Oublier sa vie privée quand on arrive au travail, c’est cool, mais la vie au travail, c’est aussi la vie privée. Les héros de Severance en ont fait les frais en saison 1, saison qui se terminait sur quelques cliffhangers vraiment bons : Irv se rendait chez Burt et découvrait qu’il était en couple, Dylan se sacrifiait pour les autres et était mis à mal par Milchick, Helly découvrait qu’elle était encore plus que prévu sa propre tortionnaire – et faisait une déclaration médiatique mettant en péril les projets de Lumon. Mark, enfin, remettait en question toute la vie de son alter-égo en découvrant que Cobel était dans sa vie… et que sa femme n’était peut-être pas morte.
Les années se suivent et se ressemblent. Il y a un an, je me décidais à rattraper enfin la saison 1 en espérant qu’elle parvienne à me sortir de ma torpeur et de ma panne de série. Il n’y a pas à dire, c’était chouette, mais pas tout à fait à la hauteur de la réputation qu’on lui faisait. On m’a survendu Severance et malgré son casting que j’adore et son genre que j’adore, ce n’était pas exactement la série parfaite que j’attendais.
Deux problèmes évidents : c’est une série calibrée 2020, avec trois ans d’attente entre deux saisons et des épisodes au rythme un peu étrange, loin de ceux des séries auxquelles j’étais biberonné au début des années 2000. Ce n’est pas si grave, je sais ; et ça fait que je l’adore, mais qu’elle n’est pas tout à fait la perfection que j’aimerais retrouver. Deuxième problème : j’ai pu tout voir dans un laps de temps assez court, ce qui casse probablement la dynamique, le suspense et la possibilité de faire des théories.
Ceci étant souligné, je ferais donc mieux de suivre avec plus d’assiduité la saison 2, mais non, j’ai déjà deux épisodes à rattraper, parce que la période est chargée du côté de mes projets. Ecoutez, l’essentiel, c’est que je finisse par tout voir, non ?
Et dans un monde idéal, à tout publier aussi, pas comme d’autres séries dont j’ai les critiques en stock sans les avoir publiées (oui, oui, toute la saison 3 de What if par exemple). Tout va bien. Je crois que j’aurais besoin qu’on me fasse oublier mes journées de taf pour être efficace sur le blog, moi aussi… Non parce que je compte sur cette saison 2 pour me sortir de la torpeur et d’une nouvelle panne de série assez terrible – pas un épisode inédit vu depuis quasiment 20 jours déjà. Une bien belle année, 2025 !
L’attente fut longue (et encore, je ne suis pas le plus à plaindre), mais elle valait apparemment le coup : le retour de la série est plutôt réussi. On évacue vite les cliffhangers pour proposer un épisode qui pose plein…
Je suis plutôt content de ne pas avoir eu à attendre une semaine pour voir cet épisode, parce qu’il fonctionne vraiment à merveille avec le précédent – dont il est en quelque sorte le miroir. On retrouve un générique…
C’est un peu frustrant, tout de même. Cet épisode est lent et ne fait que nous narguer avec des pistes de réponses qui ne sont pas explorées et davantage de questions qui sont posées. En permanence. Que dire, que…
Je pensais vraiment avoir des réponses avec cet épisode et je me trompais lourdement. On a affaire ici à un épisode extrêmement loin du cliffhanger précédent et complètement déroutant par rapport au reste de la série. C’est évidemment fait…
C’est un épisode un peu plus lent, parce qu’il doit gérer les conséquences du précédent, mais également un peu plus classique dans son format. C’est la première fois cette saison que je retrouve vraiment, au sein d’un épisode entier,…
J’aime toujours autant l’ambiance de la série et j’ai un milliard de questions sans réponses après cet épisode, encore. J’ai aussi toujours la même frustration : j’ai envie d’en savoir plus, j’ai envie d’en voir plus sur certaines intrigues, mais…
Les scénaristes éclatent comme toujours la chronologie de la série pour s’assurer qu’on soit bien perdus en tant que téléspectateurs, mais cela ne m’empêche pas d’être sans voix et tellement bluffé par les performances des acteurs. Ils sont grandioses.…
J’adore les mystères et j’aime bien me prendre la tête sur des théories, mais pour pouvoir le faire, il faut me donner de quoi creuser – ou au moins un objectif. Là, la série nous embarque loin de ce…
La qualité est de retour avec des avancées incertaines, mais bien présentes. Les longs silences ne remplacent pas tous avec efficacité des dialogues et les dialogues sont parfois assourdissants par leur absence de réponse. On sent tout de même…
C’est une belle conclusion pour la saison, avec même carrément le contenu d’un double épisode ici. On a beaucoup de réponses apportées – même si elles soulèvent des questions ou laissent en tout cas quelques pistes à explorer –…
C’est une reprise qui m’inspire assez peu. Après des mois sans épisode, j’étais pressé de retrouver la série sans me souvenir de grand-chose. Résultat des courses ? On a un épisode beaucoup trop classique à mon goût. C’est certes un début de saison avec des nouveaux personnages et tout, mais il m’a manqué quelque chose pour être à fond. J’avais envie d’y croire, pourtant, mais je crois qu’une réplique de Lucy résume tout : après tout ce qu’il s’est passé dans la série, c’est vraiment juste une promenade dans un parc cet épisode.
Spoilers
Nolan reprend du service après sa blessure par balle.
– Ne pas mettre le générique dans un épisode de reprise, alors que ça fait des mois qu’on ne l’a pas entendu et qu’on l’attend ? C’est super bizarre et c’est nul de faire ça !
– Les débuts in medias res, ça devrait me plaire… mais là, je n’ai pas accroché du tout. C’est une reprise de saison, on a plutôt envie de retrouver les personnages et les relations entre eux. Toute la course poursuite et la première intrigue, je suis complètement passé à côté.
– Le coup de la police qui réquisitionne un véhicule comme si de rien n’était, ça me fait toujours rire. J’ai du mal à croire qu’on cède sa trottinette comme ça, sans discuter, sans savoir comment la récupérer ou quoi. Je ne sais pas, ça me paraît peu crédible, surtout quand on s’en sert pour aller quelque part, en théorie. Bref, on s’en fiche, je sais, mais c’est le genre de détails qui me dérangent. Allez comprendre.
– Le coup de Wesley qui entend un détective fantasmer sur Angela en écoutant des bandes audio, c’était particulièrement nul je trouve. Cela ne sert pas à grand-chose (même si j’adore les deux acteurs et que c’est un plaisir de retrouver le couple) et quand, en plus, il se retrouve en salle de pause avec lui, j’ai tellement levé les yeux au ciel. Y a rien qui va dans cette intrigue, à part peut-être le fait qu’il passe un peu de temps avec Celina, parce que c’était marrant. Et Angela lit des romans érotiques tout nazes sur des flics et tireurs d’élite ou j’ai mal compris ce gros plan ? C’est naze comme idée, ça ne lui ressemble pas tellement.
– Tim et Lucy qui ne sont toujours pas en couple, c’est si nul. Je reste en boucle sur le sujet tant qu’ils ne se remettent pas ensemble, vraiment. J’adore ces personnages, j’adore la tension entre eux, j’adore la nouvelle compétition qui s’installe entre eux, mais ça va rester un point négatif juste parce qu’ils ne sont pas foutus d’être à nouveau en couple.
– Encore un épisode qui termine avec la moitié du casting passant par l’hôpital. Avant cette série, je ne savais pas qu’il y avait autant de flics dans les hôpitaux américains, franchement.
– C’était un crossover ça ? Pour quoi faire à ce stade ? L’intrigue d’attentat est tellement laissée de côté rapidement qu’elle semble ne servir qu’à nous ramener un hélicoptère et une course poursuite dans l’épisode… et je n’ai pas accroché plus que ça à la fusillade qui suit, en plus.
– Le coup du nouveau rookie chiant, mais qui est SDF pour qu’on l’apprécie et qu’on l’adore là, c’est trop téléphoné. Le pire, c’est que ça finira inévitablement par fonctionner, exactement comme l’autre avec la petite amie qui a fait une overdose.
– La toute fin d’épisode qui laissait présager un cliffhanger mais finalement non ? Trop bizarre.
– Nyla et Angela ne font pas grand-chose dans l’épisode, alors que j’avais trop envie de les voir plus !
– Mon plus gros point négatif, bien sûr, c’est l’absence d’Aaron. L’acteur a décidé de quitter la série et le personnage est vraiment rayé de la carte comme si de rien n’était, avec juste une petite réplique pour nous expliquer qu’il s’est fait transféré dans un endroit où personne ne connaît sa relation à sa psy criminelle là. C’est si dommage. Un départ plus que raté, je trouve, et c’est frustrant après tant de temps passé à développer ce personnage ! Je sais, c’est toujours mieux que West…
Les points forts
– La saison commence avec la reprise au travail de John. Cela fonctionne plutôt bien, je trouve. J’aime bien le voir un peu au bout de sa santé ; c’est quand même important de montrer que ce n’est pas si simple. Et c’est bien de faire tout un épisode sans Bailey. Il en faut peu pour être heureux, je sais.
– Nolan hésite à tirer quand il se retrouve en position de le faire à la pharmacie, et c’est très bien, parce que j’ai trouvé ça abusé qu’il envisage de possiblement tuer sans prévenir. C’est terrible que ça mène à un homme qui se fait tirer dessus à bout portant, mais c’est bien de montrer aussi les doutes d’un policier et à quel point ça peut être désastreux de se poser des questions comme ça. J’aime bien comment l’épisode se termine pour Nolan, aussi : c’était prévisible qu’il se retrouve à nouveau dans une position extrême à devoir choisir ou non de tirer, mais c’était bien amené.
– Deux nouveaux rookies arrivent, avec chacun un bon background et un caractère particulier, ça fait plaisir pour redonner du sens au titre de la série, même si j’ai critiqué la manière très schématique de faire en sorte qu’on les aime bien. En vrai, soyons honnêtes, ils ont l’air sympa et l’un d’eux se retrouve avec Lucy en TO, ce qui est une excellente chose, je trouve. Il m’a fait rire à être tout heureux de sa première intervention pour finalement vomir. Et puis, le rookie de Tim qui drague Lucy directement… Ils n’en ratent pas une, j’adore. Bon, je n’adore pas ce bleu particulièrement insupportable à jouer les cow-boys, comme le dit Tim, mais il a l’avantage de nous donner Tim sous un si beau jour ! Il est loin l’époque où il était plus que dérangeant vis-à-vis de son attitude avec Lucy.
– Lucy en TO, la compétition avec Tim, ce sont de grands oui, même si ça va à l’encontre de tout le développement du personnage depuis le début de la série. On la veut sous couverture, merde.
– Il y a dans l’épisode quelques plans que j’aime bien, notamment pendant la course poursuite avec le drone qui passe dans le tunnel, c’était sympa. On cherche le positif où l’on peut.
– Le positif, d’ailleurs, je l’ai toujours avec le personnage de Celina : qu’est-ce que je l’adore ! Elle fonctionne toujours aussi bien en tant que bleue et en tant que collègue et amie de Nolan. Elle a vraiment su trouver sa place dans la série, je trouve.
Avec l’évasion pas si spectaculaire d’Oscar Hutchinson, un criminel récurrent qui a toujours su semer le chaos, la saison 6 se terminait bien. Lucy et Tim étaient séparés pour les raisons les plus stupides du monde, Nolan s’était fait tirer dessus et plus personne d’autre ne semblait avoir le temps d’avoir une vie perso à cause de la grève des scénaristes…
Après une saison 6 raccourcie par les grèves, je suis curieux de voir comment les scénaristes vont relancer les intrigues laissées en suspens pendant des mois et des mois. Il faut bien avouer que la saison 6 était un peu en-dessous de la précédente et qu’elle m’avait déçu. J’espère que la série saura rebondir et c’est clairement là qu’il y a le plus d’attentes.
L’évasion d’Oscar est clairement le fil rouge annoncé, mais j’espère qu’il ne volera pas tout l’écran, parce que je ne l’aime pas particulièrement. J’ai envie de voir davantage de développements pour les personnages secondaires, parce qu’avec la grève des scénaristes, ça fait quand même deux ans qu’on en a qui se font discrets.
Côté relations, Lucy et Tim ont encore beaucoup à offrir, même si j’appréhende qu’on tire trop sur la corde du « on/off ». C’est insupportable qu’ils ne soient plus en couple. Et pour Nolan, j’espère qu’il continuera à montrer une évolution cohérente en tant qu’officier, sans retomber dans des intrigues déjà vues ou se réfugier derrière Bailey, parce que je la déteste toujours.
PS : je sais, je n’ai jamais publié les critiques de la saison 5…
C’est une reprise qui m’inspire assez peu. Après des mois sans épisode, j’étais pressé de retrouver la série sans me souvenir de grand-chose. Résultat des courses ? On a un épisode beaucoup trop classique à mon goût. C’est certes un début de saison avec des nouveaux personnages et tout, mais il m’a manqué quelque chose pour…
C’est un meilleur épisode que celui de la reprise, assurément, et ça me motive à rattraper le reste de la saison/série. On est aussi loin des pires épisodes de la série : on retrouve dans celui-ci la petite dose d’action attendue de ce genre de séries, une petite dose d’humour comme ils savent le faire et…
Pourquoi j’ai l’impression que cet épisode est limite un meilleur premier épisode de saison que le premier ? Il repart sur des intrigues oubliées et n’est pas spécialement meilleur, mais certaines choses fonctionnent mieux en tout cas. Il y a toute cette nouvelle intrigue sur les bleus de cette saison qui parvient totalement à me convaincre.…
Je suppose que la série me donne une leçon : je me plains souvent des saisons qui n’ont pas de fil rouge, mais le fil rouge autour de Nolan et Bailey cette saison ne me plaît pas du tout. Heureusement, la série continue de se regarder toute seule et ça me fait un bingewatch sympa en…
Ah ouais ! La saison prouve qu’elle a dans le ventre, enfin, avec trois intrigues qui se croisent et accélèrent vraiment le rythme de tout ce qu’il se passe. C’est bien simple, c’est excellent de voir se dénouer des situations qui trainaient en longueur depuis quelques épisodes. C’est agréable d’enchaîner et de voir que ça mène…
Le niveau retombe un peu, mais ils ne pouvaient pas continuer sur aussi bon que le précédent. Je suis tout de même surpris de voir comment sont gérées les intrigues lancées dans l’épisode précédent – reléguées au deuxième ou troisième plan en cours de route – là où des pistes inexplorées des premiers épisodes reprennent le…
J’ai l’impression que la saison ne va jamais vraiment décoller vers du génial parce que je déteste trop le couple principal et un tas d’intrigues secondaires pour vraiment apprécier ce qu’on me propose. La série fonctionne très bien en roulant à vitesse de croisière, elle a de bonnes idées et de bons développements pour certains…
Il suffisait que je m’en plaigne pour que la série propose un épisode déjà un peu plus génial, mais c’est aussi parce qu’il doit précéder une pause dans la diffusion. S’il est génial dans sa double intrigue, ses cliffhangers et la plupart des avancées, il souffre tout de même de défauts assez embêtants, à commencer…
L’épisode est bien aidé par la fin du précédent, mais il n’est pas parfait justement parce qu’il met de côté un des cliffhangers. Pour le reste, il s’appuie énormément sur les personnages et leur dynamique afin de proposer un épisode vraiment solide de la série. On n’a pas le temps de se poser et c’est…
Cet épisode me donne espoir que la deuxième partie de la saison sera plus efficace. Je retrouve enfin l’humour efficace de la série, j’apprécie toutes les intrigues (pfiou, ça change) et, même si on est sur un épisode plus classique, il y a des moments marquants. Je suis sûr que certains événements auront un rôle…
L’épisode enchaîne quelques clichés, mais il le fait bien et volontairement – c’est le titre de l’épisode, même. C’est un épisode qui ne laisse pas le temps de respirer, avec une succession d’actions et d’informations à prendre en compte. Cela donne un résultat plutôt efficace, même si pas toujours bien crédible. Et en même temps,…
Ce n’est pas le meilleur épisode de la série, loin de là : il ne fonctionne pas à cause de son intrigue complètement perchée qui semble être elle-même un poisson d’avril. Pour autant, j’aime bien la manière dont ça permet de bonne scène et la petite dose d’action que je cherche dans la série. J’aimerais juste…
Je suis déçu, parce que l’épisode se concentre sur un personnage encore un peu nouveau que j’aime bien… mais je n’ai pas aimé son intrigue. Pour le reste, c’est toujours une série qui fait dans l’excès et je devrais m’y faire, mais là, je crois que c’était trop pour moi. Les personnages sauvent tout, comme…
Deux intrigues sur trois sont vraiment captivantes dans l’épisode, la troisième, celle qui l’est moins, n’est là qu’en filigrane et dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment. Il y a tout de même un problème de rythme dans la manière dont on passe d’une histoire à l’autre dans cette série, mais si je mets ça…
J’ai vraiment envie d’aimer ces épisodes qui reviennent chaque année, mais je n’y arrive pas. Une fois de plus, c’est frustrant : l’intrigue est sympathique et aurait pu fonctionner sous un autre format, mais je décroche complètement de ces faux-documentaires à chaque fois. Pourtant, l’épisode a tout pour lui du côté du casting, de l’histoire originale,…
Décidément, cette fin de saison est un véritable yo-yo ! J’ai adoré le concept de cet épisode, les deux intrigues menées en parallèle sont vraiment intéressantes et tous les personnages ont l’occasion d’être un peu développé. C’est donc un ensemble très positif, même si je suis déçu par la tournure des choses aux ¾ de l’épisode.…
Franchement, proposer ces intrigues à un épisode de la fin de saison, c’est franchement insultant. Je comprends que l’épisode veuille se concentrer sur l’humour et être plus léger, mais l’humour ne prend pas tellement sur moi ; les intrigues sont loin d’être celles que j’aurais voulu voir être traitées et ça signifie que ça va terminer…
La saison se termine avec un épisode qui revient sur une intrigue dont personne n’a parlé depuis quinze épisodes, je crois. Je ne comprends pas le projet. Le reste de l’épisode est certes mieux, mais ça n’a pas tellement l’envergure d’une fin de saison… ce qui fait que c’est décevant comme épisode parce qu’inévitablement, j’attendais…
Ce double épisode est tout à fait efficace pour titiller la nostalgie et nous rappeler que les Bouley et les Lepic nous manquent. La première partie prouve à quel point ces personnages sont géniaux et à quel point les interprètes savent gérer les répliques pour qu’elles fassent mouche, aussi loufoques soient-elles. La deuxième pousse le délire un peu loin pour moi, mais tout de même, c’est un plaisir de passer du temps avec ces deux familles – et de voir tout le casting au complet, une fois de plus. Merci à eux d’être encore là en 2024.
Objectif Lune, vraiment ? Après tout, pourquoi pas…Les Bouley et les Lepic sont une nouvelle fois de retour, quatre ans après le dernier épisode. Et c’est dispo gratuitement sur France.tv en ce moment (et jusqu’au 6 juin 2025).
Ça commence par un petit voyage sur la Lune et ça finit dans un Ehpad.
Ah, ce générique, ponctué d’un fabuleux « À taaaaaaaable » chaque fois. La série réussit au moins ça à chaque fois… et même quand tout commence dans l’espace avec une parodie à la fois de 2001 L’Odyssée de l’espace et Star Wars, la nostalgie fonctionne. Faites-nous un spin-off sur les enfants, la série nous manque bien trop. Ce n’est pas pour rien qu’elle revient à chaque fois, franchement.
Pour cet épisode, on se retrouve avec un début perturbant où Fabienne écrit des romances pour fantasmer sur son jardinier et où Renaud est mis en pré-retraite. C’est une réintroduction qui fonctionne toujours aussi bien : les parents Lepic sont des personnages géniaux. Les parents Bouley aussi, je vous rassure : Denis est en galère pour se retrouver un job, Valérie est désormais une complotiste de base qui se laisse manipuler par un milliard de théories du complot. Exit les prédictions foireuses des présidentielles, bonjour le Covid.
Les parents sont réintroduits vite fait, et la liaison entre les familles est encore et toujours effectuée par les enfants, surtout que bon, il y en a deux qui se sont mariés. Christophe et Tiphaine ont pris un petit coup de vieux depuis le dernier épisode, mais ils sont toujours aussi beaux et géniaux, désaxés complètement sur l’agenda de leur enfant. Ils m’ont fait rire et convoquent finalement une réunion de famille pour expliquer à tous les enfants des deux familles que bon, les parents vieillissent et qu’il faudrait s’en occuper à nouveau.
Le postulat de base est bon. La solution est complètement loufoque et n’a pas trop de sens : voilà donc les enfants qui décident de faire une surprise aux parents, histoire de les envoyer sur la Lune. C’est top comme idée, ça, mais ça n’a pas trop de sens : Eliott bosse donc pour une boîte qui a décidé d’envoyer des couples lambdas sur la lune. Qu’est-ce que je suis heureux de retrouver les enfants de la série. C’est tellement chouette que le casting soit toujours le même, en plus. Je suis bien sûr dégoûté que les seuls dont on connaisse le couple soient Christophe et Tiphaine, mais bon.
Si ça n’a aucun sens et que les parents le remarquent bien, avec un peu de psychologie inversée, les enfants parviennent à trouver une solution pour convaincre les (grands-)parents : ils ne sont pas géniaux et aussi fonceurs que prévus. La graine est plantée. Les deux couples passent la soirée à discuter de cette idée improbable : Fabienne refuse catégoriquement d’envisager d’aller sur la Lune, mais Valérie aussi. Les deux couples comptent donc sur le désistement de l’autre pour s’en sortir sans décevoir les enfants. C’est vain comme situation, mais c’est assez classique.
Tiphaine et Christophe n’ont aucun mal à faire en sorte que les deux couples acceptent, surtout que bon, les maris sont plutôt pour en vrai. Un voyage citoyen sur la Lune, est-ce que ça ne fait pas un peu rêver ? En vrai, non, pas du tout. L’essentiel, c’est que ça fasse rêver Denis et Renaud, j’imagine ; et que Valérie et Fabienne se fassent plaisir à tout saboter. Les duos sont toujours géniaux, les personnages font rire, les acteurs ont la capacité à balancer des répliques improbables avec une efficacité incroyable. J’adore simplement le ton avec lequel ils parlent tous – ces personnages sont adorables, ces acteurs me font toujours autant rire, et surtout Fabienne Lepic. Donnez-lui n’importe quel rôle et elle sera grandiose, Valérie Bonneton. Elle me fait tellement rire.
L’entretien de couple est une pure merveille – surtout que l’alchimie entre les couples est toujours là. J’adore ces personnages, ils fonctionnent tellement bien ensemble. C’est vraiment dommage que les acteurs soient si débordés et que la série soit arrêtée à cause de ça ; même si, oui, on en a fait le tour et que l’idée derrière cet épisode le prouve encore une fois. De toute manière, ça fait un bon moment qu’on a passé le cap du crédible et de l’épisode de trop, si on est là, c’est vraiment parce que les personnages le sont.
Fabienne Lepic qui se découvre un fantasme pour les moustachus et voit que le pilote l’est, c’est simplement grandiose. Bon, en revanche, que c’est dommage qu’on nous zappe le moment où les couples apprennent qu’ils sont sélectionnés. La scène où les enfants l’apprennent est top (même si bonjour la crédibilité de ces retrouvailles familiales sans conjoint en permanence là), l’emballement médiatique et les guests qui le voient à la télévision, c’est réussi. Ils me manquent tous, finalement.
On passe alors à l’étape commentaire des tests de personnalité et de QI. C’est si beau de voir Renaud en-dessous d’un point de la moyenne et Denis être à 140, donc surdoué. En vrai, l’idée de départ me paraît idiote, mais ça donne lieu à des situations top pour retrouver les personnages. Je me répète dans cette critique, mais au moins, on sait ce qu’il en est. Si je m’attendais à voir Fabienne Lepic en cosplay Leia un jour ! C’est grandiose à quel point le scénario part dans tous les sens – heureusement que Disney + finance une partie de l’épisode (et ce réveil du cauchemar !! Valérie Bonneton est si parfaite).
Mon amour de Valérie Bonneton n’a rien de nouveau, mais je vous rassure, il s’étend à tout le casting, hein. Et je crois que même aux scénaristes – le retour de Corinne qui est aussi une complotiste et le coup de la simulation, c’est très bien. Les guests de cet épisode, aussi, on n’en parle pas assez ! Jamy nous fait ainsi quelques explications sur la fusée. C’est pas sorcier d’aller sur la Lune, finalement, et surtout quand on est un « Boulpic ».
Toute cette situation est aussi l’occasion d’un peu d’humour, avant un grand dîner d’adieu. Les enfants Lepic sont ainsi confiés à Christiane, Tiphaine et Christophe informent Fabienne que Kim est désormais non-binaire (cette scène tellement naturelle, bordel, cette série me manque ; et Kim a vraiment une super scène avec un discours d’amour pour ses grands-parents, c’est top) et les enfants s’inquiètent inévitablement pour les parents.
Partir sur la Lune, ce n’est pas rien. A minima, ça représente plusieurs mois et finalement, ça fait peur à tout le monde : Valérie qui ne croit absolument pas aller sur la Lune le lendemain a soudainement la crainte de tomber dans un trou noir. Allez. Les adieux sont émouvants, sans vrai plus. Je n’ai pas réussi à accrocher suffisamment : autant la série parvient sans mal à me vendre son humour et à me tuer de rire, autant les larmes ne coulent pas si elles ne sont pas de rire.
L’épisode 1 se termine alors sur un gros suspense et une montée de la musique pour nous préparer à l’épique début d’épisode 2 : les Boulpic montent bien dans une fusée. Bim, on enchaîne sur la deuxième partie sans le moindre générique et hop, les Lepic et Boulay décollent pour de vrai, avec juste ce qu’il faut de suspense et de « pipeau » de la part de Valérie pour être à nouveau à fond. Vraiment, ce double épisode me donne envie de revoir toute la série. C’est dingue comment son écriture est efficace après autant d’année.
Valérie ne croit toujours pas être dans l’espace, bien sûr, mais tout nous indique que si, si, les Boulpic ont pu s’y rendre. Comme si. Cette histoire de couple lambda dans l’espace est plus qu’improbable. L’essentiel est que tout le monde s’amuse, et c’est le cas, même si chaque personnage a ses propres obsessions. Disons-le, Fabienne continue d’écrire, Valérie se cherche du réseau (dans l’espace, c’est incroyable) et Denis s’est acheté des livres pour les faire tourner sur eux-mêmes plutôt que de les lire. Logique.
Le roman de Fabienne ? Il n’est plus sur les nazis, mais sur un commandant de vaisseau spatial, évidemment. Le problème, c’est que le pilote semble bien occupé dans son cockpit, à se demander s’il peut faire confiance à ses quatre passagers d’après Valérie, et surtout à faire des frottements. Cela dit, la série part en vrille totale ensuite, avec Valérie qui imagine que Denis accouche d’un alien – ce qui lui fait avouer à Renaud et Denis que Fabienne écrit des récits érotiques sur le pilote. C’est con, parce que du coup, Renaud a envie de tuer le pilote, Julien, sauf que Julien, il se tape Safia, la co-pilote.
Je suis un peu vulgaire, sur ce coup-là, parce qu’ils envisagent de se marier, tout de même. Bref, c’est vraiment juste histoire de faire quelques rebondissements qu’on voit arriver de loin. Dans tout ça, Valérie finit par être horrifiée d’avoir imaginé qu’elle pouvait faire partie d’un vaste complot. C’est con pour une complotiste. Elle finit par observer la Terre avec Denis, et le couple s’embrasse et s’aime, c’est beau.
En parallèle, les Lepic ont plus de mal : Fabienne est trahie par Renaud qui lit son roman dans son dos et par le pilote qui est amoureux d’une autre. De toute manière, tout finit bien, avec Renaud qui s’illusionne et pense qu’il est le pilote dans le livre de Fabienne. C’est beau. Il envisage même de se laisser pousser la moustache (pas hâte de voir ça), juste avant l’alunissage. Le voyage fut drôlement rapide, le script a joué sur l’émotion alors que c’est ce qui fonctionne le moins sur moi dans cette série, mais bon, j’ai envie d’avoir le fin mot de l’histoire désormais.
Pendant ce temps, sur Terre, tous les enfants se réunissent pour suivre l’aventure des parents. C’est un peu étrange, en revanche : les maisons Boulpic sont immenses, mais tout le monde dort dans le salon ? Au petit matin, tout le monde se réunit devant la télévision pour observer les Boulpic alunir. Un petit problème de transmission fait peur à tout le monde, mais finalement, la connexion revient à temps pour que les deux couples soient heureux de marcher sur la lune.
Marcher ? Denis ne fait que 14 kilos alors nos personnages dansent un coup et s’amusent bien sur la Lune. Ils partent tous en expédition et tout indique qu’ils vont s’y perdre. En attendant, ils se perdent avec le pronom neutre « iel » et la non-binarité de Kim. Le mieux, c’est que ça se fait sans trop de lourdeur – il y en a, mais plus pour la crédibilité. J’ai du mal à croire que je parle de crédibilité quand l’épisode enchaîne sur une pluie de météorites et un Madison familial des enfants (qui ne se changent jamais, parce que tout se passe en un jour) dans le salon Boulpic.
La pluie de météorites s’arrêt finalement, mais la station spatiale ne les retrouve pas sur ses radars – et c’est annoncé à la télévision avec le fait qu’il ne reste que trente minutes d’oxygène pour tout le monde. Nos héros le savent, mais ils n’ont plus aucune nouvelle des pilotes et sont un peu paumés sur la Lune. Ils ont bien des radios, mais pleines de sable. Bref, les couples se séparent bien vite : chacun va du côté indiqué par le mari du couple, sûrs d’avoir raison. Le commentaire sur l’intelligence et la confiance est sympa, mais ma parole, ils sont quatre, qu’ils partent chacun dans une direction pour être sûrs de tomber au plus vite sur le vaisseau, non ?
La décision est finalement de rester ensemble. Le problème, c’est que sur Terre, on abandonne vite l’espoir : Christiane Potin est ravie de donner une interview sur la promesse faite à Renaud de veiller sur les enfants, mais le reste de la Terre les abandonne. L’ordre est donné aux pilotes d’abandonner l’équipage et les recherches pour le retrouver. Trop de suspense. Je ne pense pas les scénaristes prêts à tuer ces personnages – et quand bien même ils le seraient, ils ne le feraient pas comme ça. Oh, il y a toujours une crainte que la série fasse n’importe quoi parce que ce n’est jamais qu’une série, mais bon, les moments de désespoir, les Boulpic en ont connu plein. Celui-ci est juste particulièrement vicieux, avec les deux femmes qui s’allongent sur la Lune et les deux hommes qui décident de mourir debout. Allons bon.
Vous vous souvenez ce que j’écrivais sur l’émotion qui ne prenait pas trop dans cette série avec cet épisode spéciaux ? Les flashbacks étaient efficaces, eux ; les enfants qui regardent la Lune, c’était sympa aussi. Et bien sûr, tout ça mène à un happy end : les Boulpic retrouvent le chemin de la navette grâce au lapin en peluche de Kim, posé sur le drapeau français et visible de loin. Voilà, il suffisait de perdre tout espoir et tout oxygène pour s’en sortir finalement.
Tout le monde peut faire la fête, sur la Lune et sur Terre (ce baiser rejeté, c’était grandiose !), en attendant que les Boulpic reviennent sur Terre, accueillis par le couple Macron lui-même. Une petite perruque et un sosie raté pour faire fantasmer Fabienne, et voilà. De retour sur Terre, elle finit son roman, Renaud a une moustache, Valérie devient égérie de cosmétique et Denis envisage la chanson Rabbit on the moon. Voilà qui promet. Une soirée de pleine lune permet à tout le casting de se réunir une fois de plus. Les deux couples parentaux sont plus amoureux que jamais, Fabienne n’a pas perdu de ses capacités à réunir toute la maison dans un petit cri exaspéré et… il faut déjà redire au revoir aux Boulpic. Rah lala. Que c’est frustrant, j’aimerais tellement qu’on en sache plus sur la vie des enfants et qu’on nous lance une série sur chacun d’entre eux. Non, je ne suis pas du tout exigeant, je n’en demande pas trop.
En bref, ces épisodes spéciaux sont un plaisir et j’aimerais en avoir plus qu’un tous les quatre ans. Je suis bien content, tout de même, que la série continue d’exister l’air de rien et de revenir de temps en temps, parce qu’elle est d’une efficacité redoutable pour me faire rire. Certes, la deuxième partie poussait le délire trop loin pour que je sois pleinement convaincu, mais le premier épisode m’a montré à quel point les Bouley et les Lepic me manquaient !