Blue Beetle : un film de super-héros réussi

Salut les cinéphiles,

Il est temps de parler du dernier né de l’univers DC : Blue Beetle. Si vous êtes un fan de films de super-héros, ce film est fait pour vous. Pour les autres ? Eh bien, laissez-moi vous dire que ce film pourrait bien vous surprendre quand même.

Après tout, je ne suis pas fan du tout de l’univers DC qui trop souvent me déçoit, mais comme pour The Flash, j’apprécie les efforts qui sont faits ici pour le distinguer d’un film lambda de super-héros… et surtout on est loin du reste de l’univers DC pour le moment.

C’est bien aussi d’avoir des films qui se révèlent plus indépendants que les autres ! Et c’est bien pour cela que je l’ai préféré à The Flash… Bref, j’espère même qu’on aura un deuxième volet, mais en attendant, voici mon avis développé sur ce premier opus :


Prévisible, mais efficace

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le personnage, un petit synopsis, sans gros spoiler promis, s’impose : l’action se déroule au Texas, à El Paso. Jaime Reyes, un adolescent ordinaire, découvre un scarabée mystique d’origine extraterrestre. Lorsqu’il entre en contact avec cet artefact ancien, Jaime se retrouve doté de pouvoirs incroyables, transformant le jeune homme en Blue Beetle, le super-héros blindé.

D’accord, je l’admets, je survends volontairement les choses dans mon introduction : Blue Beetle est un film terriblement prévisible qui a peut-être un peu de mal à surprendre. Franchement, tout n’est pas parfait. Par exemple, le méchant du film est un peu trop lisse à mon goût, manquant de profondeur et tombant dans certains clichés du genre.

Mais est-ce vraiment un problème ? Eh bien justement, pas vraiment. Parce que même si on peut anticiper certains rebondissements, le film parvient à nous captiver. C’est un peu comme ces montagnes russes que vous avez déjà prises des dizaines de fois : vous savez exactement quand viendra la prochaine chute, mais cela ne vous empêche pas de crier de plaisir à chaque fois. Et c’est surtout comme une série procédurale : on sait que les héros vont résoudre les enquêtes, mais ça ne nous empêche pas de les regarder.

Un film de super-héros pour… les amoureux de super-héros

Blue Beetle est un film de super-héros pour ceux qui aiment les films de super-héros. Il coche toutes les cases : des scènes d’action époustouflantes, des moments d’émotion, une dose d’humour et, bien sûr, un héros sexy mais pas trop. Juste ce qu’il faut pour inspirer monsieur tout le monde et faire en sorte qu’on s’y reconnaisse. Après, faut peut-être qu’ils arrêtent chez DC avec leur obsession de mettre bien malgré eux les super-héros nus devant des gens ?

L’un des points forts du film est sans aucun doute ses effets spéciaux. J’ai aimé la charte graphique du film, aux couleurs de néon simples mais efficace. C’est un micro-spoiler, mais la métamorphose de Jaime en Blue Beetle est également impressionnante. En fait, j’ai particulièrement apprécié le fait qu’elle dure si longtemps, qu’on ne sache pas exactement ce qui lui arrive et que le film montre que cette transformation est douloureuse pour lui. C’est un détail qui ajoute une touche de réalisme à une histoire fantastique – et pourtant ça se fait avec énormément d’humour.

En effet, la transformation se fait en présence de la famille du héros. Oui, cette famille omniprésente peut être lourde par moments, mais elle se révèle être incroyablement attachante. Et c’est cette famille qui donne au film une dimension humaine, qui le rend un peu surprenant et en tout cas plus engageant.

Bien sûr, le gros plus vient aussi du fait que cette famille est mexicaine – pour une fois on n’est donc pas coincé avec un super-héros blanc dans sa famille déjà vue et revue 500 fois. Chaque personnage de la famille a son moment de gloire et son caractère bien trempé, qui permet de proposer un film se concentrant aussi sur les dynamiques entre les personnages. Pour moi, c’est toujours un plus.

Un script bilingue

Puisque la famille est mexicaine, l’un des aspects les plus originaux du film est le mélange constant d’anglais et d’espagnol dans le script. Cela donne au film une touche d’authenticité, un petit quelque chose en plus qui le distingue des autres films de super-héros. Bon, j’ai eu parfois du mal à croire que tout le monde parle un espagnol impeccable autour d’eux, parce qu’ils comprennent des accents ou du vocabulaire parfois complexes, mais ça restait agréable à l’oreille.

Et puisque je parle d’oreille, la musique du film est vraiment bonne. Elle parvient à créer une ambiance qui colle parfaitement à l’univers voulu – avec là aussi beaucoup d’espagnol, notamment grâce à des reprises de chansons. C’est cool, c’est frais, c’est entraînant. Bref, c’est réussi.


En conclusion, Blue Beetle est un divertissement solide qui plaira aux fans du genre. Il a ses défauts, mais ses points forts, notamment la performance de l’acteur principal et les effets spéciaux, en font une sortie cinéma agréable.



Et vous, avez-vous vu Blue Beetle ? Qu’en avez-vous pensé ?

The Winter King – S01E01 – 13/20

Heureusement que j’adore l’acteur principal, parce que ce n’est autrement pas très glorieux. Malheureusement, la série souffre de longueurs et a du mal à introduire correctement son intrigue, prenant trop de temps pour en venir à ce qu’on attend vraiment. En fait, c’est un premier épisode qui me donne plutôt l’impression d’être un deuxième, ou un troisième. Les enjeux ont besoin d’être éclaircis. Rapidement.

Spoilers

Arthur ramène au roi le cadavre de son demi-frère et héritier du royaume.


You hate us. But surely, surely, you hate the Saxons more.

AIE. Cela commence si mal : la série nous propose une première scène un peu cryptique, avec un rappel du contenu historique écrit comme dans un manuscrit d’époque et un gros plan sur son héros. L’avantage, c’est que son nom ne sera pas tu pendant longtemps : il s’appelle Arthur, il est joué par un acteur que j’adore et qui justifie à lui seul que je sois là. J’espère que la série à la hauteur pour me faire rester.

La mort du prince | L’exil | Derfel | Mordred | Gundleus | Gaul

La mort du prince

En vrai, ça commence plutôt bien pour ça : on découvre Arthur traumatisé par ce qui a dû être une bataille épique, avec plein de cadavres autour de lui. L’un doit être ramené à sa famille et l’on quitte vite ce champ de bataille, direction Caer Cadarn. À mon sens, il y a une vraie réussite dans la reconstitution du champ de bataille et de cette balade à travers champs. En fait, ça me rappelle un peu l’ambiance qu’il pouvait y avoir dans The Outpost et, si je ne mens pas, c’est un peu un feeling que j’espérais retrouver. Je n’ai plus de séries avec cape et épées après tout !

Bon, arrivé à la capitale, Arthur s’enferme dans son silence alors qu’on le harcèle pour qu’il ramène au plus vite le prince à son père. Arthur finit par accepter de le faire, même si c’est une situation que personne ne lui envierait. C’est un point de départ comme un autre pour introduire le personnage, mais tant qu’à faire, commencer par un peu plus d’action aurait pu être bienvenu.

À la place, nous sommes balancés en pleine intrigue géopolitique, avec un prince mort qui a tué plein de saxons et un roi qui n’apprécie pas de voir son héritier mort pour rien. Le Royaume se retrouve apparemment sans héritier, en plus. Eh, ils ne sont pas bien clairs sur les rôles de chacun dans cette scène ou c’est moi ? Qu’est-ce que c’est que cette famille royale encore ?

Les choses s’éclaircissent peu à peu. Bien sûr, on reproche à Arthur d’être un bâtard – littéralement un fils de pute, donc – et de vouloir protéger son pays alors qu’il n’est que ça, mais on lui reproche aussi la mort du prince, parce que traverser une plaine comme ils ont décidé de le faire était une mauvaise idée. Bon. Soit. Les relations entre Arthur et son pôpa ne sont pas au beau fixe. On aurait pu s’en douter.

Comme je m’en doutais, d’ailleurs, la série possède déjà quelques longueurs que je trouve bien regrettables. Et puis, on tente vraiment de nous faire croire que le roi allait décapiter Arthur là ? Même le voir s’acharner sur lui et le tabasser une fois que sa fille a eu le bon goût de l’arrêter n’a pas tellement de sens. Bref, on manque de contexte pour cerner correctement les personnages – et ce n’est pas faute de connaître la légende arthurienne ! Je me dis que si même en connaissant les personnages, ils sont trop mal introduits pour comprendre qui est qui, alors c’est qu’il y a peut-être un petit problème de scénario.

Ou alors, c’est juste moi qui dois me concentrer davantage, allez savoir. Pas facile de se concentrer quand on se retrouve ensuite avec un High King qui part dans un long monologue de reproches à tous les nobles présents dans la pièce. Après tout, son frère vient de mourir parce que personne n’est parti en campagne pour lui, avec des excuses aussi bidons que le mariage de leur fille par exemple. Ouais, c’est pas exactement bidon, je sais, mais les reproches sont sincères.

Pour marquer l’exemple, il envisage donc de tuer Arthur, bâtard. Je ne vois pas bien ce que ça marquerait, en vrai. À la rigueur, ça l’empêcherait d’accéder au trône, mais bon… Allez, après la fille du roi, c’est à présent un autre seigneur qui s’oppose à la mort d’Arthur. Au dernier moment, il propose de plutôt le bannir du royaume et d’avertir tous ceux qui oseraient lui venir en aide.

La mort du prince | L’exil | Derfel | Mordred | Gundleus | Gaul

L’exil

Nous ne sommes pas vraiment sur la série que j’espérais pour l’instant. En tout cas, Arthur survit sans surprise à cette scène et est jeté en-dehors du palais. Il trouve pourtant encore le moyen de donner des conseils avant ça : il explique tout simplement son plan de bataille pour que le royaume soit victorieux face aux Saxons. Ouais, ouais, il est viré du château et du royaume, mais il souhaite encore la victoire du royaume – et ses hommes les plus fidèles se demandent comment gagner la bataille sans lui.

Il faudra qu’ils trouvent une solution en tout cas, parce qu’Arthur s’enfuit ensuite, d’abord à pied, puis sur un cheval qu’il vole. En chemin, il observe de la fumée au loin et découvre tout un village de pêcheurs brûlé quand il s’en approche. Les pêcheurs ? Ils sont tous tués eux aussi, embrochés un peu partout et dans des tranchées. Bref, c’est l’angoisse et une vraie vision d’horreur. Et alors qu’Arthur pensait tout le monde mort, il entend soudainement des gémissements. Un enfant a survécu, bien que tout de même embroché comme les autres.

Il le sauve, fait demi-tour vers le cœur du royaume et l’emmène à cheval avec lui, jusqu’à Avalon. Je profite de cette énième lenteur de l’épisode pour remarquer à quel point l’acteur est méconnaissable avec les cheveux longs et la barbe. Et puisque je parle de barbe, la transition est facile pour introduire un autre personnage qu’on connaît bien : Merlin.

Bon, le Merlin de cette série n’a rien à voir avec celui de Kaamelot : c’est le Seigneur noir quasi sans barbe qui a proposé l’exil d’Arthur. Forcément, Merlin n’est pas trop ravi de voir Arthur débarquer alors qu’il l’a fait bannir, mais il accepte tout de même d’aider l’enfant qu’il ramène. Il en profite pour apprendre que le village de pêcheurs a été détruit, pour passer la main au-dessus de ses blessures pour avoir une vision de ce qu’il s’est passé et pour interroger Arthur.

En fait, il lui reproche surtout d’avoir donné une occasion au roi de s’énerver contre lui en parlant en emmenant le corps de son frère au pied du roi. C’était idiot de sa part : le roi culpabilisait d’avoir envoyé son héritier au combat car il était incapable de se battre correctement. Et malgré tout ce qu’il vient de lui arriver, Arthur en est encore à défendre un frère qui ne l’aimait pas et à protéger l’honneur du roi : il refuse l’accueil que Merlin lui propose pour la nuit, préférant obéir au roi. Tout ce qu’il voulait, c’était confier ce seul survivant à Merlin – demandant ainsi à Merlin de prendre soin de lui comme il avait pris soin de lui. On note qu’il a demandé la même chose à Nimue aussi.

Ah, Arthur passe pour un grand sauveur et un véritable héros, la petite musique épique nous le signale et… tout ça est aussitôt cassé par une révélation inattendue : Nimue s’occupe à merveille du gamin qu’Arthur a ramené, pour mieux se rendre compte que ce gamin est en fait un… Saxon. Un esclave, probablement. Oups.

La mort du prince | L’exil | Derfel | Mordred | Gundleus | Gaul

Derfel

Allez, nous sommes à la moitié de l’épisode, il est donc temps d’en arriver enfin à ce qu’on attend d’une série sur la légende arthurienne : la légende pour de vrai. Je suis plutôt reconnaissant que tout ça ne soit pas proposé en flashback plus tard dans la série, mais en même temps, trente minutes pour en arriver à une scène d’introduction, c’est long aussi. Oui, oui, une scène d’introduction : nous sommes désormais huit ans plus tard et Arthur n’est pas le centre de ce nouveau récit qui est fait.

Ce nouveau futur commence par Nimue et son saxon devenu sexy en train de batifoler gentiment aux abords du village où un festival se prépare. Le saxon ? Son nom est Derfel et la relation proche qu’il entretient avec Nimue ne plaît pas du tout à Lady Morgane – il peut avoir d’autres femmes, mais certainement pas elle. Moi, ça commence à me plaire que chaque personnage soit un peu plus identifié, parce que c’est nécessaire pour s’y retrouver dans cette adaptation, tout de même.

Et pour s’y retrouver, notons qu’Hywel propose à présent à Derfel de reprendre la ferme quand il ne sera plus en âge de le faire – parce que tout ce qu’il a comme héritier, c’est une héritière et qu’au cinquième siècle avant JC, elle n’allait tout de même pas diriger une ferme. Une fois que c’est fait et que Derfel n’est pas tout à fait sûr d’accepter cette proposition, on peut voir le festival avoir lieu. Il y a un peu de son et lumière, un peu de magie et beaucoup de baisers entre Derfel et Nimue. Ils envisagent déjà le mariage au prochain solstice, mais Nimue semble impatiente d’obtenir autre chose de Derfel.

Seulement, au moment de coucher avec lui, elle a une vision d’un loup et d’un chien qui lui aboie dessus. Confuse, Nimue est clairement stressée par la situation : elle annonce alors que les dieux veulent qu’elle choisisse entre Derfel et eux. Merlin, qui entend aussi le loup, débarque aussitôt pour expliquer à Nimue qu’elle sera la prochaine druide du royaume, et la plus puissante de toute. Son chemin pour cela sera tortueux, long et solitaire. Elle ne doit pas se marier, ni même coucher en fait, ou elle perdra ses pouvoirs. Oh. Sacré contraceptif ! C’est aussi une rupture inévitable entre Nimue et Derfel – et c’est un peu brutal pour Derfel qui n’avait rien demandé.

Pour ne rien arranger à sa situation, il tombe ensuite sur une ancienne esclave qui lui rappelle sa mère. Bref, Derfel passe une soirée de merde et n’hésite pas à boire pour oublier. Il s’en prend alors à la mauvaise personne, à savoir Lunete, la fille d’Hywel, puis se barre à cheval.

Il finit par avoir un accident qui le renvoie une fois de plus au moment où Arthur lui a sauvé la vie. À ce moment-là, Arthur lui a dit qu’il serait un guerrier et c’est à présent le crédo de Derfel. Il retourne finalement chez lui pour mieux découvrir que c’est la panique. Au lendemain du festival, le royaume est en effervescence car la reine, Norwenna, est en train d’accoucher. Et hop, nous voilà entraînés avec Derfel à l’accouchement de Norwenna.

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Mordred

C’est un accouchement qui tente de nous montrer de nouveaux enjeux et de dessiner ce que sera la série, mais je trouve qu’ils ont vraiment du mal à être convaincants sur le sujet pour le moment. L’accouchement permet en tout cas à Merlin d’avoir quelques visions supplémentaires sur le futur de cet héritier qui, ça tombe bien, est un garçon. C’est exactement ce que le roi espérait. Cependant, ses espoirs sont vite brisés par Merlin.

Il explique ainsi que cet héritier est peut-être un garçon, mais c’est aussi un handicapé, légèrement difforme, et surtout un bébé qui a le mal en lui. Il est promis à un destin funeste et mettra, selon lui, le royaume en péril car il l’a déjà vu tuer plus tard ses propres hommes. Le roi ne l’entend pas de cette oreille et compte bien élever correctement son fils pour éviter que ça n’arrive.

Il reproche ainsi à Merlin d’avoir d’autres ambitions que celles qu’il devrait avoir. Merlin lui rappelle en même temps qu’il a un autre fils et qu’Arthur doit absolument être ramené à temps au royaume. Le roi s’y refuse et annonce que le Prince Mordred est son nouvel héritier. Ouep, malgré les avertissements de Merlin.

Ce dernier décide donc de se barrer du royaume une fois pour toutes : il part à la recherche d’Arthur qui est, toujours selon lui, le seul capable d’arrêter ce qui est en train de se produire avec ce Mordred. Ce faisant, Merlin choisit à son tour l’exil et laisse Nimue reprendre son rôle de druide sans le moindre avertissement au préalable. Elle doit donc se rendre à Avalon, où Mordred et Norwenna seront envoyés aussi pour être protégés, même si Merlin n’y est plus. Morgane insiste donc pour que Nimue s’y rende au plus vite et les accompagne, et tant pis si cela casse ses adieux à Derfel.

La mort du prince | L’exil | Derfel | Mordred | Gundleus | Gaul

Gundleus

Oui, Derfel décide de ne pas retourner à Avalon et de ne pas reprendre la ferme d’Hywel, finalement. Il souhaite au contraire apprendre à se battre pour le royaume. Nous voilà ainsi partis pour le traditionnel montage où un personnage apprend à se battre ? J’y ai cru, mais non, on se contente de voir Derfel s’en prendre avec son épée à un bout de bois. Il a la rage en lui et sera donc un formidable guerrier.

Il se fait ainsi repérer par Owain, l’ami d’Arthur à qui ce dernier avait confié son plan pour battre les Saxons. On sent l’admiration de Derfel, on voit Owain donner des conseils, ça devrait bien finir cette histoire. Par contre, on sent que la série a du mal, pour le moment, à savoir où elle veut aller : ça part dans tous les sens. Ainsi, on enchaîne à présent avec l’arrivée des Siluriens sur place. Ce sont techniquement des ennemis du royaume si on en croit les réactions de tout le monde. En fait, Morgane demande que leur chef subisse un sort 100 fois pire qu’Arthur.

Ce n’est pas ce que le roi compte faire par contre : il entame au contraire une conversation avec leur chef, Gundleus, et le tout est espionné par un Derfel qui ne me semble pas du tout discret, mais que personne ne voit pour autant. Le problème, c’est que Derfel reconnaît en Gundleus l’homme qui enlevé sa mère sous ses yeux et que maintenant le roi veut lui pardonner tous ses péchés. C’est con.

La mort du prince | L’exil | Derfel | Mordred | Gundleus | Gaul

Gaul

Et après tout ça, il est temps d’en arriver au cliffhanger : Merlin arrive à Gaul, les terres d’un autre roi. Il demande à parler au seigneur des hommes qu’il croise, et on voit bien où la série veut en venir quand l’homme à qui il le demande nous demande un seigneur grand guerrier : Merlin a retrouvé Arthur.

Il le surprend pendant sa petite douche sous la cascade et tout est bien qui part en sucette car la légende va pouvoir commencer. Après une heure, ce n’est pas plus mal ! Merlin demande à Arthur de revenir à la maison pour sauver le royaume, et hop. Ah, c’est frustrant, on allait enfin avoir des scènes avec Iain ! J’imagine qu’il faudra revenir la semaine prochaine, désormais.

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The Winter King (S01)

Synopsis : Au Ve siècle, bien avant que la Grande-Bretagne ne soit unie et alors que la vie était souvent éphémère, Arthur Pendragon passe du statut de paria à celui de guerrier et leader légendaire.

Pour commencer, je dois avouer que The Winter King est une série qui m’a échappé jusqu’à sa diffusion, passant complètement sous mon radar. Cela s’explique aisément : une série anglaise, historique, avec des épisodes d’une heure… Tout ce que, normalement, je n’apprécie pas particulièrement. Cependant, la légende arthurienne, je la connais bien, et je suis vraiment curieux de voir ce que cette réécriture peut apporter.

Et puis, on ne va pas se mentir, ce qui m’attire particulièrement dans cette nouvelle série, c’est la présence d’Iain de Caestecker dans le rôle principal. Je l’ai adoré dans Agents of S.H.I.E.L.D et j’ai apprécié ses débuts dans The Fades. Il était donc logique pour moi de suivre sa carrière – si j’ai survécu à Overlord, je peux supporter une série anglaise, non ? J’aurais aimé en faire autant avec Elizabeth Henstridge, mais j’ai malheureusement raté sa série. Cette fois-ci, je ne compte pas faire la même erreur.

De plus, la diffusion de la série à partir du 20 août, avec un épisode par semaine, tombe à pic, surtout en pleine grève des scénaristes. C’est l’occasion idéale pour remplir mon planning ! L’avantage de ne pas avoir entendu parler de cette série auparavant est que je n’ai aucune idée de ce qui m’attend. Bien sûr, l’atmosphère historique de la série m’inquiète un peu, mais je garde espoir. La légende arthurienne est riche en magie, ce qui devrait, je l’espère, contrebalancer un ton qui pourrait être trop sérieux. Et, comme pour toutes les séries anglaises, j’espère qu’elle ne se terminera pas sur un énorme cliffhanger (surtout si elle annonce une apocalypse, comme toutes celles que j’aime). Au pire, c’est une série inspirée d’une saga de livres que je n’ai pas lue… Pas de cliffhanger insolvable, donc !

Bref, j’espère quand même que cette aventure sera à la hauteur de mes attentes, mais pour le savoir, il ne me reste plus qu’à lancer le premier épisode…

Note moyenne de la saison : 

Special Ops : Lioness – S01E06 – The Lie is the Truth – 14/20

La série sert cette semaine exactement ce que j’en attendais. Elle est un peu longue à en venir à ce qu’elle veut nous montrer dans son intrigue principale alors que je l’avais vu venir, mais autrement, c’est plutôt efficace. Disons qu’on commence enfin à cerner les personnages et tous les enjeux et qu’il était temps d’en arriver à ce stade après six épisodes. Franchement, la série est divertissante, et je ne m’attendais pas à ce qu’elle le soit en la commençant, alors je suis content.

Spoilers

Cruz retourne sous couverture auprès d’Aaliyah.


This is her wanting to know you.

Eh, je vois ce que vous faites avec vos titres d’épisodes, les gars ! J’aime beaucoup l’idée, cependant, c’est le point le plus intéressant de la série à mon sens : cette mission de Cruz sous couverture.

Cruz | La Maison Blanche | Lioness

Cruz

Comme prévu, l’épisode commence par Cruz se rendant auprès d’Aaliyah pour qu’elles apprennent à mieux se connaître. Le temps pluvieux et l’engouement de sa cible ne font pas particulièrement plaisir à Cruz, surtout quand elle découvre qu’on lui réserve une surprise sur place : Aaliyah a organisé une journée spa. Ce n’est pas exactement quelque chose qui lui plaît de toute évidence.

Heureusement, la surprise est spoilée pour elle par ses coéquipiers. Joe en profite pour lui rappeler qu’elle ne doit pas s’embrouiller : elle va passer trois jours avec Aaliyah qui veut apprendre à la connaître et elle devra se rappeler de chacun de ses mensonges pour ne pas être grillée. C’est vrai que c’est un sacré travail de couverture l’air de rien. Mais alors vraiment l’air de rien : une journée au spa, il y a plus désagréable, tout de même.

Certes, Cruz a de quoi être dérangée de devoir se retrouver à poil à se faire masser, mais bon, elle semble s’y faire bien vite. La journée au spa lui fait toutefois découvrir qu’il faut souffrir pour être belle. Moi, j’en retiens surtout qu’Aaliyah lui pose effectivement plein de questions mais se débrouille surtout pour la voir à poil, non ?

Elle la rejoint carrément sous la douche après un bain de boue. C’est l’occasion d’un rapprochement très inattendu, avec Aaliyah qui insiste pour être l’amie de Zara cette fois-ci : elles font même un pacte se promettant de ne plus jamais se mentir. Se mentir ? Ben oui, Aaliyah sait bien que Cruz n’a jamais été dans un accident de voiture. Elle ne comprend pas comment Zara a pu se laisser faire au point de se faire dégommer par un mec vu son caractère, aussi. C’est… simpliste comme vision du monde, et pas trop raccord avec ce qu’on sait d’Aaliyah jusqu’ici.

Après cette journée au spa, c’est parti pour une soirée films : elles regardent Paranormal Activity (et surjouent beaucoup trop la peur vu le film que c’est), puis The Notebook. C’est évidemment Aaliyah qui fait le choix des films et vous ne m’enlèverez pas de l’idée qu’elle essaie de draguer Cruz. Je veux dire, horreur et film romantique ? Le tout vu dans le même lit ?

Aaliyah finit par se confier à Cruz et expliquer qu’elle ne souhaite pas se marier, mais qu’elle n’a pas le choix pour éviter la honte sur sa famille, sur sa belle-famille et surtout pour elle. C’est simple, faire son propre choix, ce serait une condamnation à mort pour elle. Ouais, on voit où vous voulez en venir, alors venez-y, mince !

Ils y viennent enfin pour le cliffhanger de l’épisode : Aaliyah est tellement heureuse d’apprendre qu’elle va se marier à Mayorque qu’elle hurle sa joie… puis embrasse Cruz. Et le baiser est un peu gênant au départ, mais il devient vite autre chose entre elles. Cruz finit par interrompre ce qui allait être un peu plus qu’un baiser – genre le nom allait devenir un verbe. Aaliyah fait alors comme si de rien n’était, mais Cruz est totalement perturbée par la situation. Aha. Pas bien maligne pour une agent surentraînée !

Cruz | La Maison Blanche | Lioness

La Maison Blanche

Joe découvre assez vite dans l’épisode que sa réunion du jour se tiendra à la Maison Blanche. C’est une manière d’augmenter les enjeux j’imagine : dès qu’il est question de la Maison Blanche, on sent bien qu’il y a une certaine importance aux débriefs de Lioness. Kaitlyn informe donc Joe de changement de lieu de rendez-vous avant de se renseigner auprès de son mari de ce qu’il peut savoir ou non.

C’est assez hallucinant ce couple ! J’ai du mal à saisir le job de l’un et de l’autre exactement, mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a une sacrée faille d’informations confidentielles avec ces deux-là. Kaitlyn dévoile donc des informations sur la taupe qu’ils cherchent. C’est intéressant pour nous aussi : il y a donc une taupe qui gère une sorte de banque pour terroristes, et c’est là le cœur de la série. On y vient complètement par surprise avec ces deux personnages qui ont tant de mal à se dévoiler depuis le début de la série.

Une fois que c’est fait, on découvre que Kaitlyn était déjà en poste il y a vingt ans lors des attentats du 11 septembre, puisqu’elle confie à Joe qu’elle a déjà eu à attendre trois jours dans une pièce de la Maison Blanche qu’on veuille bien la recevoir après avoir été convoquée. Heureusement pour nous, ce n’est pas le cas pour cet épisode : on se retrouve donc rapidement avec le rendez-vous à la Maison Blanche.

C’est un rendez-vous que j’ai trouvé intéressant et bien écrit : tous les personnages se retrouvent à se tortiller pour déformer autant que possible la vérité de leurs actions. Il est évidemment question de l’opération plus ou moins illégale de l’épisode précédent, avec l’explosion pour couvrir les traces des actions illégales de la CIA. Pas si évident toutefois : les officiels américains (coucou Morgan Freeman, qui à son tour a un rôle sans nom et sans titre précisément donné) sont bien conscients d’avoir été bernés et s’ils le sont, d’autres ennemis peuvent l’être également.

C’est un problème pour eux, évidemment, et ils s’arrangent donc pour faire comprendre à Kaitlyn, son supérieur, Joe et Kyle qu’ils ont fait de la merde. Le supérieur fait toutefois un petit discours pour leur rappeler à quel point il était important de sauver la ville. Cela semble passer, Kyle est congédié et on en revient à la mission sous couverture de Cruz.

Cette fois, il est intéressant d’avoir le point de vue professionnel de Joe sur la situation. Elle explique donc dans le plus grand des calmes qu’elle est prête à sacrifier Cruz si nécessaire, parce que l’essentiel est de tuer la cible.

Bref, une fois de plus, Joe passe plutôt une mauvaise journée au travail : elle parvient à convaincre ses supérieurs que son opération est hyper bien menée et que c’est parfait de ne pas pouvoir contacter son atout pendant qu’elle est sous couverture. Cependant, ces derniers insistent pour lui expliquer qu’il faut qu’elle parvienne à lui faire passer le code « Mabel » qui sera le code pour déclencher une éventuelle attaque lors du mariage du 7 décembre.

Cruz | La Maison Blanche | Lioness

Lioness

En parallèle de tout ça, Cruz est donc mise sur écoute par ses collègues de Lioness. Alors que ceux-ci s’ennuient de ce travail de surveillance dans une safe house, ils sont soudainement mis en état d’alerte lorsqu’ils entendent une vitre se briser quelque part dans la maison. Le suspense est bon et la tension monte aussitôt d’un cran : ils subissent un assaut et ils n’aiment pas bien ça. Finalement, l’intrigue est vite résolue : ils ont affaire à de simples cambrioleurs.

Ils ne savent pas exactement quoi en faire donc appellent aussitôt Joe pour qu’elle prenne la décision finale concernant le sort de ces cambrioleurs. Sa décision est facile : elle demande à Kyle de les rendre amnésique au plus vite – et j’ai bien aimé la scène, avec un jet privé rapidement mis en place pour Kyle et un excellent gag sur le reporter essayant de faire tomber un membre du congrès. C’était simple et efficace.

L’amnésie ? Elle est simple à obtenir finalement. Un peu de torture psychologique : on retire les chaussures, on les met à genoux pendant des heures, on les aveugle, on les laisse se faire pipi dessus et on les menace pour de faux. Et c’est à peu près tout : on a vos adresses, on a votre ADN et voilà une tonne d’argent pour obtenir votre silence. Si vous parlez, on tue vos familles. Allez, facile ce cambriolage finalement.

Je ne vois pas trop l’intérêt de faire intervenir Kyle dans l’affaire, en plus. N’importe qui aurait pu faire ce qu’il fallait à sa place – à part peut-être amener la valise pleine de frics. Oh, et avant de conclure la critique, il me faut aussi évoquer Joe qui rentre chez elle auprès de son mari – parce que ça fait au moins un happy end pour quelqu’un dans l’épisode !

Cruz | La Maison Blanche | Lioness

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