You (Parfaite) – S01E10

Épisode 10 – Bluebeard’s Castle – 20/20
Excellent épisode pour conclure une excellente saison. Que dire ? J’ai accroché dès le départ et ils ont réussi à me garder jusqu’au bout. Oui, bon, OK, j’ai fait une pause en cours de route, mais c’était par manque de temps, pas par manque d’envie, clairement. Je suis très content d’être tombé sur cette série ; je lui pardonne tous ses défauts et j’attends la saison 2.

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Spoilers

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Well. Consider me disturbed.

L’épisode reprend sur un flashback qui va nous expliquer le passé d’enfant battu de Joe, ça promet dis donc.

Dans le présent, Joe a donc enfermé Beck dans la cage de la librairie, mais selon lui, elle ne devrait pas s’inquiéter, puisqu’il fait tout ça pour son bien. Elle est dévastée et carrément apeurée, forcément, surtout qu’elle a bien compris qu’il avait tué Peach. Et c’est tout ce qui inquiète Beck, d’ailleurs, alors qu’elle a pourtant vu le portable de Ben aussi.

Joe veut protéger Beck du monde, et pour ça, il annonce qu’elle est partie se retirer pour quelques jours afin d’écrire et puis il lui amène les souvenirs de sa boîte pour tout lui expliquer. Il y a de quoi faire, mais ça va vite. La vidéo du meurtre commis par Benji, les photos de Beck nue prises par Peach, tout s’explique assez vite… Beck veut bien le croire, mais ça n’explique pas les dents : ce sont celles de Benji, dont il a cramé le corps. Ce n’est qu’à ce moment là que Beck sort de sa phase de déni et comprend à quel point elle a affaire à un psychopathe.

Chapeau bas à l’actrice qui réussi à livrer une très bonne performance, tentant désespérément de fuir le regard de Joe qui la poursuit inlassablement tout autour de la cage. Glaçant.

Le lendemain matin, Beck se réveille quand Joe est dans la cage avec elle, et elle est encore plus terrifiée. On apprend qu’il a vidé son seau, et qu’il considère que c’est une preuve d’amour. Merveilleux. Il lui a quand même acheté le petit déj et une machine à écrire, et il lui raconte qu’il a passé beaucoup de temps dans la cage lui-même, quand il était petit. Bien sûr, Beck comprend mieux pourquoi il est devenu psychopathe, et elle semble même avoir de la pitié pour lui. Elle est quand même dans la merde, quoi.

Joe revoit aussi les amies de Beck pendant cette « retraite d’écriture » de la blonde, histoire de leur dire qu’il a surpris Beck en train de le tromper. Il peut donc tromper son monde en se montrant inquiet pour Beck, et ça le rend angélique aux yeux de tout le monde quand il est la raison pour laquelle on devrait s’inquiéter pour Beck. Pour ne rien arranger à cet épisode alambiqué, les filles lui expliquent alors qu’un détective privé les suit partout depuis la mort de Peach, ce qui inquiète Joe.

De retour à la cage, Beck lui demande surtout comment il est possible que ça le surprenne encore. Elle tente une approche bien plus humaine et amoureuse avec lui cette fois, et elle essaye de le convaincre de le laisser utiliser les toilettes. Cela fonctionne presque, mais un mauvais regard de sa part la renvoie totalement dans les choux.

Elle se retrouve seule face à la machine à écrire, et c’est pas si mal pour une prison. Sans trop de surprise, Beck finit par écrire. Que faire d’autre ? C’est passionnant à voir, parce que la série se propose une introspection dans la tête de Beck en voix off. Félicitations à Beck : elle est capable d’écrire des pages et des pages sans la moindre faute de frappe. J’aimerais en faire autant, mais on sait bien que cette page contient probablement des fautes, surtout que je ne me relis pas assez.

Et si l’introspection est bien, c’est aussi parce qu’elle permet enfin de mieux comprendre totalement le personnage de Beck, avec un détour par son passé et une terrible prise de conscience sur ses relations amicales… puis sur Joe lui-même. Elle pourrait l’aimer après tout, si elle se forçait.

De son côté, Joe commence à planifier la disparition de Beck, au cas où elle ne changerait pas d’avis. C’est tout ce qu’il y a de plus gênant à voir, surtout qu’il oublie totalement qu’il y a un détective privé dans l’affaire. Celui-ci le suit et repère bien vite son attitude suspecte. Il prend bizarrement le temps de le confronter directement en face à face et de lui apprendre que le pot de pipi qu’il a laissé derrière lui chez Peach a été trouvé.

Même s’il panique, Joe le cache à merveille, mais il est évident que Ross, le détective privé, ne le croit pas particulièrement. Et il le sait bien : il l’explique même à Beth quand il la retrouve, calmée, dans sa cage. Celle-ci affirme qu’elle ne le hait pas et qu’elle veut juste le comprendre. Mieux encore : elle le  manipule en lui parlant de Paco, qu’il est le seul à protéger. Et c’est facile vu l’intrigue qui se déroule en parallèle de la cage.

Ouep, en rentrant chez lui, il découvre que Claudia s’est encore fait fracasser par Ron. La pauvre. Cela fait beaucoup pour Paco, qui en arrive à vouloir utiliser le flingue de la librairie. Retirez lui une arme et il en trouvera une autre : Paco prend finalement la décision d’agresser son beau-père avec une batte de baseball. Effectivement c’est une bonne idée, mais il ne frappe pas assez fort pour l’assommer, évidemment. Il se met donc plus en danger qu’autre chose.

Par chance pour Paco, Joe arrive à temps, mais vraiment juste à temps, pour le sauver d’un Ron qui était prêt à le tuer. C’est finalement lui qui se fait tuer, par Joe et son couteau. Et Joe fait tout ce qu’il peut pour faire comme si Ron était encore en vie. Il sait faire, de toute manière, alors c’est facile : il explique juste à Paco de ne rien faire. Ah ouais, quand même.

Quand il retourne de nouveau à la cage, il tombe sur une Beck souriante qui lui dit avoir trouvé la solution parfaite pour eux : elle a écrit un livre qui accuse totalement le docteur Nicky de tout ce qu’a fait Joe. Ben oui, il est le coupable idéal pour elle, elle sait que ça suffit à Joe pour se venger. Elle l’endort complétement avec un très joli discours qui lui permet de le convaincre d’ouvrir la cage.

Elle l’embrasse donc, la parfaite solution pour récupérer les clés avant de le poignarder avec un bout de la machine à écrire. Joli plan de la part de Beck pour s’enfuir. Oui, mais elle ne s’enfuit toujours pas : non, elle enferme Joe dans la cage et est enragée de l’autre côté du verre.

Le discours est excellent : elle dit tout ce que Joe ne veut pas entendre, le traitant de psychopathe et surtout reconnaissant qu’elle ne pourrait jamais l’aimer. Ah si elle a les clés, elle ferait mieux de se barrer tant qu’elle pouvait : la voir rester ne m’indiquait rien qui vaille.

Cela n’a pas manqué : Joe n’est pas stupide, et il a prévu une autre grille en haut. Pour l’ouvrir, il faut des clés, que Joe a probablement encore sur lui. Beck était si maligne pour s’enfuir de la cage, pourquoi n’a-t-elle pas pensé plus loin ? Elle a dû passer plus d’une fois devant cette grille, en plus, comme Joe lui avait montré la cage…

À ce moment, le sort de Beck était déjà quasi scellé, mais quand elle hurle au secours et que c’est Paco qui l’entend, j’ai su que c’était mort pour elle. Et ça n’a pas manqué : au départ, Paco veut l’aider, spontanément. Le problème, c’est qu’elle accuse Joe d’être un meurtrier et un fou. Evidemment que Paco ne veut pas trahir son sauveur ; évidemment qu’il préfère s’enfuir et faire comme s’il n’avait rien vu. Paco, ce meurtrier.

Et là, c’était clairement fini pour Beck. Comme prévu, quand elle redescend l’escalier, la cage est ouverte : Joe a évidemment une clé de secours. Malgré tout, elle l’assomme au marteau et récupère la clé, et la série nous fait croire jusqu’au dernier moment qu’elle va peut-être s’en tirer – mais que faire après tout ça ?

Malheureusement, Joe la récupère donc en haut de l’escalier où elle ne trouve pas la bonne clé et la tue. Pour la fin d’épisode, nous reprenons quatre mois plus tard : la librairie est toujours ouverte et vend désormais le livre de Beck, qui est bien morte. Tristesse. Dr Nicky est donc le coupable idéal choisi par Joe, qui a envoyé le manuscrit de Beck à Blythe pour qu’elle le publie. Joe a tué Beck. Cela ne pouvait pas finir autrement, mais c’est tellement triste franchement. C’est une fin de saison convaincante, mais pas très heureuse pour nous. En même temps, c’est le problème quand on est du côté du méchant : quand il gagne, on ne parvient pas à être parfaitement satisfait. Ouais, mais… et la saison 2, annoncée bien en amont de l’épisode ?

La fin d’épisode voit Claudia quitter l’immeuble. Je m’attendais pourtant à une saison 2 sur Paco devenant apprenti meurtrier, mais leur départ casse tout cet espoir pour moi. Paco et Joe se disent au revoir malgré tout, et le petit ne lui parle même pas de Beck. C’est tellement triste comme histoire… mais le cliffhanger est tellement bon : on dit adieu à Beck, mais bonjour à Candace qui est encore en vie. Et ça semble surprendre Joe, qui était évidemment attirée par cette belle inconnue. Je m’attendais à une fin bien différente et celle-ci me laisse sur les fesses. J’en ai des théories à écrire. C’est vrai qu’on ne l’a pas vu tuer Candace, alors ça ne devrait même pas me surprendre comme rebondissement.

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OK, j’avais un fond d’espoir pour elle quand même, mais qu’est-ce qu’elle a été conne.

EN BREF – Mon dieu, cette saison m’aura fait passer par toutes les émotions et était vraiment composée d’un tas d’excellents épisodes. Bien évidemment, elle manquait souvent de crédibilité et de cohérence dans certains choix scénaristiques, mais l’ambiance était prenante. Être dans la tête du tueur fonctionnait à merveille. Ce choix de héros osé est respecté jusqu’au bout, quand j’ai bien cru que le passage par la tête de Beck allait nous permettre de conclure cette saison sur une nouvelle héroïne pour la saison 2.

Pourtant, savoir qu’il y allait avoir une saison 2 aurait dû me mettre sur la piste de ce cliffhanger. J’ai hâte de découvrir ce que les scénaristes vont pondre pour la suite, car il était très inattendu de voir Candace débarquer comme ça. Cela promet de grandes choses pour la suite : ça passera ou ça cassera, parce que ça peut aussi tout à fait être un virage qui sera raté !

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You (Parfaite) – S01E09

Épisode 9 – Candace – 18/20
La montée en tension s’avère extrêmement efficace dans cet épisode qui révèle peu à peu les secrets de Joe, en s’appuyant toujours sur les mêmes recettes aux ingrédients très efficaces. Plus on avance dans l’épisode, plus on sent bien vers où ça va et finalement, c’est toute la saison qui apparaît drôlement bien construite – pas uniquement l’épisode. Du bon travail, du très bon divertissement.

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Spoilers

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Who moves to Italy and doesn’t post any picture ?

Bonjour, je me crois totalement en week-end aujourd’hui et donc plutôt que de bosser pour avoir un week-end dans quelques jours, je préfère me regarder un épisode. C’est n’importe quoi, je sais bien, mais c’est d’en avoir vu un hier, ça m’a motivé. L’épisode commence par une sorte de rêve/cauchemar de Joe qui repense à Candace. Au moins, les choses sont claires, on devrait enfin avoir des réponses sur le sujet, entre le titre et ça. Dans son cauchemar, il se dit désolé alors que Candace est en train d’embrasser un type à moitié nu.

Il se réveille en sursaut – un réveil cauchemardesque comme on n’en voit que dans les séries – et est rassuré de voir que Beck ne s’est rendu compte de rien. Enfin, ça, c’est ce qu’elle lui fait croire, parce qu’évidemment, elle est réveillée et s’inquiète, surtout après l’avertissement de Karen.

Dès le lendemain matin, elle passe donc aux questionnements habituels de la petite-amie jalouse : elle veut en savoir plus sur Candace et en fait, nous aussi. Joe se rend bien compte que ses cauchemars vont être un sacré problème s’il ne trouve pas un moyen de les résoudre et d’arrêter de crier son nom dans son sommeil. Vu comme ça. Il se rend donc chez le psy qui lui conseille simplement de la confronter. Mouais.

De son côté, Beck se rend auprès de ses amies pour se plaindre de Candace – que l’on commence à connaître un peu mieux parce qu’on a eu un flashback nous la présentant comme la chanteuse d’un groupe de rock – et apprendre qu’elle est suivie par un détective privé. Ouep, les parents de Peach trouvent la mort de leur fille suspecte, ça devrait commencer à faire tilt dans la tête de Beck à force.

Pour l’instant, elle est obsédée par Candace cela dit, donc elle se rend interroger Ethan. Ah, les réseaux sociaux, ça pose problème : elle se rend compte qu’ils sont amis sur Facebook et comme elle veut plus d’informations, l’interroger est la chose à faire. C’est là qu’elle découvre que Joe a mal vécu la rupture, peu importe ce qu’il s’est passé : il a disparu pendant une semaine.

Pour confronter Candace, Joe se décide à récupérer le livre des Hauts du Hurlevent qu’il lui avait offert pour Noël et qu’elle emmenait partout avec elle. C’est un choix de livre intéressant, vu l’histoire d’amour folle de ce livre. Dans le présent, il se contente de récupérer la couverture originale pour l’appliquer à un autre livre alors qu’un autre flashback nous montre sa relation avec Candace, d’abord parfaitement parfaite, puis peu à peu imparfaite : les soupçons de Joe grandissent, le menant à stalker la rousse qui, évidemment, le trompe. Ah. Les origines d’un serial killer, super.

Beck n’est pas mieux : sa jalousie compulsive la pousse à recontacter, grâce à Facebook toujours, Madison, une amie de Candace que l’on avait croisé il y a quelques épisodes (et non, Yodabor, elle ne ressemble vraiment mais alors vraiment pas à Blythe, merci pour le fou rire à retardement, du coup). Obtenir des informations sur Candace ne rassure pas Beck du tout quand sa pote évoque une théorie selon laquelle elle serait morte parce qu’elle a ghosté la Terre entière quand elle a disparu en Italie. Théorie probable, quand même, surtout qu’Elijah, le mec avec qui Candace l’a trompé, est mort.

Ouep, de retour dans le flashback, on découvre que Joe traque le mec avec qui Candace le trompe : Elijah. Oh, ce dernier est hyper honnête avec Joe, lui expliquant que Candace le trompe, certes, mais qu’elle n’a jamais parlé de lui non plus à Elijah. C’est gênant, tout ça. Sans trop de surprise, Joe le vit super mal et décide donc de suicider Elijah en le poussant du toit d’un immeuble. Et dans le présent, c’est du haut de ce même immeuble que Joe décide de brûler la page des Hauts du Hurlevent qu’il avait dédicacé à Candace.

De son côté, Beck continue son enquête et décide d’appeler l’hôpital psychiatrique pour avoir la version du frère, sauf que celui-ci est mort depuis six mois. Complétement dans une impasse, elle n’a plus d’autre choix que de confronter Joe. C’est beau. Elle prend des risques assez insensés, mais Joe a tout prévu de toute manière, y compris le faux compte Instagram avec des photoshops malhabiles de Candace en Italie. Pour lui, elle a simplement changé d’identité, vous voyez ? Et pour Beck, elle peut se reposer en paix, parce que c’est bon, Candace est normale, elle a bien gardé une vie sur les réseaux sociaux.

Quant à la semaine de disparition de Joe, il explique à Beck qu’il est simplement allé voir son libraire qui lui a servi de père depuis qu’il a l’âge d’à peu près Paco. En flashback, on nous révèle que le vieil homme est au courant du meurtre d’Elijah (et qu’il a consolé Joe, en lui disant que certaines personnes méritent de mourir), avant de nous montrer, dans le présent, cette fois, qu’il a perdu la boule. Et son regard dit bien qu’il a peur de Joe, mais bon. Beck est tout de même rassurée, alors tout va bien…

Jusqu’à ce qu’elle se mette à recevoir des SMS d’une « amie » que Joe sait inexistante. Oups : cela le ramène dans ses vieux démons et il recommence à ne pas faire confiance du tout à Beck. C’est gênant… Et il ne faut pas longtemps pour qu’il comprenne que Beck a bel et bien été en couple avec le docteur Nicky. Il l’agresse pour en avoir la confirmation sur son portable, et c’est assez violent tout ça.

Le problème, c’est qu’après coup, il laisse la vie sauve à Nicky pour mieux aller confronter Beck. Et la confrontation est brillante, parce que les deux acteurs sont géniaux. Ce n’est pas une surprise à ce stade de la série, bien sûr, mais c’est tout de même une sacrée réussite comme scène. Il la force à reconnaître qu’elle l’a trompé, puis à faire face aux dégâts qu’elle a causé, certes, pas de manière intentionnelle, en couchant avec un autre.

Pire encore, il retourne facilement la situation, remarquant bien que Beck l’a accusé des pires maux avec Candace, alors qu’elle est loin d’être propre sur elle. Voilà qui est fait. Heureusement, elle ne se laisse pas démonter de manière passive : elle reconnaît les choses, mais aussi son amour pour Joe, qu’elle ne savait pas comment assumer. Pourtant, c’est ce qu’elle fait à la fin de cette scène : elle se dit amoureuse, et ça suffit à Joe pour que tout soit pardonné. C’était beau, bizarrement mignon et ça permet à Joe de passer une bonne nuit aux côtés de Beck, parce qu’elle l’aime.

Oui, mais il reste encore assez de temps d’épisode pour que ça reparte en vrille. Au réveil, tout se passe bien pour Beck qui est toute heureuse de sa belle nuit d’amour. Finalement, son bonheur est ruiné par l’arrivée de Paco qui rend le livre qu’il avait oublié au-dessus des toilettes. Oui, il parle de la cachette secrète de Joe à Beck. C’est plus que gênant tout ça, parce qu’évidemment la curiosité de Beck l’emporte.

Et cette idiote fouille le faux plafond des toilettes en laissant la porte ouverte et son portable loin d’elle. Qui fait ça ? Elle est toute heureuse de trouver une boîte… mais son bonheur part vite en vrille quand la boîte est pleine d’objets la concernant… sous-vêtement, son propre portable cassé… mais aussi celui de Ben, et celui de Peach ; et des dents. Bon, et le collier de Candace, mais à côté du reste, on s’en fout.

Bizarrement, Beck ne se fait pas avoir tout de suite, mais comme elle a renversé les dents, évidemment dans une boîte en verre qui explose au passage, elle se coupe le doigt et il veut tout faire pour la soigner avant qu’elle ne quitte l’appartement. Elle prend tout son temps pour ça, lui laissant à lui le temps de se rendre compte qu’elle a tout découvert dans la salle de bain.

Evidemment qu’il l’empêche alors de partir, pendant qu’un flashback nous montre Candace rompre avec Joe en déchirant les pages de la première édition des Hauts du Hurlevent. Pas vraiment une idée brillante, tout ça. Il s’énerve et la tue, en conservant donc ses dents dans une boîte.

Quant au présent, eh bien, Beck se retrouve enfermée dans le sous-sol de la librairie. Oups.

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Dix pour Cent – S03E05-06

Épisode 5 – Béatrice – 16/20
Une intrigue de star dont on n’a jamais trop su où elle voulait aller n’empêche pas cet épisode de briller par son humour et par l’entremêlement de ses histoires secondaires. Le fil rouge de la saison devient de plus en plus évident et mène logiquement à un rebondissement pour lancer la fin de cette saison 3, déjà. Et puis, qu’est-ce que c’est fluide dans l’écriture !

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En fait, toi aussi, t’aimes bien regarder des cadavres tout nus ?

Andrea en super-maman, c’était inattendu…. Mais ça ouvre bien l’épisode, surtout quand c’est pour la retrouver sur ses toilettes. Le boulot la rappelle vite quand Béatrice Dalle l’appelle pour se plaindre de son dernier tournage : on attend d’elle qu’elle fasse une scène de nu, alors qu’elle n’en a pas du tout envie. Faut dire, une scène à la morgue, je la comprends.

Après le générique, il est toujours question des 30 ans de l’agence entre Hicham et Arlette, mais l’ambiance festive va vite s’évaporer avec les américains demandant deux millions de dédommagement. Rien que ça. En toute logique, c’est parti pour une réunion bordélique avec Andrea au téléphone – elle me fait beaucoup trop rire à intervenir depuis chez elle dans cet épisode.

En tout cas, ça part en vrille hyper rapidement avec cette histoire de procès des américains : Arlette suggère d’utiliser l’argent d’Hicham s’ils ne trouvent pas de solution et Mathias fait ce qu’il peut pour laisser couler la boîte tant que possible. Cela stresse Noémie, jusqu’à ce que Mathias la rassure et la fasse bien trop kiffer la vie avec son plan machiavélique. Ce couple est une vraie bonne trouvaille, je ne le dirais jamais assez je crois.

Pendant que Noémie n’est pas loin de l’orgasme en entendant Mathias lui murmurer son plan, Andrea bouffe son fromage de manière totalement dégoûtante. Non, franchement, je suis traumatisé (et un peu impressionné) par la capacité de l’actrice à nous bouffer ça comme ça. Ce n’est pas juste parce que je déteste le camembert que je suis impressionné, c’est parce qu’elle s’enfile de sacrées bouchées, quoi ! Franchement, ça m’a perturbé au point de ne pas suivre sa scène avec Colette – où il est question de babysitter pour le bébé, parce que le congé mat, c’est bien, mais ce n’est pas la tasse de thé d’Andrea. Ni son fromage, apparemment.

Elle se rend ensuite sur le tournage du film, et avec sa fille tant qu’à faire, fille qu’elle laisse à l’arrache à une assistante, juste pour le principe. Elle réussit à négocier pour que le tournage recommence, selon les volontés de Béatrice. Oui, mais non : le réalisateur décide de la dénuder de force à l’écran, en disant à un autre acteur d’ouvrir le sac mortuaire dans lequel elle git. Oui, c’est bizarre tout ça, il est beaucoup question de nécrophilie, l’air de rien. Béatrice se barre dans un couvent, et ça permet de sacrément bons échanges téléphoniques avec Andrea.

C’est aussi l’occasion d’avoir la jeune maman qui amène son bébé dans le couvent, histoire de proposer de brillantes répliques sur les parents de Colette ou sur le fait que Jésus est un cadavre nu. Je ne m’y attendais pas, mais c’était sacrément bien trouvé tout ça, surtout par rapport à l’intrigue dont on n’a jamais su ce qu’elle voulait vraiment dire.

En effet, Béatrice accepte de reprendre le tournage, mais elle décide d’être « subtilement érotique », son leitmotiv. Bref, elle gâche le film. Finalement, tout ça nous amène à une prise de conscience des deux : le réalisateur avoue qu’il ne sait pas comment tourner la scène alors que Béatrice Dalle lui confie qu’elle a mis trente ans à savoir dire non pour la nudité, qu’on a souvent forcé. Grâce à ça, ils se mettent d’accord sur une solution totalement perchée qui consiste à voir l’autre acteur manger l’oreille de Béatrice Dalle. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le sac mortuaire.

En parallèle, Hervé est toujours totalement amoureux de Valentin, alors que de son côté Noémie lui avoue avoir recommencé son histoire avec « Philippe ». C’est mignon de les voir recommencer à se confier leurs relations amoureuses, par contre, Hervé fait vraiment n’importe quoi : il nous ramène Valentin à ASK à la nuit tombée.

Cela sentait super mauvais, mais c’était toujours moins mauvais que le jeu de comédien de Valentin, qui est une véritable catastrophe. Alors, attendez, l’acteur qui interprète Valentin est excellent, hein, il tient son rôle et est capable de jouer un mauvais acteur, ce qui n’est pas si évident. Tous les deux se retrouvent donc à s’entraîner pour un casting de Valentin et Hervé fait ce qu’il peut pour cadrer Valentin, ce qui n’est pas gagné.

Pire, assez rapidement, il est évident que Valentin est une caricature d’hommes violents, et c’est juste super triste. Hervé s’écrase complétement face à lui tant il est en admiration, et il passe tout son temps à s’excuser. Bref, Valentin est toxique comme c’est pas permis, et ça m’a fait bien de la peine pour Hervé qui a clairement besoin d’apprendre à s’affirmer sur ce coup-là.

Il ferait bien de prendre exemple sur Camille, en fait. Ben oui, parce que le casting qu’il file à Valentin est celui trouvé par Camille, qui s’énerve d’apprendre qu’Hervé a encore comploté dans son dos : il faut dire qu’elle l’apprend quand on se plaint de Valentin et qu’on la menace de la griller complétement des castings si elle continue comme ça. Y a de quoi s’énerver contre Hervé.

Le pauvre avoue qu’il veut simplement faire en sorte que Valentin l’aime, mais bon, il est tellement mauvais le Valentin. Et toxique en plus. Et Hervé, c’est juste triste de le voir ramer comme ça. Il fait ce qu’il peut pour faire comprendre à Valentin qu’il ne peut le garder et, comme prévu, l’acteur s’énerve et pète un câble en plein milieu de la rue. Autant ils étaient mignons à flirter dans le parc la semaine dernière, autant là, c’était juste super triste de voir comment c’est parti en vrille super vite. Valentin accuse donc « Camille » d’avoir juste voulu coucher avec lui en lui promettant un bel avenir, quand c’est un peu le contraire qui se déroulait.

Bref, c’est un message de prévention clair, je crois : une relation, ça peut vite se dégrader et devenir toxique. Retenons la leçon. Une autre leçon de cet épisode ? Il faut savourer ses rêves tant qu’ils durent, sans jamais trop en faire. En effet, maintenant que L’Océan jouit est un échec total, Sophia cherche désespérément un rôle, au point de harceler Mathias n’importe quand à l’agence. Comme elle est harcelée en permanence par des trolls sur le net, ça peut se comprendre. Il y avait de bonnes trouvailles scénaristiques dans les blagues à faire, quand même, le « je t’écume » pour « je t’enc… », fallait le trouver. J’imagine le brainstorming des scénaristes, et je me marre bien.

Sophia finit par faire la réceptionniste et répondre au téléphone alors qu’elle attend Camille pour un rendez-vous. Finalement, elle s’en tire avec un nouveau RDV et avec une Camille qui n’éteint pas son ordinateur en partant. Le problème, c’est que sans le filtre de son agent, Sophia accepte un peu n’importe quoi : le producteur qu’elle voit n’a rien d’un professionnel. Tout ce qu’il veut, c’est coucher avec elle, pour le plaisir. Ah le plaisir, c’est toujours toute une histoire, demandez à Herbert Léonard.

Côté finances de l’agence, Hicham demande à Gabriel et Mathias des solutions, mais ils n’ont pas grand-chose. Oh, bien sûr Mathias dit vouloir partir au casse-pipe, parce qu’il est le meilleur. Il n’en faut pas plus pour qu’Hicham tombe dans le panneau et se précipite dans la gueule du loup, comme il le voulait et l’avait expliqué à Noémie. Et comme prévu, Hicham prévoit de la merde, c’est assez merveilleux.

Il rencontre finalement les américains et les menace comme il peut, suivant les conseils de Mathias. Pas de bol : ce qu’il conseille est la pire des idées, puisque les américains ont déjà signé le contrat sur lesquels il le menace. Déprimé, Hicham prévient Mathias, qui passe du bon temps avec Noémie, puis tente d’appeler son ex-femme pour avoir des nouvelles de son fils.

Oui, mais non : son fils ne veut pas le voir. Dépité, il décide de se rendre chez Andrea et Colette pour voir sa fille. Ca va encore plaire à Colette ça. Bon, il est vrai qu’Hicham paraît faire un bon papa là pour une fois et, pire les trois font un bon couple. J’attendais désespérément l’arrivée de Colette pour qu’elle râle un bon coup, mais finalement, elle s’est montrée hyper compréhensive et a décidé de profiter du moment. C’était beau comme scène, et super mignon. Et calme aussi, ça change.

Ca change tellement qu’Hicham finit par décider de renoncer à ses droits parentaux pour que Colette puisse demander l’adoption. La série n’y va pas de main morte dans son message politique très clair pro-adoption homo, avec un Hicham qui parle directement à l’audience, face caméra, pour rappeler que ce qui compte, c’est le respect entre tous les parents. Pas « un papa, une maman » quoi. Franchement, il y avait là de magnifiques scènes sur la parentalité, et la première des deux, le câlin des trois parents, était super jolie et pas du tout excessive.

Finalement, Hicham est hyper humanisé dans cet épisode. Dès qu’on touche à ses faiblesses, je me rappelle pourquoi j’aime ce personnage, et je ne suis pas le seul. Gabriel et Andrea décident donc de ne pas quitter l’agence… Le terrain est libre pour Mathias. D’ailleurs, la femme de Mathias revient d’Inde avec un super cadeau pour son mari (non) et une drôle de surprise de sa part à lui : il veut prendre son indépendance financière. Il est carrément décidé à racheter l’agence tout seul quoi.

Et tout irait bien en fin d’épisode si Andrea ne se plantait pas de numéro ET si Hicham avait un répondeur. Bon, pour la défense d’Andrea, Hicham ou Hirsch, c’est vrai que ça se ressemble. C’est super triste en tout cas : Hicham était décidé à rester à ASK, convaincu par Arlette. Il voulait racheter les parts et nous laisser Mathias dans la merde… sauf que quand il reçoit l’appel d’Andrea, Hicham pète donc un câble plutôt légitime et est consolé cette fois par Mathias qui veut donc racheter ses parts. Bonjour la prise de tête.

Le vent tourne un nombre incalculable de fois et termine par une confrontation entre Hicham et Andrea/Gabriel. Ceux-ci s’expliquent comme ils peuvent, mais la dispute tourne court quand Gabriel découvre sa fiche de tournage du film d’Isabelle Huppert sur le bureau d’Hicham. Et c’est ainsi qu’ils comprennent que la fuite vient d’ASK. Dans le genre fluidité d’écriture, c’était quelque chose cet enchaînement de rebondissements dans les dix ou quinze dernières minutes. Tellement de personnages et d’intrigues qui se mêlent, c’est excellent – mais bonjour la galère pour la critique !

Bon, et sinon, la série s’enfonce de plus en plus dans le placement de produit, ce qui m’aura bien fait rire.


Épisode 6 – ASK – 19/20
Cette saison 3 tire sa révérence de la meilleure des manières : rebondissements dans tous les sens, fou rire sur fou rire, répliques qui font mouches, pluie de guests… ! Le scénario est maîtrisé d’un bout à l’autre, l’exécution est très réussie. Tout va bien, quoi, il n’y a plus qu’à attendre la saison 4 maintenant qu’on a bien savouré.

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J’crois que je vais faire un AVC de honte.

Le mardi 22 à minuit quatorze est l’heure du crime, et comme dans les Experts toute l’agence mène l’enquête pour savoir qui a photocopié la fiche de tournage de Gabriel et a trahi l’agence. Il ne faut pas longtemps pour qu’ils sachent que ça vient de Mathias – je m’attendais à ce que la série prenne le détour d’un autre personnage coupable, mais ils n’avaient apparemment pas le temps. Tout le monde découvre donc que Mathias est le traître, alors que lui découvre, le matin des trente ans d’ASK, que l’agence a été taguée : « Camille Valentini, fils de pute ». Merveilleux, tout ça.

Et ça vire encore plus vite au n’importe quoi quand Gabriel ne contrôle pas ses nerfs et s’en prend à Mathias, aussitôt défendu par une Noémie très en forme et à mourir de rire dans sa capacité à mordre l’oreille de Gabriel. Ouep, rien que ça. D’un coup, la soirée des trente ans d’ASK paraît on ne peut plus risible. Il y a de la tension dans l’air, c’est le moins qu’on puisse dire.

Quand Camille et Hervé arrivent, ils sont persuadés que les engueulades qu’ils entendent provenir de la salle de réunion sont pour eux et leur double identité : le tag de Valentin fait mal. Ils se rendent donc dans la salle pour s’excuser et tout expliquer, mais en fait, personne n’en a rien à faire d’eux. Tout ce que Noémie veut, c’est d’arrêter la violence – alors qu’elle a mordu une oreille (c’était le fétichisme de la soirée apparemment). C’est un bordel complet cette réunion d’ASK où tout le monde explique calmement pourquoi il a détesté ou déteste encore Hicham, mais ça finit par la décision d’Hicham de quitter le navire. Ouep.

Pour les trente ans de la boîte, il propose donc de revendre ses parts à Mathias et de les laisser se démerder pour rembourser les américains. Bref, Mathias sort en grand vainqueur : les parts d’Hicham lui donne la majorité ET il est le seul à avoir une solution pour les ricains. Une fois de plus, Noémie est à mourir de rire tant elle est contente d’elle-même et de son patron.

Tout ça nous amène finalement à l’organisation des trente ans de l’agence, ce qui se fait avec une organisatrice assez insupportable… et des directives de Noémie excellentes. Au moins, Noémie et Mathias prennent le contrôle d’ASK, c’est positif. Côté négatif, Arlette, elle, décide de prendre sa retraite ; alors qu’Andrea et Gabriel envisagent de réellement se barrer finalement. Dans le genre girouette… on sent tout de suite que la fin va régler tous les problèmes et se retourner contre Noémie et Mathias, même si on ne sait pas encore comment.

Ouais, mais on ne traîne pas à le savoir :l’intrigue des deux Camille Valentini finit par donner une idée merveilleuse à Andrea. Pour le problème du procès avec les américains, il suffit d’une deuxième Isabelle Huppert. Andrea se met donc à la recherche d’une homonyme pour jouer le fantôme de Marie de Medicis sur le tournage du film ayant problème. C’est tordu, mais ça fonctionne bien : la deuxième Isabelle Huppert qu’ils trouvent est géniale. C’est une infirmière qui finit par accepter le rôle quand Andrea pète un câble sur elle en ramenant tout à sa personne comme d’habitude. Oui, évidemment que c’est abusé et que ça n’arriverait pas en vrai, mais comme ils le disent dans l’épisode, « plus c’est gros, plus ça passe ».

En plus, c’est génial de voir que l’ensemble de la saison trouve sa résolution ici : le coup des deux Camille prend soudainement tout son sens pour ce final. Là encore, j’aurais aimé voir les réunions de préparation de la saison, on sent bien que c’est parti dans tous les sens lors des brainstormings, et je me demande qui de l’œuf (les deux Isabelle Huppert) ou de la poule (les deux Camille) est arrivé en premier. Quoiqu’il en soit, Andrea appelle Hicham pour le tenir informé… et la série nous prend quand même le temps de développer de nouveau la vie d’Hicham à Londres. Il y retrouve son fils, qui n’a pas tant grandi que ça bizarrement. Et s’il ne voulait pas voir son père, le petit accepte finalement de s’amuser avec lui quand Hicham se montre sous son bon jour. Et quand Hicham est humain, tout le monde l’adore.

Alors qu’Hicham joue au foot à Londres, à Paris, Hervé, Camille et Noémie se retrouvent donc à nettoyer le tag, et c’est triste de voir ces trois-là s’entendre de moins en moins… Heureusement qu’ils restent unis dans la tristesse d’Hervé qui voit bien que sa vie amoureuse est catastrophique, surtout quand il doit effacer, littéralement, « Valentin(i) » de sa vie. Triste.

Une autre qui a une vie triste ? Sophia, bien sûr. Et la série insiste lourdement de façon pas bien subtile (subtilement érotique !) dessus : Gabriel vient voir Sophia pour apprendre qu’elle est prête à déménager chez ses parents. Son intention de base est évidemment de l’embaucher pour le faux film avec la « fausse » Isabelle Huppert et ça se fait évidemment quand il lui dit qu’elle a été la femme de sa vie et que l’agence est dans la merde. Cela nous amène à la scène la plus drôle de l’épisode (non, y a la bataille au début et encore trop de temps d’épisode après) : le tournage de la fausse scène pour le film afin de convaincre les américains que, si, Isabelle Huppert a respecté son contrat d’exclusivité avec eux.

C’est excellent parce que tout se passe mal : l’Isabelle Huppert du pauvre ne connaît pas bien son texte, Sophia se retrouve toujours dans les plans pourris, il y a des figurants imprévus en arrière-plan… bref, on se marre bien, avec aussi Andrea qui refuse de modifier son texte – ce qui n’est pas sans rappeler Isabelle Huppert voulant absolument le changer, d’ailleurs. Finalement, ils arrivent à pondre quelque chose de potable, à temps pour se rendre aux trente ans de l’agence.

Et alors là, chapeau à la série ! Line Renaud revient, et elle est suivie par tous les acteurs de l’agence (ou presque) – et surtout par ceux de cette saison, bizarrement. Il y a quelques raccords évidemment, mais dans l’ensemble, ça fonctionne hyper bien. Une fois de plus, on suit une certaine fluidité, avec des personnages pour faire le lien à chaque fois. On passe beaucoup de temps loin des intrigues principales, juste pour quelques apparitions sympas. Toute la fête est très construite de manière à conclure les intrigues de la saison, y compris des intrigues très secondaires qu’on avait déjà oublié (n’est-ce pas Belucci ?).

Tout le monde célèbre la solidité d’ASK, surtout Line Renaud… Tout ça pour mieux faire culpabiliser, Andrea, Arlette et Gabriel. Quant à Isabelle Huppert, on ne voit que la « fausse », qui se fait appeler Corinne. Le problème, c’est qu’elle a tendance à beaucoup aimer le champagne gratuit de l’agence et qu’elle a rapidement un coup de nez. C’est ainsi qu’Hervé finit par nous perdre Isabelle Huppert dans l’agence, et ça craint comme jamais. On se marre bien, au moins : on la suit entrer en contact avec les différents talents de l’agence. C’est un vrai défilé : Jean Dujardin, Line Renaud et Françoise Fabian (qui se vouent toujours une haine cordiale), Audrey Fleurot, etc. C’est un ensemble de scènes hyper plaisantes.

Cela allège aussi une ambiance lourde : Camille n’est pas bête et sent bien que le vent tourne, alors elle tente de comprendre le plan d’Andrea, mais celle-ci refuse de lui dire quoique ce soit. Dans le même genre, Sophia continue de passer une soirée de merde : on lui repropose son poste de réceptionniste, et tous ses amis s’en tirent beaucoup mieux qu’elle. Elle décide de repartir à zéro la pauvre. Pire qu’un American Dream tout ça…

Malgré tout, Mathias remonte la piste d’Isabelle Huppert (la fausse), mais il est finalement détourné par sa femme qui décide de quitter la fête plus tôt. Ben oui, Catherine n’arrive plus à faire semblant, vous comprenez ? Elle culpabilise d’avoir rencontré quelqu’un, mais Mathias se grille tout seul en pensant qu’elle parle de lui. Et pourtant non, elle est avec Alexandre, son kiné… celui qu’elle avait voulu casé avec Noémie qui a la bonne idée de passer par là. Et un divorce pour Mathias, un. C’est une bonne soirée de merde tout ça.

Puisque Mathias est occupé, c’est Noémie qui se met sur la piste d’Isabelle Huppert/Corinne et essaye d’avoir des informations auprès de… Hervé, ce traître ! Pauvre Noémie ! Il n’hésite pas à lui dire que « Corinne » est son ex, celle lui ayant fait comprendre sa sexualité. C’est ridicule, mais plus c’est gros, plus ça passe, on a dit. Et plus ça me fait rire surtout. Le suspense est à son comble pour l’arrivée des américains : on veut savoir qui les verra en premier, on veut savoir comment tout ça va finir et la série fait bien monter la tension : Arlette ment et dit que Guillaume Canet veut quitter l’agence pour éviter que Mathias ne voit les américains. Son histoire ne tient qu’une poignée de minutes et elle apprend ensuite la situation chaotique de Mathias dans sa vie perso. Elle n’a plus qu’à l’écouter parler pour le neutraliser.

Neutraliser Mathias, c’est bien, mais il aurait fallu penser à Noémie, qui est celle qui fait monter la tension. Elle croise « Corinne » qui manque de gaffer à cause d’un gros quiproquo, mais Andrea débarque heureusement à temps pour récupérer Isabelle Huppert avant que tout ne parte en vrille. Malgré le champagne, cette dernière gère très bien le rendez-vous avec les américains. Oh, l’ensemble est assez ridicule sur le papier, un homonyme d’Isabelle Huppert qui joue son fantôme pour s’éviter deux millions d’euros d’amende, faut y penser.

Pour vendre ça comme il faut, ils ont l’accord de la productrice, qu’Arlette a pu acheter en lui promettant des talents de l’agence dans divers projets et des images du film auquel Andrea tient à peu près autant qu’à sa fille, alors même qu’il est extrêmement pourri. Ce qui les sauve d’une arnaque évidente, c’est la capacité qu’a cette fausse Isabelle Huppert d’être, un peu malgré elle, une bonne actrice.

Elle pète un câble quand elle voit que ça ne fonctionne pas, puis re-rentre dans son rôle, puis en ressort alors qu’Andrea sauve la face. Elle lui invente même un rôle dans une pièce de théâtre, où elle aurait parler à un petit monsieur. C’est à mourir de rire tant cette Isabelle Huppert déchire tout dans son rôle. C’était une chouette actrice et j’espère même qu’on la reverra. Après tout, Claude Lelouch est entré en contact avec à la fin de cette scène, affirmant qu’il voulait la voir dans un film. On ne sait jamais, peut-être qu’Andrea vient de dénicher un talent improbable. En tout cas, l’actrice choisie pour incarner ce double était excellente.

Les américains laissent alors tomber leur procès car toutes les preuves sont là. La fin de l’épisode voit donc le dénouement se préparer et Noémie remarque qu’Hicham est arrivé et que l’activité autour de lui est louche. Elle est quand même tout excitée par le discours de Mathias qui arrive… Si elle savait la pauvre. Elle vend le discours à Joey Starr, mais lui est plus intéressé par Monica Bellucci. Et Julie Gayet, elle est devenue quoi ?

Quant au discours d’Hicham, il donne son heure de gloire à Arlette, pas à Mathias. La gifle est violente pour lui. J’aurais aimé, je crois, plus de réaction de Noémie, mais on se concentre surtout sur Mathias qui s’en prend plein la tronche. Il joue super bien et la fin est bien déprimante : Hicham lui annonce qu’il est viré, tout simplement. Et même Camille ne peut rien pour ça : elle ne veut pas non plus le suivre dans une hypothétique nouvelle agence alors qu’elle a sa place à ASK. Pourtant, elle n’avait pas l’air fan d’ASK en début d’épisode quand elle s’en prenait à son père et lui disait qu’ils étaient tous des requins qui aiment ça. Une jolie critique de la série et de la vie parisienne, ma foi.

Le père et la fille se quittent malgré tout en bons termes, sur un câlin. Pourtant, le drame s’amplifie encore, l’air de rien. Je me plaignais de ne pas voir assez Noémie : finalement, elle a une super scène avec Hervé, évidemment. Elle lui raconte la vérité sur « Philippe », et il l’aide alors à récupérer tous les dossiers de Mathias et la laisser quitter l’agence. Tiens, tiens, ça promet une saison 4 qui se fonde sur la concurrence entre deux agences ça.

Quant à Andrea, elle se voit proposer une promotion de ouf, c’est une constante de ses fins de saison. Hicham veut passer plus de temps à Londres : il lui propose donc un poste de DG, une idée qui vient de Mathias et qu’il avait balayé d’un revers de main. Maintenant qu’ils ont tous prouvé à ASK qu’ils pouvaient gérer, il lui fait donc confiance. Quel revirement de situation pour le personnage d’Hicham !

Contre toute attente également, Sophia est nommée aux Césars dans la catégorie « Révélation féminine de l’année ». La saison se termine sur une jolie photo du casting, sans Mathias et Noémie, devant le logo ASK enfin éclairé – toute la soirée a vu ce logo électrique provoquer des courts circuits et des étincelles avant d’enfin fonctionner au départ de Mathias. Ouais, c’est gros comme tout cette métaphore, mais ça le fait en fait. À présent, on le sait tous : plus c’est gros, plus ça passe.

Et pour finir sur une jolie note d’espoir malgré tous ces rebondissements, on termine la saison sur le couple Mathias/Noémie, avec tous les dossiers de Mathias, récupérés par Noémie qui se fait enfin tutoyer par Mathias. Eh bah, ça c’est du baiser de cinéma, ça c’est du nouveau départ. J’ai hâte de voir ce que proposera la saison 4 après tant d’événements.

Et comme à chaque fin de saison, je n’avais pas envie que ça se termine. C’était beaucoup trop court !

> Saison 3

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EN BREF – Malgré un début un peu lent à mettre en place et des intrigues de stars qui ne parviennent pas toujours à porter les épisodes autant qu’elles le devraient, cette série française reste une merveilleuse pépite, ne serait-ce que pour ses personnages et pour ses répliques percutantes. Chaque épisode arrive à faire rire grâce à ça et chaque personnage s’avère plus attachant que je ne le pensais. Elle est loin la saison 1 où je n’appréciais qu’Andrea et Camille.

Au cours de cette saison, je crois que je me suis surpris à adorer tout le monde à un moment ou un autre. Il n’y en a pas un qui a été sous-exploité (allez, si : la mère de Camille, elle a disparu cette saison, à part dans ce bon appel Skype qui buguait la semaine dernière). Dingue de se dire qu’en six épisodes, la série a le temps de traiter tout ça.

Franchement, j’aimerais plus d’épisodes, c’est vrai ; mais en même temps, les saisons sont rythmées et fonctionnent à merveille. Et puis, les scénaristes nous disent déjà bien des choses en six épisodes. La vie des agents n’est pas de tout repos et c’est un vrai monde de requins qui nous est présenté. Je suis heureux de savoir qu’une saison 4 est en préparation, et j’espère qu’elle réussira à être toujours aussi géniale. Je repars de cette saison comme j’y suis arrivé : impatient de retrouver la qualité à la française dans une série. C’est rare, mais elle existe, et Dix pour Cent le prouve !

> Saison 3

You (Parfaite) – S01E08

Épisode 8 – You Got Me Babe – 18/20
Quelques semaines sans regarder la série n’ont pas réussi à me sevrer : je suis toujours aussi fan malgré tous les défauts que je peux repérer. L’écriture de cette série est hyper fluide, l’alchimie entre les différents acteurs excellente et il n’en faut pas plus pour que je sois très satisfait et de l’épisode, et de ma décision d’enfin regarder cet épisode. La suite très vite (je suis en pleine auto-persuasion).

> Saison 1


Spoilers

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You’re not JK Rowling. We’ll all be fine if you take some time off.

Vous ne rêvez pas : c’est bien la critique d’un nouvel épisode de You. Comme quoi, tout finit par arriver sur ce blog avec un peu de patience. Cela fait un bon mois que je n’ai pas regardé la série… et ça fait trois mois que Joe et Beck ne sont plus ensemble. OK, pas si mal d’avoir pris le temps alors. Si Joe se dit heureux dans son nouveau couple avec une nana qu’il trouve imparfaite malgré tout, il passe tout son temps à regarder des news sur Beck. Il fait le tour des réseaux sociaux, mais aussi des journaux qui parlent de Beck.

Oui, figurez-vous qu’elle écrit un livre, ce dont je me doutais largement, mais qui me valide quand même mon point du Bingo Séries alors qu’en parallèle, elle voit toujours ses potes insupportables et sa connaissance universitaire insupportable. C’est du beau. Tout le monde est insupportable dans la vie de Beck, c’est comme ça, il faut s’y faire. Et même quand elle est toute seule avec elle-même, elle est insupportable, c’est dire.

Ouep, Blythe l’a virée de tous les réseaux sociaux pour qu’elle puisse se concentrer sur son bouquin. Inutile de dire que ça ne lui prend que dix minutes de remettre internet pour aller sur Facebook et obtenir des informations sur Karen, la nouvelle petite amie de Joe.

En parallèle, Joe est toujours en thérapie, parce que dans le fond, ça lui fait du bien de voir Dr. Nicky. Du bien ? Oui, mais non : il en a quand même besoin d’avoir des news de Beck… sauf qu’elle n’est plus sur aucun réseau social désormais que Blythe est passée par là. Et elle insupporte Joe à peu près autant que moi puisqu’elle s’installe avec Ethan, son collègue.

Durant la soirée, Karen et Joe passent leur temps libre avec Paco en attendant que sa mère vienne les retrouver. Ouep, ils sont amis avec eux, mais pas que : Karen s’inquiète pour Paco et donc pour l’état de santé de sa mère… qui se barre vite de cet appartement hostile pour elle. En même temps, Claudia se drogue assez clairement, alors bon, ça se comprend.

C’est con : cela fait que Karen et Joe décident d’aller faire un tour pour s’acheter à manger, et c’est là, évidemment, qu’ils croisent Beck, elle aussi en train de faire un tour pour s’acheter à manger dans un food truck conseillé par Joe à l’époque. Ben voyons.

La rencontre est aussi gênante que prévue, avec une Karen qui n’hésite pas à envoyer balader Beck, mais pas sans appeler Joe « Babe », alors que Beck se moquait des gens appelant leur moitié comme ça. C’est intéressant comme détail stupide : ça donne un sentiment de vrai, pour une fois. Exactement comme le SMS qu’envoie Beck aussitôt après : c’est prévisible, et Joe le prévoit d’ailleurs.

C’est bien drôle, car aussitôt ils se mettent à s’envoyer des messages en permanence, y compris quand Joe est avec Karen. Ah lala, les SMS, c’est terrible ! Perturbés par cette rencontre et ces SMS, Joe et Beck se rendent tous les deux chez le même psy, ce qui est particulièrement marrant et permet aux scénaristes de s’éclater. Franchement, la série est toujours aussi fluide et intéressante à regarder, malgré son manque de cohérence régulier.

Et tout ça mène d’ailleurs à quelque chose d’autre de tout aussi fluide : l’emménagement de Blythe et Ethan dans un appartement. Et comme ils n’ont qu’un ami chacun, Beck et Joe se retrouvent à bosser ensemble tout l’après-midi à vider ces cartons, et ils flirtent, et ils se touchent les jambes, et vas-y qu’on s’avoue qu’on se stalke, et vas-y qu’on se moque des gens qui s’appellent « babe », et vas-y qu’ils sont trop choupis ensemble. L’alchimie entre ces deux-là, c’est quelque chose.

Cela ne fait pas toute la série cela dit : Joe est bien forcé de rentrer chez lui où il retrouve Karen en train de s’occuper d’une Claudia en overdose. Il propose donc de s’occuper quant à lui de Paco, après avoir amené Claudia dans la cage sous la librairie. C’est gênant tout ça, parce que ça lui rappelle aussi la mort de Benji. Quoi ? Joe serait humain après tout ? Il est hanté par le cadavre de sa victime. Claudia aussi, à moins qu’elle ne le soit par Ron, qui est encore et toujours là.

En même temps, Claudia est en détox, alors les menaces de Ron envers Joe, elle a d’autres choses à penser. Et comme Karen s’occupe de Claudia, Joe aussi a d’autres choses à penser : il répond à un nouveau SMS de Beck (l’occasion de me rappeler que Joe a les mêmes initiales que moi) et accepte un… rencard avec elle. Ouep. C’est lui qui le dit, pas moi. Officiellement, ils se retrouvent sur un bateau pour parler du livre de Beck.

Officieusement, ils recouchent ensemble sur ce bateau (sans même avoir à se coucher d’ailleurs) pour la dernière fois, parce que ça n’arrivera plus jamais. Plusieurs fois. Ils reprennent vite les vieilles habitudes de coucher ensemble, quitte à ce que Joe finisse par oublier de s’occuper de Paco. Pour se faire pardonner, il décide d’emmener Paco auprès de sa mère, ce que Karen n’approuve pas particulièrement.

Elle n’est pas au bout de ses surprises la pauvre Karen, parce que Joe l’emmène ensuite à la soirée d’emménagement d’Ethan et Blythe , et c’est la pire des idées : évidemment que Karen tombe sur Beck. Beck et une bouteille d’alcool. Rien ne va plus ! Beck se rend compte que Karen est complétement amoureuse de Joe et qu’elle est bien meilleure qu’elle, aussi. Ce n’est pas comme si c’était compliqué non plus.

Une fois de plus, je trouve l’épisode bien fluide, malgré quelques raccourcis : la scène suivante voit Beck avouer à Joe qu’elle a compris qu’il était bon pour elle (si elle savait), mais qu’elle n’était pas bonne pour lui (et pourtant, il la trouve bonne, il n’y a pas de doute – pardon, la blague était trop facile). En revanche, selon Beck, Karen est parfaite pour Joe. Et c’est vrai qu’ils font un beau couple, carrément capable de sauver la vie de Claudia. Tout se passe à merveille pour eux…

Et donc Joe décide de rompre, parce qu’il est encore totalement sous le charme de Beck. Ah ben oui, c’est sûr qu’il risque pas de tomber dans la même passion avec Karen. Cette dernière prend super bien la rupture – le jeu de l’actrice est franchement bon : on voit bien que le cœur de Karen est dévasté et brisé en mille morceaux, mais elle rassemble ses affaires comme si de rien n’était.

Il n’en faut pas plus pour que Joe se précipite dans les bras de Beck, lui brisant une fenêtre au passage, pour détruire les clichés de la scène romantique habituelle. Beck et Joe se retrouvent donc ensemble comme il y a quelques épisodes… et Claudia et Ron font de même. Ben oui : maintenant que Karen est partie, Claudia recommence à faire de la merde, et Paco peut même en vouloir à Joe de lui avoir menti comme ça. C’est merveilleux tout ça, non ?

Pas vraiment non. Le cliffhanger n’est pas exceptionnel, mais il est intéressant puisqu’il ramène la série sur la piste Candace : Karen se rend voir Beck pour lui dire de se méfier de Joe. Elle a le classique rôle de l’ex au cœur brisé par la situation, mais cela suffit à faire douter Beck qui n’ose plus décrocher quand Joe la rappelle. Curieux de voir ce que ça donnera par la suite, maintenant.

> Saison 1