Ce que c’est que la St Patrick

Salut les sériephiles !

Article conceptuel aujourd’hui, je vous écris complétement dans le noir car je suis privé d’électricité depuis 4h, bienvenue en 2018. On nous a répondu que l’origine de la panne était inconnue, d’où l’absence de pas mal de critiques prévues hier : clairement, tout ceci n’arrange pas mon retard de visionnage. L’origine étant inconnue, on ne sait pas bien quand on récupérera le courant, donc si jamais je n’ai pas de courant demain matin, vous n’aurez pas d’article dimanche, sachez-le ! C’est aussi la raison pour laquelle j’économise un peu mes données mobiles et vous propose un article sans gif (j’avais pourtant plein d’idée pour illustrer tout ça !).

Bon, peu importe tout ça, mon article du jour est là pour vous parler de la St Patrick, parce que nous sommes le 17 mars et que les irlandais sont en train de se péter la rétine pour s’habiller en vert. Et comme ça fait partie du Bingo Séries, je peux difficilement passer à côté quand même.

Alors c’est quoi exactement la St Patrick ? C’est une fête catholique célébrant St Patrick, merci cap’tain obvious. Obvious ? Pas tant que ça, parce qu’avec le festival qui met surtout en avant la culture irlandaise, nous avons tout de même tendance à oublier qu’il s’agissait aussi d’une fête catholique à l’origine. Patrick, avant d’être saint, était un anglais qui s’est fait enlever par des brigands au 4e siècle. Ceux-ci l’ont embarqué pour l’Irlande, où il est resté pendant six ans en tant que berger.

Il a ensuite fait un rêve (oui, oui, comme Martin) dans lequel il a trouvé la solution pour s’évader, a marché pendant des kilomètres pour rejoindre la cote et a trouvé le moyen de retourner en Angleterre. Bref, le type il mérite sa série à lui tout seul, c’est un sacré warrior qui nous met tous K.O.

De retour en Angleterre, dans sa famille chrétienne (alors qu’en Irlande, il était tout seul à pratiquer), il décide devenir prêtre. Quinze ans d’étude plus tard, il embarque de nouveau pour l’Irlande où il a pour mission de s’occuper des catholiques, et de convertir tout un tas de gens.

La légende en fait aussi une sorte de super-héros débarrassant l’île de ses serpents et on sait qu’il est celui qui a inventé la croix celtique en combinant la croix catholique avec le soleil, symbole de puissance pour le peuple irlandais.

Bref, il est une sacrée figure pour l’Irlande et un véritable saint, et c’est lui que l’on célèbre à la St Patrick, logique. C’est aussi à lui qu’on doit le symbole du trèfle : il s’est servi d’un trèfle à trois feuilles pour expliquer la Trinité divine (le père, le fils et le St Esprit) aux irlandais qu’il convertissait.

Alors maintenant, il doit vous rester plein de questions sur les leprechauns, mais ils n’ont rien à voir avec Patrick en fait (et d’ailleurs, Patrick ne s’appelait pas Patrick, mais Padraig). Les leprechauns sont donc des petits êtres du folklore irlandais, qui cachent leurs pots d’or aux extrémités des arcs-en-ciel et qu’il faut attraper pour qu’ils te donnent leur petit chaudron d’or.

Aujourd’hui, la St Patrick sert à célébrer toute la culture irlandaise, y compris ceux-ci, parce que le gouvernement a vu le moyen de rayonner. À l’origine, la fête est donc réservée aux irlandais et aux immigrés irlandais, qui pour se reconnaître s’habillent avec du vert. Et puis avec le temps, la fête a contaminé tout le monde, surtout que c’est l’occasion de boire de bonnes bières, alors forcément, personne n’est contre.

Et dans les séries ? C’est surtout la tradition de s’habiller en vert et de boire des bières qui revient parfois dans les séries ; et personne n’aura oublié le costume impeccable de Barney pour l’occasion. Forcément, il y a pas mal de descendants d’irlandais aussi dans les séries, donc la St Patrick est parfois l’occasion pour les scénaristes de proposer un épisode spécial sympathique.

Voilà, voilà, je vous laisse aller préparer vos fish and chips et vos bières (bon, commencez pas trop tôt non plus, il est 9h30 et il faut voir à ne pas oublier modération !), bon week-end à vous tous et moi… eh bien je vais aller me réchauffer les mains à la cheminée et espérer que l’électricité revienne parce que je veux voir Grey’s Anatomy et Scandal !

Ce que c’est que la syndication (le cap des 100 épisodes)

Salut les sériephiles !

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100 épisodes avec 1% de la série, ça claque en syndication !

Si vous me suivez sur Twitter (ou si vous avez lu mon article de lundi), vous n’avez pas pu passer à côté du fait que, ça y est, Agents of S.H.I.E.L.D a passé le cap symbolique des 100 épisodes. Pourquoi est-ce symbolique ? Au-delà du nombre rond, c’est parce que ça permet la syndication, du coup, j’avais prévu depuis quelques mois de vous faire un article sur celle-ci le jour de la diffusion du 100e AoS, mais la vie – et le concours – en ont décidé autrement.

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Comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, c’est aujourd’hui que je m’y colle !

C’est quoi au juste la syndication ? Aux États-Unis, il s’agit d’une licence, qui existe à la fois pour la télévision et pour la radio, qui permet de diffuser des programmes sur plusieurs chaînes de télévision (ou stations de radio) sans passer par une diffusion sur un grand network. Autrement dit, c’est ce qui permet à des plus petites chaînes de diffuser des rediffusions de séries sans avoir à attendre que ça passe par la grande chaîne en premier. Pour comparer à la France, c’est comme si NT1 ne pouvait que rediffuser ce qui a déjà été diffusé récemment sur TF1…

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(quoi ? Comment ça NT1 n’existe plus et ça s’appelle TFX ? Je suis vieux, OK, c’est bon, je ne vais pas suivre tous les changements de nom toute ma vie alors que je ne regarde pas la télé et que la chaîne ne change pas de contenu !)

En gros, il y a travers les USA tout un tas de petites chaînes, qui produisaient avant du contenu indépendant et original à moindre coût, qui se sont mis à diffuser les programmes des grands networks pour combler les 24h de leur chaîne grâce à des contrats, qu’on appelle syndication.

Il existe plusieurs types de syndication :

  • Certaines séries sont conçues pour atteindre la syndication au plus vite et sans passer par un grand network (c’est généralement le cas des sitcoms) : ces programmes passent directement sur les petites chaînes plutôt qu’à un horaire fixe sur un grand network (les plus connues sont peut-être Xena ou Alerte à Malibu après son annulation par NBC). Avec l’apparition des chaînes câblées, ce type de diffusion a eu tendance à disparaître, surtout pour les séries TV ;
  • les « off-network syndication » : cela se produit quand une série est d’abord diffusée sur un network (comme Agents of S.H.I.E.L.D donc) avant d’être refilée à une petite chaîne qui paye pour la diffuser et entend bien la diffuser pendant longtemps sur sa chaîne (il arrive aujourd’hui, plus rarement, que ce type de syndication soit aussi adopté par de plus petites chaînes produisant une série au succès digne des grands networks) ;
  • le « Public Broadcasting Syndication » : il s’agit de la diffusion de programmes venus de la chaîne PBS ou de chaînes indépendantes,  mais ça reprend le même système.
  • la syndication à l’internationale, qui permet aux chaînes françaises (ou à Netflix) de diffuser des séries, moyennant finances.
  • et enfin, les rerun qui sont la rediffusion sur le network d’origine (que l’on voit généralement se produire pendant les pauses : oui, quand nous on se plaint de ne pas avoir nos séries, les américains doivent se bouffer une rediffusion d’un épisode qu’ils ont déjà vu peu de temps avant).

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Dans tous les cas, qui dit syndication dit revente des droits de diffusion, permettant à certaines (très) vieilles séries d’être encore rentables aujourd’hui (coucou Seinfield) et à d’autres d’être financées avant même leur production (c’est plus rare, mais ça arrive).

Quelle origine ? Il faut remonter au début de la télévision, quand il n’y avait pas encore assez de programmes pour occuper les 24h de la journée, ni toutes les soirées de la semaine. Le principe de la syndication a vu le jour, et la barre des 100 épisodes a été fixée comme bien pratique : elle permet de diffuser la série pendant 20 semaines (donc la moitié de l’année) chaque jour et sans interruption. Du coup, ça occupe bien le programme et ce n’est pas les chaînes françaises qui diront le contraire : Charmed, Buffy, Un dos tres, Grey’s Anatomy, Desperate Housewives… nombreuses sont les séries à être diffusées ainsi !

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Noooon, je n’ai jamais regardé cette série.

Et aujourd’hui ? Contrairement à ce que suggère mon introduction, j’ai découvert en préparant mon article que le 100e épisode n’est plus si significatif que cela pour la syndication ! En fait, bien souvent, les séries sont rentables en syndication dès leur 88e épisode, donc généralement pendant la saison 4. Cela ne fait que quelques années que la limite a été baissée, mais ça en dit long sur la surproduction de séries ces dernières années. Il est plus dur d’atteindre le 100e épisode à une ère où les séries vont et viennent, mais il est aussi moins nécessaire d’avoir des rediffusions occupant 20 semaines d’affilée, parce qu’il y a d’autres séries pour les remplacer désormais ! Bref, le combat de l’audience est de plus en plus difficile et sanglant.

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Oh, et à l’inverse, si une série finit par être trop longue, elle peut aussi être annulée car elle devient moins intéressante pour la syndication… De toute manière la syndication a tendance à disparaître avec l’avènement de la VOD et des nouveaux moyens de (re)diffusion.

Quelques exemples de syndication notables. La syndication a souvent un rôle à jouer sur le renouvellement ou non d’une série. Bien souvent, une série est renouvelée pour être sûre d’atteindre le nombre d’épisodes nécessaires à sa syndication, afin qu’elle puisse continuer à rapporter de l’argent même après son annulation. Dès les débuts de la pratique de la syndication, on a ainsi vu des séries être ressuscitées pour obtenir le bon nombre d’épisodes.

De manière marquante ces dernières années, Fringe a ainsi obtenu sa saison 5 raccourcie qui lui permet d’atteindre pile poil le centième épisode, même s’il a fallu produire à perte cette saison-là, c’est-à-dire que la Fox perdait de l’argent juste pour permettre à la série de se conclure.

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Le renouvellement d’Agents of S.H.I.E.L.D, étrange vu les audiences, suit peut-être cette même logique, mais avec une saison complète (ouf). Parfois, ce n’est toutefois pas suffisant pour convaincre les chaînes : tout le monde pensait que 8 Simple Rules (Touche pas à mes filles !) aurait droit à sa quatrième saison lui permettant d’atteindre la barre des cent épisodes… mais ABC a préféré annuler la série, pensant que de toute manière la série ne fonctionnerait pas en syndication avec la mort de son acteur principal en milieu de série. C’est sûr que c’était un coup dur pour la série… mais finalement, elle aura tout de même eu le droit à la syndication, puisque Disney l’a racheté spécifiquement pour ce type de rediffusion !

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Comme quoi, à Hollywood, rien n’est jamais tout à fait gravé dans le marbre !

Stargate Origins – S01E06-10

Spoilers

Ci-dessous ma critique des épisodes 6 à 10 de Stargate Origins.

06.jpgÉpisode 6 – 15/20
The only reason you think magic is dangerous is because you don’t have it anymore.

C’était histoire de gonfler un peu les stats de la semaine dernière du côté du nombre d’épisodes vus que je me suis dit que Stargate Origins serait parfaite, alors j’ai commencé cet épisode hier, puis je me suis fait interrompre en plein milieu. Sur des épisodes de dix minutes, faut le faire ! Quoiqu’il en soit, il est temps pour moi d’achever cette courte saison et de voir où ils souhaitent aller avec ça.

On reprend sur le groupe de nazis montrant la vidéo et l’existence des nazis à leurs nouveaux amis d’une autre planète. La bonne nouvelle, c’est que les habitants d’Abidos ont besoin de nouveaux alliés, donc ils acceptent d’être plutôt sympathiques avec eux quand ils découvrent les images vidéos.

En plus, la reine comprend le fonctionnement d’une arme à feu, et ça la fait rire, probablement parce qu’elle se sent puissante. En fin d’épisode, elle parvient à négocier de nouveaux esclaves terriens grâce à l’aide du professeur, qui refuse de traduire dix secondes pour le principe. C’est tout de même problématique, même si c’était rigolo de voir les nazis comparés à des esclaves obéissants.

Pendant ce temps, sous leur tente, James et Catherine s’engueulent et se reprochent l’un l’autre ce qui est arrivé à Wasif, qui se repose et se réveille nu, et flippé par sa nudité attention. Finalement, on lui donne des vêtements et il révèle qu’il parle l’ancien égyptien, ou en tout cas suffisamment pour le comprendre et proposer des bribes de traduction. Si j’ai bien aimé le voir reprocher à Catherine l’impossibilité de l’interrompre, je trouve ça un peu gros que quand il s’écriait « danger ! », il ne l’ait pas traduit ; mais bon. Voilà le trio parti pour des négociations avec leurs hôtes qui veulent les retenir prisonniers.

Cela ne dure pas bien longtemps : le collier de Catherine, celui récupéré enfant dans le pilot, est en fait le signe de Ra, donc les geôliers s’agenouillent et s’excusent immédiatement devant elle. C’était clairement un épisode de transition qui, par conséquent, n’apporte pas grand-chose. Au moins, l’humour prend toujours.

07.jpgÉpisode 7 – 16/20
Naquahda, naquahda !

Naquahda, naquahda, voilà les Daltons ! Les nazis se mettent à faire du troc : des hommes contre du Naquahda, une matière capable de rendre jeune et éternel, et de tuer n’importe quel ennemi facilement. Cela aide bien forcément, le nazi se fait tout un film sur son futur reich et je crois bien qu’il veut devenir führer à la place du führer. Allez comprendre pourquoi, l’allemand continue de parler anglais tout du long, avec son accent pourri, même dans les clips de propagande.

Pendant ce temps, Catherine et ses amis se font un festin, Wasif devenant pote avec Motawk, qui l’a pourtant poignardé, et Catherine comprenant soudain, en se droguant, toute la logique de la série : le carnet trouvé par le nazi contient des symboles qu’elle n’a jamais vus parce qu’ils ne viennent pas de la Terre, mais de celle sur laquelle elle se trouve actuellement.

Elle comprend donc et l’ancien Egyptien de mieux en mieux, et le plan des nazis de devenir éternels et de prendre le pouvoir suprême sur Terre. Cela ne l’empêche pas de se détendre pour la soirée, dans les bras d’un James dégoulinant de sueur avec qui elle passerait bien beaucoup de bon temps dans la tente de leur guide. La drogue aide bien à détendre l’atmosphère pour tout le monde et la réalisation nous montre les personnages partir en vrille, ça me rend curieux de voir l’épisode suivant.

Une fois de plus, un épisode qui fait figure de transition, en développant les personnages et les relations entre eux plutôt que l’intrigue. C’est franchement étonnant sur une saison de dix épisodes aussi courts, mais bon. Les scènes post-génériques sont beaucoup trop drôles en tout cas.

08.jpgÉpisode 8 – 16/20
You have no good side.

Le lendemain, James et Catherine se réveillent au son d’un gong annonçant l’arrivée d’Aset dans le village. Le problème est qu’Aset est évidemment la reine qui s’est alliée avec les nazis, et qu’ils débarquent eux aussi. James les aperçoit à temps pour empêcher Catherine de vouloir sauver son père et, heureusement, le village comprend à temps que le nazi est l’homme horrible et méchant dont elle leur a parlé.

Ce dernier veut savoir jusqu’où sont prêts à aller les hommes d’Aset pour elle, et ainsi, il organise un combat entre un garde du village et Stefan, l’autre nazi qui ne sert pas à grand-chose et se fait bien sûr maîtriser assez vite par le non-terrien. On notera qu’il se bat pourtant bien et avec pas mal d’honneur, mais que dans les derniers instants, il a besoin de son boss pour gagner le combat. Celui-ci tue sans scrupule le garde qui prouvait sa bonne foi religieuse, et tout le village est dépité par la tournure des événements, mais tenu en respect par Aset. En tout cas, les nouveaux alliés du trio, Motawk et Kasuf, doivent être heureux de ne pas s’être portés volontaires comme il le voulait initialement, empêchés respectivement d’y aller par Wasif pour Motawk et par le couple pour Kasuf…

Ensuite ? Oh, rien de bien méchant : le nazi tue Stefan de sang-froid sous les yeux d’une Eva dépitée et forcée de le filmer. Eh oui, le voilà qui part en vrille dans sa soif de pouvoir notre bon vieux nazi. On se croirait dans la réalité dis-donc. Aset refuse de ramener à la vie le garde avec la baguette d’Horus, qu’elle brise au passage, parce que le garde est mort avec honneur.

C’est ainsi tout le village qui se tourne vers le trio pour se débarrasser des nazis. Evidemment. Nous voilà donc en route vers une fin de saison qui a pour but de tuer les nazis, comme dans n’importe quelle bonne production américaine. Ce n’était pas mauvais côté scénario, mais alors le jeu de la scène finale laissait vraiment beaucoup à désirer et était plus comique que dramatique. Dommage. Cela gâche un peu l’épisode qui était autrement vraiment cool dans son scénario, même si un peu prévisible.

09.jpgÉpisode 9 – 17/20
She knows. Do not be a hero Catherine.

Le trio part en mission anti-nazi avec Motawk et Kasuf, ce dernier refusant initialement de lire les coordonnées que lui montre Catherine, avant de lui expliquer qu’il les a déjà vus dans une cave près des mines. On développe un peu nos connaissances géographiques, donc, alors que le groupe se sépare : Catherine et Kasuf se rendent à la cave, alors que les trois autres vont faire diversion pour sauver le professeur.

Kasuf explique le concept de Naquadah, sous la ville de Nagada (c’est recherché tout ça) alors qu’elle tente de lui faire un cours de théologie et de droit de l’homme. Bon courage. Si elle récupère la séquence qui lui permet de rentrer sur Terre, Catherine décide finalement de profaner le temple sacré et détruit les dernières coordonnées, pour être certaine que le nazi ne s’en ira jamais de cette planète, car son plan est bien sûr de sauver son père mais de laisser le nazi rôtir dans cette galaxie lointaine.

Pendant ce temps, Motawk et Wasif sont assez clairement en couple, avec un Motawk qui ne lâche plus la main de Wasif, ce qui est assez marrant. Je ne suis pas spécialement surpris, parce que ça fait quelques épisodes que c’est suggéré, mais ça change dans Stargate qui a toujours été assez conservatrice dans mon idée. C’est plutôt positif, j’imagine.

Ils ont pour plan avec James, complétement à côté de la plaque, de s’emparer du Naquadah et se rendent en secret dans la pyramide d’Aset – après tout, Kasuf est toujours censé y faire le ménage, j’imagine. Catherine et Kasuf les rejoignent justement et comprennent qu’ils doivent immédiatement mettre à exécution leur plan.

Du côté des nazis, Eva commence à se rebeller contre Wilhelm Brucke alors que le père de Catherine apprend que sa fille est sur la planète et proche des « caves ». Cela lui donne le courage nécessaire pour trahir enfin le nazi et se battre contre lui. Et au moment où Brucke, notre nazi donc, s’apprête à le tuer, Ra se dit qu’il est temps de rendre visite à Abidos. Eh bien, voilà qui est définitivement plein de surprises !

Comme on a perdu un peu de temps dans les épisodes 6 et 7, la série se précipite vers sa fin de saison, mais ça fonctionne plutôt bien dans ces treize minutes qui ont le temps de mettre en place plusieurs intrigues en parallèle, de la romance et de l’action.

10.jpgÉpisode 10 – 20/20
When you least expect it.

La série n’a plus de temps à perdre, avec 13 minutes pour tout conclure. Du coup, on nous offre le baiser Motawk/Wasif à l’arrache, histoire de conclure cette storyline, avant d’envoyer Catherine s’opposer à Brucke et le toucher non pas d’un, mais de deux coups de feu qui ne font que le blesser. Son père réussit à convaincre Catherine de ne pas le tuer car il n’en vaut pas la peine, et sans surprise que Brucke sort un flingue de sa botte pour les tuer – l’idiot a oublié qu’Eva aussi a un pistolet et un fort désir de revanche. Elle s’émancipe donc du nazi et le tue, surtout que le nazi lui-même préférait soudainement son pouvoir à Hitler. C’est con.

Tout ça n’occupe que deux minutes de l’épisode : Eva se fait ensuite dégommer pour le principe alors qu’elle ne le méritait pas spécialement et Aset refuse de laisser partir Catherine et son père avec tous leurs souvenirs. Et voilà comment une pirouette leur permet de rétablir la mythologie : Aset les lobotomise, faisant tout oublier de la langue au père et donnant pour mission à Catherine d’assembler une équipe assez puissante pour détruire Ra…

C’est vraiment facile tout ça, mais c’est amusant de voir toute la base de la saga réécrite ainsi. On peut dire adieu à la saison 2 en revanche, même si je ne crois pas qu’elle était prévue. En fait, Aset est sacrément humaine : elle déteste Ra, a un héritier illégitime et laisse des terriens se promener sur sa planète sans prévenir pour autant le Dieu. Pas trop de surprise à voir celui-ci débarquer pour se venger, averti par Serqet, chargée à présent de tuer tous nos héros.

Cette saison ne se termine pas en happy end DU TOUT. Sur Terre, notre nazi préféré se fait dégommer par Serquet sans même le savoir, à cause d’un coup de son arme qui passe à travers la Porte des Étoiles. Motawk et Wasif sont capturés par Ra qui en fait des Goaulds sans le moindre scrupule, sans même comprendre que Wasif est un terrien, du coup. Ils ont bien fait de s’embrasser tant qu’ils le pouvaient encore. Un peu comme James et Catherine : James retrouve sa copine lobotomisée et se débrouille pour la faire revenir sur Terre, avant d’être exécuté par Serquet. Wow. C’est drôlement violent comme fin de saison (alors cela dit, on ne voit pas la blessure de James… manque de budget ou ouverture pour une suite improbable ??).

Ra déplace ensuite la Porte des Étoiles et détruit le temple d’Aset, alors que la tablette pour entrer les coordonnées est détruite par Serquet. De même, le village vers lequel Yasuf retournait se fait pulvériser. Le voilà qui doit désormais gouverner Nagada, une cité détruite.

Sur Terre, le professeur et Catherine reviennent et n’ont aucune idée de leur voyage. Catherine ne se souvient même plus de Wasif ou James, la Porte des Étoiles intéresse les nazis qui veulent la racheter, James et Wasif sont portés disparus et Catherine se retrouve avec du Naquahda en poche. Et c’est tout. Pour la suite, il faudra regarder le film et les séries Stargate.

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EN BREF – Cette saison commençait faiblement, mais m’a replongé dans l’univers Stargate à merveille, me donnant envie d’en revoir plus (bon, je n’ai pas le temps pour ça, mais franchement, c’est inattendu comme envie après tout ce temps !). En plus, je m’attendais à une websérie un peu bof bof, mais son écriture était dynamique et fun, et s’il y a bien quelques épisodes moins bons, l’ensemble tient quand même super bien la route.

La fin était bien plus noire que ce que j’attendais d’une websérie si drôle. La pirouette était obligatoire pour respecter la mythologie de la franchise, et je suis heureux de ce lavage de cerveau en règles, mais de là à buter tout le village, James, tous les allemands de la série, Aset et son bébé… C’était quelque peu radical.

J’adore quand ça finit mal cela dit, et là, je suis servi, d’où la jolie note finale pour conclure la saison en beauté !

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La série préférée de… Frankie (Doctor Who)

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Quand Jérôme m’a demandé de pallier son absence pendant son concours et de faire un article sur ma série préférée, j’avoue avoir pensé décliner l’honneur. Parce que c’est difficile d’écrire chez quelqu’un d’autre et surtout très difficile pour moi de dire quelle est ma série préférée. J’ai autant de séries préférées qu’il y a d’années ou de décennies 😀 et si je réduis à quelques-unes (Buffy/Angel, X-Files, Friends, Alias et j’en passe), cela en fait toujours quelques-unes de trop 😊 Mais il y a en quand même une que j’aime par-dessus tout et c’est Doctor Who.

Ceux qui lisent régulièrement mon blog savent que j’adore les histoires de voyages dans le temps, les mondes parallèles et la science-fiction en général. Et que Doctor Who est quand même LA pionnière en matière de séries sur les voyages dans le temps et que beaucoup y font référence (encore récemment dans un Legends of Tomorrow avec un Allons-y Alonzo savoureux).

02.jpgQu’est-ce que Doctor Who ? C’est une série lancée le 23 novembre 1963 (qui a donc mon âge, tout ça ne nous rajeunit pas…) et qui était à l’origine une série éducative destinée aux enfants. Un épisode sur 2 était historique. Chaque épisode comptait 4, voire 6 ou 7 parties. Il y a eu 26 saisons, 704 épisodes et 7 docteurs pendant la période dite « classique » de 1963 à 1989, un téléfilm en 1996 et enfin ZE reboot en 2005.

Doctor Who est un Time Lord de Gallifrey qui a volé un Tardis (le moyen de se déplacer dans l’espace et le temps) qui avait la forme d’une cabine téléphonique de police des années 60. À cause d’un disfonctionnement, ce Tardis a toujours gardé cette forme. Mais bien évidemment, il était plus grand à l’intérieur 😉 Au début, le docteur était un vieux grincheux qui est parti à l’aventure avec sa petite fille et des compagnons, Ian et Barbara. Au fil des saisons, la mythologie du Docteur s’est étoffée, les compagnons ont changé et le Docteur s’est régénéré, en partie parce que William Hartnell, l’acteur qui jouait le premier docteur, était malade et plutôt que d’annuler la série, ils ont pensé à cette solution.

1ère apparition du Tardis et du Docteur

J’ai connu Doctor Who avec, comme beaucoup, la version 2005. Et encore, je ne l’ai pas regardée tout de suite car en 2005, il n’y avait que les anglais à qui ça parlait. C’est en décembre 2007 et alors que la série avait diffusé sa saison 3 que je m’y suis mise et je n’ai pas vraiment accroché de suite avec Eccleston en Nine.

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1ère apparition de Nine

Je trouvais la série un peu trop kitsch à mon goût. Mais avec l’arrivée de Captain Jack et le double épisode sur la seconde guerre mondiale et le fameux « are you my mummy ? » (épisodes 9 et 10), j’ai vraiment commencé à accrocher et c’est surtout le passage à Ten avec David Tennant qui a fait de moi la fan que je suis et c’est sans doute la dernière série que j’ai vraiment binge watchée (il y avait eu Alias quelques années auparavant). Il faut dire que la saison 2 propose des épisodes magnifiques, notamment celui avec Madame de Pompadour et bien sûr le season finale qui fait encore pleurer dans les chaumières 10 ans après.

David Tennant dans le rôle de Ten

Depuis, je suis une inconditionnelle, ayant même fait partie de la team de subbing sur la saison 4 en tant que relectrice et sur Torchwood la série dérivée avec Captain Jack. On devait même retraduire les 2 premières saisons de DW mais la vie a fait qu’on a arrêté.

Être fan de Doctor Who, c’est devoir se résoudre à dire adieu régulièrement à son docteur préféré et à en adopter un autre et à voir partir les compagnons. Pour beaucoup cela a été difficile de passer de Ten à Eleven et de voir partir Rose ou Donna (mais pas Martha Jones, bizarrement 😉) mais cela a été pour nous donner d’autres merveilleux épisodes et surtout des compagnons fabuleux, les Ponds (Amy Pond et Rory Williams), mes compagnons préférés et toute l’histoire avec River Song…

Puis, il y a eu Clara à laquelle je me suis aussi attachée. Et il y a eu Twelve, le nouveau Docteur, que j’ai mis une bonne saison à apprécier et dernièrement Bill Potts, la dernière compagne en date, très rafraichissante…

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Twelve et Bill

En 2013, la série a fêté ses 50 ans et moi aussi par la même occasion et je suis allée avec une amie blogueuse, Heclea, à la Convention des 50 ans. Pour ne pas être trop larguée, j’avais commencé à regarder la série classique quelques mois auparavant. Ce fut un week-end vraiment super où j’ai assisté à des conférences avec non seulement Matt Smith, Steven Moffat et Jenna Coleman mais aussi le 4e docteur, Tom Baker, toujours aussi enthousiaste. J’ai regardé l’épisode spécial en direct à la télé anglaise puis plusieurs fois ensuite et je garde vraiment un excellent souvenir de ce 50e anniversaire du Docteur.

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Depuis, j’ai arrêté la série classique pendant 2 ans, je m’y suis remise il y a quelques mois mais il faut vraiment être fan avec des épisodes bien souvent reconstruits avec juste des images et les dialogues. Mais j’aime beaucoup.

Quant à la série actuelle, elle est à un nouveau tournant. Dans quelques mois, nous verrons un nouveau Docteur, ou plutôt une nouvelle Docteure ! Car après 5 décennies de suprématie masculine c’est une femme, Jodie Whittaker, qui va reprendre le rôle, avec des nouveaux compagnons et un nouveau Showrunner, après Russel T. Davies et l’emblématique et souvent décrié Steven Moffat. Et je ne sais pas pour vous mais j’ai vraiment hâte de découvrir tout cela, notamment après ce qu’on aperçu à l’épisode de noël…

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Merci à Shipou pour cette tribune, j’espère vous avoir donné envie de voir la série ! 😊


Cela aurait été dommage de décliner l’invitation, Frankie, parce que cet article était hyper complet et faisait (re)découvrir plein de choses ! Merci beaucoup 🙂 Vous pouvez retrouver Frankie sur son blog qui parle de toutes ses escapades culturelles (je n’invente rien, c’est le titre de son blog, que je trouve très chouette. Le titre. Enfin, le blog aussi, hein).