Imaginary Mary (S01)

Ci-dessous, mon article sur les huit neuf épisodes de cette série, semaine après semaine.

Avis : Oui, je sais. Encore une nouvelle série. Je sais que je n’ai pas fini certaines saisons en cours, que je n’ai pas non pris le temps d’entamer la saison 2 de Love ou les nouveautés Netflix que je me garde pour le #WESéries à 19h, mais voilà, j’ai envie de tester Imaginary Mary.

Je n’ai absolument aucune raison de le faire, aucun nom qui ne m’a attiré l’œil dans le casting ou la production. Cela dit, je trouve le concept de l’amie imaginaire intéressant et potentiellement créateur de bons gags pour la suite. Du coup, je me lance et on verra bien.

Le premier épisode me laisse un peu sceptique, oscillant entre un bon humour et des moments gênants tant cela tente d’être drôle sans toujours y parvenir.

Attention, spoilers.

Note moyenne de la saison : 14,5/20

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 13/20
That will never be me.

Cette série commence bien avec du Katy Perry et une voix off omniprésente mais efficace pour nous introduire le personnage d’Alice. Cette petite fille que l’on voit bien vite grandir au divorce de ses parents s’invente une amie imaginaire : Mary.

Et Mary a beaucoup à faire une fois Alice adulte : cette dernière rencontre Ben, un mari divorcé père de trois enfants et craque totalement pour lui. Quelques mois plus tard, elle se retrouve à accepter de rencontrer les dits enfants, Andy, un ado mal dans sa peau, Dora, sa sœur un peu trop bien dans la sienne, et Bunny, la petite dernière. Le stress lui fait revoir son amie d’enfance, qui à partir de là lui donne le conseil de fuir et devient cette petite voix dans sa tête qui lui donne tous les pires conseils et répliques imaginables – c’est-à-dire tout ce qui lui viendrait le plus naturellement mais qu’elle ne peut pas dire.

Le reste du pilot se concentre sur la rencontre avec les enfants, qui se passe évidemment mal, et sur ses difficultés à assumer ce nouveau rôle de mère de substitution. Bon, c’est loin d’être révolutionnaire et hyper drôle pour le moment. L’amie imaginaire est sympa, mais un certain nombre de moments essaient trop d’être drôles pour l’être vraiment, devenant ainsi un peu gênant à regarder (principalement tous les moments où Alice et Mary sont bourrées). Le personnage de Mary est un dessin plutôt marrant et je sens bien que le concept pourrait apporter quelque chose, mais il va falloir du boulot pour vraiment me convaincre.

Il y a bien des blagues qui fonctionnent (la dance mom), le problème est qu’elles étaient toutes dans la bande-annonce, comme toujours. Il est du coup dur de savoir si le rythme y est ou non, comme bien souvent dans les pilots de comédie.

Le reste du casting est bon sans être excellent, l’alchimie entre le couple principal est tout ce qu’il y a de plus banale. Les enfants sont susceptibles d’apporter un bon humour néanmoins, mais ils ont besoin d’être encore approfondis pour que cela se confirme ou non. La conclusion constitue une famille dysfonctionnelle un peu rapidement, mais c’est le rôle d’un pilot de nous créer une situation qui pourra être exploitée pour le reste de la saison.

C’est pour l’instant sans plus, mais à regarder d’un œil distrait pour voir comment ça évoluera.

02.pngÉpisode 2 – The Mom Seal – 15/20
Kidnappers do it everyday! How hard can it be?

Bon, allez, ça fait fait deux semaines et je n’ai pas spécialement eu envie de continuer. J’ai un peu de temps ce soir, alors autant les regarder et me faire une opinion plus précise sur la série.

Cela reprend mal je dois dire, avec Ben qui n’arrive pas à gérer ses enfants et demande à Alice de s’occuper de sa fille. Celle-ci accepte contre l’avis de Mary et se retrouve à demander de l’aide à ses collègues pour savoir quoi faire. Mouais, ça enchaîne les clichés, mais il y a quelques répliques drôles.

J’ai un gros problème malgré tout avec Mary : sa voix finit par me saouler tellement elle crie trop. C’est un problème de taille, je sais. En plus, Mary a tendance à disparaître de certaines scènes sans vraie explication… mais bon, c’est le principe des budgets limités.

Du côté des ados, Andy refuse de passer le permis et Ben se dispute avec lui pour qu’il le passe. Il finit par lui donner des leçons. Là encore, il y a des répliques percutantes, mais l’ensemble continue de me laisser perplexe. L’intrigue n’est pas géniale, mais les répliques le sont. C’est un bon début.

Je tiens à dire aussi que j’adore l’idée de la glace au micro-ondes et que la relation entre Andy et Alice est une bonne réussite de la série pour le moment. Dans tout ça, je suis totalement mitigé, parce que je ris plus que devant d’autres séries au même stade, mais simplement par moments. C’est genre beaucoup d’ennui et une bonne blague qui remonte carrément le niveau, quoi. THIS GIRL IS ON FIRE.

03.pngÉpisode 3 – The Parent-y Trap – 17/20
You’re being super parent-y.

Je continue d’être perplexe, mais j’enchaîne avec le 3. Un de mes problèmes reste que le jeu d’Alice n’est en fait pas si dingue, surtout quand elle parle à Mary. L’actrice n’avait clairement aucune idée d’à quoi ressemblerait son amie imaginaire…

L’intro est plutôt marrante avec le concert de flûte de Bunny et le reste de sa classe, et cela lance l’idée principale de l’épisode. En effet, Alice s’y moque de Ben qui pleure devant le talent de sa fille (qui est juste absolument une mauvaise joueuse de flûte). Du coup, le reste de l’épisode va s’attarder à transformer Alice en mère elle aussi.

Andy et sa sœur se disputent à propos de Grease. En effet, il veut auditionner pour un rôle dans la comédie musicale du lycée. Bien sûr, il est hyper mauvais acteur, parce que ce personnage est mauvais pour tout. Alice décide donc de l’aider… et il semblerait bien que les scénaristes choisissent une fois de plus de centrer leur épisode sur ces deux-là. C’est un peu embêtant quand les scénaristes se rendent compte que la meilleure alchimie de la série est Andy/Alice… mais au moins ça fonctionne à merveille.

Ben passe l’épisode à essayer de se mettre en travers de leur route, Dora (sa sœur) écrit une pièce anti-Grease (et donc pro-féministe) et Bunny est contaminée par Grease.

Sans grande surprise, Andy rate son audition, mais sa soeur lui donne son premier rôle sans la moindre hésitation. Et quand la pièce a enfin lieu dans le garage familial, Alice est en larmes à son tour. Du coup, elle est presque trop rapidement transformée en belle-mère. La série se piège un peu à aller si vite en besogne, mais c’est une bonne évolution pour l’instant.

C’était de loin le meilleur épisode pour le moment et je me sens pris au piège de cette série qui arrive à me faire rire alors que tout paraît… peu drôle, en fait. Comme c’est étrange. En plus, j’ai apprécié les trois enfants dans cet épisode (avec toujours une nette préférence pour Andy, puis Bunny, malgré tout), d’où la très bonne note.

C’est finalement Ben qui est le personnage le moins intéressant pour l’instant. C’est un peu con pour un personnage principal.

04Épisode 4 – Prom-Com – 18/20
You tried to trick me with the Andy Rule!

C’est un peu tôt dans la saison pour déjà nous parler de bal de promo, mais l’introduction de l’épisode est très réussie, de même que le reste. Je n’étais vraiment pas convaincu par les premiers épisodes, mais en fait, je suis bien forcé de reconnaître que ça me file le smile semaine après semaine. Oui, ce sourire débile des comédies.

Le problème ? Ce n’est clairement pas Mary qui me le file. Pire que tout, je considère de plus en plus qu’elle ne sert à rien. Elle n’est littéralement qu’un accessoire même plus si comique et un peu ennuyeux, qui surgit de temps à autres (et franchement dans cet épisode, à peine trois fois).

Bref, hormis Mary, et ça m’embête vraiment de le dire, j’ai adoré cet épisode. C’est frais, léger, pas prise de tête et marrant. Andy fait de la merde, comme toujours, mais finit par avoir son rencard pour le bal de promo avec Clara, l’asiatique de l’épisode précédent. Oh, je sais que c’est idiot, mais ça donne presque envie de les shipper tellement ils sont marrants ensemble. Bien sûr, c’est trop simple pour être réaliste, mais tant pis, ça m’a fait rire. Surtout le « Clara, do me ? ».

De son côté, Dora a également un prétendant, Gabe, qui passe l’épisode à chanter la même chanson pour l’inviter au bal. Un peu lourd, parfaitement américain, mais très réussi.

En parallèle de tout ça, on voit Alice gérer son rôle de belle-mère et permettre à Andy d’un peu lâcher prise sur ses gosses, une constante de plus en plus visible dans la série. C’est donc tout simplement des thèmes classiques traités de manière classique, mais ça fonctionne à merveille.

Le pire, c’est que ce n’est même pas forcément bien joué (Dora ne gère clairement pas la crise de larmes adolescentes sur la tristesse, mais vraiment sur la comédie). Je ne sais pas trop ce qui m’accroche tant dans cette série, mais ça m’accroche, alors je ne vais pas mentir ! C’est peut-être la musique, parce que chaque semaine voit l’utilisation d’une excellente soundtrack.

Et la dernière scène m’a fait énormément rire, avec les danses du casting au bal. Difficile d’en attendre plus d’une comédie de cette envergure. Cela me fait un peu penser à ce que je ressens devant un épisode de Life in Pieces, sauf que ça a surgit beaucoup plus tôt avec Imaginary Mary.

05Épisode 5 – In a World Where Worlds Collide – 12/20
Don’t try to talk me out of it

Bon, je confirme que l’humour apporté par Mary ne fonctionne pas sur moi, sa relation avec Alice étant juste bizarre. Je veux dire, c’est juste une actrice jouant avec un aspirateur quoi. Du coup, quand dans cet épisode elle demande ce qu’elle fait, j’ai juste envie de répondre que je ne sais pas, en le criant à ma TV. Enfin bon…

Andy s’ennuie depuis le départ de son meilleur ami, Jeff, dont on n’a jamais entendu parler auparavant (je crois). Passionnant. L’épisode ne passe pas assez de temps avec les enfants, ce qui explique qu’il est sacrément moins drôle. Bunny passe sa vie en-dehors de la maison chez ses amies et Dora n’ose pas demander à son frère de l’accompagner, catastrophée de ce qui risquerait d’arriver.

Elle finit par le faire malgré tout. C’est probablement la partie la plus marrante de l’épisode, qui retombe très vite, surtout avec la conclusion sur Cher quoi…

Non, le point central de l’épisode, c’est que Ben demande à Alice de rencontrer ses amis… Parce que oui, elle a des amies, notamment Nathalie Morales qui est déjà consolée de la fin de Powerless où elle était également un rôle secondaire avec une coupe de cheveux improbables. Bon, donc, Alice ne veut pas mélanger ses mondes. Je la comprends, pour l’avoir fait une fois ou deux avec des conséquences aléatoires. De là à craindre de finir célibataire, c’est un peu abusé.

Bon, elle finit par les faire se rencontrer, tentant d’inventer toutes les excuses du monde pour qu’ils ne se parlent pas, y compris sur place. Cela finit par se passer à merveille, du coup, Alice veut rencontrer les amis de Ben… mais il ne lui présente que des connaissances et des collègues. Elle se met alors à stresser quand il est assez évident qu’il est exactement comme Andy et n’a pas d’amis. Il a trois enfants, merde, évidemment qu’il n’a pas le temps d’avoir des amis.

Bref, cet épisode était prévisible, passait trop de temps avec Ben et pas assez avec les enfants, les gags tombaient à côté et c’est très exactement ce que je craignais… Dès qu’on s’éloigne d’Andy et Dora, la série (re)devient plate. Cela va être dur à compenser…

Je conseillerais de regarder l’épisode 9 à ce moment de la saison : c’est un épisode qui a été tourné grosso modo par là vu son intrigue, mais qui n’a été diffusé qu’après le final. Attention, ma critique de l’épisode 9 spoile le final dans ses deux premiers paragraphes.

06.pngÉpisode 6 – Alice the Mole – 12/20
Are we strangers again?

Dans cet épisode, nous apprenons que Mary ne peut rien sentir. Pourquoi a-t-elle peur de l’aspirateur alors ? À une qualité d’intrigue assez moyenne, la série ajoute déjà des soucis de cohérence interne et de crédibilité, ça part mal. Et franchement, ça me déçoit !

Zut quoi, la série a déjà perdu de son charme et de sa fraîcheur, je crois. Elle réussissait bien à faire rire en chansons et en se concentrant sur Andy et Dora, mais cet épisode a beau tourner autour d’eux, j’ai eu du mal à éclater de rire. Il y a plusieurs problèmes évidents avec les deux intrigues du jour, et c’est ce qui provoque ce sentiment de déception. Au lieu de rire, je m’ennuie, c’est bien dommage !

L’ennui, c’est justement le point de départ d’une des intrigues de cette semaine. Bunny s’ennuie, parce qu’elle est la plus petite. Jusque-là, on est dans du convenu et, même, dans du réaliste. Pour l’occuper, Ben demande à Andy de s’occuper d’elle. Déjà, là, on commence à s’éloigner un peu d’un truc crédible. Du coup, Andy l’emmène avec lui pour draguer Melissa, une fille dont on n’a jamais entendu parler avant et qui sort de nulle part. Quant à sa petite-amie des épisodes précédents, elle n’est pas évoquée. Hop, une intrigue à la trappe.

Comme pour le fait que Mary peut ou non sentir les choses, ce n’est pas l’important, l’important c’est de divertir, de faire rire, en occupant du temps d’écran avec des gags plus ou moins réussis. C’est très dommage, car pour moi, l’un n’empêche pas l’autre normalement.

La deuxième intrigue s’en sort à peine mieux dans la cohérence générale. Après nous avoir martelé le cerveau tout au long de l’épisode 4, le copain de Dora a lui aussi mystérieusement disparu, remplacé par des étudiants de l’université qui la font fantasmer. Franchement, pourquoi pas ! À l’adolescence, les choses bougent vite. Pourquoi pas aussi, puisque l’épisode nous annonce en intro que les choses bougent vite dans la vie de Dora. Mais… aucun suivi, aucune trame en-dehors de la famille, c’est dommage. Alice n’a même plus de travail dans cet épisode.

Elle n’a plus d’amis non plus, car elle devient pote avec Dora. Cette intrigue voyait quelques scènes marrantes, notamment dans sa relation avec l’ado ou le faux coup de fil aux parents de l’autre fille.

En définitive donc, les scènes vraiment légères manquent encore cette semaine, le fil conducteur est tombé à l’eau et les gags peinent à décoller. Bref, la série s’empêtre dans des voies qui ne sont pas les meilleures qu’elle pourrait suivre… C’est frustrant, car elle pourrait faire mieux.

Capture d'écran 2017-05-10 14.36.19.pngÉpisode 7 – The Ex X Factor – 14/20
We can’t be sick on the same day, it raises suspicions.

Alice rencontre l’ex-femme de Ben cette semaine, ce qui n’annonce rien de bon parce que ça se concentre de nouveau sur le couple. Cela dit, cela a merveilleusement bien fonctionné rien que grâce au casting, parce que j’étais très heureux de retrouver l’actrice, déjà vu dans Grey’s Anatomy (entre autres). En plus, elle a encore une blouse blanche dans cette série.

Bien sûr, Alice fait de la merde sans s’en rendre compte et même avant de la rencontrer, laissant Bunny regarder les femmes au foyer alcooliques. Pour se rattraper, elle fait semblant d’avoir l’habitude de jardiner avec Bunny, ce qui se retourne immédiatement contre elle. En tout logique. Franchement, il est difficile de ne pas être de l’avis de Renée, Alice enchaînant les merdes depuis sept épisodes.

Andy & Dora font semblant d’être malades pour rater les cours, finissant devant Buffy. N’est-ce pas magique ? Déjà qu’ils étaient mes personnages préférés, si en plus ils se mettent à regarder ma série préférée, c’est magique.

Bon, malheureusement pour Andy, il sèche pour rien. Il voulait simplement éviter un tournoi sportif, reporté au lendemain pour cause météorologique. Dora l’apprend, mais ne lui dit rien car elle veut sécher le même cours. Il est vexé, mais Dora décide de se rattraper en participant à la course avec lui. C’est mignon, même si hyper prévisible. Andy est effectivement le plus lent des coureurs.

Bon, sans être hilarant, cet épisode remonte un peu la pente grâce à une excellente guest-star, un bon montage musical et quelques blagues, mais ce n’est toujours pas aussi bon que ça ne l’était il y a quelques semaines. Je suis déçu, j’en attends trop, je pense.

08.pngÉpisode 8 – Last Dance with Mary – 15/20
The whole reason you came back was to get me to this point and I’m ready to do it.

Bon. Je commence cet épisode alors que je suis triste pour des raisons personnelles et furax d’avoir été spoilé sur twitter. A priori, je suis déjà dans la bonne ambiance pour voir la fin de cette série, déjà. Oui, les audiences n’ont pas suivi, c’est annulé.

L’anniversaire des six mois de relation de Ben et Alice approche, du coup, celui-ci lui achète une bague de fiançailles. Bien sûr, Alice la trouve assez rapidement par pur hasard. Mary comprend alors qu’elle disparaîtra si la demande en mariage a lieu. Elle fait tout pour empêcher Alice d’accepter.

Pendant ce temps, Dora et Andy entrent en compétition pour voler les vêtements de toute la barraque et les donner pour un projet scolaire de charité. Bien sûr, Dora récupère les chaussures dans lesquels son père a caché la bague.

Du coup, celui-ci ne peut pas faire sa demande à Alice qui déprime et décide de s’enfuir en avion. Moui, c’est un peu radical quand même, mais pourquoi pas, cela permet de combler un peu le final avec pas mal de suspense pendant que Ben cherche la bague à l’école, ses enfants mis au courant de son grand projet.

Bien sûr, tout finit bien pour la petite famille : Mary culpabilise et révèle à Alice qu’il faut qu’elle retourne auprès de Ben pour le demander en mariage, Ben retrouve sa bague, la double demande a lieu, avec ce qu’il faut de quiproquo et d’humour.

Ce n’est vraiment pas l’épisode le plus drôle de cette courte saison, mais il a ses bons moments, autant dans l’humour que dans la tristesse. Sans grande surprise, Mary a disparu seulement un temps. Alice est beaucoup trop déprimée sans elle pour continuer et, du coup, Mary revient, après un petit détour de son interprète vocal à l’écran.

C’est une jolie conclusion de saison. On sent bien que les scénaristes aimeraient continuer mais, en même temps, c’est une conclusion de série avec une boucle bouclée et aucune scène qui ne relance pour la suite. Pas de cliffhanger, une conclusion qui fait la série part sur une jolie révérence.

Capture d'écran 2017-05-31 18.02.31Épisode 9 – The Sleepover – 15/20
Did grandpa died again?

WTF? La série est annulée et tout le monde en a annoncé la fin avec l’épisode 8. L’épisode lui-même avait tout d’une fin de saison. Et pourtant, voilà, ce matin, j’ai reçu une notification de TV Time pour me dire qu’un nouvel épisode était dispo.

Bon, la chaîne doit se débarrasser de tout ce qu’elle a en stock j’imagine, mais je ne comprends pas bien pourquoi ils n’ont pas diffusé dans l’ordre d’écriture/tournage. Clairement, cet épisode n’a rien à faire là : ni Alice, ni Ben n’ont leur bague. Il aurait donc fallu le voir bien plus tôt dans la saison.

Cet épisode voit Alice vouloir rester dormir chez Ben car elle en a marre de passer une heure à rentrer chez elle. Le problème, c’est que les enfants sont atroces avec leur père et l’empêche de dormir toute la nuit. Je veux dire, admettons pour Bunny, mais les deux autres, c’est un peu exagéré. Les ronflements et le somnambulisme sont des problèmes difficiles à éradiquer, mais personne ne semble y faire grand-chose.

Alice se rend compte du problème et trouve des solutions à la Alice qui se retournent contre elle. C’est beaucoup trop drôle et ça fait regretter la série : l’épisode est plutôt sympathique et a des moments drôles qui confirment que la série avait quand même son rythme. En plus, la fin touche même à la corde l’émotion. Quel dommage, cette annulation !

fin

EN BREF – La série n’aura pas fait long feu, mais cela aura été suffisant pour me marquer positivement. L’équilibre des intrigues était incertain, mais il y avait de quoi s’amuser dans certains épisodes et surtout un vrai sentiment de feel good qui se dégageait des scènes en musique. Cela manque un peu à la télé en ce moment dans ce que je regarde, je suis donc forcément déçu de cette annulation si rapide.

Cependant, il faut bien dire ce qui est, la série était inégale et les audiences vraiment absentes. Tant pis, au revoir Imaginary Mary, ces deux derniers mois étaient un plaisir.

 

Challenge #WESeries

Salut tout le monde !

Aujourd’hui, c’est un article un peu particulier que je vous propose. Particulier, parce que je le passe avant toutes mes chroniques en retard et parce qu’il s’agit d’un challenge organisé avec l’ami Ludo (la vie est bien faite, donc si tu cliques sur son nom, tu arrives sur l’article de son blog qui présente ce même challenge. Dingue !).

Si vous suivez un peu mon blog, vous allez me dire : « comment ça un challenge ? Tu n’as déjà pas avancé d’un iota dans ton challenge séries 2017 ces deux derniers mois ! » et vous aurez probablement raison. Oui, mais voilà, j’aime beaucoup l’idée de base de ce nouveau challenge et, surtout, il est un peu plus dans mes cordes !

Si vous ne suivez pas du tout mon blog en revanche, vous allez vous dire que je suis assez soporifique comme type avec cette intro qui n’en finit pas, donc entrons dans le vif du sujet, si vous le voulez bien !

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Vous ne savez pas quoi faire ce WE ? Nous, on le sait pour vous : vous allez vous installer confortablement devant votre écran et regarder des séries, tous ces épisodes que vous avez en retard ou cette nouveauté Netflix que vous n’avez pas encore eu le temps de voir. Le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc assez simple et totalement inspiré du « Week-end à 1000 », un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air).

L’idée est aussi d’échanger entre nous (on a même un groupe Facebook par ici), sans spoiler merci, de se motiver à finir ces séries que l’on a toujours la flemme de voir (mais dont on aimerait connaître la fin quand même) et puis, surtout, de s’amuser.

Comme on a bien fait les choses, on a choisi comme date pour notre premier WE en séries le 31 mars 2017 à 19h. Oui, c’est dans quatre jours. C’est juste à temps pour tomber sur les vacances de beaucoup d’entre vous et juste avant le 1er, histoire qu’on ne nous accuse pas d’un mauvais poisson.

Bon, ça, c’est le concept de base… mais en détails ça donne quoi ?

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On sait bien que l’on propose un peu au dernier moment un challenge assez chronophage et conséquent. En plus, la météo (en tout cas par chez moi) joue un peu contre nous pour le moment, avec plein de soleil. Qu’à cela ne tienne, mon ordinateur fonctionne tout aussi bien dehors : à moi la bronzette !

Je m’égare, une fois de plus, pardon. Revenons à nos moutons : les règles de ce challenge sont on ne peut plus simple et voici les trois niveaux de difficultés que nous vous proposons !

  • Le basique : 600 minutes ! C’est le nombre de minutes de séries à voir entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. Cela représente tout bêtement 10h sur trois jours, soit à peu près 15 épisodes de 40 min ou 30 de 20 min (on vous laisse choisir entre faire les calculs au fur et à mesure parce que les épisodes ne durent jamais un nombre de minutes tout à fait rond ou vous en tenir à 15 épisodes de 40 min, quitte à dépasser). 600 minutes donc, et aucune autre contrainte, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer.

Je vous conseille : de varier les plaisirs ! Regardez des séries aux formats différents, des dramas longs le soir, mais des dessins-animés le matin (ceux de Netflix sont souvent de grandes qualités) et des comédies l’après-midi. Je vous conseille autant de sortir les paquets de mouchoirs devant This is us que de rire aux éclats avec Teachers ou de chanter avec Lost & Found Music Studios (mais là, ne cherchez pas la qualité). Vous aurez ainsi fini vos 600 minutes avant même de vous en rendre compte !

  • Le moyen : 800 minutes, ça se corse ! Là encore, vous avez du vendredi 19h au dimanche minuit pour regarder ces 13h30 de séries, soit environ 20 épisodes de 40 minutes. Comme pour le basique, vous êtes libre de choisir ce que vous regardez (nous ne sommes pas des tyrans, juste des fanatiques) MAIS il faut regarder au moins huit épisodes de la même série. Comme Ludo, qui a beaucoup plus réfléchi aux règles de ce challenge que moi il faut bien l’avouer, est un peu faible, c’est le challenge qu’il vise, je vous laisse suivre ça sur son blog ou son twitter ou sa chaîne youtube.

Je vous conseille : de trouver une série qui accroche bien et ne donne plus envie de lâcher son écran, quitte à se coucher plus tard que prévu. C’est un peu comme ça que j’ai empiffré Secret City ou les deux saisons de The Man in the High Castle, des séries que je recommande à fond… Pour plus de légèreté, vous pouvez viser des séries plus orientées science-fiction et fantasy, comme par exemple The Magicians !

  • Le difficile : 880 minutes d’épisodes à voir entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. EASY. Cela représente 14h50, soit une saison complète de 22 épisodes de 40 min en un peu plus de 48h. Soit environ un tiers du temps. Gardez-vous un autre tiers pour dormir et il vous restera plus de 15h de vie sociale, c’est hyper jouable. Enfin, j’espère, parce que je vais tenter le difficile ! En termes de contraintes, le difficile est difficile (dingue, non ?) : il faut là aussi regarder au moins huit épisodes de la même série… mais aucun format court n’est autorisé ! Par format court, nous entendons les épisodes de moins de 40 min, qu’il s’agisse de dessins animés, de comédies, de webséries ou de mini-formats. Pour être validé, ce challenge difficile doit s’en tenir à des épisodes de quarante minutes minimum. Le level ultime du difficile, c’est de voir 22 épisodes de la même série. J’étais parti pour faire ça (je n’ai jamais que deux saisons de retard sur mon planning pour Supernatural), mais en fait, avec toutes les nouveautés Netflix du mois de mars, j’ai changé d’avis.

Je vous conseille : De trouver une ou deux séries qui vous accrochent vraiment et de vous y tenir. Il sera plus difficile de varier les plaisirs avec cette formule qui supprime les formats courts. À nouveau, il faut aller chercher la légèreté là où vous pourrez la trouver. Si vous sentez que vous décrochez vraiment trop, commencez-en une autre, ou vous risquez de faire pause et d’échouer.

Pour moi, le planning est assez simple : je compte bien voir tout Iron Fist et tout 13 reasons why ce WE. Oui, ça dépasse même les 880 minutes, oui, c’est très improbable et oui, il me restera encore la saison 2 de Love.

Oh et inutile de préciser qu’évidemment le speedwatching est interdit (et j’en profite pour dire que mes deux derniers articles sur le sujet sont écrits, mais que je n’ai juste pas pris le temps de les mettre en forme. OUPS.), mais que vous pouvez tout à fait faire un peu de ménage ou de sport devant vos séries. Et même, je vous le conseille, c’est mal d’être une larve !

 

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Si comme Clary de Shadowhunters ci-dessus, vous êtes perplexe, voici quelques bonnes raisons de vous lancer dans le Week-End en Séries !

Avant tout, pour le plaisir, le plaisir de se faire plaisir avec de bonnes séries (on vous le souhaite en tout cas !). Rien ne vous empêche non plus de décider de faire ce challenge entre amis (mais attention aux jeux d’alcools hein, faut pas oublier modération, on vous connaît !). 15h, ce n’est jamais que deux soirées de 7h30 (si vous commencez à 20h, ça s’arrête aux alentours de 3h30, ce n’est pas aberrant pour de vrais fêtards).

Et c’est tout ? Non : évidemment, si vous le faites, on vous encourage à nous en parler sur FB ou Twitter (#WESeries), donc vous gagnez aussi de nouvelles connaissances totalement barges de séries, comme vous (j’estime que si vous êtes encore en train de me lire après deux pages, c’est que vous devez être motivés pour le faire, donc un peu frappadingue, donc bienvenue au club !). Si vous décidez d’en parler sur vos blogs ou autres plateformes, faites-nous signe également, je vous ferai un peu de pub 🙂

Bon et surtout ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir !

Voilà, j’espère que l’on sera nombreux à participer, n’hésitez pas si vous avez des questions ou si vous voulez simplement nous dire ce que vous comptez regarder ou demander des idées de choses à voir, les commentaires sont là (aussi) pour ça !

À vendredi !

Pourquoi je suis passé au speedwatching ? #2

Cela faisait un moment que j’avais envie de refaire une chronique « On ne va pas se mentir », mais quand j’ai une idée, je n’ai pas le temps, et quand j’ai le temps, je n’ai pas d’idée. Du coup, je vais me tenter une nouvelle formule, celle de l’article publié sur quatre semaines. Bref, je suis de retour en février pour la rubrique sans langue de bois du blog, avec une question absolument terrible : « pourquoi je suis passé au speedwatching ? ». Ceci en est le deuxième article, qui suit une longue explication sur ce que c’est que ce nouveau mot barbare en -ing !

Le speedwatching : Présentation Les avantages | Les critiques | Ma pratique

Les (vrais) avantages du speedwatching

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Le gain de temps ? C’est l’avantage le plus martelé que j’ai pu lire sur le speedwatching, et pourtant, c’est l’un des moins véridiques en ce qui concerne les séries. Il s’avère relativement vrai pour les conférences ou les cours dont vous disposeriez en vidéo, et où l’avantage d’accélérer est de coller le rythme d’élocution de l’intervenant à votre rythme d’écriture. Là, OK, il y a gain de temps non négligeable, et en plus, je vois mal comment quelqu’un peut critiquer le principe… Mais pour une série ! Certes, regarder plus vite fait évidemment gagner du temps, mais c’est loin d’être l’avantage le plus évident : en allant plus vite, il est aussi plus facile de rater quelque chose d’important et donc de vouloir revenir en arrière ou faire pause pour comprendre. Surtout, et c’est sacrément triste pour le bien de l’argument du gain de temps, à moins d’être en x1.5 ou au-dessus, la différence de temps passé est bien mince entre un visionnage normal et un visionnage rapide. Et au-dessus de cette vitesse, on perd la qualité de l’audio, avec des voix déformées et bien plus aigües. Alors, certes, on parle de regarder plus vite, mais chacun ne place pas la barre du rapport qualité/vitesse au même endroit. Et les voix de chipmunks sur une série, moi, j’appelle ça un sacrifice, même si j’aime bien le speedwatching. Du coup, je le reconnais, certains épisodes de 42 minutes peuvent être vus en 35. Certes, si on cumule sur une saison complète, cela fait gagner du temps. Individuellement, en revanche, ces sept minutes, ce n’est pas si flagrant – et loin d’être l’avantage qui m’y a fait passer sur certains épisodes. Je veux dire par là que si je me pose devant une série, c’est pour environ 40 minutes, et même en speedwatching, ça dure environ 40 minutes. Alors le gain de temps, on repassera !

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Insuffler un second souffle à la série – Avez-vous déjà soupiré devant un épisode de série TV s’attardant sur une intrigue qui ne vous intéressait pas ? Ou cette scène de révélation qui n’en finissait pas alors que vous saviez déjà qui est le coupable depuis le début de l’épisode ? Et ce personnage que vous ne pouviez pas supporter là, dont vous auriez aimé pouvoir zapper la scène ? Et cette scène où vous étiez en train de penser à ce devoir/ce rapport à rendre au boss que vous n’avez pas fait pour les cours ? Certains (et j’en connais) choisisse de zapper des scènes (littéralement, ou simplement en faisant autre chose), d’autres attendent patiemment, d’autres ne regardent que les intrigues des personnages qui les intéressent sur Youtube. Si, si, je vous assure que ça existe. Maintenant, imaginez qu’en un clic, vous pouviez accélérer un peu ces passages où, en définitive, la série ne parvient pas à capter votre attention. Seriez-vous toujours aussi distrait ? La réponse est probablement non ! En fait, en accélérant un peu le rythme, il est évident que votre concentration se doit d’être un peu plus grande surtout si, comme 99% des gens, vous n’avez pas l’habitude du speedwatching (même si vous le faîtes de temps à autres, ce n’est pas une vraie habitude, hein). Dès lors, cette concentration nouvelle permet de donner un second souffle lorsqu’une série s’essouffle, et c’est là le plus grand intérêt de cette pratique en ce qui me concerne. Alors, certes, sur le moment, ça paraît bizarre, mais puisqu’en x1.25, vous ne sentez pas la différence au niveau des voix, c’est assez dingue comment ça a la capacité de capter votre attention. Alors oui, peut-être que je regarde simplement trop de choses et que c’est pour ça que mon attention baisse sur certains épisodes, mais franchement, ça aide énormément de pouvoir réduire certains silences…

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Surtout que l’on ne m’enlèvera pas de la tête que, depuis quelques années, il existe des séries qui, pour s’adapter au phénomène du deuxième écran (la jolie périphrase pour ne pas dire que les téléspectateurs sont tous sur Twitter en visionnant l’épisode), ont opté pour un rythme global beaucoup plus lent. Et là, je vise principalement The Walking Dead, dont l’évolution est absolument terrifiante. Les saisons 4 à 6 sont juste une énorme blague, avec des épisodes de plus en plus longs où il se passe de moins en moins de choses. Franchement, la saison 1 avait un excellent rythme, mais plus la série a vieilli, et plus les épisodes se sont révélés être des pertes de temps, construits sur un schéma hyper similaire avec un semblant d’action au 2/3 de l’épisode, puis un cliffhanger de dingue (ou pas, d’ailleurs) pour faire revenir le public. Alors, certes, il y a un travail de cadrage et d’intensité dramatique du gros plan sur le visage de l’acteur, mais quand il n’y a que 35 minutes de dialogues/d’action sur un épisode qui en dure 48 (et parfois plus), croyez-moi, il y a 13 bonnes minutes qui s’assurent simplement que vous preniez le temps de faire un petit hashtag ou de lire le live-tweet des acteurs. Ce qui fonctionne tout de suite beaucoup moins bien quand vous ne regardez pas en direct (ce qui est probablement ton cas, toi qui lis cet article français). Ce sont 13 bonnes minutes où vous êtes invités à vous faire chier devant votre écran, entre deux scènes intéressantes. De rien. Heureusement, ils ont fini par en revenir et la saison 7 est légèrement meilleure de ce point de vue là, j’ai donc vu certains épisodes en rythme tout à fait normal. Youhou. D’ailleurs, American Horror Story a prouvé qu’elle était à la même école avec une saison 6 raccourcie et beaucoup plus rythmée. EXIT les épisodes de 50 minutes, cette saison proposait des épisodes de 38 minutes où il se passait toujours quelque chose ! Et ben moi, j’en suis sorti beaucoup plus convaincu que d’habitude où la série me perdait toujours en cours de route sur certains épisodes, avec des histoires du passé des figurants absolument pas passionnantes.

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En définitive, le speedwatching permet de continuer une série qu’on aurait autrement abandonné. Alors, je vous entends déjà me demander pourquoi s’acharner ? Vous n’aurez probablement pas tort sur le fond, mais voilà, il y a des gens comme moi qui aiment savoir ce qu’il arrive aux personnages même quand l’intrigue est naze. Certains passent à ce que la presse a nommé gentiment et très récemment le no-watching, autrement dit la lecture d’un résumé de l’épisode – le truc qui existe depuis tellement d’années que je le faisais avec les Séries Mag de ma sœur il y a plus de quinze ans, mais eh c’est plus fun avec un nom anglais. Alors oui, je pourrais faire ça, mais c’est terriblement frustrant. Il y a des scènes qui donnent envie quand même quand on lit le résumé, d’autres résumés qui ne sont pas suffisants, d’autres qui vont critiquer votre personnage préféré et du coup, vous allez perdre un temps monstre à trouver le résumé qui vous convient. Ou abandonner tout simplement l’histoire. Combien de séries sont-elles arrêtées en cours de route à cause de quelques épisodes mous en mi-saison ? Ben moi, j’aime pas ne pas avoir le fin mot d’une histoire, même mauvaise, et je suis suffisamment frustré par le nombre incalculable d’annulations qui n’offrent pas de vraies fins pour ne pas aller m’en rajouter. Ben oui.

Oh, je vous vois arriver avec vos réponses de « pourquoi c’est mal quand même ». Et ça tombe bien, c’est le sujet du prochain article. En attendant, je ne suis pas contre la conversation et la lecture de vos avis sur la question, ça peut toujours nourrir le prochain article ! À la semaine prochaine 🙂

Le speedwatching : Présentation Les avantages | Les critiques | Ma pratique

The 100 (S04)

Ci-dessous, mon article sur cette saison, avec mes avis à chaud à la diffusion de chaque épisode.

Avis : La série est enfin de retour ! Après un début qui m’avait laissé de marbre quelques épisodes en saison 1, The 100 a su conquérir mon coeur par son rythme vif et ses questions de vie ou de mort toujours très bien traitées. La saison 1 s’est emballée et a débouché sur une seconde saison extrêmement ambitieuse, qui n’a pas hésité à tordre le cou aux conventions et à poignarder les traditionnels schémas de triangles amoureux. Et la saison 3 ? C’était une hécatombe, autant du côté des personnages tués que des fans déçus de la mort de leur favoris. J’en fais partie, évidemment, puisque Lexa était quand même le meilleur personnage du monde et que Bellamy a eu une énorme période de n’importe quoi en début de saison.

J’ai malgré tout su passer au-dessus et apprécier le développement de l’intrigue qui, si elle ne m’a pas toujours plu, était extrêmement addictive. Les épisodes sont riches, les relations entre personnages toujours bien traitées (à l’exception Murphy/Harper, j’avoue) et les répliques parfaites. Après trois saisons, j’ai même fini par apprécier Murphy qui partait de loin, parce que je n’ai jamais pu le piffrer dans Continuum. Autant dire que, contrairement à beaucoup, je trouve que la série a su évoluer avec cohérence et pertinence, même si je n’approuve pas tout. En fait, c’est précisément ça qui est bien : la série n’a jamais pris le temps de s’occuper de ce que voulez les fans, elle a développé son histoire un peu indépendamment. Et du coup, ça donne une superbe trame générale, que beaucoup refuse de voir, j’ai l’impression, parce qu’ils sont énervés par la mort d’un personnage ou d’un autre. Ben oui, mais c’est justement ça qui fait que c’est une bonne série, que les gens regarderont encore dans dix ans. Sans tout ça, la série ne serait probablement déjà plus là.

Je suis donc tellement impatient de débuter cette saison 4 que j’ai commencé par un rewatch de la saison 3, terminé avant-hier. Je suis prêt, et j’en ai marre de cette introduction, alors je vais la faire courte pour le résumé des derniers épisodes. Clarke a réussi à sauver la Terre d’Alie… mais a annoncé à Bellamy que, non, ils n’avaient pas sauver la Terre car le monde est envahi de radiations qui sont prêtes à les tuer dans les six mois à venir. Oups. Quant à Octavia, elle a décidé de tuer Pike de sang-froid pour se venger de la mort de Lincoln, même si le grand méchant de la saison venait de lui sauver la vie. Reoups. La saison 3 s’achève sur ces deux bons cliffhangers qui concluaient un épisode ayant choisi la voie de la facilité et des petites incohérences, j’espère donc que la nouvelle salve d’épisodes saura gérer correctement cette base, d’autant qu’avec la mort d’Ontari, il n’y a plus de Commander. Ça va saigner !

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6Saison 7

Note moyenne de la saison : 17/20

01-2.jpgÉpisode 1 – Echoes – 18/20
Looks like saving the world will have to wait.

Oh putain, The 100 est de retour en très grande forme, je suis tellement heureux (et peut-être pas tout à fait objectif non plus). Comme prévu, l’absence de commander vient foutre la merde dans la coalition. Je suis plutôt content du parti pris de l’épisode qui est de commencer tout de suite après la fin de l’épisode précédent. Cela permet de découvrir le chaos laissé par la City of Lights, malgré aussi une légère incohérence avec les aller-retours dans la tour (alors que normalement, ils sont censés escalader pour monter, hein). C’est un détail qui s’oublie vite tellement il se passe de très bonnes choses dans cet épisode ! L’épisode prend le temps de réintroduire vraiment chaque personnage, et c’est tout ce que je lui demandais.

Du côté de Polis, c’est donc le chaos dans les rues et tout le monde en veut à Wanheda ou au 13e clan, ce qui est assez logique. Le but de l’épisode est donc de réussir à stabiliser la coalition, ce qui n’est pas très original mais plutôt logique. Clarke et Bellamy décident de ne rien dire pour les radiations, même si à la fin de l’épisode, la majorité du casting est en fait au courant. Tant mieux, on ne s’attarde pas trop là-dessus. Parmi les choses que j’adore dans cet épisode : Roan est vivant ! Je n’aime pas beaucoup l’acteur, mais je suis bien content que le personnage soit encore là, car il peut encore apporter pas mal de choses. Et cet épisode le confirme assez rapidement, avec l’ajout de rebondissements autour de sa guérison-miracle qui permettent de ne pas voir le temps passer et le développement de sa relation de confiance avec Clarke, qui permet de réinstaurer la coalition. Comme d’hab, la série privilégie les avancées politiques à travers les relations entre ses personnages (ce qu’on retrouve aussi pas mal avec le couple Abby/Marcus et l’amitié Marcus/Indra, trop chou). Cela fonctionne très bien pour l’avancée de l’intrigue.

Autre chose que j’adore ? Echo, qui donne carrément son nom à l’épisode ! J’adorais le personnage en fin de saison 2 et je pensais que l’on en avait malheureusement fini avec elle lors de sa trahison de Bellamy en saison 3. Le résumé m’a mis la puce à l’oreille, mais la voir gagner une telle importance au sein de l’épisode, c’était juste jouissif ! J’espère qu’elle va réussir à mettre de l’eau dans son vin et survivre, car vu son tempérament de feu, j’ai juste envie de la voir survivre le plus longtemps possible. Ce qui est quand même peu probable avec The 100. Je suis déjà satisfait de savoir qu’elle survit à l’épisode, ce n’était pas gagné.

Toujours à Polis, Murphy et Emori se retrouvent et décident de fuir ensemble. C’était une partie un peu plus faible pour l’épisode, mais qui correspond bien aux personnages. Et c’était toujours plus solide qu’Octavia que tout le monde pardonne en deux secondes pour Pike. Je ne peux pas voir Pike, mais quand même, je m’attendais à un peu plus de remous. Ah et enfin, Jaha est toujours aussi chiant. Quatre saisons que j’attends de le voir y passer, et toujours pas, c’est frustrant !

Du côté d’Arkadia, c’est toujours assez désert avec seulement Raven, Monty, Harper et Jasper. Pourtant, chacun a son moment de gloire : Raven souffre encore et toujours, mais elle répare l’internet (et ça, c’est la classe), Harper et Monty font la fête et couchent une nouvelle fois ensemble (j’adore l’effet de répétition avec Raven qui les interrompt à chaque fois) et Jasper… continue de sombrer dans sa spirale dépressive. C’est un soulagement, pour deux raisons. Sa dernière scène dans l’épisode précédent ne me plaisait pas, son sourire ne disait rien qui vaille. En fait, il est juste blasé de la vie, et ça colle très bien à l’évolution du personnage. J’avais l’impression qu’il était bizarrement guéri de tout ce qu’il a traversé et cet épisode confirme que non. J’ai même cru qu’ils allaient vraiment le laisser se suicider. Double soulagement donc, celui de la cohérence de l’évolution du perso, et celui de le savoir en vie. Pour au moins six mois, donc, à en croire Raven, décidément oiseau de mauvais augure (c’est un jeu de mot sur son prénom et le poème de Poe, laissez tomber).

Enfin, le fan de Clexa en moi est contenté des scènes qui continuent de nous torturer de sa disparition. Quant au cliffhanger, il est un peu facile, mais ça fonctionne très bien. Les radiations arrivent les gars, va falloir songer à reconstruire Mountweather !

02.pngÉpisode 2 – Heavy Lies the Crown – 16/20
No I don’t want us to survive, I want us to live

C’est parti pour une petite dose de survie, qui commence par un flashback sur les dégâts provoqués par Alie et l’introduction d’un nouveau personnage qui va apporter beaucoup de choses je sens : Ilian. Cette intro est un peu discutable car trop rapide, surtout en ce qui concerne la mort de la mère, mais on sent une volonté d’avancer vite, comme souvent avec cette série.

On retrouve donc ensuite Ilian à Polis, faisant partie d’un groupe cherchant à se venger du peuple du ciel en tuant le roi pour prendre sa place. Bien qu’un peu simpliste, cette intrigue paraît dans la droite ligne de ce qui s’est fait jusque-là. Roan n’étant pas en mesure de combattre s’entraîne avec Echo, que j’adore toujours autant, malgré (grâce à ?) son fort caractère.

Pendant ce temps, Kane et Octavia tente de convaincre l’ambassadeur derrière lequel s’est rangé Ilian qu’il ne faut pas tuer le roi. Le complot politique ne renonce évidemment pas et Octavia finit par tuer l’ambassadeur par surprise. C’était froid et parfaitement exécuté, prouvant une fois de plus l’évolution dingue du personnage qui fait ce qu’elle a à faire pour survivre. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle Octavia, sans parler de son look mille fois plus sexy qu’avant que je valide totalement. Du coup, il ne faut pas chercher midi à quatorze heure pour comprendre qu’Ilian sera son nouveau love interest. Ça me va, je n’avais jamais pu blairer Lincoln de toute manière. C’est un peu rapide puisque ça fait moins de dix épisodes quand même, mais on n’y est pas encore.

En parlant de ship, cet épisode confirme définitivement la relation Kane & Abby, même si celle-ci décide finalement de retourner à Arkadia où elle sera plus utile.

Du côté d’Arkadia, justement, les Skaikru sont de retour. Deux intrigues se déroulent dans cet épisode pour eux : d’un côté, nous avons Bellamy, Monty, Harper, Nate & Bryan qui se rendent à la Farm Station, de l’autre, le reste du casting qui réapprend à vivre. Côté Farm Station, l’intrigue est excellente.

La solution proposée par Monty pour survivre aux radiations, vivre dans les vaisseaux ayant déjà résisté aux radiations, est aussi simple qu’efficace de la part des scénaristes. En revanche, voir le groupe se séparer m’inquiète toujours autant.

L’intrigue de la semaine à la Farm Station était assez simpliste et réaffirmait le personnage de Bellamy en position de leader. Clairement, il ne fait pas le meilleur des choix à long terme, mais y préfère le court terme. Cela marche bien comme dilemme, même si ce Riley sort quand même de nulle part. J’ai aimé la manière dont la décision sauver tout le monde/sauver les esclaves divisait profondément tout le monde, et notamment les couples. Nate & Bryan peinaient à me convaincre l’an dernier tant leur relation semblait uniquement là pour compenser Lexa auprès des fans LGBT, mais leur couple fonctionne finalement bien à cet égard, apportant encore des nuances avec une touche personnelle plus forte aux décisions de ce type.

Bon, cela dit, le coup de l’explosion qui tue tous les « méchants » esclavagistes, c’est un peu gros : pas de garde à l’entrée ? personne en expédition pour revenir en hâte les attaquer ? La série ne m’a pas habitué à de tels raccourcis et j’espère qu’on aura quand même quelques conséquences à tout cela.

Quant à ceux qui restaient à Arkadia, ils sont tout autant divisés. C’est Clarke qui s’en prend plein la gueule (comme d’hab) dans cet épisode et c’est elle qu’il faut suivre pour bien tout comprendre (forcément, c’est l’héroïne). Elle a en effet des choix conséquents à prendre, puisqu’elle doit choisir de révéler ou non ce qu’elle sait. Raven la presse à dire la vérité pour trouver des solutions globales, Jasper, qui est totalement parti en vrille, la confronte à ses choix passés et Jaha, devenu chauve entre deux épisodes, lui fait prendre conscience qu’elle n’est pas mieux que lui. J’aime beaucoup l’évolution de Clarke qui permet d’atterrir à la solution du compromis dans un discours politique à la langue de bois finalement assez réaliste. Raven reste fidèle à elle-même dans ses choix et opinions, ce qui est un vrai plus.

Concernant Jaha, inutile de dire qu’il m’énerve toujours autant et que j’aimerais le voir y passer, le personnage tournant en rond dans des regrets qu’il ne semble pas véritablement avoir. L’ombre du père de Clarke n’a jamais été aussi présente que dans cet épisode, que ce soit avec Abby renonçant à son alliance ou Clarke passant du côté des dirigeants (et trahissant donc les opinions de son père). C’est un parallèle sacrément efficace.

Enfin, Jasper est certes parti en vrille, mais ça correspond à l’évolution logique du personnage et ça apporte une bonne dose de comique. Sa relation avec Monty est une vraie bonne chose qui réussit à résonner de sincérité malgré tout ce qu’ils ont traversé. Ce n’était pas gagné. Par conséquent, l’épisode est très bon du point de vue de l’évolution de chacun, continuant à s’attarder notamment sur les cicatrices de chacun (la jambe de Raven, bien sûr, mais aussi Bryan et Jasper torses nus, parce qu’évidemment, c’est aussi une bonne excuse pour faire de l’audience), mais use de ficelles un peu grosses et de raccourcis décevants côté intrigue.

N’empêche qu’on a un vrai fil rouge et que je ne peux m’empêcher d’imaginer le pire pour la fin de saison (de série ?), avec des choix drastiques pour savoir qui survivra.

03.pngÉpisode 3 – The Four Horsemen – 16/20
Chosing who gets to live or die is your speciality

Malgré une bonne migraine, je ne résiste pas à l’envie de lancer cet épisode à la première occasion. Sans grande surprise, cet épisode voit l’intrigue des radiations s’accélérer avec l’arrivée de Grounders malades à cause de celles-ci à Arkadia. Parmi eux, Luna, qui a d’une manière ou d’une autre quitté sa plateforme à un moment. Il faut dire qu’à peu près tout le monde y est mort, ça a dû la motiver.

À Arkadia, Jaha agite un nouvel espoir avec une tablette sortie d’on ne sait où, encore une fois, au plus grand désespoir de Raven qui, aussi chiante soit elle, a plus que raison dans toutes ses intrigues cette semaine. Murphy et Emori se planquent dans une cave et n’arrivent pas à régler leur problème de couple. Comme d’hab, Murphy choisit donc de retourner à Arkadia et y apprend en quelques minutes que la planète est foutue grâce à un débat entre Raven et Abby (qui n’est pas sans rappeler les problématiques de l’Arche en saison 1). Là encore, donc, Raven a raison même si son choix est atroce et Murphy interférant n’est vraiment pas une bonne idée, même si la raison évoquée est logique. Je suis assez dégoûté du parti pris des scénaristes qui est de donner tort à Raven alors qu’elle pense à la survie du plus grand nombre, et la tournure des événements me fait envisager une fin de saison avec uniquement une centaine de survivants, puisque les grounders contaminés y passent les uns après les autres. Luna pourrait probablement se sauver toute seule avec son sang et, peut-être, la flamme…

Oui, mais Roan réussit à perdre la flamme dans cet épisode, c’est bien joué ça quand même. Cela permet d’approfondir un peu la relation Octavia/Indra après l’absence de cette dernière la semaine dernière. Octavia devient la tueuse de l’ombre du royaume, j’adore l’idée. L’intrigue lui permet de retomber sur son futur mec et surtout sur Gaia, la fille de… Indra ?

Si cela sort totalement de nulle part, c’est plutôt juste par rapport à ce l’on sait du personnage (rien de précis, justement). Son histoire familiale est cohérente par rapport aux premières saisons et à la relation Indra/Octavia. Quant au plan qui permet de sauver la flamme, il est prévisible mais efficace, alors pourquoi pas. Tout cela nous mène malgré tout à une guerre civile inévitable, surtout avec Ilian qui est prêt à détruire toute technologie VS Arkadia qui mise tout là-dessus VS Octavia « Skairippa » prête à buter ceux qui s’en prendront au roi.

Loin de tout cela, Clarke et Bellamy accompagnent Jaha à la recherche de son bunker miracle, construit par une secte. C’est l’occasion pour la série d’augmenter encore sa mythologie et cette partie qui faisait bien aussi intrigue de la semaine (comme pour la flamme) a réussi assez rapidement à piquer ma curiosité. Malheureusement, cela n’apportait rien puisque tout le monde est mort dans ce bunker. C’était donc une intrigue perdant encore un peu de temps, exactement comme l’annonçait Raven et exactement comme la semaine dernière.

La fin de l’épisode voit Murphy logiquement annoncer à Emori qu’il faut rentrer à l’Arkadia et Clarke faire sa liste de 100 survivants (et l’abandonnant trankilou dans son bureau, LOGIQUE). Le cliffhanger est plus que prévisible avec Luna survivant grâce à son Nightblood et offrant un nouvel espoir au genre humain. Nous voilà bien.

En définitive, comme en fin de saison l’an dernier, chaque épisode apporte son/ses intrigues de la semaine pour faire avancer la trame générale, avec intro et conclusion, puis petit cliffhanger pour faire revenir. Ce n’est plus tout à fait du grand The 100 comme avant, mais ça reste très efficace et divertissant, avec des personnages vraiment bien définis et à l’évolution logique. Il est un peu regrettable que tout le monde ne puisse pas avoir son temps d’écran, mais les choix faits sont toujours pertinents.

Bon, sinon, il serait cool que The 100 et Agents of S.H.I.E.L.D arrêtent de s’échanger les acteurs comme ça.

04.pngÉpisode 4 – A Lie Guarded – 18/20
Yu gonplei ste odon Octavia kom Skaikru

Mon dieu, cet épisode commence par un éclat de rire général… Autant dire que ça fait tout de suite peur tellement ce n’est pas habituel. Il faut dire que la survie sur Terre semble s’être sensiblement compliquée, avec carrément la peur de la pluie désormais. Cette intro fonctionne plutôt bien en resituant Jasper comme le connard de service (il a clairement pris la place de Murphy désormais) et Monty comme un allié proche de Clarke…

Ce qui ne peut évidemment pas durer et, effectivement, Jasper trouve la liste des 100 noms rédigés à l’épisode précédent. Il se fait gentiment arrêter par Clarke qui accorde un peu trop vite sa confiance à Monty malgré tout. C’est donc lui qui révèle à tout le monde la liste des cent noms, bon courage, Clarke, surtout qu’elle est toute seule à l’arche… avec Jaha, qui passe dans cet épisode de type ridiculisé à type qui sauve tout le monde avec l’idée d’une loterie. Clarke a néanmoins eu l’occasion d’expliquer un peu sa liste, avec des choix sacrément logiques mais douloureux, basé sur des statistiques et des moyens de préserver la race humaine. C’est presque trop intelligent pour Clarke. La liste était en fait l’intrigue de la semaine, mais elle est tellement intégrée au fil rouge qu’il est difficile de la considérer comme telle.

De leur côté, Abby, Raven, Luna, Nyko, Murphy, Emori, Miller, Jackson et quelques autres ne sont donc pas à l’arche, mais à la recherche d’un laboratoire pour créer un vaccin anti-radiation avec le sang de Luna. C’est une bonne chose de séparer autant le casting, surtout que l’air de rien, on commence à connaître vraiment beaucoup de personnages et il est évident que l’on peut en tuer quelques-uns… C’est donc Nyko qui y passe en premier, guérisseur des Grounders que l’on connaissait depuis pas mal de temps et qui a droit à une fin un peu bâclée, protégeant Luna d’une mort certaine. Luna étant Luna, elle en profite pour se barrer alors que le sort de l’humanité repose sur elle. Joie. Raven réussit à la convaincre de rester, se trouvant au passage une utilité après avoir été laissée pour compte à cause de sa jambe.

L’histoire des drones est un bon prétexte à ce développement et à celui de Murphy qui se retrouve tiraillé entre Skaikru et son désir de survie avec Emori. Les graines d’un conflit à venir sont clairement plantées, notamment avec Abby (qui n’est pas loin de se suicider inutilement dans cet épisode). Cette partie de l’épisode permet à ce gros groupe de découvrir le laboratoire de Becca, ouvrant de nouvelles perspectives pour la suite, tout en les protégeant des actions de Roan qui part en vrille à Polis.

Dans la capitale, justement, Octavia est enfin confrontée par Kane sur toutes les conneries qu’elle fait depuis quelques épisodes. J’adore le personnage, mais force est de constater qu’elle ne fait pas du bien pour la paix à long terme, instaurant un climat de peur plutôt que de respect… ce qui est un peu synonyme chez les Grounders. Il n’est donc pas surprenant de la voir se faire virer et partir à la recherche d’Indra, qu’elle ne trouvera pas.

Bellamy est parti en chasse avec un obscur inconnu et s’est fait capturer par les hommes de Polis où il est ramené auprès de Roan et Kane. Ce dernier doit alors réparer les erreurs du figurant accompagnant Blake et qui a beaucoup trop parlé, mais c’est peine perdue : avec toutes ces histoires d’arche pouvant sauver les Skaikru et de Nightblood caché, Roan n’a plus confiance et rompt l’alliance avec Skaikru, gardant Kane & Bellamy comme otage, ordonnant de capturer également Octavia & Indra, puis de tuer tous les autres, Skaikru comme Trikru. Cool, des figurants en moins et des actions qu’il ne regrettera pas du tout.

La guerre est ainsi lancée et Octavia s’enfuit pour prévenir l’arche que l’armée de Polis arrive pour s’en prendre eux (il est évoqué qu’Indra fait de même avec Trikru). Skairippa se fait rattraper en route par Echo et ses hommes, et après un excellent combat entre les deux, elle se fait transpercer par l’épée de la guerrière Azgeda et tombe dans un ravin. Octavia est donc laissée pour morte aux yeux d’Echo qui l’annonce à Bellamy. Octavia étant Octavia et The 100 étant malgré tout une série, O survit et remonte sur son cheval. Reste à savoir si elle arrivera à temps pour prévenir l’arche et si elle survivra à ses blessures une fois fait.

Je suis légèrement déçu par cette survie vraiment trop énorme pour être pleinement crédible dans une série qui jusque-là ne s’est jamais (trop) foutu de nous à ce niveau-là. Cela aurait été une belle mort pour le personnage, mais je ne suis pas sûr que le fandom s’en serait remis cette fois, déjà qu’ils votent encore pour Lexa. Non parce que sa survie est déjà difficile à avaler, mais qu’en plus son cheval la retrouve… Ce n’est pas un chien, normalement, un cheval.

Bon, allez, admettons, l’épisode était vraiment top et ne s’est pas gêné pour tuer quelques personnages tout en s’assurant de foutre la merde niveau politique, et c’est après tout tout ce que j’aime dans cette série.

05.pngÉpisode 5 – The Tinder Box – 15/20
Azgeda is coming. Army. War is here.

Vont-ils retrouver des téléphones portables et tous se mettre à draguer en ligne dans cet épisode ? Si à la vue du titre, la question pourrait presque paraître légitime, on se doute bien que non, malgré tout.

Maintenant que j’ai fait cette blague pourrie, je me sens prêt à commencer la critique.

L’épisode commence au bunker où toute la technologie semble impeccable après pas loin de cent ans sans avoir servi, et quand je dis impeccable, je ne parle pas que du fait que ça fonctionne mais aussi que c’est propre. Pourquoi pas, mais j’aimerais bien avoir une chambre qui prenne aussi peu la poussière, moi aussi. Enfin bon, ce n’est pas trop l’intérêt de cette scène qui développe deux situations en parallèle.

D’un côté, Abby et son fidèle Jackson craignent de ne pas réussir à reproduire le nightblood, ce qui serait sacrément con quand même, de l’autre Raven a une migraine (c’était déjà suggéré la semaine dernière) qui lui fait croire qu’elle s’envole… quand en fait, elle a une attaque cérébrale. Oh, ça sent les conséquences de la City of light, et je me suis dit que ça allait être joyeux si ça se généralisait (Raven étant la première à en avoir été déconnectée, et étant aussi la seule à avoir gardé autant de connaissances de son passage là-bas. J’entendais d’ici le « We didn’t save anyone » de Clarke. J’étais très loin du compte, lol).

Octavia est toujours bien mal en point cette semaine (logique) et sans trop de surprise, elle tombe sur celui que je voyais comme son futur love interest, Ilian. À Arkadia, on découvre que le troc continue avec Niylah, qui trouve ainsi le moyen de revenir dans la série, l’air de rien. Parce que quand je dis que ça continue, moi, je trouve surtout que ça commence, mais bon. C’est très mignonnet entre Clarke et elle, jusqu’à l’arrivée d’Ilian et Octavia. Qu’il est mignon lui aussi de l’avoir ramenée, ça permet à Clarke de la sauver avec un massage cardiaque (mouais, toujours pas convaincu par super-Octavia) et à O’ d’annoncer la guerre.

Du coup, tout le monde s’empresse de vaquer à ses affaires, laissant à Ilian le loisir de traîner dans la base de ceux qu’il tient pour responsable de la mort de sa famille. Bien joué Clarke, tu as juste oublié l’essentiel sur ce coup-là et ça va te revenir dans la gueule.

Arkadia fait ce qu’elle peut pour prévenir la guerre qui arrive évidemment à leur porte, et Monty propose un plan digne de Pike qui ravit énormément sa chérie, forcément. Je n’aime pas bien l’insistance autour de Monty depuis deux épisodes, ce n’est vraiment pas bon signe dans une série comme The 100. Ou peut-être suis-je juste trop parano.

Clarke se propose de parler à Roan pour lui retourner le cerveau, un grand classique de la série et un art dans lequel elle excelle, alors on comprend bien la confiance aveugle de Monty. Et il faut dire qu’à eux deux, ils mettent sur pied un plan qui fonctionne merveilleusement bien et permet effectivement la discussion, alors même que l’armée est bien plus nombreuse qu’eux. On notera au passage que ce n’est pas une armée bien maligne de n’avoir même pas un éclaireur, mais bon, ils ont pris la confiance en pensant tuer Octavia. Ma pauvre Echo, si tu savais.

Bon, je passe le moment moyen où Riley pique sa crise et celui pas beaucoup plus crédible où Bellamy décrète qu’Octavia est forcément en vie, quand n’importe qui d’autre aurait pu réussir à prévenir Arkadia. Comme il faut occuper un peu l’épisode, Clarke et Roan mettent un temps dingue à trouver une solution évidente : partager le vaisseau. Ils se décident à le faire au beau milieu de la fameuse cave de l’an dernier, réutilisation sympa d’un lieu déjà vu.

Pendant ce temps, Monty échange sa place avec Bellamy (non, je n’ai pas du tout imaginé le coup fourré venir) pour que celui-ci aide Echo à convaincre Riley de ne pas buter Roan. Tout ceci est très efficace dans la montée en tension, car j’ai bien peur que Roan ne passe pas la saison, vu qu’il est déjà embauché ailleurs. Fort heureusement, il ne meurt pas des mains de Riley, et toute cette intrigue qui occupe pourtant une bonne partie de l’épisode est finalement… parfaitement inutile.

En effet, une autre sous-intrigue de l’épisode dévoile toute cette importance à ce moment-là, celle qui voit Octavia être soignée par Niylah (c’est donc pour ça qu’elle est de retour !) et apprendre qu’Ilian est à Arkadia aussi. Elle comprend aussitôt que c’est la merde et elle a bien raison, car il prévoit juste de tout faire péter. Et avec des arguments absolument pas convaincants, Octavia est tout simplement incapable d’empêcher Ilian d’accomplir son plan.

Ainsi, si finalement tout le monde survit à l’épisode (j’ai vraiment cru que Monty allait y passer tant le début ressemblait à un adieu au personnage, j’ai même cru qu’il allait se faire buter parce que tout le monde se précipiterait à Arkadia en oubliant les otages, mais non, il survit pépère), l’épisode surprend avec la destruction d’Arkadia, longuement mise en scène histoire qu’il soit bien évident que c’en est fini de toute cette partie de la série.

Ce n’est jamais que la base même de The 100 que d’avoir l’arche. Personne ne tue Ilian, alors que pourtant il y aurait de quoi, et les scénaristes ne nous pondent heureusement pas la mort de Jasper – car oui, j’ai envisagé un instant de voir Jasper en feu sortir de l’arche. Ils en auraient été capables à une époque, mais je crois que j’en attends vraiment trop d’eux désormais. En effet, Octavia survit beaucoup trop facilement (une fois de plus) elle aussi, et la série finit par manquer vraiment de crédibilité.

Cela fait quelques épisodes de cette saison (et à vrai dire, les deux derniers de la trois aussi) que je trouve que les facilités scénaristiques se multiplient et c’est bien dommage, car ils proposaient jusque-là des enjeux sérieux avec des vraies conséquences. Cette année, j’ai l’impression qu’ils sont frileux de la gâchette après les révoltes des fans l’an passé sur les morts de Lexa et Lincoln. Si c’est ça, le fandom a vraiment diminué l’intérêt et la justesse de la série, et c’est bien dommage.

En même temps, je comprends que CW essaye de les calmer aussi si l’impact sur les audiences est négatif, mais, franchement, la série était plus prenante quand elle tuait ses personnages principaux sans crier gare (plus prenante, peut-être, mais surtout plus crédible, car là, j’ai l’impression d’en revenir à une banale série ado où l’on sait que tout le monde va survivre, avec une structure à la semaine qui oublie parfois son fil rouge – ou l’étend inutilement).

En revanche, j’aime assez le jeu de pouvoir qui s’est déroulé dans cet épisode, comme toujours, et la démonstration, une fois de plus, que quand deux grands pouvoirs s’opposent, il faut se méfier des dégâts que peuvent faire les petits. Du coup, ça redonne des points à l’épisode, car il y avait au moins l’élément de surprise de ce côté-là : à leur place, j’aurais tué Monty, et même Kane, mais sauvé le vaisseau. Au moins, cette fois, c’est sûr : tout le monde sera Nightblood ou les humains ne seront plus.

Les quatre premiers épisodes partent ainsi en flammes en même temps que la liste des 100 personnes et mes espoirs d’une fin de saison qui repart à cent personnages. Jolie surprise pour conclure l’épisode, donc.

J’aimerais pouvoir en dire autant de Raven, mais bon… Les scénaristes ont pété un sérieux câble. Son attaque cérébrale lui donne en fait la solution : il faut simplement dire adieu à la gravité pour réussir à créer du Nightblood (jolie dédicace possible à Finn avec la notion de « spacewalk », mais ils ne la font même pas). Avec son euphorie, elle est juste insupportable et ça semble beaucoup trop sauter le requin comme disent les ‘ricains. Même les informations qui suivent ne sont pas bien crédibles malgré de jolis termes scientifiques, tant Raven paraît d’un coup être investie de super-pouvoirs.

Pourtant, quand il s’agit d’intégrer le fait qu’ils sont en train de tuer Raven comme ça après quatre saisons, les choses sont beaucoup moins claires pour moi, car j’adore le personnage et je trouvais vraiment bien son évolution – notamment sa jambe qui ne guérit jamais. Bon, la disparition de son mec de la saison 2 en cours de route était un peu grosse, mais à part ça, ils avaient réussi à construire un bon personnage. Son côté totalement dingue cette semaine m’a rebuté, mais je n’ai pas pour autant envie de la voir quitter la série. Je dois être un peu schizo.

De ce côté de l’intrigue, on notera aussi des coupes budgétaires assez importantes dans le casting, avec simplement une mention de Luna, en train de dormir quelque part dans le bunker, et la disparition de Murphy et Emori. Je pense que le budget est parti en flammes avec la destruction d’Arkadia (j’ai commencé avec une blague pourrie, c’est normal de finir comme ça).

Quant au cliffhanger… J’ai beaucoup moins de doute sur la survie d’Abby (ils trouveront bien une solution) que sur la survie de Raven. Et j’ai aimé la manière dont ils ont justifié que ça ne touchait que Raven et Abby. Clarke n’a pas fini de culpabiliser d’avoir voulu sauver sa maman à Polis. Bref, c’est un épisode qui me laisse très mitigé : le rythme était celui de d’habitude la tension a fini par prendre un peu et la surprise a explosé en fin d’épisode, mais entre temps, la crédibilité et la cohérence générale ont encore pris un coup qui affaiblit mon avis général sur la série.

Alors, la note baisse, en espérant que les scénaristes me prouveront le contraire et me feront regretter de demander plus de crédibilité dans les blessures et morts. Je suis tellement attaché aux personnages que la mort d’un d’eux me fera de toute manière beaucoup trop chier – sauf si c’est Jaha, ou Ilian, allez.

06.pngÉpisode 6 – We Will Rise – 16/20
It’s the end of the world Kane, darkness is all we have left.

The 100 est enfin de retour après une bien trop longue semaine de pause !

Les personnages n’ont pas eu tant de répit : Arkadia est toujours en flamme sous la pluie au début de cet épisode. Jasper en profite pour continuer à voir la vie du bon côté et être insupportable, cette fois avec Jaha, qui traverse une petite crise de foi en arrière-plan de cet épisode.

Pendant ce temps, la foule s’en prend à Ilian, qui est protégé par Kane, allez savoir pourquoi. Il veut juste éviter que ça ne parte trop en vrille, en gros, mais ça fait un moment que c’est le cas pourtant et ça manque d’éléments concrets pour nous expliquer son comportement, je trouve.

Raven s’entraîne à s’envoler dans l’espace sans y parvenir pour autant, malgré les encouragements de Murphy (non). Elle finit par s’énerver violemment après lui et ses blagues stupides et c’est Luna qui parvient à la calmer. La relation entre ces deux-là est une des choses les plus étranges de cette saison, mais ce réconfort tout maternel de Luna était sacrément beau et, finalement, crédible bien que surprenant. Murphy ne pardonne pas si facilement à Raven qui s’en est pris physiquement à lui – mais bon, ces deux-là remontent à la saison 1 quand même – et laisse sa place à Luna, qui ne l’entend pas de cette oreille et tente de le raisonner. À eux deux, ils parviennent à focaliser l’attention de Raven et à trouver la solution à leurs problèmes. Comme la semaine dernière, l’écriture est bonne, mais l’on sent de plus en plus cette saison que les problèmes sont créés juste pour être surmontés en fin d’épisode.

Du côté d’Arkadia, tout n’est pas entièrement détruit, à commencer par la chambre de Clarke et ses dessins de Lexa. Les scénaristes jouent un jeu dangereux : Clarke entretient désormais sa relation avec Niylah, contre l’avis de la moitié du fandom qui veut la voir avec Bellamy et de l’autre moitié qui veut la voir célibataire à vie dans la glorification de Lexa. De mon côté, j’aime beaucoup la transition proposée avec les dessins de Clarke représentant Lexa (non, ils n’ont pas brûlé). Quant à Niylah, c’est un bon personnage qui mérite des approfondissements, mais que j’apprécie de plus en plus à chaque fois. Elle est tout dans la douceur, ce qui est un contraste avec la majorité des personnages que l’on connaît, et donc plutôt une bonne chose. Jusque-là, on n’avait que Monty qui avait ce type de caractère, et encore.

Octavia, à l’infirmerie parmi les nombreux blessés, révèle qu’elle en veut toujours à Bellamy pour la mort de Lincoln. C’est décidément un épisode qui prend le temps de faire le deuil des personnages perdus l’an dernier (ou il y a un mois ou deux, pour les personnages). Clarke savait bien que ça prendrait du temps à O, mais Bellamy lui répond assez justement que le temps, ils n’en ont plus. Ces scènes permettent de concrétiser un peu l’évolution des dynamiques et ne font pas trop forcées, même si le simple fait qu’on voit autant leur but est un peu dérangeant.

Octavia est ensuite aidée par Niylah, ce qui est une bonne chose car ça développe les deux personnages à la fois. O se retrouve alors seule à l’infirmerie avec Ilian dont les gardes ont disparu, et bien sûr la conversation n’est pas des plus amicales.

L’ensemble d’Arkadia n’est pas mieux, avec un discours de haine à l’encontre d’Ilian se faisant entendre de la part du papa d’un gentil petit garçon de cinq ans. CINQ. CIIIIINQ. Pardon, c’était tellement ridicule, je suis traumatisé. Bon, ce nouveau personnage est le Pike 2.0 en gros, et c’est donc un peu énervant.

Monty avertit ainsi Kane, et c’est frustrant, car j’aurais aimé le voir monter en grade, faire un grand et beau discours pour apaiser la haine. Les scénaristes ont fait évoluer Monty, mais en même temps, il doit rester ce pion de second rang et c’est un peu énervant à force. Après son sacrifice du dernier épisode, il aurait pu se faire entendre un peu plus. Mais non, il n’est pas un leader et les scénaristes ne veulent de toute évidence pas qu’il le soit. Et Harper est aux abonnées absentes cette semaine, dommage.

Octavia, encore elle, part ensuite en vrille et veut se venger d’Ilian, du moins en théorie : elle veut surtout se venger de ce qui est arrivé à Lincoln, donc elle livre le prisonnier à la foule en colère. Et quand elle se retrouve dans la position de Pike, prête à abattre Ilian de la même manière que l’avait été Lincoln, elle explose en larmes et s’enfuit. Je sais bien que tout ça, c’était il y a un an pour nous et qu’on a eu le temps de l’accepter, mais ça continue de me faire mal pour les personnages.

Autant j’ai apprécié le dessin de Lexa, autant le flashback du headshot de Lincoln, ce n’était peut-être pas si nécessaire. On sent que ça remue le couteau dans la plaie, et pourtant, je n’ai jamais été fan de Lincoln. Pendant un instant, j’ai cru qu’ils n’avaient plus le droit de le montrer à l’écran aussi, puisqu’ils tardent à nous montrer son visage. En tout cas, ils n’ont pas eu le budget pour Pike, clairement, et ça m’est bien égal.

Avec l’aide de Jaha et Kane qui font équipe pour la première fois depuis bien longtemps, et la complicité inutile de Monty, Ilian peut quant à lui s’enfuir à son tour. Bref, Arkadia est parti en vrille cette semaine, pour finalement rentrer dans les rangs bien gentiment.

Avant tout ça, Clarke, Bellamy et Roan ont pris la décision d’aller porter le carburant au bunker de Raven et compagnie. En effet, Arkadia est désormais totalement allié avec Azgeda pour créer du Nightblood. Il y a bien sûr quelques péripéties en cours de route avec Trikru qui en veut encore à Azgeda qui, dans sa déclaration de guerre, a détruit quelques villages en chemin pour Arkadia lors du dernier épisode.

Ces péripéties ne m’ont pas passionnées, j’avoue, car l’on sait bien que ni Clarke, ni Bellamy n’y passeront. Il restait un peu de suspens autour de Roan, mais c’est assez vite clair qu’il est bon pour survivre lui aussi, et il ne reste plus qu’à regarder d’un œil distrait une bonne course poursuite en jeep/camion, ce qui n’est clairement pas ce qui m’intéresse dans la série. En plus, l’absence d’Echo dans la garde rapprochée du roi n’est pas hyper logique, même si on peut imaginer qu’elle est repartie pour Polis afin d’y assurer l’ordre. Cela dit, quand on voit les mauvaises décisions qu’elle prend, Roan pourrait changer de second.

Sans vraie grande surprise, l’épisode se termine sur une mauvaise nouvelle supplémentaire : une flèche de Trikru a suffi à percer un baril en métal (?) et le carburant est perdu à jamais. Clarke en informe alors Murphy & Luna, qui sont chargés d’annoncer à Raven la mauvaise nouvelle, qui ne pouvait pas plus mal tomber car elle avait enfin réussi à trouver le moyen de sauver tout le monde avec tout le carburant dont ils disposaient. Du coup, elle prend assez mal la nouvelle et fait une nouvelle attaque cérébrale (je ne sais comment la qualifier en fait) bien plus violente qu’il y a deux épisodes. Inutile de préciser que Murphy court chercher Abby – que l’on n’a pas vu de l’épisode, donc, de même que Jackson ou Emori.

C’est marrant comment ils profitent de ce bunker pour cacher la moitié du casting comme si de rien n’était. Autant avec Arkadia ou Polis, c’est crédible parce qu’on connaît la taille gigantesque dont ils disposent, autant on ne connaît du bunker que la salle principale (et l’endroit où Luna dormait désormais) alors il y a une information qui nous manque. Et puis même si c’est crédible ailleurs, il y a des personnages qu’on ne voit plus depuis quelques épisodes sans explication, comme Miller et son copain. Ce n’est pas du tout frustrant après leur évolution à peine forcée en saison 3.

Si l’épisode ne monte pas beaucoup plus haut en terme de note, c’est justement à cause de toutes ces absences du casting (mais avec tant de personnages en même temps…) qui donnent envie de lire des dizaines de fanfics sur chacun d’eux (et en même temps, dur d’imaginer ce que peuvent faire Abby, Miller ou Emori dans ce bunker). Pour ça et parce que leur schéma narratif devient vraiment trop répétitif avec chaque semaine des personnages confrontés à un problème dont la solution est trouvée vers la 30e minutes histoire de laisser le temps de créer un nouveau problème.

L’évolution générale et les dynamiques entre personnages restent excellentes, mais je trouve ça trop schématique et ça ne me dérangeait pas autant avant. C’était peut-être le cas quand même, mais ça me semblait moins gros, peut-être par manque d’habitude. Si c’est vraiment ça, alors je vais peut-être me lasser et finir par descendre de plus en plus mes notes en saison 5. Oui, il y a une saison 5, c’est officiel !

Oh, et pour conclure, je dois dire que le changement de générique fait mal à voir : Arkadia y est désormais détruite et la nuit tombée ! C’est un bon choix de la part de la série de se mettre à jour comme ça; j’ai adoré les différents changements proposés au sein du générique pour coller au mieux à la situation proposée. On dirait une deuxième moitié de saison, déjà, mais il est possible que ça le soit.

07.pngÉpisode 7 – Gimme Shelter – 16/20
Why don’t you make a fire? You’re good at that.

Comme prévu et malgré quelques détours, il semblerait bien qu’Ilian et Octavia soient faits pour être ensemble. Alors qu’ils s’enfuient d’Arkadia, ils sont surpris par de la pluie radioactive, enfin, et c’est l’excuse parfaite pour les mettre à moitié nus dans une grotte. Ben, tiens. On notera l’absence de traces de coups sur le corps d’Ilian. Son visage est toujours tuméfié de tous les coups qu’il s’est pris dans l’épisode précédent. Même si Octavia ne veut pas lui parler, ils finissent par faire un peu plus connaissance.

Octavia se laisse consumer par ses regrets et ses envies de vengeance au point de tenter de se suicider. Ilian la sauve et, bien sûr, puisqu’ils sont toujours à moitié nus, la tension sexuelle grimpe aussitôt d’un cran. Déprimée, elle l’embrasse alors pour sentir quelque chose d’autre. Sans grande surprise, cela finit en scène de sexe censurée pour ces deux-là. Depuis l’introduction d’Ilian, il était à peu près sûr qu’on en arriverait là et ce n’est pas si mal fichu. Il aura fallu moins d’une saison pour qu’Octavia tourne la page Lincoln et, en même temps, on sent bien que tout ça n’est pas encore résolu.

Ce n’est pas franchement un couple de rêve sur le papier, mais cela reste intéressant à voir. Il est juste dommage qu’Ilian soit à ce point détesté de tout le reste du monde. Au petit matin, le couple se sépare, mais Octavia baisse les armes et décide de le ramener chez lui. Oh, ce couple n’a pas fini de nous surprendre.

Après des épisodes et des épisodes d’entraînements inutiles, Arkadia se fait malgré tout surprendre et c’est le chaos. Il y a un connard qui s’en prend à Harper et finit au sol. Bellamy et Kane ont la gentillesse de le sauver quand même, avant de se déshabiller comme le reste du casting. Oh, les scénaristes ont donc trouvé l’excuse parfaite pour foutre tout le monde à poil. Bien joué.

Harper passe le reste de l’épisode à culpabiliser de ne pas l’avoir aidé, alors qu’il a juste tenté de lui arracher ses vêtements pour se protéger, hein. Du coup, elle pleure sa mort. Mouais. Une fois de plus, l’écriture est un peu étrange : où est Monty pour la réconforter ? Nulle part, et la pauvre se retrouve à devoir se contenter de Kane qui, lui, n’a qu’une radio pourrie pour parler à sa chérie… Même Niylah aurait été plus crédible dans le rôle de Kane vis-à-vis d’Harper.

Bellamy quant à lui décide une fois de plus de jouer au héros : comme il ne peut trouver Octavia, il décide d’aller sauver un duo pris au piège de la pluie noire. Pas de bol pour lui, sa jolie jeep se retrouve coincée dans la boue et il doit reconnaître son incapacité à sauver tout le monde. Pas facile tous les jours la vie de héros. Il finit par rentrer à la base pour apprendre qu’Octavia n’a pas donné signe de vie. Voilà, voilà, les scénaristes ne sont vraiment pas cool avec notre petit Blake.

Clarke arrive au bunker et apprend d’Abby qu’à défaut d’aller dans l’espace, la moelle épinière de Luna peut suffire à créer du Night Blood, si on est prêt à le tester sur un humain. C’est marrant, ça me rappelle Mount Weather comme solution, hein. Et apparemment, Abby aussi vit mal la comparaison et la solution qu’elle vient de trouver.

Emori entend tout, parce que c’est Emori, et parce qu’il faut bien nous rappeler qu’elle est là, aussi, et qu’elle est le sacrifice le plus évident pour tester le transfert du sang de Luna, grande absente de l’épisode, une fois de plus. Clarke part ensuite en expédition avec elle en direction de la villa d’Allie où se sont installés Murphy et Emori. Ah ben oui, ça a de la gueule forcément, et surtout ça explique où ils ont disparu.

Murphy était juste en train de danser et faire la cuisine. J’approuve, je fais pareil. Avec cette explication sortant d’un peu nulle part, j’ai même cru un moment qu’ils allaient nous sortir Miller de derrière un placard (hum, mauvais jeu de mots pour un homo ?), mais non, il est toujours aux abonnés absents. Je comprends de moins en moins comment ils gèrent le casting, sérieux.

Ce retour à la vie moderne est une claque pour Clarke qui peut enfin prendre une douche chaude et retrouver le plaisir d’un bon lit deux places. Son réconfort est toutefois de courte durée, parce que faudrait pas que l’actrice prenne trop ses aises : alors que dans la cuisine, Emori s’active pour se casser, elle se fait surprendre par un Natif agressif. Malgré les protections de la villa largement mises en avant juste avant, celui-ci a réussi à pénétrer dans la baraque en cassant une vitre et s’attaque à elle pour de la bouffe. Incapable de le maîtriser, elle est finalement sauvée in extremis par John.

Elle prétend alors connaître son agresseur et vouloir le tuer, mais il paraît très vite clair qu’elle ment afin d’avoir un cobaye. C’est une sacrée performance de la part de l’actrice et je continue d’apprécier de plus en plus ce personnage. Et ça me fait chier, j’aime vraiment tout le monde dans cette série, les prochaines morts vont être dures. Clarke finit par en arriver après un long, long, temps de réflexion à la conclusion qu’elle tient son cobaye et Abby finit l’épisode en lui injectant du Night Blood, en présence aussi de Roan, même si nous n’avons pas la moindre idée de ce qu’il a pu faire de son épisode sans Clarke. Les scénaristes révèlent alors qu’Emori mentait et ne connaissait pas ce type. Ce dernier rebondissement est vraiment sans surprise tant c’était évident et c’est dommage de finir là-dessus, même si ça offre un cliffhanger intéressant sur la survie ou non de ce cobaye.

Quant à « Memori », ils sont plus amoureux que jamais dans leur désir commun de survie. Purée, ne me les tuez pas, plus ça va, plus je les adore.

En conclusion, cet épisode prend le temps d’approfondir un peu les personnages d’Octavia, Bellamy et Memori avec trois intrigues qui se déroulent en parallèle et permettent aussi de voir quelques moments de transcendance pour Ilian, Kane et Harper. La multiplicité des intrigues et l’arrivée de la pluie noire aide à camoufler un peu l’écriture routinière de la saison. Cette fois, il ne s’agit pas vraiment de trouver une solution à un problème, mais plutôt d’attendre la fin du problème pour la pluie. Quant au cobaye, tout cela se déroule sans surprise, car on sait bien dès le départ qu’ils trouveront quelqu’un sur qui tester.

Il y a de fortes chances que le test échoue… et que quelqu’un d’importance décide de tester une deuxième version de ce remède. Ou pas, on verra, c’est une supposition en l’air, comme j’avais pu le faire précédemment pour Octavia et Ilian. Bon, autrement dit, The 100 continue son jeu de domino et d’écriture stratégique pour que tout se mette peu à peu en place. Cette semaine, c’est bien fait, malgré un casting de plus en plus variable et de moins en moins logique.

Cependant, la seule solution que j’y vois, c’est de tuer quelques personnages… et ça, non merci.

Capture d'écran 2017-03-30 12.39.59.pngÉpisode 8 – God Complex – 18/20
I’ll be here if you come back. When. I mean, when.

Comme d’habitude, cet épisode se divise en trois intrigues traitées de manière inégale en termes de temps et d’importance. En revanche, contrairement à d’habitude, les scénaristes surprennent par des rebondissements qui viennent une nouvelle fois renverser la donne.

Tout d’abord, une première intrigue concerne la rédemption de Bellamy, encore et toujours. La semaine dernière n’a pas suffi, il faut maintenant ramener le personnage à un point où il est capable de lâcher prise et d’oublier sa culpabilité. Facile : il suffit pour ça de lui fourrer un Jasper toujours aussi insupportable dans les pattes.

Cette intrigue est de loin celle qui m’a le moins plus dans l’épisode, même si j’ai apprécié les références à la première saison de la série, du « whatever the hell we want » à la quête des fruits hallucinogènes. C’est une bonne chose d’en revenir à ces éléments-clés du passé, car cela solidifie la série de manière agréable, lui donnant un suivi plus crédible que l’invention perpétuelle de nouveaux éléments.

De plus, il était intéressant de voir Jasper marquer des points malgré son fichu caractère depuis Maya. Le personnage a beaucoup trop changé, mais ce côté « recherche du fun » était après tout ce qui le caractérisait en saison 1. Quant à Bellamy, il ne se ressemble plus du tout et le voir enfin lâcher un peu de lest était plutôt positif également, même si je n’aime pas du tout la manière dont c’est finalement amené. Il faut qu’une figurante sexy que nous n’avons jamais vu le drague pour qu’il change d’avis, et ça, c’est un peu n’importe quoi et contre-productif par rapport au personnage. Dans le même genre, j’aurais aimé voir Harper passer de son stade de dépressive du début d’épisode à fêtarde. Pourtant, la fête est une bonne chose et j’aurais aussi apprécié qu’on s’y attarde un tout petit plus longtemps, pour les voir profiter de la vie. La scène de 4×4 en début de saison 3 où ils chantent tous ensemble reste l’un de mes moments préférés dans cette série et je n’aurais pas été contre un développement dans ce sens. Cependant, on a déjà passé beaucoup de temps sur Bellamy cette saison, et j’espère qu’on avait là une conclusion (même s’il serait intéressant de connaître leurs hallucinations dans Arkadia).

La seconde intrigue se déroule bien loin d’Arkadia. La production a enfin remis la main sur l’ensemble du casting censé se trouver dans le bunker de Becca, et c’est ainsi l’occasion de les voir tester les radiations sur leur cobaye. Cette première scène de l’épisode se déroule pour ma part sans la moindre surprise avec un début d’expérience rassurant qui finalement foire totalement et laisse ce pauvre type mourir dans d’atroces souffrances.

Il faut alors trouver un nouveau cobaye et cela tombe, comme prévu, sur Emori ; surtout qu’ils ont l’excuse de son mensonge pour se rassurer. Clarke découvre en effet qu’elle lui a menti sur l’identité du premier cobaye et, apparemment, ça justifie de tenter de la tuer, n’en déplaise à Murphy. Le couple est emprisonné aussitôt. Ce n’est pas trop du goût de Luna qui se ridiculise un peu dans sa révolte vouée à l’échec et son combat contre Roan.

Tout cela m’a un peu laissé perplexe tant l’intrigue restait prévisible, mais j’ai aimé là encore la référence au passé de la série. Raven dresse la première le parallèle évident avec Mount Weather et, une fois de plus, cela permet de solidifier l’ensemble de la série tout en expliquant assez rapidement et facilement les enjeux de cette nouvelle décision de Clarke, surtout que ça vient de Raven qui s’était bien fait torturée en fin de saison 2.

Ma scène préférée est un peu centrale dans cette intrigue : Emori demande à Murphy d’arrêter de la protéger. Elle est prête à se sacrifier, mais elle veut encore le protéger pour qu’il ne soit pas le prochain sur la liste. C’est merveilleux et hyper bien joué de la part des deux acteurs. Les supplications de Murphy à Clarke, notamment, sont magistrales et s’appuient elles aussi sur les relations passées entre les deux personnages. Je n’en demandais pas tant.

De ses supplications, j’en ai tiré l’évidence du sacrifice de Clarke. Franchement, je n’en attendais pas moins vu les doutes de l’ensemble des personnages et sa scène avec Roan ; mais la petite phrase bien placée de Murphy l’a vite confirmé. Clarke décide de se sacrifier et tester le nightblood elle-même. De manière moins prévisible, le personnage d’Abby semble bien différent cette semaine. Elle hésite à sacrifier Emori, là où je m’attendais à la voir se faire stopper par Clarke. Bon, ça, à la rigueur, ça colle à peu près au perso.

En revanche, la voir péter un câble et détruire le laboratoire, ce n’est pas des plus crédible et on va mettre ça sur son cerveau désormais défectueux comme celui de Raven. Franchement, elle n’a pas hésité dix secondes à lui injecter le nightblood et la clé de la City of Light en fin de saison 3, là où les risques étaient infiniment plus grand ; alors il n’y a pas trop de raisons d’en arriver à de tels extrêmes (même si ça reste une réaction compréhensible de parents). J’ai envie de noter également que personne ne semble en vouloir à Abby, pas même Emori et Murphy libérés, alors qu’elle vient juste de tuer tout le monde. La libération de Memori est également une aberration, car je doute qu’ils pardonnent si facilement la situation dans laquelle on les a fichus – et notamment à Miller qui a suivi aveuglément les ordres (franchement le faire revenir pour ça, ce n’est pas cool).

J’ai aussi envie de dire qu’ils abandonnent bien vite le combat : il suffit d’attendre la prochaine pluie noire pour savoir si Clarke survit ou pas. Et de toute manière, l’espèce humaine est déjà sauvée car Luna survit, de même que des enfants nightblood (on sait qu’il en reste qui ne faisaient pas partie du conclave, normalement). Je dis ça, je ne dis rien.

Et effectivement, je ferais mieux de ne rien dire car de toute façon, la dernière intrigue de cet épisode permet de trouver une nouvelle voie vers la salvation. L’intrigue Jaha/Kane, redevenus de grands amis, apporte en effet une solution qui avait été un peu trop vite écartée en début de saison.

Si je déteste Jaha, je suis assez content de le voir, pour une fois, avoir raison de persister sur son délire de secte quand il se rend compte que la religion de Niylah reprend les mêmes termes et symboles que celle-ci. Ce que j’aime surtout dans cette intrigue, c’est la manière dont toutes les pièces du puzzle s’emboîtent de manière évidente alors qu’à aucun moment je n’y avais pensé avant. Pourtant, j’avais tout en main moi aussi. Il me reste toutefois le souci du rapport entre Becca et la secte, mais les hommes que l’on voit à la fin du 3×07 pour l’accueillir sortent peut-être du bunker, et de là, tout se tient.

Cette intrigue voit également le retour d’Indra, égale à elle-même, c’est-à-dire beaucoup trop violente et agressive pour être un bon leader politique, même si elle se laisse convaincre par Kane de temps à autre. Agressive ? Et bien oui, Trikru est toujours en guerre contre Azgeda, et donc contre Skaikru. Je n’ai pas trop aimé la manière dont Indra tue tous les Azgeda sur son chemin, car cela va encore provoquer des remous politiques et des combats par la suite, ni la manière dont les relations avec Gaia, sa fille, semble soudainement apaisées.

En revanche, j’ai adoré la façon dont Gaia était réintroduite, avec toutes les réponses que cherchaient nos héros, l’air de rien. Cela s’inscrit tout à fait dans la mythologie de la série et justifie un peu mieux l’invention du personnage de Gaia. C’est peut-être le plus gros point faible de cette saison finalement, le fait que le personnage-clé sorte de nulle part en début de saison. Toutefois, comme je ne la voyais pas obtenir une telle importance, c’est plutôt réussi je pense, car ce sont finalement tous les éléments de peu d’importance (la secte, le bunker inefficace, Gaia, la religion Trikru…) qui permettent d’apporter une nouvelle solution.

Cette dernière est efficacement trouvée par Monty, qui prend encore de l’importance dans cet épisode. Harper s’en rend bien compte et n’a pas l’air d’aimer ça beaucoup plus que moi. La scène du couple ressemblait fortement à une scène d’adieu et Monty a tellement pris du grade cette année que je me retrouve à sursauter pour lui à chaque scène. Je ne donne pas cher de sa peau ou de celle d’Harper, il me paraît de plus en plus évident que l’un d’eux ne passera pas la saison. Ils sont censés être bien plus secondaires que ça, et finalement, ils ont éclipsé Miller & Bryan qui avaient pris un peu d’importance l’an dernier, mais pas autant. C’est un peu la même chose pour Memori qui éclipsent Jasper (surtout), mais je vois moins l’un d’entre eux y passer. Peut-être à tort.

Enfin, l’absence d’Octavia ne m’a pas du tout dérangé, contrairement à ce que j’aurais pensé si on m’en avait parlé a priori.

Donc si je résume : l’épisode est très solide car il s’appuie sur les fondations de la série à de nombreuses reprises, tout en proposant un renversement de la situation avec la découverte du bunker et l’échec du Nightblood. La découverte du bunker, aussi immense soit-il, ramène de plus une ancienne problématique sur le devant de la scène : il va falloir faire une liste de qui peut survivre. Et comme cette fois, c’est Trikru qui garde le temple, il y a fort à parier qu’Azgeda va être mis de côté. La merde géopolitique est bonne pour un nouveau traité et de nouveaux combats, et j’aime beaucoup cette perspective.

C’est un épisode d’autant plus réussi que pas un instant je n’imaginais le retour de cette secte dans la série ou l’échec de la solution Nightblood. Je voyais déjà Clarke survivre aux radiations dans la machine et j’ai aimé la manière dont ils ont réussi à me surprendre !

Capture d'écran 2017-04-27 16.43.14.pngÉpisode 9 – DNR – 17/20
Not much point of fighting at the end of the world…

J’ai l’impression que ça fait un an que je n’ai pas regardé The 100, je suis tellement heureux qu’ils soient de retour après cette pause de trois semaines ! Si l’épisode a mis plus de temps à me happer que d’habitude, je l’ai fini sur les rotules. Alors, ma séance chez l’ostéopathe ce matin n’a pas aidé car j’ai fonctionné comme un zombie toute la journée, mais cet épisode, vraiment, m’a vidé émotionnellement. Je m’explique.

Plusieurs intrigues s’entremêlent cette semaine et aucune n’est de tout repos. Oh, nous avons bien Octavia et Ilan qui commencent par jardiner puis passer la journée au lit à nous dire que l’hiver (la mort) arrive. Non, sans déconner, la référence à Game of Thrones me paraît inévitable. Peu importe, tout ça n’est qu’une introduction pour nous faire croire qu’Octavia se repend. Finalement, Ankara (oui, oui, c’est un prénom, pas une ville), une pote d’Ilian, décide de s’en prendre à elle.

Il n’en faut pas plus pour qu’Octavia se réveille, le déclic se fait et paf, la revoilà guerrière. L’évolution de ce personnage est folle, elle se consume à petit feu à chaque meurtre, je le sens de plus en plus mal pour son futur.

À Arkadia, Jaha est de retour avec Monty pour déclarer l’existence du bunker. C’est intéressant, mais je n’ai pas aimé du tout la mise en avant, une fois de plus, de Monty dans sa relation avec Harper. Finalement, c’est elle qui a fini par me saouler. Elle est clairement en pleine dépression et décide donc de rester faire la fête avec Jasper plutôt que de se rendre au bunker. Autrement dit, elle décide de se suicider. Cela mène à une scène très forte entre Monty et elle qui a tout de la pire rupture dans une série. Il lui balance quand même qu’elle est lâche avant de se barrer. Oh Harper, mais ressaisis-toi.

Ils sont tout un groupe de jeunes à agir comme ça, car la vie sur Terre est trop compliquée à gérer, trop douloureuse. Monty ne peut tolérer ça, mais sa petite amie et son meilleur ami en sont là. Jaha essaye bien de les forcer à venir, mais sans surprise, ça ne fonctionne pas. C’est Bellamy le plus intelligent sur ce coup, c’est très bon de le retrouver : il fait prendre conscience à Jaha que ce n’est pas sa décision de les forcer à survivre. Il les a bien envoyés mourir sur Terre, après tout. C’était une bien jolie scène, avec même une apparition inattendue de Wells. Et puis, me sentir de nouveau Team Bellamy après tant de temps, c’était cool.

La majorité d’Arkadia se met donc en route pour Polis et le bunker, sans savoir ce qui les y attend. Avant cela, Bellamy prend le temps de dire au revoir à Jasper et Harper, tous deux dans une fête perpétuelle qu’il avait rejoint la veille malgré tout. Cette scène d’au revoir, particulièrement entre Bellamy et Jasper, était déchirante, à coup de répliques entendues et ré-entendues tout au long de la série. Oh, ce « Whatever the hell you want » m’a cloué sur place. Je suis tristesse infinie, sachez-le.

Monty décide finalement de rester à Arkadia auprès d’Harper et Monty. Ce sacrifice parfaitement romantique est très joli, puisqu’il dit rester au cas où ils changent d’avis. J’aime bien l’idée, mais… l’amoureux transi qui reste pour sauver sa copine, on sait tous que ça va mal finir. Je suis à peu près convaincu que Monty va finalement mourir pour sauver une Harper comprenant trop tard qu’elle tient effectivement à la vie, comme Monty le souligne justement dans cet épisode. Je tiens à dire direct que ça va être atroce et que je ne suis pas prêt non plus. DNR. Oui, ne me réanimez pas, je suis un cas perdu avec cette série. En plus, ce DNR de Jasper me rappelait évidemment LOST et ce n’était pas une bonne chose.

Il est quand même question de suicide collectif et il est à peu près sûr que tous ne pourront survivre. La série a été assez avare en cadavre cette année, je crains le pire, franchement.

Pendant ce temps, Clarke, Roan, Abby, Miller et Jackson arrivent à Polis pour découvrir le bunker. C’est évidemment un piège pour tuer Roan, puisque Trikru est toujours en guerre contre Azgeda. Clarke sauve juste à temps Roan (ben évidemment) mais Azgeda était déjà sur le coup. Echo dirige à merveille ses troupes, organisant un blocus autour du bunker et gardant tout le monde en otage.

Tout le monde, sauf Wanheda, que le roi Roan demande à voir, bien sûr. À six jours de la fin du monde (enfin, ce sera probablement en avance histoire de rajouter du drama), Roan est bien remis de sa blessure du début de saison et est drôlement prêt à écouter Clarke.

Celle-ci parvient à le convaincre de parler pacifiquement à Indra. Oh, le pacifisme grounder est relatif, bien sûr. La réunion au sommet se fait en présence des treize colonies et se conclut sur la décision de faire la guerre pour récupérer le bunker, faute d’une Lexa pour convaincre tout le monde de ne pas se taper sur la gueule.

Oh Lexa, que tu manques à cette série. C’est fou quand même l’impact de ce personnage. Lincoln est totalement zappé désormais, de même que Finn par exemple, mais Lexa est encore le moteur d’une bonne partie de la série. Qu’est-ce qu’elle me manque !

Ils m’ont fait espérer son retour improbable en plus, puisque Clarke se fait pote avec Gaia pour devenir la nouvelle commandeur (ça aurait été pratique l’an dernier quand même). C’était sans compter sur la connerie infinie d’Abby qui a peur que la flamme tue Clarke et révèle qu’elle n’est Nightblood que grâce à la science. Bordel.

C’est Roan qui pousse Abby à révéler ce qu’elle sait, alors qu’Abby était quand même prête à le tuer en début d’épisode et est désormais sa prisonnière. Du grand n’importe quoi Abby cette saison !

Finalement, Roan, qui a tout prévu, décide d’éviter la guerre en organisant à Polis les Hunger Games un dernier conclave entre les treize clans (y compris Skaikru donc). Le vainqueur gagnera le bunker pour son clan et basta. La bataille se fera dans l’ensemble de la ville. Et alors que Clarke et Bellamy se rendent compte qu’ils sont dans la merde, Octavia débarque, prête à faire la guerre. Oh…

Ce conclave est une bonne idée je trouve, mais ça va rapidement se résumer à Octavia/Indra/Echo. Et si Octavia doit tuer Indra, on aura franchi une ligne de non-retour. Et puis, je n’ai pas envie qu’Echo ne meurt non plus. Genre, l’idée est géniale, mais je ne suis pas sûr d’avoir envie de la voir.

Une dernière partie de l’épisode traite elle aussi du suicide, plus directement encore, et c’est probablement celle qui m’a le plus épuisé émotionnellement. Je n’ai pas honte de le dire, j’ai toujours eu un gros faible pour Raven. Je n’aime pas bien son évolution cette année, forcément, car tout est fait pour la diriger vers sa mort prochaine. Je refuse toujours de croire qu’ils vont se séparer d’elle, je me dis qu’une fois dans l’espace, elle va nous trouver une nouvelle solution à tous leurs problèmes…

Et pourtant, plus on avance, plus il me paraît évident qu’elle ne survivra pas. Elle continue de partir en vrille tout au long de l’épisode, sous la surveillance de Murphy et Emori. Ces deux-là sont égaux à eux-mêmes, donc parfaitement géniaux tout du long. Ils craignent d’avoir été abandonnés derrière par Clarke & co, donc ils se préparent à aller survivre seuls dans le bunker de Becca.

Finalement, Miller et Jackson débarquent juste avant leur départ, s’excusant de leur retard et proposant de les amener. Avant d’en venir à la scène qui m’a achevé, parlons justement de Miller et Jackson. Cet épisode nous les montre en train de se draguer très ouvertement, avec les sourires complices qui vont bien. Je suis hyper mitigé sur cette intrigue, parce que nous n’avons pas de news de Bryan depuis des plombes et Miller est déjà en train de le remplacer. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont proposer comme intrigue autour de ces relations. Jackson n’avait jamais eu de vie personnelle jusque-là, je suis donc surpris… mais en même temps, ça colle très bien aux deux personnages comme relation. Si ça peut permettre de revoir plus souvent Miller, je ne suis pas contre. Alors en revanche, si c’est pour nous faire un code 307 (= la mort de Lexa), non merci.

J’envisage déjà le pire, oui, mais cette série me veut du mal, je crois. Il n’y a qu’à voir la scène finale entre Raven et Murphy. Raven a décidé d’aller se suicider dans l’espace, parce qu’il n’y a que là qu’elle se sent bien. C’est une information que l’on se traîne depuis la saison 2 et c’est absolument génial comme conclusion pour le personnage, mais j’ai du mal à digérer sa décision quand même. Et Murphy aussi. J’ai adoré leur scène où Murphy s’excuse du mal qu’il lui a fait et où elle l’absout véritablement. Leur relation dans cet épisode était juste parfaite. C’est peut-être l’amitié la plus improbable mais la plus réussie de la série, avec jamais la moindre ambiguïté…

C’était une vraie scène d’adieu. Il reste encore quelques épisodes, mais j’ai du mal à voir Raven revenir de certains points de non-retour qu’elle a franchi. Elle passe l’épisode à voir Becca et à lui parler. Ce retour de l’actrice est sympa, mais ces hallucinations sont vraiment mauvais signe.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce retour, mais il m’a épuisé et vidé. Je ne sais pas si je vais tenir la fin de saison à ce rythme-là.

Capture d'écran 2017-05-04 13.36.24.pngÉpisode 10 – Die All, Die Merrily – 20/20
The rules are not the problems, Marcus, the game is.

Cela faisait bien longtemps qu’un épisode de série ne m’avait pas retourné le cerveau comme l’a fait ce nouveau volet de The 100. Je me sens complétement arnaqué, trahi et stupide de ne pas l’avoir vu venir. Il y avait des indices, bien sûr, mais quand même…

Comme prévu, cet épisode se consacrait au conclave, des Hunger Games version CW. Et franchement, pas la peine de nous pondre une saga de films pour que ce soit efficace, cet épisode réussit parfaitement à faire monter la tension et les enjeux, avec pas mal de surprises malgré sa prévisibilité par ailleurs.

Déjà, dans les surprises, il faut que je parle des tributs. Bien sûr, Octavia défend Skaikru, mais j’ai été surpris par le choix de mettre un inconnu au lieu d’Indra parmi les Trikru. Bon, c’était sûrement pour ne pas tuer trop de gens importants d’un coup, parce qu’à côté de ça, nous avions Roan (je m’attendais à Echo !), Ilian et… Luna dans les tributs. Oui, Luna débarque de nulle part dans cet épisode, avec toujours sa vendetta habituelle contre le reste de l’humanité. Elle demande donc à avoir l’accès au bunker pour tous les regarder crever.

Sympa la meuf.

Sans perdre trop de temps, l’épisode prend le temps des préparatifs : Octavia se fait les tatouages de Lincoln, reçoit une épée d’Indra (qui prévoit clairement une alliance si elle gagne) et des conseils de Kane et Bellamy. Ce dernier lui propose la stratégie de la fille sous le sol : il suffit de se planquer et de tuer le dernier. Cela paraît une bonne solution. Leurs adieux se contentent d’un May we meet again.

Ailleurs, Clarke envisage un temps de tricher avec Jaha, mais Marcus leur fait remarquer que ce serait particulièrement con. Clarke tente également une alliance avec Roan, mais celui-ci l’envoie bouler. Pourtant, il est rapidement évident que les paroles de la blonde ne tombent pas dans les paroles d’une sourde en qui concerne Echo.

Un premier quart de l’épisode s’achève donc autour de cette préparation et il est ensuite temps pour le sort d’être favorable à nos héros de chaque clan. Le début du conclave est très esthétisé et c’est une réussite je trouve de nous montrer chacun des personnages à son début. Bien sûr, à ce stade, il est difficile de ne pas espérer une alliance ou une pirouette à la Katniss pour ne pas tuer tout le monde. Les scénaristes le savent bien et décident d’en jouer assez vite.

En théorie, nous savons vite quels sont les clans qui finiront le combat, et pourtant, Trikru tombe assez vite. Ce n’est qu’une demi-surprise comme nous avons un quasi-figurant pour le faire, mais tout de même ! Les tributs tombent les uns après les autres, souvent de la main d’un Roan drôlement bien soigné de sa blessure de la saison dernière.

L’épisode suit avant tout Octavia, forcément, et nous la voyons échapper autant que possible à tous les combats, tout au long de l’épisode : Trikru, Luna, Ilian… Oh, ce dernier lui propose une alliance, qu’elle refuse. Il ne lâche pas l’affaire pour autant et lui sauve la vie. Et quand elle accepte enfin son aide, il se prend une flèche dans le cou. Putain, le coup de l’arc me fera sursauter à chaque fois, dans toutes les séries, depuis Dollhouse.

Bon, à propos de cet arc, il faut bien que j’en parle : Echo fait de la grosse merde. Par crainte de voir son peuple perdre, elle décide d’entrer en cachette dans l’arène pour tuer tout le monde, sauf Roan. J’ai trouvé qu’il s’agissait d’une excellente idée, qui correspondait bien à ce que l’on sait d’Azgeda. Bien sûr, Bellamy découvre le pot à rose et va se confronter à la guerrière. J’ai beau avoir envie de les shipper, il faut reconnaître que c’est de plus en plus compliqué. Roan déshonore finalement Echo en la surprenant.

N’empêche que, même si j’adore Echo, elle a tué Ilian et je la déteste pour ça. Je l’ai même insultée si vous voulez tout savoir. Octavia est forcée d’achever son nouveau copain et cela marque la première grosse perte de cet épisode. Elle entend ensuite Bellamy parler avec Roan et ainsi les adieux de son frère, qui a toute confiance en elle pour gagner. C’était mignon tout plein, on va dire.

Roan épargne finalement Bellamy qui ne parvient pas pour autant à sortir de l’arène sans se faire mystérieusement enlever… J’ai trouvé un peu dommage cette scène qui rend difficile d’être pleinement à fond dans la fin du conclave. Clairement, on comprend dès lors que ça va partir en cacahuète à un moment et qu’ils s’entretuent pour rien. Oh, j’ai eu l’espoir que le massacre s’arrête là cependant.

C’était avoir beaucoup d’espoir : Octavia et Roan font alliance contre Luna et, bien sûr, ils se retrouvent tous les trois pour le combat final. Luna est beaucoup trop forte, nous l’avons vu dans tout l’épisode, et elle réussit sans trop de mal à les maîtriser. Quand en plus, la pluie acide s’en mêle, c’en est fini de nos héros. Et c’est ainsi que Roan se fait achever. Oh !

Je n’ai jamais adoré ce personnage, mais c’est une fin quand même bien violente pour un acteur adoré et… pour un autre ship avec Clarke. La blonde n’est pas Wanheda pour rien, elle finit par collectionner les amants morts. Bon, certes, Roan n’a jamais eu l’occasion de l’être, mais cela faisait une saison et demi (déjà !) que leur flirt était permanent.

Il reste donc Octavia et Luna. La fin n’a pas énormément de suspens avec le classique coup du « je suis caché dans l’armoire, suis mes traces de sang… ET NON, j’étais derrière, CREVE PETASSE ». Je caricature cependant d’excellentes scènes en disant ça : j’ai adoré la relation entre Luna & Octavia cette semaine. Toutes les deux se battaient pour Lincoln et ses idées. Comme en plus Octavia achève Ilian, cela remuait pas mal de choses de parler autant de Lincoln. Le personnage d’Octavia évolue donc à la perfection.

Lorsqu’elle gagne le conclave, elle annonce à Gaïa qu’elle veut partager le bunker équitablement entre les clans. C’était bien la peine de tuer tout le monde. Bref, la meilleure solution est atteinte à quelques épisodes de la fin de saison et à trois jours de la fin du monde…

Difficile de ne pas sentir l’anguille sous roche, mais difficile aussi de l’imaginer précisément. Pendant que tout le monde se concentrait sur le conclave, Skaikru a investi le bunker et scellé la porte derrière lui. Clarke a décidé de s’y installer avec son peuple et fuck le reste de la planète… enfin, le reste de la planète, moins Bellamy, qu’elle a pris le temps de faire enlever. Kane en revanche, le mec de sa mère !, il peut rester à crever à la porte. Sérieusement ?

Clarke a fait beaucoup de merde dans les saisons précédentes, mais elle y était toujours forcée à un moment ou un autre. J’aurais dû me douter que la voir se rapprocher de la ligne de conduite de Jaha était mauvais signe, de même qu’apprécier un peu plus Jaha.

Clarke vient donc de condamner Kane, Octavia (dont elle ne connaissait pas le sort, OK), Jasper, Monty, Harper (qui l’ont choisi ?), Raven et tous ses alliés, avec bien peu de remords apparents. OH PUTAIN CLARKE MAIS TU FAIS DE LA MERDE !

Voilà, le temps où j’étais de nouveau capable d’apprécier Clarke vient de s’évaporer, je crois. Il reste encore une bonne brochette d’épisode dans cette saison et je suis du coup particulièrement ravi de voir qu’ils ont une approche innovante. Tout ce que j’imaginais est remis à zéro, avec de nouvelles alliances et dynamiques.

Il va falloir que ceux en-dehors du bunker se trouvent une nouvelle solution, car je doute que la série sacrifie la moitié de son casting comme ça… Ce serait absolument dingue de finir la saison sur leur mort à tous, mais j’ai du mal à l’imaginer. Tel que c’est parti, j’imagine plutôt des difficultés à l’intérieur du bunker (qui forcera peut-être à sortir ?) et une géopolitique qui va encore être bien complexe avec d’anciens alliés qui voudront se tuer. Et puis surtout, les 12 clans restants vont vraiment former une alliance cette fois.

En conclusion, cet épisode m’a totalement laissé bouche bée, cela faisait longtemps que des scénaristes ne m’avaient pas baladé à ce point… sans compter que le taux de la mortalité de la saison vient de monter en flèche d’un coup, quoi !

vlcsnap-2017-05-14-17h07m58s443.pngÉpisode 11 – The Other Side – 19/20
Yesterday we were right. Today, we have to live with being wrong.

The 100 avait beaucoup de travail à faire pour que je pardonne à Clarke après l’épisode précédent, mais force est de constater qu’ils ont trouvé un très bon moyen d’y parvenir. J’étais impatient de voir l’épisode, parce que je n’ai pas pu le voir suite à un emploi du temps très chargé (je vous en parle dans l’article à la semaine très vite) avant dimanche. Et qu’arrivé dimanche, quelqu’un avait déjà eu l’occasion de me dire qu’un personnage important mourrait (je hais les spoilers, vraiment ; mais bon, comme cette phrase est valable un peu pour la moitié des épisodes de The 100).

Alors bon, déjà, ils nous pondent que Clarke et Jaha ont fait en sorte de récupérer Bellamy, Marcus et Octavia, mais c’est un peu gros qu’ils n’aient trouvé que Bellamy alors que c’est le seul qui était là où il ne devait pas être ! Cette première scène est toutefois forte en stress et émotions. Bellamy et Abby finissent par contacter l’extérieur et Clarke découvre sa connerie.

Seulement, il est déjà trop tard car Jaha s’en mêle et refuse de partager le bunker. Il parvient à faire emprisonner Bellamy avec l’aide de Miller, devenu sacrément méchant maintenant qu’il a sa barbe. Bellamy passe une bonne partie de l’épisode à tenter de se libérer de ses chaînes, se déchirant les poignets au passage.

De son côté, Clarke déprime et justifie ses (mauvais) choix comme elle peut, une intrigue qui heureusement ne prend pas tout le temps de l’épisode, mais seulement deux scènes. La première voit Abby sembler d’accord avec sa fille et Jaha, même si on sent bien que ses doutes vont forcément la faire changer d’avis. La meilleure scène pour Clarke est toutefois celle qu’elle passe dans les bras de Niylah, qui incarne une fois de plus la douceur loin des prises de tête politique. J’aime vraiment beaucoup le personnage et la relation. Finalement, tout est dans le non-dit entre elles. Les sentiments ne sont jamais explicités, mais la Grounder est toujours là en cas de besoin, à l’écoute. Je trouve que cela est mieux pour Clarke, ça vaut bien plus que les longs discours et les prises de tête géopolitiques avec Bellamy (ou même Lexa… oui, j’ai écrit ça). Les scénaristes ont réussi à leur développer une relation aux antipodes de ce que Clarke a pu connaître avec Finn ou Lexa, une relation qui n’en est pas vraiment une finalement, mais qui est pleine de sincérité. Bref, je suis vraiment convaincu, c’est comme ça.

Sans grande surprise, Abby décide de piéger Murphy qui devait surveiller Bellamy. J’ai de la peine pour Murphy, qui est forcé de redevenir le connard lâche qu’il était. J’aurais aimé qu’il libère Bellamy, même s’il est vrai que Clarke avait parfaitement raison de le mettre à cette position. J’ai adoré ce résumé du personnage comme un survivant prêt à tout pour survivre, c’était très juste.

Une fois Murphy inconscient, Bellamy et Abby piègent Jaha qui passe pour un bon con. Juste avant d’ouvrir la porte, Clarke confronte Bellamy, au point d’essayer de lui tirer dessus. J’ai sursauté comme un bleu sur mon siège de bus, je m’attendais même à ce qu’elle tire vraiment dans sa jambe, j’ai même envisagé qu’elle le tue à cause du spoiler que l’on m’avait dit. Oui, ça ne m’aurait pas traversé l’esprit autrement, mais avec Clarke, tout est possible tellement elle était déterminée et tellement le personnage est parti loin la semaine dernière. Finalement, elle laisse Bellamy ouvrir la porte.

De l’autre côté de cette porte du bunker, il ne s’est pas passé grand-chose pendant l’épisode. Octavia et Indra ont passé l’épisode à attendre, même s’il a aussi été révélé qu’Echo s’était fait bannir par son roi. Cela me paraît à des années lumières cet épisode d’Hunger Games ! Puisque j’adore le personnage d’Echo, j’étais heureux de la voir approuver le plan d’Octavia.

Quand la porte s’ouvre, Bellamy retrouve donc sa sœur, ce qui permet de jolies réconciliations (enfin) et un « I love you ». Seulement, Octavia fait de la merde et vire Echo. Comme la fin de saison approche (seulement 13 épisodes ?!), il est évident qu’elle fait une grosse erreur en ne permettant pas à Echo de rentrer dans le bunker. Ou alors c’est simplement parce que je l’adore.

Octavia a donc finalement eu raison d’attendre son frère et Bellamy a eu raison de garder confiance en la diplomatie de sa sœur. Cette dernière est clairement la nouvelle Heda des treize clans réunis et elle annonce à Jaha, Kane (qui réapparaît pour le fun), Abby, Clarke et Bellamy que la problématique de début de saison est de nouveau valable. Il n’y a pas de place pour tout le monde dans le bunker et il va falloir décider qui se fait virer. Malheureusement, je suis déjà spoilé par l’annonce du départ d’un acteur, mais bon…

Au-delà de cette grosse intrigue nous rabâchant toutes les deux minutes qu’il faut sauver la race humaine (leurs mots, pas les miens), Raven doit surtout se sauver elle-même. La petite voix dans sa tête lui fait apparaître Sinclair. J’ai bien aimé ce retour, même si comme l’autre fois, je trouve un peu aberrant que ce ne soit pas Finn qui apparaisse. Bon, quoiqu’il en soit, ça fonctionne très bien ce désir de survie pour Raven et j’ai aimé ce trio improbable qui donne de bonnes scènes sur les choix radicaux de Raven.

En quelques scènes, elle trouve la solution à son problème médical (et à celui d’Abby, du coup, même si plus personne n’en parle). Raven choisit la vie (et le congélateur), risque tout pour se soigner et y parvient (en revanche, elle a l’intelligence de trouver une solution pour survivre, mais elle prépare pas du tout son réveil du congélo, elle est un peu conne, tout ça pour ajouter du suspens. Ce n’est finalement pas elle qui y passe toutefois et il faut regarder du côté d’une dernière intrigue pour le savoir.

Et la dernière intrigue, c’est bien sûr la fête d’Arkadia, qui m’a mis plus mal à l’aise que jamais et a fini par me faire verser une larme, comme je suis mignon tout plein quand je m’y mets. Bon, l’épisode débute sur la mort de Riley. Tant mieux. Ce personnage aura été aussi inutile qu’insupportable tout au long de la saison. Ici, il ne sert qu’à mourir et offrir une porte de sortie à tout le monde : l’overdose. C’est osé pour une série de traiter le suicide collectif à la drogue, mais The 100 met les deux pieds dans le plat.

Monty décide de se barrer, comprenant son impuissance. Une nouvelle scène avec Harper permet de nous offrir une nouvelle rupture, de manière un peu trop répétitive. Cela dit, Harper a clairement la meilleure réplique de l’épisode, ce « you’re not enough to make me wanna live and I’m not worth dying for » était parfait. Cette scène était belle et puissante, ça fonctionnait très bien. Je me doutais un peu qu’Harper hésitait encore, depuis le départ, j’étais persuadé qu’elle changerait d’avis au dernier moment. Le dernier moment n’était pas encore tout de suite, mais un peu plus tard dans l’épisode.

C’est durant la nuit que tous les jeunes restés faire la fête décident de leur overdose finale… Y compris et surtout Jasper, devant la lune rouge radiation. Monty le trouve juste à temps pour tenter de l’empêcher de se suicider, mais Jasper a pris sa décision et refuse une dernière fois de survivre. Quel gâchis ! Deux saisons que j’espérais sa rédemption pour le voir simplement s’enfoncer un peu plus à chaque fois. Il était mon personnage préféré en saison 1 et les scénaristes l’ont emmené dans une spirale dépressive terrifiante. Ces derniers mots à Monty ne disent pas autre chose : il lui demande de ne pas porter sur la conscience cette mort. Putain, je n’aimais pas Maya, mais ça aurait été peut-être mieux qu’elle survive finalement. N’empêche que ça fait deux saisons qu’on est là-dessus, c’est très bien joué de la part des scénaristes. Je suis dégoûté du suicide de Jasper et, en même temps, j’en suis soulagé. Ils ne gâcheront pas plus le personnage qu’avec ce suicide collectif. Je suis triste de ne plus revoir le personnage, de ne pas avoir droit à un arc où on le retrouve fun et cool. La fin de saison 3 m’avait fait espérer du positif pour son personnage, mais non. Au moins, il meurt dans les bras de Monty, il ne pouvait pas en être autrement, et à nouveau, l’importance du « I love you » final souhaité par Jasper en dit long.

Oui, j’ai versé ma larme à voir Monty effondré de la mort de son meilleur ami. Le personnage de Monty prend cher depuis deux ans, ses deux parents sont morts (il a tué sa mère deux fois quand même LOL), son meilleur ami est mort et sa petite-amie lui a fait vivre l’enfer, est complice du suicide de son meilleur ami et comprend finalement qu’elle l’aime au moment de mourir.

Harper choisit comme prévu de survivre. Cela devrait être un soulagement, mais je ne sais pas comment elle va pouvoir revenir de cette connerie. Elle a beau dire à Monty qu’elle l’aime, celui-ci ne l’aime plus. Il ne lui répond pas et il est à peu près certain qu’il lui en voudra toujours pour Jasper.

Bref, c’était encore un épisode bien condensé pour la série, qui nous laisse avec la perspective d’une dernière journée sur Terre où Skaikru a 12h pour choisir qui survit, où Raven est seule à des kilomètres de Polis (mais plus proche du bunker de Becca cela dit) et où Monty et Harper ont des choses à régler et une capitale à rejoindre. Ajoutons-y Echo et quelques troubles politiques qui ne vont pas manquer de semer la zizanie pour arriver à un épisode final avec de très bonnes bases. Je suis pressé de voir ça ! 

12Épisode 12 – The Chosen – 18/20
There’s only room for a hundred arkadians in this bunker

La fin de saison approche à grands pas, je sais donc que je ne suis particulièrement pas prêt pour les rebondissements à venir, mais je fais comme si. C’est donc parti pour un nouvel épisode, qui commence sur un véritable chaos dans le bunker, avec Skaikru viré des lieux un peu brutalement (mais ils l’ont cherché). Miller semble mal en point, mais il est dans les bras de Jackson… ils vont finir en couple ces deux-là. On découvre un papa à la recherche de son fils, John à la recherche d’Emori et la découverte par Skaikru de la situation tendue : 300 d’entre eux sont voués à mourir. Oh, ça va être tendu. Jaha fait son relou comme d’hab (et ce n’est que le début de cet épisode), mais oui, c’est le bon choix, même s’il est horrible.

Pas le temps de souffler : dans son coin, Raven est soulagée d’apprendre qu’elle a sa place et qu’on va venir la chercher. Marcus apprend au passage qu’Abby est malade, les scénaristes n’ont pas donc oublié cette histoire.

Très vite, les pions se mettent en place : Bellamy et Clarke vont chercher Raven. C’est bien Clarke, tu te casses une fois de plus au lieu d’assumer les conséquences. Bon, elle met un peu sa vie en danger avec 23h pour faire un aller-retour de 20h. Pire que mes trajets en bus interminables de la semaine dernière leur délire. Sans grande surprise, Murphy et Emori décident de partir avec eux. Je trouve ça particulièrement parfait, car il est dès lors évident qu’ils vont finir tous ensemble dans le bunker de Becca. Cela ne manque pas : Murphy révèle son plan à Bellamy. Pas de bol, il le fait sans vérifier qu’il n’est pas écouté, et bien sûr Écho écoute tout. Ah putain, Murphy, t’es plus malin que ça d’habitude.

Allez, je vais commencer ma critique par ce groupe-là, parce que ses troupes s’agrandissent au fur et à mesure. Le couple Memori est toujours choupi tout du long, Murphy faisant tout ce qu’il peut pour survivre avec Emori. C’est une vraie bonne surprise dans la série, ce couple, mais du coup, j’ai toujours peur qu’ils s’en prennent à eux. Cela ne manque pas non plus de se produire, mais Echo arrive juste à temps pour sauver la vie d’Emori (et des autres) quand leur camion se fait attaquer par… on ne sait pas bien à vrai dire, probablement des Trikru qui n’ont pas eu leur place dans le bunker.

Avant l’accident, Bellamy et Clarke ont droit à leur petite scène de réconciliation et, après celui-ci, Echo s’arrange pour avoir sa place dans le bunker de Becca. Voilà, le shipper Echo/Bellamy que je suis est ravi de cette situation. Sans camion, notre petit groupe passe un appel désespéré à un ami et tombe bien évidemment sur Monty et Harper. Je le sentais venir, il faut bien le dire, et ça fonctionne parfaitement. C’est de toute manière le bon choix pour ce nouveau couple : jamais Harper n’aurait pu accéder au bunker (entre la dose de radiations qu’elle s’est déjà bouffer et le fait qu’elle n’était même pas sur la liste de Clarke à l’origine, elle avait peu de chance de gagner la loterie… mais on y revient après dans la critique).

Du coup, il faut dire ce qui est, j’ai aimé cette partie de l’épisode. Le combat dans la neige (des cendres ?) m’a fait regretter de ne pas avoir mis un point neige dans le Bingo (oui, en plus, j’avais hésité), mais ça rendait très bien avec le sang. Le second bunker se remplit super vite et tous comprennent qu’ils en sont là : ils ont le choix entre abandonner Raven sans certitude d’avoir une place dans le bunker de Polis ou se rendre auprès d’elle pour tenter de survivre un peu plus longtemps… Le choix est vite fait.

Les voilà qui débarquent donc auprès de Raven qui se sera fait chier tout l’épisode à regarder un compteur de 23h défiler pendant 10h, comprenant qu’il est trop tard pour aller jusqu’à Polis. Clarke nous sort de derrière les fagots un ultime plan : leur petit groupe peut retourner dans l’espace pour survivre. Et avec Monty et Raven à leur côté, retourner sur l’Arche semble a priori tout à fait possible, quitte à survivre dans le bunker en attendant. Cela sent bon le sacrifice ultime d’un personnage la semaine prochaine, mais cette intrigue m’a laissé bouche bée, il faut bien l’avouer. Cela promet une saison 5 dans l’espace (sauf retournement de situation, encore), ça me laisse bien curieux, surtout avec Echo et Emori dans le tas.

Du côté de Polis, les Arkadians font de la merde tout au long de l’épisode, poussés par Jaha. Ils s’en prennent d’abord à Niylah qui ne leur a pourtant rien fait et qui est sauvée in extremis par Octavia. Celle-ci a vraiment gagné en potentiel depuis la mort de Lincoln et fait de loin une bien meilleure Heda que Clarke (et même que Lexa, je dois bien l’avouer) en mettant tout le monde d’accord. Elle s’oppose enfin à Jaha, publiquement, et déclare la mort de son peuple s’ils ne sont pas capables de se décider au plus vite à choisir qui seront les cent à survivre.

C’est la thématique de l’épisode et ça prend pas mal de temps et prises de tête. Les dirigeants décident d’organiser la loterie proposée par Jaha pour savoir qui seront les 364 personnes à sacrifier, une bien mauvaise idée qui heureusement n’aboutira pas mais aura permis de bonnes scènes : le père de Miller décide par exemple de sauver son fils en ne mettant pas son nom dans l’urne, Abby décide elle aussi de se sacrifier pour sauver une vie de plus et Jaha… nous fait du Jaha, donc de la merde, et met au point un plan pour s’attaquer aux Grounders. C’est la pire des idées du monde et heureusement Marcus finit par lui faire entendre raison.

Seulement, il est déjà trop tard puisque les Grounders sont aux portes du bunker pour venir chercher les cent qui survivront et les Arkadians sont prêts à se battre. Marcus et Jaha décident alors de gazer tout le monde et de sauver les cent personnes sur la liste de Clarke. Et c’est tout. Du coup, Abby reste contre son gré. J’ai un gros doute sur le sort de Miller, parce que la scène va trop vite. Je crois qu’il est sur la liste, mais j’ai un doute. Bryan est toujours aux abonnés absents, ce qui est bien dommage, et Jackson devrait s’en tirer, puisque c’est l’un des deux médecins de Trikru, je pense que Clarke lui avait fait sa place.

Du côté des sacrifiés, il ne reste donc plus grand monde que l’on connaît, car Niylah est graciée par Octavia. Les places de Bellamy et Clarke sont vacantes, mais je ne sais pas s’ils vont oser les remplacer pour autant. Il reste donc le père cherchant son enfant et prenant la tête de la révolution Arkadians… pas sûr que ce soit très intéressant de les voir la semaine prochaine, mais on devrait quand même voir les humains succomber aux radiations. Charmant programme.

Je ne sais pas bien ce qu’ils nous réservent pour le dernier épisode car nous avions déjà là une bonne fin de saison : Monty a eu le temps de dire à Harper qu’il l’aimait (zut, ma théorie tombe à l’eau), Clarke a compris que son nightblood était possiblement un échec en se prenant une dose de radiation, Octavia est la meilleure leader possible. Je suis toujours spoilé sur le départ d’un acteur néanmoins, donc je me doute que nous sommes loin d’avoir vu les derniers rebondissements du côté de Polis. Je suis aussi très intéressé par l’évolution des relations du casting qui est supposé aller dans l’espace, surtout autour d’Echo, il faut bien le dire.

Seulement, tout ça pourrait faire l’objet de longs développements en saison 5. Il y a fort à parier que le final se terminera par les rayons nucléaires tuant les humains et le groupe dans l’espace, avec peut-être aussi un cliffhanger à Polis. Hop, ce n’est jamais qu’une théorie et je risque fort de me tromper, la série parvenant à me surprendre à chaque fois. Vivement la semaine prochaine, même si je n’ai pas envie d’être privé plusieurs mois de la série ensuite.

14Épisode 13 – Praimfaya – 18/20
 Now we know the many ways we might die today. Why don’t you tell us the way to live?

Et voilà, c’est déjà le dernier épisode de la saison et il y a énormément à faire encore. Finalement, les scénaristes prennent le pari d’ignorer rapidement le bunker pour se concentrer uniquement sur les huit qui veulent retourner dans l’espace. C’est intéressant, mais ça finit par être un peu prévisible malgré le suspens de savoir s’ils survivront tous.

Avant cela, Bellamy et Octavia se disent adieux dans une scène très touchante où le grand frère n’a même pas le temps de dire adieu à sa sœur. On sent bien que les scénaristes savent qu’ils n’ont pas le temps de tout gérer, Clarke n’a ainsi pas le droit de dire au revoir à sa mère, mais Bellamy a le temps de caser sa petite référence mythologique. Oui, parce que voyez-vous, pour cette fin de saison, Bellamy se révèle hyper littéraire : il cite Prométhée, puis les oxymores. Bon, Bellamy passe encore, mais alors qu’Octavia le corrige sur la comparaison avec Prométhée, faut m’expliquer parce qu’elle était censée vivre sous une trappe et n’avoir jamais eu le moindre cours. Mais bon.

Côté bunker, on ne sait pas trop quelle est la réaction d’Abby ou des autres au réveil, mais Indra encourage Octavia à faire un discours d’unification pour que ça ne parte pas en vrille. C’est l’occasion de savoir que Gaia, Jackson et surtout Miller sont bien en vie et sain et sauf dans le bunker quand les radiations anéantissent Polis. Le bunker survit donc sans souci. Next.

Oui, next, justement, il reste une heure et demi avant que les radiations n’atteignent l’île de Becca. Tout le monde s’active donc autour d’une Raven qui énumère tout ce qui pourrait mal se passer dans l’épisode, histoire que l’on sache que, de toute façon, il y aura des choses qui se passeront mal dans leur mission pour retourner dans l’espace.

On commence tout d’abord avec les premières tensions entre eux et plus précisément entre Monty et Murphy. Ceux-ci sont en mission pour aller récupérer au bunker de Becca de quoi tous les sauver (une batterie ? J’avoue, je n’ai pas saisi le mot, j’étais trop dedans). Bien sûr, ils s’engueulent, parce qu’autrement, ce ne serait pas Monty et Murphy. Il n’empêche que Monty se retrouve forcé d’enlever ses gants malgré les radiations pour sauver tout le monde. Il se défonce totalement les mains et je suis curieux de voir quelles seront les conséquences !

À ce moment précis de l’épisode, je me suis dit que ça allait être Murphy qui se sacrifierait pour tout le monde. C’est tellement celui qui fait tout pour survivre tout le temps que ça serait apparu logique. Heureusement, il n’en sera rien. Bon, Monty s’évanouit quand même et Murphy doit ramener la batterie tout seul, avant de faire demi-tour en espérant avoir le temps de le sauver.

Pendant ce temps, Bellamy et Clarke discutent oxymores et sont très clairement plus en couple que jamais. Dîtes ce que vous voulez, je ne suis pas Bellarke non plus, mais il y a dans cet épisode un couple qui sait qu’il risque d’être séparé, et c’est assez magnifique. Clarke lui donne les mots dont il a besoin et cela fonctionne à merveille car, quelques minutes plus tard, alors que Raven perd tout espoir dans une énième crise de foi, Clarke se révèle incapable de l’aider… C’est donc Bellamy qui prend le relai et permet à Raven de trouver une nouvelle solution.

Super Raven est donc le cerveau incontesté de l’épisode, envoyant tout le monde en mission et s’assurant sa place à bord, mais aussi, enfin, son space walk qu’elle a tant désiré. Jolie conclusion de saison et d’arc narratif, mais un peu flippant quand même.

Clarke et Bellamy décident donc de partir ensemble pour une mission à la tour radio afin de réactiver l’électricité sur l’arche. Cela ne peut être si simple et ils sont aussitôt séparés par les scénaristes : Bellamy se rend aider Murphy à récupérer Monty, Clarke se lance en mission solo. Dès lors, on sent bien que ce sont des adieux non-dits entre eux. Ils n’ont plus que 20 minutes devant eux et Clarke a un aller-retour de 20 minutes à faire à la tour radio.

Pendant ce temps, Echo nous pète un boulon et décide de partir en vrille totale. J’ai envisagé un instant qu’elle trahisse à nouveau tout le monde, mais non, elle envisage juste de se suicider. Normal. Alors que Monty est sauvé à temps par Murphy et Bellamy, ce dernier doit alors convaincre Echo de rester parmi eux. Bon, les mots qu’il utilise ne sont pas forcément les meilleurs (il la traite de lâche, ce qui n’est pas la meilleure chose à dire à quelqu’un qui veut déjà se tuer), mais cela fonctionne. Raven découvre malgré tout ce qu’Echo s’apprêtait à faire et moi je ne peux pas m’empêcher de voir se dessiner un putain de triangle entre Raven, Bellamy et Echo. On verra si le futur me donne raison.

Clarke, elle, arrive à temps à la tour radio, mais le plan de Raven ne fonctionne pas. Elle doit donc grimper au sommet de la tour, voyant les ondes mortelles de Praimfaya se rapprocher, pour tourner manuellement la parabole. Inutile de préciser qu’il s’agit là d’un sacrifice/suicide. Comme il s’agit de Clarke, je me doutais qu’une pirouette scénaristique la sauverait, mais j’ai quand même eu un grand moment d’inquiétude. Après tout The 100 serait tout à fait capable de la tuer. Ce ne sera pas le cas.

Bien sûr, tout le monde pensera néanmoins qu’elle est morte, à commencer par Bellamy qui accepte de la laisser derrière. Là encore, dans ses réactions et sa reprise de l’oxymore de Clarke (« it’s the only choice »), ne venez pas me dire qu’il n’y a pas d’amour entre eux (mais je le shippe toujours avec Echo, promis).

Les sept restant montent donc à bord et ont chacun leur petit moment de gloire, surtout les couples. Murphy et Monty sont même réconciliés parce que Monty a compris les choix de Murphy, c’est dire ! Raven a droit à sa petite marche dans l’espace et Clarke rétablit l’électricité sur l’arche pile à temps. Elle réussit un peu miraculeusement à redescendre de la tour et finir dans le labo de Becca, je vois mal comment (y en a pour 20 bonnes minutes en théorie et cette idiote pète même son casque au point de se prendre les radiations). Elle s’évanouit une fois arrivée et on nous la laisse pour morte.

Le suspens n’est pas terminé pour les sept de l’espace qui arrivent à court d’oxygène et doivent encore rétablir l’arrivée d’oxygène de l’arche, justement. C’est Bellamy qui s’y colle pendant que tout le monde partage son oxygène de manière très jolie. J’ai particulièrement aimer voir Emori décider de partager le sien avec Raven. C’est la première fois qu’on la voit faire quelque chose qui n’assure pas sa survie à court terme (au contraire, même).

Finalement, après un petit suspens, tout le monde peut bel et bien survivre. Je m’attendais vraiment à voir un personnage mourir du manque d’oxygène, mais tant mieux. Bellamy et Raven prennent la tête du groupe en l’absence de Clarke. Ces deux-là, Monty, Murphy, Harper, Emori et Echo sont donc sain et sauf pour voir la planète orange.

Les possibilités scénaristiques sont immenses : la politique dans le bunker, la survie dans l’espace, et 5 ans de séparation où les radios ne fonctionnent pas. Cette séparation, la série en a souffert durant toute sa première saison et elle n’est apparemment pas prête à le vivre une nouvelle fois.

Du coup, petite avancée rapide de 2 199 jours, soit six ans et sept jours, pour retrouver une Clarke en pleine forme au soleil. Bien sûr. Sa tentative de se transformer en Nightblood a fonctionné et elle a survécu aux radiations. Je n’en attendais pas moins comme pirouette scénaristique. En revanche, le reste est plus surprenant : elle a gardé contact un temps avec le bunker où la politique a mal tourné. Elle a ainsi fini par perdre contact avec eux… Impossible de savoir donc ce qu’il s’est passé ou qui a survécu à ces six années. Frustrant. En parallèle, elle n’a jamais réussi à contacter Bellamy qui la pense donc toujours morte.

En six ans, il a eu le temps de refaire sa vie avec Raven, Echo ou les deux, et surtout d’être papa. Et oui, ne perdons pas le Nord : certes, ils sont dans l’espace, mais ils sont tous en couple sauf ces trois-là. Bien sûr, les relations ont eu le temps de se faire et se défaire, mais je ne serais pas surpris que la saison 5 voient les personnages devenir parents. Surtout que ce bond dans le temps permet de passer les inconvénients de la grossesse et d’avoir des enfants de 4/5 ans plutôt que des bébés sur le tournage. On verra, je vois loin.

Toujours est-il que Clarke, elle, n’a pas tourné la page et tente tous les jours de le contacter, même si ça fait un an qu’il pourrait déjà être revenu sur Terre ! Alors qu’elle déprime, elle entend puis voit soudainement un vaisseau tomber de l’espace… Elle s’en va réveiller Maddie, une nightblood enfant qui a survécu également et à qui elle donne des leçons (bien sûr qu’elle ne pouvait être la seule survivante sans perdre la boule !) pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Bien sûr, nous sommes dans The 100, la nouvelle n’est pas si bonne : le vaisseau qui débarque est énorme et ne vient pas de l’arche. Il a une jolie mention « prisonnier » sur lui et le suspense est total quant à son contenu. Du coup, ça ne rassure pas Clarke.

Il y aurait donc un autre vaisseau qui aurait survécu 105 ans dans l’espace avant de revenir sur Terre. Un nouveau groupe pour faire la guerre ? Pourquoi pas ! Surtout que nous ne savons pas ce qu’il est advenu du bunker et de l’espace. Et c’est inquiétant après six ans alors qu’ils en avaient pour cinq ans. J’espère que la saison 5 proposera des flashbacks sur cette période car moi, ça me motivait bien de suivre tout ça.

Ce cliffhanger, je ne sais pas trop quoi en penser. Je suis frustré en tout cas, ça c’est sûr, et je ne vais jamais pouvoir attendre huit mois pour voir la suite ! C’est pire que l’an dernier !

13

EN BREF – Si tout le monde avait été déçu de la saison 3, je ne l’avais été que moyennement, c’est donc hyper confiant que j’ai entamé cette saison 4. Et je ne me suis pas trompé, puisque les scénaristes ont su cette année encore proposer une excellente intrigue, tant du côté politique que du côté des romances. Cette année aura été un peu avare en morts avant de tout nous donner d’un coup dans ces derniers épisodes particulièrement marquants (le conclave !).

Côté écriture, il y a une légère lassitude en cours de route, avec un schéma constructif parfois trop apparent et quelques facilités scénaristiques (l’accessibilité à la tour de Polis dans les premiers épisodes, l’oubli total de Pike ou la disparition de Bryan quand même très frustrante me reviennent en tête), mais, dans l’ensemble, c’est resté passionnant à suivre d’un bout à l’autre, avec de belles prises de tête et surtout de grosses surprises dans les décisions prises. Je pense que si cette saison avait été la dernière, Clarke n’aurait peut-être pas survécu… Et ça aurait été osé.

Je me serais imaginé à peu près treize fins de saison totalement différentes en cours de diffusion, et c’est quand même une prouesse de leur part de réussir à surprendre à chaque fois. Certes, il y a des choses prévisibles, mais dans l’ensemble, c’est quand même extrêmement bien mené. Et surtout, ça ne nous perd jamais en cours de route niveau explication, même quand Clarke semble prendre la décision la plus stupide du monde.

Je suis un peu frustré de cette ellipse de six ans, surtout que personne ne nous explique ce que Clarke a bien pu manger quand même, parce que c’est cool d’être Nightblood, mais ça ne fait pas pousser les tomates du jardin détruit aux radiations. La saison 5 va devoir poser de nouvelles bases et elles sont nombreuses, tant les conséquences sont incertaines. Je suis du coup impatient de découvrir tout ça et j’espère que la saison trouvera le moyen de ne pas me décevoir (parce que je me fais déjà tellement de films sur de possibles couples, enfants, mariages, morts…) et ne fera pas trop durer le suspens sur l’un ou l’autre des groupes, tout en proposant des flashbacks !

Donnez-moi une saison 5 de 22 épisodes sérieux, y a tellement de matière à exploiter !

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