NCIS – S22E05 – In from the Cold – 15/20

Cette saison fonctionne désormais bien, cherchant en permanence à surprendre et à ne pas fournir d’épisode purement classique. Certes, l’enquête est on ne peut plus classique et respire bon le vintage dans cet épisode – les agents le disent eux-mêmes – mais sa simple existence est surprenante à ce stade. Et ça me va bien.

Spoilers

Un homme sénile et en pleine crise de démence pourrait-il faire fuiter des infos confidentielles dans une langue qu’il n’est pas supposé parler ?

J’ai cru qu’on repartait sur une intrigue plus classique pour cet épisode, mais il semble que les scénaristes ne veuillent pas une faire saison posée cette année. Pourquoi pas ? Pour moi, ça fonctionne, même si j’ai trois épisodes de retard. Le temps passe vite, je n’ai pas d’autres explications pour ce retard.

Espion russe

Concrètement, j’aime bien l’idée derrière cet épisode : un homme âgé en pleine crise de démence qui s’avère être un espion russe surveillé par la CIA ? Eh, ça le fait. C’est pas du tout flippant comme vision des USA. D’ailleurs, je n’ai pas trop aimé la révélation que finalement la CIA ne savait même pas qui il était. Je trouvais le premier coup de poker plus intéressant, et probablement plus crédible aussi… Tant pis.

L’enquête est plutôt sympathique en elle-même, même si elle semble parfois sortir d’une époque révolue : le bug informatique est digne des années 90 (aucun écran ne s’éteint plus comme ça quand il bugue, sorry), le coup d’aller chercher le code dansle seul bouquin russe connu par les américains… C’est too much pour moi.

Bien sûr, tout ça mène à une menace internationale avec un vieillard qui est un danger pour la sécurité nationale et nos agents chargés de le traquer. Tout ça sent donc le vintage, avec un espion russe qui sait comment se débarrasser des agents qui le suivent, mais pas des caméras de surveillance HD installées dans les distributeurs d’argent. Allons bon.

Le vieil homme n’en reste pas moins un homme en pleine crise de démence qui se fait avoir en essayant de revoir son fils. A-t-il seulement vu le moindre film à ce stade ? Peut-être, mais peut-être pas : parce qu’il a l’impression d’être encore dans les années 70 par moment. Flippant de se retrouver en 2024 dans ces conditions, je suppose.

Les années 70

Cela pose aussi problème à nos agents quand Butler, l’espion, demande à parler à un autre espion bien connu de la CIA – mais aussi bien mort depuis. Le tout se termine donc en opération sous couverture plutôt amusante : McGee se retrouve à jouer un espion des années 70, et c’est plutôt amusant de les voir se plonger dans cette époque. Limite, j’ai trouvé dommage que ça ne dure pas un peu plus longtemps, mais ça a pris trop de temps d’en arriver là. Et puis, de toute manière, ça n’a rien de crédible, je ne devrais même pas vouloir ça.

D’ailleurs, l’ensemble finit de manière pas du tout crédible, avec un espion russe qui s’avère bien être un agent double bossant pour les USA et un énième agent de la CIA complètement corrompu qui cherchait juste à planquer ses propres crimes. Et le pire ? C’est qu’on le sent arriver au fur et à mesure de l’épisode ; ce qui fait que ce n’est pas surprenant quand c’est révélé. Un peu dommage. Heureusement que tout le monde s’éclate avec cette idée des années 70, hein.

Au fait, tout le monde s’éclate tellement que j’en oublie de dire qu’on a essayé de nous faire croire que McGee était blessé par balles par un vieillard. J’adore l’idée d’un agent très spécial qui se fasse tuer comme ça, mais pas dans un épisode 5 et pas de cette manière totalement absurde. Les séries ne font pas ça. La vie le fait, certes, mais pas les séries. Et pas NCIS qui tue toujours les gens dans le dernier épisode de la saison.

Nick

Du côté de la vie perso des agents, Nick n’a pas de match sur son appli de rencontres et il est triste. Il demande de l’aide à McGee, et ça finit comme d’hab’ en overshare pour tout le monde sur le lieu de travail. Pourtant, ils ont désormais une salle de pause, ce serait bien d’en user. Nick passe ensuite son épisode à essayer d’avoir des matchs et modifier sa personnalité pour ça. C’est si nul que ce n’est pas surprenant qu’il laisse tomber l’application en fin d’épisode. En revanche, j’ai bien aimé voir son amitié avec Jess cette semaine encore. Cela fait du bien d’avoir des coéquipiers qui ne cherchent pas à ne pas s’avouer qu’ils veulent coucher ensemble, ça change après 20 ans de drague qui ne donnent rien.

Oh, et sinon, côté surprise de cette saison, on notera la scène entre Parker et Jess devant le NCIS. Elle ne servait à rien et aurait pu se faire à l’intérieur, mais apparemment, on fait davantage prendre l’air à nos agents désormais.

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Skeleton Crew – S01E02 – Way, Way Out Past the Barrier – 18/20

OK, il faut bien le dire : je suis convaincu par ces deux premiers épisodes et j’aime beaucoup ce que donne la série pour le moment, même si je regrette la durée trop courte de ce deuxième épisode. Une fois de plus, elle n’est pas révolutionnaire et ne semble pas inventer grand-chose, mais elle joue bien avec les codes des séries de science-fiction et des séries pour ado, tout en sachant très bien ce qu’on attend d’elle. Je suis embarqué.

Spoilers

Le vaisseau emmène nos jeunes héros loin de leur planète.


We could be very, very, very far away.

SM-33

Tout est de la faute de Wim : Fern lui reproche de les avoir emmenés en hyperespace loin de leur maison. Elle ne sait pas encore à quel point ! Pire encore, il y a toujours le droïd avec eux et celui-ci semble s’être réveillé en même temps que le vaisseau. Le voici donc qui débarque et s’en prend à eux, parce qu’il les identifie comme des intrus.

Fern décide de prendre le droïd en charge par elle-même : elle est plus maligne que ce SM-33. Elle affirme avoir tué son capitaine pour en prendre le contrôle… et ça fonctionne : elle est aussitôt auto-proclamée capitaine. Simple et efficace. Wim est un peu dégoûté de la voir devenir la capitaine du vaisseau, mais au moins ça permet à la série d’avancer.

SM-33 apprend aux enfants à naviguer avec le vaisseau, même si seule KB semble capable de comprendre comment ça fonctionne. Elle va vite être ma préférée du lot, parce qu’au moins elle est juste dans ses décisions et vraiment intelligente. De son côté, Wim continue de vouloir prendre des initiatives, mais il n’a apparemment que des mauvais réflexes : après l’hyperespace, il veut toucher au bouton provoquant l’autodestruction de la coque du vaisseau. C’est top.

Si SM-33 est plutôt fonctionnel, ses circuits ont été bouffés par un rat tout de même. Il est donc incapable de ramener les enfants sur leur planète, malgré les ordres de Fern, parce qu’il ne la connaît pas. Celle-ci finit par demander à SM-33 de les amener sur sa planète, d’où elle espère trouver une solution pour rentrer chez elle. Je comprends son idée, mais je ne sais pas si c’est une bonne idée pour autant, parce qu’on ne sait rien de SM-33. Quoiqu’il en soit, elle est clairement plus efficace que Wim sur ce coup, même si j’aime bien l’impulsivité de Wim, qui est rafraichissante pour ce genre de série.

Toutefois, Wim oublie trop vite où il est je trouve : il s’est mis dans un pétrin incroyable, mais s’en fiche pas mal, préférant explorer le vaisseau et jouer avec ce qu’il y trouve, même quand ce sont des squelettes morts en duel !

Borgo

Malgré tout, la série avance plutôt vite (il faut dire que le second épisode ne dure que trente minutes…). Wim, Fern, KB et Neel se retrouvent finalement sur une autre planète, qui ressemble plutôt à un marché noir géant qu’à une planète civilisée. La présence d’enfants ne semble déranger personne sur place, pas même les prostituées du coin – les filles de charme, allez, on ne sait pas hein. Si Fern demande à ses amis d’un jour de rester groupés, il ne faut pas longtemps pour qu’ils soient séparés. Par chance, elle retombe sur KB bien vite et une femme de charme, justement, vient chercher les filles pour s’occuper d’elles. Elle comprend qu’il s’agit vraiment d’enfants et elle veut les protéger. Apprendre qu’elles sont d’At Attin en revanche… ça l’a fait rire.

Et pour cause : il s’agit d’une planète perdue avec un trésor. Oups. C’est intéressant cette affaire : leur crédit de l’Ancienne République attire beaucoup d’attention rapidement. Les garçons essaient de s’en servir pour s’acheter à manger, après tout, c’est l’argent pour les repas de Wim, non ? Ce type de crédit attire l’attention des pirates de Borgo, permettant aux garçons de comprendre qu’ils ont affaire à des pirates.

Wim parvient tout de même à trouver une solution pour s’échapper en cramant un pirate, mais pas avant d’avoir révélé le nom de sa planète. Là encore, tout le monde rit à l’évocation d’At Attin, un mythe bien connu dans l’espace apparemment. Les quatre enfants parviennent ainsi à se rejoindre sous la moquerie et la menace des différents pirates – et la femme de charme qui voulait juste aider les filles, même si elles ont eu peur de se faire kidnapper, peut-être à raison.

Par chance, nos héros ont aussi un droïd avec eux. SM-33 est incroyable quand il débarque à son tour à Borgo : il révèle aux enfants qu’ils sont des enfants (oups, ils n’avaient pas prévu ça) et que c’est pour ça qu’ils sont dans un repaire de pirates. Si SM-33 parvient un temps à dégommer les pirates, il est clairement en infériorité numérique.

La prison

Le droïd est finalement atteint d’une balle qui le met hors-circuit. Neel récupère la souris à l’intérieur de lui, mais ça ne les sauve pas de la situation dramatique dans laquelle ils sont à présent. C’est ainsi qu’ils se retrouvent tous en prison, parce que Fern n’est pas du genre à faire profil bas. Heureusement, ils ont la souris avec eux : Neel l’envoie chercher la clé… en vain. Grosse utilité cette souris.

S’ils ont un plan clair en trois étapes peu réalisables, les enfants oublient un pas essentiel : celui de vérifier le reste de la cellule. Ils sont emprisonnés avec un autre homme qui s’avère être un Jedi – Jude Law. Cette fois, on va perdre Wim : il est fasciné, évidemment. Le Jedi est capable de récupérer la clé qui était à bonne distance avec la Force. Il demande ensuite aux enfants de garder un secret, mais pour savoir lequel, il faudra revenir la semaine prochaine. Aaah. C’est une excellente série, ma foi, ça commence vraiment bien tout ça.

Le père de Wim…

Oh, et sinon, pendant ce temps, le père de Wim trouve des droïd dans la forêt et les informe de la situation. Je ne suis pas convaincu par cet aspect de la série : est-ce vraiment nécessaire de nous attarder sur la vie du père ?

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Skeleton Crew – S01E01 – This Could Be A Real Adventure – 17/20

C’est un début de série et je n’ai pas envie de trop m’emballer, surtout que nous n’avons pas encore tous les tenants et aboutissants de la série, mais franchement, ça commence vraiment super bien. Je suis ravi de l’idée derrière la série, les personnages sont un peu énervants de conneries, mais ils sont censés l’être puisque ce sont des enfants, l’aventure proposée est entraînante. Non, franchement, c’est un premier épisode qui tient ses promesses. Et pourtant, je l’attendais au tournant.

Spoilers

Une nouvelle aventure est sur le point de commencer pour Wim, Neel, Fern et KB.


Yeah, it’s exciting, we’re exploring.

Ah, cela faisait longtemps que je n’avais pas vu le générique d’une série Star Wars et cet épisode commence bien avec son titre prometteur et sa promesse de pirates sur des routes galactiques. Reste à savoir si l’épisode sera à la hauteur pour lancer une nouvelle aventure qui donne envie de rester, donc.

Pirates !

La première scène nous propose sans trop de surprise un vaisseau qui se fait aborder, justement. Il y a rapidement des jets laser et des extra-terrestres. Si on ne sait pas bien à quoi on assiste, il n’y a pas de doute, nous sommes en plein dans l’univers Star Wars, avec aussi des astronautes en scaphandre qui se balance d’un vaisseau à l’autre pour placer des bombes. Côté histoire, ça va vite : le cargo se fait attaquer par des pirates qui en ont après un butin dans la chambre forte du vaisseau. A priori, elle ne devrait rien protéger de dingue.

Seulement, nos pirates semblent bien renseignés et ne craignent pas la Nouvelle République. Ils éjectent donc le capitaine de leur champ de vision et se débrouillent pour entrer dans la chambre-forte… qui est bien vide. Il n’y a qu’un crédit dans la salle et ça tourne à la mutinerie. Soit. Je déplore particulièrement l’absence de générique, je dois dire.

Wim

Loin de tout ça, on se retrouve ensuite dans une chambre d’enfant – pré-ado ? – avec un certain Wim en train de jouer avec ses bonhommes. La série commence pour de bon : on suit la matinée de ce petit garçon qui préfère jouer que d’écouter les consignes de son père qui lui laisse de l’argent pour la semaine.

Oui, Wim est un petit humain tout à fait banal qui vit dans un quartier spatial très américain dans l’âme si vous voulez mon avis, mais ça fait plaisir de suivre une vie de banlieue dans un univers Star Wars. En plus, vraiment, les scénaristes s’amusent : Wim s’amuse avec son pote à la tête d’éléphant sans trompe (c’est si bizarre) à jouer au sabre laser et bim, un bras est coupé (sacrée réf’), des gamins collent des autocollants sur la tête du droïd chauffeur de tram, d’autres se prennent vraiment pour Sabine. Non, vraiment, j’aime beaucoup.

Je trouve que c’est un aspect intéressant qui est exploré par la série : il faut bien que les enfants aillent à l’école, même quand il y a des guerres galactiques en cours. J’ai l’impression qu’on n’a que rarement eu ce genre d’aperçus ou de séries dans les mondes de science-fiction. Il y a tout ce qu’il faut pour faire rêver les gamins d’une nouvelle génération – et tout ce que j’aime en tant qu’adulte resté un peu trop enfant dans sa tête.

Rapidement, la série nous propose donc un cours où l’on découvre que les gamins extra-terrestres sont bien plus sages que les terriens, hein. Leur enseignant droïd a l’air si soporifque… Ils reçoivent toutefois une visiteuse très importante ce jour-là, histoire d’expliquer pourquoi la série commence ce jour-là : la sous-secrétaire Fara arrive pour les prévenir que le lendemain, il y a un examen qui déterminera leur orientation.

Bon, Wim n’a rien écouté et le découvre au dernier moment, ce qui doit être stressant. Quand il est question de donner son choix d’avenir, il improvise donc comme il peut et ne répond pas explicitement. Le sous-titre est clair cependant : il veut devenir un Jedi. Ce n’est pas exactement une carrière qui est bien vue.

Il rentre chez lui, révise jusqu’au retour de son père qui est débordé de boulot et ne peut l’aider ni à réviser, ni à lui lire une histoire du soir comme sa mère le faisait. Ah, lala. Il a une vie de rêve ce gamin, moi aussi je veux refaire mon enfance dans l’espace et avoir cette vie de presque rêve. Presque ? Il oublie de s’endormir à l’heure et finit par rater le tram le lendemain.

Il a beau assurer à son meilleur ami qu’il va prendre un raccourci, les choses ne sont pas si simples. On le voit donc galérer à traverser toute une forêt pour rejoindre au plus vite la classe. Alors que toute sa promo passe les examens, Wim se retrouve donc couvert de boue au fond d’un ravin qu’il ne parvient pas à remonter suite à un accident de scooter – speeder ?

En voulant remonter, cependant, il déterre un peu malgré lui une porte qu’il est sûr d’être un accès à un temple Jedi. Il n’a pas le temps d’aller au bout qu’un droïd le retrouve et le ramène à l’école. C’est chouette.

Fern

En parallèle de tout ça, nous suivons deux mini Sabine qui sont de vraies rebelles dans l’âme à traverser la ville toute la journée (enfin… C’est tout ce qu’on les voit faire) sur un speeder qui finit par tomber en panne. Wim a peut-être trouvé que ça faisait rêver, mais ce n’est pas mon cas. On découvre en tout cas que Fern et sa pote on pour intention de participer à une course avec leur speeder. Les adversaires les narguent, bien sûr, mais il en faut plus pour décourager Fern.

Elle rentre chez elle, s’arrange pour ne pas être prise et, le lendemain, elle est donc convoquée chez le principal en même temps que Wim. La voilà qui entend parler du temple Jedi et est évidemment intéressée par cette histoire. On la comprend. Wim se justifie comme il peut auprès de son père qui ne prend pas le temps de l’écouter, bien trop furax d’avoir dû prendre de son temps sur sa journée de travail.

Ne pas l’écouter du tout cependant… C’est si con de sa part. Cela permet à Wim d’envoyer bouler Fern qui veut en savoir plus sur le temple Jedi, puis de rentrer chez lui pour réviser. En théorie, c’est ce qu’il doit faire. En pratique, il a trouvé un temple Jedi. Évidemment qu’il embarque son meilleur pote (qui s’appelle Neel) en pleine forêt jusqu’au ravin. Ils tombent à nouveau dedans comme des boulets… et se font aussi avoir comme des boulets par Fern.

Le squelette

Elle force sa pote KB à l’aider à déterrer le temple et à faire peur aux garçons, avant de révéler qu’elle compte bien leur interdire l’accès à la découverte de Wim qu’elle s’approprie. Cela ne plaît pas aux garçons et je trouve que la scène qui suit est un peu trop enfantine. C’est un bon point pour la série, cependant, elle met en scène des enfants après tout.

Bon, dans tout ça, Fern continue de faire peur à Neel et Wim en racontant une histoire à dormir debout pour leur faire croire que ce n’est pas un temple Jedi. Il en faut un peu plus pour que Wim se démonte, cependant. Les quatre gamins finissent par passer un marché cependant, pour ouvrir au plus vite la porte et savoir ce qu’elle renferme. Ils y passent des heures et des heures, déterrant tout ce qu’ils peuvent et ne voyant pas le temps passer.

KB et Fern regardent les garçons creuser en les trouvant idiots – là où Wim les trouve idiotes, c’est raccord – et oublient juste que les parents doivent tous s’inquiéter de ne pas les voir. Finalement, tout ça est payant : les garçons parviennent à trouver un panneau d’accès que KB parvient à déverrouiller bien vite. Le temple s’ouvre pour eux. Ah, le sentiment d’aventure qui se dégage de cette trappe étonnante qui s’ouvre, dans un univers intergalactique ? C’est bon, la série marque des bons points !

Alors qu’ils ne veulent pas rentrer sans savoir dans quoi ils mettent les pieds, les quatre gamins se précipitent finalement dans le temple qui vient de s’ouvrir quand ils entendent quelqu’un s’approcher. Quelqu’un ? C’est le père de Wim qui part à la recherche de son fils. Pour ne pas se faire trop engueuler, Wim décide d’aller explorer l’intérieur du temple : c’est la seule solution pour lui pour ne pas être dégommé de ne pas être chez lui à réviser.

J’aime bien son point de vue, mais ça tourne à la catastrophe : évidemment que les quatre enfants sont rapidement enfermés dans le bunker sans parvenir à en sortir. Entre temps, ils ont trouvé un squelette, un droïd, et tout un intérieur à explorer. Wim en est ravi, quand les filles ont plutôt envie de trouver de quoi remettre le courant et rouvrir la porte.

Wim se retrouve ainsi seul : il refuse de les suivre dans un souterrain pour rétablir l’électricité, préférant explorer l’étage. Tout ce qu’il explore, c’est finalement son reflet dans un miroir – et il est effrayé, en plus. Quand les filles parviennent à remettre le courant (parce que Neel, lui, est coincé entre deux étages), il découvre toute une base souterraine incroyable et un casque audio. Il en informe aussitôt Neel par radio, mais c’est Fern qui lui demande de ne toucher à rien quand elle l’entend.

Le départ

La tentation est toutefois trop forte : il clique sur une lumière qui clignote et tout se met aussitôt à trembler. J’adore l’idée : c’est un vaisseau spatial entier qui se réveille et embarque les quatre enfants dans l’espace. Oupsie. Le père de Wim assiste impuissant à tout ça, les regardant s’envoler vers l’espace une fois que son fils a réussi à réintégrer le vaisseau. Oui, entre temps, il y a un peu d’action avec l’idée que les enfants veulent sortir du vaisseau et se retrouvent à devoir s’accrocher pour ne pas tomber.

Franchement, tout est bien écrit pour en arriver à une intrigue où les enfants se retrouvent seuls dans l’espace, à cause d’un auto-pilotage les emmenant dans les étoiles. Et en hyper-espace tant qu’à faire. Wow. C’est excitant comme tout ce début d’aventure, et j’ai même envie de leur pardonner l’absence de générique ou le gros côté stéréotype de la guerre filles-garçons là.

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Star Wars Skeleton Crew (S01)

Ça raconte quoi ?

La série nous emmène dans une galaxie (pas si) lointaine, où un groupe d’enfants se retrouve perdu après un incident. Les jeunes héros de cette aventure vont devoir naviguer à travers les dangers de l’espace pour retrouver leur chemin, mais avant ça, regardons les se perdre.

Ce que j’en attends…

Beaucoup trop, je crois, et c’est à la fois excitant et un peu angoissant. L’idée d’une série Star Wars centrée sur des enfants pourrait vite basculer dans un ton trop infantile, mais avec les créateurs derrière Spider-Man: No Way Home aux commandes, je suis curieux de voir si l’équilibre sera trouvé entre une série d’aventure légère et un vrai récit de science-fiction. Moi, j’adore les séries de SF centrés sur les ados, normalement.

En fait, il y a vraiment plein d’ingrédients qui font que ça devrait me plaire, et c’est justement ce qui fait que j’ai peur d’être déçu… mais pas au point de procrastiner mon visionnage des premiers épisodes. Je suis content qu’ils soient dispos dès ce début décembre, c’est la bonne période pour s’embarquer dans une nouvelle aventure – je veux dire, vous avez tous remarqué que je ne regarde plus trop de séries dernièrement.

Le tout est porté par Jude Law, dans un rôle intriguant qui semble être à la fois un guide et un obstacle pour nos jeunes héros. Or, Jude Law dans un rôle mystérieux, c’est un gros atout pour moi – depuis Les Animaux fantastiques, j’aime bien le retrouver.

En vrai, si la série réussit à combiner le succès narratif d’une Ashoka avec l’ambiance « coming of age » qu’elle promet, ça pourrait être une vraie pépite. D’où la présence de cette petite crainte : le risque que la série ne sache pas trop à qui elle s’adresse. Avec des héros enfants, va-t-on se retrouver devant un show qui hésite entre plaire aux plus jeunes ou séduire les fans de la première heure ?