9-1-1 – S08E11 – Holy Mother of God – 14/20

Je suis partagé : une des intrigues, la principale si on en croit le titre de l’épisode, n’a pas réussi à me convaincre en me rendant insupportable un des personnages de la série et en me faisant lever les yeux au ciel mille fois au moins. La seconde, en revanche, s’est centrée sur un personnage que j’aime bien et, s’il lui a fallu du temps pour y arriver, a fini par enfin aborder une question qui devrait être traité depuis le début de la saison au moins. C’est plaisant à voir, même si c’était encore trop expéditif à mon goût.

Spoilers

Buck se remet du départ d’Eddie, Bobby retrouve en intervention une figure de son passé.


So I’m guessing Buck is Jesus in this metaphor.

Il faut croire qu’Eddie est définitivement parti : Buck emménage dans cet épisode et est complètement débordé par la situation. Je peux le comprendre : c’est horrible les déménagements, j’ai eu de quoi faire il y a quelques années et j’angoisse déjà du prochain, passant ma vie à l’anticiper (mais à continuer d’accumuler bien trop d’affaires). Après, je ne me suis jamais retrouvé à aller dormir chez quelqu’un d’autre comme il le fait, c’est un peu étrange tout de même.

Je ne sais pas comment il se débrouille, mais en même temps, c’est Buck, quoi. Il passe donc sa vie chez sa sœur, à qui ça fait tout de même du bien d’avoir son frère chez elle. Après ce qui lui est arrivé, OK, pourquoi pas, mais elle semble déjà remise : elle est sur ses pieds, elle a de la voix malgré l’égorgement, tout va bien, quoi. Buck, lui, va moins bien qu’elle et fait tout tourner autour de lui, une fois de plus : il ne s’habitue pas à son nouvel appartement, car c’est celui d’Eddie. Heureusement que Buck et Maddie ont une super relation, ça sauve tellement la série !

Maddie conseille à Buck de se faire de nouveaux amis. C’est vrai qu’il finit par être assez isolé. On se retrouve donc avec Buck qui essaie de devenir ami avec Ravi (Ravi est là ! Je n’y croyais plus, je l’avais oublié). C’est abusé, ça fait quatre ans qu’il ignore Ravi et que personne ne semble lui parler à lui. Je trouve ça d’autant plus surprenant que ça va à l’encontre de la notion de grande famille vendue en permanence par la série. C’est sûr qu’il y a du monde dans une caserne, mais ils sont tous si difficiles avec lui !

Et ça ne s’arrange pas quand Buck essaie d’être pote avec Ravi. Tout ce qu’il fait, c’est passer sa soirée à parler d’Eddie, d’Eddie et d’Eddie. À part ça, il est amoureux de Tommy, hein, pas de son « meilleur ami ». Quand Ravi part chercher quelques bières au bar, il tombe justement sur Tommy, ce qui lui permet de se trouver une porte de sortie. C’est pas cool d’abandonner Tommy et Buck ensemble, mais c’est amusant tout de même. J’adore Ravi.

Bref. Tommy et Buck rattrapent le temps perdu… ou pas. Tommy dit que Buck lui manque, qu’il n’a plus de news d’Eddie depuis des mois (c’était bien la peine) et… les deux couchent ensemble sans s’en dire beaucoup plus que ça. Non mais sérieusement. C’est énervant. Quelle relation pourrie ! Tommy largue Buck car il ne voit pas d’avenir dans cette relation, mais il couche avec ? Et il est prêt à recommencer sa relation avec au petit matin ?

Allez. La scène est géniale, cela dit : Tommy finit par balancer à Buck ce que le monde entier sait. S’il a rompu avec Buck, ce n’est pas par crainte qu’il couche avec d’autres gens un jour ou l’autre, c’était par crainte qu’il se rende enfin compte qu’il est amoureux d’Eddie. Buck le prend mal et réagit avec les pires réponses possibles – je n’ai pas à avoir de sexe avec tous les gens pour qui j’ai des sentiments et pas à avoir de sentiments pour tous les gens avec qui j’ai couche. Allez bim. Tommy se barre, mais au moins on progresse pour le personnage de Buck. Même Maddie se met enfin à souligner que ce ne serait pas si étrange qu’il soit amoureux d’Eddie.

Oui, bien sûr, Buck vient se plaindre à Maddie de ce qu’il s’est passé. Il finit par avouer qu’il n’a pas envie d’emménager, car ça voudra dire qu’Eddie ne reviendra pas. Mouais. Tommy ? Il le rappelle pour lui dire qu’il l’a peut-être utilisé pour ne pas être seul et que ce n’est pas génial comme idée. Et une fois que tout ça est dit et analysé, Buck parvient enfin à défaire ses cartons et s’installer dans l’appartement d’Eddie. Qui devient le sien. Le loft était tellement mieux !

La première intervention de l’épisode met du temps à se mettre en place, je trouve. On y suit une femme qui fait un one-woman show particulier comme on en trouve souvent aux USA. Il s’agit de Sister Ann, qui partage la bonne parole de Jésus pour régler les problèmes des gens. Tout semble bien passer dans une ambiance hyper festive jusqu’à ce que tout le monde se mette soudainement à s’évanouir.

Ce n’est qu’un début : quand nos pompiers arrivent, ils ont aussi affaire à des gens qui vomissent, tombent dans les escaliers ou dansent de manière étrange. Buck trouve rapidement la cause des soucis de tous ces gens : une intoxication au monoxyde de carbone, tout simplement, avec des consignes de sécurité élémentaires non respectées.

L’intervention est peu intéressante, même si on repère assez vite que Bobby semble intéressé par la femme qui faisait son one woman-show et qui est bien particulière : on pense d’abord qu’elle s’est barrée, mais elle revient faire son spectacle et convaincre une fidèle de sauter dans les bras de Buck, qu’elle compare à Jésus, pour éviter qu’elle ne se suicide suite à l’intoxication. L’intérêt de Bobby ? Il est finalement révélé que la femme, Ann, le connaît. Et pour cause, Bobby balance qu’il s’agit de sa mère.

Comme d’hab, c’est moyennement surprenant, entre le titre de l’épisode, l’insistance sur la figure d’Ann et le fait que l’actrice soit bien connue. Ils n’allaient pas payer son salaire juste pour être une guest. Bref, cela lance tout un épisode autour de la relation que Bobby a – ou plutôt n’a pas – avec sa mère. Il faut dire qu’Athena apprend ce qu’il s’est passé et surprise de voir qu’elle n’est pas morte : elle était sûre que Bobby ne parlait jamais d’elle pour cette raison. Ce n’est donc pas le cas et Athena cherche à comprendre désormais.

Je la trouve assez insupportable : elle insiste lourdement pour qu’il reprenne contact avec sa mère, même quand elle apprend à quel point elle a pu être horrible avec lui. Qu’il ne l’assume pas, qu’il sente de la honte vis-à-vis de ses spectacles… OK. Qu’elle envoie un simple faire-part pour le décès de toute la famille de Bobby dans l’incendie ? C’est juste odieux.

Et pourtant, Ann veut désormais voir son fils. Elle envoie le frère de Bobby (pardon ?) à la caserne pour lui donner rendez-vous. Il n’en faut pas plus pour qu’Athena soit ravie et force Bobby à se rendre sur place. C’est gênant comme tout : si on a envie d’un dîner de famille gênant, on ne regarde pas 9-1-1 normalement. J’ai du mal à accrocher avec Ann, et j’ai du mal avec Athena qui force vraiment trop les choses. Bobby lui dit que sa mère est horrible avec lui, pourquoi est-elle de son côté si sympathique avec elle ? C’est étrange.

Les tensions se font vite sentir en tout cas : Ann charme plus Athena que Bobby, Athena n’arrête pas de faire les gros yeux à Bobby pour lui dire de se taire alors que putain, c’est sa famille, quoi. Je vous jure, j’ai eu du mal avec son rôle. Vouloir que ça se passe bien, c’est une chose, mais éviter à tout prix les sujets qui fâchent ? Cela ne fonctionne pas, évidemment. En fait, c’est même pire : la dispute éclate inévitablement, tournant autour de l’abandon de la mère et de la critique qu’elle fait du père de Bobby, qui est clairement son modèle.

Pour ne rien arranger, Athena et Bobby découvrent qu’Ann ne les a pas invités : c’est en fait le frère de Bobby qui a décidé de les inviter. Bon. Peu importe. Une autre intervention de l’épisode s’avère complètement loufoque : un homme enterre sa femme après l’avoir empoisonnée, elle survit, il fait une crise cardiaque. L’ironie du sort, les voies mystérieuses du Seigneur, tout ça, tout ça. La mort du vieil homme fait réfléchir Bobby qui décide de retourner voir sa mère pendant l’un de ses spectacles. Il pense qu’elle est une arnaqueuse de talent, mais dans ce show, elle reconnaît ouvertement ses échecs. Cela aide Bobby à voir les choses différemment.

Sa mère fait alors un malaise sur scène. Cela permet à Bobby d’intervenir immédiatement et de tout de suite commencer un massage cardiaque. Ben tiens. Une fois à l’hôpital, Bobby apprend que sa mère est en fait en phase terminale. Elle ne voulait pas qu’il le sache, mais voilà, le frère de Bobby le lui révèle, avant de lui dire que sa mère a demandé à le voir. Ah, les séries américaines pleines de bons sentiments là. Bobby finit par s’excuser d’avoir dit que sa mère était une fraude et tout est bien qui finit bien entre eux.

L’épisode se finit alors l’épisode sur un cliffhanger qui m’a fait rire. Au départ, j’ai eu peur quand j’ai senti qu’on partait sur un cliff, parce que bon, je dois partir au taf, moi… Mais finalement, c’était juste hilarant : Athena est envoyée surveiller un suspect en attendant l’arrivée du FBI. Le suspect se trouve en revanche sur… un paquebot nommé « Odyssey ». J’ai ri.

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9-1-1 – S08E10 – Voices – 16/20

Il y a des grosses ficelles et des incohérences tout aussi visibles dans cet épisode, mais il faut bien avouer que la série est à son meilleur quand elle propose des intrigues tout à fait perchées comme celle-ci. La conclusion est bâclée, ça aurait mérité trois épisodes, et je ne parle même pas de la scène finale qui est complètement incohérente avec le reste de la série. Pour le reste, j’ai passé un bon moment et j’étais à fond dans l’épisode. C’était ce que j’espérais en reprenant la série, finalement.

Spoilers

Maddie a disparu.


Where’s mommy ?

L’épisode reprend un peu après la fin du précédent : Chimney et Buck rentrent chez le premier avec de la bouffe payé par Eddie pour son pot de départ. Ils sont de bonne humeur et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour eux. Comment peuvent-ils imaginer que Maddie n’est pas là à veiller sur sa fille ?

Assez vite, Buck découvre l’alliance de sa sœur sur le robinet. C’est atroce : difficile de ne pas penser à la fois où elle s’est barrée. Chimney essaie de l’appeler : le portable est sur la table. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’ils se mettent à flipper. Il n’en faut pas plus pour que Hen soit appelée à la rescousse. En fait, toute la caserne se rend chez Chimney pour mener au plus vite une opération de recherche.

Hen propose de contacter la police pour signaler la disparition de Maddie. Le truc, c’est que Chimney prend mal la situation : elle devait lui en parler si elle allait mal à cause de sa grossesse. C’est vrai que c’est assez atroce : ils savent tous qu’elle est capable de partir comme ça sans prévenir après tout. En tout cas, ce n’est qu’après un petit débat (assez court) que Hen se permet d’appeler Athena. Ils appellent toute la caserne, mais pas Athena et Bobby ?

Tss. Pendant que Bobby, Athena et Chimney se rendent au commissariat, Buck et Eddie passent la nuit à arpenter les rues de la ville en voiture, à la recherche de la voiture de Maddie. Ce n’est pas un franc succès.

Maddie se réveille pour mieux entendre deux femmes se disputer : l’une demande à l’autre de ne pas tuer Maddie, parce que Maddie a un bébé et que quand même des gens vont la chercher. Oh lala. Deux femmes ? C’est ce qu’elle pense dans son réveil drogué, mais bien sûr, il n’y en a qu’une. Schizophrène, probablement. Il s’agit de la détective. L’actrice joue toujours aussi bien, par contre, j’ai une grande question : si Amber, c’est son nom, est la seule coupable et est celle qui a « suicidé » Richard dans l’épisode précédent… Comment a-t-elle fait pour être avec Athena au moment de la découverte du corps sans que ce ne soit suspect ?

J’ai du mal à comprendre la chronologie du truc. Cela ne peut pas être si mal écrit, pas vrai ? On ne sait jamais avec cette série. Athena, qui vient juste de rencontrer Amber, l’appelle à la rescousse pour mener l’enquête. Qu’Athena l’appelle pour avoir des infos vu qu’elles lui ont parlée la veille, OK. Que ce soit Amber qui mène l’enquête ? MOUAIS. Très gros mouais, même. Après, la série s’amuse et il y a clairement des plans qui me rappellent American Horror Story dans la manière dont Amber est filmée.

Assez vite, Amber apprend que Maddie est enceinte et a un historique de problèmes de santé mentale. C’est terrible : on lui donne les informations dont elle a besoin pour maquiller vraiment la disparition de Maddie. Comme elle culpabilisait de la mort de Richard, c’est même super facile, en fait. Terrible, je vous dis !

Amber a toutes les cartes en main. C’est du moins ce qu’elle pense… Mais c’est bien différent, en fait : Maddie parvient à se détacher les mains dans la cave où elle est enfermée et joue assez bien avec elle. Elle l’appelle par son prénom pour sympathiser et essaie de choper l’air de rien des infos. Elle gagne aussi du temps, assurant qu’elle veut écrire une note de suicide. Elle est forte, Maddie. Faut dire, elle a l’habitude d’être enlevée !

Chimney rentre chez lui et est particulièrement dépité : il a bien compris que la détective pensait que Maddie s’était enfuie une fois de plus et c’est trop crédible pour qu’il ne le pense pas lui aussi. Il me fait de la peine. Il en parle à Karen et Hen, qui garde Jee en la faisant jouer avec leurs enfants. C’est une bonne chose : je trouve ça nul de faire douter Chimney, mais j’aime beaucoup que Jee parle aux enfants de Karen et Hen, disant qu’elle a entendu sa mère parler à quelqu’un d’autre. Le problème, c’est que le réflexe de Chimney est de parler avec Amber. Voilà qui ne nous aide pas, surtout qu’elle est injoignable (forcément, dur de rester joignable quand on kidnappe des gens !).

De son côté, Athéna mène une enquête solo : elle est rapidement convaincue que toutes les cartes s’alignent trop bien et que c’est suspect. Elle soupçonne donc l’existence d’un complice pour Richard. Elle cherche à comprendre si ce complice a pu enlever Maddie et c’est étrange de voir qu’Athéna ne fait pas équipe avec Amber qu’elle a appelée directement en apprenant l’enlèvement de Maddie. Après, c’est plutôt rassurant : elle fait appel à son partenaire d’enquête habituel, je trouve ça bien plus cohérent.

À la morgue, Athéna apprend que Richard s’est bien suicidé, mais que c’est un peu étrange tout de même : il avait plein de chloroforme en lui. Athéna comprend qu’elle est sur la bonne piste et qu’on a appuyé sur son doigt qui était sur la détente. Elle décide donc de retourner voir Jayna pour mieux comprendre ce qu’il en est. Assez vite, elle découvre donc qu’il y avait une femme avec Richard. Jayna a un témoignage important.

Forcément, Athéna soupçonne l’ex de Richard : elle la fait convoquer au commissariat et l’interroge, menant ainsi son enquête dans une belle impasse. Heureusement, la femme a un alibi qui permet de ne pas perdre trop de temps. De manière tordue, c’est grâce à Josh qu’Athena fait une vraie avancée dans l’enquête : elle découvre ainsi qu’Amber est elle-même une ancienne victime d’un kidnapping.

Le temps commence à manquer par contre. La lettre de suicide est une bonne idée pour gagner du temps, mais Maddie a beau écrire un pavé, elle en arrive à bout. Elle apprend ainsi d’Amber que sa mère ne l’aimait pas autant que Maddie aime sa fille. Soit. C’est une information importante qui lui permet de gagner encore un peu de temps par la suite quand la seconde personnalité d’Amber reprend le dessus. Ainsi, Maddie comprend qu’elle a affaire à « John », mais John lui révèle qu’il s’appelle en fait Peter. Oh, c’est compliqué tout ça.

Maddie parvient à gagner un peu plus de temps, laissant finalement Amber s’en aller. La kidnappeuse en série décide de retourner à l’hôpital pour s’en prendre à Jayna. C’est assez logique : de son point de vue, elle kidnappe et tue de jeunes femmes pour les sauver – de quoi ? Probablement de parents qui ne les aiment pas assez. Une fois qu’il est révélé qu’elle est une ancienne kidnappée elle-même, le mobile s’éclaircit un peu.

Bon. Ce que j’aime bien dans cet épisode, c’est que ça permet à Maddie d’avoir une deuxième chance de parler avec Amber pour la convaincre de ne pas tuer Jayna. Bon, ça aurait surement pu être efficace à terme, mais ça ne l’est pas car elles sont interrompues par Chimney. L’information qu’il a ne peut pas attendre : il est venu rendre directement visite à Amber chez elle pour lui communiquer tout ce qu’il sait.

Amber utilise un peu de chloroforme sur Jayna, mais Maddie ne peut pas prendre le risque de laisser Chimney seul à seul avec une psychopathe pareil. Elle essaie donc de faire son possible pour la retenir, puis se bat avec elle et Amber égorge donc Maddie. Pardon ? On se croirait en plein épisode d’Halloween, là.

Amber ouvre la porte à Chimney et tente de gagner du temps comme elle peut. Elle sait très bien qui est l’autre femme que Jee a entendu la veille, quoi. Il reçoit alors un coup de fil d’Athéna qui lui explique qu’Amber est la coupable. Il n’a même pas à jouer de sa meilleure poker face : Amber comprend qu’Athéna a deviné la vérité, alors elle le pointe avec son arme.

Maddie, toujours égorgée, sort alors de nulle part pour assommer Amber. C’est tellement gros. Bon, elle sauve la vie de Chimney, qui appelle aussitôt les secours en prenant en charge sa femme. Tout est bien qui finit bien, avec Athéna qui tue ensuite Amber, Jayna qui retourne à l’hôpital et Maddie qui est sauvée. Elle apprend qu’elle a un petit garçon en bonne santé dans son ventre, Chimney et elle sortent renforcés de l’épreuve. Mouais. Cela mériterait un peu de développement sur les doutes de Chimney, en vrai. On fera sans, soit.

L’épisode m’a ensuite pris par surprise : on voit Buck et Eddie charger un camion avant qu’Eddie ne prenne la route pour partir au Texas. C’est comme ça qu’il quitte la caserne ? Pas une scène d’au revoir, pas un épisode sur lui ? Eh, ça m’arrange, je n’aime pas son personnage, mais c’est un peu du foutage de gueule tout de même. On enchaîne où Hen dit qu’elle est avec sa famille en restant avec Chimney et il n’y a personne pour le déménagement et le départ d’Eddie ? Vraiment, y a des dingueries dans cette saison.

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9-1-1 – S08E09 – Sob Stories – 15/20

La série reprend du poil de la bête avec cet épisode qui parvient assez bien à mener de front deux grosses intrigues qui auront, a priori, un impact pour l’avenir de la série, en rajoutant de nouvelles couches d’histoires aux personnages. Je ne suis pas tout à fait convaincu par tout ce que j’ai vu et par certains des twists qui proposent un trop gros dilemme moral allant à l’encontre de ce que fait la série habituellement, mais à part ça, c’était déjà beaucoup mieux comme épisode.

Spoilers

Eddie cherche à louer son appartement, Maddie reçoit un coup de fil dérangeant.


Everything that matters is in Texas.

Maddie me manquait, mais elle est de retour dès le début d’épisode avec un appel perturbant de la peine d’un certain John. Au départ, elle envisage une envie de suicide de sa part, mais finalement, la situation évolue vite quand elle comprend qu’il n’est pas seul, mais avec, probablement, une adolescente nommée Jayna. Elle comprend qu’il s’agit d’un kidnapping et est terrifiée de ce qu’il se passe. Bizarrement, elle passe alors un cap qu’elle ne devrait pas et fait de cet appel un appel très personnel.

Elle fait de mauvaises promesses à l’homme, lui assurant qu’elle fera en sorte que la police ne le retrouvera pas et lui donnant son mot qu’elle ne le fera pas. Mais… Est-ce qu’elle ne devient pas complice si elle l’aide vraiment ? Bon, bien sûr, elle lui ment et évidemment que la police (Athena, qui d’autre ?) se rend à l’emplacement GPS où l’homme devrait se situer d’après son appel au 911.

Le problème, c’est qu’Athéna arrive sur un terrain vague où il n’y a rien à fouiller et que l’homme au téléphone en veut à Maddie de lui avoir menti. Il raccroche donc le téléphone sans laisser de piste pour retrouver Jayna. Maddie s’en veut bien sûr et veut en savoir plus au plus vite.

Elle est convoquée avec Athena pour mener l’enquête, s’en voulant d’avoir menti au type car elle sait qu’elle a perdu sa confiance ainsi. Et c’est une erreur de base. Même moi je m’en suis rendu compte ! Le problème, c’est qu’en plus Maddie s’est retrouvée à sympathiser avec un kidnappeur et tueur en série. Un autre appel, dix ans plus tôt, est passé par le centre de Los Angeles. Avec internet, Maddie trouve une autre victime, trois ans plus tôt, mais aussi la victime du moment, Jayna. C’est une adolescente portée disparue depuis neuf jours loin de LA. Mais bon, un nom pareil, ça vaut le coup d’y penser.

Maddie fait un meilleur travail de détective que tous les détectives de LA apparemment. Athéna mène la suite de l’enquête sur le terrain, ce qui est facilité par le fait que la détective en charge de l’enquête a déjà un suspect en tête. C’est très clairement une fausse piste, mais c’est amusant à suivre – et puis la détective est une actrice que j’aime bien, bienvenue sur ABC. Par contre, depuis quand les interventions comme ça sont-elles visionnées depuis le centre d’appel sur des écrans ? Ce n’est pas bien logique.

Le pire dans cet épisode ? Maddie pousse ensuite au suicide John, qui s’appelle finalement Richard. Je ? What the fuck ? Je n’ai pas les mots face à cet épisode. Le fait que Richard ne soit pas un monstre, mais qu’elle lui dise qu’il y a une part de lui monstrueuse, pourquoi pas. De là à le pousser au suicide plutôt que trouver une solution différente ? Il suffisait de gagner du temps et de faire son job ? D’où ça sort cet épisode, je suis littéralement dérangé par ce twist. Maddie ne peut que s’en vouloir, en plus, c’est terrible ? Est-ce que j’ai envie de pardonner à Maddie cette mort ? Elle en est directement responsable. C’est trop bizarre comme rebondissement, vraiment, c’est n’importe quoi !

En plus, comme Maddie s’en veut, Athena et la détective décident de lui remonter le moral en lui assurant qu’elle a aidé à arrêter un véritable monstre : il y avait d’autres victimes, car il avait plein de trophées cachés dans sa salle de bain. Je… Non ? Cela n’excuse rien.

Pendant ce temps, Eddie continue de chercher une nouvelle maison où aller vivre loin de sa caserne préférée, mais il doit aussi louer son appartement pour pouvoir déménager sans se prendre trop la tête. Buck lui propose toujours son aide et accepte même de garder son secret vis-à-vis de leur capitaine pour le moment. Il me fait de la peine, Buck ! Il aide même Eddie à faire visiter sa maison pour que d’autres trouvent un logement. Enfin, il aide.

Buck est horrible : il donne l’air de rien tous les détails qui font fuir un à un toutes les personnes visitant la maison. Entre le canal aérien et le laboratoire de meth, Buck y met du sien. Eddie est rapidement soulé et le dégage donc de la maison bien vite. C’est bien fait ? Buck entend tout de même au passage qu’Eddie considère que tout ce qui compte pour lui est au Texas désormais. Pas à Los Angeles. BIM.

La suite de l’épisode voit un chien errant être capturé par la fourrière. Il est mignon comme tout ce chien et il me fait de la peine. Adoptez un animal est le message que la série veut faire passer, je suppose ? On suit son parcours jusqu’au refuge le plus proche, où il est mis en cage. C’est déjà super triste à voir, mais ça empire encore quand il y a un problème électrique et que le refuge entier prend soudainement feu. Oh !

Ils veulent vraiment recevoir plein d’émojis qui pleurent sur Twitter, c’est pas possible autrement. Nos pompiers préférés sont envoyés en intervention pour sauver les chiens et éteindre l’incendie. Ce n’est pas évident, surtout quand le chien qu’on a suivi depuis le début se met soudainement à s’enfuir quand Hen ouvre la cage. Buck court après le chien errant et essaie de le récupérer, restant trop longtemps dans le bâtiment en feu. On nous fait tout un tas de suspense, avec Buck qui finit par ne pas répondre à son capitaine apeuré de voir le bâtiment partiellement s’effondrer.

Finalement, et sans surprise, tout va bien : Buck parvient à sauver le chien errant des flammes de justesse. On voit tout de suite vers quoi on se dirige : Buck veut sauver la veuve et l’orphelin, toujours. Pourquoi pas le chien ? Il va adopter un chien et l’appeler Eddie. Ou Tommy. Au choix.

Comme il est en plein syndrome de l’abandon, Buck adopte effectivement le chien même s’il ne sait pas exactement où le loger comme son propriétaire n’accepte pas les animaux. Buck étant ce qu’il est, il rumine sa rage de savoir qu’il ne compte pas pour Eddie en balançant ensuite devant tous ses collègues qu’il déménagera parce qu’Eddie n’est pas le seul à pouvoir le faire. Bim. Eddie se retrouve à annoncer à tout le monde qu’il va déménager, parce qu’il n’en a plus vraiment le choix. Le pauvre. Je n’aime pas Eddie, mais il faut bien reconnaître qu’il ne mérite pas de voir son secret du moment exposé comme ça.

Buck finit par lui expliquer qu’il l’a entendu parler aux futurs propriétaires de la maison et lui montre son pire côté jaloux et dépité. Il s’obstine à dire qu’il n’a pas besoin d’Eddie dans sa vie, surtout qu’il a désormais un chien. Pas de bol pour lui, il ne l’a pas pour longtemps ce chien : Bingo, c’est son vrai nom, est retrouvé par ses propriétaires. Buck a juste le temps de lui dire au revoir avant une autre intervention.

Bref, Buck est abandonné une fois de plus. Il essaie donc de s’expliquer une fois de plus aussi auprès d’Eddie. Il se rend chez Eddie le soir pour lui expliquer son point de vue et ça ne fait que terminer en confrontation entre les deux : Buck a beau dire qu’il n’a pas fait exprès de révéler son secret à Bobby, tout le monde sait très bien que c’est le cas. S’ils se disputent et se disent les quatre vérités, les meilleurs amis finissent aussi par se souvenir pourquoi ils sont amis. Ainsi, il est révélé que Buck est prêt à abandonner son loft magnifique pour devenir le locataire d’Eddie. Cela lui permet de partir retrouver Christopher sans avoir à s’inquiéter des finances. C’est mignon, bien qu’un peu angoissant, puisque Buck fait tout ça dans le dos d’Eddie.

Eddie le vit mieux que je ne le vivrais, mais c’est vrai aussi que ça lui retire une sacrée épine du pied.

L’épisode peut alors se terminer sur un putain de cliffhanger qui fait que je vais probablement accrocher au prochain épisode : Maddie se fait agresser chez elle par la détective. Je me doutais bien qu’une actrice aussi connue ne pouvait pas être là que pour jouer la guest pendant un seul épisode… mais je ne pensais pas qu’elle serait une méchante en cliffhanger pour autant ! Hâte d’en savoir plus. Cela tombe bien : j’ai le temps de voir le prochain épisode, en fait !

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Alien Earth – S01E05 – In Space, No One… – 18/20

Je ne peux pas ne pas spoiler, même dans ces lignes, alors à vos risques et périls si vous lisez ceci, mais sachez que je suis dépité ! Quel gâchis ! Je passe la critique à répéter la même chose : c’est un excellent épisode, mais il aurait été encore plus parfait en tant que premier épisode de la série (quitte à le transformer en double épisode en l’alternant avec une autre intrigue). Vraiment. À part me confirmer que je déteste les flashbacks qui sont loin d’être toujours utiles et peuvent même être contreproductifs, cet épisode ne m’apprend rien. Il était hyper cool, bien plus passionnant à suivre que les précédents, et réussissait à créer de vrais enjeux… alors même qu’on savait déjà comment il finirait.

Spoilers

Que s’est-il passé dans le fameux vaisseau avant qu’il ne se crashe en ville ?

Well, that would suck for you, wouldn’t it?

Étrange générique d’épisode qui nous remet dans l’ambiance, mais nous renvoie aussi en arrière de quelques semaines : 17 jours avant d’arriver sur Terre, Morrow s’est fait réveiller par un des scientifiques du premier épisode. Nous sommes de retour dans le vaisseau qui s’est crashé et on va nous faire apprécier tous les personnages qu’on sait déjà mort.

C’est con, parce que l’un des plus gros reproches que je fais à la série, c’est justement qu’on n’a pas d’enjeux : on ne s’attache pas aux personnages et, de toute manière, les personnages principaux survivent tous sans problème. Si la série avait commencé par là, elle aurait été beaucoup plus engageante, je trouve. En effet, Morrow découvre qu’il y a eu rupture de confinement et que des aliens se sont échappés dans leur vaisseau.

Le capitaine est décédé, attaqué par une des pieuvres extraterrestres. Le protocole est peu engageant en plus : on dit aux membres de l’équipage restant de mettre le capitaine en cryosommeil pour le reste du voyage, alors même qu’il est déjà mort. Morrow fait ce qu’il peut pour essayer de comprendre ce qu’il se passe et est apparemment le plus haut gradé restant, car tout le monde fait ce qu’il dit, même s’il est en caleçon. Allons bon. Il est chef de la sécurité.

En vrai, je trouve que c’est beaucoup plus engageant que le premier épisode de la série : on sent une certaine panique qui émerge face à la situation, sauf chez Morrow. Forcément, c’est un synthétique. Les autres n’ont pas l’air de le savoir, cependant. Morrow donne quelques ordres à l’équipage pour que tout le monde vérifie si les aliens sont bien enfermés de manière sécurisée. Il apprend ensuite que le vaisseau n’a plus de matériel de navigation. Cela le transforme en missile, parce qu’il n’y a apparemment aucun système de sécurité dans ce futur, et en missile qui, en plus, se dirige droit sur la Terre. Superbe.

Dans la scène suivante, on voit Morrow se confronter à une femme qui semble avoir pas mal d’autorité sur le vaisseau aussi. Et pour cause : elle couchait avec le capitaine, Bronski. Morrow la remet rapidement à sa place de subalterne, en précisant bien, évidemment, qu’elle n’avait pas droit de coucher (son argument, c’est qu’elle se sent seule… Bon courage pour expliquer ça à une machine !) et surtout que la seule chose qui lui importe à lui, c’est leur cargaison. Les vies humaines (y compris celle du chat, ah) n’importent que peu à Yutani, leur boss.

Une autre scène nous permet d’en savoir plus sur Yutani, fournissant des explications que nous n’avions pas eu si clairement au premier épisode : le but de la récolte d’alien, c’est d’avoir davantage de pouvoir et de force de frappe face aux autres entreprises. Dans le même genre, c’est au détour d’une réplique qu’on explique que la « Mère » du vaisseau est un ordinateur. C’est tout con, mais ça éclaire de manière bien plus explicite une partie du début de la série.

Bref, Morrow mène ensuite son enquête sur la rupture de confinement pour comprendre ce qu’il s’est passé. Il y a eu un incendie qui s’est déclaré et le capitaine s’est fait attaquer par un bébé Xénomorphe. Il n’était pas le seul en revanche. Pardon, mais, encore une fois ?? Tu mets ça en scène d’accroche de la série avec le compte à rebours (17 jours avant l’arrivée/le crash sur Terre) et ça fait flipper bien plus que n’importe quelle scène du premier épisode ? Tu commences par l’attaque, puis générique, puis réveil de Morrow. C’est tellement plus engageant que Wendy ? Et puis, sincèrement, ça peut mener à de la saison excellente et grave ambitieuse quand tous les personnages se font tuer dans le crash et que seul Morrow survit – le faisant passer de héros un peu chiant à antihéros ? Vraiment, je ne suis pas scénariste, mais face à un cas comme ça, j’aimerais l’être, parce qu’il me semble que cet épisode est bien meilleur que le premier !

La seule chose qu’il me manque sur cet épisode, c’est un peu plus de noms donnés clairement. Je sais, ils en ont tous sur leur veste, mais bon. Morrow continue son enquête, se rince l’œil en regardant les coucheries du capitaine et s’aperçoit que l’incendie est un acte criminel. Il en parle à deux mécaniciens, puis les menace pour être sûr qu’ils ne révèlent rien aux autres. Il accorde ensuite sa confiance à un technicien, m’enfin, c’est une confiance relative obtenue avec un couteau sous la gorge, tout de même.

Un énième flashback nous révèle que Morrow avait une petite fille quand il est parti dans l’espace, mais que celle-ci est morte dans un incendie à l’âge de 18 ans. J’ai du mal à capter, pour moi, il est un synthétique puisqu’il n’est pas ressenti par les Xénomorphes…

En parallèle, on suit Zoya Zaveri (celle qui couche avec le capitaine à ça écrit sur sa veste) faire son deuil de Bronski. Lors de sa petite cérémonie improvisée, elle ne remarque pas que malgré le cryosommeil, le Xénomorphe bouge toujours. On sait vers où on se dirige, mais ça aurait été un putain de suspense de commencer par là. Je vais être en boucle sur la question, vraiment. La seconde parle ensuite à l’ordinateur de bord pour l’informer de la situation et obtenir des recommandations. Elle se fait bully par Mère qui lui ordonne de reconnaître que la survie de la cargaison est le plus important désormais, sinon elle perdra son rôle de capitaine du navire vite obtenu à la mort du capitaine.

Alors que tout le monde retourne dormir, une explosion se fait ressentir sans être entendue, puisque nous sommes dans l’espace. On apprend rapidement, en même temps que Zaveri et Morrow, qu’ils ont bien un saboteur à bord. On s’en doutait. Leur vaisseau se transforme désormais en flèche se dirigeant vers la Terre, et ce n’est même pas leur plus gros problème. En effet, le plus gros problème, c’est qu’ils découvrent que le Xénomorphe a réussi à implanter un embryon dans le capitaine ET que l’embryon s’est échappé du cryosommeil.

Une menace n’étant pas suffisante pour menacer ce vaisseau auquel je m’attache ENFIN, maintenant que c’est trop tard et que je sais qu’il va se crasher, nous retrouvons ensuite Chibuzo, une scientifique, dans son laboratoire où elle est entourée d’espèces extraterrestre en tous genres. C’est tellement plus intéressant que bien des scènes de laboratoire imposées jusqu’ici : on la voit travailler sur l’espèce 19 pour comprendre comment elle se nourrit après deux semaines affamée. Apparemment, elle ne se nourrit pas d’animaux morts, en tout cas. Par contre, elle est assez maligne pour sortir de son confinement, en rouvrant l’appareil dans lequel elle est censée être. Chibuzo est concentrée sur le mauvais spécimen : elle ne voit rien. En revanche, l’araignée-œil, mon spécimen préféré, est étonnamment attentive sur la question. Mieux que ça : elle essaie de prévenir Chibuzo ?

Je sais, je colle une attitude humaine à un extraterrestre et c’est probablement con de ma part, mais c’est intéressant car ça renverse la perspective sur cet alien. Et au risque de me répéter : ça aurait rendu le reveal de sa manière de tuer encore plus terrifiant si on avait eu l’occasion de penser que c’était une créature mignonne avant. Putain, mais ils ont tout raté ?

L’espèce 19 qui s’est échappée est vite rattrapée, mais pas avant d’avoir eu le temps de déverser quelques bébés dans la gourde de Chibuzo. Cela fait réfléchir sur les endroits où je laisse trainer ma gourde, je suppose… Et en même temps, la sienne ne se ferme apparemment jamais, c’est vraiment pas très rassurant. Chibuzo ramène sa gourde à une réunion dans la cafétéria où tout le suspense consiste à savoir si elle va boire et quand. Ce n’est pas elle la victime des scénaristes : c’est le jeune mécanicien un peu teubé qui prend en s’étouffant avec son sandwich. Ca lui apprendra à manger et boire, je suppose, alors qu’on lui apprend la mort du capitaine, l’évasion d’un Xénomorphe et la présence d’un saboteur sur le vaisseau.

Franchement, je rejoins Chibuzo : ils sont tous bien trop calmes face à la situation. Morrow arme Zaveri et un autre second avec des armes non-léthales pour capturer le Xénomorphe, mais tout dérape de plus en plus à bord du vaisseau. D’abord, le jeune mécanicien se met à cracher du sang et s’effondrer, parce qu’il a des extraterrestres dans le corps. Ensuite, Chibuzo et Zaveri se rendent compte que l’araignée-œil (gentiment nommée « L’œil ») s’est échappée. Enfin, Morrow découvre que quelqu’un d’autre est réveillé sur le vaisseau, ce qui leur permettrait de connaître l’identité du saboteur.

Il poursuit son enquête en tant que chef de sécurité : il regarde tous les journaux de bord et la communication des employés du vaisseau, jusqu’à trouver ce qu’il cherche. Un certain Petrovien est donc bien réveillé alors qu’il ne devrait pas : il a passé un marché avant ça un marché avec Kavalier. Bordel. Allez, la révélation permet de justifier pourquoi on nous sort cet épisode sous forme de flashback… mais vraiment, je reste persuadé qu’avoir les informations dans l’ordre aurait été bien plus judicieux pour me faire accrocher à la série.

Eh, cet épisode a même un rythme bien plus rapide que les autres de la série. Il se passe en une heure plus de choses que sur le reste de la série, quasiment. J’exagère un peu, mais pas loin. Je suis en tout cas bien plus intéressé par le sort des personnages dans cet épisode alors que je sais qu’ils vont mourir. Ca aurait pu faire un bon double épisode, en alternant peut-être avec quelques scènes sur Terre et Wendy, si vraiment ils y tiennent…

Je suis en boucle, je sais, mais ma frustration est énorme face à cet épisode qui n’en finit pas de surprendre par de bonnes idées. Ainsi, on découvre qu’il s’est passé plein de choses non vues dans le premier épisode : Chibuzo et un autre scientifique essaient ainsi de sauver la vie du jeune mécanicien infecté par des « tiques » extraterrestres. C’est très dommage : en essayant de les retirer, ils provoquent une réaction de défense de la part des tiques qui libèrent un gaz les infectant.

Face à la situation, Morrow (qui était déjà contre le sauvetage) et Zaveri (capitaine l’ayant autorisé) sont forcés de confiner cette pièce. Cela ne sert plus tellement à grand-chose, malheureusement : les tiques ont survécu, pas l’équipage. Les tiques s’échappent, Zaveri est sous le choc, Morrow récupère le commandement du vaisseau, parce qu’il faut bien essayer de faire quelque chose pour se sauver. Ce n’est pas gagné cette affaire. En fait, on sait même que c’est perdu d’avance.

L’objectif de Morrow reste de protéger la cargaison, mais celle-ci est de plus en plus en train de s’échapper. Pire, il y a toujours le saboteur à bord. C’est de dernier qui tue un des derniers personnages encore en vie, le Xénomorphe ayant commencé (même si on ne le voit pas assez) son petit travail de meurtres de masse. Alors qu’il est confronté à Petrovitch, le saboteur, Morrow ruse pour le prendre à revers. Morrow a ainsi pu tuer Petrovitch. Dire que ce dernier avait fait tout ça pour avoir une meilleure vie offerte par Kavalier, tout ça pour mourir comme ça ? Et Morrow a tellement de force, il ne peut qu’être synthétique ? Je ne peux pas croire qu’un humain soit si fort et parvienne à contrôler sa peur face au Xénomorphe ! Les tiques, elles, décident de s’infiltrer dans le corps encore chaud de l’homme tué par Petrovitch… Est-ce que c’est une piste ouverte pour la suite de la série ?

De son côté, Zaveri essaie de faire son deuil des scientifiques, mais change vite de perspective lorsqu’elle est confrontée à un Xénomorphe. Celui-ci tombe discrètement dans son dos et ne l’attaque pas directement. Honnêtement, la course poursuite est peu crédible après le massacre du premier épisode où on l’a vu être bien plus terrifiant et rapide que ça encore, mais quitte à le redire, ça aurait été très efficace si on l’avait découverte comme ça au tout début de la série. On sait que Zaveri va mourir au moment où Morrow la sacrifiera, et donc qu’elle ne va pas s’en sortir.

Pourtant, Zaveri est assez rapide et échappe bien au Xénomorphe. Elle s’enferme dans une pièce avec le dernier mécanicien, découvrant alors que celui-ci s’est fait attaquer par l’araignée-œil. C’est improbable ! L’extraterrestre s’était attaqué au dernier mécanicien, qui s’en prend désormais à Zaveri. À mes yeux, elle était donc morte… et pourtant, ce n’était pas possible. C’est rapidement confirmé qu’elle est en vie : le Xénomorphe se barre, laissant la voie libre à Morrow pour venir constater ce qu’il s’est passé.

Morrow s’attaque donc à l’Œil alors que le Xénomorphe revient. D’accord. On assiste alors à une confrontation entre Œil et Xénomorphe. Putain. C’est tellement plus sanglant et bien foutu que tout le début de la série ! Je n’aimerais pas être à la place du mécanicien. Et… En fait… L’œil a voulu sauver Zaveri ? Parce que, non, Zaveri n’est pas morte. En fait, elle se réveille juste à temps pour assister au combat entre les deux aliens. Terrifiée, elle prend la fuite, à la suite de Morrow.

On en revient alors au début de la série, quand Morrow refuse de sauver la vie de Zaveri. C’est tellement odieux de faire ça. Seul un sytnhé peut avoir si peu d’émotion. Zaveri se fait donc tuer par le Xénomorphe (vraiment, cette fois, je ne vois pas comment elle pourrait s’en sortir entre ça et le crash, même si j’ai un doute du fait que l’Œil a essayé de la sauver une fois) à cause de Morrow et ça aurait fait une fin de double épisode incroyable de voir le vaisseau se crasher et enchaîner sur la suite. Tant de potentiel gâché ! L’épisode est excellent, cette semaine, mais en début de saison, il aurait été incroyable, tout simplement. J’aurais été tellement plus dégoûté de la mort de Zaveri si j’avais vu les choses dans cet ordre ?

La fin d’épisode nous ramène dans le présent de la série où Morrow rencontre finalement Yutani qui lui offre accès illimité à ses ressources puisqu’il a réussi à sauver la vie de la cargaison. Le générique de fin est très cool, mais en vrai, on ne va pas se mentir, vous aurez compris qu’à mes yeux, la série a raté son meilleur épisode en le plaçant au mauvais endroit dans la saison. Après, je ne dis pas, un épisode sans Wendy, ça fait du bien finalement…

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