Mini-Challenge #2 : 30 épisodes en 10 jours

Pour ces dix premiers jours du mois de Juin, le #ChallengeSéries2016 proposait un nouveau mini-défi aux challengers : regarder 30 épisodes en dehors des séries suivies en ce moment. Rien que ça. Il tombait super mal, car j’étais en plein rush rendu mémoire/soutenance après avoir vu mon directeur de recherche le 31. Donc bon. Il était hors de question de ne pas le tenter, mais en même temps, je me suis lancé dedans sans vraiment y croire ! Verdict ?

Je vous laisse parcourir l’article 😉

 2 JUIN :

415_ThisYearsGirl3.jpg1 & 2 – Buffy The Vampire Slayer – 4×14 & 15

Toute personne me connaissant IRL sait que je suis un grand fan de Buffy et encore plus d’Eliza Dushku, qui est la raison pour laquelle j’ai commencé la série. Et puis, toute personne me suivant sur Twitter sait probablement que je me suis inscrit au Comic Con et que j’ai mon billet pour la rencontrer ! Enfin bref. J’accompagne ma pote Pauline (@Poluss77 sur Twitter, suivez-la elle est cool) dans son tout premier visionnage de Buffy/Angel, qui ne se fait pas du tout parce que j’ai insisté un milliard de fois pour qu’elle le regarde. Par un heureux hasard de circonstances, elle a eu la bonne idée d’en être aux épisodes du retour de Faith dans Buffy pile au moment où je prenais mes billets. Autant vous dire que j’étais totalement Five by five dans ma joie de revoir ces épisodes que j’adore et qui ouvrent ce mini-défi à merveille !

3 – Orphan Black – 3×10

Sans complexe, je me suis revu cette épisode d’OB avant la diffusion du 4×08 parce que (spoiler saisons 3 et 4) je me doute bien que Delphine va revenir – ou en tout cas qu’on va en apprendre plus. OK je m’en doute pas, je l’espère. Et ça m’a été bien plus utile que ce que je croyais, et c’est toute la saison 3 qu’il me faudrait revoir. Plus utile car j’y ai redécouvert tout un tas d’infos que j’avais un peu oublié ou qui étaient floues, surtout concernant Neolution qui détient toutes les cartes. Et puis, ça m’a rendu un peu nostalgique de Delphine, de Bubbles et même de Shay qui du coup a bien disparu de la circulation sans vraie explication. J’espère que la fin de saison 4 ne me décevra pas du point de vue de toutes ces questions et qu’il ne faudra pas attendre la 5 pour en savoir plus !

 5 JUIN :

014 à 13 – The Man in the High Castle – 1×01 à 10

J’ai décidé de profiter de ce mini-défi pour avancer enfin également dans mon #ChallengeSéries2016, parce que c’est probablement aussi à cela qu’il sert. Donc c’est assez content que je me suis empiffré la saison 1 de cette série tout bonnement géniale et très pertinente dans le traitement de ses intrigues. Il y a eu certes un coup de mou au milieu, mais je serais définitivement présent pour la saison 2, dès le départ. En attendant, j’ai publié un article dessus, ce qui ne surprendra personne.

 6 JUIN :

14 – Angel – 1×16

Toujours pour accompagner Pauline, j’ai passé ma soirée à revoir Angel & Buffy, et croyez-moi, je suis loin de m’en plaindre, mais… Cet épisode d’Angel est sacrément mauvais quand même. Il y est question d’une actrice en grand danger qui se met à draguer Angel juste parce que c’est le rôle-titre de la série. Certes, ça entérine un peu l’utilité de Wesley et ça permet une bonne dynamique avec Cordelia, mais voilà quoi. Purée, c’est tellement mauvais que je viens d’utiliser le mot entériner quoi.

15 à 17 – Buffy – 4×16 à 18

C’est heureusement bien meilleur du côté de Buffy, et du coup, c’était reparti pour trois épisodes. Brillant premier épisode qui érige Jonathan en grand héros de Sunnydale, gênant deuxième épisode qui est mauvais dans son hyper-érotisation de Buffy/Riley et troisième épisode … Il n’y a pas à dire, j’adore vraiment cette série, qui me donne toujours le sourire même dans ces mauvais épisodes.

18 & 19 – That 70’s show – 2×07 & 08

Et pour terminer ma soirée, j’ai enchaîné sur deux épisodes de mon #ChallengeSéries2016, prenant à nouveau le mini-défi comme une occasion de l’avancer ! Et il était temps que je me remette à la tâche, je souhaite toujours avoir terminé ce challenge pour Septembre après tout, et j’ai encore énormément de choses à voir. Ces épisodes étaient plutôt bons, encore que ça tend à confirmer que la saison 2 est légèrement moins bonne que la première. Je ris quand même beaucoup moins devant, mais bon.

 8 JUIN :

0320 à 28 – That 70’s show – 2×09 à 2×16

J’aurais pu varier les plaisirs en choisissant une des nombreuses séries que j’ai à rattraper, ou si je n’avais pas encore bêtement raté la diffusion de Grey’s Anatomy sur TF1 parce que j’étais à table (quelle idée de manger, je sais), mais du coup, je me suis lancé dans le visionnage de la saison 2 de That 70’s show de manière plus intense parce que… pourquoi pas ? Et donc, je me suis tout enchaîné de manière beaucoup plus sériephile et me correspondant beaucoup plus que ce que j’ai fait pour le début de saison. Cette saison 2 est un peu moins bonne que la première, mais elle se regarde toute seule…

9 JUIN :

29 à 30 – That 70’s show – 2×17 à 2×19

…et tellement bien que minuit passe sans même que l’on ne s’en rende compte ! MINI-DÉFI RÉUSSI, yihaa ! Ce n’aura finalement pas été bien difficile avec cet empiffrage compulsif de sitcom, mais eh, à 48h près, c’était fichu ! Je voudrais remercier Hellody pour l’idée de ce mini-challenge, toute l’équipe de That 70’s show pour les fous-rire, Pauline pour son rewatch, Laura pour m’avoir parlé de The Man in the High Castle, mon papa et ma maman… NON J’déconne, je la ferme. Encore que pour le fun, je vais continuer cet article au réveil, car je sens que je ne vais pas m’arrêter là avec ce visionnage de la saison 2 !

31 à 33 – That 70’s show – 2×20 à 2×22

Et donc j’ai commencé ma journée par trois épisodes de la série, parce que pourquoi pas ? Cleverman n’était pas encore diffusée, j’avais donc tout mon temps puisque je ne travaillais que l’après-midi et que je n’ai pas du tout une montagne de travail qui m’attends pour la fac. Du tout. HUM. Et si j’allais bosser finalement ?

 10 JUIN :

34 à 37 – That 70’s show – 2×23 à 26

Je finis donc le mini-défi et la saison 2 de cette sitcom du même coup, et pile poil à minuit, parce que tant qu’à faire, autant faire bien ! L’article sur cette deuxième salve d’épisodes sera mis en ligne sur le blog dans la semaine si tout va bien. C’était sympa comme conclusion de ces dix jours et j’ai encore le rire de Kitty en tête pour conclure cet article 🙂

En bref : mini-défi réussi avec 37 épisodes et deux saisons vus. 🙂

 

American Horror Story (S03)

Avis : Et ça y est, j’ai enfin eu l’occasion de passer un week-end avec ma meilleure amie. Si je vous raconte ma vie, c’est juste que je ne regarde certaines séries qu’avec elle et que c’est ce qui explique la difficulté que j’ai à suivre Orange is the new black, Grace & Frankie ou American Horror Story, dont il est question ici !

Et donc, me voilà à rattraper mon retard dans AHS pour le #ChallengeSérie2016, une de mes rares avancées du mois de Mai (il faut bien quand même). J’ai vraiment beaucoup aimé cette saison 3 qui m’a réconcilié un temps avec la série (je n’ai vraiment pas aimé la 2 et eu un avis très mitigé sur la 4). Cette saison avait un côté Charmed assez marrant, en plus glauque et avec tout un tas de défauts inhérent à la série (les longueurs, les clopes de Jessica Lange et les plans de Tim Minear en double focus… bref, ce qui fait l’univers visuel de la série aussi).

Assez vite pourtant, j’en suis revenu à mon problème habituel : ça part un peu trop dans tous les sens avec des sous-intrigues qui n’ont pas grand rapport avec le schmilblick et les ¾ des acteurs sont enfermés dans des rôles qui sont toujours les mêmes (Jessica Lange en tête, donc, mais ça se confirme pour une bonne moitié du casting). Dommage pour une série qui se veut anthologie renouvelant son histoire de se cantonner à des rôles prédéfinis et n’évoluant que peu chaque saison… Mais bon !

Allez, c’est parti pour la critique épisode après épisode, et comme toujours avec spoilers, méfiez-vous !

Note finale de la saison : 14/20

 01.jpgÉpisode 1 – Bitchcraft – 18/20
Why don’t you just do the world a favor and take an acting class, you D-list Botox bimbo!

J’ai vraiment beaucoup aimé ce premier épisode qui pose bien les bases d’une saison de sorcellerie. L’univers est assez rapidement amené, très peu expliqué, mais en même temps suffisamment, et notre point d’ancrage, Zoe Benson, me convient très bien car j’adore l’actrice. Gros coup de cœur pour Emma Roberts, à qui le rôle va comme un gant. Bon de ne voir cette saison qu’en 2016, en revanche, montre que l’actrice est un peu cantonnée à ce type de rôle, car sa Madison de AHS n’est pas franchement différente de la Chanel de Scream Queens. Certaines scènes sont vraiment bien écrites dans cet épisode, notamment le repas des quatre sorcières ensemble, et ça donne envie d’enchaîner. J’avais peur d’avoir le syndrome saison 2 sur cette saison (à savoir, me faire chier dès le premier épisode, oups, c’est dit) et j’étais soulagé que ce ne soit pas le cas !

02Épisode 2 – Boy Parts – 15/20
Who you calling slave, bitch? Yo, who is this stinky old lady…

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour entendre du latin se faire massacrer cette saison, mais qu’à cela ne tienne, l’épisode était plutôt sympa et on commence à voir vers quoi se dirige la série. J’ai beaucoup de mal avec l’intrigue autour de Delphine et Marie, car j’ai l’impression de tomber dans les clichés vaudou les plus abjects et racistes. Le titre de l’épisode se concentre toutefois sur l’intrigue Zoe/Kyle/Madison, et celle-ci m’a bien fait rire, parce qu’Emma Roberts joue à merveille son rôle de bitch et qu’on a quand même des moments épiques autour du personnage de Zoe.

03Épisode 3 – The Replacements – 16/20
I may be a maid, but there are limits to my servitude.

Bon, ça y est, je sens que ça commence à partir dans tous les sens, comme toujours avec American Horror Story, et je n’accroche pas vraiment à cette narration décousue qui passe du coq à l’âne. Je dis ça à propos de l’intrigue de Madison & Nan qui tentent de draguer le voisin comme si de rien n’était. C’est une intrigue drôle, mais je vois pas bien l’intérêt, il y avait déjà largement de quoi développer avec les autres storylines. C’est toujours le même problème : parce qu’ils n’ont qu’une saison, ils mettent toutes leurs idées d’un coup, ne développent pas grand-chose, rushent beaucoup trop et concluent d’un coup. Non, vraiment, j’ai du mal avec les anthologies… Cet épisode ne doit sa bonne note qu’à la mort de Madison (même si je soupçonne que 1/ Zoe est la prochaine suprême et 2/ Madison va vite revenir dans la série en pleine forme).

04.jpgÉpisode 4 – Fearful Pranks Ensue – 13/20
I had no idea the Council would be joining us today. How screwed am I?

Nous voilà déjà à l’épisode d’Halloween, un classique pour American Horror Story qui se donne toujours beaucoup de mal pour en faire de bons épisodes. Malheureusement, ce n’est pas le cas de celui-ci qui met en place les bases de ce qui sera excellent par la suite. Bref, j’ai trouvé tout ça un peu trop long, même s’il était sympa de voir le conseil des sorcières (avec un sorcier ?) et d’en apprendre un peu plus sur la manière dont était géré l’établissement. Oh et l’intrigue Kyle aussi était marrante, surtout quand on a vu The Affair avec la même actrice !

05.jpgÉpisode 5 – Burn, witch, burn ! – 18/20
You don’t mess with the Supreme.

Après les lenteurs du précédent, cet épisode repart sur de bonnes bases, avec une invasion de cadavres très à la mode pour l’époque (on sent bien l’influence Walking Dead dans la réalisation). J’ai beaucoup aimé l’ensemble des rebondissements, tant l’attaque dont est victime Cordelia que l’attaque de la maison ou les révélations finales avec le conseil. Fiona s’impose sans surprise comme une bitch froide et calculatrice, manipulant son monde pour avoir toujours plus de pouvoir. C’est grosso-modo le rôle qu’avait Jessica Lange en saison 2 et 4, alors pourquoi changer une formule qui (apparemment en tout cas) gagne depuis la saison 1 (où c’était un peu moins marqué… mais où elle manipulait tout autant et avait les réponses). Bref, les défauts habituels sont compensés par de bons rebondissements et un épisode très dense.

06.jpgÉpisode 6 – The Axeman Cometh – 13/20
Is there anyone that doesn’t have a fan site?

Le syndrome post-Halloween d’American Horror Story… Leurs épisodes d’Halloween sont toujours si bons que tout ce qui suit est moins bon. Ici, on nous propose une resucée de Charmed (non, vraiment) à base de planche Oui-ja et invocation de serial killer. Sans plus, pour moi. L’intrigue de Cordelia est un peu plus passionnante, avec les digressions sur son mari… qui n’en restent pas moins que des digressions qu’on ne devrait pas voir avant une saison 2 sur ce genre d’histoire. Mais il faut tout montrer en une (demi) saison…

07.jpgÉpisode 7 – The Dead – 10/20
I am a millennial. Generation Y. Born between the birth of AIDS and 9/11, give or take.

Et voilà, je m’ennuie face à tant de digressions. La saison avait de bonnes bases, mais à trop vouloir tout montrer et tout faire, ils se perdent et me perdent. Zoe devient une meurtrière (dans une intrigue très, très prévisible autour de la langue auto-coupée), Fiona se lance dans la chimiothérapie dont elle ne voulait pas entendre parler deux épisodes plus tôt, Queenie se perd en faisant amie-amie tour à tour avec une raciste et une cinglée qui veut la mort de tous ses potes. NORMAL.

08.jpgÉpisode 8 – The Sacred Taking – 13/20
What the hell happened to the staff in this house?

On remonte un peu la pente dans cette épisode où Cordelia reprend les choses en main pour se battre contre sa mère. Rien d’exceptionnel, mais c’était attendu. Excellente scène pour Madison, revenue comme prévu d’entre les morts (mais plus lentement que ce que j’aurais cru). C’est un peu lent, mais les scènes sont bien joué, la réalisation toujours fidèle à elle-même et le cliffhanger (toujours prévisible pour qui a vu Prison Break) fait bien son taf, on a envie de revenir pour la suite. Ce n’est pas toujours le cas…

09.jpgÉpisode 9 – Head – 14/20
Could people please not move things? Some of us are blind!

Cet épisode revient un peu plus longuement sur Nan, négligée dans les ¾ de la saison, mais dont il faut bien boucler l’intrigue malgré tout, maintenant qu’elle a commencé dans l’épisode 3… Ah non, j’ai vraiment du mal avec l’écriture de cette série. C’est frustrant, parce que ce sont en plus de bonnes histoires, mais elles sont rushées tellement vite que les personnages ne sont jamais vraiment développés et tournent en rond (et pire, les acteurs tournent en rond pour la plupart d’entre eux, étant sous-exploité à jouer toujours les mêmes rôles, d’une saison à l’autre). Bon, je remonte un peu la note de l’épisode parce que j’ai adoré Nan et Myrtle dans cet épisode, et puis parce qu’on avance un peu vers la fin de saison quand même.

10.jpgÉpisode 10 – The Magical Delights of Stevie Nicks – 12/20
She’s innocent. Mostly. She killed the neighbor, but the bitch had it coming.

Voilà un épisode qui passe un peu plus vite que d’habitude… mais dont je ne retiendrais pas grand-chose pour autant. L’alliance des deux camps ennemis contre le clan des chasseurs de sorcières était prévisible et nécessaire depuis quelques épisodes. Cela apporte des situations intéressantes, mais bâclées (je ne sais pas bien pourquoi d’ailleurs, il reste encore un peu de temps avant l’épisode final). Misty sauve l’épisode, principalement parce que l’actrice est géniale.

11.jpgÉpisode 11 – Protect the Coven – 10/20
Have you met me?

Bon, beh voilà un épisode qui tente de conclure un peu les grosses intrigues, sûrement pour nous proposer une fin de saison différente. De ce que j’en vois, l’obsession autour de la prochaine suprême devrait nous conduire sur la révélation de son nom dans le dernier épisode, une fois que tous les autres problèmes seront réglés. Les histoires du triangle amoureux Madison/Kyle/Zoe ont réussi à me saouler plus rapidement que je ne l’aurais cru possible et le reste semble de plus en plus bâclé. Comme d’habitude, les scénaristes veulent raconter trop de choses et sautent trop d’étapes dans leur résolution. Mais puisque ça marche niveau audience…

12.jpgÉpisode 12 – Go to Hell – 11/20
You will perform the seven wonders. Or die trying.

Épisode de transition vers le final, qui conclue les dernières histoires en suspens. C’est tellement gros comme ficelle d’écriture que ça devrait être interdit. On se débarrasse du tueur à la hache en deux secondes, puis de Marie et Delphine par un twist simplifié à l’extrême parce qu’on n’a plus de temps à leur accorder. Et donc, sans surprise, le dernier épisode nous permettra de trouver une nouvelle suprême… Mouais. Donc sur cette saison, même sensation générale que d’habitude : on nous présente une bonne dizaine d’intrigues en quatre ou cinq épisodes, et on passe les sept ou huit épisodes qui suivent à tout boucler aussi vite que possible pour présenter d’autres intrigues qui seront elles aussi bâclées. Enfin, un dernier épisode conclusif permettra de montrer ce qui n’a rien à voir avec la choucroute :

13Épisode 13 – The Seven Wonders – 19/20
You took my power the minute I gave birth to you.

Oh ironie. Cet épisode est un stand-alone qui nous permet de dire adieux aux personnages encore en vie (enfin… que l’on peut encore ressusciter) et de nous faire une idée sur leur futur. L’ironie, c’est que c’est le meilleur épisode de la série, puisqu’il prend le temps de s’attarder un peu sur chaque personnage qui ont un but commun (être la prochaine suprême) en proposant une structure narrative claire qui permet des rebondissements et en étant forcé de boucler l’ensemble avant la fin. Du coup, c’est une vraie réussite, qui ne se perd que peu en route et conclue bien les intrigues qui nous restaient (le triangle amoureux, la prochaine suprême). La toute fin est un peu grosse, autant dans la réconciliation Fiona/Cordelia que dans la demande de Myrtle de mourir brûlée. L’école ouvre finalement ses portes à une nouvelle génération de sorcières après un coming-out qui constituent l’un des seuls vrais twists surprenants (parce que… pourquoi ?) de la saison. Il y a du coup toute une génération de sorcières prêtes à s’entretuer, mais ça, on ne le verra jamais, parce que OH OH c’est une anthologie, on ouvre des histoires qu’on ne veut pas vraiment finir (encore que, je me plains, mais c’est une bonne fin de saison) !

Et voilà pour cette saison 3 d’American Horror Story… je sais, je ne suis pas toujours tendre, mais je suis vraiment frustré par la qualité de la série sans cesse gâchée par la précipitation qu’imposent les 13 épisodes. Les scénaristes feraient mieux de développer deux fois moins d’intrigues, mais de les approfondir. Là, au fond, on n’apprend jamais à connaître les personnages qui n’évoluent que très peu (sauf à coup de bonds dans le temps pour Cordelia par exemple). Dommage, mais l’une des meilleures saisons tout de même.

Avril : une de plus, un switch

Hum, 8 mai, je crois qu’il est largement temps pour moi de faire un bilan (rapide) du #ChallengeSéries2016. Je dis rapide, mais j’ai avancé à peu près autant qu’en mars je pense, bien que j’ai vu malgré tout un nombre plus important de séries. En effet, avril était le mois du premier mini-challenge, où j’ai visionné tout Love et Lost & Found Music Studio, mais aussi le mois de diffusion de Kimmy Schmidt, que j’ai dévoré en un samedi. Et comme ça ne me suffisait pas, je me suis aussi englouti Teachers, j’ai commencé Containment, repris Orphan Black, Silicon Valley, Fear the Walking Dead, etc., etc. Je ne me suis arrêté que la semaine dernière pour partir en vacances, et depuis mon retour, j’ai rattrapé tant bien que mal mon retard dans les articles à la semaine.

Bon, vous l’aurez compris, je n’ai pas chômé niveau séries hors-challenge, mais qu’en est-il du challenge ? Si vous avez suivi un peu le blog, vous savez déjà l’essentiel, mais n’êtes pas encore au courant que j’ai finalement cédé à la tentation du switch. J’ai de bonnes raisons pour ça, que je développe en fin d’article. Sans plus de suspens, ce mois-ci j’ai vu :

Person of Interest (S01) : 12/20
Person of Interest (S02) : 14,5/20
Person of Interest (S03) : 16/20
Person of Interest (S04) : 16/20
– Undressed, épisode 15 à 17

Bim, c’est tout Person of Interest qui y est passé !

CS POI

Pourquoi tant de précipitation ? Je voulais être à jour pour la diffusion de la saison 5 afin d’éviter les spoilers, et la saison 5 débutait cette semaine. Alors que dire de Person of Interest ? Je n’ai pas accroché du tout au pilot, ni à la majorité de la première saison dont la note pas si mauvaise s’explique parce que j’ai voulu persisté quoiqu’il arrive pour enfin voir Amy Acker et parce que certains épisodes sortent quand même du lot. Je n’aime pas les séries policières, je n’aime pas les stand-alones, et rien que pour ça, cette saison 1 n’est pas écrite pour moi. En plus, je n’ai pas du tout accroché non plus au personnage de Reese, que je trouve agaçant (encore aujourd’hui) tant il est un stéréotype basique du super agent trop super fort à qui il n’arrive jamais rien d’autre que des blessures mortelles qui resteront pour lui superficielles. Rien que ça.

Pourquoi avoir continué ? Parce que j’avais la promesse de voir Amy Acker débarqué et que je l’adore dans tout ce qu’elle fait. Et je n’ai pas été déçu : Root est l’un de ses meilleurs personnages (après le Dr Saunders de Dollhouse et au même niveau que Fred d’Angel, devant Alias, donc). L’évolution qu’elle connaît au cours des saisons 1 à 4 est géniale, et en plus, c’est sur ses épaules que s’instaure une grande partie de la sérialité. Autre coup de coeur évident : Sameen Shaw, personnage haut en couleur et bien moins stéréotypé que Reese, donc plus intéressant. Reese est lisse et parfait, là où Root et Shaw ont beaucoup de défauts malgré leur rôle stéréotype. Il en va de même pour Harold, qui se complexifie un peu en saison 2, mais pas pour Carter ou Fusco.

Du coup, je suis fan des saisons 3 et de la première partie de la 4 parce que Shaw et Root (ça donne Shoot, ce nom de couple est parfait) sont là beaucoup plus souvent et que ça donne un rythme, une originalité (le God mode), un développement intéressant de la mythologie de la Machine. J’ai beaucoup de mal sur la deuxième partie de saison 4 qui en revient à ce que proposait la saison 1 : des stand-alones entre Harold & Reese, rien de bien passionnant. Je n’ai pas accroché non plus au couple Reese/Carter en saison 3 d’ailleurs. C’était beaucoup trop convenu et je ne vois pas d’alchimie entre les personnages (ni d’ailleurs entre les acteurs), c’était vraiment juste parce qu’il fallait bien le faire car tout le monde s’attend à voir la flic-stéréotype tomber amoureuse du rebelle-avec-un-grand-coeur-mais-trop-badass-stéréotype.

En conclusion… Une bonne série, certes, mais avec de nombreux défauts en saison 1 qui ont été corrigé petit à petit pour se réimposer en saison 4. Le nombre d’épisodes réduits de la saison 5 me fait espérer que les épisodes stand-alone vont disparaître, que nous n’aurons plus de gap-filler et que Shaw va vite revenir. Le premier épisode de la dernière saison m’a un peu contredit, mais il était franchement génial et je n’ai pas boudé mon plaisir de retrouver la série après ce mois de binge-watching intensif !

Oh, et un peu de pub pour le shop du blog : si un t-shirt, mug, sticker, etc., POI vous intéresse, n’hésitez pas : c’est ici.

CS Undressed

Une fois n’est pas coutume : j’ai continué Undressed à pas de fourmi avec trois épisodes très réussis, qui ne faisaient pas trop valser les personnages. Les scénaristes ont continué à faire des liens entre les groupes d’acteurs mais l’écriture était un peu plus vacillante sur certaines storylines. On sent que la série est d’une autre époque. D’une autre époque, et c’est là tout le problème : impossible de trouver le reste des épisodes de la saison 1 ! Quand je l’ai mise dans le challenge, j’ai bien fait attention à ça, et j’avais trouvé un site qui semblait tout avoir… mais les liens sont morts à partir de l’épisode 18. Alors j’ai cherché longtemps et, refusant de télécharger quoique ce soit (mais en plus, même en téléchargement, j’ai rien vu), il faut bien me rendre à l’évidence : il faut que j’abandonne Undressed. Il me restait un peu plus de 200 épisodes à voir, et je ne sais pas si je les aurais tenus car l’écriture de la série est un peu répétitive (enfin c’est surtout que j’ai tendance à aimer voir des évolutions de personnages sur les séries longues et que c’est pas trop le cas quand le casting change tous les cinq épisodes).

C’est donc extrêmement frustré que je me suis décidé à changer de séries. J’aurais vraiment aimé faire mon challenge sans switch, mais les circonstances ne me laissent pas le choix. Et quel switch ! 200 épisodes de 20 minutes ! Quand j’ai envisagé l’affaire, j’ai hésité à choisir la facilité d’une série plus courte, j’ai parcouru TVshow time et mes nombreuses séries à rattraper pendant plusieurs jours (enfin, plusieurs fois 5 minutes en plusieurs jours, hein), j’ai rechigné à la tête, envisager tout un tas de choses et mon choix s’est finalement porté sur…

That70sShow.jpg

Ouh l’originalité ! That 70’s show est dans le challenge de tout un tas de gens cette année, parce que Netflix a la bonne idée de nous proposer l’intégrale de la série en HD à moindre frais. C’était donc la raison principale de mon choix, mais pas l’unique : j’adore Laura Prepon, j’adore les années 70 musicalement parlant et je me souviens avoir vraiment bien aimé les quelques épisodes de la saison 1 que j’ai vu l’an dernier (deux ou trois, mais je ne sais plus, alors je vais recommencer). Et puis surtout, je cherchais 200 épisodes de 20 minutes, et la série rentre pile poil là-dedans. Et puis, elle me faisait clairement de l’oeil depuis un certain temps sur Netflix. Donc voilà, je l’ai choisie mais pas encore commencée, je vous en donnerai des nouvelles rapidement !

Bref en bilan, j’ai surtout dévoré PoI, mais je ne peux pas encore la retirer pour autant de ma liste de séries à voir car la saison 5 entame à peine sa diffusion. Le mois de mai est par ailleurs très mal parti : 0 épisode du challenge vu et encore deux énormes morceaux à voir. Gloups.

Rendez-vous en mai pour un autre bilan, et en attendant, n’hésitez pas à vous promener sur le blog, je le mets à jour presque quotidiennement 🙂

Person of Interest (S05)

Attention Spoilers !

Retrouvez ci-dessous mon avis sur les épisodes de la saison, au fur et à mesure de sa diffusion. N’hésitez pas à consulter aussi la fiche-marathon où vous trouverez un jeu (d’alcool?) pour pimenter votre visionnage 😉

Avis : Enfin, ça y est la saison est arrivée ! Je me plains, mais puisque j’ai passé mon mois d’avril à bingewatcher cette série pour la première fois, je devrais plutôt savourer que me plaindre de cette attente qui m’a parue interminable alors qu’elle n’a duré que 14 jours. Je vais me répéter : cette série est une pépite que je regrette d’avoir découvert si tard après m’être dit pendant cinq ans qu’il fallait vraiment que je la commence. Je me le suis dit pour le pilote (parce qu’il y a Ben de LOST quand même), puis quand j’ai su qu’Amy Acker serait une guest de l’épisode final. Et depuis, chaque fois que j’entendais parler d’Amy Acker comme une actrice de POI. Oui, mais voilà, le pilot ne m’a pas plu, la saison ne m’a pas plu.

Et puis, Root est devenue plus régulière, et puis, Sameen était géniale, et puis, ils les ont fait flirter. Que voulez-vous faire contre ça ? J’ai dévoré les saisons 3 et 4, qui ont bien sûr quelques défauts. J’attends beaucoup de la saison 5. J’attends beaucoup car la série suit le schéma Fringe : une saison 1 moyenne, une saison 2 intéressante à tendance très bien, une saison 3 excellente, une saison 4 qui s’essouffle mais propose d’excellents épisodes (et le meilleur de la série) et une saison 5 raccourcie faute d’audiences. Or, la saison 5 est la meilleure de Fringe en ce qui me concerne, alors il doit en être de même pour Person Of Interest.

Bon, trève de blabla, parlons des épisodes (et ignorons les dates de diffusion chaotiques).

Note moyenne de la saison : 17,5/20

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