Reverie (S01)

Synopsis : Mara Kint, ancienne négociatrice de prise d’otages, accepte un nouveau travail consistant à sauver l’esprit de personnes coincées dans un programme de simulation de réalité virtuelle, Reverie.

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Pour commencer, c’est plus d’un an après la première annonce de cette série que NBC se décide enfin à la diffuser, et ça fait donc un an que je l’attends de pied ferme. La série marque en effet le retour de Sarah Shahi sur le petit écran, deux ans après la fin de Person of Interest (déjà). Il était donc temps qu’on la retrouve et je suis ravi de voir qu’elle a choisi une nouvelle série de science-fiction pour faire son retour, c’est exactement mon type de séries préférées. Et quand en plus ça parle de rêves, sujet de mon roman inachevé depuis des années (lalala), ça attire carrément mon attention.

J’ai mis longtemps avant de voir le trailer qui était je trouve très convaincant et je me lance donc avec plein d’espoir dans cette nouvelle aventure… mais aussi avec une certaine anxiété : NBC en a fait une série d’été à la diffuser si tard, et ce n’est jamais bon signe, car la série aurait pu être prête dès septembre s’ils l’avaient voulu. Autrement dit, ils ne sont pas convaincus à 100% par son potentiel – et c’est probablement l’aspect SF qui lui porte préjudice.

Je vais mettre de côté toutes ces angoisses existentielles et savourer le pilot comme il se doit, pour voir si ça vaut autant le coup que ce que j’en espère ! Ci-dessous, mes avis sans spoiler, cliquez sur le titre pour avoir plus d’informations.

S01E01 – Apertus – 20/20
J’adore, tout simplement. C’est le coup de cœur que je voulais qu’elle soit. Que propose la série sur le long terme ? Assez clairement, un procédural original puisqu’il repose sur la science-fiction. C’est parfait. Il faudra bien pimenter tout ça avec quelques échecs et missions à risques, mais il y a déjà de quoi tenir toute la saison. En parallèle, la série ne néglige pas de mettre en place un fil rouge (voire même deux) histoire de donner envie de revenir chaque semaine pour percer le mystère. Je lui souhaite une longue vie : ce pilot la fait en tout cas entrer directement dans mes séries préférées… il faudra voir si ça se confirme sur le long terme.
S01E02 – Bond. Jane Bond. – 18/20
Je réajuste un peu la note par rapport à la semaine dernière où je surnotais : on est sur une série de network après tout, c’est prévisible et souvent cliché… mais tout passe bien. La série répond parfaitement aux attentes qu’elle suscitait, avec une intrigue de la semaine n’empêchant pas le développement d’autres histoires en fil rouge et pour accentuer les dynamiques entre les personnages. J’adore, tout simplement.
S01E03 – No More Mr. Nice Guy – 16/20
La série tombe déjà dans une routine, mais comme je m’y attendais et qu’elle réussit à encore à surprendre par moments, je ne lui en veux pas du tout. Les scénaristes semblent en plus s’appliquer à mettre au point leur formule et à rétablir deux-trois détails pour en augmenter le potentiel et les chances de survie à long terme. C’est tout le mal que je leur souhaite, car je suis toujours accro pour l’instant.
S01E04 – Blue Is The Coldest Color – 16/20
Un bon épisode prenant le temps d’approfondir la mythologie de la série tout en proposant un cas de la semaine qui parvient à changer des trois précédents (bon, heureusement qu’ils sont capables de fournir plus de trois histoires originales quand même). J’aime toujours autant, surtout que chaque semaine approfondit les personnages et leur passé.
S01E05 – Altum Somnum – 16/20
Le fil rouge est mis de côté cette semaine pour que soit enfin travaillé avec plus d’approfondissement l’ensemble des relations et dynamiques entre les personnages de la série. Après quatre épisodes, c’est exactement ce dont la série avait besoin pour continuer de nous accrocher et pour que l’on s’attache à ses personnages. C’est bien joué de la part des scénaristes.
S01E06 – Pas de Deux – 16/20
Encore un bon épisode mêlant savamment une intrigue à la semaine plutôt classique et attendue étant donné le contexte de la série avec une intrigue de fond qui développe plus précisément les personnages et leurs dynamiques. Il est surtout question de Mara dans cet épisode, mais il faut dire qu’il y a beaucoup à faire avec elle aussi !
S01E07 – The Black Mandala – 16/20
La série continue de faire son travail de divertissement à merveille. C’est un peu prévisible, mais pas trop, c’est engageant et je suis vraiment pris dans l’intrigue fil rouge qui se complexifie toujours plus. J’espère que l’annonce d’une saison 2 ne tardera plus, parce qu’ils la méritent. Ce genre de série fonctionne toujours bien sur le long terme côté intrigue, en plus. Doigts croisés.
S01E08 – Despedida – 17/20
L’intrigue de la semaine a eu la bonne idée d’être une intrigue que je n’avais jamais envisagé et de ne pas être la seule à laquelle nous assistons cette semaine. Le fil rouge continue ainsi de se développer, faisant de la série une épopée plus complète et plus passionnante encore. L’aspect procédural me freine dans la motivation et la bonne note, mais autrement, c’était bien génial.
S01E09 – The Key – 19/20
On quitte la forme du procédural cette semaine pour se consacrer pleinement aux différentes intrigues fil rouge de la saison. Il faut dire aussi qu’on approche à très grands pas de la fin de saison, donc ça n’a rien de très surprenant de voir la forme de la série changer pour se consacrer à ça. Les choses accélèrent donc, des réponses tombent et la série est vraiment trop cool. J’espère vraiment une deuxième saison.
S01E10 – Point of Origin – 15/20
À trop vouloir en faire d’un coup et en empruntant des dizaines de raccourcis, l’épisode final ne parvient pas à délivrer toutes ses promesses. Au contraire, je trouve qu’il en ressort plus brouillon que le reste de la série et qu’il n’a pas réussi une seule fois à me faire sentir ses enjeux. Ce n’était pourtant pas faute de l’attendre et de miser dessus, mais c’est peut-être ça le problème, finalement.

Reverie – S01E01

Épisode 1 – Apertus – 20/20
J’adore, tout simplement. C’est le coup de cœur que je voulais qu’elle soit. Que propose la série sur le long terme ? Assez clairement, un procédural original puisqu’il repose sur la science-fiction. C’est parfait. Il faudra bien pimenter tout ça avec quelques échecs et missions à risques, mais il y a déjà de quoi tenir toute la saison. En parallèle, la série ne néglige pas de mettre en place un fil rouge (voire même deux) histoire de donner envie de revenir chaque semaine pour percer le mystère. Je lui souhaite une longue vie : ce pilot la fait en tout cas entrer directement dans mes séries préférées… il faudra voir si ça se confirme sur le long terme.

> Saison 1


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That’s like a field trip to heaven.

La série commence immédiatement par une scène avec tellement de fond vert qu’on sait que nous sommes dans l’un des rêves vendus par la série : c’est l’anniversaire de mariage d’un homme qui s’avère être dans un coma à cause du programme Reverie. C’est intéressant comme intro, et c’est sacrément rapide. On rencontre ainsi Lexi, qui a créé le programme Reverie et s’inquiète de voir ses usagers tomber dans un coma dont ils ne se réveillent plus.

Le personnage de Sarah Shahi est ensuite introduit comme une prof faisant faire à ses élèves un exercice très classique d’impro théâtrale, avec tout le monde se baladant dans la pièce et alors qu’une étudiante est censée les tuer au fur et à mesure. C’est un exercice que j’adorais faire et qui demande effectivement un bon sens de l’orientation. Notre personnage principal s’appelle Mara et est interrompue dans le cours qu’elle donne par Charlie.

On enchaîne sur une scène hyper basique critiquant l’usage abusif du téléphone portable (c’est hyper basique parce que très cliché : ils sont dans la rue et personne ne se parle dans la vingtaine de figurants censés manger ensemble… n’abusons pas : ça n’arrive pas ; pas à ce point en tout cas). Et en même temps, la série semble se dérouler dans un futur proche, donc admettons.

Charlie nous présente alors la série : il gère un système de sécurité privée bossant pour Reverie et il a besoin de Mara pour libérer des otages, ceux qui sont donc otages d’eux-mêmes dans les comas. Reverie ? Un programme qui te permet de retrouver ton souvenir préféré et le revivre, tout en ressuscitant aussi des gens grâce à… leurs réseaux sociaux ? Moui, si tu ressuscites des gens dans tes rêves autant le faire avec tes souvenirs d’eux, je ne vois pas bien ce que les posts des réseaux sociaux peuvent apporter.

Bon, peu importe, vous me direz. Charlie veut donc que Mara aille voir les personnes coincées dans les rêves dont ils n’arrivent plus à se réveiller. Ben oui, tu m’étonnes aussi, Mara décrit ça comme le paradis, moi non plus, je ne suis pas sûr de vouloir me réveiller du paradis.

La série est introduite plutôt bien et de manière malgré tout classique : on a ensuite droit à un flashback nous montrant que Mara est complétement brisée car elle n’a pas réussi à sauver sa sœur de son mari violent et jaloux la braquant avec un flingue. J’adore déjà le personnage de Mara, pleine de sens de l’observation, de réparti et d’un bon humour – capable de mettre le stress de côté pour occuper comme elle peut son beau-frère. C’était donc difficile comme flashback, parce qu’on ne voulait pas la voir se planter, et on savait d’avance qu’elle allait se planter. C’est un peu dommage de commencer la série par là d’ailleurs, mais donc elle se plante, perd sa sœur et sa nièce de deux coups de feu et se retrouve à se bourrer de médicaments et d’alcool par la suite. Forcément, surtout qu’elle se sent coupable car les flics ont débarqué avec sirènes quand elle les a appelés. Inutile de dire aussi que son connard de beau-frère finit par se suicider sous ses yeux.

Un personnage brisé qu’on envoie dans les rêves des gens pour les ramener à la vie ? Humph, ça ne peut que virer à la catastrophe cette chose, mais c’est déjà passionnant. On note que la série a en dix minutes une énorme mythologie déjà en place ; avec un « Onira Tech » responsable de Reverie que j’imagine déjà se transformer en méchants dans le futur, Dylan l’intelligence artificielle qui ne peut que rappeler la Machine de Person of Interest et une technologie d’implant permettant aux gens de se connecter entre eux.

Mara accepte donc de bosser pour Reverie et rencontre Paul, un créateur de rêves qui propose de lui donner un cours de tout ce qu’elle peut faire une fois connectée aux rêves. C’est top, ça passe par l’emploi du latin comme formule magique et ça envoie Mara dans une forêt où nous apprenons les règles de ce nouveau monde dans lequel elle peut courir mais pas encore voler, dans lequel elle n’a plus peur du feu… mais peut encore être confrontée à ses peurs les plus profondes, comme se noyer. Par chance, il suffit de dire « Exitus » pour se barrer du programme, donc tout va bien pour elle.

Mara décide ainsi qu’elle a tout ce qu’il faut pour enchaîner directement sur sa première mission, contre l’avis de Charlie et de tout le monde n’étant pas Lexi. C’est bien la seule à penser que Mara doit se précipiter et se connecter à un patient dans le coma. Paul est surtout inquiet car aucun test n’a jamais été réalisé sur la version permettant à deux rêveurs de se connecter.

Charlie rend des comptes à une femme que l’on ne connaît pas encore, Mara continue de s’entraîner et réussit tellement bien et tellement plus vite que tout le monde qu’elle obtient rapidement sa récompense (revivre son plus beau souvenir – qui n’est pas avec sa sœur et sa nièce), et elle rentre rapidement dans le rêve de Tony après une rapide enquête sur les réseaux sociaux de celui-ci : il a rejoint sa femme décédée dans un rêve, abandonnant derrière lui sa fille.

Celui-ci la repère vite et ne veut pas d’elle dans son coin de paradis… Elle le pourchasse à travers plusieurs lieux, aperçoit sa propre nièce (oho, fil rouge ?) et explore tout le rêve de l’anniversaire comme elle peut. Elle finit par être nez à nez avec Tony et ça se passe bien mal : il a de sacrés pouvoirs dans son rêve et est capable de la virer en la faisant tomber d’un immeuble. Reste à savoir si elle peut mourir dans Reverie, ce qui ajouterait du suspense quand même (enfin dans quelques épisodes/saisons quand ils seront plusieurs à se rendre dans les rêves en même temps).

Mara mène ainsi son enquête dans la réalité auprès d’Iris, la fille de Tony, qui lui donne plus d’informations sur son père – et ses parents en général. Elle finit par retrouver le papillon qui semblait perturber Tony dans sa rêverie grâce à Dylan et les photos des réseaux sociaux. C’est assez flippant de voir une intelligence artificielle si développée, mais ça permet de voir que les scénaristes ne rigolent pas avec leur intrigue et ses moindres détails, jusqu’au nom du personnage principal.

Grâce au papillon et à quelques interrogatoires avec les amis de Tony, Mara parvient à comprendre que Tony se sent coupable et compte profiter de cette culpabilité pour le réveiller. C’est rapide et brillant : elle parvient à gagner sa confiance en lui disant la vérité et en orientant aussi vite que possible la conversation sur sa femme, sa demande en mariage et ses regrets. Oui, parce que sa femme était malade, ce qu’on a appris grâce à la meilleure amie de celle-ci.

En fait, Tony a tué sa femme : il se droguait – une drogue papillon – et a eu un accident alors qu’il l’emmenait à l’hôpital. Évidemment, elle en est morte et évidemment, il se sent coupable et son deuil n’est pas terminé. Mara lui parle de son propre deuil qu’elle a du mal à faire, mais c’est surtout une stratégie pour lui apprendre qu’il est dans le coma et qu’Iris l’attend à son chevet.

Tony se décide donc à dire adieu à sa femme, cette version rêvée de sa femme qu’il abandonne sur un toit de San Franciso et… il se réveille dans sa chambre d’hôpital, à l’indifférence totale de Lexi.

C’est donc un happy end – mais n’oublions pas que Charlie a appris que Mara avait quelques troubles psychologiques, à cause d’un test médical de Paul. La femme contactant Charlie tout l’épisode ? Un futur investisseur pour Onira Tech, apparemment. Vous voyez, je l’avais dit qu’il y aurait une intrigue louche là-dessous.

Lexi a encore beaucoup à gérer et se met à jouer aux dames avec Dylan – qu’elle prend pour son petit frère aussi perdu ? Mystère – elle a possiblement créé l’IA à l’image de son frère volontairement. De retour chez elle, Mara décide de se débarrasser de l’alcool et des médicaments… pour mieux entendre le rire de sa nièce, Brynn, et l’apercevoir dans un couloir de son appartement.

> Saison 1

Unbreakable Kimmy Schmidt (S04)

Synopsis : Désormais, Kimmy a un travail, Titus essaye toujours de récupérer Mike, Lillian est amoureuse d’un cancéreux et Jacqueline veut être l’agent de Titus. Je ne sais plus bien comment on en est arrivé là, mais on y est.

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Pour commencer, je n’oublie pas que la saison 3 était décevante et que j’ai un tas de révisions à faire, mais j’avais prévu dans mon planning de regarder The 100 ce matin et en fait, il n’y avait pas d’inédit cette semaine. Plutôt que de me faire un rewatch ou de terminer une des nombreuses séries en retard que j’ai, Unbreakable Kimmy Schmidt a réussi à me faire de l’œil. Il faut dire que Netflix a coupé la saison en deux en ne diffusant que six épisodes aujourd’hui, donc tout va bien.

Pour m’éviter l’overdose cela dit, je ne compte pas regarder les six dès aujourd’hui, donc mes critiques tomberont au fur et à mesure de cette fin de semaine (même si je dis ça et que je connais ma difficulté à résister une fois que je suis lancé). Il faut pourtant bien profiter de ces épisodes, parce qu’il s’agit de la dernière saison de la série.

J’ai lancé dès ce matin sans même me poser de questions sur ce qu’il s’était passé avant, pourtant je vous jure que j’ai bien oublié la saison précédente, qui n’avait pas réussi à me faire rire. Heureusement, Netflix propose désormais des résumés des saisons précédentes – pas toujours suffisants, mais c’est déjà ça.

S04E01 – Kimmy is… Little Girl, Big City – 17/20
Si la série n’arrive plus à être aussi drôle qu’à ses débuts, j’ai l’impression qu’on repart sur de meilleures intrigues que l’an dernier. Le script est toujours aussi riche en blagues, les situations loufoques s’enchaînent et les références pleuvent, étant même parfois des références au passé de la série. Bref, il y a du bon et du moins bon, mais ça fait plaisir de retrouver ces personnages.
S04E02 – Kimmy Has A Week-End – 15/20
Quatre saisons plus tard, la série utilise toujours le même humour et les mêmes procédés scénaristiques, même si ceux-ci commencent à s’user comme peau de chagrin. C’est bien dommage : ce qui était drôle devient franchement gênant et les réflexions portées par la série grâce au décalage entre Kimmy et le reste du monde ne sont plus aussi efficaces qu’avant, précisément parce que du temps a passé.
S04E03 – Party Monster: Scratching the Surface – 20/20
C’est un 20, parce qu’il fallait oser et que j’adore ce genre d’épisode totalement tire par les cheveux. Cela lance la saison dans une nouvelle direction, c’est une parodie hyper drôle et ça laisse sur de bonnes perspectives pour la suite. En fait, ça me donne envie d’enchaîner les trois épisodes suivants, mais il faut savoir faire pause dans la vie.
S04E04 – Kimmy Disrupts the Paradigm – 16/20
Beaucoup, beaucoup de clichés dans cet épisode, mais les clichés sont là pour une raison après tout. Côté écriture, on retrouve une structure qui fonctionne plutôt bien et côté humour, la série semble avoir récupéré un peu de son fun d’antan. Si l’épisode en lui-même perd un peu de temps sur le fil rouge, les choses avancent malgré tout.
S04E05 – Kimmy and the Beest – 19/20
Encore un solide exemple de très bonne écriture que voici avec cet épisode qui réunit toutes ses intrigues en cours de route et réussit à caser pas mal de gags dès le début. En fait, le scénario plante plein de graines qui finissent par pousser et être hilarantes à la fin. Cela fait plaisir de retrouver la série à un tel niveau cette saison, parce que la saison 3 était bien plus décevante !
S04E06 – Kimmy Meets an Old Friend! – 18/20
Une demi-saison très réussie qui se réconcilie avec le passé de la série : il était temps que Kimmy Schmidt retrouve son fun et arrête d’être si déprimante malgré elle. Les scénaristes semblent trouver le moyen de revenir aux fondements de la série tout en poussant tous les personnages dans une évolution forcée, mais naturelle et réussie. Vivement la suite !

Suite de la saison en… 2019.

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Unbreakable Kimmy Schmidt – S04E01-03

Épisode 1 – Kimmy is… Little Girl, Big City – 17/20
Si la série n’arrive plus à être aussi drôle qu’à ses débuts, j’ai l’impression qu’on repart sur de meilleures intrigues que l’an dernier. Le script est toujours aussi riche en blagues, les situations loufoques s’enchaînent et les références pleuvent, étant même parfois des références au passé de la série. Bref, il y a du bon et du moins bon, mais ça fait plaisir de retrouver ces personnages.

> Saison 4


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There has to be a better way. A Kimmy way.

La série reprend à merveilles avec un aspect sitcom qui lui va à ravir et réintroduit Kimmy sur une énième chanson originale très réussie : c’est son premier jour de travail et Zach veut qu’elle vire quelqu’un. Voilà qui détruit sa bonne humeur dès le matin. Elle s’imaginait que travailler serait fun et la voilà qui entre en dépression avant d’imaginer

Kimmy veut donc virer Kabir en le faisant se sentir bien… quitte à le draguer involontairement. C’est perché et complétement tiré par les cheveux, mais elle le vire donc après s’être déshabillée devant lui. Sans surprise, le lendemain, elle se retrouve avec une plainte pour harcèlement sexuel sur le dos, ce dont Zach se fiche pas mal : son problème est de devoir parler à des gens.

Quant à Kimmy, elle est à la tête de la RH, donc elle n’a pas vraiment de problème, car elle se charge de mener l’enquête sur elle-même. Elle est tout de même terrifiée de voir tout ce qu’on lui reproche. Elle en parle rapidement avec Titus qui lui donne de « bons » conseils : cette intrigue tourne court puisque Kimmy retourne au travail comme si de rien n’était et en imaginant tous ses collègues en tant que Titus, qui a lui aussi subi des rapports hiérarchiques pas très respectueux des lois.

Sinon, Lillian est désormais célibataire parce qu’Artie est mort dans l’entre-saison. C’est un beau moyen de se débarrasser de l’acteur quand même, tout en ajoutant un bon humour sur les désirs d’enterrement grandiose de Titus et Jacqueline. Ces deux-là sont toujours dans le même délire que l’an dernier : ils veulent récupérer Mike pour Titus.

Ils décident donc d’inventer une série télé dans laquelle Titus serait le rôle principal. Cela s’appelle The Capist et les gags autour de la série imaginaire prennent plus ou moins bien. Jacqueline s’installe dans les bureaux de Kimmy, Mike tombe dans le piège bien rapidement. Titus s’arrange donc pour lui expliquer qu’il doit jouer le rôle d’un travailleur de chantier pour obtenir de lui des conseils sur comment se comporter et tenir un marteau.

Il y avait un bon humour, mais la série peine vraiment à me convaincre autant qu’avant. À une époque, j’explosais de rire toutes les trois répliques ; désormais je souris de temps à autres. Certes, il y a un côté habitude qui s’est inévitablement installé dans le visionnage, mais ça n’explique pas pourquoi c’est si peu drôle. Après tout, le scénario continue de balancer des tas de références à d’autres séries/films et de jeter des comparaisons improbables dans le script… mais ça ne prend plus autant qu’avant.

Titus se retrouve rapidement dans une nouvelle impasse quand Mike souhaite assister au tournage avec Greg Kinnear, que Titus et Jacqueline ont fait poser sur le poster en cherchant une image de lui sur Internet. Pourtant, les relations de Jacqueline finissent par payer et Titus parvient à tourner avec Greg déposant son fils à l’école. Mieux : Greg adore le projet de The Capist et aimerait en faire une série, parce qu’il cherchait justement une idée de série pour Youtube. Les scénaristes s’éclatent vraiment bien.

Enfin, Lillian passe l’épisode à s’occuper des cendres d’Artie qui voulait reposer dans un club privé. Il faut donc qu’elle s’arrange pour y entrer et n’y arrive pas… Ce qui finit par lui donner l’idée de faire passer les cendres d’Artie pour de la drogue. Cela fonctionne immédiatement.

La série nous sort aussi un énième flashback inutile du bunker et un cliffhanger où la marionnette qui a voulu violer Titus passe un marché avec une mallette plein d’argent.


Épisode 2 – Kimmy Has A Week-End – 15/20
Quatre saisons plus tard, la série utilise toujours le même humour et les mêmes procédés scénaristiques, même si ceux-ci commencent à s’user comme peau de chagrin. C’est bien dommage : ce qui était drôle devient franchement gênant et les réflexions portées par la série grâce au décalage entre Kimmy et le reste du monde ne sont plus aussi efficaces qu’avant, précisément parce que du temps a passé.

> Saison 4


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We’re job creators.

Kimmy a un week-end ? Sérieusement ? C’est littéralement un point du Bingo Séries. Oh Jacqueline essaye bien de lui compliquer la vie en lui donnant du travail, mais c’est pour camoufler qu’elle vit désormais sur son lieu de travail pour se faire de l’argent en sous-louant son appartement. Quand Kimye le découvre, elle propose aussitôt à Jacqueline de venir dormir chez elle et Titus, d’autant plus qu’elle s’est prévue un énorme week-end de… bingewatching.

Y a comme un foutage de gueule ironique de la part de Netflix là, surtout que l’épisode se moque des concurrents en détournant leurs noms, tout en se moquant des programmes phares de ce type de plateforme. Ils passent leur nuit devant Gals Town, ce qui donne ensuite des envies de shopping à Kimmy. Titus et elle finissent par se retrouver dans un salon de pédicure/manucure où Kimmy dépense tout son fric pour que le job qu’elle est en train de créer ne soit pas trop ingrat – et parce qu’elle a l’impression de revenir dans le bunker.

Comme toujours, Kimmy se laisse donc influencer dans ses activités, que ce soit par le robot lui conseillant le bingewatching en début d’épisode (cette série et les robots, c’est quelque chose quand même !) ou par les séries qu’elle regarde. Comme l’an dernier, cela finit par être plus déprimant qu’amusant : ça commençait pourtant bien en saison 1 ce décalage, mais plus on avance dans la série, moins ça devient crédible. Elle est sortie du bunker depuis assez longtemps pour avoir repris une vie normale maintenant…

Bref, Kimmy se retrouve avec des ongles tellement parfait qu’elle ne peut plus rien faire de ses dix doigts – et ça me rassure de la voir galérer autant avec, je me suis toujours demandé comment les nanas avec de tels ongles faisaient. Question d’habitude, comme tout le reste.

Bien sûr, le salon est l’occasion pour Kimmy d’apprendre ce que c’est que le White Priviledge et de faire tout un commentaire de société sur le racisme, sur les travailleurs au noir et sur Kimmy voulant se sentir bien d’avoir fait une bonne action. La critique est intéressante, mais pas vraiment poussée à son paroxysme et c’est dommage. Kimmy finit par réussir à faire en sorte que les travailleuses du salon récupèrent leurs vrais noms et passe vite à autre chose… Bref, le décalage permettait avant à Kimmy de s’indigner et d’agir efficacement, maintenant elle agit pour elle-même sur des situations qui ne sont pas franchement drôles – je n’ai pas envie de m’amuser de ça.

De son côté, Jacqueline se réveille après la nuit de bingewatching avec la nouvelle que Buckley veut rentrer vivre avec elle, ce qui n’est pas possible vu que son appartement est loué. Après quelques recherches sur internet, elle met au point un plan pour récupérer l’appartement avec l’aide de Lillian. C’est la pire des idées, mais ça permet une bonne parodie de série d’action (ce n’était pas sans me rappeler The Catch).

Quand elle découvre que Broderick, le millionaire qui a loué l’appartement, est en fait Tripp, le petit-fils du millonaire, son plan tombe rapidement à l’eau – comme les babysitters de Tripp. Elle s’arrange donc pour le recruter comme acteur et l’envoyer à LA pour un job.

Cela se fait rapidement grâce à ses innombrables contacts et parce qu’avoir eu de l’argent ouvre tant de portes quand on est blancs. La critique est la même que sur la première intrigue et les deux intrigues se rejoignent donc pour faire prendre conscience à Kimmy que ce que Titus dit du white privilege est juste. Le pire, c’est que la critique est efficace, mais que Kimmy n’agit pas contre, contrairement à ce qu’elle faisait au début de la série.

Finalement, le cliffhanger propose un fil rouge pour cette saison qui en manquait cruellement, avec Kimmy découvrant que son tortionnaire s’est reconverti en DJ.


Épisode 3 – Party Monster: Scratching the Surface – 20/20
C’est un 20, parce qu’il fallait oser et que j’adore ce genre d’épisode totalement tire par les cheveux. Cela lance la saison dans une nouvelle direction, c’est une parodie hyper drôle et ça laisse sur de bonnes perspectives pour la suite. En fait, ça me donne envie d’enchaîner les trois épisodes suivants, mais il faut savoir faire pause dans la vie.

> Saison 4


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#NotAllWomen

La série n’hésite pas à partir loin dans le délire, comme d’habitude : elle propose cette fois un faux documentaire sur la naissance d’un DJ – qui n’est pas sans rappeler le documentaire sur Avicii également dispo sur Netflix, d’ailleurs (un bon doc, pour les fans). Bien sûr, c’est une parodie, donc ça vire vite au grand n’importe quoi : c’est l’histoire du DJ Fingablast, un fan de DJ Slizzard, le révérend de Kimmy Richard Wayne donc, qui décide de se marier et a donc besoin d’un DJ pour son mariage.

Il part donc à la recherche de ce DJ qu’il avait connu à un mariage alors qu’il était enfant et qui lui avait inspiré de devenir DJ. Cela permet de réemployer l’homme chantant le générique de la série un peu malgré lui et de revenir sur la saison 1 avec la libération des otages du bunker, tout en s’amusant des documentaires et en utilisant un plan de Titus vu dès le premier épisode. Eh oui, Titus est embauché pour faire toutes les reconstitutions de ce faux documentaire, ajoutant un bon humour.

DJ Fingablast décide ensuite de catfisher Richard Wayne pour le rencontrer et avoir des réponses sur ses actions. Rapidement, Fingablast a sa propre idée (hum) qui est de libérer le révérend. Il faut donc l’innocenter et ça se fait par une critique des femmes du bunker, l’accusation d’un autre DJ mort et notre pauvre Fingablast qui se fait larguer sur Instagram.

Fingablast réussit alors à catfisher un autre homme, un peu malgré lui, qui s’avère être un masculiniste. Je n’aime pas le terme, mais c’est l’idée : pour lui, les femmes sont le problème et les hommes ont toujours raison, surtout quand ils ont tort. En plus, ils sont envoyés dans des prisons pour hommes. Il y a donc une guerre contre les hommes, s’appuyant aussi sur l’actualité – Weinstein, Ocean’s Eight,etc – et un peu de fiction avec Voldemort. Oh, et ils utilisent même Trump critiquant Hillary pour critiquer Kimmy. C’est genre hyper perché mais tellement travaillé côté scénario, j’adore le rendu final. On y croirait (pas).

On en revient aux prisonnières du bunker et on checke où elles en sont chacune : stars pour deux d’entre elles, en prison pour l’autre et toujours marié au révérend pour Kimmy. Le documentaire fait donc passer Kimmy pour un soutien du révérend, parce qu’il manipule les choses au point de faire croire à tous qu’elle est mariée avec lui parce qu’elle l’aime vraiment.

C’est perché, oui, mais c’est excellent : la connerie de Fingablast m’a fait rire, le trip masculiniste est aux antipodes de la série et donne de quoi critiquer, le retour aux débuts de la série fait du bien, et la fin laisse sur un excellent cliffhanger parce que je suis impatient de voir comment Kimmy va réagir à tout ça. La série se retrouve un fil rouge et je regrette juste l’absence de son générique. Bon, et de Jacquelin. La parodie m’a en tout cas fait bien plus rire que les deux premiers épisodes de la saison.

> Saison 4