J’ai l’impression qu’ils ont perdu un peu de leur superbe cette saison, parce que cet épisode a du mal à me convaincre avec son concept lui aussi. Cela reste évidemment une bonne série tout de même, je vous rassure, mais je suis passé à côté du concept alors même qu’il se concentre sur des personnages que j’adore, une époque du MCU qui m’a bien plu jusque-là et, à vrai dire, même du méta qui habituellement suffit à me convaincre. Là, je reste sur ma faim et je suis sorti trop vite de l’épisode. Dommage.
Spoilers
Agatha ne suffit plus à faire un bon film, il lui faut un Eternel comme guest-star.
How can I steal the show if there’s no one to steal it from ?
On a déjà eu une bonne dose d’Agatha Harkness cette année, alors je suis un peu sceptique sur la nécessité de déjà nous proposer un épisode sur la sorcière. En même temps, c’est la dernière saison de la série et il faut bien reconnaître que capitaliser sur ce personnage est une bonne idée, parce que je l’adore.
Cet épisode me laissait quand même un brin sceptique quand j’ai vu son titre. Après, il réintègre les Eternels et le Céleste au centre de la Terre hyper rapidement, et ça, ça me fait plaisir. Un épisode qui se centre sur des personnages et des concepts que j’aime, c’est plutôt une bonne chose, non ? En plus, on y voit Agatha voler le pouvoir d’un Céléste tout ça pour se retrouver coincée à Hollywood où elle serait une actrice à succès. C’est un brin méta.
On y découvre une Agatha qui approuve le besoin d’avoir un ou une co-star dans son film, mais avec le seul but de lui voler la vedette. Et quitte à avoir quelqu’un avec qui passer ses journées, Agatha demande à ses producteurs de recruter Kingo, le beau-gosse de ce Hollywood fictif. Bon. Je ne vois pas encore où ils veulent en venir avec ça, mais pourquoi pas ?
Kingo accepte de venir à ce Stark Pictures pour tourner avec Agatha et il y est accueilli par un Howard ravi de le voir débarquer. Il y a de quoi : Kingo accepte de tourner dans son film et ça commence directement par un grand numéro musical digne de Bollywood. Cela fonctionne tout de suite beaucoup moins bien en animation les chorégraphies de Bollywood, je trouve, mais on fait avec. J’aurais adoré cette scène en vrai, probablement, mais dans cet épisode, ça ne parvient pas à me convaincre à 100%. Pas du tout même. On a malgré tout un face-off amusant entre Agatha et Kingo.
Ce n’est pas l’ambiance de Noël à laquelle je m’attendais, on ne va pas se mentir. Et Howard en narrateur d’une scène de danse qui n’en a pas forcément besoin, c’était étrange. Finalement, on comprend assez vite que ce face-off monté de toute pièce par Hollywood (sans aucun entraînement préalable, bien sûr) est juste l’occasion pour les deux personnages de parler un peu du Céleste.
Agatha révèle ainsi avoir volé le pouvoir de tous les Eternels quand elle s’en sert pour se battre face à Kingo. C’est quand même du grand n’importe quoi qui est filmé non-stop par Howard et Jarvis. Ils détruisent dans la bataille une partie du toit du bâtiment, mais bien sûr, tout le monde s’en fout apparemment. OK. Il faut bien le dire : ça m’a sorti de l’épisode. C’était rigolo d’avoir les figurants qui suivent la danse et tout, sympa d’avoir Agatha qui « emprunte » des pouvoirs à tous les Eternels, mais… pas crédible du tout ?
Et je sais. Je sais. Le MCU n’a rien de crédible, ce sont des super-héros et des monstres et des sorcières et des êtres éternels… Ce n’est pas fait pour être crédible. Tout de même, il y a des règles qui devraient être immuables, peu importe l’univers. Et ce Stark tout excité de les voir se batte à mort, tout en continuant de croire qu’ils ne sont qu’acteurs ; les deux acteurs qui sont à ça de s’entretuer mais s’arrêtent à la fin de la prise ?
Eh, ça m’a complètement sorti de l’épisode. Et pourtant, j’adore Agatha. Elle s’éclate à comploter avec Kingo et les deux finissent par trouver un terrain d’accord. Le tout fait bien plaisir à Howard : il est rapidement révélé qu’il sait qu’Agatha est une sorcière ou que Kingo est un alien, mais que eh, c’est comme ça que fonctionne Hollywood. La magie, ça aide pour les effets spéciaux. Howard n’a pas du tout idée de ce qui l’attend sur le tournage de l’acte 3 que demandent Agatha et Kingo le soir-même.
En effet, le deal d’Agatha et Kingo attire l’attention d’un autre Céleste qui se dirige aussitôt vers la Terre. Qu’importe. Le tournage commence, permettant à Agatha de voler les pouvoirs de Kingo et, avec eux, d’aller récupérer ceux de Tiamut, le Céleste au cœur de la Terre. Je vois l’idée, mais toute la manière dont s’est racontée ne parvient à me convaincre, et c’est bien dommage.
Howard est heureux de voir Agatha obtenir des pouvoirs divins – quelle déesse magnifique, en vrai – sans même se soucier de ce à quoi il est en train d’assister. Il se met en danger, tout le bâtiment explose, mais il continue de vouloir tout filmer.
Evidemment, Agatha assoiffée de pouvoir en obtient plein, ce qui fait qu’elle se retrouve à faire face à un deuxième Celeste. Celui-ci la connaît déjà par son prénom est immédiatement prêt à se battre contre elle. Le combat entre les deux Céleste se passe certes dans l’espace, mais il est visible depuis la Terre. Cela ne semble inquiéter personne de voir deux immenses créatures se battre si proche de la Terre. Par chance, la Lune ne semble pas être dans les parages et tout le combat qui se passe ne provoque finalement que peu de dégâts.
Le Céleste est détruit par un joli sortilège d’Agatha et tout pourrait bien se terminer, sauf qu’évidemment, Agatha a un autre plan en tête. Elle a tout le pouvoir qu’elle veut et espère désormais que tout le monde va s’agenouiller devant elle. Par chance, Jarvis est encore suffisamment lui pour demander à Kingo de la raisonner. C’est ainsi que Kingo apporte la conclusion de l’épisode : Agatha n’a pas besoin de plus de pouvoir, elle a déjà toute la magie qu’elle veut grâce à ses films. A quoi bon être effrayante et provoquer la peur des gens quand on peut être adorée pour ses films ?
La conclusion est amusante, je ne dis pas, mais qu’est-ce que c’est naze. Les films changent le monde et ça suffit pour qu’Agatha arrête son projet de recréer le monde comme elle l’entend. Vraiment ? C’est ça qu’ils veulent nous vendre ? Et toute la souffrance d’Agatha est complètement mise de côté, en plus, ce qui est bizarre si peu de temps après sa série. Mais bon. Elle finit heureuse d’aller à l’avant première de son film, elle a son happy ending et même un cliffhanger sympa avec les autres Célestes se dirigeant vers la Terre… Ce n’est pas l’Emergence telle que je l’imaginais.
Un dernier mot aussi pour l’excellent générique de fin, tout de même.
Drôle de choix pour une reprise de saison que cette histoire qui éloigne beaucoup des habitudes du MCU avec ses robots, tout en revenant à tout ce qui a fait le succès de la franchise au cinéma – la musique épique, les gros combats, les enjeux proposé qui sont vite une question de fin du monde… Tout de même, c’est très narratif sur le premier quart de l’épisode et ça propose un rythme pas tout à fait convaincant. Je suis partagé, mais tout de même heureux de retrouver la série, c’est évident.
Spoilers
Pourquoi les Avengers ont-ils eu besoin de robots à cause d’Hulk ?
Que j’étais impatient de reprendre la série et qu’est-ce que ce début a réussi à me convaincre. Bon, d’accord, le tout début m’a blasé parce qu’il n’y avait pas le générique de Marvel Studios, mais une fois cette déception de quelques secondes oubliées, quel plaisir de voir la série s’aventurer dans une série animée des années 80. Et outch, l’ado qui dit regarder un vieux dessin animé.
En tout cas, moi, je voulais me remettre un peu de contenu Marvel sous la dent et là je suis servi : l’ado regarde un simple dessin animé pendant son petit-déj (un peu ce que j’ai fait avec X-Men ’97 en vrai) mais est interrompue dans son festin par un Hulk géant foutant la merde en ville. Soit. On passe au générique une fois cette première introduction mise en place.
Post-générique (aaah, le plaisir de retrouver le narrateur !), le Gardien nous explique que toute l’histoire qu’il s’apprête à nous raconter a commencé de manière inattendue quand Bruce Banner et Sam Wilson sont devenus potes lors d’un jogging catastrophique de ce premier. Soit. Bruce Banner n’en reste pas moins un Hulk en devenir, et ça pose problème quand il se retrouve sur un bateau avec son nouveau bestie et se transforme en Hulk à cause d’une tempête et d’un petit accident.
Bon, comme d’habitude, tout va super vite et on se dit qu’il n’y a vraiment aucun intérêt à faire des fils de 2h30 quand tout peut être résumé comme ça en quatre minutes. Et en quatre minutes, en effet, on voit Bruce regretter d’être un monstre, fait en sorte de dompter l’Hulk en lui une fois pour toutes avec d’autres rayons gamma et… se planter monumentalement.
Ainsi, il provoque une scission, avec un nouveau monstre encore plus violent et terrifiant qu’Hulk qui en naît. Il est capable de se multiplier lui-même, envahit peu à peu la ville et se retrouve à devoir se battre contre les Avengers. Ces derniers décident aussitôt de créer des robots qui finissent par être hyper marquants, puisqu’ils vont mener la guerre Gamma. Rien que ça. Cela va loin en quelques minutes, franchement. Je trouve que la Gamma War aurait fait un excellent épisode.
Ce n’est toutefois pas ce qu’on nous sert avec cet épisode. Au contraire, le but est simplement de nous expliquer que les Avengers ont désormais des robots dignes de Transformers, qu’ils ont battu le nouveau Hulk et que, bim, l’histoire reprend dix ans plus tard quand on découvre qu’il reste en fait des mini-sbires de ce Hulk terrible.
Dix ans plus tard, la menace émerge et permet de retrouver PLEIN de héros : quel plaisir d’avoir Monica Rambeau et Sam Wilson qui bossent ensemble, par exemple. C’est vraiment tout l’intérêt de cette série animée – les petites variations qui font plaisir aux fans. Je ne suis pas un grand fan des robots à la Transformers (mais je vois totalement comment ça peut plaire à une équipe marketing en revanche). En vrai, je tiens à souligner à quel point c’est top d’avoir une série animée la semaine de Noël, j’ai l’impression de retomber en enfance et c’est exactement ce qu’il me fallait.
BREF. Pendant que je me tape un petit trip nostalgique, la série avance : nos nouveaux héros découvrent qu’il y a sous l’Antarctique une bonne centaine de mini-Hulks prêts à venir envahir le monde. Ils répondent tous à un grand méchant qui m’a fait penser à Godzilla plus qu’autre chose. Bon, ce n’est vraiment pas ce que je préfère des Marvel, tout ça. Cela fait plus film de monstres que vraie production Marvel. Tant pis. C’est quand même un plaisir que Monica et Sam soient les vrais héros de l’épisode, surtout que je ne m’y attendais pas quand on m’a vendu un Hulk.
Captain America (Barnes !) les laisse donc espionner les monstres Gamma et se débrouille pour retrouver Bruce Banner. Monica n’a plus qu’à convaincre Sam d’aller le voir pour le convaincre de leur venir en aide, parce qu’ils ont besoin de son aide, bien sûr. Cela permet à l’épisode de se concentrer comme promis sur Bruce. Après la guerre qu’il a provoquée, il s’est isolé sur une île où il vit en ermite et semble plutôt bien s’en tirer par lui-même. Retourner à l’action ? Ce n’est pas son plan.
Il accepte d’aider Sam, mais pas de venir à New-York se battre contre tous les Apex – les mini-Hulk qui font quand même la taille des plus petits gratte-ciels de la ville qui ne dort jamais. L’aide qu’il apporte ? Il lui propose de faire appel à nouveau aux Avengers. Ah la bonheur du « Avengers Assemble » et des références dans tous les sens – les anneaux ! la musique ! le combat !
Il faut bien le reconnaître : il y a une bonne partie de l’épisode qui fonctionne en jouant à fond sur cette carte de la nostalgie et de l’équipe de super-héros. On est en manque de gros récits épiques comme ça parce que nous n’en avons pas eu de l’année au cinéma. Je sais que c’est leur stratégie parce qu’il y a eu trop de fails récemment, mais quel plaisir tout de même de revenir à des grosses bastons explosives en pleine ville.
C’est un peu un déplaisir, en revanche, quand tout ça se fait avec des robots ou que les Avengers perdent. En même temps, Tony mis à part, à quoi bon avoir des Avengers dans des robots ? Ce sont des super-héros, non ? Ils ont théoriquement des pouvoirs à utiliser. Bon, autrement, le titre de l’épisode est hyper mensonger, je trouve.
Bruce Banner débarque à New-York, certes, mais c’est pour se battre contre le nouveau monstre qu’il a engendré, pas pour se battre contre les Avengers. Je comprends bien que l’idée est de nous expliquer que c’est ce nouveau monstre qui est le Hulk à combattre… mais toute la conclusion de l’épisode consiste à nous dire que Bruce Banner est prêt à se sacrifier pour les Etats-Unis et pour ses amis. En se battant, il prend le risque de redevenir Hulk, puis est exposé à de nouveaux rayons qui pourraient bien marquer sa fin.
Il se transforme ainsi en Mega-Hulk et s’attire aussitôt la crainte de toute l’équipe des Avengers devant lui. Toute ? Non, il y a un irréductible nommé Sam Wilson qui se débrouille pour faire face seul à seul avec son ancien meilleur ami. Son but ? Lui expliquer qu’ils sont toujours amis et qu’il ne faut pas se battre. C’est un peu étrange d’avoir Sam Wilson qui parle à l’œil de ce Mega-Hulk en se reflétant en lui, mais soit, c’est un œil qui écoute.
La bonne nouvelle ? Ce Mega-Hulk qui ressemble encore plus à Godzilla est vu comme le nouveau leader de tous les petits monstres qui suivaient le méchant. Ce nouveau Mega-Hulk est donc capable de ramener avec lui tous les monstres qui envahissaient les USA. Et c’est ainsi que tout se termine bien : Mega-Hulk est accepté par Sam, ce qui calme un peu sa haine et permet à l’épisode de se conclure sur un happy end où tous les golems et le Mega-Hulk vivent sur l’île plus si déserte de Bruce. Soit.
Oui. Un an après sa sortie et mon visionnage, j’ai retrouvé mes critiques de la série sur mon PC. Et même si ça n’intéressera plus personne, je n’ai pas écrit 12 pages pour rien, alors… bonne lecture ?
Ça raconte quoi ?
Pour rappel, What If…? est une série qui explore les multiples dimensions et possibilités de l’univers Marvel. Chaque épisode nous emmène dans un monde où un élément clé diffère. Avec cette troisième saison, les attentes sont élevées : les deux premières saisons ont mis en place un fil rouge en introduisant le Gardien comme narrateur omniscient et témoin des mondes alternatifs, tout en liant certains épisodes avec une équipe de héros venus de différents univers pour contrer une menace commune.
J’avais promis de me lancer sur cette saison 3 de What If…? dès sa sortie, mais entre les festivités de Noël et un timing un peu serré avec Disney+, je n’ai finalement pu m’y plonger que maintenant. Cela ne m’empêche pas d’avoir envie d’une ambiance de Noël et de fin d’année dans ces épisodes, surtout qu’il s’agit de la dernière saison de la série ! Autant dire que cette saison 3 n’a pas le droit à l’erreur. Les deux premières saisons avaient posé des bases solides, avec des épisodes qui, malgré quelques irrégularités – et des épisodes moins intéressants de mon point de vue, m’ont toujours laissé un bon souvenir global. Mais cette fois, c’est la conclusion. Je m’attends à des épisodes spectaculaires, des twists bien sentis et, pourquoi pas, une petite dose de fan service pour ravir les spectateurs en cette période festive. En plus, on a eu très peu de Marvel à se mettre sous la dent cette année, alors je suis content de retrouver les personnages.
Le rythme quotidien de diffusion est à la fois excitant et stressant : difficile de suivre un épisode par jour alors que les journées de décembre sont déjà bien chargées. Je dois toutefois accélérer un peu, car je ne suis pas certain de conserver Disney+ après le 1er janvier (l’accord avec Canal, tout ça tout ça)… Il va falloir jongler entre visionnage et digestion de tous les repas de fin d’année.
Drôle de choix pour une reprise de saison que cette histoire qui éloigne beaucoup des habitudes du MCU avec ses robots, tout en revenant à tout ce qui a fait le succès de la franchise au cinéma – la…
J’ai l’impression qu’ils ont perdu un peu de leur superbe cette saison, parce que cet épisode a du mal à me convaincre avec son concept lui aussi. Cela reste évidemment une bonne série tout de même, je vous rassure,…
Va falloir que je me fasse à l’idée que je n’aime pas spécialement cette saison 3. Les intrigues choisies ne parviennent pas à me convaincre et je ne comprends pas le demi-tour radical que semble prendre la série : autant…
C’est officiel : je passe à côté de la saison. C’est le quatrième épisode qui part dans un délire que je ne comprends pas vraiment. L’humour est bon, c’est un vrai plaisir de retrouver les personnages, il y a des…
Une fois de plus, je voulais y croire et il y a de bonnes choses dans l’épisode, mais mon sentiment global pendant le visionnage de cet épisode fut… « Meh ». Tout ça pour ça, une fois de plus ? C’est un…
La seule chose de vraiment bien dans cet épisode, ce fut son générique. Après, faut bien avouer que c’est un épisode qui concentre à peu près tout ce que je déteste niveau concept, scénario ou personnages. C’était mal barré.…
C’est tellement frustrant : cet épisode propose ENFIN ce que j’aurais aimé voir dès le premier épisode. Je sais bien que c’est une anthologie et qu’avoir un ou deux épisodes coupés du reste aurait été nécessaire à un moment dans…
Ils se sont donnés du mal pour trouver le titre de leur épisode final, dis donc ! Si j’aime bien ce qui est proposé pour la fin de la série, je reste, comme avec le reste de la saison, plutôt…
Aaah. J’ai l’impression que la série vient juste de commencer et la saison est déjà terminée. J’en ai marre des mini-saisons, rendez-moi les networks ! L’histoire commence à peine pour Shane et Ilya aussi, et c’est aussi parce que cet épisode prend ENFIN le temps de se poser et de développer une vraie relation. Je sais bien que enemies to lovers et tout, mais je n’ai jamais autant senti que dans cet épisode leur rivalité alors même qu’elle n’est plus un élément de tension. Et sinon, que cet épisode développe autant de choses, prenne autant son temps, c’est un vrai point positif. Juste, l’attente pour la saison 2 va être longue à présent, alors qu’il y a plein de choses que je souhaite voir désormais.
Spoilers
Comme une envie de passer des vacances au cottage.
For the next two weeks, let’s just be honest with each other.
Joyeux Noël ! Oui, j’ai encore mis de côté le blog pendant la période des fêtes, oui, je n’arrive pas à être aussi régulier ici que ce que j’ai pu l’être pendant des années et oui, j’ai toujours envie de l’être mais je me laisse emporter par d’autres choses – comme la vie. Malgré tout, toute la semaine, mes réseaux sociaux ont été envahis de Heated Rivalry et de blagues sur le cottage. Malgré tout, j’ai revu plein de fois cette semaine la dernière scène de l’épisode précédent. Aussi, avant d’être trop spoilé et malgré les nombreux cadeaux qui m’attendent, je me dis qu’il vaut mieux voir cet épisode au plus vite… Quitte à être frustré par l’attente interminable de la saison 2 (parce que ça va être quelque chose, encore, elle n’est pas écrite pour l’instant).
Et la dernière scène de l’épisode précédent ? Désolé, mais sans la chanson et sans le « huh ? » final de Shane comme dans le récap au début de ce dernier épisode, c’est quand même vachement moins cool. La première scène de cet épisode voit Scott monter sur scène pour raconter qu’il a accompli son plus grand rêve en remportant la coupe un mois plus tôt.
Pourtant, son discours finit par tourner autour de sa vie privée, inévitablement. Son coming out est extrêmement vu et commenté par tous – et il est heureux de recevoir des messages de fans, y compris de très jeunes fans gays, pour que ce ne soit pas qu’une insulte qu’on balance dans les vestiaires quand il est question de hockey. Scott parle de sa solitude, de la difficulté d’avoir été gay et insulté, indirectement, pendant des années. Le discours est réussi. Il est prenant. Il est aussi grandement hors sujet – parce qu’il a beau dédier son trophée à son équipe et son coach, il ne parle finalement que de sa relation. Mais en même temps, peut-on lui en vouloir ?
Des années de silence, ça vaut bien qu’on parle un peu de la peur paralysante du coming-out dans les médias. Et pas que dans le monde fictif d’Heated Rivalry, du coup. La scène est sympa, se termine par Kip qui voit tout ça depuis son bar gay préféré avec tous ses amis et… oh, c’est mignon. Sans plus, cette fois.
On s’attarde ensuite sur la rivalité chaude qui donne son nom à la série : Shane se rend à l’aéroport pour récupérer Ilya qui vient d’arriver. Ce dernier est tellement terrifié d’être là et de passer l’été avec Shane. Pour autant, il est vraiment venu et c’est très bien comme ça. Ils ont deux heures de route à faire ensemble. Shane est soulagé de savoir qu’Ilya n’a croisé personne et lui dit qu’il a tout prévu : le cottage est plutôt discret et retiré de tout, et il a dit à ses parents qu’il partait dans une retraite silencieuse. Un sacré silence, si vous voulez mon avis.
A l’arrivée, Shane reproche à Ilya d’avoir joué malgré sa blessure aux côtes, et il refuse donc de laisser Ilya porter ses sacs. Quel homme galant. Il a déjà fait les courses, il a un chalet de malade mental tellement il est beau et il s’inquiète de savoir si Ilya a soif. Aha. Soif de lui, très clairement. Le cottage est mignon tout plein, hein, et ils le baptisent vite. Tant pis s’il y a des vitres absolument partout.
Au moment de coucher ensemble sur le canapé, Shane explique qu’il n’a couché avec personne depuis un moment et que ça ne durera peut-être pas bien longtemps. La réponse d’Ilya est incroyable pour lui : lui aussi n’a couché avec personne depuis la dernière fois qu’ils se sont vus, il y a des mois. Oh. Les voilà enfin et pour de vrai en couple, même s’ils ne le disent pas explicitement. Que c’est bien.
S’ils ont très envie de faire l’amour (sans même prendre une douche avant malgré le voyage, eh), Shane propose ensuite d’emmener Ilya dans la chambre qu’il occupera. Pardon, mais ? Est-ce qu’il a prévu de ne pas rester dans la même chambre que lui ? Ils sont certes en train de s’amuser et entrent dans un jeu de rôle un peu con, mais… c’était étrange comme développement. Tout ça pour coucher ensemble sur un lit, en plus.
D’ailleurs, alléluia, Shane veut fermer les putains de volet. C’est la base quand tu es une célébrité, non ? Ilya lui dit de ne pas le faire et jette la télécommande. Ils veulent vraiment vivre dans le danger. Je suis surpris que la série coupe la scène de cul qui suit, par contre. On passe de Shane qui va tailler une pipe à Shane qui gère le barbecue pour faire des hamburgers. What the fuck ?
En tout cas, ils sont mignons dans leur petite vie de couple. Ils paraissent si rangés et simples, si peu affamé de sexe (oui, oui, même dans la scène précédente). C’est donc ça de vieillir ? Ils se promettent d’être honnêtes pour deux semaines et finissent par parler bien rapidement de leur relation. Ilya cherche à savoir qui est au courant de leur couple, mais souhaite aussi savoir si les parents de Shane savent qu’il est gay.
Celui-ci n’est clairement pas prêt à en parler – ni à en parler avec Ilya, ni à l’avouer à ses parents. Il me fait tellement de la peine à avoir peur comme ça de son coming-out. Il a beau dire que ça a un peu à voir avec Ilya, on sent bien que c’est lui qui n’est pas à l’aise. Et je comprends bien pourquoi, mais il faut aussi qu’il se fasse à l’idée que c’est sa vie.
Cet épisode est si bien : on a enfin affaire au couple et à la romance que la série vendait. Certes, ça traîne en longueur et il ne se passe pas grand-chose à première vue, mais dans les détails, c’est ouf. Les deux personnages creusent vraiment dans le passé de l’autre, ils apprennent à se connaître comme un couple le ferait : il y a les moments ridicules, comme quand Ilya a peur d’un oiseau, et les moments terribles, comme quand il raconte la mort de sa mère, confortablement installé sur les genoux de Shane. Enfin. Cela n’a pas l’air si confortable, en vrai.
J’ai eu plus de mal avec la scène suivante, quand Ilya est tellement excité à l’idée d’être avec Shane qu’il le force un peu : Shane est au téléphone avec Hayden, ça ennuie Ilya qui ne peut plus jouer au jeu vidéo avec lui (j’ai ri du côté « ma tête est sur la couverture ») et qui décide donc pour se venger de l’exciter, le masturber, lui faire une pipe. Pardon, mais Shane a clairement dit non tellement de fois que je ne trouve ça ni excitant, ni mignon. Je vois bien que, dans le fond, on nous dit ensuite que Shane était consentant et a trouvé ça sexy… mais en vrai, non, ça ne l’est pas. Non, c’est non. On en est encore à dire ça en 2025 – et à paraître chiant et emmerdeur de tourner en rond quand on le dit, en plus. Eh, ça me sort un peu de l’épisode.
Je me suis rapidement calmé ensuite, pas quand on les a vus faire un foot, mais quand il a commencé à être question du futur. Ce n’est pas évident pour eux : Ilya n’en peut plus de la Russie et veut se simplifier la vie. Il envisage ainsi de jouer pour Boston. Certes, il serait un sacré rival pour Shane, encore et toujours, mais au moins, ils se rapprocheraient. Par contre, ça suppose aussi de se marier avec Svetlana pour Ilya.
On sent assez vite que ce scénario dérange Shane. Ils essaient d’en parler, tout en se touchant les pieds dans une scène d’intimité de couple qui passe bien – on n’est pas sur du sexe, juste sur deux amants qui commencent à parler d’avenir.
C’est au beau milieu de la nuit que Shane, incapable de dormir, réveille Ilya avec un plan pour leur futur. Et il voit très loin : une action caritative menée ensemble pour se rapprocher publiquement sans que ne soit bizarre, une carrière pour Ilya qui ne serait plus à Boston, mais à Ottawa pour se rapprocher de Montreal et donc de Shane, un futur très lointain où, une fois à la retraite, ils pourront se mettre ensemble. En vrai, je dis « très lointain », mais la retraite en hockey ne doit pas être si loin.
Ce qui est sûr, c’est que c’est surprenant de les voir envisager un avenir ensemble à ce point. Ilya lui balance donc qu’il l’aime. La réponse de Shane ? Holy shit. Suivi d’un « I love you too ». Ils sont si mignons. Si perdus. Si amoureux. Je me laisse complètement balader par cet épisode, alors que j’étais énervé quelques minutes avant. Ils sont passés de plan cul à relation de couple de manière bien peu crédible et trop peu développé, je trouve, mais c’est très bien pour eux. Et c’est une belle représentation, en vrai.
Ils sont amoureux comme tout, voient des jolis couchers de soleil et couchent ensemble, avec Shane et Ilya qui prennent encore le temps de poser de grandes questions sur « comment on a pu laisser tout ça se passer ? » au moment où Ilya s’apprête à pénétrer Shane. C’est du grand n’importe quoi, mais c’était un peu drôle.
Et au milieu de tout ça, Shane continue de penser au futur : il propose à Ilya d’ouvrir une école de hockey et de donner des financements pour la santé mentale, pour lutter contre les pensées suicidaires (comme celles qui habitaient la mère d’Ilya).
Le temps semble passer vite et lentement à la fois au cottage, et c’est un peu pareil pour cet épisode qui n’en finit pas mais avance si vite à la fois. On retrouve ensuite le couple en train de se baigner tranquillement, avec un peu d’humour et un téléphone laissé de côté. C’est ce genre de journée d’été où rien ne compte que la paresse et l’oisiveté et ça a l’air si bien.
Leur plus gros problème ? Savoir s’ils mangent les pates de la veille ou s’ils se font des hotdogs. Ils remontent donc vers le chalet et ne peuvent apparemment pas rester éloigné l’un de l’autre bien longtemps. Comme d’hab, donc, sauf que cette fois, il y a le père de Shane dans la cuisine et il les voit à travers la fenêtre.
Ca aurait pu passer l’air de rien, mais bon, Ilya était en train de l’embrasser. Au moins, pour une fois ils ne sont pas en train de coucher, c’est déjà ça. Il n’empêche que c’est la fin du paradis pour les deux stars. Le père de Shane a donc vu son fils embrasser son pire rival. C’est un peu violent comme coming out. C’est pour cela qu’il vaut mieux dire les choses tant qu’on le peut, je suppose – mais c’est vrai que ce n’est pas toujours évident d’aborder le sujet, et encore moins de tout avouer comme ça.
Le père de Shane n’est pas excellent dans sa réaction en plus, parce qu’il choisit de se barrer, tout simplement. Shane essaie bien de le rattraper, une fois remis de son choc, mais non. Ilya est drôlement incroyable dans cette scène : je ne reconnais pas tellement le personnage. Il insiste sur le courage de Shane, il le soutient sans s’énerver, sans rien dire, finalement. Shane vit son pire cauchemar, mais Ilya souhaite être là pour lui. Il lui propose même de l’accompagner chez ses parents. Et quand Shane se met à genou devant Ilya, cette fois, c’est juste pour pleurer.
En vrai, Shane est tellement stressé que je ne comprends pas pourquoi c’est lui qui conduit ensuite pour aller chez ses parents. Ilya porte le t-shirt de l’équipe adverse, ce qui est hilarant quand on sait qu’il va rencontrer officiellement ses beaux-parents. À l’arrivée, Shane ne sait plus où se mettre ou quoi penser.
Son père avait juste oublié son chargeur chez Shane et il a été servi. C’est un peu gros cette histoire après autant de temps, mais soit, on fera avec. Shane présente donc Ilya à ses parents, après avoir annoncé qu’il était gay. Sa manière d’enfin le dire, après tant de temps, c’est presque trop simple. J’ai de la peine pour lui quand même, parce que ce n’est pas évident comme coming-out, d’être pris par surprise dans l’intimité et tout.
L’avantage, c’est que les parents prennent tout ça plutôt bien : ils ne s’énervent pas, ne l’insultent pas, ne semblent même pas si affectés que ça par les mensonges de Shane. Eh, la mère reconnaît qu’ils se doutaient – ou en tout cas qu’ils s’étaient posés la question de savoir s’il pouvait être gay. De là à imaginer que leur fils couchait avec son pire ennemi, en revanche, ça, ils n’étaient pas prêts.
Les parents se posent quand même la question de savoir quand leur relation a commencé, et c’est si drôle. Il y a des questions qu’il vaut mieux ne pas poser, je crois, parce qu’ils découvrent que leur fils leur cache une décennie de mensonge et de baise avec Ilya – même si le mot baise n’est pas exactement plaqué comme ça sur leur relation.
Shane m’a tellement fait rire à détester le mot « lovers », mais ce qui m’a achevé, c’est la mère qui passe à l’alcool. Elle sort de la vodka, pour Ilya, ce qui est une pure blague en vrai, et une prise de risque. Les parents posent aussi de bonnes questions sur le futur. Ils gèrent la carrière de Shane depuis si longtemps que c’est logique. Cela dit, rien ne vaut le moment où la mère se demande si son fils a pu laisser gagner Ilya, parce que bon, y a des priorités dans la vie et la sienne, c’est le hockey.
De son côté, Ilya s’en sort bien de son coming-out bi auprès des beaux-parents, en annonçant qu’il n’a jamais été amoureux que de Shane, même s’il a couché avec plein de femmes. Ils commencent à se faire du pied sous la table, ce que je trouve quelque peu osé, mais allez, pourquoi pas. Ils aiment vivre dangereusement.
En vrai, Shane vit son cauchemar, mais ça se passe plutôt bien : les parents de Shane prennent tout ça si positivement. La mère a un peu de mal à digérer tout ça, mais ce qu’elle ne digère pas, c’est que son fils se soit senti si mal : elle aurait aimé qu’il puisse le dire sans que ce ne soit si difficile. Et là, une fois de plus, bordel ce jeu d’acteurs. Je suppose que ça peut paraître lent, long et pas crédible, tout ça, mais le jeu des deux acteurs dans cette scène est très réussi. C’est une très belle scène de coming-out, finalement.
La mère a l’occasion de s’excuser, à dire à Shane de ne pas avoir honte, de ne pas s’excuser et… à lui dire qu’elle est fière. C’est si beau. C’est la réaction que tout le monde devrait avoir, c’est celle qu’on voit de plus en plus souvent à la télévision, mais soyons francs, ce n’est pas toujours celle qui se déroule dans la réalité.
Sinon, de retour à table avec Ilya, la mère est surprise de découvrir que son gendre est prêt à trahir Boston pour aller jouer à Ottawa – eh, la fidélité en hockey, c’est important aussi – mais elle comprend ce que ça signifie pour le sérieux de la relation de son fils. Le père s’intéresse aussi au cas de Scott, pour savoir s’ils ont pu communiquer. Il est intéressant et surprenant de voir qu’Ilya l’a contacté – j’aurais attendu ça de Shane, à la rigueur, même s’il est vrai que c’est Ilya qui a été le plus chamboulé.
En tout cas, il est clairement question d’avenir et de coming-out à faire à plus grande échelle, Shane entame alors une jolie crise d’angoisse. Je crois que tout ça est un peu trop concret pour lui – avoir sa mère qui vante le courage de Scott, c’est quelque chose. Et ce qui calme son angoisse ? Shane qui lui dit que sa famille est là et que son petit-ami est là. Tout est bien, tout est si bien.
Quelle tristesse que ce soit déjà la fin d’épisode. Le générique de fin se déroule alors que Shane et Ilya rentrent au cottage. C’est frustrant, j’ai l’impression que ça ne fait que commencer vraiment. Il y a tellement encore à raconter. Les acteurs ont signé pour trois saisons, la deuxième est validée par la chaîne. Vivement la suite. Ce générique de fin où ils rentrent en voiture, comme un couple, est si mignon. Si long aussi. Si banal, en fait.
En bref
Mon avis sur la série fait un peu un grand écart entre le début et la fin, parce que ça partait vraiment mal : je pensais avoir une romance, j’ai eu un plan cul qui ne pensait qu’au sexe. Pourtant, sur la fin, j’ai une série mature qui me parle représentation – et qui le fait bien – tout en développant un couple très sain dans un contexte toxique ; j’ai une vraie romance, des personnages qui grandissent ensemble. En chemin, il y a Kip/Scott, un couple qui était bien plus ce que j’attendais de cette série que ce que la série a proposé.
Et mon avis au milieu de tout ça ? En perpétuelle évolution. Je ne sais pas quoi penser : la saison est trop courte, les épisodes trop différents, le rythme incroyablement expéditif au début et si lent ensuite… C’est un petit OVNI, mais c’est ce qui rend la série si bien, peut-être ? Je n’ai pas su à quoi m’attendre d’un bout à l’autre.
Enfin, si, il y a une constante dont j’ai peu parlé dans mes critiques tant elle est évidente et saute aux yeux : les deux acteurs principaux sont incroyables. Ils ont une alchimie qui crève l’écran et qui les rend immédiatement beaux et attachants. On a envie de les voir ensemble, envie de les voir s’embrasser et wow, chapeau pour le casting et les performances.
L’histoire ? Ce n’est pas terrible du tout, parce que la série semble survoler plein de détails et tout le contexte. Et maintenant ? Maintenant, j’ai envie de savoir la suite, j’ai envie de connaître les autres personnages et les autres couples. Il faut attendre la saison 2 et il est bien possible que ça se fasse en lisant toute la saga. Foutu pour foutu… Allez savoir.