Are you afraid of the dark ? – S02E01 (Fais mois peur, 2019)

Épisode 1 – The Tale of the Haunted Wood – 19/20
J’étais sceptique avant de lancer cet épisode, mais le changement de casting n’est finalement pas du tout problématique. Les nouveaux personnages sont aussi stéréotypés que les anciens, mais tout aussi cool également. J’ai accroché à cette nouvelle histoire, avec une ambiance toujours aussi réussie, oscillant entre horreur et humour, le tout en usant d’une bonne dose d’humour. La bonne surprise de la saison 1 se confirme.

> Saison 2


Spoilers

Well, then you can stand in detention.

L’épisode commence dans une ruelle sombre, où un personnage adolescent qui semble n’avoir rien à faire là entre dans une boutique glauque avec une clé en or qui ne m’inspire pas confiance. Glauque, la boutique ? Entre son masque égyptien qui me fait penser à Charmed et ses nombreuses antiquités un peu partout, elle a tout de la boutique qui va poser problème et hanter ce personnage, à La Peau de Chagrin.

L’adolescent n’est pas trop rassuré d’être là non plus d’ailleurs, si l’on en croit le premier jumpscare, le fait qu’il reste dans le noir à la lampe torche et la musique sombre. Il a pourtant tout ce qu’il faut pour être là, puisqu’il récupère ensuite un livre dans une malle fermée à clé, et il a la clé.

Il s’enfuit avec son maigre butin, direction une forêt éclairée par la pleine lune, dans laquelle se trouve un phare où il fait son petit cercle satanique avant de tneter de lancer un sort de protection. Soit. Il est interrompu par une porte qui s’ouvre seule, et même si les bougies autour de lui n’éclairent rien, ce n’est pas bien rassurant.

Il a à peine le temps de planquer son bouquin dans le parquet qu’une force invisible débarque, éteint les bougies puis le tire au sol. Humph. Par chance, la force invisible a peur de la lumière : c’est une ombre, tout simplement. Pfiou. C’est hyper prenant comme début de saison, et on a de la peine pour cet ado poursuivi par une ombre en pleine nuit.

La pleine lune ne change pas grand-chose pour lui et ne l’éclaire pas assez dans sa fuite : il tombe à cause d’un tronc d’arbre qu’il n’a pas bien vu et finit par se faire étrangler par l’ombre. Ca tombe bien, le générique nous indique que la saison va porter sur la malédiction des ombres. Hâte de voir ce qu’il en sera, surtout si c’est pour une saison qui n’est pas sous le format de l’anthologie.

Post-générique, on nous introduit un nouveau personnage, un ado (pré-ado ?) qui ne me convainc pas trop pour le moment, mais qui est le cliché qu’on attend de lui : un perso un peu geek, qui passe la nuit à regarder des films, refuse de se réveiller dans sa chambre connectée où claquer des mains allume et éteint la lumière, qui a un (petit ?) copain nommé Connor et un skateboard.

Ah lala, j’aime beaucoup l’ambiance de la série ! Le petit détour en skate, à la musique, ça fonctionne bien. Luke, c’est le nom de notre héros, cherche désespérément à rejoindre Connor, mais celui-ci n’est pas auprès de son père (j’imagine que c’est son père). Pas grave, Luke se rend au lycée, comme si de rien n’était.

Là, son casier l’agresse avec une peluche flippante, mais on découvre que tout va bien : c’est son meilleur ami qui a fait ça. Les personnages sont introduits rapidement, et ça fonctionne plutôt bien, avec ensuite l’introduction d’une jeune ado rousse parfaitement insupportable dans sa manière de crier sur ses camarades dans l’espoir de sauver la planète. Humph. Je ne suis pas sûr que ça puisse être efficace d’agresser les gens.

On suit leur journée de cours assez rapidement, mais c’est sympathique comme tout : j’ai adoré la prof d’histoire parfaitement débordée et blasée à la fois, c’était bien drôle. Par contre, Luke, lui, est stressé par l’absence de Connor, surtout en gym où il semble lui manquer. Soit.

Après sa journée de cours, Luke se rend auprès de Gabby, une amie parfaitement sympathique. On comprend assez rapidement que tous ces adolescents se connaissent déjà et on leur petite habitude de club secret se réunissant à minuit pour des histoires. Les scénaristes tournent autour du pot, avant de résumer tout ça par l’intermédiaire du petit frère de la rousse, qui a bien compris que sa sœur sortait en cachette, à minuit.

Tout ça me paraissait d’ailleurs bien plus crédible dans les années 90, l), je me dis quand même que les parents sont bien nazes de ne rien capter. La rousse dont je n’ai pas encore le nom m’a en tout cas vraiment fait rire avec sa petite astuce pour s’assurer que son frère ne la suive pas : elle le piège avec un balai, un verre de soda et une impossibilité de bouger sans se prendre le verre sur la tronche.

Je l’ai vu venir de loin, mais le petit frère m’a fait rire – et en plus, il me rappelle celui de Julie and the Phantoms. Bon, l’ado finit de se débarrasser de son petit frère, puis elle se barre pour son rendez-vous nocturne où tous les ados introduits jusqu’ici sont là… à l’exception de Connor, l’adolescent du début d’épisode, évidemment.

Tous les autres se demandent ce qu’il est devenu et ils commencent leur enquête, avec un petit flashback sur Luke refusant de suivre Connor. C’est d’autant plus triste que les deux se disputent, considérant que Luke a juste trop peur pour sortir à l’aventure. Soit. De retour dans le présent, Hannah (c’est le prénom de la rousse si j’ai bien entendu) décide de checker les réseaux sociaux de Luke, et… elle voit que Connor a posté une étrange photo.

J’ai un peu ri face à la photo en question dont il fallait augmenter la luminosité de l’écran… Je veux dire, en journée pourquoi pas, mais à minuit sur le quai de la ville ? C’est n’importe quoi. M’enfin, ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a une étrange ombre derrière lui – et c’est ce qui rend la photo étrange. Après avoir considéré l’idée d’un Photoshop, ils décident de ne pas s’inquiéter trop vite pour lui, et d’envisager de le faire le lendemain s’il ne se rend pas au lycée.

C’est évidemment le cas, et ça permet d’apprendre à mieux connaître les personnages, avec le meilleur ami (Jay ?) incapable de forcer le vestiaire de Connor. Heureusement, Hannah est là pour les aider et les mettre sur la bonne piste : celle de la boutique de magie. Elle est d’autant plus utile que son petit frère, Seth, est un habitué de la boutique et connaît le mot magique pour y entrer.

Il y a pas mal d’humour et c’est vraiment bien dosé pour que ce ne soit pas trop lourd, je trouve. Le vendeur de la boutique leur raconte assez vite que Connor est un voleur, et pareil, ça se fait avec humour, même s’il est question de la disparition d’un adolescent. Par moment, c’était un tout petit peu trop excessif dans l’humour, mais dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce que ça donnait, avec les ados surpris de voir que Connor est bien un voleur.

Seulement voilà, la porte de la boutique s’est rouverte toute seule, et c’est bien visible à la caméra. Cela inquiète notre nouvelle Midnight Society – j’ai l’impression de déjà les préférer à ceux de la saison 1, c’est étrange – qui décide d’interroger le vendeur de la boutique lorsque celui-ci remarque l’ombre dans l’encadrement de la porte et précise qu’il s’agit du Shadow Man (ça sonne mieux que l’Homme-Ombre).

Le vendeur accepte de leur raconter ce qu’il sait, acceptant même de se conformer aux stupidités du club (parce qu’il faut bien dire ce qu’il est, c’est parfait pour être dans l’ambiance horreur et tout, mais c’est un adulte). L’histoire est plutôt sympathique : on y suit une petite fille qui s’aventure dans les bois maudits de nuit, ce qui est une mauvaise idée. Elle y est maudite, intéressant de près le Shadow Man qui se met alors à la suivre partout.

Y compris dans sa chambre. La mère ne la croit pas, et elle a bien tort, parce que le monstre dont sa fille parle existe bel et bien, et il est juste derrère la porte. Loin de cette histoire, Seth refuse de reconnaître qu’il a peur, pile à ce moment, et c’est drôle à voir, parce que si, l’ambiance est un peu flippante pour cette pauvre petite fille. Seulement voilà, avant de l’emporter avec lui, le Shadow Man l’observe pendant un certain moment.

Et puis, bim, voilà qu’il s’attaque à elle. Les adolescents au cœur de cette histoire demandent aussitôt s’il y a une manière d’être sauvé de l’ombre, mais ce n’est pas le cas bien sûr. Ils apprennent en revanche que si le monstre hante les bois, c’est parce que son esprit est coincé dans le phare abandonné qui s’y trouve.

Ni une, ni deux, les adolescents se débarrassent de Seth – le pauvre – et se rendent aussitôt dans les bois : ils ont jusqu’à la tombée de la nuit pour trouver des informations supplémentaires. Bien sûr, l’opération est chronométrée, puisque la malédiction a chaque fois que quelqu’un reste dans les bois après la tombée de la nuit. Quant aux bois, ils sont interdits parce que des glissements de terrain peuvent s’y produire, avec des falaises dangereuses et instables.

Soit. Malins, ils mettent une alarme et s’aventurent dans les bois, à la quête d’indice permettant de retrouver leur pote. Tout ce qu’ils trouvent, c’est finalement Seth qui les a suivis pour leur faire une blague. L’alarme se met à retentir aussitôt et ils comprennent que cela fait déjà trois heures qu’ils sont dans les bois, même s’ils avaient l’impression d’y être depuis dix minutes. Tous se précipitent loin des bois, à l’exception de Luke qui trouve enfin le phare… mais Jay revient en arrière pour le sauver. Ils n’ont toutefois pas beaucoup de temps devant eux : à la tombée de la nuit, ils seront maudits.

Tous les ados sont perdus dans ces bois, tournant en rond, n’ayant pas de repère puisque les ombres changent de position, en dépit du bon sens. Malgré tout, ils parviennent à tous sortir à temps. Tous ? Pas Luke, qui aperçoit le sac à dos oublié de Connor et souhaite le récupérer. Il le fait, mais perd le reste du groupe.

C’est le moment que choisit une ombre pour s’accrocher au pied de Luke, il tombe, mais il réussit au moins à sortir à temps en abandonnant sa chaussure. Humph. Si le Shadow Man a pris sa chaussure, ne l’a-t-il pas maudit ? Le suspense demeure à peu près. Luke se garde bien de dire aux autres que sa chaussure a été arrachée par le Shadow Man, en revanche. Tous peuvent ainsi rentrer chez eux, et Luke en profite pour fouiller le sac à dos de Connor. Il ne trouve pas vraiment ce qu’il y cherche, en revanche.

Il est toutefois concentré sur le sac, au point de ne pas voir l’écran de la télévision qui abandonne son film en noir et blanc, au profit d’un plan du phare, puis de Connor, qui semble vouloir lui dire quelque chose, en vain. Lorsque Luke regarde enfin son écran, c’est simplement pour y voir de la neige et tenter de le rebrancher.

Quelqu’un frappe alors des mains et la lumière de la chambre s’éteint soudainement. Etrange, non ? Luke rallume ça comme il peut, et la porte de la chambre s’ouvre alors seule. Persuadé que son père est celui qui s’amuse à éteindre la lumière, Luke n’est pas au bout de ses peines quand il se rend compte que non : le Shadow Man est celui qui éteint la lumière – les interrupteurs, c’est mieux, il ne peut pas les actionner… – et qui lui saute dessus. Bordel.

J’étais dedans, pourquoi l’épisode finit-il déjà ? Genre, j’étais vraiment à fond dedans, j’ai applaudi pour que les lumières se rallument alors que le Shadow Man sautait sur Luke, un personnage bien peu réactif. Il finit par y penser et termine l’épisode en vie, maudit et dépité, mais vraiment, il a été long. Bordel, cette saison va être bien, je pense, je suis content qu’elle soit plus longue que la première !

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Are you afraid of the dark ? (Fais mois peur) 2019 (S02)

Synopsis : Un nouveau groupe d’ados, mais toujours cette Midnight Society où l’on se raconte des histoires qui font peur… et qui font encore plus peur quand on les vit !

Saison 1 Saison 2

Pour commencer, je suis un peu sceptique face au retour de la série, car j’ai constaté sur IMDB que tout le casting changeait, alors qu’il y avait de quoi faire plus d’épisodes avec celui de la saison 1. J’ai vu la trop courte première saison avec plus d’un an de retard, mais je l’avais adorée parce qu’elle arrivait très bien à instaurer sa petite ambiance horreur/nostalgie de la série d’origine… J’espère que la saison 2 sera toujours capable de proposer cet étonnant mélange qui avait vraiment bien fonctionné. J’ai l’impression, à regarder le titre des épisodes, que tout sera indépendant, sous le format de l’anthologie d’épisodes… et je ne sais pas si ça va vraiment me plaire si c’est le cas. Cependant, il me semble bien avoir lu qu’il y aurait une histoire suivie. On va vite savoir avec le premier épisode, que je regarde en ce jour des amoureux. Pourquoi pas ? Après, même si c’est la St Valentin, un peu d’horreur ne fait pas de mal, et le prochain épisode va tomber pour mon anniversaire (même si je ne regarderai probablement pas le jour-même, forcément), alors je ne vais pas faire ma fine bouche, et je ne vais pas attendre non plus que tout soit diffusé avant de m’y mettre : j’ai adoré la saison 1, j’espère que la saison 2 sera de la même qualité.
S02E01 – The Tale of the Haunted Wood – 19/20 J’étais sceptique avant de lancer cet épisode, mais le changement de casting n’est finalement pas du tout problématique. Les nouveaux personnages sont aussi stéréotypés que les anciens, mais tout aussi cool également. J’ai accroché à cette nouvelle histoire, avec une ambiance toujours aussi réussie, oscillant entre horreur et humour, le tout en usant d’une bonne dose d’humour. La bonne surprise de la saison 1 se confirme.
S02E02 – The Tale of the Night Frights – 18/20 C’était beaucoup trop bien cette semaine encore avec un dernier acte d’épisode tout simplement génial. Je leur pardonne certains défauts, et notamment un moment où les ados semblent vraiment stupides de ne comprendre l’évidence que bien tardivement, parce que vraiment, j’étais à fond devant cet épisode. J’adore cette série, j’espère déjà qu’ils feront une saison 3 tout aussi géniale !

Saison 1 Saison 2

Euphoria – S01E10 (spécial)

Épisode 10 – F*ck Anyone Who’s Not a Sea Blob – 19/20
Nous ne sommes pas si loin de la perfection, et je chipote vraiment à ne pas y mettre 20, mais la chronologie de l’épisode était tout de même bien particulière. Je ne suis pas sûr d’avoir réussi à tout remettre au bon endroit, et en même temps, ce n’est vraiment pas l’essentiel. L’essentiel, c’est le personnage de Jules, au cœur de cet épisode. Avec toujours autant de brio à la réalisation et dans la photographie, on comprend enfin mieux ce personnage en explorant des failles qui étaient là depuis toujours et dont on ne savait que trop peu de choses. Bref, un épisode prenant et poignant, qui fait réfléchir. Je n’en attendais pas moins de cette série. Vivement la suite, un jour.

> Saison 1
> Épisode spécial sur Rue


Spoilers

I want to be as beautiful as the ocean.

Nous y voilà enfin, le second épisode spécial de la série est là, et ça commence par un bien meilleur résumé des choses avec des images de la saison 1 accompagnées par la rupture entre Rue et Jules, cette dernière s’enfuyant en train vers on ne sait trop où… On la retrouve alors chez le psy, et c’est une excellente chose pour ce personnage qui en a probablement bien besoin après tout ce qu’il s’est passé en saison 1.

On a à peine le temps de se faire à l’idée d’une séance de pas qu’on passe immédiatement à autre chose avec une magnifique chanson nous résumant bien l’état d’esprit de Jules. Le tout est accompagné de photos de Jules et Rue, principalement, vues dans un œil en gros plan. Tout colle parfaitement aux paroles de la chanson, même le générique qui disparaît peu à peu dans le noir, comme le suggère la chanson. Pfiou. Il fallait bien cette série pour me faire aimer une chanson de Lorde, franchement !

Jules décide finalement de ne pas parler de Rue à sa psy, et de la rupture. Elle est plutôt en train d’envisager une détransition : elle veut arrêter les hormones. Pardon ? Je ne m’y attendais pas à celle-là. Tout ça semble plutôt être une idée qui lui passe par la tête, et ça permet à la conversation d’en arriver à toute autre chose : l’auto-critique dont Jules fait preuve en permanence. On découvre au passage qu’il s’agit de la première séance de psy de Jules avec celle-ci, et je suis assez impressionné, parce que nous sommes déjà super loin dans sa tête. Je sais, il y a du boulot avec Jules, mais de là à ce que ce soit déjà aussi approfondi.

L’épisode est un bon long gros plan de Jules. C’est assez dingue, et j’ai failli croire que tout allait être tourné en un seul plan séquence. Finalement, la série fait le choix de nous montrer la psy, mais ce n’était pas gagné. L’autre truc qui n’est pas gagné, c’est d’écrire une critique complète de l’épisode : comme pour le premier épisode spécial, la complexité vient du fait que le format est totalement improbable.

Tourné pendant le confinement, l’idée est surtout de nous montrer une seule scène de 49 minutes quand même. On plonge comme rarement dans la pensée des personnages que l’on connaît, et le format de la session psy est parfaite pour ça. D’ailleurs, la psy de Jules aussi est parfaite : elle réussit à ramener le sujet Rue sur le tapis, comme si de rien n’était.

Cela permet à Jules d’enfin récupérer le sourire, parce qu’elle sait que Rue était amoureuse d’elle – elle est la seule qui la voyait vraiment pour ce qu’elle était, pour qui elle était. Le problème, c’est justement ça : c’était bien pour Jules, mais c’était aussi trop apparemment ; surtout que pour Jules, c’est comme ça qu’une mère doit probablement regarder son enfant lorsqu’elle le découvre pour la première. Elle l’aime, sans rien savoir de ce bébé.

C’est bien amené, parce que Jules parle d’elle-même de sa mère, alors évidemment, la thérapeute s’engouffre dans la brèche. Quelques images de flashbacks de Jules et son père plus tard, notre personnage principal de l’épisode change évidemment d’avis et refuse à nouveau de parler de sa mère, préférant en revenir à ses hormones et à son choix de transition – craignant les effets de la puberté, notamment.

Elle affirme ensuite vouloir être aussi belle qu’un océan, et aussitôt, on nous montre que la production est allée assez loin dans la mise en image de l’épisode. La métaphore est poussée à l’extrême avec des images de Jules dans l’océan au coucher du soleil, puis sous la pleine lune. Elle était là dans l’eau, non ? J’ai un doute, et j’aimerais ne pas en avoir un pour le Bingo Séries.

Bref, tout ça finit par nous révéler que Jules est là depuis six mois suite à un coup de tête : elle a paniqué, elle a eu peur de mourir, elle a eu peur d’elle-même et elle s’est barrée. Et maintenant, Rue ne décroche plus le téléphone quand elle appelle. Le tout sur fond d’opéra ? Bon dieu, mais la musique est presque en trop tant la performance est exceptionnelle. Elle se met rapidement à pleurer, et le sanglot est prenant. Vraiment, sacrée performance. Est-ce que c’est pour ça que je n’ai pas encore écrit mon article performance de la semaine ? Bien évidemment.

Cela dit, Jules ne reste pas fixée sur la tristesse. Au contraire, elle enchaîne sur la colère, parce qu’elle est énervée après Rue ; énervée de la dépendance de celle-ci envers elle ; énervée de savoir qu’elle risquait la rechute chaque fois qu’elle n’était pas là ; énervée par la situation.

Tout ça est mis en parallèle avec la mère de Jules. J’aime le parallèle, j’aime les images choisies : on nous rappelle que Jules et Rue étaient un couple étrange, jamais tout à fait défini, mais vraiment attachant et magnifique. Le parallèle ? Eh bien, la mère de Jules est aussi dépendante et addict à la drogue, et Jules ne l’aime pas énormément pour ça. Elle est énervée que sa mère se laisse déborder par ses addictions, et elle refuse de la voir, même quand elle va mieux.

La psy n’en a pas pour longtemps à nous montrer à quel point le parallèle est valable et dérangeant : tout comme la mère de Jules, Rue est accro à la drogue, voit Jules pour ce qu’elle est… mais ne comprend pas exactement l’impact qu’à la drogue aussi sur Jules. C’est horrible. C’est d’autant plus horrible que les petits airs d’opéra fonctionnent à merveille sur cette scène qui enchaîne sur Jules préférant parler à des inconnus sur internet, parce qu’elle peut être bien plus réelle avec eux.

Rue l’avait mise en garde pourtant, sur la possibilité que ces étranges d’internet avaient de mentir, mais Jules avait tout ignoré, préférant continuer de flirter avec ShyGuy118 et s’imaginer un beau gosse à poil sortant de sa salle de bain – à moins que ce ne soit vraiment un plan cul de Jules ? Je ne pense pas. La série nous ressort un full frontal masculin bien inattendu dans cet épisode, franchement. Tout ça mène toutefois à la conclusion difficile que confesse ensuite Jules : la moitié de ses relations se déroulent dans sa tête ; elle s’imagine des moments parfaits.

Des moments qui la font encore sourire quand il s’agit de Rue, qu’elle n’a pas osé embrasser. Elle en a eu envie, plus d’une fois, mais c’est finalement Rue qui l’a fait, avec les conséquences que l’on connaît : Rue s’est barrée en courant, laissant Jules complètement paralysée derrière elle. Quand elle a repris ses esprits, Jules a envisagé de la rappeler, mais en vain, par peur de la perdre. Pourquoi ? Elle répond à sa psy qu’elle avait peur que Rue ne puisse l’aimer autant qu’elle ne l’aimait elle.

Pourquoi ça aurait été impossible ? Les flashbacks que l’on connaît déjà parlent d’eux-mêmes : Jules a trop de mal à s’aimer elle-même, depuis l’enfance, avec une tentative de suicide au moins et nombre d’hospitalisations. L’horreur, quoi. Et encore une fois, Jules botte en touche et change de sujet, en revenant à sa relation avec ShyGuy118, relation si étrange et bizarre.

Elle a eu selon elle l’occasion d’apprendre à le connaître mieux que Rue, à rester jusqu’à quatre heures du matin à lui parler par texto. Son Tyler, elle l’imaginait, il était beau gosse et elle couchait régulièrement avec – bien sûr, la série nous offre une salve d’images de leurs ébats, hein. Tout ça rend encore plus difficile sa disparition ensuite : elle a bien conscience que son fantasme n’existait pas vraiment, et tout ça nous mène à une ambiance digne d’un thriller.

Elle est amoureuse de Tyler, encore aujourd’hui chez sa psy, et ça rend bien difficile les choses pour elle, parce qu’elle sait à présent qu’il n’existe pas vraiment. En plus, il est l’une des raisons qui rend sa relation à Rue si compliquée. Et purée, mais quelle performance, quel jeu, que ce soit dans les scènes de sexe, la masturbation, ces moments à deux doigts du viol ou juste la séance psy. Cette plongée dans le personnage de Jules est réussie : j’ai enfin l’impression de mieux la connaître et la comprendre, alors que j’avais tant de mal au début.

Quant à l’actrice, encore et toujours, qu’est-ce que c’est impressionnant. C’est même impressionnant quand on la voit simplement s’énerver contre une porte de salle de bain fermée à clé derrière laquelle se trouve probablement Rue et qu’on passe aussitôt à une scène où sa mère l’attend à la maison quand elle rentre. L’embuscade est violente pour Jules qui s’engueule alors avec son père dans sa chambre, ne comprenant pas comment sa mère peut vouloir s’excuser après tout ce qu’elle a fait.

Elle jure n’en avoir rien à faire et le père la prend à la psychologie, lui demandant de descendre voir sa mère pour écouter ses excuses. Si elle n’en a rien à faire, ce n’est pas bien compliqué. Le problème, c’est que Jules descend trop tard : la mère a entendu la conversation entre le père et la fille, et tout ça est donc totalement vain.

Tout ça ? Ca a eu lieu durant la saison 1, et sa mère a rechuté dans l’alcool juste avant Halloween. La chronologie est perchée et la spirale infernale, menant finalement à Jules enfermée dans une salle de bain rêvée. On repart une fois de plus sur le fantasme d’un appartement partagée avec Rue, comme dans l’épisode précédent où Rue imaginait la même chose… Sauf que cette fois-ci, la porte de la salle de bain forme une barrière entre les deux jeunes femmes et Rue est étalée sur le sol de l’autre côté du miroir d’une salle de bain où Jules elle-même s’enferme face à la colère de son père. Ah, les scènes de miroir et de plongée dans cette série, j’adore.

Malheureusement, l’épisode va s’arrêter là : la séance de psy est terminée, ça ne dure qu’une heure après tout. Les conseils de la psy ? Jules doit être patiente avec elle-même et passer un bon réveillon de Noël. Voilà qui est fait.

L’épisode se termine toutefois par Jules dans sa chambre le soir du réveillon, et ce n’est pas exactement joyeux, alors qu’il pleut des cordes, et que Rue débarque la voir. La confrontation entre les deux est déprimante : Rue, trempée, vient voir Jules parce que c’est Noël et que ça lui fait du bien de la voir enfin. Les excuses sont faites, la scène est prenante, poignante et… Rue se barre sans même toucher Jules. Pas une embrassade, pas une caresse, rien, au secours. C’est si triste et si déprimant. Comme le premier épisode spécial, donc, celui-ci se termine par un plan d’un personnage en train de pleurer, vu à travers une fenêtre sur laquelle il pleut des cordes. Ah, Euphoria !

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Are you afraid of the dark ? (Fais mois peur) 2019 – S01E03

Épisode 3 – Destroy All Tophats – 18/20
Un peu plus prévisible, cet épisode parvient bien à conclure la saison agréablement en apportant des réponses à tous les éléments introduits au cours de la saison. J’aime particulièrement la manière dont les détails de l’histoire rythment l’ensemble, malgré quelques petits soucis de cohérence et un peu de bons sentiments par moment. C’est une série pour enfants, je ne peux pas lui reprocher ça. Par contre, elle est trop courte !

> Saison 1


Spoilers

And we’ve reached the final act.

Aucune trace du Carnaval of Doom dans le passé ? Chercehz encore ! Il y en a eu un en 194, avec Mr Tophat expliquant à la presse qu’il a réussi à vivre un sacré American Dream à partir d’une pièce laissée par son père à la mort, la fameuse pièce. Ce n’est pas la première scène que j’attendais de cet épisode. Je n’aime jamais trop les flashbacks, et celui-ci me le confirme, avec juste des rumeurs que le carnaval n’est pas prêt à ouvrir et qu’il est un danger pour tous. Mouais.

De retour dans le présent, on reprend exactement à la fin de l’épisode précédent, ce qui fait que c’est un bingewatching très sympathique.

Après avoir tué un scorpion, Rachel décide donc d’organiser une réunion avec les membres restants de la Midnight Society. Seulement voilà, c’est compliqué de les convaincre, parce qu’ils ont oublié évidemment toute la journée de la veille. Ils n’ont pas souvenir du meeting dans la forêt où ils ont parlé de la disparition d’Adam, ni de la soirée au carnaval. Et ils ne semblent pas assez inquiets pour Gavin, franchement.

En tout cas, il est intéressant de voir que Rachel parvient à les convaincre en leur demandant tout simplement de se souvenir de l’histoire qu’elle a raconté pour rejoindre leur club. Ils sont bien embêtés de ne pas s’en souvenir, surtout qu’ils se souviennent de toutes les autres histoires du groupe, y compris celle du vampire-leprechaun de Gavin qui a l’air bien sympathique, tout de même.

Un bon discours héroïque plus tard sur tout ce qu’ils n’ont pas le temps de dire ou faire, Rachel a réussi à convaincre Louise, Akiko et Graham de lui faire confiance et de mener l’enquête avec elle pour atteindre un happy end. Ce n’est tout de même pas gagné.

Les quatre adolescents rentrent finalement chez Rachel pour mener cette enquête, à partir de la vidéo enregistrée la veille par Akiko et son amie Josie. Les clowns ont peut-être pris son portable, mais ils n’ont pas pensé… à vérifier le cloud ! J’ai ri. Pour une série qui reprend une formule des années 90, c’est une bonne idée, je trouve.

L’avantage, c’est qu’avec cette vidéo, ils ont une preuve. Ils ont aussi une destination : l’Idaho, où internet assure que sera le carnaval ensuite. Ca, en revanche, c’est dommage : la veille, il n’y avait aucune trace du carnaval sur les réseaux sociaux, ce qui signifie donc qu’il y avait moyen pour les clowns de cacher les traces. Après, c’est intéressant, parce que l’héroïne vient de l’Idaho à la base.

Comme ce n’est pas la porte à côté, les adolescents ont besoin d’aide pour se rendre là-bas… et ils demandent ainsi au frère d’Akiko de leur venir en aide. Akiko refuse de croire qu’il pourra les aider. Pourtant, elle doit bien se rendre à l’évidence : Dale accepte dès qu’il a une preuve vidéo de la présence d’Adam dans le chapiteau. Ce n’est pourtant pas une histoire qui inspire la confiance, mais bon.

Le problème, c’est qu’en chemin, Dale est obligé de faire une pause dans les toilettes d’une aire d’autoroute. Avant ça, on a le droit à des flashbacks sympathiques de la relation Rachel/Gavin. Oui, en deux épisodes et sans baiser, il y a déjà de quoi faire, c’est fou. En tout cas, on s’amuse bien dans cette voiture, avec aussi un rapprochement entre Graham et Louise, largement sous-entendu avant.

Lors de la pause toilettes de Dale, ce dernier est toutefois attaqué par des scorpions. Cela fait que l’ambiance n’est plus si drôle d’un coup : j’avoue avoir eu un petit frisson de dégoût devant les scorpions qui s’accumulaient encore et toujours. À l’extérieur des toilettes, les adolescents attendent un bon quart d’heure, avant d’envoyer Akiko chercher son frère, parce que Graham a trop peur des microbes et bactéries pour y aller.

Akiko a quelques hallucinations de pièce et de scorpions à son tour, ce qui lui permet de comprendre que son frère a été enlevé par Mr. Tophat. C’est embêtant comme tout et ça force les adolescents à reprendre la route, sans adulte. Par chance, Graham a les bases pour conduire la voiture de flic sur plus de 25 miles. Bonjour la crédibilité du truc, sans que personne ne remarque que c’est un gamin au volant !

Bref, ils arrivent à proximité du carnaval qu’ils espionnent de loin et sont surpris par Barthalemy, présenté jusqu’ici comme un bras droit de Tophat. Pourtant, celui-ci assure vouloir leur venir en aide. Pour expliquer pourquoi, il a besoin de leur raconter une histoire… Ma foi, c’est le concept de la série d’origine, ça, asseyons-nous sur des rondins de bois pour savoir ce qu’il en est.

Malgré l’impatience d’Akiko, on en revient au flashback d’origine de cet épisode : les rumeurs étaient justes. Le carnaval a rushé les préparatifs et ça a finit en accident dès l’ouverture, avec une grande roue s’effondrant et tuant deux parents et quelques-uns de leurs enfants. Seule une petite fille survit. Et c’est la galère pour Marcus, le Mr. Tophat qui risque fort de finir ruiné, si ce n’est en prison.

Par chance pour lui, il reçoit une visite du diable en personne qui lui propose de finir immortel, à passer de ville en ville avec son carnaval. Les gens l’oublieront chaque fois qu’il quittera la ville, ce qui aide bien tout de même son petit trafic d’enfants kidnappés, mais ça, il manque une origin story pour celui-ci. Les enfants font beaucoup trop confiance à Barthelemy pour moi, ce ne peut pas être une bonne idée !

Quoiqu’il en soi, il leur annonce qu’il y a tout de même une faille dans l’immortalité de Mr. Tophat : une enfant se souviendra un jour de lui et du carnaval, et il sera alors en danger. Ainsi donc, il y a moyen de tuer Tophat, par le feu, mais il faut que ce soit Rachel qui s’y colle. Rachel et personne d’autre, elle est l’élue du pacte avec le diable, c’est évident, puisqu’elle se souvient de tout.

Elle est deux de tension Rachel et elle ne le comprend pas tout de suite, mais elle finit par accepter son rôle et les conseils de Barthelemy. Les adolescents mettent alors au point un plan pour s’assurer de pouvoir infiltrer le carnaval, toujours avec l’aide du bras droit de Tophat. C’est trop facile ! Graham a pris les masques dans son sac, alors personne ne pourra même les reconnaître – c’est vrai, ce n’est pas suspect quatre adolescents avec des masques quand ils cherchent quatre adolescents dans le cirque.

Bon, l’infiltration se déroule sans problème pour nos héros. Graham, Louise et Akiko parviennent ainsi à se rendre dans une salle de contrôle de l’électricité du carnaval et à mettre à mal tout le parc en quelques instants. Ne perdant pas le Nord, Akiko cherche alors son portable, récupéré par les clowns dans l’épisode précédent comme le lui a indiqué Rachel.

Si le portable sonne quand Graham l’appelle – Graham et Louise profitant de moments de répit pour se draguer, d’ailleurs – Akiko découvre vite qu’elle aurait mieux fait de s’abstenir. Il est dans les mains de Dale, maquillé comme un clown et clairement brainstormé par le carnaval. Dale, accompagné d’Adam, décide de s’en prendre à nos trois héros.

De son côté, Rachel est séparée des autres par le plan de manière à confronter seule Tophat, puisque seule elle peut le tuer d’après le plan du Diable. Elle réussit à trouver quoi faire de la pièce que Barthelemy lui a remise et qui mène bien à une pièce du carnaval, mais pas vraiment une pièce secrète : elle se retrouve à l’entrée des artistes du chapiteau.

Oh, elle a bien le temps de papoter quelques instants avec Gavin, mais rapidement, elle comprend ce qui est en train de se passer. Et comme prévu, Rachel est en fait piégée par Barthelemy. Il est celui qui a réussi à manipuler Rachel pour la convaincre de venir au spectacle. Tout simplement. Il est l’allié de Mr Tophat, qui se trouve justement pile poil derrière l’héroïne qui n’a pas encore capter sa présence.

Oh, elle ne met pas si longtemps à le comprendre, tout de même. Mr. Tophat révèle alors qu’il a su assez vite que Rachel était l’enfant qui se souvenait du carnaval. L’histoire qu’elle a raconté dans le premier épisode ? C’était en fait la sienne. Elle est venue une première fois au carnaval et a tout oublié… sauf un fragment, ce qui explique qu’elle voyait Mr. Tophat dans ses cauchemars.

Lui aussi la voyait, il connaissait leur connexion. Alors forcément, quand il l’a revue la veille, il a su que la prophétie allait s’accomplir : une enfant se souviendrait de lui et le mettrait en danger. Il a donc mis Barthelemy en guetteur. Cela lui permet de faire en sorte que Rachel soit là pour le spectacle. Le spectacle est excellent, en plus.

Mr. Tophat a réussi à envouter tous les alliés de Rachel : Gavin nous ligote Rachel, Louise, Graham et Akiko sont autour de la boîte dans laquelle elle doit entrer et Dale est chargé de la tronçonner en deux. Par chance pour elle, Rachel a encore sur elle le couteau de Gavin, qu’il lui a donné en fin d’épisode précédent. Allez, c’est bien amené, alors je veux bien y croire et j’ai bien aimé comme elle s’est libérée très vite de ses liens.

Comme en plus Mr. Tophat a été assez con pour révéler à Rachel que son pouvoir n’était pas dans son chapeau, mais dans sa canne, Rachel peut s’en prendre assez vite à lui et récupérer la canne. Elle s’enfuit en compagnie de toute la Midnight Society – mais pas de Dale ou Adam – et leur explique rapidement la situation. Malheureusement pour eux, les adolescents sont assez vite dans de beaux draps.

Ils se retrouvent dans une brume et une pièce pleine d’eau, et je ne comprends pas trop comment ils sont arrivés là. Très rapidement, ils sont tous kidnappés les uns après les autres par des hommes de main de Tophat qui surgissent derrière eux et les enlèvent. Tophat peut alors négocier avec Rachel : il lui laisse trois minutes pour venir à l’endroit où ils se sont rencontrés pour la première fois, ou il tuera ses amis.

Mouais. Tophat est moins terrifiant dans cet épisode, tout de même. Il finit par faire un petit discours dépressif sous la pluie, et ça permet à Rachel de comprendre qu’elle a bien plus de pouvoir que prévu : elle a toujours la canne et elle peut s’en servir pour mettre à terre tous les hommes de Tophat, à l’exception de Barthelemy. Lui, il finit électrocuté à cause de Rachel.

Pourtant, elle refuse de se dire comme Tophat. Elle est accompagnée de ses amis, certes, mais lui aussi avait Barthelemy. Et elle est bien violente à tenter de les tuer, tout de même. Malgré tout le pouvoir qu’elle a en main, Rachel prend toutefois une décision radicalement différente de celle de Tophat : elle décide de brûler la canne qui détient tout le pouvoir.

Bon, eh bien voilà qui est fait. Tophat finit par mourir en vieillissant à vitesse grand V et les adolescents peuvent retrouver Dale et Adam. Tout se passe bien dans ce happy end finalement : on a même droit à une conclusion toute cheesy digne des américains (la série est canadienne pourtant) lorsque Rachel affirme qu’elle n’a aucun regret d’avoir brûlé la canne car elle a tout ce qu’elle a toujours désiré avec son nouveau groupe d’amis.

Genre, elle les connaît depuis 48h et ils voulaient l’éjecter 24h plus tôt (et même moins que ça à la disparition de Dale dans les toilettes), mais elle est déjà ravie d’eux au point de dire qu’ils sont ce qu’elle a toujours désiré ? C’est très gros.

En tout cas, elle a désormais un mec en Gavin. Ils ne s’embrassent pas – série pour enfants ! – mais se tiennent la main et se tiennent tout proches l’un de l’autre ensuite, donc c’est très clair. La saison se conclue sur la vie reprenant son cours pour les adolescents. Akiko est désormais plus proche de son frère qui l’aide dans ses tournages, Graham et Louise sont très proches, Gavin tourne aussi pour Akiko. Et les disparus du Carnaval sont retrouvés.

À minuit, la Midnight Society continue de se retrouver au coin du feu pour se raconter des histoires qui font peur. Forcément. Sans trop de surprises, Akiko et Louise y révèlent qu’Alice Hooper, l’arrière-arrière-grand-mère de Rachel, était l’orpheline de l’accident du carnaval en 1944. Ben oui, forcément, elle ressemblait à Rachel, fallait bien un lien de famille. Par contre, « arrière-arrière » en 1944, ça m’a foutu un coup de vieux, mais en faisant le calcul, ça colle effectivement avec l’âge de Rachel. La série date de 2019 et sa mère est assez jeune après tout, mais bon, sa famille a dû prendre le pli de faire les enfants très jeunes tout de même.

Sinon, la saison 1 se termine par une histoire de Gavin… interrompu par le chien d’Adam. Celui-ci débarque, suivi de son maître, qui ne comprend pas trop ce que tous ses amis font là réunis à minuit dans la forêt autour du feu. Effectivement. Moi, je comprends encore moins ce qu’Adam fait là avec son chien, mais ça offre un beau cliffhanger à la saison : Rachel lui demande s’il aime les histoires qui font peur, histoire de l’ajouter au club !

EN BREF – Je ne me souvenais que peu de l’histoire d’origine de cette série, mais je suis ravi de cette version de la série. Elle est renouvelée pour une saison 2, mais pourtant, elle se suffit clairement à elle-même et il sera compliqué de refaire quelque chose d’aussi bien et prenant avec les mêmes personnages, parce qu’on a fait le tour de l’intrigue de ce carnaval, et qu’une autre intrigue qui irait aussi loin, ça briserait trop la crédibilité.

On verra ce qu’il en sera, mais en tout cas, la série est meilleure que ce que j’en attendais. Elle a réussi à me faire sursauter – genre, on sent bien qu’elle a ce qu’il faut d’horreur quand il faut – déjà, mais en plus, les personnages sont attachants malgré les stéréotypes. Je peux aller jusqu’à parler de coup de cœur pour ces trois épisodes qui ont leur ambiance et leur atmosphère. J’aurais aimé que ce soit un peu plus long, en revanche, parce que vraiment, les épisodes s’enchaînant à la seconde près, on a juste l’impression d’un film grossièrement découpé à la tronçonneuse.

Ce n’est pas grave : de l’horreur pour les enfants comme celle-ci, j’en veux plus, parce que c’est grave réussi !

> Saison 1