Percy Jackson and the Olympians – S02E04 – Clarisse Blows Up Everything – 13/20

Je n’y arrive définitivement pas avec cette série. Elle continue de me donner l’impression qu’il faut avoir lu les livres pour la comprendre, l’adaptation échoue vraiment à donner toutes les pièces du puzzle et c’est très étrange comme sensation, surtout quand, comme moi, on n’a aucun souvenir de lecture. Au-delà du fait que ce soit étrange, c’est frustrant, parce que j’ai envie d’accrocher et parce qu’il y a de vrais bons moments… mais ça ne fait pas tout.

Spoilers 

Clarisse retrouve bien vite Percy, Tyson et Annabeth : amie ou ennemie ?

We are not friends

C’est chouette de sortir un épisode un jour de réveillon de Noël, mais ça fait que j’ai privilégié la cuisine et le repas à préparer plutôt que cette série. Il faut dire aussi que ce n’est pas la série de la décennie, et certainement pas celle que j’attends le plus chaque semaine. Pourtant, me revoilà pour critiquer l’épisode 4. Joyeux Noël à tous, et hop, enchaînons.

L’épisode débute par Annabeth qui dévisse une grille dans les égouts. Qu’est-ce qu’elle foutl à ? Aucune idée. En tout cas, elle voit un bracelet que je suppose appartenir à Thalia et qui la met bien mal. Un flashback nous révèle ce qu’il en est : elle est déjà passée par ici avec Luke, qui lui a révélé, quand elle était bien plus jeune, que c’était une cachette que lui et Thalia utilisaient. Soit. Le bracelet vient d’un jeu de société et lui a été offert par Luke alors qu’ils étaient poursuivis par des cyclopes.

D’après Luke, ce bracelet était un charme de protection. Soit ? On découvre ensuite Thalia dans l’épisode, enfin. Elle débarque dans les égouts pour dire qu’ils ont été retrouvés par des ennemis, mais il s’agit en fait de Grover qui vient protéger Thalia. Et pardon, mais j’ai l’impression que Thalia est d’un coup une grande sœur pour Annabeth, plus qu’une meilleure amie comme je le pensais depuis le départ… Et vraiment, je n’ai aucun souvenir d’avoir lu tout ça quand j’étais petit. J’ai du mal avec le rythme de la série, c’est dingue.

On a des flashbacks pendant otut l’épisode, histoire de voir un peu plus Grover cette saison. C’est lui qui a convaincu Thalia de se rendre à la colonie avec Annabeth et Luke. C’était le seul moyen d’être protégé de tous les monstres qui les pourchassaient inévitablement, parce qu’ils font un bon capital de demi-dieux, tout de même. Grover ne parvient pas à les convaincre, malheureusement, et Luke insiste pour partir plus vite.

Annabeth, elle, perd son bracelet et en est triste. Le problème, c’est qu’elle n’est plus protégée. Ainsi, quand elle s’aventure seule au petit matin pour le retrouver, elle est rattrapée bien vite par des cyclopes. Bien que kidnappée par les cyclopes, elle s’en sort finalement grâce à Thalia qui affronte le danger pour la retrouver et tuer des cyclopes. Vraiment, c’est une grande sœur et je n’aime pas trop comment c’est présenté.

En tout cas, c’est comme cela que Thalia a été menée à sa perte : elle a pris Annabeth dans sa famille et a décidé de se rendre à la Colonie pour la protéger, même si cela ne lui plaisait pas. Malheureusement, c’est en chemin vers la Colonie que Thalia a été confrontée aux furies et a été transformée en arbres.

De retour dans le présent, on voit Tyson et Percy partager une scène. C’est bien de les voir communiquer un peu : ils parlent avant tout de prophétie, parce qu’il est important pour Percy d’apprendre à Tyson que les prophéties ne disent pas toujours ce qu’on pense qu’elles disent. Bon, que cette scène sympa finisse par les personnages qui se rotent dessus, en revanche, je n’étais pas prêt. C’est plutôt une chance car ça fait qu’ils s’éloignent du bateau pile à temps : Clarisse débarque avec ses hommes et n’hésite pas à faire exploser leur bateau. Elle est excellente et j’adore ce personnage : elle est badass comme il faut, je trouve. Son seul but est d’obtenir les coordonnées de la Mer des Monstres que Percy détient – et elle l’a retrouvé grâce à Arès. Bon, c’est un peu simple comme Arès est la solution à tous les problèmes pour Clarisse.

Puisqu’elle refuse de prendre Percy, Tyson et Annabeth dans son équipage, Percy défie en duel Clarisse, avec des règles simples : si elle gagne, il lui donne les coordonnées. Dans le cas contraire, il prend son bateau et l’abandonne à terre avec son équipage. MOUAIS. Personne ne prend le temps de discuter de ce qu’il se passe et ça commence tout de suite à se bastonner. Ugh. Percy n’est pas le plus malin, hein.

Annabeth voit les choses différemment : elle tue une partie de l’équipage de Clarisse. Elle est maligne Annabeth : elle tue des gens déjà morts, les libérant de la dette qu’ils ont, pour pouvoir prendre leur place. Et elle ne tue pas n’importe qui : seulement ceux que Clarisse a désigné comme ingénieur (une place pour Tyson) ou connaisseur de la Mer des Monstres (histoire de gagner sa place quoi). Ainsi, Clarisse n’a plus le choix que d’embaucher ce nouvel équipage : Annabeth, Percy et Tyson. Ses hommes auraient bien envie de la tuer, mais bon, c’est comme ça.

Ainsi, notre trio monte à bord du bateau de Clarisse bien vite. Si elle est la capitaine, en théorie, Percy a du mal à lui faire confiance. Il préfère s’en tenir aux avis d’Annabeth, notamment quand Clarisse lui explique qu’ils n’ont pas le choix de passer soit par Scylla, soit par Charybde, pour atteindre la Mer des Monstres. Et oui, on est dans une saison qui nous promet de faire face à tout l’Odyssée. Si Annabeth confirme les dires de Clarisse, elle propose aussi de passer par Scylla, comme Ulysse, en rappelant qu’il a perdu six hommes, un par tentacule. Percy trouve le plan d’Annabeth brillant, évidemment : l’équipage de Clarisse est déjà mort.

Le problème, c’est que Clarisse a promis à son équipage une place sur les Champs-Elysées. C’est une promesse qu’elle ne peut pas tenir, en vrai, mais elle compte sur son père pour le faire. Comme elle reste capitaine, c’est encore à elle de choisir s’ils affronteront Charybde ou Scylla. Percy trouve ça con : il est sûr que le plan d’Annabeth est forcément le meilleur.

Elle est perturbée par tout ça, mais décide de prendre le temps de monter sur le pont pour se débarrasser du bracelet retrouvé le matin. Pardon, mais pourquoi ? Le charme peut tenir, tout de même. De toute manière, la mer a d’autres projets pour Annabeth : le bracelet revient vite. Un peu plus loin sur le pont, Tyson et Percy partagent à nouveau une petite conversation. C’est l’occasion d’apprendre que Tyson n’était jamais monté sur un bateau avant ou que Percy a des talents innés d’explorateur maritime. Grâce à son père, il sait précisément la vitesse et la direction du bateau.

Tyson trouve que ça va vite et se dirige alors vers la salle des machines, sauf qu’en chemin, il tombe sur le bracelet d’Annabeth. Celle-ci comprend qu’elle ne doit peut-être s’en débarrasser – mais elle le récupère trop vite à mon goût. Elle le jette à nouveau pourtant (à un moment donné, y a pas à s’obstiner comme ça !), avant de dire à Percy qu’elle pense qu’ils vont perdre face aux monstres. Ben super. Elle est déprimée car ramenée à son histoire avec Thalia.

Elle la raconte à Percy qui trouve le moyen de la réconforter et de la remotiver. En parallèle, Clarisse présente à son équipage les périls qui les attendent – Charybde, Scylla, les sirènes, Polyphème. Ils restent tout de même motivés à la suivre où elle voudra, se portant tous volontaires pour être les six courageux qui vont mourir.

Une fois de plus, la série a été trop vite en besogne : l’équipage est devenu si fidèle si vite à Clarisse, c’est abusé. Bien sûr, le commandement est pesant pour Clarisse. Contre toute attente, c’est à Percy qu’elle s’en confie (je dis contre toute attente, mais évidemment qu’elle se confie au héros de la série, hein, c’est juste pas si logique vu la relation entre eux). J’aime vraiment beaucoup Clarisse et j’ai de la peine pour la prophétie de l’Oracle qu’elle cherche à déjouer désormais, parce qu’on lui dit de rester seule et sans amis. Tu m’étonnes qu’elle dise à Percy qu’ils ne sont pas amis après ça !

Cela dit, ils arrivent tout de même à destination : la Mer des Monstres. Elle est prévenue par son équipage, qu’elle remotive comme elle peut. L’attente commence alors : six d’entre eux restent sur le pont pour faire face à Scylla. Le plan est que six hommes occupent les six tentacules du monstre, mais le monstre décide de les prendre un par un. J’ai de la peine pour les hommes de Clarisse : elle n’a pas présenté si clairement que ça le choix.

Quand elle perd son troisième homme, qu’elle aimait bien, Clarisse change totalement d’avis. Elle vire de bord et décide d’aller affronter Charybde, parce que les héros tuent les monstres. Moui. T’as déjà perdu la moitié de tes sacrifices, elle en perd un autre alors qu’elle s’éloigne de Scylla. Finalement, elle met juste tout le monde en danger alors que le sacrifice était déjà fait.

C’est complètement con : on voit plusieurs hommes tomber à l’eau alors qu’elle se bat contre Charybde. Dit autrement, pour sauver trois vies, elle sacrifie tout le reste de l’équipage. Par chance, elle a Percy à bord : celui-ci maîtrise assez le courant pour faire en sorte de s’en sortir. Elle a aussi Tyson à bord, qui fait ce qu’il peut pour que le bateau aille bien plus vite. Elle a son fusil pour tirer contre les monstres qu’elle veut tuer. Et puis, elle a Annabeth qui retrouve à temps le thermos avec les vents pour mener à bien le plan de Percy qui a besoin de ces vents.

Malheureusement, Annabeth est déséquilibrée : elle tombe et passe par-dessus bord. Elle est sauvée de justesse par Clarisse, seulement, le thermos, lui, s’ouvre dans la cale du bateau. Tous les vents sont libérés du côté de la salle des machines où se trouvait Tyson. C’est l’entièreté du bateau qui se désintègre alors face aux vents. Et c’est un bon cliffhanger, mais bon, en soit, il n’y a pas tellement moyen de survivre à ça. Seront-ils en Enfer, comme Ulysse, dès le prochain épisode ? Ou vont-ils s’échouer sur un rivage ? On verra bien mercredi – sauf si les préparatifs du réveillon sont plus intéressants et auquel cas, on verra en 2026. Suspense.

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Heated Rivalry – S01E05 – I’ll Believe in Anything – 18/20

OK. Wow. Cet épisode, comme le troisième, me fait reconsidérer la série très différemment. Dès qu’elle s’éloigne du cul et du sexe pour développer ses personnages, elle marque bien des points. La représentation qu’elle propose de la peur du coming-out, de la manière de vivre (sa relation) dans un pays homophobe et, de manière globale, la représentation gay en fait une véritable pépite. Et ça me prend par inadvertance car je ne pensais vraiment pas avoir tant de bien à en dire après les premiers épisodes. Mais là… Le talent des acteurs, la fluidité de l’écriture et l’importance des messages évoqués… Bordel, ça ne va quand même pas devenir une obsession cette série ?

Spoilers

Shane et Ilya se rendent compte que leur relation évolue et leur échappe.


Are there any, like, gay hockey players ?

Quoi de mieux pour bien commencer les vacances que de se coucher à pas d’heure devant un épisode d’Heated Rivalry ? J’ai passé la journée d’hier à avoir envie de dormir, mais au moment d’y aller, impossible de trouver le sommeil. Alors voilà, ça a fini devant cet épisode – que Twitter m’a déjà un peu spoilé, mais c’est littéralement impossible de passer à côté des tweets et spoils de cette série apparemment.

Shane se réveille alors que Rose est déjà habillée et prête à partir. Apparemment, Shane complexe de ne pas avoir réussi à tenir la distance au lit avec elle, mais elle lui pardonne bien vite. Ils font toujours la une de tous les tabloïds, ce qui obsède littéralement Shane autant qu’Ilya. Ils passent leur temps à lire ça plutôt qu’à se parler ou se préparer pour la prochaine étape de la compétition de hockey en cours. Oui, parce que si la série ne prend pas le temps de nous en parler vraiment, voilà qu’on apprend que les deux vont se retrouver exceptionnellement dans la même équipe.

Comme je n’y connais rien en hockey, je ne vois pas trop comment c’est faisable, mais c’est tout un truc apparemment : les deux adversaires vont se retrouver dans la même équipe, ce qui ne laisse pas non plus de place pour Scott – de toute manière, les commentateurs semblent penser que Scott ne tiendra pas la distance. Sympa.

Le début d’épisode continue de se concentrer sur la relation entre Rose et Shane, en tout cas. Il la retrouve au restaurant et elle se met à parler de son collègue, Miles, qui est si jaloux d’elle parce qu’il sort avec Shane. Et juste comme ça, il faut en déduire que Rose a tout compris et c’est incroyable comme la scène est bien écrite ensuite : elle est très ouverte d’esprit, comprend très bien que Shane est gay mais qu’aucun joueur de hockey n’est déjà out.

Elle rame comme elle peut pour en arriver à lui faire comprendre qu’ils ne sont pas faits pour ensemble s’il est gay, et que c’est OK s’il l’est. Elle veut très clairement être son amie et toute la scène est à pleurer. Honnêtement ? L’absence de mots de Shane quand elle lui pose des questions sur ses autres relations et ses possibles premières fois avec un mec, wow. Il y a peu de scènes aussi bien écrites, mais surtout aussi bien joués par les acteurs. Eh, c’est la base pour un acteur, je sais. M’enfin…

Je ne m’attendais certainement pas à une scène comme ça dans la série, ou pas si tôt dans l’épisode. Je pensais vraiment qu’on allait continuer sur le mensonge entre eux pendant un moment. Le fait qu’elle soit aussi ouverte d’esprit, en plus, c’est tellement chouette pour Shane. Eh, ça donne le smile. Et c’est un bon début d’épisode.

De son côté, Ilya passe du temps avec sa copine qui commente le hockey et surtout Shane. Elle parle de ses mains merveilleuses autant que de son talent, histoire de voir si Ilya réagira quand elle dit qu’il est beau gosse. Elle m’a fait rire. Elle parle aussi de Rose ensuite et on voit bien que ça énerve Ilya. Il est fort cet acteur, tout passe dans le regard à chaque fois.

Bon, OK, dans la scène suivante, en 2017, ça aussi par les lèvres, hein. Il retrouve Shane dans un bar et les deux se préparent à jouer dans la même équipe en Floride. Eh, le soleil, quelques matchs et tout un week-end pour eux comme ils sont venus seuls ? Si ça ne ressemble pas à des vacances ! Ilya a clairement envie de se faire Shane directement sur le bar, c’est fou.

Malheureusement, ils sont interrompus par un coéquipier qui est fort pour casser la tension sexuelle entre eux – mais pas d’inquiétude, Ilya sait la remettre bien vite. Il complimente Shane, qui finit par lui avouer qu’il a embauché une styliste. C’est si drôle. Je commence à les apprécier en tant que couple avec cette scène ; et il serait temps. Franchement, le plan cul a duré bien trop longtemps. En tout cas, Ilya se renseigne pas si discrètement sur la vie de Shane, pour savoir s’il est ou non en couple avec Rose. Et ça lui fait si plaisir qu’il ne le soit pas !

Ils passent ainsi l’après-midi au bord de la même piscine – pas ensemble, mais juste assez pour que ça soit fun. On nous alterne ça avec quelques images d’un match dont on ne sait pas grand-chose. Ce qui est certain, c’est que la tension sexuelle est là entre eux aussi pendant le match : Ilya va jusqu’à embrasser le casque de Shane quand il marque. Après tout ça, ils se retrouvent sur une plage pour un coucher de soleil, quelques doigts qui se caressent et la joie de savoir que Shane n’est pas compatible avec Rose.

Une fois la nuit tombée, ils se retrouvent aussi dans la chambre d’hôtel d’Ilya. Seulement, cette fois, ce n’est pas juste pour baiser. Non, Shane a envie de parler, voyez-vous. C’est une évolution logique après l’épisode précédent, mais il est plus que temps d’en arriver là. Si Shane souhaite parler, c’est parce qu’il sait que leur dernière fois était différente et qu’il y avait quelque chose entre eux. Bien sûr, Ilya n’a pas envie de le reconnaître tout de suite, mais bon, Shane finit par dire qu’il pense être gay.

Il serait temps ! Tant d’années perdues. Ilya est bi, sans surprise, mais Shane s’est rendu compte qu’il ne l’était pas. Pour sa défense, pas évident d’être gay et de coucher avec son pire ennemi – du moins, un ennemi sur le papier. Le problème, encore et toujours, est qu’Ilya affirme qu’ils ne peuvent pas être autre chose – ils ne peuvent pas être le couple dont Shane aurait envie. Et ça se comprend : pour Ilya, ce n’est pas juste qu’une question d’image et de compétition, c’est aussi l’exil de son pays. Vivre dans un pays homophobe, quelle plaie !

C’est très con, hein, mais tout cet épisode met tellement en avant des problématiques trop souvent oubliée quand il est question de personnages gays. Personnages. De personnes, finalement. L’historique familial d’Ilya complique encore la question du coming out, évidemment. Et s’ils couchent ensemble ensuite, cette fois, la série ne prend pas le temps de nous le montrer. Est-ce qu’on est ENFIN passé à autre chose que le plan cul ?

Deux semaines plus tard, Ilya invite donc Shane à passer à son hôtel pour une petite heure avant le match. Ils n’avancent pas vraiment dans le couple, en vrai, mais en même temps si : ils passent du temps ensemble, parlent de plus en plus de sujet perso (bon, ça se résume à la famille d’Ilya, mais c’est déjà ça). Après, quand il se passe quelque chose d’un peu grave dans la vie d’Ilya, Ilya ne prend pas la peine d’informer Shane. C’est en sortant de la douche dans les vestiaires qu’il apprend qu’Ilya n’est plus avec son équipe et que ce n’est pas normal. Il passe donc toute sa soirée à stresser de savoir ce qui est arrivé à son copain.

Ilya finit par appeler Shane pour lui expliquer que son père est mort, mais pas avant de lui avoir demandé de remettre ses lunettes parce que c’est sexy. Ilya prend trop les choses par-dessus la jambe, en vrai, et il veut revenir sur le terrain au plus vite après l’enterrement de son père. Et en l’attendant ? Un peu de sexe par téléphone. Pardon, mais putain, ce sont des stars internationales, prennent-ils vraiment ce genre de risques ? Et pourquoi la série change totalement d’ambiance avec cet épisode qui paraît soudain hyper timide par rapport aux précédents qui nous montrait du cul, du cul et du cul ?

Le changement de ton est marqué. Je vois bien que le but est de montrer qu’Ilya et Shane partent vers quelque chose de plus sérieux, mais la transition est étrange car trop brutale d’un épisode à l’autre. Bon, après, c’est bienvenu. Le retour en Russie n’est pas simple pour Ilya, en tout cas : son père est mort, certes, mais son frère lui en veut aussi de les avoir abandonnés si longtemps pendant que lui s’occupait de son père. Pourtant, Ilya est clairement celui qui apporte de l’argent à son frère. La relation se tend définitivement entre eux : Ilya lui file un appartement, promet de l’argent pour sa nièce et hop, il ne veut plus jamais le revoir, remis sur le droit chemin par Svetlana au passage.

Cette dernière est toujours aussi lucide sur les sentiments d’Ilya envers elle. Il l’aime, oui, mais elle espère que Jane sait à quel point il est chanceux. Wow. C’est une sacrée relation – un sacré sacrifice pour elle. Après tant de tension, Ilya a besoin d’appeler Shane, qui s’isole comme il peut pour pouvoir parler un peu avec son copain. Ils en sont là. C’est une relation de couple, enfin. Ils prennent le temps de s’appeler, alléluia, mais Ilya est limité tout de même : il n’a pas envie de réfléchir à ce qu’il doit dire et c’est trop compliqué pour lui en anglais.

Shane lui propose de parler en russe, même s’il ne le comprendra pas. Le truc, c’est que nous avons droit aux sous-titres : Ilya est tellement touchant dans cet épisode, lui aussi. Il prend cher, avec une envie de foutre en l’air sa famille et son pays qui est bien visible. La scène est belle, l’acteur est doué, Shane écoute sans rien comprendre – mais des émotions, ça se comprend dans toutes les langues. En plus, malgré sa rage envers son frère et sa famille, Ilya s’en veut aussi de ne pas s’être occupé de son père. Pas simple, tout ça. Et puis, Ilya finit par reconnaître qu’il aime Svetlana, mais pas autant qu’il n’aime… Allez, finis ta phrase !

Il lui faut du temps, mais Ilya finit par reconnaître qu’il est amoureux de Shane et qu’il a envie de lui tout le temps. Quand il repasse en anglais, Ilya est de nouveau un petit connard qui parle de cul, mais eh, Shane est de plus en plus guimauve et… Ilya aussi. On va peut-être faire quelque chose d’eux, enfin !

Une semaine plus tard, Ilya est de retour au Canada. Shane et lui se retrouvent à jouer l’un contre l’autre à nouveau et… Ils kiffent ça. Oh, le coéquipier de Shane voit d’un mauvais œil le fait qu’ils se parlent, mais bon, Shane veut arranger son plan cul, quoi. Bien sûr, comme tout va de nouveau bien entre eux, il faut un nouvel obstacle au couple.

Et l’obstacle est facile à trouver quand on est face à deux sportifs. Shane est déconcentré par la beauté d’Ilya pendant le match et un accident est vite arrivé : une collision avec un autre joueur l’envoie directement à l’hôpital. Le truc, c’est que face aux caméras, Ilya est hyper inquiet, Shane clairement dans les vapes et la tension à son plus haut point. Shane ne pourra jouer pendant un temps, les commentateurs admirent la rivalité entre les deux joueurs et voilà quoi.

Le lendemain, Ilya se rend évidemment à l’hôpital pour une visite à Shane. C’est mignon tout plein. Shane essaie de l’inviter pour l’été chez lui, mais bon, Ilya se contente d’un peut-être. C’est beau. Ils sont interrompus par une infirmière, mais c’est clair que Shane allait obtenir ce qu’il veut non ?

On ne saura pas. Le temps passe encore, Rose s’avère être une excellente amie pour Shane pendant qu’elle tourne son nouveau film (Avatar ?) et le tournoi continue. Celui-ci est commenté par SMS par Shane et Ilya, alors que Shane est en repos chez ses parents, tentant de se remettre de sa blessure.

Et alors que personne n’y croyait en début de saison, l’absence de Shane finit par être une aubaine pour un autre. En effet, Scott Hunter fait remporter la coupe à son équipe pour la première fois en 28 ans. C’est une belle victoire pour lui. Il est ravi et passe la meilleure soirée de sa vie. C’est dommage de ne pas l’avoir vu plus parce qu’on aimerait comprendre à quel point c’est merveilleux pour lui autrement que par quelques répliques. Et alors qu’il passe le meilleur moment de sa vie, son copain, lui, est en train de pleurer dans les gradins car il ne peut pas partager ça avec lui, alors que le monde entier – enfin, les fans de hockey quoi – regarde ce match.

C’est alors que sur le terrain, Scott se présente alors devant ses fans et fait signe à quelqu’un de venir le rejoindre sur la glace. Quelqu’un ? On sait tous très bien de qui il s’agit. Heureusement qu’il y a la meilleure amie pour le forcer à le faire.

Shane et Ilya regardent avec attention, chacun dans son pays. Ilya est avec des coéquipiers bien trop silencieux à mon goût pour la véracité de la scène, Shane avec ses parents. Et comme toujours, Shane et Ilya communiquent par SMS, pour commenter le match – et cet après-match étrange.

Personne ne comprend exactement ce qu’il se passe, mais Scott lui demande de le rejoindre sur la glace. Le regard d’Ilya, le regard de Shane, alors que les deux se rejoignent sur la glace et s’embrassent. Wow. Un coming out comme ça, on n’en voit pas tous les jours. Enfin, si, sur Twitter, quoi. Un tel baiser en pleine victoire, ça redéfinit tout, surtout quand tout le stade les applaudit et semble heureux pour eux.

Ilya s’isole aussitôt pour appeler Shane. Si ce dernier est encore sous le choc, il n’est pas prêt pour ce qui suit : Ilya lui indique qu’il le rejoint chez lui et accepte son invitation. Wow. Cette scène à elle seule justifie l’existence de l’adaptation en série – et sa nécessité. La représentation est importante, on ne le dira jamais assez. Ici, ça libère Ilya d’un poids (et tant d’autres gens en même temps, parce que c’est tout ce qu’on demande, l’acceptation et l’amour). Et c’est tellement mignon !  

Bon, si on m’avait qu’il me faudrait essuyer une petite larme après un épisode de cette série quand je l’ai commencée, je n’y aurais pas cru.

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Home for Christmas – S03E03 – Shock Date – 17/20

Je suis un peu perturbé par le fait que les scénaristes répondent directement à plein des critiques que je faisais à la série en regardant l’épisode 2. Johanne veut tout gérer et finit parfois par être un peu insupportable, alors je suis content qu’elle s’en rende enfin compte tout comme je suis content que l’épisode ne tourne pas qu’autour de ça et soit capable de ramener un peu d’espoir par la suite. Pour le reste, la série reste drôlement bien écrite. Que je suis content de la retrouver !

Spoilers

Johanne a un rencard avec Hot Daddy !

On est déjà le 9 décembre dans la série et je crois bien que je ne vais pas tenir mon truc du un épisode par jour. J’ai trop envie de savoir comment la vie de Johanne va s’arranger cette saison. J’ai un peu de mal avec le fait qu’elle soit de nouveau célibataire et que la série soit un peu sur un éternel recommencement par contre.

Ainsi, l’épisode commence par un date – ou un non-rencard si on les écoute – avec le hot daddy de l’épisode précédent. Ils se retrouvent ainsi à la patinoire où le hot daddy accumule un peu trop de défauts aux yeux de Johanne, je crois. Pour moi, il a plutôt des qualités, à vouloir s’occuper bien de son fils, s’entendre bien avec son ex et le mec de son ex pour son gosse ou à mettre un casque pour la sécurité. Bon, le coup de la patinoire ne dure pas si longtemps parce que les patins de monsieur sont trop petits.

Ils remplacent leur non-rencard par un chocolat chaud, Johanne se retrouve avec une moustache que personne n’a jamais eu avec un chocolat chaud, c’est l’occasion parfaite pour un baiser et… il ne se passe rien. Hot daddy n’est clairement pas prêt pour une nouvelle relation, en fait, mais elle analyse ça comme le fait qu’il veuille prendre son temps. Mouais. Elle raconte ensuite le date à son frère et c’est à lui qu’elle dit ça.

Si l’ambiance est à la rigolade avec son frère, Morten se barre d’un coup quand il aperçoit Marianne s’approcher d’eux. Fidèle à sa réputation, Marianne vient agresser Johanne pour avoir des nouvelles des costumes : Maria, la sœur de Johanne, ne lui répond plus et c’est inadmissible de ne pas s’investir davantage dans le spectacle de l’école quand des enfants ont une enfance compliquée et sans parents morts du cancer. Rien que ça. J’ai ri, franchement.

Johanne se rend ensuite chez son père – en tentant en vain de contacter sa sœur – pour voir comment il va. Il est en pleine forme avec son nouveau meilleur ami, Oysten, qui squatte chez lui pour qu’ils assouvissent leur passion des petits trains. Tout un programme. Le père demande même à sa fille de simplement déjeuner avec elle pour Noël, parce qu’il a proposé à Oysten de passer Noël avec lui. Cette fois, c’est la goutte d’eau pour Johanne qui pète un câble de savoir que son père préfère jouer au petit train avec son pote que passer Noël en famille. En même temps, Johanne, quel égoïsme sur ce coup-là…

C’est toujours énervée qu’elle rentre chez elle, pour mieux constater que l’artisan est toujours là. Il fait de sacrés travaux : ils sont plus ambitieux que prévu car la pourriture est plus présente qu’elle ne le pensait. Les travaux ont l’air horrible : il y a un sacré ventilateur pour que tout sèche et il n’est pas garantie du tout que ce soit fini à temps pour Noël. Johanne semble à bout, mais bon, elle a la perspective d’un nouveau date avec son Hot Daddy, au restaurant cette fois.

Vera m’a fait rire, le lendemain, à se foutre de sa tronche parce qu’elle a un rythme de millenial. Ce qui me fait rire, c’est que moi aussi, en fait. C’est terrible. Après ce n’est pas le pire : le pire, c’est que Bente fait ensuite la même réflexion que moi sur l’épisode précédent. En effet, elle trouve que Vera est trop proche de Johanne pour une simple subalterne – et pour cause, elle entend parler du concept de nonne d’or. Johanne s’en fiche de l’opinion de Bente, bien sûr, et ça finit par tourner autour du célibat des deux cheffes de service.

Elles sont toutefois interrompues avant que ça ne devienne intéressant par Erik qui vient signaler que le patient chiant de Vera refuse toujours de passer son examen. Il interrompt aussi le repas de Johanne qui n’a alors plus le choix que de s’occuper du vieil homme. Elle fait ça très bien, puis va taper un repas – ou plutôt tenter. En effet, Erik vient la draguer en lui faisant du rentre dedans qui le fait basculer du côté des harceleurs à mes yeux, Bente remet en question tout ce que Johanne fait (baiser un collègue étant à peu près aussi grave qu’organiser un Secret Santa apparemment) et elle est toujours surveillée parce qu’on cherche à faire des économies à l’hôpital.

En vrai, ça fait beaucoup et sa vie commence à m’épuiser. Je l’aime toujours autant, heureusement. Elle enchaîne sa journée avec un nouveau rencard : elle arrive en retard, n’es pas changée et rentre le faire. Elle tente de mettre les choses au point avec son artisan qui se sent un peu trop chez lui et voit sa soirée court-circuitée par l’arrivée de sa sœur. Clairement dépressive, sa sœur cherche un endroit calme pour se poser. Si l’endroit n’est pas calme, Maria peut tout de même se confier avec sa sœur – une fois qu’elle a annulé sa soirée avec Adrian Hot Daddy. Le problème de Maria ? Gérer trois enfants et son mari qui est comme un quatrième enfant. Elle se sent seule et l’amour de son mari ne lui suffit plus.

Eh, elle me fait de la peine la sœur. Elle s’énerve un peu vite par contre quand Johanne essaie de lui dire qu’Ayaz l’aime tout de même. Par conséquent, ça termine en engueulade violente entre les sœurs, mais sans que le ton ne monte plus que ça. Johanne fait tout ce qu’elle peut pour que la famille soit unie, mais reprocher à sa sœur de vouloir tout contrôler était une mauvaise idée. Maria lui fait donc comprendre qu’elle n’est qu’une gamine capricieuse dont le dernier caprice en date est très clairement de s’obstiner à faire le réveillon chez elle alors que sa cuisine ne sera pas prête à temps.

Je suis partagé. Maria est violente et n’y met pas les formes, mais on ne peut pas dire qu’elle soit en tort non plus dans ce qu’elle avance… Et c’est bien que quelqu’un mette les pieds dans le plat avec Johanne. Bon, en revanche, apparemment Bo, l’artisan, entend la dispute. Je me demande ce que ça donnera par la suite.

En larmes, Johanne part de chez elle et se rend finalement chez Adrian qu’elle a quand même envie de voir. Franchement, ils ne semblent pas fait pour être ensemble tant sa maison est d’une perfection redoutable qu’il ose appeler bordel. Johanne raconte tout de même sa journée à Hot Daddy et crève d’envie de l’embrasser, mais lui ne semble pas vouloir le faire. Elle finit par demander ce qu’il se passe entre eux et en fait, lui n’est juste pas assuré. Ils finissent par s’embrasser et aller aussitôt bien plus loin que ça. C’est… inattendu. Ils se déshabillent directement dans la cuisine.

Cela se retourne contre eux quand l’ex-femme d’Adrian débarque à l’improviste pour récupérer le cahier de son fils. Et c’est pire que tout quand l’ex-femme s’avère être Marianne. J’ai tellement ri. Marianne est une psychorigide qui veut tout contrôler. Elle est donc ravie de tomber sur Johanne à moitié nue dans la cuisine de son ex.

Elle entame aussitôt une longue tirade sur tout ce qu’Adrian doit faire pour que sa nouvelle relation ne perturbe pas leur fils et c’est violent. Johanne découvre donc que Marianne, qu’elle vient juste de critiquer devant Adrian, est l’ex-femme et c’est trop pour elle. Elle rentre chez elle, déprimée. Et pourtant, elle retrouve le sourire grâce à Bo qui lui a laissé plein de post-it et de messages pour la prévenir de ce qu’il fait et arrêter d’empiéter sur son espace. De jolies petites attentions qui redonnent une note d’espoir pour la suite.

Home for Christmas – S03E02 – One Night Stand – 16/20

Si j’adore toujours autant l’ambiance et le personnage principal, je trouve que la série a un peu plus de mal à me convaincre sur les personnages secondaires cette fois-ci. Peut-être que c’est parce qu’ils sont trop nombreux, peut-être que c’est parce que l’héroïne est trop généreuse et s’occupe trop de tout le monde, mais il est arrivé un moment de l’épisode où j’ai eu l’envie qu’elle se pose, respire et prenne un chocolat chaud. Ou alors, c’est parce que je suis malade et que c’est ce dont moi j’ai envie…

Spoilers

La peur de finir vieille barjot continue de travailler Johanne.

Barjot ? C’est la traduction donnée par mes sous-titres. Cela sonne bizarre, je trouve, mais bon, je fais avec ce qu’on me donne.

Cet épisode commence le 6 décembre avec une Johanne inquiète d’entendre du bruit dans sa maison alors qu’elle dormait profondément dans son super pyjama de Noël immonde. Elle prend ses chaussons pour frapper l’intrus qui n’en est pas un et ne semble pas plus inquiète de savoir que le type peut se pointer chez elle n’importe quand. Eh, la naïveté et le monde merveilleux des séries, c’est beau ! Franchement, j’ai du mal à la comprendre sur ce coup-là – la série me paraît plus réaliste d’habitude. Cela dit, allez savoir, peut-être qu’en Norvège, ils peuvent encore vivre dans ce genre d’innocence.

Johanne vit donc sa journée comme si de rien n’était et se rend chez sa sœur qui est en plein burn-out de charge mentale : elle doit s’occuper de ses enfants et ça ne donne pas envie. Johanne vient lui filer un coup de main pour le sapin et elle se retrouve assommée sous un tas de choses que sa sœur doit gérer – principalement des groupes Whatsapp. Quel enfer, la parentalité. Tu m’étonnes que Johanne veuille rester sans enfant !

Johanne se rend aussi au travail, bien sûr, pour prendre son nouveau poste. Elle fait un petit discours le matin et se retrouve à gérer ses nouvelles responsabilités, parmi lesquelles Erik qui la drague ou Vera qui a besoin de son aide avec un patient assez ingrat qui refuse les soins. Je suis un peu sceptique sur l’idée d’aller explorer ce côté professionnel par rapport à ce que la série veut raconter pour l’instant, mais je les laisse m’embarquer parce qu’ils ont toujours réussi à avoir des bonnes idées jusqu’ici.

Bon, bien sûr, on enchaîne aussi avec Johanne qui parle de sa vie sentimentale avec Vera, juste après lui avoir donné des conseils en tant que boss. C’est un peu étrange comme manière de faire, mais là encore : c’est une série et je ne sais pas à quel point les gens sont sympathiques en Norvège, tout simplement. Les barrières hiérarchiques, après tout, peuvent varier d’un pays à l’autre.

Et en même temps après Johanne découvre qu’elle partage son bureau avec son ancienne cheffe, Bente, et l’ambiance est bien plus froide entre elles. La différence d’âge peut-être ? Bente semble assez désagréable et peu prête à faire des compromis pour partager son bureau avec Johanne, jusqu’à ce qu’elle se déride un peu quand il est question du père de Johanne.

Une fois sa journée de travail terminée, Johanne enchaîne avec un moment à partager avec sa mère. Elle veut faire des bougies avec. C’est bien de voir qu’elle a une vie toujours aussi remplie et le temps de faire 15 000 trucs par jour. C’est un peu la magie des séries, je suppose, mais aussi une réalité : certains d’entre nous ne se contentent pas du métro-boulot-dodo. Le fait de pouvoir aller au taf en luge doit aider Johanne, cela dit.

Sa mère ? Elle prend assez mal la proposition de sa fille de ne pas inviter son nouveau mec, pour arranger son père. La mère finit par être énervée au point de décider d’aller faire le réveillon en Espagne avec son mec, parce que ça semble arranger tout le monde. Cela ne satisfait pas du tout Johanne, mais il va falloir avec, surtout qu’elle est ensuite confrontée à une urgence qui concerne cette fois sa sœur.

Elle s’est enfermée dans sa chambre et refuse d’en sortir pour s’occuper de ses fils. Johanne se précipite à son secours, mais sa sœur n’est clairement pas en état de communiquer. Elle est complètement débordée par la préparation des costumes de Noël du spectacle de l’école qu’elle devrait déjà avoir fini – et qu’elle n’aura pas fini à temps pour la réunion à l’école une heure plus tard. Elle le vit mal, parce qu’elle sait qu’elle va devoir faire face à son échec en public. L’échec est incarné par Marianne, une autre maman d’élève tyrannique.

Voyant sa sœur à bout, Johanne se propose de l’aider, comme on s’en doutait déjà, et d’affronter Marianne en allant à la réunion à la place de sa sœur. Décidément, elle est plus sympa que Joséphine Ange Gardien cette année. Sa sœur saute sur l’occasion et accepte aussitôt. Une fois à l’école, Johanne retrouve tous ses amis et sa famille, c’est merveilleux les petites villes. Petite ville, oui, mais assez grande pour qu’elle ne connaisse pas encore Marianne.

Tout le monde est clairement sceptique face à son optimisme et on comprend pourquoi quand on la rencontre enfin. Marianne est assez intransigeante et considère que l’école est la priorité absolue de tout le monde apparemment. Tyrannique, oui. En même temps, il faut bien que les choses avancent et je suppose que de son point de vue, se faire remettre en question perpétuellement sur des choses déjà réglées doit être agaçant. Bon, après, changer une chanson traditionnelle de Noël, ça provoque forcément des tensions.

Il est donc question d’une chanson de Noël norvégienne où il y a des rats qui dansent, ce qui explique le début de saison. Johanne remarque que c’est un peu con de changer la tradition pour des lutins, et je suis partagé sur la question. Je ne vais pas m’épancher plus sur la question, puisque je n’y connais rien aux traditions de ce pays et me contenter d’enchaîner sur le fait qu’on reproche à Johanne que les costumes ne soient pas prêts. Pour autant, Marianne l’embauche à la peinture d’un décor où Johanne se fait draguer par un père d’élèves.

Elle a tellement de prétendants partout où elle passe ! Je veux dire, à l’école, elle croise aussi Trym qui est toujours dépressif depuis sa rupture avec Jeannette, même si elle commence à remonter. Et après ça, la journée de Johanne n’est toujours pas terminée ! Elle se rend chez son père qui n’a pas décoré pour Noël, parce que ça ne sert à rien d’éclairer tout devant chez lui s’il est tout seul. Johanne a vraiment décidé de s’occuper de tout le monde sauf elle : elle essaie donc de le convaincre de décorer un peu plus, mais aussi de se rendre à une soirée pour les célibataires de plus de 60 ans. C’est spécifique.

Le lendemain au boulot, Johanne raconte sa longue soirée de la veille à Vera, qui est clairement en passe de devenir sa meilleure amie à ce stade. La conversation tourne surtout autour du père qui l’a dragué et qui devient aux yeux de Vera un « hot daddy ». Le surnom va rester. Après ça, Johanne propose à son service de participer à un secret santa et ça me fait grincer des dents.

C’est la cheffe de service et elle l’impose clairement à l’équipe. Il y a des rats – cette fois, c’est une  image – qui ne veulent pas mettre trop cher et d’autres qui ne veulent pas de cadeaux pas chers. C’est une telle galère les Secret Santa. Traitez-moi de tous les noms, mais je ne participe pas moi. J’ai bien fait, parce qu’avec ma laryngite, j’ai de toute manière raté le jour où les cadeaux étaient offerts… mais c’est surtout que c’est une galère sans nom de devoir offrir des cadeaux à des gens qu’on connaît mal, pas du tout ou un peu trop bien pour avoir envie d’en offrir. Et puis, traditionnellement, je crois bien que je n’ai jamais reçu un seul cadeau vraiment sympa en Secret Santa (ma préférence allant vraiment au paquet de super café qu’on m’avait offert alors que je n’en bois pas et que ça n’a rien de secret que je n’en bois pas puisque c’était au travail où il y a une machine à café à laquelle je ne suis jamais pour cette raison, bref, on s’en fout, c’est ma vie, quoi).

Ce soir-là, Johanne enchaîne sa journée de travail avec un peu de temps pour son père. Elle s’occupe trop de sa famille pour moi, ça m’angoisse un peu. Elle traîne son père dans un bar avec des rencontres pour célibataires, et ça termine en rencontre inattendue avec Bente. Ben tiens. Malheureusement, Bente ne peut rester et doit retourner à l’hôpital, mais ça confirme que le père de Johanne pourrait être intéressé aussi par elle.

La soirée est surtout l’occasion pour Johanne de draguer le barman. Il faut dire que son père retrouve un pote de lycée et qu’il abandonne vite le bar pour aller jouer aux petits trains, ce qui permet à Johanne de papoter toute la soirée avec le barman, qui n’est pas contre les coups d’un soir. Si Johanne l’est en théorie parce qu’elle est méfiante, elle a peur de finir vieille fille à cause de ce que Vera lui a dit. Elle propose donc au barman de rentrer chez lui.

C’est beaucoup trop drôle : une fois chez elle, elle commence à embrasser le barman et c’est bien parti pour une soirée hot et spicy… Malheureusement pour elle, son artisan est déjà là : il a bâché la cuisine, il se sert d’une tronçonneuse et le barman s’enfuit, craignant pour sa vie. C’est une sacrée bonne idée de la part des scénaristes, je trouve. Johanne finit par contre la soirée toute seule et elle est clairement vexée…