger parfaitement inattendu, avec une femme roulant tout droit vers une tornade. Pardon ? Mais… C’était l’épisode 3 ?

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9-1-1 Lone Star – S01E02

Épisode 2 – Yee-Haw – 16/20
Les cas proposés dans cet épisode sont tout de même plus impressionnants cette fois, ce qui fait que j’ai beaucoup plus reconnu la franchise. Les pics de stress sont les bons et il se passe un milliard de choses. Du côté de la vie des persos, on commence à mieux les cerner et à s’attacher à certains, mais il me manque encore un petit quelque chose pour que ça ne paraisse pas totalement forcé.

> Saison 1


Spoilers

It’s a hair thing.

C’est mal barré pour être à jour pour le lancement de la saison 2, mais si je ne me lance pas dedans, c’est mort d’avance. J’ai encore le week-end devant moi pour tenter d’avancer en plus, alors bon, il est temps de m’y mettre et de retrouver cet étrange filtre sur les images de la série. Il n’y a pas que ça qui est étrange, il y a aussi cette tendance à vouloir nous faire des tutos beauté à chaque épisode apparemment.

Ouep, le capitaine nous explique longuement comment il fait pour garder ses cheveux impeccables et je n’en avais pas grand-chose à faire, même s’il était sympa de découvrir comment l’équipe sympathise progressivement. Par contre, Liv Tyler dans ce rôle, il va falloir que je m’y fasse. Sa voix posée, ce n’est pas exactement ça dans le rôle qu’on lui confie ici. Et ses plans de drague là… Pas convaincu.

Pas convaincu non plus par l’intrigue sur le capitaine, franchement. Il fait ainsi une obsession sur ses cheveux, tout en apprenant qu’il risque de les perdre à cause de son cancer et de sa chimio à venir.

Heureusement, l’épisode part rapidement loin de tout ça pour nous présenter un cas de la semaine vraiment impressionnant, et un qui a réussi à me scotcher à l’écran comme la série-mère le fait habituellement. En effet, on assiste à une réunion d’une entreprise qui tourne mal, avec une femme qui envisage tous les moyens de se suicider. Les secours arrivent, et ça vire à la catastrophe quand d’autres se mettre à vouloir se suicider. Ils veulent tous se faire du mal.

Eh, en pleine période de covid, on se demande maintenant pourquoi ils ne respectent pas plus les gestes barrières. Les pompiers ne mettent même pas de masque ! Pas sûr que ça m’aurait choqué si j’avais vu l’épisode lors de sa première diffusion. Bon, l’affaire est rapidement réglée : du mercure dans des burgers de la réunion, voilà ce qui fait disjoncter tout le monde.

Les pompiers sont très bons dans l’enquête qu’ils mènent, et rapides aussi.  On apprend donc que l’homme qui a fourni les burgers est vexé de ne pas avoir de pourboires, et voilà qui suffit à conclure cette intrigue. La deuxième intervention de l’épisode ? Une femme raciste appelle les pompiers pour un « feu » qui est en fait un barbecue sous-terrain.

Raciste, homophobe, dérangeant le 9-1-1 pour rien, la femme est arrêtée rapidement… et on s’amuse vraiment bien dans cette scène, parce qu’elle fait semblant d’avoir une crise cardiaque. Le problème, c’est que les personnes susceptibles de lui faire du bouche à bouche ne sont pas vraiment celles qui correspondent à sa manière de penser. J’aurais presque de la peine pour elle, si ce n’était si horrible. Elle n’a que ce qu’elle mérite quand elle part en prison, donc.

La troisième intervention, aussi, consiste en l’évacuation d’un bâtiment résidentiel avant qu’il n’explose à cause d’une fuite de gaz. Le hic ? Un homme y vivant ne veut pas le quitter, par crainte que des entités supérieures ne découvrent qu’il fasse partie de la résistance. Il sort carrément un flingue, mais lui, il n’est pas arrêté quand le capitaine réussit à le faire sortir de là, juste avant l’explosion.

En parallèle, on reprend sur l’intrigue de… de… Bon, j’ai oublié les prénoms, c’est malin. La série ne fait pas d’effort pour nous rappeler les noms de tout le monde en plus. Bref, le pompier qui était là pendant l’explosion, le dernier survivant – ah, il s’appelle Judd, va en thérapie avec sa femme pour tenter de gérer son choc post-traumatique. Ce n’est pas si évident que ça, cela dit, et il finit par s’enfuir sans faire de progrès immédiat. Forcément.

Sans trop de surprise, il retourne à la caserne où il peut sympathiser avec son nouveau capitaine. L’un et l’autre ont des problèmes médicaux, et ils s’en parlent, ce qui permet à Judd de faire avancer son capitaine sur l’acceptation de sa maladie : il n’en a toujours pas parlé à TK, ni à un psy d’ailleurs.Du coup, il fait des cauchemars où il s’imagine chauve, où tout le monde se fout de lui, y compris Michelle ou la femme qu’il tente de sauver d’un incendie. Ridicule, tout ça. L’avantage, c’est qu’il le reconnaît quand il en parle à Michelle, en lui présentant comme une terreur nocturne à cause de la perte probable de ses cheveux.

Je vois ce que les scénaristes essaient de faire, mais ça ne prend pas tellement sur moi sur ce coup-là : je n’arrive pas à m’attacher à ce capitaine… En revanche, j’aime voir la relation qui se développe entre lui et Michelle, c’est déjà ça de pris, tout de même.

De son côté, Michelle est appelée en intervention par la même famille que dans le premier épisode : elle leur avait laissé sa carte après avoir soigné l’asthme de l’enfant ; qui refait ce qui ressemble à une crise. Cela dit, elle prend la décision de l’intuber, devant toute la famille qui se met à prier pour lui. Finalement, tout se termine bien et Michelle refuse de se faire payer pour ses services. C’est étrange.

Gustavo, le père du petit, finit toutefois par lui confier que sa sœur a quitté la maison de son époux trois ans plus tôt, mais pas dans sa propre voiture. Quelqu’un est venu la chercher, dans un pick-up bleu. Bien. Voilà qui nous fait une intéressante intrigue de fil rouge… peut-être.

En tout cas, Michelle reste en bug là-dessus jusqu’au lendemain, où elle raconte tout à Carlos. Le policier est toutefois peu convaincu par cette piste offerte par Michelle, parce que les pick-up, dans le Texas, ce n’est pas une piste sûre. Par conséquent, Michelle suit les conseils de Carlos qui lui propose d’aller voir une sorcière. L’avantage, c’est que ça me valide un point du Bingo Séries, parce qu’il y a une bougie qui s’éteint toute seule sans raison quand Michelle évacue sa colère. Ca me paraît assez paranormal, tout de même.

Elle reçoit ensuite le conseil de suivre une étrange recette, qui n’est autre qu’un sort permettant de retrouver sa sœur. Le pire ? C’est qu’elle l’envisage, et l’autre capitaine lui dit qu’elle a bien raison. Soit. Elle le fait donc, parce que pourquoi pas.

Comme il faut bien en passer par tous les pompiers, on a aussi une scène entre TK et… je ne sais pas son nom ? Ou c’est Carlos ? Pas de rencard entre eux, juste du sexe – apparemment bien, au moins pour le nouveau copain de TK. Il oublie vite son ex-futur fiancé, au moins. Il n’en est même plus question pendant un bon moment, ce qui fait que j’ai cru c’était vraiment juste un prétexte à son départ de New-York, et je trouve ça dommage. Construire le personnage aurait pu être sympa, quoi, et heureusement ils s’en rendent compte.

En effet, il se rend après minuit chez son plan cul qui envisageait un rencard malgré l’heure, choisie parce qu’elle correspondait à la fin des gardes qu’ils avaient à faire. C’est mignon comme tout, mais il enchaîne les gaffes : Carlos propose à TK de l’alcool, lui cuisine du poisson qu’il n’aime apparemment pas et finit par lui dire que ce n’est qu’un dîner, pas une demande en mariage. Pas étonnant que TK se barre, mais ça m’a rendu triste pour eux. En plus, TK était sacrément bien habillé, je voulais bien le voir plus longtemps ce pull jaune. Bonsoir, j’ai des envies de shopping. C’est le couvre-feu, ça, à tous les coups.

Sinon, je continue de penser que l’introduction du personnage de TK, c’est vraiment de l’opportunisme après tout le délire autour de Buck et Eddie. Au moins, ça fait moins de gaybait, puisque lui, il n’y a aucun doute sur son homosexualité.

Oh, et sinon, Judd réussit à avancer dans la gestion de son stress post traumatique grâce à sa femme, et le capitaine se décide à porter un chapeau de cowboy grâce à lui, parce que ça pourra être sa nouvelle signature quand il n’aura plus de cheveux – et qu’il montera sur des chevaux avec Judd. Yee-Haw !

> Saison 1

This is us – S05E06

Épisode 6 – Birth Mother – 17/20
L’épisode nous remet toutes les pièces du puzzle ensemble et je dois dire que ça fonctionne plutôt très bien ; même si j’y ai mis de la mauvaise foi au départ parce que ce n’était pas trop ce que j’avais envie de voir. Finalement, l’histoire proposée est dingue, mais reste parfaitement crédible, et comme toujours poignante. Je n’ai pas eu le rush d’émotions que j’en attendais – je suis sans cœur – mais à la fin de l’épisode, j’ai bien senti qu’il s’était passé quelque chose quand même. Et puis, encore une fois, c’est un épisode dont je me souviendrai un moment, celui-ci…

> Saison 5


Spoilers

You must have a million questions.

Eh, mais !! J’ai oublié de regarder cet épisode ? Il m’est totalement sorti de la tête, et j’ai failli vraiment ne pas m’en rendre compte, je dois dire. C’est fou. En plus, rien qu’au titre, j’étais à nouveau à fond dedans : un épisode centré sur Randall et Beth, c’est toujours un plaisir, même s’il va être question d’un passé douloureux pour Randall.

Beth et lui se rendent en effet chez le copain de sa mère, qui commence par lui annoncer que la maison dans laquelle il les reçoit est… à lui. Ben oui. Ben bien sûr. Evidemment. C’est si simple. C’est… abusé, un peu comme la manière dont la série se débarrasse des masques pour cette intrigue en assurant que les personnages ont pris le temps d’une quarantaine. Allez, admettons. Cela permet d’en arriver plus vite à l’intérêt de l’épisode : l’histoire de Laurel, la mère de Randall.

Celle-ci descend donc d’une famille très aisée dans laquelle elle n’était, justement, pas très à l’aise. Il faut dire qu’un flashback nous révèle à quel point son père était difficile avec elle. Elle m’a fait de la peine, mais heureusement, elle avait un grand frère aimant. Heureusement ? Non. En vrai, je voulais un épisode sur Randall et Beth, et pour l’instant, je dois dire qu’un épisode se centrant sur Laurel ne me passionne que moyennement.

Je sais toutefois à quel point la série est capable de nous fournir de bonnes surprises avec ses épisodes spéciaux, alors autant tenter de se laisser embarquer dans cette histoire. Le père s’énerve après Laurel qui préfère ne pas faire ses devoirs pour aller chez sa tante, beaucoup plus généreuse, divertissante et sympathique. Pas étonnant qu’elle veuille fuir la maison familiale ! Cela dit, dans la maison familiale, elle a toutefois Jackson, son frère, le seul à la comprendre aussi.

Malheureusement pour elle, il ne reste pas bien longtemps avec elle, partant pour l’Irak… et n’en revenant jamais. Elle l’attendait pourtant, mais ce sont finalement d’autres militaires qui viennent annoncer son décès. Le deuil est difficile et douloureux pour Laurel, qui ne sait pas comment continuer à vivre sans son frère. La scène était plutôt poignante, mais comme on ne connaissait ni Laurel, ni Jackson, ça n’a pas pris autant que ça aurait dû.

Randall est toutefois bien ému de perdre un oncle qu’il n’a pas connu et il finit par poser la question qui brûle les lèvres d’à peu près tout le monde : t’es qui, toi ? Le narrateur de cet épisode nous assure alors que Laurel était l’amour de sa vie. Oups. Réfugié après la guerre dans le domaine de la tante de Laurel, il a eu l’occasion de la rencontrer dans le lac.

Dans ? Oui, elle s’y réfugiait pour faire son deuil en hurlant sa peine sous l’eau… et pensant qu’elle se noyait, il s’est précipité à son secours, forcément. Elle l’a mal pris, mais lorsqu’elle l’a revu plus tard sur le marché, ça s’est mieux passé entre eux. Et même, je dois dire que c’était super mignon comme scène. Il ne parlait pas la langue, du tout, mais il a réussi à se faire comprendre de Laurel quand même pour lui donner son prénom (aucune idée de l’orthographe, mais ça se prononce comme « hi », le « salut » américain, et ça fait un bon quiproquo) et pour l’inviter à un rencard au point du feu où il lui a cuisiné du poisson.

C’est sympathique comme tout et le début de leur relation est beau à voir… mais clairement le couple n’est pas vraiment ce que le père de Laurel souhaite pour sa fille. Lui, il accepte plutôt de la fiancer à un certain Marshall, des fiançailles qu’il considère comme un oui facile. La facilité, c’est autre chose pour Laurel : elle décide de partir à Chicago dès le lendemain. Elle s’arrête tout de même en chemin pour demander à Hi de venir avec elle, mais lui ne peut pas, devant s’occuper de ses parents.

C’est si triste. L’histoire est jolie, mais elle frustre beaucoup Randall qui veut tout de même savoir comment et pourquoi sa mère n’a pas cherché à le retrouver. Et comment elle n’est pas morte, aussi. Il faut dire qu’elle part là pour Chicago… mais elle s’arrête finalement à Pittsburgh, à défaut de trouver un bus allant aussi loin que Chicago.

Loin d’une jolie histoire, les scénaristes réservent alors un détour terrible pour Laurel : elle fait une overdose après son accouchement et William pense vraiment qu’elle meure, s’enfuyant alors avec Randall. De son côté, Laurel a repris connaissance à l’hôpital plus tard, s’inquiétant aussitôt de savoir où était son fils. La suite de l’histoire est terrible, tout simplement : elle est arrêtée pour possession de drogue après quelques jours de désintoxication.

Elle est aussitôt envoyée en prison, où elle est confrontée à une justice terrible : n’ayant pas de téléphone chez elle, elle ne peut prévenir William qu’elle est en vie. C’est horrible. Elle a bien le numéro de la maison familiale, mais elle n’ose pas raconter à son père ce qui lui arrive, préférant se faire arrêter et se confronter à son procès toute seule. Oups.

Elle finit par y prendre cinq ans de prison, parce que le Juge considère que ça vaut bien cinq ans de détenir de la drogue, contrairement aux espoirs de l’avocat pensant qu’elle s’en tirerait comme ça. Voilà donc Laurel se retrouve envoyée en prison en Californie, pendant cinq longues années loin de son fils. La pauvre n’a aucun moyen de savoir ce qui est arrivé à Randall, effectivement, et quand elle sort de prison, il est déjà trop tard. Randall fait le calcul et voit bien qu’il était déjà aimé dans sa famille à ce moment-là.

Ainsi, Laurel sort de prison et prend simplement un bus pour retourner chez sa tante, forcément. Celle-ci se montre bien trop compréhensive et gentille avec sa nièce, faisant tout ce qu’elle peut pour la réconforter. Laurel refuse de parler à sa famille, et elle retourne à la place dans le lac, pour crier un coup. Par contre, elle reprend vite sa vie avec sa tante, allant sur le marché où elle refuse de sourire aux clients.

Elle finit par sourire, toutefois, lorsqu’elle aperçoit Hi sur le marché. Celui-ci est désormais marié, avec une femme enceinte, mais les deux se font un signe de main… et c’est bien suffisant. Pendant quelques décennies, les deux se font donc des signes, et ils finissent par se retrouver bien après. Il faut pour cela attendre que la femme d’Hi meure, puis qu’il soit sans enfant, puis que Laurel tombe malade. C’est en voyant qu’elle ne vient pas sur le marché qu’il s’inquiète pour elle et qu’il décide d’aller la voir chez elle.

Elle est à ce moment-là en train de se battre contre un cancer qui va l’emporter. Elle réussit toutefois à survivre encore deux ans, deux ans où Hi et elle vivent une romance parfaite. Il prend soin d’elle et ils vivent dans le bonheur, Hi apprenant toute l’histoire afin de pouvoir la raconter plus tard à Randall.

Hi finit par remettre une clé à Randall, qui n’est pas bien sûr qu’il doive l’accepter. Il demande tout de même à Hi s’il est sûr de ne pas vouloir garder la clé, mais celui-ci veut juste remercier Randall car il a enfin eu l’occasion de raconter ce qu’il voulait lui raconter depuis bien longtemps. Oh. C’est si dingue. Hi se barre ensuite sans dire au revoir ou presque, laissant Randall et Beth seuls dans leur nouvelle maison de la Nouvelle Orléans.

C’est dingue, tout simplement. Ils rentrent à l’hôtel où Randall ne peut tout simplement pas dormir de la nuit. Tu m’étonnes. Il a beau dire qu’il tient le coup, ça fait énormément d’informations à digérer. Tellement d’ailleurs, que pendant la nuit, il prend la décision de fuir l’hôtel pour retourner dans la maison d’enfance de sa mère biologique. Il prend alors la décision d’aller nager dans le lac, comme sa mère, mais nu, pas comme sa mère. Ce n’est pas bien subtil concernant la renaissance du personnage, mais ça fonctionne.

Cela permet une scène où Randall parle à Laurel, lui expliquant qu’il ne savait pas qu’il la cherchait, mais qu’il est triste de savoir qu’il l’a trouvée après son départ. La scène est très jolie, et l’acteur déchire tout, franchement. Il finit par hurler dans le lac et à imaginer que sa mère lui dise l’aimer. C’est vrai que c’est ce qu’il faut retenir de cet épisode au fond : Laurel a toujours aimé son fils, elle ne l’a jamais abandonné, et elle n’est pas morte non plus.

Cette fois, Randall connaît toute l’histoire de sa naissance, et ce n’est plus seulement qu’il fut abandonné à une caserne de pompiers ; mais bien qu’il fût aimé. Bon, super le message pour les enfants vraiment abandonnés qui ne connaîtront jamais leur histoire ou pour ceux qui savent que leurs parents ont fait le choix de les abandonner pour d’autres raisons, par contre. Je trouve le message un peu difficile à encaisser après autant de temps pour eux, parce que forcément, ça réécrit toute l’histoire de base de Randall ça.

Après, ça fait du bien au personnage d’avoir un nouveau départ et d’être tout souriant comme ça, ça faisait si longtemps qu’il n’avait pas été si heureux. La joie est de courte durée, par contre : il décide en effet d’appeler Kevin, pour évacuer toutes les rancœurs de sa vie… mais malheureusement, Kevin a d’autres chats à fouetter. Il est au Canada – techniquement, ça doit faire deux semaines si Beth et Randall ont fait une quarantaine avant d’aller à la Nouvelle Orléans – mais doit rentrer à Los Angeles car Madison est en train d’accoucher, et il ne sait pas s’il sera de retour à temps. Sa vie est un désastre, il conduit seul sur une route de nuit, et ça ne m’inspire pas trop confiance pour la suite des événements. J’ai vu trop de séries, et je déteste trop les portables au volant pour penser autrement.

Vivement la suite !

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WandaVision – S01E01

Épisode 1 – 18/20
Est-on vraiment surpris que je sois fan avec un tel casting ? Tout de même, je dois dire que cet épisode est une petite pépite par rapport à ce que j’en attendis – quelque chose de peut-être plus classique ! Sous la forme de la parodie, toute l’équipe de production de la série s’éclate à proposer un épisode de sitcom à l’ancienne, et c’est fait avec une maîtrise parfaite des codes d’écriture de l’époque. Les gags s’enchaînent, je me marre bien, et je commence à glaner les indices comme je peux : c’est un bon début, pas besoin d’en faire plus honnêtement.

> Saison 1


Spoilers

101

We are an unusual couple, you know?

ENFIN ! C’est si parfait d’entendre enfin à nouveau ce petit générique des studios Marvel. Ça me remet tout de suite dans l’ambiance, même si je sais déjà que la série va être déstabilisante. Ça ne manque pas avec immédiatement un passage au noir & blanc et un générique de folie nous présentant Wanda et Vision comme un couple tout récemment marié venant s’installer en banlieue américaine. Oh, on est totalement dans l’ambiance sitcom dès le départ, avec des gags que l’on sent venir à des kilomètres, mais qui fonctionnent assez bien tout de même.

En revanche, je me rends compte que ça va être compliqué à critiquer parce que rien ne se raconte vraiment – ou alors, ça fera beaucoup de détails. À la manière de Ma Sorcière Bien-Aimée, la série se concentre sur Wanda en femme au foyer, utilisant ses pouvoirs pour faire le ménage ; loin de sa vie – et sa tenue ! – de super-héroïne habituelle, alors que Vision, en costard cravate malgré le maquillage de super-héros, est le vecteur de nombreux gags.

Les deux acteurs s’éclatent tellement ! Ils sont incroyables de justesse dans le style choisi, avec un surjeu de certaines répliques. Et tout le monde s’éclate à la production de cette série, en fait ! Je veux dire, c’est en noir & blanc, certes, mais le format d’image est aussi adapté aux années 60, de même que la musique ou le script. Bref, on est loin des films Marvel, loin de tout ce qu’on connaît des personnages, mais l’on s’éclate tout de même !

Côté écriture, l’épisode propose donc au couple de célébrer une journée importante un 23 août, mais aucun des deux membres du couple ne se souvient vraiment ce qu’ils ont à célébrer. L’épisode passe donc son temps à contourner la vraie raison de ce qu’ils ont à célébrer, et ça marche plutôt bien. J’ai beaucoup aimé le pastiche proposé par cette sitcom ; mais je comprends ce que j’ai pu en lire : j’ai vu autant d’avis positifs que d’avis négatifs dessus, la plupart des négatifs critiquant la forme.

C’est vrai que c’est déroutant, surtout qu’on ne sait rien de ce qu’il se passe : Wanda accueille une voisine chez elle et tente de comprendre ce qu’elle va fêter le soir-même grâce à elle, mais c’est en vain. De son côté, Vision récupère un visage humain avant de sortir et se rend au travail où il utilise ses pouvoirs à la Clarke Kent sans savoir exactement ce qu’il fait au travail.

Les blagues fonctionnent bien sur moi… mais c’est uniquement parce que j’aime ces acteurs et que je suis curieux de savoir vers quoi ça va évoluer avec le temps. On sent bien qu’il y a des réponses qui vont mettre du temps à arriver, mais qui seront exceptionnelles pour le personnage de Scarlet Witch. Je veux y croire.

En attendant, on a une sitcom qui s’amuse du quiproquo de cette célébration étonnante : on apprend vite qu’il est question en fait d’un dîner d’affaire avec le patron de Vision… mais comme et Wanda, et Vision ont oublié ce qu’il en était, tout l’épisode s’enferme dans des quiproquos. Fort heureusement, en 29 minutes, on ne perd pas trop de temps – malgré de fausses réclames pour Stark Industries.

On en arrive donc vite à la révélation que le patron de Vision, Mr Hart – d’où le cœur sur le calendrier – vient dîner, et ça se fait de la meilleure des manières avec Wanda en petite tenue pour l’arrivée des invités. Tout s’emballe alors et on enchaîne les petits gags sur la préparation d’un dîner qui n’existe pas – Wanda s’attendait à une soirée romantique ne nécessitant pas forcément un grand repas.

En plus, avec la mère de That ‘70s show en invitée, il y a intérêt à gérer tout ça. Quel plaisir de la retrouver cette actrice, d’ailleurs, elle cartonne toujours autant dans ce genre de rôle, c’est une vraie réussite !

La voisine est heureusement toujours prête à donner un coup de main avec un dîner pour quatre déjà prêt. Tous les gags s’enchaînent à merveille, et j’ai ri plusieurs fois, parce que franchement… IYA IYA OH. Tout semble mal se dérouler pour la promotion de Vision qui risque fort d’être viré si le dîner se passe mal, mais heureusement, les pouvoirs de Wanda finissent par permettre de dresser une table magnifique en un rien de temps – mais pas avant d’avoir cramé un poulet ensuite transformé en boîte d’œufs.   

Lorsque Mrs Hart pose des questions sur la vie perso de ses hôtes en plein dîner, on en arrive alors à la scène qui ne pouvait être évitée : Wanda et Vision prennent conscience qu’ils ne savent pas comment ils sont arrivés là. On est clairement dans un rêve, un cauchemar, un monde parallèle… Allez savoir, mais il y a un mystère à éclaircir, et pour le moment, nos personnages ne veulent pas s’y frotter. Wanda est en train de nous faire un AVC, en fait.

Pour ne plus y penser, la solution est simple : le patron s’impatiente, s’étouffe avec son dîner/petit-déjeuner (how European !) et personne ne réagit, à part sa femme lui demandant de s’arrêter, d’arrêter, d’arrêter. Le petit tic tac en dit long, je pense, il y a un compte à rebours déclenché quelque part, c’est sûr. Vision sauve finalement la vie de son patron avec ses pouvoirs. Une fois que c’est fait, il est temps pour les Hart de partir, avec quelques gags supplémentaires sur l’Europe et le dîner.

L’épisode se termine alors sur Wanda créant des bagues de mariage pour ces deux-là, sur un baiser entre eux et un zoom arrière qui nous révèle que cette sitcom était visionnée dans une sorte de laboratoire où quelqu’un prend des notes. Le générique de fin est franchement intéressant pour son jeu de couleurs sublime et les indices cathodiques qu’il semble contenir. Il va juste falloir voir si l’ensemble tient la route et si une cohérence pourra être trouvée à l’ensemble de la série.

> Saison 1