Riverdale – S07E08 – Hoop Dreams – 13/20

J’ai quand même l’impression que la saison s’écrit toute seule à force. Si cet épisode marque quelques points, c’est parce qu’il permet le retour de personnages qui manquaient et parce qu’il fait avancer discrètement le fil rouge énoncé dans les premiers épisodes. Les messages sociaux à faire passer continuent ainsi d’être l’intérêt principal des scénaristes et toutes les opportunités qui passent sont bonnes à prendre pour ça. A leurs yeux, en tout cas.

Spoilers

Reggie est recruté dans l’équipe de basket du lycée dans l’espoir de renforcer celle-ci !

We used to be unstoppable.

Reggie is back | Tabitha is back | Les Vixens | Babylonium

Reggie is back

Loin du cliffhanger de l’épisode précédent, cet épisode commence par une tension inattendue : l’équipe de basket de Riverdale High perd son match contre les Bulldogs et ça énerve beaucoup Julian. Il est inconcevable pour lui que son équipe puisse perdre et les beaux petits discours d’Archie tout mignon dans les vestiaires ne lui plaisent pas du tout. Il veut être bien plus agressif que ça !

Par chance pour Julian, l’oncle d’Archie lui révèle ensuite l’arrivée d’une nouvelle recrue dans l’équipe : Mantle. Reggie Mantle ! Ah, il était temps de le retrouver lui ! Ou pas ? Je ne sais pas, c’est une saison finale, je trouve ça sympathique de me dire qu’on ne l’oublie pas totalement après huit épisodes. Reggie revient donc à Riverdale par une porte inattendue : celle de l’équipe de basket.

Archie et son oncle décident d’aller le chercher directement dans sa ferme où il ressemblait plus à un Clark Kent de Smallville qu’autre chose. Archie doit vite le regretter si vous voulez mon avis : Reggie aperçoit Betty par la fenêtre de la chambre qu’il partage avec Archie et souhaite aussitôt en savoir plus sur elle.

En plus, Reggie Mantle a son petit succès quand il débarque au lycée : Veronica et Cheryl se battent aussitôt pour lui plaire, même si on ne voit pas bien pourquoi Cheryl fait ça. Malheureusement pour Veronica, propriétaire du cinéma de la ville, Reggie n’a d’yeux que pour Betty. En attendant que ça puisse se faire, il faut en tout cas commencer les entraînements de basket. Ceux-ci ne se passent que moyennement bien pour Reggie : Julian n’est pas heureux de le voir débarquer et le fait savoir.

Tout le reste de l’équipe refuse donc de faire équipe avec Reggie : il n’y a qu’Archie et Fangs pour être assez sympa pour ça. Ce n’est pas un problème pour Reggie : il embauche également Dilton, qui sert de souffre-douleur à l’équipe de basket dans chaque épisode, et ensemble, ils gagnent sans problème le match. 

Malgré cette victoire, Reggie n’est pas si heureux : il se rend compte que Betty n’est pas trop une bonne petite amie, qu’Archie veut être son ami mais qu’il ne l’écoute pas et surtout que Julian est un connard. Si Reggie est si dur avec tout le monde, c’est parce qu’il a un passé douloureux. Eh ouais : il a eu affaire à tout un tas de racisme dans son lycée précédent et il préfère à présent se protéger que de souffrir. Logique.

La réaction d’Archie est parfaite, s’excusant de ce qu’a pu traverser Reggie sans le remettre en question ou sans s’énerver. Ce n’est pas une réaction crédible pour l’époque et ça continue de paraître forcé, mais bon, admettons. Si Archie assure que les habitants de Riverdale ne sont pas racistes, il est forcé aussi de reconnaître que Reggie n’a pas tort : lors d’une soirée chez les Blossom, il est confronté au racisme de la famille et ne l’apprécie pas.

De retour chez lui, il abrège donc la conversation avec Reggie pour ne pas avoir à tout lui raconter. Le lendemain, Archie prouve aussi qu’il a bien compris le problème à Reggie : quand Julian l’appelle « Banana boy », il décide de lui foutre un pain dans la gueule. Julian finit au sol et Archie fait un petit discours pour rappeler à toute l’équipe que Reggie est leur meilleur joueur. Allez, ouvrez-vous l’esprit joueurs de Riverdale High !

Malgré tout, Archie précise encore à Reggie qu’il n’a pas frappé Julian pour lui, car il n’a pas besoin d’être sauvé. Il l’a fait pour lui-même et pour l’équipe. Au moins, ça permet à Reggie et Archie d’être amis. Bref, il aura fallu moins d’un épisode pour que Reggie s’ouvre un peu plus.

Reggie is back | Tabitha is back | Les Vixens | Babylonium

Tabitha is back

Après un épisode d’absence, Toni revient dans la série pour mieux rouler des sacrées pelles à Cheryl. C’est que ça nous manquait presque, à force ! Toni se fait ensuite draguer par une autre nana, mais elle y met vite un terme quand elle voit débarquer en ville… Tabitha ! Yeah ! Bon, c’est la version de Tabitha lycéenne avec lunettes terriblement démodées qui revient, pas la version 2023, hein.

Celle-ci est toujours une très grande amie de Toni dans cette réalité. Elle n’oublie pas pour autant de passer voir Jug pour lui demander pourquoi il n’a pas envoyé ses devoirs. Elle le pardonne vite, puis apprend qu’il écrit avec un auteur de science-fiction qu’elle adore. Eh ouais ! Evidemment que Tabitha et Jug sont faits pour être ensemble, voyons.

Ils se rendent donc ensemble chez l’auteur préféré de Jug, mais c’est en vain : il n’ouvre pas sa porte, probablement massacré par le vendeur de lait. Ne pouvant finalement pas proposer à Tabitha un rendez-vous parfait avec l’auteur, Jug se rabat sur le cinéma de la ville. Un vrai petit couple en rencard !

Jug lui montre ensuite son train (non, vraiment, ce n’est pas une métaphore), elle lui offre son livre de science-fiction préféré (avec un couple mixte et une comète, comme par hasard) et ils le lisent ensemble – si c’est pas mignon. La mignonitude est évidemment cassée le lendemain matin quand Jug rend visite à leur auteur préféré pour mieux apprendre sa mort. Cela dit, le shérif lui apprend qu’il s’est suicidé… Pas exactement ce que j’attendais, donc, le fil rouge va encore patiner !

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Les Vixens

De son côté, Betty reçoit la visite de son père qui aimerait qu’elle se mette à faire plus de sport. Selon le médecin de famille, cela pourrait calmer ses ardeurs du moment. Pour qu’elle fasse plus de sport loin de toutes tentations, le père de Betty s’arrange donc pour que sa fille puisse rejoindre… les pom-pom girls. Ah ben oui, quelle belle idée !

Belle idée de merde, en tout cas. Betty se retrouve à rejoindre les pom-pom girls pile quand Cheryl décide d’associer chacune d’entre elles à un mec. Betty se retrouve évidemment avec Reggie, ça tombe bien ! Cheryl lui fait un vrai cadeau sur ce coup-là, préférant associer Archie avec… Toni ! Cette dernière prend plutôt mal l’affaire et décide d’arrêter d’être une pom-pom girl : elle n’a pas envie d’une relation trop sérieuse avec Cheryl, elle a besoin de son espace vital et surtout, elle a envie de se retrouver aussi fun qu’elle l’était avant. Mouais.

C’est de la perte de temps, on sait bien que les scénaristes veulent nous les mettre ensemble de toute manière. En attendant, il faut donc faire avec cette rupture et avec une Toni qui s’en confie ensuite à Toni et Clay – sous prétexte qu’elle souhaite faire un club d’écriture de personnes de couleur. Cela permet à Cheryl de comprendre que la couleur de sa peau est une des raisons de leur rupture, mais ça ne l’empêche pas de promettre à Toni de tout faire pour lui venir en aide en vendant correctement son club au principal. Et puis, bien sûr, Cheryl redécouvre elle aussi que sa famille est bien raciste quand elle entend comment on parle de Reggie chez elle…

Côté Vixens, il faut aussi faire avec des scènes où Betty se fait rejeter par Reggie : il découvre qu’elle est très centrée sur le sexe et fait des strip-teases avec Archie, son nouveau coloc, et c’est trop pour lui. Cela laisse la voie libre pour retrouver une fois de plus Betty/Archie, surtout que Betty ne compte pas rester pom-pom girl. Elle sait bien qu’Alice ne tolérera pas l’idée de sa fille censée faire équipe et être un soutien pour un joueur de basket en particulier.

Bref, tout est bien qui finit bien : Toni propose même un autre rencard avec Cheryl moins d’un épisode après avoir rompu avec elle, parce qu’elle se rend compte qu’elles rompent pour les mauvaises raisons. Mignon tout plein, je vous dis !

Reggie is back | Tabitha is back | Les Vixens | Babylonium

Babylonium

En parallèle, Veronica n’a vraiment pas de chance en amour. Il faut dire qu’elle a envie de Reggie, qui ne veut que Betty, mais aussi de Clay, qui n’a d’yeux que pour Kevin. Il est plutôt drôle d’avoir Veronica demandant de l’aide à Kevin pour séduire Clay, mais là encore, je ne vois pas trop où ils veulent en venir. En plus, j’en étais à considérer que ce n’était pas très original d’avoir un Clay comme employé d’un cinéma après 13 Reasons Why.

Si la série continue de combler les trous comme elle peut avec cette intrigue sortant de nulle part, j’ai au moins envie de souligner que ça apporte un peu d’humour. Veronica donne tout ce qu’elle a pour séduire Clay, mais il n’a d’yeux que pour Kevin. Finalement, Veronica révèle en fait à Kevin qu’elle savait très bien qu’ils étaient gays : elle ne faisait que tester son hypothèse en draguant Clay. L’avantage, c’est qu’elle est fan des homosexuels (ouais, ça fait grincer des dents, je sais) donc bon, les mentalités continuent d’évoluer dans le bon sens pour sauver la ville de sa comète en 2023. C’était ça l’idée, non ? Un truc comme ça, à peu près.

Il ne faut pas que je m’emballe de toute manière, car nous n’y sommes pas encore ! Non, nous en sommes à Veronica qui se prend un râteau aussi de Reggie, totalement sur la défensive quand elle essaie de le draguer. Il n’en faut pas plus pour la convaincre que c’est un bon parti !

Reggie is back | Tabitha is back | Les Vixens | Babylonium

Compteur d’Archie à poil : Toujours pas. Il met même des t-shirts sous son marcel pour éviter d’avoir à perdre du temps en maquillage avec son tatouage, non ?

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Riverdale – S07E07 – Dirty Dancing – 12/20

Ouais, bon, on commence à avoir fait le tour de leur délire et il serait temps que la série en revienne à un fil rouge plus conséquent. Je ne sais pas, j’ai moins accroché à ce qu’il se passait dans cet épisode, parce qu’on enchaîne les clichés sans trop de raison. C’est sympathique à voir, l’ambiance change des saisons précédentes mais… Disons qu’il est temps que ça se termine !

Spoilers

Betty et Archie font face aux conséquences de leur petit spectacle.

This is a comic book, sir, this isn’t a porno mag.

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Betty & Archie

Sans trop de surprise, l’épisode reprend avec les conséquences du cliffhanger précédent : Archie et Betty s’amusaient à se mater l’un l’autre lors d’un strip-tease improvisé entre deux maisons. Au début de cet épisode, ils sont donc punis… La pire punition étant finalement celle d’Alice qui décide de téléphoner à ses amies pour leur raconter ce qu’il s’est passé ; menant au fait que toute la ville est rapidement au courant des activités nocturnes des adolescents. C’est encore mieux que les réseaux sociaux, ma foi.

La punition pour Archie ? Une conversation gênante avec son oncle sur son absence de pantalon et les douches froides nécessaires. La punition pour Betty ? Être obligée de danser tous les soirs au bal organisé par son père. Ah oui, ça va vraiment mettre un terme à ce qu’il se passe et aux envies sexuelles de Betty de la faire danser avec des garçons. La punition est toutefois bienvenue, c’est un point de Bingo Séries !

Ceci étant dit, les réactions hyper sexistes qui suivent au lycée ne sont pas géniales : Betty est sifflée et ridiculisée, Archie est applaudi… Tss. J’imagine que c’est une bonne chose d’amplifier à ce point le sexisme pour une série diffusée en 2023. Ma foi, si ça peut aider à faire bouger les choses en insistant sur les inégalités en place pour les combattre ? Ouais. Je prête beaucoup trop de force et d’intention à la série, je sais.

Je veux dire, on en est au stade où on nous impose ensuite une scène où Cheryl révèle qu’elle adore danser pour l’émission du père de Betty – et on la comprend parce qu’elle danse très bien. M’enfin, ce n’est tout de même pas grandiose. J’ai beaucoup ri de la voir faire une pub en famille pour le sirop d’érable, mais pas autant que devant un certain Troy décidant de danser avec Betty pour mieux la toucher. Ben oui, c’est une fille facile bien sûr.

Il obtient en retour une gifle bien méritée, diffusée à la télévision devant toute la ville. Il va en être ravi pour sa réputation – la réputation étant d’ailleurs la seule chose qui préoccupe Alice ensuite. Elle accuse ainsi Betty de se faire une mauvaise réputation quand on sait tous que c’est Alice qui lui fait une mauvaise réputation, en fait. Bon, bref, l’essentiel, c’est encore qu’Alice laisse malgré tout sa fille punie se balader en ville seule. C’est sans surprise qu’elle retombe ainsi sur Archie chez Pop’s.

Bon, cela dit, ce n’est pas pour l’intrigue de Betty que ça a son importance. Pour se venger définitivement de sa mère, Betty décide finalement d’utiliser une autre émission de danse de son père pour s’affirmer une fois pour toutes – et surtout pour être bannie à jamais de l’émission. Elle utilise donc le segment sur le twirl pour faire une petite démonstration de danse parfaite : elle tourne juste assez pour montrer sa culotte à la caméra.

Alice est choquée, évidemment, parce que sa fille est en pleine révolution sexuelle : elle sait ce qu’elle veut et elle sait comment l’obtenir. C’est un vrai problème pour tout le monde autour d’elle apparemment, à commencer par le principal du lycée. Ben oui, il faut bien qu’il s’acharne sur ses lycéens lui !

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Babylonium

Veronica aussi a droit à quelques remontrances de ses parents : Alice les a prévenus de la bonne idée de Veronica pour Betty et Archie et ils décident donc de la punir. Elle a été une mauvaise fille et doit donc être punie elle aussi : elle se retrouve à devoir bosser au Babylonium. Ce n’est toutefois pas un casino, mais un cinéma.

Si Veronica le vit d’abord comme une punition, elle débarque finalement très joyeuse et heureuse au Babylonium, où elle se retrouve à bosser avec son patron et Clay. Et c’est tout. On verra si cette intrigue mène quelque part par la suite… Pour l’instant, on se retrouve avec Clay et Veronica qui deviennent amis, puis avec Veronica découvrant que le cinéma où elle doit travailler est absolument désert. Forcément.

La série se met à nous pondre un discours pour sauver les cinémas désormais, critiquant l’impact de la télévision et du cinéma plein-air sur les palaces comme le Babylonium. Veronica enregistre donc une publicité, et je me demande bien avec quel matériel et avec quel argent, mais c’est en vain : le propriétaire du cinéma a décidé de vendre le Babylonium et vient justement de signer avec… les parents de Veronica. Et tant pis s’ils décident de transformer le palace en parking, hein. C’est dur de ne pas rire devant cette série, tout de même ! Je crains toutefois le pire : ils vont finir par nous ramener Hiram à ce stade, c’est sûr.

Je veux dire, on en est au point où Veronica décide de se séparer d’un tableau original de Hopper qui est chez ses parents pour racheter le théâtre à la place de ses parents. Le tableau n’est même pas vraiment à elle donc je me demande bien comment c’est jouable comme vente, mais ça se saurait si les scénaristes se souciaient des détails dans cette série… Voilà donc Veronica, adolescente, qui finit à la tête d’une entreprise. Peu importe l’époque, c’est donc toujours pareil !

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Kevin

De son côté, Kevin découvre en sortant de sa douche que son père a fouillé sa chambre et trouvé son magazine porno gay. Allez, j’exagère, ce n’est pas vraiment du porno. Kevin s’en justifie comme il peut, expliquant que c’est un magazine de bodybuilding. Le shérif n’est pas idiot, cependant, il voit bien que son fils a un penchant qui ne lui plaît pas du tout. Pour combattre ce penchant, que fait le shérif ? Il force son fils à rejoindre l’équipe de basket de Riverdale High. Belle idée que de le faire entrer dans les vestiaires du lycée plus que nécessaire, non ?

Non. Archie s’inquiète auprès de son oncle pour savoir ce qu’il se passe avec Kevin, puis il force l’amitié avec lui. C’est assez fou : je me rends compte qu’ils n’ont partagé que très peu de scènes depuis le début de la série, tout de même. Les voilà en tout cas qui se retrouvent amis, parce qu’Archie décide de marquer quelques paniers avec lui puis de le protéger de Julian dans les vestiaires.

Oui, oui, Julian s’attaque à Kevin dans les vestiaires, mais pas comme on l’imaginerait : il se contente de lui demander s’il est puceau et s’il est prêt à ne plus l’être pour faire partie de l’équipe, l’invitant à aller voir une prostituée. Mais c’est vraiment passionnant cette intrigue ! Kevin se porte volontaire avec plaisir, avant d’angoisser longuement : il s’en plaint à Archie et ne comprend pas pourquoi lui est forcé de prouver qu’il est un homme en couchant avec Twyla quand Archie est puceau lui aussi.

La question est certes intéressante pour une série pour ados, mais le problème, c’est qu’après sept ans de diffusion, il n’y a plus vraiment d’ados dans les gens regardant la série. Si ? Je ne sais pas trop. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que chez Twyla, les choses se passent mal pour Kevin qui est incapable de coucher avec elle et finit en larmes. Comment on le sait ? Eh bien, Archie vient à sa rescousse après s’être fait engueuler par Betty. Bien sûr, Twyla imagine aussitôt qu’Archie et Kevin sont en couple, mais Archie ne semble pas s’en rendre compte et affirme à Kevin qu’ils vont sauver sa réputation en prétendant qu’il a bien couché avec Twyla. Mouais.

En rentrant chez lui, Kevin n’est pas au bout de ses surprises, en plus. Il découvre que c’est son père qui avait suggéré l’idée de l’envoyer chez Twyla. Et il est suffisamment pote avec elle – ou riche pour la payer, au choix – pour savoir tout ce qu’il s’est passé avec elle. Il décide donc de retirer son fils de l’équipe de basket et Archie en profite pour découvrir que son oncle est homophobe, ce qui semble lui poser problème. Archie décide donc de rester ami avec Clay et Kevin malgré ses soupçons… Il est si tolérant !

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Jughead

Enfin, Jughead en est toujours à ses considérations d’écriture de comics et de trahison d’auteur de son enfance. Ce n’est pas bien intéressant, et ça ne s’améliore pas quand le principal convoque Jug pour lui reprocher son passe-temps extrascolaire. En fait, il va jusqu’à comparer les comics books à de la pornographie afin de forcer Jug à mettre un terme à son activité d’écriture.

Yep. Soit il arrête l’écriture de comics, soit il arrête l’école. Le dilemme est clair, la décision de Jug aussi : face à ce nœud gordien, il décide d’arrêter les cours, comme tous les adolescents à sa place. Pourtant, son auteur préféré, qui est censé le détester et ne plus lui parler, lui fait ensuite la morale. Il lui trouve également une solution : il suffit d’écrire sous un alias ses histoires d’horreur, mais aussi de faire du chantage au principal, parce que ce qu’il fait est illégal et que la Cour Suprême trouverait sûrement à y redire. Jughead peut ainsi continuer à écrire des BDs, sur un personnage pas si différent que ça de Donald Duck (mais juste assez pour s’éviter un procès j’imagine), et à aller en cours.

Bref, Jug finit l’épisode en étant de nouveau pote avec son auteur préféré, et tout est bien qui finit bien… sauf que bon, l’auteur reçoit la visite d’un vendeur de lait serial killer. Oupsie.

Betty & Archie | Babylonium | Kevin | Jughead

Compteur d’Archie à poil : il garde son marcel dans les vestiaires désormais !

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Cette semaine #28

Salut les sériephiles !

La semaine dernière, mes vacances commençaient enfin officiellement ! Du moins, c’était la théorie. Dans la pratique, je suis toujours en train de travailler sur un nouveau projet professionnel et sur la préparation des cours ; et puis, je me suis replongé un peu dans la lecture, avant de partir tout le week-end… Bref, je vous raconte ma vie, mais c’est surtout pour expliquer pourquoi j’ai vu si peu de séries. Et en plus, je vois des films que je ne critique pas encore, ce qui fait que j’ai plein d’articles à écrire… Un jour, peut-être.


3 épisodes vus sur le blog cette semaine


Secret Invasion – S01E04 – Beloved – 14/20

Une fois n’est pas coutume, cet épisode m’a laissé avec des sentiments mitigés. J’ai été déçu par la durée de l’épisode, trop court, et par le traitement superficiel de certains dilemmes internes des personnages. Les révélations étaient prévisibles ou mal amenées, ce qui a enlevé une part de surprise. Cependant, j’ai apprécié les scènes d’action…

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Pokemon Horizons – S01E10 – Nemona & Brassius – 13/20

Je n’ai pas trop aimé le rythme de cet épisode, qui semble au départ sauter vraiment des explications pour être correctement introduit et qui laisse de côté de nombreux éléments des épisodes précédents. Il faut dire qu’il était chargé en informations, devant introduire de nouvelles mécaniques de combat au sein de l’animé. C’est un peu artificiel…

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Ce sera au moins un peu plus riche la semaine prochaine…


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 Vus cette semaine

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Secret Invasion – S01E04 – Beloved – 14/20

Une fois n’est pas coutume, cet épisode m’a laissé avec des sentiments mitigés. J’ai été déçu par la durée de l’épisode, trop court, et par le traitement superficiel de certains dilemmes internes des personnages. Les révélations étaient prévisibles ou mal amenées, ce qui a enlevé une part de surprise. Cependant, j’ai apprécié les scènes d’action bien réalisées et les performances impressionnantes des acteurs. C’est déjà ça !

Spoilers

Varra a décidé de trahir son mari, mais Fury a plus d’un tour dans son sac.


I ignored every signal in my head, heart and body that screamed « stop ».

Alors pardon, mais comment ça cet épisode dure 37 minutes avec plus d’une minute de résumé de l’épisode précédent et encore un générique de fin de quatre minutes ? L’abus, encore et toujours.

G’iah | Fury & Varra | Rhodes | Le convoi

G’iah

L’épisode précédent nous laissait G’iah pour morte, tuée par Gravik. Comme cela faisait beaucoup de tuer encore leur seul personnage féminin intéressant et qu’ils n’allaient pas payer Emilia Clarke pour seulement trois épisodes, ce début d’épisode se veut surprenant : avant de s’échapper, G’iah a eu la bonne idée de passer par le laboratoire.

Ce qu’on n’avait pas vu, en revanche, c’est qu’elle en avait profité pour devenir une super-Skrull elle aussi. Elle est donc capable de ressusciter en début d’épisode grâce à son nouveau pouvoir la rendant résistante aux balles. C’est un sacré coup de poker de sa part et ça pose quand même quelques questions pour la suite : le plan de Gravik est bien efficace.

Celui de G’iah aussi, vous me direz. Elle peut revenir auprès de son père désormais et lui expliquer que l’amour familial est plus important que le reste pour elle. Cependant, elle réclame tout de même un plan pour que son peuple puisse avoir une planète, et un plan aussi efficace que celui de Gravik. C’est intéressant : idéologiquement, elle reste du côté de Gravik, mais son père compte plus pour elle que ses idées. Franchement, G’iah pourrait être un personnage hyper intéressant avec ce dilemme interne. Malheureusement, c’est exploité de manière bien trop superficielle dans la série pour le moment, et c’est décevant.

Le plan de Talos ? Il ne convainc pas du tout sa fille : il souhaite continuer de vivre sur Terre, ce qui déplaît fortement à G’iah. Elle, elle veut vivre sans avoir à cacher sa véritable apparence. Certes. Au moins, elle a une scène avec son papa dans cet épisode, et je sens que ça va être important car on approche de la fin de la série et qu’il faudra bien quelques sacrifices de plus.

G’iah | Fury & Varra | Rhodes | Le convoi

Fury & Varra

Cet épisode prend aussi la décision de nous ramener en 2012 à… Paris ? On y voit Fury dans un bar en compagnie de sa femme. Cette dernière l’interroge pour savoir s’il a quelque chose à voir avec les Avengers qui viennent de défendre New-York et le monde. Bon, ça se passe donc après la bataille de New-York et avant le début d’Agents of S.H.I.E.L.D ?

J’aime bien l’idée d’en voir plus sur cette période que j’aime beaucoup, mais ça ne m’empêche pas d’être bien trop nostalgique de la série d’ABC. Ramenez-moi Daisy dans cette série ! Ils ont vraiment pris les comics et tout mis à la poubelle, pour n’en garder que l’idée de base, c’est chiant. Et c’est chiant aussi ce flashback qui nous introduit un peu plus le couple de Fury pour que la trahison de sa femme soit plus violente à vivre dans le présent.

Comme on sait déjà que Varra est sur le point de le trahir, cependant, ce n’est pas si efficace. Je vois l’idée, je ne l’approuve pas. On nous impose une scène où ils parlent poésie et ce n’est pas subtil : on sent tout de suite que le poème aura son rôle à jouer lus tard dans l’épisode. En attendant, il est temps de revenir au présent où Varra a donc rendez-vous à l’église pour obtenir de nouvelles informations de la part de Gravik.

Ce n’est pourtant pas Gravik qui se rend au rendez-vous, mais… le colonel Rhodes. Oh bordel. C’est énervant, car ça confirme ce que la série cachait jusque-là : il est probablement un Skrull. Je ne vois pas d’autres raisons de travailler à ce point contre Fury, parce que oui, le but du rendez-vous, c’est quand même de conspirer pour que Varra tue Fury, hein. Finalement, la trahison n’est peut-être pas totale en fait ! Fury est en effet tranquillement dans son jardin en train d’écouter toute la conversation avec des écouteurs. Est-ce qu’il suit sa femme ou est-ce qu’elle lui vient en aide ?

Ce n’est pas bien clair a priori, mais quand Varra rentre chez elle, elle découvre que l’alliance de son mari n’est pas à son doigt. Pourtant, il est toujours là, même s’il promet de repartir bientôt au travail… Ah, si, la trahison est totale. Il était juste suspicieux de sa femme, alors ? Ou le micro était sur Rhodes ? J’avoue, j’ai dû rater un élément à un moment, mais je ne trouve pas que ça change grand-chose et que ça affecte particulièrement ma compréhension de la scène qui suit avec Varra.

Fury commence par lui faire croire que tout va bien entre eux, avant de s’asseoir à table avec elle pour lui dire qu’il regrette leur mariage. Enfin, pas exactement : grosso modo, sa femme est sa pire erreur selon lui et il ne comprend pas pourquoi il n’a pas divorcé avant ou pourquoi il n’a pas écouté tous ses instincts. Le pire, selon lui, c’est que même en sachant qu’elle envisage à présent de le tuer, il sait qu’il aurait été capable de prendre les mêmes décisions. Mouais. On nous vend une relation amoureuse à laquelle il est difficile de croire tout de même.

Varra raconte alors que l’apparence qu’elle a prise est celle d’une femme qui avait un cancer qu’elle cachait à tous. Cela dit, la vraie raison de l’amitié entre Varra et Priscilla, c’est que Varra espérait déjà à l’époque se faire Fury… Elle propose donc à la cancéreuse de tomber amoureuse, tout simplement en reprenant sa vie comme elle la laissait, sans que personne ne sache jamais qu’elle était morte.

Varra promet alors trois choses à Priscilla : l’enterrer dans la mer, prendre soin de ses parents et ne jamais blesser Fury. Ouais, c’est un peu raté pour la troisième raison, franchement. L’avantage, c’est que malgré la trahison et l’histoire de couple compliquée entre eux, Varra et Fury s’aiment encore. Ils se récitent donc leur poème préféré, avant de se tirer dessus.

La série nous fait du suspense, mais bon, Fury n’allait pas mourir comme ça. Je l’ai écrit plus haut : on nous vend une vraie relation amoureuse entre ces deux personnages, qui ont donc chacun tiré dans le mur derrière leur partenaire. C’est-y pas mignon. C’est une fin en queue de poisson : ils sont incapables de se tuer, ils sont trop en désaccord idéologique pour continuer ensemble. Fin de parcours, Fury s’en va en précisant qu’ils ne sauront jamais s’ils auraient pu s’aimer sans l’apparence de Priscilla pour Varra. Charmant. Je croyais qu’on nous vendait de l’amour ?

G’iah | Fury & Varra | Rhodes | Le convoi

Rhodes

Après tout ça, c’est vraiment sans la moindre surprise qu’on nous révèle que Rhodes est bien un Skrull. C’était difficile de ne pas s’en douter après sa scène avec Varra, et déjà avant, je me posais quelques questions. La manière dont ça nous est révélé est un peu contreproductive pour nous surprendre, par contre. Franchement, par rapport aux comics où l’on se demandait à chaque page qui était qui, la série ne parvient pas à créer la surprise.

Ce n’est pas si grave, cependant, surtout qu’on enchaîne avec une scène où Fury décide de confronter Rhodes. Ce n’est pas bien surprenant, puisqu’après tout, Rhodes cherche à le tuer, tout de même. Pour l’instant, Fury se contente de le manipuler en lui répétant ses soupçons d’une taupe au gouvernement… mais il le fait en faisant bien comprendre à Rhodes qu’il l’a grillé.

Pourtant, ce dernier continue de refuser les demandes simples de Fury. Je le mets au pluriel, mais la seule vraie demande est en fait qu’il souhaite récupérer son job. Rhodes lui refuse, préférant lui remontrer la vidéo du moment où Gravik a tué Maria Hill, avec l’apparence de Fury. Mouais. Mais pourquoi Fury n’agit-il pas plus que ça ? N’a-t-il pas compris que Rhodes était un Skrull finalement ? Si oui, il n’est pas fin d’esprit.

En attendant, il laisse Rhodes reprendre son boulot de conseiller auprès du président, qui a des négociations importantes à faire avec la Russie. Le président se rend ainsi à un sommet en convoi. Le convoi de voitures n’est pas la manière la plus discrète de se déplacer, surtout en plein milieu d’une route campagnarde déserte.

G’iah | Fury & Varra | Rhodes | Le convoi

Le convoi

C’est donc sans trop de surprise que l’on tombe d’un coup dans l’action de l’épisode : Gravik débarque en hélicoptère et attaque le convoi à coup de missiles explosifs. Le président survit à l’attaque, ce que les soldats s’empressent d’annoncer à la radio en utilisant son nom de code : Citadel. Ouais, Disney + se met à faire de la pub pour Amazon apparemment !

Par chance, Talos et Fury étaient à proximité de la scène eux aussi. Ils débarquent pile à temps pour abattre un hélicoptère qui risquait fort de venir à bout du président. La scène d’action est très jolie, avec des cascades et des explosions dans tous les sens, des fusillades en veux-tu en voilà et une lisibilité de ce qu’il se passe plutôt bonne. La cohérence de l’ensemble, en revanche, n’est pas idéale : même si ça tire dans tous les sens, je ne comprends pas bien pourquoi personne chez les Skrull fait exploser la voiture du président par exemple.

En apprenant la présence de Fury, Gravik révèle soudainement qu’il est un Super Skrull, avec un pouvoir digne de Groot qui lui permet de dégommer un soldat bien vite… mais il n’utilise pas pour autant son don pour s’en prendre à Fury ou pour tuer le président. Les renforts américains arrivent heureusement pour contrer Gravik et ses hommes. Tous convergent désormais dans la même direction : le président.

Gravik se rend compte que les américains se servent de Talos pour récupérer le président, alors il le fait abattre. Bien que blessé à mort, Talos essaie encore de faire ce qu’il peut pour libérer le président, et même ça, j’ai trouvé que c’était étonnant comme manière de présenter l’intrigue. La mort de Talos est lente et douloureuse, mais on voit au moins que Fury est capable de le faire accepter auprès des soldats. J’aime beaucoup comment la mort de Talos se fait avec une transformation progressive en Skrull. Par contre, j’ai du mal à comprendre comment Gravik peut rester aussi passif pendant si longtemps.

Certes, l’idée est bonne : c’est en fait lui le soldat à qui Fury fait accepter l’aide de Talos pour sauver le président. Gravik accepte donc de laisser le président lui échapper, mais il le fait en s’assurant d’être à proximité de Talos. Grâce à cela, il est capable de nous poignarder Talos devant un Nick Fury qui comprend juste à temps qu’il a affaire à son ennemi. Enfin, juste à temps… Juste avant que Talos ne le révèle lui-même. J’imagine que son but aurait été d’être capable d’entrer dans la voiture du président autrement – dans celle de Fury, plus précisément.

C’est un échec, qu’il compense par la mort de Talos. Décidément, il va tuer tous les potes de Fury ce Gravik. Plein de rage, Fury n’hésite pas à lui tirer dessus en pleine figure… Mais ça n’est pas très efficace. Si G’iah a pris du temps pour ressusciter, lui il a une peau qui se reconstruit directement quand la moitié de son crâne est dégommé. Putain, Gravik fait un bon méchant et les effets spéciaux sont excellents. Je tiens à souligner aussi que ça fait du bien d’avoir ce genre de scène où on se souvient que Samuel L. Jackson est un excellent acteur ! Bref, un cliffhanger qui permet de relancer les enjeux pour la suite… Il était temps !

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