Gentleman Jack – S01E02

Épisode 2 – I Just Went There To Study Anatomy – 17/20
Quelle série, vraiment ! Je n’arrive toujours pas à comprendre comment elle se débrouille pour me plaire autant malgré ses épisodes interminables et ses intrigues qui ne devraient pourtant m’accrocher comme elles le font. La seule évidence qui s’impose, c’est que l’écriture est excellente, que les répliques sont percutantes et l’ambiance toujours aussi particulière, mais maîtrisée de bout en bout. Et puis, les personnages, à commencer par Anne Lister, évidemment, sont juste géniaux. Je ne lui reproche finalement que quelques longueurs, parce qu’un épisode de 58 minutes, c’est trop pour moi apparemment. C’est déroutant : on les voit passer, et en même temps, non.

> Saison 1


Spoilers

02

I dissected a baby once. In Paris. It was dead obviously.

« Ca ira peut-être mieux maintenant que je connais l’univers, cela dit. »

Ce sont les mots très sincères que je balançais à la fin de la critique du premier épisode de cette série, il y a cinq mois. J’étais plein de bonne volonté avec mon Challenge Séries 2020 et j’espérais vraiment boucler mon visionnage assez rapidement. Pourtant, 2020 n’a pas été tendre avec nous et ce n’est donc qu’en ce mois de mai que je fais enfin ce qu’il me plaît, et surtout ce qu’il plaît à Poluss qui voulait tant que je regarde sa série préférée. Merci encore à elle pour sa patience dans le prêt des DVDs !

L’épisode 2 a la bonne idée de commencer par un très bon résumé de l’épisode 1, qui me remet tout de suite dans l’ambiance. J’aime toujours autant l’accent des actrices et la musique. Cela remet tellement dans le mood du premier épisode. Il faut dire aussi que ça aide bien que l’épisode reprenne exactement là où on en était : Anne débarque pour parler avec Miss Walker et il est très clair immédiatement qu’on est sur une scène de drague.

Miss Walker rappelle évidemment à Anne qu’elles se sont déjà vues par le passé et qu’elle lui avait couru après, alors qu’Anne ne se rappelle que partiellement, soi-disant, de cette journée. Ah, le jeu de drague est si évident, l’accent des actrices est génial (je me répète hein ?) et les répliques font vraiment mouche avec déjà tellement de possibilités dès la première scène pour ma réplique préférée de l’épisode.

Oh, quant à la drague, Anne a l’air de considérer que c’est chouette de parler de dissection de bébé parisien dans une conversation de séduction. C’est super, on en a même un flashback, en français, avec les pauvres testicules non descendus du bébé. Le pire, c’est encore que Miss Walker soit fascinée par tout ça et par le discours fascinant d’Anne. J’avoue, je la comprends.

Bref, l’après-midi se passe bien pour elles et la complicité est toujours aussi évidente. Malheureusement, Miss Walker qui ne souhaite pas avoir d’enfant un jour est déjà plus ou moins promise à des parents distants, les Rawson, parce que bon, vous avez vu l’époque dans laquelle la série se déroule, non ? Miss Walker se sent donc invalide, ce qui est loin d’être le sentiment d’Anne à son égard. Et pile au moment où Miss Walker s’apprête à l’embrasser, Anne décide de s’en aller.

Il faut savoir se faire désirer, même après quatre heures, apparemment. Il n’empêche qu’Anne est totalement sous le charme, au point de ne pas entendre quand on l’appelle. Il faut dire qu’elle a toujours un business à gérer, même après avoir confié les affaires à Washington. On reprend donc cette partie de l’intrigue du charbon qui a du mal à me fasciner mais qui fait partie inhérente de la série : il y est question d’une compétition entre les Rawson, que Anne n’aime pas beaucoup, et Hinscliffe qui veulent tous acheter une partie de l’affaire d’Anne.

Après une telle insistance sur les Rawson, on nous présente donc Mr Rawson, Christopher de son petit prénom. Il est tout de suite introduit comme un personnage sacrément riche et, comme souvent avec les riches, comme un personnage un peu sombre. Yep, il est tout de suite mis au courant du retour d’Anne, dont il était déjà au courant, par un associé qui s’en inquiète, surtout qu’il a eu vent de la vente organisée par Anne.

C’est gênant comme tout, parce que la vente risquerait de faire découvrir des activités clairement pas légales des Rawson. Bon, c’est classique tout ça comme intrigue finalement, si on transpose à l’époque moderne. Je peux m’y accrocher, si j’y crois un peu plus.

De son côté, Anne se rend chez les Sowden pour leur parler un peu, mais aussi pour examiner le petit Henry qui ne parle toujours pas. Pourtant, il finit par l’ouvrir pour poser LA question qu’il n’aurait pas dû poser : il demande à Anne si elle est un homme. Aha. La réaction du personnage est géniale, parce qu’elle reste sacrément calme et froide, mais en même temps avec sympathie et chaleur, d’une certaine manière. C’est un très bon jeu d’actrice, tout ça. Dans la scène, Anne parle également de l’accident, ne comprenant pas qu’aucun témoin ne reconnaisse celui qui l’a provoqué. Elle finit par dire qu’elle rendra visite au Rawson, également.

Avant ça, elle retourne manger chez elle. Marian commençait à me manquer, alors j’étais content de ce repas de famille où une fois de plus Anne se fait remarquer avec ses projets de rénovation de Shibden Hall, leur maison ancestrale qu’elle tient en haute estime… Contrairement à Marian, qui ne la voit que comme une vieille ferme. Les choses sont claires, une fois de plus, dans l’opposition qui lie les deux sœurs.

Après ce repas, Anne retourne comme promis voir Miss Walker pour une petite balade dans le jardin et une rédaction de lettre afin de lui venir en aide. Elle espère ainsi lui redonner confiance en elle, alors que Miss Walker se met à lui parler d’un voyage de trois semaines organisé par sa famille pour qu’elle parte avec sa cousine qu’elle aime beaucoup.

Ces mots ont l’air difficile à digérer pour Anne qui a bien peur et se sent a priori jalouse, jusqu’à ce qu’elle se blesse en cassant un petit couteau et soit rassurée aussitôt par Miss Walker. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Anne propose immédiatement à Miss Walker de partir en voyage avec en Suisse au Printemps. Ah, la drague, c’est si mignon.

Après les sujets de conversation d’Anne sont tout sauf mignons : elle explique à Miss Walker que les pantalons des parisiens ont des poches spéciales pour que les hommes puissent se masturber discrètement. Charmant. Elle explique aussi qu’elle a étudié l’anatomie, beaucoup, avec un bon flashback pour nous montrer qu’elle parle de sexe lesbien, avant d’attaquer les choses sérieuses en parlant de son attraction, en caressant le menton de Miss Walker et en lui expliquant qu’elle sait qu’elle est un tout petit peu amoureuse d’elle.

Miss Walker ne sait pas trop comment réagir à une attaque aussi frontale et directe, du coup, une gêne s’installe entre elles. Je dois dire que j’ai eu du mal avec Anne dans cette scène, parce qu’elle semble d’un coup être une toute autre personne. Elle qui en impose en permanence avec son assurance et ses certitudes correctes à 100% ne semble pas bien prête à supporter la moindre blessure d’égo. Je ne sais pas bien s’il s’agit de manipulation de sa part – parce que juste après cette scène, elle est de nouveau heureuse de sa drague avec Miss Walker – ou si c’est bien une de ses faiblesses. Elle semble tout de suite imaginer le pire, qu’on ne l’aime pas, dès que Miss Walker ne réagit pas immédiatement comme elle le souhaite.

La journée continue pour Anne avec une autre sortie pour le thé, puis elle rentre chez elle pour se faire engueuler par Marian excédée de voir Anne arriver si tard alors que Rawson est passé dans l’après midi pour la rencontrer. Comme toujours, Anne n’en a rien à faire, et c’est d’autant plus vrai qu’en montant dans sa chambre, elle découvre dans son courrier un faire-part de mariage de Vere Hobart et Donald. La pauvre.

Le lendemain, Anne décide de se rendre d’elle-même auprès de Christopher Rawson pour lui parler de l’accident, mais aussi du charbon. Pour le charbon, il lui conseille de voir ça avec son frère Jeremiah, pour l’accident, il explique qu’il ne peut pas faire grand-chose sans témoin. C’est intéressant : il est donc « constable », que je voyais comme un mot pour désigner les gendarmes, mais ce n’est pas trop l’image qu’il renvoie ici. Je sens que je vais étendre mon vocabulaire anglais, moi !

Quant à l’accident, il est assez clair qu’Anne ne compte pas en rester là : elle tient beaucoup à ses locataires, voyez-vous, et un enfant avec une jambe coupée, ça fait de la peine. Finalement, Anne rentre chez elle faire un peu de jardinage, et c’est à ce moment-là que Rawson débarque pour parler affaire et pour parler du prix du demi-hectare. Pas de bol pour lui, il se fait totalement dominer par Anne dans la négociation.

Elle est absolument géniale, parce qu’elle sait exactement ce qu’elle veut et elle sait exactement le prix à proposer pour que le profit soit du 50/50 entre le vendeur (elle) et l’exploitant (lui). Franchement, Anne Lister est un personnage parfaitement hypnotisant. J’ai adoré toute la scène et ses explications simples, claires, précises et percutantes. Comme le personnage, donc. Elle va jusqu’à menacer les Rawson de ne plus rien leur vendre et de ne plus rien vendre à personne. Elle est si douée en affaire… Cela dérange bien les hommes autour d’elle !

De son côté, Miss Walker prépare sa valise pour partir avec sa cousine Catherine, mais il s’avère que c’est plutôt Catherine qui fait la valise alors que Miss Walker se contente de rêver à Anne Lister. Et elle en parlait tellement que Catherine finit par la mettre en garde, puisque la réputation d’Anne la précède. Miss Walker est tellement en train de tomber amoureuse, en tout cas, qu’elle défend bec et ongles Anne… avant de se rendre compte qu’elle n’est pas la première femme qu’elle drague. Oups.

Pourtant, quand elle revoit Anne, celle-ci est parfaitement charmante et lui offre un collier de Venise avant de la rassurer sur son voyage à venir. Miss Walker s’apprête à partir pour trois semaines de voyage avec Catherine et la séparation est déjà dure pour les deux futures amantes. Histoire de la rassurer complètement, Anne lui explique qu’elle est invitée à un mariage à Londres. Elle n’a pas envie d’y aller, mais elle risque de le faire quand même, pour éviter qu’on ne parle mal d’elle.

Elles sont interrompues par Catherine qui vient chercher sa cousine pour partir, mais ça n’est finalement pas un vrai problème pour Anne qui s’en va donc en marquant tout de même son territoire et pour enchaîner avec un rendez-vous chez elle, avec Hinscliffe, toujours pour le charbon. Plus malin que les Rawson qu’il n’hésite pas à critiquer, il accepte l’offre d’Anne… qui lui explique qu’elle attend de voir si un autre acheteur est prêt à lui en donner plus. Et une fois Hinscliffe congédié comme elle sait si bien le faire, elle demande également à Washington de voir combien ça lui couterait finalement de reprendre l’affaire elle-même.

Cet épisode reprend aussi sur l’intrigue d’Eugénie toujours enceinte malgré le gin qu’elle a bu. La pauvre. Tout le monde parle d’elle dans son dos dans la cuisine, à la recherche d’une solution pour cette pauvre enfant enceinte du défunt George. La solution finit par venir d’un certain John qui débarque pour lui offrir des fleurs, Elizabeth continuant d’assurer une traduction approximative en français. La scène est plutôt marrante à voir, mais cette intrigue est loin d’être aussi cool que celle d’Anne.

John envisage évidemment de se marier avec Eugénie, ce qui est d’autant plus logique qu’il est veuf et a trois petites filles à éduquer apparemment. Pas toujours évident d’être père célibataire, surtout à cette époque… Bizarrement, d’ailleurs, il demande à ses filles ce qu’elles penseraient d’un remariage pour lui. Pourquoi pas.

L’épisode se termine toutefois par Anne embarquant Eugénie à Londres pour le mariage de Vere et Donald. Miss Hobart devient donc Mme Cameron. Oh, Anne fait de la peine à voir pendant ce mariage, parce qu’elle perd définitivement celle qu’elle aime. Petite musique triste, petites larmes dans les yeux, tout ça est bien joué tout de même, de même que la tenue noire d’Anne qu’elle explique par le fait qu’elle a commencé à en porter lors du mariage de Miss Lawton avec un bouffon. Voilà qui est fait.

Une page se tourne pour Anne qui a l’occasion d’une conversation avec la mariée, sonnant comme un véritable adieu. Il faut dire que l’ex Miss Hobart n’est pas super sympathique avec Anne, non plus. Celle-ci rentre donc au plus vite avec l’intention d’aller au Lake District pour rejoindre Miss Walker. Sympathique cliffhanger, sympathique musique de fin, toujours.

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Crazy Ex-Girlfriend – S01E01

Épisode 1 – Josh Just Happens to Live Here – 17/20
C’est un pilot efficace, il n’y a pas à dire, et je suis plutôt bien convaincu, mais je sens que la série n’a pas encore atteint tout son potentiel. L’histoire est sympathique, mais je me pose quelques questions quand même et j’ai hâte de voir ce que donnera l’ensemble de la saison, voire de la série. Du côté des chansons, c’est sympa, ça reste en tête, mais ce n’est pas encore incontournable pour moi. Je ne doute pas que ça pourra le devenir, par contre.

> Saison 1


Spoilers

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So weird, right ?

Oula, la série commence bien différemment de tout ce que j’imaginais avec une scène de spectacle musical pas si réussie dans laquelle Rebecca, l’héroïne de la série, n’est pas castée comme personnage principal… cela nous situe bien le personnage, qui est déjà à fond dans une sorte de folie inexplicable et qui nous soule son copain du moment, Josh.

Même sans le synopsis de la série, on sait immédiatement vers quoi on se dirige : Josh étant soulé, il va rompre, alors même que Rebecca est totalement amoureuse de lui. La scène de la rupture est bien triste, et ça fait de la peine pour Rebecca qui se retrouve à devoir supporter sa mère alors qu’elle est en larmes.

Dix années plus tard, Rebecca n’a plus d’appareil dentaire, mais elle est encore plus dépressive qu’avant, avec des antidépresseurs, une mère toujours aussi soulante et une vie loin d’être heureuse. Au travail, elle apprend toutefois qu’elle va être promue et être nommée partenaire. La nouvelle a beau être bonne, elle ne la rend pas spécialement heureuse. Tout ce que ça fait, c’est que ça lui donne une crise d’angoisse.

Elle fuit son boulot pour reprendre ses esprits et tenter d’utiliser ses anti-dépresseurs, mais c’est un échec. Tout ce qu’elle obtient à la place, c’est alors un signe divin et une série qui vire vite à la Ally McBeal, et c’est un vrai compliment : un panneau publicitaire lui demandant quand elle a été heureuse pour la dernière fois (la harcelant, en fait) ; un rayon de soleil et hop, elle aperçoit Josh de l’autre côté de la rue.

Dix ans ont passé, mais elle n’hésite pas une seule seconde à traverser la rue pour aller lui parler, lui courant limite après. C’est un peu dingue, mais au moins, il est heureux de la revoir – et il dit même qu’il la trouve sexy. Oh, on sent qu’il fait la conversation et que ça l’embête vraiment d’être en plein déménagement quand il tombe sur elle, mais ce n’est pas plus fou que ça comme ça.

Pourtant, de retour au travail, on propose donc à Rebecca d’être promue, de manière officielle cette fois… mais cette fois-ci, elle refuse très clairement la proposition, parce que le temps lui a dit qu’il était temps d’aller vers un autre temps. C’est une explication claire, ça, dis donc, et ça laisse sa boss dans l’incompréhension la plus totale.

En deux temps, trois mouvements, la voilà donc qui change de vie et déménage à West Covina, dans un numéro musical plein de bons gags, de figurants qui dansent et d’une héroïne qui s’aveugle sur les vraies raisons de son déménagement. Selon elle, c’est donc une coïncidence si Josh habite dans sa nouvelle ville. Bien sûr. La chanson fonctionne vraiment bien : elle est entêtante, pleine de petits moments marrants et la réalisation est assez dingue pour une série qui a pour ambition de revenir à l’écran chaque semaine avec ce genre de numéros (ça va jusqu’à utiliser une grue, eh, c’est marquant).

Une fois débarrassée de ses antidépresseurs et de sa mère, en lui raccrochant au nez, Rebecca est donc prête pour sa nouvelle vie. Pas moi : se débarrasser de ses médicaments comme ça, je ne sais pas, mais ça me paraît une mauvaise idée, surtout après un changement aussi radical. On verra bien, mais ça m’a d’autant plus posé problème qu’elle le fait juste avant d’envoyer un SMS à Josh… qui ne lui répond évidemment pas de la nuit.

L’avantage de la Californie, c’est qu’elle n’a aucun mal à retrouver du travail, puisqu’elle est une avocate de renom et que les meilleurs avocats sont de l’autre côté des États-Unis. J’ai tout de suite accroché à l’humour qui se dégage de son nouveau patron, appelons-le Chef du coup, et de l’ensemble de sa firme.

Son arrivée provoque rapidement l’incompréhension de Paula, qui cherche à comprendre ce qu’elle fait là et est hyper hypocrite, ce qui ajoutera tout ce qu’il faut de gags à l’ensemble, et de Mrs Hernandez, la directrice de la communication… parfaitement muette. La série est pleine de gags et d’ironie, mais qu’est-ce que j’ai foutu à passer à côté pendant tout ce temps ?

Non seulement, elle a un boulot directement en Californie, mais en plus, le Chef a besoin d’elle pour l’aider dans son divorce, ça tombe bien, quand même. Cela fera sûrement une sous-intrigue de la saison 1, et ça permet de dessiner un peu mieux la firme pour laquelle elle travaille.

La série porte bien son titre, quand même, parce que Rebecca est assez folle pour se rendre dans le même bar que Josh quand elle reçoit une notification lui indiquant dans quel bar elle est. Sur place, elle rencontre Greg, le barman, qui la renseigne sur Josh tout en ayant un sérieux crush sur elle, surtout qu’elle l’ignore complètement. Oh, Greg, tu vas vite devenir l’un de mes personnages préférés si tu continues comme ça.

En bref, Rebecca se retrouve donc invitée à la même soirée que Josh et, de retour au travail, elle déchire tout et énerve encore plus Paula parce qu’elle est incapable de deviner la raison de sa présence et que Rebecca ne lui dit pas la vérité. Paula s’amuse donc à fouiller dans son bureau alors que Rebecca se prépare pour sa soirée avec une nouvelle chanson bien délirante et toute en ironie sur ses préparatifs pas sexy du tout, alors que la chanson, elle, l’est. Bon, ils enchaînent aussi dans les clichés, mais ça fonctionne vraiment bien (et ça prépare le terrain à un gag final qui m’aura fait sourire, aussi).

Et puis, ça permet d’arriver rapidement à la soirée où Rebecca espère revoir Josh, mais est coincée avec le barman, qui commence à se douter qu’elle est un peu obsédée par Josh, quand même. Pour détourner son attention, elle se jette donc sur Greg, l’embrassant et le trimballant d’une pièce à l’autre – jusqu’à la chambre ! – dans l’espoir de retrouver Josh.

Greg n’est pas dupe et lui annonce alors que Josh n’est pas célibataire, ce qui finit par faire pleurer Rebecca qui assure pourtant ne pas être là pour lui et est prête à coucher avec Greg pour le prouver. Ce dernier renonce pourtant à l’idée de profiter de Rebecca – ce qui lui fait gagner encore plus de points à mes yeux – et décide de la raccompagner chez elle. Bon, en même temps, si elle était retombée si vite sur Greg, ça aurait plombé toute la série ; faut faire monter l’impatience.

En tout cas, la soirée devient encore plus dingue juste après ça, parce que Paula s’y trouve elle aussi – elle a bien stalké Rebecca en fouillant dans son ordinateur et elle veut lui faire reconnaître qu’elle est là pour Josh… ce que Rebecca refuse de dire aussi explicitement. Pourtant, elle a beau dire que ce n’est pas le cas, on sent bien que c’est le cas et que son explication ne tient pas la route.

Rebecca finit donc par comprendre qu’elle est totalement folle, et probablement stupide… mais elle est interrompue dans la panique qui l’envahit par Paula elle-même, lui assurant qu’elle ne peut pas dire que son amie est stupide. Si ce n’est pas mignon, ça ! L’amitié qui se lie ici est clairement sympathique et nécessaire pour le personnage qui sort donc de sa solitude – mais pas de sa folie. J’ai un peu un problème avec Paula d’ailleurs, parce que si elle est attachante, je ne pense pas qu’encourager Rebecca dans sa folie soit vraiment un bon plan. Le titre que j’avais toujours vu comme ironique commence à me questionner.

L’épisode se termine en revanche à merveille avec Rebecca recevant un SMS de Josh, enfin, qui lui propose « un dîner 😊 ». Ah, les relations amoureuses, c’est d’un compliqué. Un message suffit à la faire rougir et à se faire un million de films… alors que, bon, rationnellement, ce n’est jamais qu’un smiley et ça ne veut rien dire.

Quoiqu’il en soit, c’est vrai que c’est suffisant pour donner envie de revenir voir la suite !

> Saison 1

One Day At A Time (S01)

Synopsis : Une mère célibataire d’origine cubaine élève sa fille adolescente et son fils pré-adolescent avec « l’aide » de sa mère, plus old-school.

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Pour commencer, cette série, je n’en entends que du bien depuis qu’elle est arrivée discrètement sur Netflix et que des amis ont commencé à la regarder. Je mets ça au masculin, mais tout le monde sait que par ces mots, je désigne surtout Gaëlle et Poluss. Par conséquent, il n’était plus question pour moi de trainailler à la voir, et je fais de 2020 une année qui sera marquée hebdomadairement par la série.

Ben oui, il y a cinquante-deux épisodes prévus dans la série d’ici 2021, ça me fait pile de quoi en voir un par semaine… On verra si c’est le rythme que j’arrive à tenir (peu probable) ou si je m’engouffre tout à un moment. En tout cas, pour commencer, je vais tenter de m’y tenir. Tout étant disponible sur Netflix qui aime enchaîner les épisodes, on verra bien comment ça se termine.

En attendant, la plateforme me l’imposait peu cette série, parce que l’algorithme me dit qu’elle ne correspond qu’à 72% à mes goûts. C’est loin du pourcentage suggéré par ce qu’en disent les amies ; on verra vite qui est dans le vrai !

S01E01 – La Quinceañera – 20/20
En un épisode, la série parvient à instaurer les personnages et leurs dynamiques, nous faisant passer du rire aux larmes, parfois des larmes au rire. OK, c’est bon, un épisode suffit à comprendre le succès de cette comédie qui est effectivement excellente dans ce qu’elle apporte, à la fois du côté des sujets qu’elle traite, suffisamment originaux (l’intégration culturelle, la working class, la dépression) pour rendre bien plus touchants ceux que l’on a déjà vu et revu (l’adolescence, les relations familiales), et dans ses gags ou répliques percutantes. Un par semaine ? Ce n’est pas forcément gagné !

One Day at a Time – S01E01

Épisode 1 – La Quinceañera – 20/20
En un épisode, la série parvient à instaurer les personnages et leurs dynamiques, nous faisant passer du rire aux larmes, parfois des larmes au rire. OK, c’est bon, un épisode suffit à comprendre le succès de cette comédie qui est effectivement excellente dans ce qu’elle apporte, à la fois du côté des sujets qu’elle traite, suffisamment originaux (l’intégration culturelle, la working class, la dépression) pour rendre bien plus touchants ceux que l’on a déjà vu et revu (l’adolescence, les relations familiales), et dans ses gags ou répliques percutantes. Un par semaine ? Ce n’est pas forcément gagné !

> Saison 1


Spoilers

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Your daughter does not want to have a quinces.

Oula, mais c’est que je suis totalement rouillé dans les critiques ! Je me suis fait déborder par le rythme de cette comédie tellement j’étais en train de suivre ce qu’il se passe, c’est malin. Bon, rapidement, les premières impressions : le générique est vraiment sympathique, je sens que ça m’aidera à accrocher à la série au fil des semaines ; contrairement aux rires et autres réactions entendues pendant toute la série. J’ai toujours un peu de mal avec ça, mais j’ai tenu devant plein de séries qui l’avaient, alors pas de raison.

Les personnages ? Difficile de se faire une idée pendant la première scène, puisqu’on ne découvre que l’héroïne, Pénélope, qui réussit à être bien marrante avec son patient lourd qui la drague, mais qui n’est pas encore super drôle. Eh, sur une vraie chaîne, ça aurait plombé l’audience, mais comme on est sur Netflix, ce n’est pas bien crave, tout le monde a forcément continué !

En plus, dès la deuxième scène, c’est tout de suite beaucoup mieux puisqu’on se retrouve dans la maison familiale, et que les interactions familiales sont déjà excellentes. L’infirmière qu’on vient donc de rencontrer vit donc avec son fils plus intéressé par son ordinateur, sa fille adolescente et sa mère ; la abuelita qui a tout ce qu’il faut pour devenir immédiatement un personnage qu’on adore – à savoir un franc-parler et un espagnol qui me fait bien plaisir, parce que j’arrive à la comprendre, contrairement à sa petite-fille, Elena.

Cette dernière n’est donc pas très douée du tout en espagnol, contrairement à Alex, son frère qui a marqué plein de points dans l’humour de petit frère insupportable au sein de cette scène, entre ça et son inquiétude d’être dans une famille de pauvre.

Il faut dire qu’il y a de quoi s’inquiéter : sa mère refuse de lui acheter cinq paires de basket et achète de la nourriture quasi périmée. Toute l’intrigue d’Alex tourne autour de ces paires de baskets et il s’impose rapidement comme un petit génie de l’humour et des solutions foireuses avec l’achat de plein de baskets qu’il compte retourner. C’est « presque » du vol. Il m’a bien fait rire, jusqu’à ce qu’il aille trop loin en parlant de son père qui donne pourtant plein d’argent à sa mère.

Bim, la scène d’introduction prend alors tout son sens : Penelope est une mère célibataire dont le mari est retourné en Afghanistan alors qu’il n’y est plus soldat. Et si on se marrait vraiment bien dans le début de l’épisode, c’est tout de suite beaucoup plus triste quand elle doit recadrer son fils sur le sujet, puis qu’elle enchaîne immédiatement avec sa fille, Elena, qui a foiré volontairement un contrôle pour se faire entendre.

Oui, car l’intrigue principale de l’épisode, c’est en fait que l’anniversaire de ses quinze ans pose un problème à Elena, parce que la famille est cubaine et qu’il y a une tradition cubaine qui consiste justement à faire une grande fête aux quinze ans des jeunes filles qui deviennent alors femmes. Tout cela permet d’excellentes blagues (“ironically it happened on first period”), mais aussi une approche toute originale de l’intégration culturelle, avec une grand-mère (et une mère) qui tiennent aux traditions et une ado bien plus moderne que ça.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette introduction qui donne bien le thème de la série et fait fonctionner à merveille l’ensemble de la famille. Ses enfants, qu’elle aime plus que tout (et ça se voit à l’écran), la rendent chèvre et on passe alors au lundi matin où notre héroïne retourne au travail et où l’on comprend pourquoi on lui conseille des anti-dépresseurs, quand même. Parce que oui, Pénélope est aussi pas loin d’une vraie dépression, au milieu de tout l’humour que nous balance la série – notamment dans la manière dont elle nous propose un chouette débat mère/fille avec des rôles inversés !

Pour l’aider dans l’éducation de ses enfants, Pénélope peut donc compter sur sa mère et sur les anti-dépresseurs, mais aussi sur son propriétaire omniprésent, Schneider, qui apporte sa touche d’humour lui aussi, à vouloir bien faire dans l’éducation des enfants, mais à surtout aimer pouvoir s’imposer régulièrement dans la famille (au cours de cet épisode, c’est parce que l’évier de cuisine est bouché). Cela n’empêche pas Pénélope d’avoir une scène hyper touchante où elle craque face à sa mère, avant de parvenir à résoudre tous ses problèmes. Une chose est sûre, après une demi-heure, ces personnages ont déjà trouvé le moyen de se faire une place dans nos cœurs et si tous les épisodes sont à ce niveau, ça va être une vraiment bonne découverte – mais je n’en doute plus, vu comme elle m’est conseillée !

> Saison 1