Alien Earth – S01E01 – Neverland – 12/20

La note parle d’elle-même : je suis déçu. Je ne peux pas critiquer la qualité des images ou l’aspect très léché de la production en général, mais j’ai trouvé que le scénario manquait vraiment d’originalité. Il manque sacrément de rythme et ne parvient pas à me convaincre pour le moment : les personnages sont caricaturaux, dans le mauvais sens du terme, les répliques hyper convenues et vraiment, que c’est lent à se mettre en place ! Et en vrai, ce n’est pas forcément un problème la lenteur, parce que parfois c’est bien fait et ça fait du bien… Mais là, bon, y a beaucoup de moments où ça ne se justifie pas. Quand je regarde le temps qu’il reste à plusieurs reprises sur un premier épisode, c’est que quelque chose est foiré dans l’immersion.

Spoilers

Un vaisseau s’apprête à s’écraser sur Terre, mais il va prendre son temps.

I’m not your brother.

La série commence par une mise en contexte écrite. Je n’aime pas toujours ces idées tordues où on ne retient rien d’un texte à rallonge à première lecture comme dans Star Wars, mais là, ça me va. C’est court, mais efficace : nous sommes dans le futur où une guerre fait rage entre Cyborgs, Synthétiques et Hybrides. Jusque-là, ça va. Peut-être qu’on pourrait nous en dire un tout petit plus sur ce qu’est un Synthétique, mais eh, ce serait me tirer une balle dans le pied que de le dire après cette introduction de critique. Non ?

Bref, nous sommes au début de la série en 2120 à 1300 millions de kilomètres de la Terre dans un vaisseau spatial où cela fait 65 ans que la mission Maginot a commencé. On y assiste au réveil d’un groupe d’explorateurs qui dormait dans des pods me rappelant ceux de Dollhouse… Ils étaient cryogénisés, bon, classique pour un voyage dans l’espace, vous me direz.

Ensuite… Eh, on ne comprend rien en vrai. C’est un peu longuet en plus, tu m’étonnes que l’épisode dure une heure ! Il y a plein de personnages qui parlent de gens qu’on ne connaît pas bien, puis des quatre entreprises – pardon, cinq – qui dominent le monde. On en a une qui a toute l’Amérique et la Lune, par exemple. OK. Il n’y a pas de pays, mais des entreprises, et la guerre qui fait rage entre les trois groupes vise à déterminer quelle entreprise gagnera. On insiste particulièrement sur la petite dernière, dirigée par le jeune Kavalier. Cela aura sûrement un impact pour la suite. C’est une exposition déjà lourde pour une saga qu’on connaît. Ne sommes-nous pas là juste pour voir des aliens ?

Onfinit par en voir quand l’équipe se trouve confronté à un gros problème : ils n’ont plus de communication, plus de journal de bord et brûle trop de carburant. Ils envisagent donc de se débarrasser des spécimens qu’ils ont récupéré (dans l’espace ?). Le seul problème, c’est que leur mission, c’est de les collecter. Certains autres envisagent donc de prévenir la sécurité si la conversation devait se prolonger.

C’est assez clair, tout en étant un peu étrange, car il y a beaucoup de personnages et je ne sais pas trop quoi en penser. Sont-ils les héros de la série ou vont-ils tous crever dans trente secondes comme je m’y attendais au départ. Ils retournent se coucher et le montage nous indique qu’ils sont possiblement en danger : la musique devient terrifiante, il y a quelques petits flash et zoom sur les spécimens… Je n’ai pas envie d’être à leur place, hein.

Sur Terre, nous découvrons l’île de Neverland (le pays imaginaire, pas de doute, c’est Disney +) où se situe un laboratoire de recherches. On y rencontre un scientifique et son enfant chauve (et malade) qui a peur des scorpions. Je peux comprendre, mais c’est bien tout ce que je comprends pour le moment. Il aurait peut-être fallu que je revois quelques films avant. En tout cas, l’enfant est amené dans un laboratoire pour un transfert de conscience dans le corps d’une femme qui me paraît plus âgée, mais bon.

On retrouve dans ce laboratoire le personnage de Kavalier qui dirige apparemment les choses. Il indique à la gamine qu’elle va être la première personne humaine à être transférée dans une synthétique. Eh, ça je l’avais vu dans la bande-annonce au ciné et ça me donne l’impression que la série commence enfin. J’espère qu’une fois l’intro longue passée, ça va évoluer dans un sens un peu plus dynamique. Non, parce que là, on a des répliques très clichées (je suis spéciale/tu es très très spéciale) et des extraits de Peter Pan (je rêve mes séries en couleur, faut croire). Si le futur, c’est juste comme aller chez le dentiste et regarder un écran au plafond pendant qu’on nous lobotomise, non merci. On découvre en tout cas que la gamine, Marcy, trouve que son futur corps ressemble à une Wendy.

Marcy ou Wendy, peu importe : elle voit sa vie défiler devant ses yeux pendant le transfert. À son réveil, elle peut admirer Neverland depuis une falaise et se faire appeler Wendy pour de bon. L’avantage d’être une synthétique ? Elle peut sauter de la falaise et atterrir bien en vie sur ses pieds quelques dizaines de mètres plus bas.

Elle n’est plus humaine, en revanche, et c’est une enfant dans un corps d’adulte. On a beau me dire que son esprit est là, moi, je me dis que ce n’est pas de la vie, ça. Oh, en face d’elle, on essaie de lui recréer une adolescence artificielle, mais bon, ce n’est pas grandiose. On confie vite à Wendy la fille si spéciale une mission : aider de prochains enfants (perdus) à se faire à leur transition vers des corps de Synthé. On comprend bien qu’il est question d’enfants malades qui se voient offrir une vie meilleure en tant que synthé adultes. C’est quelque peu perturbant, en plus, de voir que Wendy est déjà très adulte dans certaines répliques, alors que c’est toujours une enfant.

Et puis, tout n’est pas si merveilleux dans le monde de nos enfants qui deviennent synthétiques : on apprend ainsi qu’ils ne pourront jamais retourner chez eux. J’ai trouvé l’épisode un peu lourd avec Peter Pan aussi : on a compris le parallèle enfants perdus/synthé très vite. En fait, l’appeler Neverland aurait déjà suffi. Nous montrer en boucle les scènes de Peter Pan, puis faire en sorte que Kavalier lise le livre… Eh, c’est lourd, non ? La série fait aussi plein de mystères avec des plans coupés et serrés qui ne montrent pas grand-chose a priori, ou rien qu’on ne connaisse déjà en tout cas.

Cette intro pour Wendy étant passée, on retourne sur le vaisseau où une alarme se déclenche et ou une voix robotique annonce une collision imminente. Le crash que j’attendais dans la première scène va-t-il enfin se passer ? On est en droit de l’espérer alors qu’un scientifique essaie de confiner tous les spécimens.

Morrow, c’est son nom, est bien enfermé dans un sas où il sait qu’il peut survivre. Il a la sympathie de laisser une de ses collègues se faire tuer par un alien alors qu’elle le suppliait de le sauver. Un alien ? Pas n’importe lequel : un Xenomorphe. Il n’exprime aucune émotion et fait un peu peur le garçon si vous voulez mon avis. Sa collègue ? Elle se fait tuer par un alien qu’on ne connaît que trop bien et qui est ensuite assez malin pour chercher à s’en prendre à Morrow.

Celui-ci se prépare tranquillement au crash du vaisseau en entrant dans une soute à impact. Il se prend un peu de bave de Xenomorphe sur la joue, mais eh, c’est sa meilleure chance de survie. Je suppose que s’il avait sauvé sa pote, il n’aurait pas eu autant de temps et qu’il n’y aurait pas eu de place pour deux en soute. Cela reste un sacré bâtard. Au moins, ça m’a fait un peu d’action, c’est ce que j’espérais. On voit le vaisseau se prendre un satellite, puis se diriger vers la Terre pour un crash que Morrow a jugé inévitable.

De notre côté, on retourne observer Wendy qui, de son côté, observe Joe – apparemment, son frère. Elle parle toute seule – à ses peluches – et nous fait une voix off nous présentant le personnage de Joe. Il croit sa petite sœur morte, est devenu médecin et vit une vie toute calme dans une Terre qui n’a pas grand-chose de futuriste finalement. Bon, OK, sa sœur est un robot qui ne peut plus manger, ça change un peu du présent… mais c’est à peu près tout, parce qu’ils regardent dans le futur les mêmes films que quand j’étais gamin, quoi. Inventez des films, au moins, mince, un peu de budget !

Le budget finit par arriver pour le crash de Maginot, le vaisseau du début : Joe et ses amis assistent ainsi au crash de l’immense vaisseau sur une skyline un brin futuriste elle aussi. Et, pourquoi finit-il dans des tours triplées ? J’ai vraiment pensé au 11 septembre 2001, c’est trop étrange.

Joe fait partie de l’unité d’élite qui se rend en premier sur les lieux pour chercher des survivants et évacuer les blessés. Bien sûr, son unité est rapidement plongée dans le chaos. La série aurait pu commencer là, en vrai, c’est bien plus efficace comme début. La scène est impressionnante, il y a du budget dans les SDX, même si tout ça semble un peu faux – je n’irai pas jusqu’à dire qualité DC, mais vraiment, on se croirait dans un jeu vidéo par moments. Ceci dit, c’est impressionnant pour une série, c’est vrai.

Bon, l’équipe se dirige dans les bâtiments et cherche des victimes à sauver des décombres et à amener vers le centre médical de premiers soins et secours à l’extérieur. Ils trouvent rapidement le vaisseau et tous les dégâts qu’il a causés, s’intéressent de savoir d’où il vient et le pénètrent pour le fouiller. Ils vont libérer l’alien qui est à l’intérieur, pas vrai ? C’est un vaisseau chargé de transporter des formes de vie, ce serait bien de se méfier un peu.

Ils sont surpris de découvrir des spécimens dans le laboratoire et très sincèrement semblent terrifiés de ce qu’ils voient pour la première fois. Je peux comprendre, il y a des spécimens vraiment peu ragoûtants. Il y en a même un qui tombe sur l’épaule d’un membre de l’unité sans qu’il ne s’en rende compte.

Dans le vaisseau, Morrow est toujours en vie. Le Xenomorphe s’est échappé et éloigné de lui, alors il sort de sa soute et prévient l’intelligence artificielle du vaisseau qu’il est pris d’assaut par des terriens. Quand il tombe sur deux d’entre eux, il les menace aussitôt avec son flingue et les transforme en otages. Sans raison. Du moins, on ne les connaît pas encore. Les membres de l’équipe Prodigy sont peu rassurés. Ils voulaient sauver des vies avant l’effondrement de l’immeuble, ils se retrouvent menottés à des tuyaux. Pas cool. Morrow, lui, refuse de leur venir en aide même quand ils supplient : c’est un cyborg, il n’est pas leur frère, ben super.

Les pauvres soldats sont vraiment sacrifiés : ils sont rapidement trouvés par un spécimen qui fait un véritable buffet avec cette bouffe qui ne peut s’échapper. C’est triste pour eux.

De son côté, Wendy finit par découvrir ce qui est arrivé en ville et à son frère alors qu’elle faisait un test avec un scientifique stérile. Wendy veut aussitôt se rendre sur place pour aider son frère. Kavalier est surpris de la qualité de son travail car la synthé paraît super humaine, mais ça le convainc de l’envoyer à la rescousse. Il a besoin que les gens soient sauvés et sait que son travail permettra de le faire. Hop, il envoie les Lost Boys à la rescousse. Ce sont des enfants dans des corps d’adultes invincibles… Qu’est-ce qui pourrait mal tourner en les envoyant en ville, hein ?

Dans le vaisseau Maginot, Joe et une partie de son équipe commencent à comprendre ce qu’il s’est passé : le crash n’est pas qu’un accident, il y a des cadavres qui datent d’il y a plusieurs jours. L’épisode se termine par l’effondrement d’une partie du vaisseau et de l’immeuble. Pour autant, Joe et ses potes parviennent à continuer les fouilles, tandis que Wendy explique à son créateur que son frère ne va pas mourir parce qu’elle va le sauver. Pff. C’est ça le cliffhanger ? C’est un peu pété, tout de même.

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Alien Earth (S01)

De quoi ça parle ?

D’aliens qui débarquent sur la Terre, de toute évidence. Je ne vois que ça, je n’en sais pas plus et je ne veux pas en savoir plus !

Ce que j’en attends

Plein de choses et rien à la fois. L’idée de la série me paraissait vraiment être abusée – juste un moyen de se faire du fric, en fait – la première fois que j’ai su qu’il y en aurait une. Comme bien souvent sur le blog, je me lance dans le visionnage d’une série dont je ne sais pas grand-chose et sans avoir revu le matériel d’origine. Par conséquent, il faut bien reconnaître que je suis un peu à la ramasse sur le vocabulaire propre aux aliens.

Je n’ai pas revu les films depuis des années. En revanche, j’ai adoré les Prometheus et autres films sortis ces dernières années au cinéma, car ils apportaient une modernité bienvenue à la saga. Il n’empêche qu’en format série, je ne sais pas si je vais être convaincu : j’attends de l’action. J’ai vu plusieurs critiques positives passer depuis la sortie de la série la semaine dernière, je me dis que c’est possible que j’accroche moi aussi. Je croise les doigts, en tout cas.

Note moyenne de la saison : Un généreux et optimiste 14/20, mais c’est surnoté.

Alien Earth – S01E01 – Neverland – 12/20

La note parle d’elle-même : je suis déçu. Je ne peux pas critiquer la qualité des images ou l’aspect très léché de la production en général, mais j’ai trouvé que le scénario manquait vraiment d’originalité. Il manque sacrément de rythme et ne parvient pas à me convaincre pour le moment : les personnages sont caricaturaux, dans le…

Alien Earth – S01E02 – Mr October – 14/20

La série commence à taper un peu plus dans son potentiel avec une ou deux scènes vraiment bien foutues et marquantes. Est-ce que c’est suffisant ? Clairement pas ! Je trouve qu’il y a des paresses dans l’écriture des personnages et que ça reste trop superficiel à bien des moments – tout en essayant de mettre de…

Alien Earth – S01E03 – Metamorphosis – 14/20

Si j’ai trouvé davantage de pistes intéressantes qui pourraient être exploitées et visitées par la suite dans cet épisode, il a aussi moins réussi à marquer de la tension et de l’action. On est largement en-dessous du niveau des films. Il y a des perspectives, il y a des moments-clés, mais dans l’ensemble, j’ai l’impression…

Alien Earth – S01E04 – Observation – 13/20

Voilà un épisode qui porte bien son nom, tiens. Concrètement, j’ai l’impression qu’on observe des bouts d’intrigues et que ça pourrait être intéressant si c’était davantage développé ou si ça l’était différemment, selon les intrigues. Je suis gêné par le fait que, vraiment, il y a ce qu’il faut pour que ce soit bien mais…

Alien Earth – S01E05 – In Space, No One… – 18/20

Je ne peux pas ne pas spoiler, même dans ces lignes, alors à vos risques et périls si vous lisez ceci, mais sachez que je suis dépité ! Quel gâchis ! Je passe la critique à répéter la même chose : c’est un excellent épisode, mais il aurait été encore plus parfait en tant que premier épisode de…

Alien Earth – S01E06 – The Fly – 15/20

Cet épisode commence aussi mal que l’avant-dernier et semblait suivre une piste qui n’allait pas me fasciner ou plaire. Pourtant, en cours de route, et à vrai dire surtout à la fin, il y a quelques bonnes idées qui me font accrocher davantage. Comme sur tout le reste de la saison, j’ai l’impression qu’on nous…

Alien Earth – S01E07 – Emergence – 13/20

Un épisode dans la lignée du précédent, avec des avancées dans l’intrigue et quelques révélations qui ont enfin lieu – on l’avait déjà compris avant, mais c’est bien que ce soit explicité et montré à l’écran. S’il y a de bons moments dans l’action, ça reste tout de même trop souvent écrit avec les pieds :…

Alien Earth – S01E08 – The Real Monsters – 12/20

À l’image de la saison, cet épisode ne réussit qu’une seule chose, c’est le traitement d’une créature très secondaire (et encore, pas jusqu’à la dernière seconde). Pour le reste, l’ennui domine principalement par manque d’attache aux personnages qui sont tous plus détestables les uns que les autres. Et encore, même pas : s’ils étaient détestables, il…

Twisted Metal – S02E09 – VAVAVUM – 16/20

Je me sens bête d’avoir dit que l’épisode précédent était plus calme, parce que Calypso sait ménager ses effets apparemment – et les scénaristes aussi. Il y a de bons développements dans cet épisode, même si ça se joue parfois dans les détails et souvent dans les intrigues secondaires. J’aime beaucoup le rendu en tout cas, parce qu’on ne sait pas exactement à quoi s’attendre, mais on sait qu’on en redemande. Vraiment, j’aime cette série !

Spoilers

Calypso réserve une surprise à tous les concurrents, mais avant ça, il faut s’occuper du cas de John et Quiet.

Is there a breeze in here ?

La série reprend exactement où le cliffhanger nous a abandonnés : Calypso débarque derrière John et Quiet pour leur reprocher de ne pas avoir suivi les consignes simples… Un vœu par voiture, c’est rapide. Il teste la volonté de John ensuite, parce que celui-ci dit vouloir changer son vœu, mais ce n’est pas si évident qu’il veuille se séparer de sa sœur. Et pourtant ! John confirme, alors ils peuvent annuler son vœu. Pour cela, ils n’ont qu’à boire l’eau du puits. MOUAIS. Je ne le sens tellement pas – et d’ailleurs Quiet non plus. J’aime bien qu’elle soit d’accord avec moi.

Mayhem ne sait pas lire et ça fait un excellent gag : la prochaine épreuve est annoncée par une lettre de Calypso. Il organise une fête avec tous les concurrents dans le gymnase. Ben super. Quiet se méfie aussitôt du colis reçu parce qu’elle est sûre que Calypso va vouloir se venger d’eux, et pourtant, il leur fait bien parvenir des tenues de fête. Cela laisse, Sweet Tooth tout perturbé car il ne sait pas comment s’habiller. Cela faisait un bon gag.

Tout le casting a donc des habits de fête pour la soirée qui s’organise. Ce sont des costumes de toutes les couleurs et de toutes les formes, alors il y a de quoi rire de certaines tenues (Axel est incroyable), mais franchement, ils sont tous incroyables. La série nous fait forcément le coup de l’arrivée au ralenti de la très sexy Quiet, un cliché sexiste dont on aurait pu se passer, mais ma préférée reste l’arrivée de Mayhem. Non seulement sa robe est plutôt immonde, mais en plus elle la met à l’envers et avec un maquillage particulièrement déconnnant.

La soirée ? Ce n’est pas qu’un petit tour dans un gymnase. Calypso demande à chaque concurrent d’honorer les morts en faisant un sacrifice. John et Quiet s’attendent au pire, mais il suffit finalement d’avoir une coupure dans la paume de la main et de mettre son sang sur un arbre. D’accord, mais AÏE ?

Ils semblent tous être insensible à la douleur alors que ça fait mal quoi. Peu importe : Calypso soigne leur coupure, puis lance la soirée en brûlant l’arbre et en révélant un gymnase qui fait très bal de promo. Vous savez à quel point j’adore la BO de la série, alors forcément, j’ai adoré cette intrigue qui permet d’avoir quelques très bonnes chansons en fond sonore.

Bien sûr, ça permet aussi quelques clichés : Mayhem voit Raven boire de l’alcool et ne la dénonce pas, Mike, Stu et le troisième dont je n’ai pas le prénom font des photos ensemble, il y a un DJ ridicule, la femme-crapaud flirte avec M.Grimm (ça me dégoûte un peu, même si elle est plus jolie dans sa robe), Raven fait son coming-out à Axel (hilarante cette scène sur son passé triste) et Quiet… s’inquiète. Promis, c’est pas un jeu de mots que j’assume à 100%. C’est comme ça.

Tout le monde profite de la fête, même John qui mange beaucoup dans le buffet, mais Quiet a trop peur du piège qu’elle est sûre que Calypso leur tend. Elle est aux aguets, mais ne semble rien suivre de l’intrigue qui continue de se développer autour de Stu, cul entre deux chaises avec Mike et Sweet Tooth.

Après, je la comprends, c’était plus drôle de suivre la piste de danse. Les scénaristes s’en amusent beaucoup : on les voit tous danser, on voit Quiet refuser, puis finalement entrer dans la danse après un moment de silence inquiétant. Ah non, non, non. Moi aussi je me mets à mal le sentir. Tout un épisode de pause ? C’est peu probable.

Finalement, l’action vient de Dave, le partenaire de Mike. Stu veut aller s’excuser auprès de lui après une blague maladroite et il finit par découvrir que Dave est toujours un cannibale. OK. Je ne l’avais pas vu venir alors que c’était un peu évident. Cela mène à une scène qui m’a un peu dégoûté, avec Dave qui lèche le pied de Stu, obligé de lui mordre le cul pour s’en sortir. Eh, le fétichisme et le cannibalisme, ce n’est pas pour moi. Le combat mène à la mort plus ou moins accidentelle de Dave… Que Stu tente de maquiller en suicide.

Il retourne dans la gymnase pour danser avec Mike et découvre qu’il a toujours son ami. Pendant ce temps, la femme-crapaud couche avec M.Grimm… mais ils sont interrompus par Sweet Tooth qui débarque et félicite Grimm d’avoir gagné son pari. La femme-crapaud le prend forcément mal, voilà une sous-intrigue bien foutue, même si elle ne sert pas à grand-chose.

C’est tout l’inverse de l’intrigue d’Axel qui prend un virage vraiment inattendu : alors que Mayhem, John et Quiet vont faire des photos dans le photomaton, il remarque que Quiet s’attache les cheveux avec un ruban qu’il reconnaît comme étant un linge du bébé qu’il n’a pas tué lors de sa mission vue en flashback. Pardon ? Mayhem est donc le bébé avec lequel Axel est resté quelques temps au début de l’apocalypse ? J’imagine que ça se tient, avec cette série où tout le monde retrouve tout le monde.

C’est ensuite l’heure du slow, avec un petit I’ll stand by you qui fonctionne à merveille pour John et Quiet. Ils s’embrassent, sous la jalousie de Raven, mais elle peut se rassurer : cela ne dure pas bien longtemps. En effet, le bal tourne court avec un fumigène qui vient empoisonner tous les participants. Ils s’effondrent comme des mouches à des moments bien particuliers. Ainsi, Sweet Tooth voit M. Grimm bruler son meilleur ami Harold (le sac en plastique, mais que Sweet Tooth voit vraiment comme un humain d’après ce que révèle cet épisode où ils venaient juste de passer un bon moment… ça me rend triste pour lui !), Axel s’approchait de Mayhem pour lui révéler la vérité, John et Quiet étaient parfaitement réconciliés et partageaient un beau moment…

Cependant, l’after party de Calypso peut à présent commencer dans une ambiance bien différente. En effet, Les participants se réveillent tous séparés dans des voitures, sous un orage, à côté de grandes tours… Et vivement la semaine prochaine pour avoir la suite de l’histoire (et la fin de saison, malheureusement) !

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Twisted Metal – S02E08 – SDDNDTH – 17/20

Bien que plein d’action une fois de plus, c’est un épisode un peu plus calme que propose la série avec des approfondissements de certains personnages secondaires et une nouvelle dynamique qui s’impose entre tous. Ce n’est pas déplaisant du tout : on s’amuse bien de quelques bons gags et répliques bien senties, le sang gicle encore et le rythme est excellent. Vraiment, c’est une super série, j’aimerais la retrouver plus régulièrement et plus longtemps.

Spoilers

John et Quiet se séparent juste avant une nouvelle épreuve surprise.

I can have as many children as I want. I mean, duuuh, kidnapping.

Il y a des origin stories qui me plaisent plus que d’autres : l’épisode commence par un flashback sur l’homme-roue. Si au départ ça ne m’a pas convaincu comme concept, j’avoue que la curiosité m’a rapidement pris au piège de cet épisode. Il paraît d’abord être barman, puis tueur à gage. Et il semble douter de ce qu’il fait, malgré son efficacité à le faire. Confronté aux pleurs d’un bébé, il semble hésiter encore plus.

Malheureusement, on ne saura pas exactement ce qui est arrivé à ses bras. Ce qui est sûr est que le personnage

On retrouve Quiet en train de se faire un jogging pour passer ses nerfs. Elle est clairement énervée après John et on peut la comprendre. Nous avons quelques aperçus de la dispute entre eux, qui ressemble fort à une rupture : elle ne veut plus avoir à faire à celui qui met sa mission en danger. Par conséquent, les autres concurrents sentent la solitude de Quiet et viennent la faire chier aussitôt.

En vrai, Quiet a de quoi être énervée. Si John a pris la décision de se barrer, il n’empêche qu’il est un sacré traître, quoiqu’il en dise ! Franchement, ressusciter sa sœur ? J’ai beau le comprendre, il aurait pu aussi s’imaginer que Quiet voulait sauver son frère. Et puis, tant qu’à faire, ne pouvaient-ils pas faire le vœux de revenir à la période de leur enfance ? C’est étrange tout de même.

Le médecin est embêté car il doit convoquer Sweet Tooth pour lui annoncer que sa santé n’est pas optimale. Sans déconner ! Si on pourrait croire qu’il est sur le point de mourir, c’est une nouvelle autrement wtf qui l’attend. Malgré ses testicules trop nombreuses, Sweet Tooth ne produit pas de sperme et est donc stérile.

Un autre problème émerge vite pour les candidats : leur organisateur a eu envie d’introduire une nouvelle épreuve surprise dans le concours. Alors qu’ils passent la nuit et qu’ils n’ont pas accès aux armes, sous clés, il leur envoie une véritable armée de tueurs. Quiet est rapidement confrontée à eux quand ils s’attaquent à la concurrente à qui elle était en train de parler.

Quiet sait y faire face heureusement, se battant rapidement à mains nues contre son agresseur. Malheureusement, celui-ci est bien plus fort qu’elle physiquement. Il tue avec sa machine pour courir la blonde à qui Quiet parlait (impressionnant, même si ça devrait être basique : aucun faux raccord sur la machine), puis s’attaque vraiment à Quiet. Celle-ci est sauvée in extremis par Raven ! Pardon ? Je ne vois pas bien pourquoi, surtout qu’elle la sauve pour menacer de la tuer au round suivant… mais en vrai, cette étape est un round aussi.

Cela dit, en sortant de sa douche, Raven semble décider qu’il vaut mieux faire équipe. Les deux femmes s’allient donc pour survivre à la nuit, et ça permet des scènes intéressantes où l’on apprend à connaître cette sassy Raven. J’aime bien ! Je suis moins convaincu par l’équipe qu’elles se retrouvent à former avec… Je ne sais même pas comment l’appeler ! La femme-crapaud ? Elle me met si mal à l’aise. L’actrice est excellente, c’est sûr hein, mais son personnage… Hâte de la voir mourir.

En attendant, elle aide Raven à faire prendre conscience à Quiet de ses erreurs. Bon. Je ne suis absolument pas d’accord avec Raven : parce que John a tenté de s’échapper quinze fois de sa ville et parce qu’il n’a pas fait un vœu 100% égoïste, Quiet devrait pardonner John ? C’est tellement con et faux ! Qu’elle décide de le pardonner à un moment, pourquoi pas. Il n’empêche que c’était une trahison égoïste de vouloir faire revenir Krista au lieu de suivre leur plan. Si encore il lui en avait parlé avant, pourquoi pas ! Mais là, dans ces conditions… Je ne dis pas que je n’aurais pas été tenté de faire comme lui, mais je trouve désastreux de l’avoir fait quand même, surtout en secret et dans le dos de Quiet. OK. Je suis trop investi dans la série pour ce que c’est que ce problème, je reconnais.

De son côté, John est encore là pour cette épreuve improvisée. Il se retrouve attaqué par Mayhem, bien incapable de lui faire face en vrai. C’est amusant. Les nouvelles allant vite, Mayhem est déjà au courant de la séparation John/Quiet. Elle sait aussi et surtout qu’elle risque de mourir pendant la nuit avec l’épreuve improvisée, alors elle squatte bien John. Quels autres concurrents vont-ils tuer dans cet épisode ?

J’ai vraiment espoir que Mayhem survive à la saison en tout cas ! Elle me fait délirer avec sa découverte et son utilisation du magnéto, mais aussi avec sa crise d’adolescente pas si mal écrite. Elle reproche à John d’avoir eu une génération où tout était à portée de main et facile à voler, contrairement à la sienne – surtout qu’elle n’a jamais trouvé de groupes s’intéressant à elle. C’est une écriture simple, mais ça suffit à rendre le personnage intéressant, je trouve.

En plus, elle utilise de manière maligne le magnéto pour piéger un de leurs ennemis. Ils finissent par le découper en deux, à la scie circulaire. Mayhem commence vraiment à prendre goût au meurtre ! Elle utilise les films d’horreur qu’elle a pu voir pour planifier ses meurtres, l’occasion de découvrir que John a peur des films d’horreur.

En parallèle, l’homme-roue (Axel ?) est confronté à un autre problème de taille. Ne pas avoir d’arme, c’est une chose. Il n’a toutefois pas accès au carburant non plus, et c’est ce qui lui permet de survivre. Sweet Tooth étant avec le médecin au moment de l’annonce de Calypso, Stu se retrouve avec Axel, Mike et le partenaire de celui-ci.

Ensemble, ils font équipe et réussissent à s’isoler un bon moment de leurs assaillants. Ils organisent alors une intervention pour Axel, histoire de comprendre qui il est. C’était assez amusant de voir Stu essayer de deviner la suite de l’histoire pour se planter à chaque fois. Axel ? Il a eu une femme une fois, mais elle s’est mariée avec un autre et a eu son happy end. Il s’est retrouvé à devoir « tuer tout le monde », y compris le bébé. Il s’y est refusé. Le bébé lui a finalement été retiré par un groupe qui lui a aussi coupé les mains et donné des roues. Vraiment, il n’a pas eu une super vie.

Il s’est retrouvé obligé de boire du carburant pour vivre, parce que c’est tout ce qu’il avait. Les autres lui font comprendre que ce n’est pas le cas : il tuait déjà des gens avant d’être un homme-roue. Ils le remotivent juste à temps pour qu’il puisse les aider à survivre quand les assaillants débarquent. C’est une bonne chose, parce qu’Axel est une vraie machine meurtrière.

En fin d’épisode, le groupe de Quiet tombe sur le duo de John et tous doivent faire face aux assaillants avec terreur. Ce n’est finalement pas un problème : Axel débarque et tue tout le monde sur une petite musique entraînante (vraiment cette BO de la série, j’adore). Les concurrents comprennent qu’ils ont affaire à un type trop dangereux pour eux.

Le soleil peut en tout cas se lever et les laisser redevenir des concurrents prêts à s’entretuer pour la prochaine épreuve. Avant ça, Sweet Tooth annonce sa décision d’adopter Stu. Et la fin d’épisode voit John avoir la réaction logique qu’il devrait avoir, enfin : il retourne voir Quiet pour s’excuser. Elle s’excuse de ne pas avoir pris le temps de lui laisser faire son deuil, parce qu’ils en ont manqué dans la compétition. C’est une très jolie scène, mais ça ne règle pas tout le problème qu’ils ont, je trouve.

Pour le régler, il faut aller voir Calypso, en théorie. En pratique, ils retombent sur le puits… Et c’est le cliffhanger improbable de cet épisode !

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