Riverdale – S07E15 – Miss Teen Riverdale – 13/20

Cette série est vraiment incroyable, sous tous les sens du terme, même les moins positifs. On se retrouve cette semaine encore avec un épisode filler, un de plus. Cette saison 7 sera marquante et inoubliable pour son ambiance, j’imagine, et pour tous les messages qu’elle essaie de faire passer. C’est marrant, la série n’a jamais été à destination des adolescents qu’au cours de cette saison, alors que c’est celle qui sera le moins suivi par les adolescents. Bref, il faut prendre cet épisode pour ce qu’il est : un divertissement visant à faire rire tout en créant une bulle plus ou moins féministe dans les années 50. Incroyable, donc. Et improbable, aussi.

Spoilers

Alice et son mari organisent un concours de miss à Riverdale.

Speaking to myself, I love being beautiful.

Non, je ne fais pas un AVC : je sais parfaitement qu’il manque des critiques d’épisodes. Je vous rassure, elles sont écrites, mais juste pas encore mises en page. Seulement, il me semble que quitte à être à jour dans la série, autant en profiter pour publier le jour de la diffusion de l’épisode ma critique !

L’épisode commence de manière originale pour Riverdale : ce n’est pas Jug qui nous assure la narration de cet épisode, c’est chaque fille de la ville qui décide d’écrire à Betty ses plus intimes secrets et envies. Ce n’est pas brillant, mais ça nous permet de faire le tour de tout le casting féminin pour comprendre un peu mieux les motivations de chaque personnage. C’est sûrement pour la diffusion de cet épisode qui se veut plus féministe que les autres que les quatre actrices principales de la série en ont profité pour aller se faire tatouer et en parler sur Instagram. Ouais, Morgane et Aurélien me tiennent au courant de l’actualité la plus intéressante !

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

L’inscription

Il y a donc tous les ans un concours de Miss à Riverdale, et c’est évidemment Alice qui l’organise. Qui d’autre pourrait s’en charger dans cette ville qui ne compte qu’une petite poignée d’adultes et beaucoup d’enfants livrés à eux-mêmes ? Si elle l’organise, c’est pour mieux pouvoir le diffuser à la télévision, et attention, à la télévision nationale, parce que c’est clair que Riverdale, ça intéresse toute la côte ouest des USA au moins.

Ethel se retrouve donc à devoir dessiner le tract de ce concours pour sa maman de remplacement, avec un jeu d’actrice qui nous montre son envie d’y participer malgré un physique qui ne correspond pas aux attentes qu’elle est forcée de dessiner. Au contraire, Betty critique évidemment l’initiative de ce concours de Miss ; une position qui n’existait certainement pas pour une ado de l’âge de Betty à l’époque… Jusqu’à ce qu’elle apprenne que le concours pourrait lui payer ses études.

Bien sûr, Veronica est hyper intéressée par le concours et elle convainc rapidement toutes les filles de la ville de s’y inscrire avec elle. Elle, elle le fait par pur intérêt professionnel, envisageant déjà la pub que sa couronne apporterait au Babylonium. Bien sûr.

Il va de soi que Betty essaie d’expliquer à ses amies que les femmes sont objectifiées par ce concours et qu’il faut vraiment arrêter de le faire. C’est drôle, sérieusement, parce que bon, à l’époque, le mot devait à peine exister. Et puis, Cheryl m’a bien fait rire à souligner à quel point l’actrice ne fait que ça depuis sept saisons : être objectifiée. Concrètement, Cheryl le fait en rappelant les moments où Betty s’est déshabillée cette saison, et bien sûr, la blonde a réponse à tout.

Cela n’empêche pas Veronica de vouloir participer et de proposer à ses amies un pacte pour s’assurer que personne ne se poignarde dans le dos – enfin, Cheryl n’a qu’une ennemie : Evelyn – et qu’elle considère que la victoire est pour chacune d’entre elles quoiqu’il arrive. C’est mignon. Cela permet à Betty de découvrir que Toni participe aussi. Oh, cette dernière le fait pour lutter contre le racisme ambiant, évidemment. Et Cheryl aussi.

Cela déprime Betty, parce qu’elle se retrouve à être la seule à ne pas participer au concours. Il ne faut pas grand-chose pour qu’elle soit convaincue de toute manière : Veronica revient donc à la charge dans les vestiaires pour s’assurer que Betty signe également. La promesse d’une bourse universitaire est de toute manière suffisante pour qu’elle signe. Elle le fait donc, et Alice s’inquiète immédiatement.

Pour elle, sa fille ne peut que vouloir détruire le concours avec une petite déclaration féministe. La bourse universitaire ? Inutile avec ses résultats scolaires, c’est un rêve stupide. Malgré cette attaque idiote de la part d’Alice, la mère et la fille ont pour une fois une vraie conversation : Alice révèle ainsi qu’elle voulait être hôtesse de l’air avant que ses rêves ne soient brisés par la naissance de ses filles. Charmant. Betty culpabilise un peu apparemment.

Betty est ravie de découvrir que l’inscription au concours est suivie par des répétitions et un entraînement intensif assuré par… Alice. Au moins, à ce stade, c’est clair : on laisse tomber tout le reste de la saison pour se concentrer uniquement sur ce concours. Ce qui aurait pu être le sujet d’un arc sur plusieurs épisodes devient donc un épisode complet sur ce qui est attendu des femmes dans les années 1950.

Le but est aussi de se concentrer sur quelques intrigues secondaires jusqu’ici, tout de même, n’abusons pas. Avant d’y venir, je commence par l’aspect un brin plus général, avec toutes les participantes du concours que se rendent dans la boutique de la mère d’Archie pour un essayage de robes magnifiques et pour assister à un débat sur le rôle de la femme. Ainsi, Alice est ravie d’être mère apparemment, alors que la mère d’Archie pensait qu’une ancienne Miss Riverdale Teen Queen comme elle aurait toutes les cartes en main pour devenir une Première Dame des USA. Bien sûr, oui, rien que ça. Les scénaristes ont tant d’idées merdiques pour nous faire rire !

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

Midge

En parallèle, Fangs s’inquiète de savoir que Midge souhaite participer : il a peur pour elle et pour le bébé, parce qu’il sait que c’est un concours un brin physique. Bien sûr, un ado de 1950 qui s’inquiète des talons que doit porter sa copine pendant des heures ? J’ai un doute tout de même. Bon, peu importe. L’essentiel, c’est que l’intrigue de la grossesse de Midge fait évidemment des remous dans cet épisode quand elle n’est plus assez maigre pour sa robe.

Alice en déduit aussitôt qu’elle est enceinte, parce qu’elle voit bien que l’adolescente rayonne de toute manière. Bien évidemment, on y croit. Quoiqu’il en soi, elle la confronte, Midge ne sait pas mentir et hop, son secret est dévoilé. À quoi bon perdre du temps ?

Alice organise alors une réunion d’urgence avec toutes ses participantes – et j’en profite pour écrire ici que j’aime beaucoup le personnage d’Evelyn, c’est tout à fait le genre de garce que toutes les séries devraient avoir pour l’humour (dommage, elle n’aura pas le temps d’être développée pour être chose que ça alors qu’il y aurait tant de potentiel !). Elle leur annonce que Midge n’est plus parmi elles. Elle n’est pas morte, elle est juste enceinte, ce qu’Alice ne dit qu’à demi-mot. Ce qu’elle dit, en revanche, c’est que le corps de ses participantes doit désormais être un temple, que Midge reviendra dans sept à huit mois et qu’elle finira l’année scolaire dans le couvent habituel de la série. La pauvre.

La voilà dégagée de l’épisode bien vite, mais le sujet n’est pas évacué pour autant : il est question d’une grossesse adolescente, et c’est important de traiter le sujet pour faire un peu de prévention et d’éducation sexuelle. On est devant une série pour adolescents après tout, et tant pis si toute l’audience est forcément adulte désormais (je veux dire, c’est la saison 7, qui regarde encore ça chez les ados ?).

Ainsi, Betty s’intéresse bien sûr à la sexualité de Midge et Fangs, avec plein de jalousie, mais surtout une bonne question : comment est-elle tombée enceinte s’ils se protégeaient ? Oui, la question est essentielle pour faire passer un message sur le préservatif et ses risques, mais aussi pour que Veronica insiste sur le fait que ce sont les femmes qui assument toutes les conséquences de la grossesse (c’est bien) et nous fait tout un speech publicitaire sur la pilule. Je doute vraiment qu’une adolescente à l’époque soit capable de théoriser la pilule comme elle le fait déjà, mais en plus, c’est un peu gênant de nous la vendre comme quelque chose qui n’a que des points positifs quand on sait qu’il y a quelques effets secondaires aussi. Quitte à faire de la prévention, il aurait été bon d’aller jusqu’au bout.

Bon, ce n’est pas le mood de l’épisode de toute manière. Et même si c’est un épisode très féministe, Toni s’inquiète pour Fangs, évidemment, parce que personne ne l’a prévenu que Midge est chez les bonnes sœurs. Toni et elle sont donc celles qui le préviennent et doivent faire face à son énervement. En toute fin d’épisode, il peut ainsi échanger rapidement au téléphone avec elle. L’occasion d’apprendre qu’Alice est la connasse qui a balancé la grossesse de Midge à ses parents et que ces derniers ont ainsi été forcés de l’envoyer au couvent, pour protéger leur réputation. Su-per.

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

Ethel

L’entraînement pour le concours de beauté est marrant plus qu’autre chose, avec des dictionnaires sur la tête pour les participantes (évidemment) et une Alice qui se donne à fond pour être le plus dérangeante possible. En vrai, c’était un peu marrant. Bien évidemment, Ethel qui rêve de participer à ce concours (c’était si peu subtil dès le départ) assiste aux répétitions. Elle se retrouve ainsi à fantasmer sa victoire et… on nous impose ça !

Dans les rêves d’Ethel, sa victoire est parfaite et lui permet d’être célébrée pour sa beauté. Elle retrouve ses parents en vie, a son portrait exposé dans des musées et est en couple avec Jug. On a les fantasmes qu’on mérite, je suppose, mais ça ne fait pas rêver.

Sa vie d’assistante, en attendant, ne la fait pas rêver malheureusement. Elle doit donc prendre rendez-vous pour la boutique de la mère d’Archie, puis faire les retouches des robes elle-même. Betty se rend alors compte que son amie est en larmes et s’inquiète de savoir pourquoi. Il était temps qu’Ethel explique son envie de participer. Bien sûr, Betty ne sait pas trop comment réagir sur le moment.

Suite à la désinscription express de Midge, toutefois, Betty trouve la solution idéale : il suffit qu’Ethel prenne sa place, tout simplement. On passera sur le fait qu’on nous affirme qu’il y avait un numerus clausus alors que la liste de toutes les participantes n’occupait même pas la moitié d’une page, hein. Ethel se retrouve donc inscrite au concours et Betty lui fait quelques cours de rattrapage pour qu’elle puisse être à niveau à temps.

L’assistante dont Alice a tout de même besoin ? Facile : Betty propose à Dilton de l’être. Cela ne correspond toujours pas aux désirs d’Alice cependant : elle refuse qu’une fille « comme Ethel » soit une miss et que Betty se lance en croisade contre son concours. Bien sûr, elle utilise le passé difficile d’Ethel pour s’en défendre, mais on comprend bien que le problème est ailleurs. Pour autant, les scénaristes n’assument pas jusqu’au bout la grossophobie d’Alice, puisqu’elle n’utilise jamais de mots pour ça (et en même temps, ça vaut mieux, puisque l’actrice est merveilleuse).

Alice demande en tout cas évidemment à Betty d’annoncer à Ethel qu’elle ne pourra pas participer. Comme ce n’est pas exactement envisageable pour elle, elle en parle à ses amies. Aussitôt, son crush du moment (Veronica, rappelons-le plus que les quelques coups d’œil qu’elles se lancent dans l’épisode) trouve la solution : un bon vieux chantage.

Veronica et Betty se rendent auprès du père de cette dernière pour expliquer qu’elles se retireront toutes du concours si Ethel ne participe pas. Et mieux encore : elle demande le retrait du segment en maillot de bain de la compétition, parce que c’est bien trop sexiste. Non mais putain, faut voir à pas abuser non plus, elles sont censées être des ados de 1950. Déjà en 2023, on continue d’avoir ces segments et certain(e)s trouvent encore de quoi le justifier malgré le sexisme évident, mais alors en 1950, on ne me fera pas croire que c’est un discours possible. Je sais, c’est le but de la saison de montrer les défauts de la société à corriger, mais tout de même !

Alice prend évidemment très mal de découvrir qu’Al accepte les conditions de sa fille, mais il marque un point tout de même en soulignant que les jurys ne feront jamais gagner Ethel de toute manière. Sympa.

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

Le concours

C’est à l’occasion de la diffusion du concours à la télévision que les scénaristes trouvent de quoi occuper les membres masculins du casting. Ainsi, on a droit à une scène où ils se réunissent tous chez Pop’s pour regarder la télévision ensemble. On ne saura jamais pourquoi Julian est avec eux alors qu’ils ne sont pas vraiment potes ou pourquoi Archie sort des toilettes sans sa ceinture (l’acteur s’amuse tellement cette saison, ça me tue), mais en tout cas, les scénaristes auront réussi à caser des répliques à chacun des garçons de la série.

Bon, à l’exception de Kevin. Je ne sais pas pourquoi ça m’a surpris parce qu’après sept saisons c’était évident : Kevin, lui, il a le droit de chanter pour le défilé du concours. Chacune des participantes a donc son moment de gloire, à l’exception d’Evelyn et Ethel qui défilent ensemble (bien sûr). Le montage de l’épisode est un peu étrange, d’ailleurs, avec Fangs ravi de voir que Toni s’en sort bien. Elle n’est pourtant que sa pote dans cette timeline et Midge est enceinte de lui, tout de même. Le retour à la réalité sera sympa s’il a lieu un jour. J’ai bien l’impression que les scénaristes ne s’occuperont de l’intrigue principale que dans les derniers épisodes désormais…

Bon, en tout cas, ils n’avaient que quarante minutes dans cet épisode, alors ça termine à nouveau en épisode musical avec ce concours largement coupé pour ne se concentrer que sur la chanson de Kevin et sur celle d’Ethel. Soulignons une nouvelle fois le montage catastrophique de l’épisode avec Clay qui insiste pour dire qu’elle a la voix d’une star et Reggie qui tombe amoureux d’Ethel alors qu’elle n’a à peine chanté qu’un couplet… La chanson part ensuite et est géniale, mais le premier couplet… non ?

De toute manière, cette chanson fait rêver tout le monde, même les jurys de la compétition. C’est ainsi qu’Ethel se retrouve nommée Miss Riverdale Teen Queen. C’était principalement marrant, on va dire, surtout que ça oblige Alice à avoir son sourire figé devant les caméras. Evelyn est frustrée de sa défaite, parce qu’elle n’a pas rejoint le pacte de Veronica pour que la victoire d’une d’entre elles soit vécue comme une victoire et Ethel peut vivre son rêve – ou pas. Ses parents ne ressuscitent pas, Jughead n’est pas son petit ami.

Elle est tout de même miss, et ça, ce n’est pas rien. Ou alors, ce n’est rien, justement : Ethel n’a pas vraiment gagné le concours. Dans un twist improbable, il est révélé que c’est en fait Betty qui avait gagné. Oui, mais voilà, Alice a lu le nom d’Ethel et personne n’a osé la contredire, parce que l’émission était en direct et que ça aurait été une honte pour la chaîne de devoir retirer la couronne d’Ethel.

Mouais. Alice laisse planer un suspense auprès de sa fille sur les raisons la motivant à faire d’Ethel la gagnante alors qu’elle refusait de la voir participer… mais Betty finit par déclarer à sa mère qu’elle l’aime (pardon ???) parce qu’elle est quelqu’un de bien qui a voulu changer pour le meilleur la vie d’Ethel. Putain, mais arrêtez avec Alice, elle est insupportable et c’est tout !

Au moins, l’épisode se termine par la jolie conclusion que les filles sont l’espoir pour un monde meilleur le lendemain…

L’inscription | Midge | Ethel | Le concours

Compteur d’Archie à poil : C’était moins une. On le voit à peine dans l’épisode et c’est dans un lieu public, mais il trouve quand même le moyen d’être en train de se rhabiller.

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Secret Invasion – S01E05 – Harvest – 08/20

J’ai vraiment envie d’aimer la série, mais cet épisode est tout simplement mal écrit et était le pire jusqu’à présent. C’est vraiment simple, on nous affirme des choses dans certaines scènes qui sont contredites dans d’autres (parfois avant, parfois après) ; on fait des économies d’effets spéciaux et on prend des décisions qui sont incohérentes avec ce qui est souhaité par les personnages ; on nous fait des révélations qui, certes, fonctionnent mais ne changent pas grand-chose… Ma déception est à la hauteur de mon attente de la série et plus les semaines passent, moins je suis satisfait.

Spoilers

Fury a de l’avance sur Rhodes maintenant qu’il a le président avec lui et qu’il sait qu’il a affaire à un Skrull, pas vrai ? Eh ben, non.


And you’re gonna become the most wanted and hated man on the planet.

Allez, c’est reparti pour un épisode qui nous approche un peu plus de la fin de saison… et c’est tant mieux. J’ai tellement attendu cette série que je suis vraiment déçu de ne pas en être plus fan que ça pour l’instant.

Gravik | Fury | G’iah | Sonya

Gravik

Après l’attentat de l’épisode précédent, Gravik rentre à son QG. S’il est heureux que Talos soit mort, il est énervé par l’échec de sa mission : l’attaque devait permettre de les débarrasser du président des États-Unis, et c’était là le plus important pour lui, n’en déplaise à ses subalternes. L’un d’entre eux exprime particulièrement la frustration de tous les autres de savoir Nick Fury encore en vie quand Gravik a eu plusieurs fois l’occasion de le tuer.

Gravik n’hésite pas à s’attaquer à ce dissident et à le tuer devant tous les autres Skrulls, en fasant la démonstration de son nouveau super pouvoir. C’est un peu triste pour ce type, surtout qu’il nous expliquait aussi que Fury avait été garder en vie pour révéler où il avait conservé l’ADN des Avengers. Gravik rétablit une réalité différente : les Skrulls doivent lui obéir sans le contredire et savoir que si Fury est en vie, c’est uniquement à cause de Varra.

Il envoie donc une faction de Skrulls tuer cette traître, puis appelle Raava, celui qui se fait passer pour Rhodes. Gravik lui donne des ordres improbables : en tant que Rhodes, il va devoir annoncer au président que l’attaque était coordonnée par les russes et les Skrulls. Comme preuve, il pourra fournir des photos satellites et l’emplacement, en Russie, du QG de Gravik. Ouais. C’est l’assurance d’une attaque américaine sur le territoire russe.

Gravik est prêt à sacrifier beaucoup pour ça. Le problème, c’est qu’il a déjà sacrifié une part de sa crédibilité auprès de ses hommes : les Skrulls ne comprennent pas trop pourquoi il a tué l’un d’entre eux et se rebellent par surprise contre lui. Enfin, ça n’a rien de surprenant : tout le monde le voit venir de loin en vrai, sauf Gravik.

Cela nous fait une petite scène d’action un brin ridicule où tout un tas de Skrulls se rebellent contre Gravik et l’attaquent. Si la chorégraphie du combat est sympathique, j’ai du mal à comprendre pourquoi Gravik n’utilise pas plus tôt ses pouvoirs. Dès qu’il le fait, il met KO tous les Skrulls qui s’en prennent à lui et en égorge un autre. Ben oui. Tuer tous les gens qui le suivent, c’est une bonne idée pour affirmer son pouvoir. S’il avait gagné la bataille de l’idéologie jusqu’ici, Gravik n’apparaît plus que comme un gamin capricieux là.

Gravik | Fury | G’iah | Sonya

Fury

Suite à l’attaque de l’épisode précédent, Fury accompagne le président aussi loin qu’il le peut aux urgences. Il espère lui faire entendre que Rhodes est un traître et qu’il doit se méfier de ce qu’on veut lui faire croire, à savoir que les Russes seraient responsables de cet attentat. Cela ne semble pas gagné avec un président à moitié inconscient.

En plus, les informations parlent déjà de ce qu’il se passe et Fury décide de monter la garde comme le ferait un chien de garde. J’ai un doute sur l’utilité de la chose : il met sa chaise devant les portes battantes menant aux urgences, mais on sait bien qu’il y a plusieurs autres accès, non ?

D’ailleurs, c’est par un autre accès que Rhodes finit par débarquer. Fury l’y attend malgré tout et le menace, dans une scène qui n’est pas bien crédible, je trouve. Rhodes n’a qu’un seul garde qui n’essaie même pas vraiment de libérer son patron, il n’y a aucune sécurité dans l’hôpital autour du président ou de Rhodes… et tout l’enjeu de la conversation est improbable.

Ainsi, on se retrouve avec Rhodes, un Skrull sous couverture, qui maîtrise Fury sans problème avec un chantage stupide ? Je veux dire, OK, c’est galère pour Fury de se retrouver accusé du meurtre de Maria Hill avec preuve vidéo, mais qu’est-ce que ça change exactement à la situation ? Pourquoi laisse-t-il Rhodes libre de ses mouvements dans l’épisode ?

Pourquoi est-il dit qu’il est forcé de tuer Rhodes pour le révéler comme Skrulls quand on sait qu’il suffit de lui couper un doigt, par exemple ? Pourquoi une dizaine de gardes débarquent-ils d’absolument nulle part quand Fury s’en va, mais pas quand il attaque Rhodes ? Pourquoi aucun de ces gardes n’ouvre le feu sur Fury alors qu’il est censé être recherché ? Pourquoi personne parmi les gardes ne semble se soucier de l’accusation que Rhodes est un traître ? Non, vraiment, la série me perd totalement. Rhodes se retrouve finalement en capacité de confirmer à Gravik que le président est vivant.

De son côté, Fury rejoint une planque où G’iah l’attend. Alors… Je veux bien, hein, mais ça n’a aucun sens non plus. Fury se rend dans la planque où il a fait sa promesse foireuse trente ans plus tôt ? Genre, la planque existe encore ? En quoi est-ce une planque si Gravik sait où elle est ? Et comment G’iah le retrouve-t-elle ? Et pourquoi commencent-ils à parler du quartier et des attaques nazis plutôt que de ce qui les concerne directement ?

Bref. G’iah exige de pouvoir enterrer son père et en veut encore à Fury de ne pas avoir tenu sa promesse… Mais ils sont interrompus rapidement par la police. Fury prend la fuite. C’est un fugitif de luxe, cela dit : il a des limousines et des jets privés, ainsi qu’une ligne directe pour parler avec Gravik apparemment. J’ai vraiment du mal à accrocher à la série. On sait bien que Fury est un peu tout puissant, mais bon, comment parvient-il à avoir encore autant d’influence ?

On sait qu’il a la loyauté de bien des Agents du S.H.I.E.L.D, mais ce n’est jamais rappelé dans la série. Ils se sont débarrassés de Maria Hill et ne prononcent pas le nom de l’organisation. C’est franchement dommage. Plutôt que de lui donner un pilote très sympathique et capable de l’aider, il aurait été bon, peut-être, de sortir de sa retraite anticipée n’importe quel acteur de la série Agents of S.H.I.E.L.D non ? Je ne lâche pas l’affaire, je sais… Je trouve juste que trop d’opportunités sont gâchées pour rien. Allez, je me console : Fury parvient à entrer en Russie en utilisant l’un des masques permettant de changer l’apparence de son visage ; et ça, c’était utilisé aussi à un moment dans la série d’ABC.

Gravik | Fury | G’iah | Sonya

G’iah

Après son rendez-vous avec Fury, G’iah s’enfuit également. Apparemment, elle le fait en changeant d’apparence, mais la série ne se donne pas la peine de nous le montrer. L’actrice doit coûter cher après tout. Elle joue très bien, mais le rôle n’est pas grandiose et ne permet pas vraiment de lui rendre justice.

Elle décide en tout cas d’enterrer son père. Pour cela, elle en récupère le corps (hors écran), se recueille un moment, puis se rend auprès de Varra. Elle est sûre qu’elle pourra l’aider, puisque Fury lui a promis. C’est effectivement ce qu’il se produit, dans une scène qu’on nous présente comme plein d’émotions, mais qui n’est finalement pas si grandiose.

Une fois que Talos est brûlé, G’iah se demande tout de même pourquoi Varra reste chez elle, à attendre de se faire tuer par les Skrulls envoyés par Gravik. Effectivement, pas besoin d’être un génie pour savoir que ça risque de lui arriver… Varra part alors sur un petit discours affirmant le plaisir que c’est de vivre dans cette maison, puis fait la morale à G’iah sur les sacrifices que la vie de couple demande et dont elle n’a pas conscience car elle est encore trop jeune.

Soit. Heureusement, Varra est finalement interrompue par des Skrulls incapables de viser correctement. Ils ont clairement l’effet de surprise et auraient pu tuer sans problème Varra et G’iah en tirant correctement, mais non. Au moins, cela nous permet d’assister à une chouette scène d’action un peu prévisible. Varra et G’iah survivent et se débarrassent des Skrulls qui les attaquent sans le moindre souci, alors même qu’elles ont affaire à un commando armé.

Les deux femmes se séparent ensuite sans jamais s’être croisées sous l’apparence de Skrull. C’est ironique pour G’iah qui en fait tout un foin à chaque fois de devoir vivre sous une fausse identité. Même l’enterrement de son père, elle le fait dans la peau d’une humaine…

Gravik | Fury | G’iah | Sonya

Sonya

Mais qui est-elle, putain ? Sonya débarque dans l’entreprise d’un type qui s’inquiète apparemment des informations accusant les Skrulls d’être responsables de l’attaque contre le président américain Sonya accuse aussitôt le type d’être un Skrull et n’hésite pas à lui tirer dessus. Voilà, même pas besoin de lui couper un doigt, en fait : une petite blessure par balle dans la main suffit également à révéler la véritable identité des Skrulls sous couverture. Pourquoi Nick ne ferait-il pas ça à Rhodes ? C’est juste mal écrit, et c’est frustrant.

Bon. Au moins, elle est efficace et amusante. Elle s’écoute énormément parler, mais elle parvient à récupérer la scientifique qui fait des expériences pour les Skrulls, tout en tuant un des Skrulls. Je suis hyper partagé sur le personnage de Sonya : d’un côté, j’aime bien l’humour qu’elle apporte et ce côté hyper désinvolte ; de l’autre, je regrette vraiment son introduction qui ne permet pas trop de savoir où elle est sur l’échiquier de la série.

C’est en tout cas une pote de Fury, puisqu’elle vient le chercher à son arrivée en Russie. C’est l’occasion pour la série d’avancer un peu et de nous reparler de la troisième Guerre Mondiale. La menace ne me convainc pas du tout – peut-être à cause de la guerre en Ukraine dans la réalité qui nous a plongé totalement dans une troisième Guerre ; sur le versant de l’économie. Là, on a des scènes où le président américain a peur d’une frappe contre les Russes (conseillée par Rhodes, évidemment) et où Fury redoute la troisième Guerre… alors qu’avec l’invasion, elle semble plus que commencée.

Bref, la conversation entre Sonya et Fury permet de se faire une bonne idée de ce qu’il en est à présent : Gravik veut bien que Fury reste en vie car il est celui qui sait où est l’ADN des Avengers. Pour être sûr de l’obtenir, il menace son propre QG, parce qu’il y a des vies innocentes dedans. Gravik est prêt à tout pour obtenir plus de pouvoirs, soit, mais tuer des Skrulls, ça me semble plus que contreproductif vis-à-vis de son objectif… Pourquoi veut-il du pouvoir s’il n’a plus de Skrulls à qui donner la planète ensuite ? Une frappe nucléaire détruirait aussi considérablement la planète qu’il veut coloniser, non ?

Les scénaristes ne s’embarrassent pas de ces questions, préférant se concentrer sur la manière dont Gravik a appris l’existence de la « Mousson ». Cette dernière, qui est le titre de l’épisode, est une récolte du sang des Avengers versé durant la Bataille pour la Terre. Elle a été ordonnée par Fury (bien joué mon gars) et exécuté par des Skrulls, y compris… Gravik lui-même. Vraiment, bien joué, Fury. C’est donc ça qui a donné l’idée à Gravik de créer sa super machine et ça qui explique que Fury soit de retour : il se sent responsable de ce qui est en train de se passer.

C’est aussi pour ça qu’il ne fait appel à aucun super-héros pour lui venir en aide. Ma foi, c’est une explication qui tient à peu près la route, même si c’est trop con. Bon, et finalement, ils ne sont pas en Russie, mais en Finlande. C’est là que Fury a une fausse tombe, dans laquelle il a planté la fameuse Mousson. Un petit caveau contient aussi tout l’équipement dont il a besoin pour redevenir un vrai badass.

On ne sait pas trop pourquoi Sonya – sa bestie à qui il révèle que sa femme est une Skrull – ne l’y accompagne pas, mais ça fait beaucoup plus classe de le voir se préparer seul, c’est sûr. Bon. Plus qu’un épisode alors…

Gravik | Fury | G’iah | Sonya

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The Walking Dead: Dead City – S01E05 – Stories We Tell Ourselves – 10/20

Heureusement qu’il y a quelques twists dans le dernier acte de cet épisode, car sans ça, on se demanderait franchement ce que l’épisode voulait raconter. Je ne suis pas convaincu par l’ensemble de ce qui est proposé, une fois de plus : il n’y a pas assez d’épisodes dans la saison pour que tout fonctionne sur le plan émotionnel ou pour que les renversements de situation soient totalement choquants. Ou alors, je n’arrive pas à m’attacher à la série. Un peu des deux sûrement.

Spoilers

Maggie et Negan se retrouvent séparés par les événements après l’échec de leur mission dans l’arène du Croate.


He’s defintely an after situation.

Eh, mais on est lundi ! C’est terrible les vacances, j’allais me coucher sans avoir vu mon épisode hebdomadaire… C’est dire à quel point je l’attendais celui-ci. Cela dit, je suis plus proche de la fin de saison qu’autre chose, alors autant continuer et voir jusqu’où mènera cette histoire à ce stade.

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Les égouts

J’avoue que je n’avais pas tout capté au délire de ce qu’il se passe sous la ville. Le Croate utilise les êtres humains pour créer de l’énergie, je l’avais compris, mais il me manquait une étape à son système. Cet épisode me permet de comprendre que les égouts servent en fait d’usine pour créer cette énergie avec le méthane. Soit.

Maggie, Ginny, Tommaso et Amaia s’y retrouvent et perdent bien du temps à parler plutôt que s’enfuir. Je ne sais pas, les égouts sont censés être dangereux, mais ils laissent Maggie chercher trois plombes sa lampe-torche et s’intéressent à Ginny alors que bon, il me paraît plus urgent de quitter les égouts. Tommaso est beaucoup stressé quand sa copine touche son bras pour qu’il ne soit pas mordu honnêtement ! La copine est persuadée que les Burazi savaient qu’ils arrivaient et, selon elle, c’est sa faute. Alors non, meuf, c’est juste le marshal qui vous a balancés, hein.

Pas de quoi s’attarder sur place toutefois : comme je le disais, il faut se barrer au plus vite car le méthane risque fort de les empoissonner pour longtemps – et personne n’a envie de devenir une source d’énergie pour le Croate. Une fois en mouvement, notre petit groupe ignore un peu trop les zombies sur lesquels ils marchent et finissent par tomber sur un tas de graisse bien écœurant.

Ginny en profite pour essayer de s’échapper, forçant Maggie à lui expliquer que Negan est en fait un monstre qu’elle ferait mieux de ne pas essayer de suivre. Bizarrement, le discours semble faire son petit effet auprès de Ginny qui se remet à marcher avec le reste du groupe.

Le problème, c’est qu’on ne sait pas trop combien de temps ils marchent ou dans quelle direction ; et à vrai dire, eux aussi ne semblent pas trop savoir ce qu’il en est, mais bon… J’imagine que c’est le but, nous perdre un peu, alors que les personnages sont de plus en plus affectés spar le méthane. Cela dit, ça tombe bien : Tommaso trouve des masques à oxygène.

Maggie se met alors à soupçonner Tommaso d’être un traitre. Elle se rend compte qu’il savait exactement où aller lors de l’attaque des zombies, mais aussi qu’il est celui qui a trouvé des masques à oxygène. Sa preuve ? Tommaso a retiré son sac avant de trouver le masque à oxygène, ce qui est un signe pour elle qu’il ment : il avait les masques à oxygène sur lui depuis le départ et savait très bien qu’ils devraient passer par les égouts.

Pire, récupérer ces masques était probablement un signal permettant au Croate de savoir qu’ils allaient attaquer l’arène. C’est vachement alambiqué, mais le problème, c’est que Maggie a raison. Moi, j’imaginais de faux masques à oxygène les empoisonnant après avoir été posés là par des Burazi, je suis un peu déçu.

Amaia prend très mal la trahison de Tommaso, qui affirme aussitôt que leur rêve ne pouvait être que ça, un rêve. Il est le traître qui a provoqué la mort de bien des gens, en vain. Bon… Et ça servait à quoi de le confronter à ce moment-là Maggie ? Elle n’est pas des plus malignes quand elle s’y met. Elle se créé un ennemi alors qu’ils ne sont pas encore sortis d’affaires, franchement. En plus, elle s’obstine à ne pas vouloir d’oxygène, allez savoir pourquoi. Cela permet d’affaiblir encore la série : des flashbacks de la mort de Glenn nous prouvent à quel point la série d’origine était bien à une époque et à quel point celle-ci est juste chiante à mourir en comparaison.

Avant ce petit malaise flashback de Maggie, notre héroïne prend toutefois le temps de proposer à Amaia de se rendre chez elle. En donnant son nom et en revenant avec Ginny, elle est sûre d’y être acceptée sans que personne ne pose de questions. Mouais. Maggie n’allant pas bien, elle aurait besoin de rejoindre la surface au plus vite. Pourtant, ils prennent tous le temps d’une petite pause. On nous fait un faux suspense en nous montrant des zombies bougeant au ralenti dans l’égout où ils s’arrêtent, mais avant de passer à l’action, il faut encore que Tommaso se justifie.

Il explique ainsi que le Croate a promis une vie de banlieue bien pépère à Tommaso et que c’était suffisant pour le convaincre d’au moins essayer ça, pour Amaia. Ouais, mais en attendant, Amaia se fait attaquer par un des zombies derrière elle – c’est d’autant plus marrant que l’on nous avait montré un zombie derrière Ginny à la base.

Du coup, quand l’attaque de zombies commence, Tommaso se précipite, mais c’est uniquement pour mieux tomber tête la première sur d’autres zombies au sol. Maggie sauve en priorité Ginny, puis Amaia, alors que tous les zombies semblent se relever un à un. Malheureusement, c’est trop tard que Maggie se pointe : Amaia est éventrée par des zombies et ne survit pas. Tommaso non plus. Putain, mais quelle purge ? Les scénaristes n’en sauvent même pas un et nous débarrassent d’eux avant qu’on ne soit vraiment attaché à eux ou qu’on ne soit sûr qu’Amaia soit enceinte. C’est largement ce qui est sous-entendu par le souhait de Tommaso d’avoir à disposition une école.

Bref, l’épisode peut continuer : Maggie et Ginny avancent désormais seules dans des égouts qu’elles ne connaissent pas. C’est presque comique de voir comment la série continue sans un instant pour être triste : en fait, Maggie et Ginny non plus ne connaissent pas le couple… Rapidement, Maggie en est à essayer de récupérer toute la confiance de Ginny.

On ne sait pas bien si c’est efficace, mais elle lui laisse en tout cas la fin de leur bombonne d’oxygène. Pas la meilleure des idées cet entêtement à respirer le méthane ! Elle parvient malgré tout à escalader un autre tas de zombies à la suite de Ginny. Elles essaient de faire le moins de bruit possible pour éviter de réveiller d’autres zombies, mais c’est peine perdue : Maggie s’effondre finalement quand sa jambe s’enfonce dans le torse d’un cadavre.

Le bruit réveille clairement le mauvais cadavre et ça termine en vraie scène d’horreur. La jambe dans un cadavre, Maggie se retrouve à devoir faire face au zombie qu’elle a réveillé et qui est clairement terrifiant, j’avoue. Avec le temps, son corps a fusionné bien malgré lui avec d’autres zombies. On se retrouve donc avec un zombie qui a plusieurs têtes et plusieurs bras, avec un espèce de look d’araignée au passage. Glauque.

Oh, Maggie s’en tire, c’est évident, mais tout de même, ça semble plus dur que prévu. La dernière tête a réussi à me faire sursauter comme la franchise n’avait plus réussi à le faire depuis longtemps. J’en étais à me demander pourquoi Maggie avait les bras nus en pleine apocalypse zombie. Bon, et alors qu’il ne fallait pas faire de bruit quelques secondes avant, Maggie se met à poursuivre Ginny en criant son nom. C’est inutile : elle a laissé en lettres de sang sur le mur le mot « Menteuse » à l’attention de Maggie.

Pourquoi ça ? Eh bien, un flashback nous révèle que Ginny a découvert que Maggie mentait sur la situation de son campement. Elle affirme qu’on lui a volé du blé et toute la nourriture depuis le départ… mais en fait le stock de grains est encore plein.

Si Hershel a été enlevé, ce n’est finalement pas pour que Maggie fournisse plus de nourriture ; c’est pour qu’elle livre au Croate… Negan ! Oh. Bon, c’est un twist qui retourne toute la situation en théorie, mais comme elle déteste Negan depuis le départ, je n’ai pas l’impression d’avoir affaire à une révélation si significative que ça.

C’est pourtant le cliffhanger final de cet épisode : Ginny connaît la vérité sur Maggie et échappe à sa surveillance suffisamment longtemps pour s’éloigner en ville et tirer une fusée de détresse…

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Negan & Armstrong

Sans trop de surprise, une autre partie de l’épisode se concentre sur Negan qui est désormais le prisonnier du marshal. C’est si inintéressant ! Plutôt que de le tuer comme il le voulait car Negan est voulu mort ou vif, Armstrong décide donc de partir en balade avec son ennemi juré. Je ne comprends pas. Il le veut mort depuis le début de la série ? D’accord, Negan lui a sauvé la vie, mais qu’espère-t-il au juste ? S’il le ramène loin de New-York, Negan sera tué quand même… autant le buter tout de suite.

Bon, je suis content qu’il ne le fasse pas cela dit. Cela ferait désordre de perdre Negan après tant de saisons et des mains d’un personnage qu’on connaît si peu. La situation est toutefois tendue pour les deux hommes : ils se détestent, apprennent à se connaître en chemin et… bof. Le chemin ? L’idée est de quitter New-York, mais ça se fait en se planquant régulièrement de hordes de zombies.

Negan finit par comprendre que son geôlier est un new-yorkais juste avant une autre horde de zombies. Ils sont obligés de se retrancher, entrant dans un bâtiment en passant par… C’est une porte de frigo ? Ils échappent vraiment aux zombies comme ça ? Qu’est-ce que c’est encore que ce bâtiment dans lequel ils sont ?

C’est une bonne question, parce qu’ils y trouvent une œuvre d’un artiste avant-gardiste – ou juste d’un taré d’après l’apocalypse : des poupées de bébé éviscérées et placées en arc-de-cercle. Chacun sa déco, j’imagine. Malheureusement, ils ont évidemment affaire à un taré d’après la chute du monde : ils trouvent ensuite des cadavres d’animaux et d’humains. Chaque fois, la mise en scène se veut un brin artistique, avec des membres coupés. C’est joyeux.

Cela renvoie Armstrong au cadavre de son père. Negan profite de l’inattention de son geôlier pour tenter de s’enfuir : il lui balance un zombie à la figure, sachant qu’il est blessé à la jambe et qu’il ne pourra pas courir aussi vite que lui. Pas de chance pour lui : Armstrong le rattrape plus vite que prévu. Chance pour lui : Armstrong ne sait pas viser et se contente de l’aider à dégager une planche « Don’t open, dead inside ». Eh, on voit la référence.

Voyant son ennemi épuisé, Negan décide finalement de proposer son aide à Armstrong. Il ne souhaite pas le laisser pour mort derrière lui (on vient de voir ça quand il lui balançait un zombie à la figure) et préfère lui venir en aide, mais seulement en échange de la certitude qu’il ne l’emmènera pas à New Babylon. Armstrong refuse, mais Negan lui vient quand même en aide. Allez comprendre, à ce stade, c’est juste n’importe quoi.

Negan décide en tout cas de l’aider au point de lui proposer quelques soins pour sa blessure à la jambe. C’est au sein d’un bus scolaire qu’il trouve un kit de premiers secours jamais utilisés pendant tout ce temps. Cela tombe sacrément bien pour Armstrong, tout de même. Ce dernier se décide alors à raconter sa vie à Negan – et moi, je me demande comment il est possible d’avoir une dentition si parfaite dans une apocalypse zombies. Sérieusement.

Le passé d’Armstrong ? On essaie de nous faire nous attacher à lui, mais on a bien compris qu’il avait peu de chance de survivre à la saison, comme tous les autres. Et quand bien même il survivrait, non merci, ce perso a réussi à me souler parce qu’on nous l’impose trop sans réussir à lui créer une vraie histoire. Bon, c’est ce qu’ils font dans cet épisode avec la révélation que c’est en fait son grand-frère (purée, il était vieux son frère ?) qu’il a laissé mourir seul à New-York. J’aime bien que ça mène finalement au thème de l’épisode – les histoires qu’on se raconte pour dormir plus simplement – mais ça me semble inutilement compliqué pour en arriver là.

Et durant la nuit, évidemment, Negan voit la fusée de détresse de Ginny…

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Le Croate

On ne sait pas bien pourquoi, mais cet épisode nous propose aussi un petit segment avec le Croate qui s’amuse à dégommer un zombie en voiture avant de hurler toute sa frustration de son échec de l’épisode précédent à son volant. Il me semble que sa colère aurait pu être suggérée différemment, mais admettons. Après l’arène, la scène de spectacle : le Croate se rend dans un théâtre où ses hommes poussent la chansonnette.

Ses hommes ? Peut-être pas ? Il y a quelqu’un pour lui dire « out of my way, bitch », ce qui laisse supposer que le Croate n’est peut-être pas la figure la plus autoritaire de New-York, finalement. Il semble rendre des comptes à une femme qui est dans la loge des artistes à écouter de la musique d’opéra. Bordel, il ne manquait plus que ça !

La femme semble connaître Negan, au moins de réputation et elle nous fait un résumé de ce que la série a essayé de proposer, en insistant sur le fait que c’était génial au début (Ah ?) et que la fin doit l’être à présent. Ben écoutez, je leur souhaite, mais ça n’en prend pas le chemin tout de même. Après avoir annoncé la présence de Negan, le Croate explique à la femme qu’un marshal est venu à New-York, selon ce qu’elle avait craint depuis le début… Des hommes reviennent à New-York pour rétablir un système qui leur serait profitable.

Pour s’éviter ça, la femme veut absolument que le Croate récupère Negan, apparemment. J’ai du mal à comprendre pourquoi, franchement, mais eh, il y a une méchante plus méchante que le méchant dans cette saison finalement !

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Riverdale – S07E09 – Betty & Veronica Double Digest – 13/20

Effectivement, il faut digérer cet épisode, il porte bien son titre ! Ceci étant dit, j’ai plutôt aimé le format qui permet de se concentrer sur l’évolution de deux personnages. C’était particulièrement intéressant pour la première, qui se voit offrir une évolution qui transcende la saison je trouve. Pour la seconde, c’était plus convenu et bien trop répétitif de ce que la série a pu proposer pour elle jusqu’à présent. Bref, un épisode de plus au compteur !

Spoilers

Betty est obsédée par le sexe, Veronica par son business.

And a moment feels like an eternity

Betty | Veronica

On va être sincère, je commence à vraiment regretter d’avoir pris tant de retard dans la série, parce que j’ai beau trouvé l’ambiance de la saison sympathique, ça fait beaucoup d’épisodes à manger d’un coup et la qualité n’est que partiellement au rendez-vous pour le moment. Après, j’aime l’idée que cet épisode ralentisse le temps et me fournisse de lui-même la structure de la critique : Jug a perdu son idole littéraire (mais what ?) de toujours et est triste, alors un moment paraît durer une éternité… Et Betty et Veronica traversent une éternité personnelle dans cet épisode. Avant d’en parler plus en détails, je préfère me concentrer sur le cliffhanger de l’épisode qui reprend le fil rouge : le père de Kevin vient demander à Jug, qui a relu toute l’œuvre de son auteur préféré, de l’aide pour résoudre l’enquête sur le suicide (?) de l’auteur. Pas un suicide, donc.

Betty | Veronica

Betty

Nous reprenons cet épisode avec Betty dans le bureau du docteur du lycée – et du psy pour cet épisode. Si elle est convoquée dans ce bureau, c’est parce qu’elle est exhibitionniste et « nymphomaniaque », selon lui en tout cas. Le médecin cherche à comprendre pourquoi elle est si obsédée par le sexe, ce qui est amusant quand on sait qu’elle est une adolescente, après tout. J’ai plutôt bien aimé les répliques de Betty en vrai, même si c’est beaucoup trop moderne comme vision des choses ce qu’elle dit.

Le mieux, c’est encore le montage qui suit avec la chanson « Lollipop » que j’aime beaucoup et qu’ils ruinent bien vite avec la question « how often do you think about sex ? » : Betty se met à se souvenir de toutes les fois où elle pense au sexe au sein d’une même journée. Les scénaristes se font clairement plaisir, comme avec le reste de cette saison : Betty se retrouve à embrasser tout le casting de la série. Oui, tout le casting, tout le monde y passe, même Fangs, Reggie qu’elle vient juste de rencontrer ou Veronica. C’était amusant comme tout.

Ils ont une vision bien particulière de la sexualité et des adolescents tout de même, mais il est intéressant que toute cette conversation avec le psy finisse par mener Betty à une prise de conscience importante : elle ne veut pas fonder une famille, mais mener une vraie carrière. Bref, j’imagine que peu à peu les personnages vont « grandir » et devenir la version d’eux-mêmes que l’on attend en 2023. Un petit choc des cultures, finalement. Fallait-il forcément que ça passe par les magazines porno du père de Betty ? Probablement pas, mais bon, on fera avec et on compatira avec Betty quand Alice la force à penser à son mariage.

Ce à quoi Betty préfère penser est différent, toutefois : elle préfère penser à ses propres rêves. Elle en raconte notamment un à son docteur, un rêve dans lequel elle drague ses étudiants quand elle donne des cours particuliers. Tous, certes, mais le plus souvent Archie. Et c’est une fois qu’elle est sur le bureau avec Archie qu’elle se rend compte que toute la classe les regarde.

Cela permet à Betty d’en arriver à la conclusion que si elle pense tant au sexe et à ses désirs, c’est parce qu’elle cherche à mieux se connaître. On aura tout entendu, sérieusement. Et bien sûr, c’est sans surprise que le docteur raconte tout à Alice. Celle-ci se voit prescrire par le psychiatre de sa fille de lire les journaux intimes de Betty. Celle-ci est révoltée de voir sa mère entrer dans sa chambre pour lire ses journaux intimes et lui imposer de se confesser à un prêtre.

Pour se venger, elle décide donc d’entrer par effraction à son tour, mais dans le bureau de son psychiatre, avec la ferme intention de savoir tout ce qu’il écrit sur elle cette fois. Dans le tiroir du bureau, elle trouve pourtant une vérité bien différente : un couteau, une sarbacane, un exemplaire de Lolita et des comics…

Comme il est question de littérature, Betty se rend auprès de Jug pour en savoir plus. Il lui raconte alors l’histoire de Lolita, ce qui choque Betty… mais elle décide tout de même de lire le bouquin pour en savoir plus. Non, il y a des bouquins qu’on ne devrait pas avoir envie de lire, désolé. En tout cas, sa lecture permet à Betty de reprendre du pouvoir sur son psy, parce qu’elle le psychanalyse mieux qu’il ne le fait lui-même et lui indique qu’elle ne veut plus du tout avoir affaire à un pervers comme lui. S’il lit Nabokov, ce n’est pas pour rien, c’est parce qu’il projette des choses sur elle aussi.

De retour chez elle, Betty en profite aussi pour confronter sa mère : elle voit bien que celle-ci veut lui parler sans savoir comment faire et espère réussir à la faire parler en étant dans la confrontation avec. Malheureusement pour Betty, son père débarque et interrompt la conversation au moment où Alice allait enfin craquer et parler. On se tape impasse sur impasse avec ces personnages, pour finalement se retrouver le lendemain matin avec une Alice qui annonce à Betty qu’elle n’est plus sa mère. Oh bordel, mais tuez-la. On était bien quand elle était morte en fin de saison précédente, non ?

Betty | Veronica

Veronica

L’intrigue de Veronica est tout de même beaucoup moins intéressante et marrante que celle de Betty, malheureusement. On la voit galérer à faire vivre son business. Pour cela, elle décide de faire distribuer des billets gratuits : les cinémas font recette avec le popcorn et le soda, pas avec les billets en eux-mêmes. C’est un secret bien connu aujourd’hui, n’en déplaise à Veronica.

Toujours est-il que son opération marketing est très importante pour que le Babylonium puisse continuer d’exister. Veronica passe ainsi dans les vestiaires des garçons pour offrir des places de cinéma à toute l’équipe. Son but est évidemment d’en offrir une à Reggie, mais bordel, il fallait foutre tout le casting masculin à moitié à poil pour ça apparemment. Et il était dur ne pas rire : la direction d’acteur était très clairement « faites les coqs de la manière la plus ridicule possible ». Un vrai succès de la part des acteurs.

Malheureusement pour elle, sa petite soirée de cinéma gratuite tombe à l’eau alors même que Reggie avait accepté un rencard avec elle. La soirée est complètement sabotée : le film qu’elle promet de diffuser ne peut l’être car les bandes du film sont surexposées. Veronica se retrouve forcée de rembourser toute la soirée, y compris les popcorn et soda, surtout quand elle se fait attaquer par le popcorn en question – jeté par tous les lycées de la ville qui la détestent d’un coup.

Je peux comprendre leur frustration, mais bon, c’est vraiment un geste naze, ça. Une fois le désastre passé, Veronica se retrouve avec un autre désastre à gérer : son studio refuse de lui envoyer le film le plus attendu du moment, alors elle en contacte d’autres pour découvrir que personne ne veut lui envoyer en fait. C’est bien un sabotage : ce sont ses parents qui souhaitent faire du Babylonium un parking qui lui en veulent et font tout pour que son business échoue.

Ce n’est pas gagné pour Veronica qui se retrouve, sur une idée de Clay, à contacter de plus petits studios et à devoir diffuser un film sorti quelques années plus tôt. Sur une idée de Jug, à qui elle demande conseil, Veronica décide donc de vendre une version 4D de son film : elle embauche des lycéens pour jouer des infirmières ou des monstres du film.

C’est un franc succès : Archie et Reggie font des monstres terrifiants qui permettent à Veronica de faire tourner à nouveau son business. Grâce à ça, le lendemain soir, Veronica fait salle comble au cinéma et rencontre un vrai succès. Archie et Reggie la laissent certes tomber, mais ce n’est pas bien grave : elle sait que la rumeur se répand, elle a toujours Kevin et Clay pour faire le job et son cinéma va être le meilleur business de la ville, elle le sait.

Ah, les entreprises selon Riverdale, c’est merveilleux. Le problème, c’est que le succès monte à la tête de Veronica au point d’en oublier son rencard avec Reggie et surtout la folie de ses parents. Ceux-ci décident donc de la transformer en persona non-grata chez elle : ils refusent de lui fournir le logement car ils estiment qu’elle n’a plus besoin de leur support financier. Et effectivement, elle sait même où dormir : dans son cinéma, tout simplement.

Betty | Veronica

Compteur d’Archie à poil : On peut compter sur les fantasmes de Betty pour atteindre un timide +2

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