Percy Jackson and the Olympians – S01E08 – The Prophecy Comes True – 15/20

Une fin de saison anticlimatique au possible, parce qu’elle ne parvient pas à rendre surprenant les twists qui pourtant le sont et tente en permanence de nous assurer que tout est absolument évident dans leur récit, la preuve, ceci est arrivé sans qu’on le voie ou ceci a été dit. Bon. La série est sympathique, c’est pour les enfants après tout. J’aurais pu m’y attendre. Sûrement.

Spoilers 

Percy pourra-t-il arrêter la guerre ?

And you thought you were just a kid.

Je n’ai pas réussi à dégager du temps cette semaine pour voir des séries, et ce sera pire la semaine prochaine ! Je profite quand même d’un moment légèrement plus calme entre deux pour regarder cet épisode – c’est une fin de saison tout de même, et j’ai une élève qui a voulu me parler de la série aujourd’hui. Bref, ça m’a donné envie de voir ce qu’il allait en sortir de ce dernier épisode, même si je vois mal la série rattraper tous ses défauts en 40 minutes.

Arès

Et la preuve est là dès la première minute : alors que Percy s’apprête à se battre contre Arès, on découvre qu’il a eu le temps de s’entraîner à se battre à l’épée avec Luke. C’est typiquement le genre de scènes qu’il manquait dans le deuxième épisode – ou dans le troisième – pour qu’on comprenne à quel point ils étaient devenus potes.

Comme ils le sont devenus, Luke a pu expliquer à Percy comment demander un duel un contre un en mettant quelques règles pour avoir ce qu’on veut. Voilà donc Percy qui décide de défier le dieu de la guerre en duel parce qu’il a compris qu’il était manipulé par Cronos. Soit. Annabeth découvre tout ça elle aussi, mais il est trop tard pour stopper Percy. Celui-ci a pris sa décision.

Il se lance donc dans un duel en assurant que lorsqu’il ferait couler le sang d’Arès en premier, celui-ci serait forcé de laisser tomber son plan. Pas évident de gagner en duel contre le roi de la guerre, cependant. Percy se fait donc dégommer un moment, mais sans que le sang ne coule pour autant. Une énorme vague de tsunami débarque alors (Poseidon ? Ou Percy ? Peu clair) et permet à Percy de prendre le dessus. Hop, fin du combat en à peine une minute et Arès assure à Percy qu’il a gagné surtout un ennemi pour la vie. Le type s’énerve tout seul et est menaçant alors que c’était lui le bâtard depuis le départ ?

Vraiment, c’est trop. Il honore tout de même les règles du duel et se barre en laissant le casque d’Hadès derrière lui, ce qui permet comme toujours d’avancer dans l’intrigue. Percy entend alors une voix féminine qui l’appelle. Comme d’hab, ça semble tout de même sortir de nulle part cette histoire. Percy se dirige en tout cas vers la maison secondaire de sa mère, celle de l’épisode 1. À l’intérieur, il retrouve une adversaire qui n’était là que pour récupérer le casque d’Hadès depuis le départ, en s’en prenant à Percy.

L’Olympe

Il faut dire qu’Hadès pensait que c’était Percy qui l’avait. Drôle de théorie. En tout cas, Percy rend le casque d’Hadès en espérant que le dieu des Enfers respecte lui aussi sa part du marché. On n’a pas plus d’infos que ça en vrai, zéro garantie, mais voilà, Percy a confiance dans les dieux qui manquent tout le temps. Il a alors comme nouvel objectif de se rendre sur l’Olympe. Ses deux amis essaient de l’en empêcher, comprenant bien qu’il s’agit d’un lieu où Percy risquera sa vie car jamais Zeus ne le laissera vivre.

Et pourtant, Percy insiste et assure qu’il souhaite s’y rendre pour avertir le dieu du plan de Cronos. Cela fait à peu près sens, en vrai, jusqu’à ce que Percy explique qu’il ne l’envoie pas par mail parce qu’il cherche la gloire. Et puis, une fois de plus, les scénaristes nous disent que Percy a appris que la dernière guerre sur l’Olympe avait déclenché la seconde guerre mondiale… mais à aucun moment on a vu ça dans la série. C’est énervant à force : non seulement, j’ai l’impression qu’on nous retire des scènes de temps à autres, mais en plus, on nous dit que dans les scènes qu’on avait, on n’avait pas tout ? C’est énervant.

En deux secondes, Percy se retrouve ensuite prêt à se rendre sur l’Olympe, et vraiment : comment ? Comment s’y rend-il ? Après des jours à être traqué par tous il arrive à retraverser le pays comme si de rien n’était, et en se débarrassant en plus de ses amis (bon, Annabeth lui offre son collier en protection, mais…) ? C’est peu crédible, ça me sort trop de la série. C’est dommage en plus : c’est une série, il y aurait le temps de développer des choses normalement.

Finalement, on se retrouve trop vite avec un Percy qui grimpe dans l’ascenseur de l’Olympe et vient rendre l’éclair de Zeus à Zeus lui-même. Zeus (oh, j’adore Lance Reddick, quel plaisir de le retrouver dans un rôle si classe… dire que c’est son dernier rôle, je suis si triste !) laisse étonnamment Percy s’expliquer. Je m’attendais à un dieu un brin plus colérique – au lieu de ça, il est muet et calme, ne semblant même pas s’inquiéter de l’annonce que Cronos est en train d’émerger du Tartare. Bon, il décide tout de même de laisser Percy vivre parce qu’il lui a donné cette information.

Poseidon

Pourtant, Percy refuse de se barrer comme ça : il espère toujours mettre fin à la guerre. Ce n’est pas satisfaisant pour Zeus qui veut une victoire. C’est aussi énervant d’avoir un gamin qui veut absolument le remettre à sa place : Zeus essaie donc de le tuer, mais il est interrompu par Poseidon lui-même. Contre toute attente, le dieu de la mer vient donc sauver son fils interdit et capituler face à son frère, pour mettre un terme à la guerre. Pfiou. Des épisodes qu’on nous vend une guerre à venir pour ça ? C’est frustrant. Zeus accepte le marché de son frère, bien content d’avoir gagné la guerre et lui demande de faire en sorte qu’il ne revoit jamais Percy. Et c’est tout. Anticlimatique au possible, cette affaire !

En tout cas, Percy comprend uniquement le mot « Patros » dans la conversation entre les dieux, qui se fait en grec. Percy est suffisamment malin pour capter qu’il est donc face à son père Le casting est plutôt réussi, je trouve, c’est crédible de les imaginer père et fils. Le père n’est pas tout à fait sympa avec son fils pour autant, répondant brièvement à ses questions avant de le forcer à repartir pour le campement. Tout ça pour ça ? Je suis passé à côté des enjeux, encore ; je crois.

À la Colonie, Percy est énervé de découvrir que Clarisse, qui avait volé l’Eclair, est encore là comme si de rien n’était. Personne n’a osé la dénoncer sans preuve… Il s’agit là de la trahison annoncée par l’Oracle en début de saison : Luke est l’ami qui n’a pas expliqué à Chiron ce qu’avait fait Clarisse. Et oui, il a fait ça parce qu’il est le vrai traître de cette série et qu’il est de mèche avec Orion.

Luke continue de se dire ami de Percy, cependant. J’aime beaucoup ce personnage : il n’est pas tout blanc ou noir, mais bien dans la nuance. Il a son propre but, vouloir se cacher des dieux pour faire revenir Cronos. Contre toute attente, le grand méchant de la saison, le vrai combat climatique de cette fin, c’est donc un combat contre Luke. Le truc, c’est que c’est un twist qui devrait surprendre et être incroyable, et je suis sûr qu’il l’est dans le livre, mais dans la série… Meh. C’est balancé trop vite et avant d’avoir eu assez de scènes pour qu’on s’attache vraiment à Luke.

Et comme tous les combats de la série depuis le départ, ça se termine par une pseudo-défaite de Luke quand Annabeth révèle qu’elle était là pour toute leur conversation, invisible. C’est lourd. La trahison de son frère est à peine une surprise pour elle apparemment, on ne la voit pas vraiment choquée en tout cas. On passe donc très vite à la conclusion de la saison : Luke s’est barré pour rejoindre Cronos et il y aura donc une suite possible à la série avec l’émergence de Cronos qui se joue dans l’ombre.

La fin

Et voilà pour cette fin de saison, avec Percy qui affirme son nom dont il est fier, puis le départ de la Colonie. Dommage. Avant ça, on apprend tout de même que Grover a quant à lui eu son permis, ce qui fait qu’il peut reprendre la quête de Pan. Il aura donc sa propre quête pour la suite – fouillant les mers pour le trouver, mais quoiqu’il arrive, le trio promet de se retrouver un an plus tard. A dans un an pour une éventuelle saison 2 alors. En théorie. En pratique, je ne suis pas sûr d’avoir envie de la voir.

En attendant, je termine tout de même cette saison où Percy revient chez sa mère, une fois de plus. Il fallait bien conclure cette intrigue aussi : la maman est en vie et l’y attend. Evidemment. Elle ne savait pas trop s’il était en vie, mais les retrouvailles sont charmantes au moins. En théorie. En pratique, il ne s’agissait que d’un rêve.

Pauvre Percy. L’autre grand méchant de la saison promet en tout cas à Percy que sa survie est la clé de son retour. Cronos n’a pas l’air sympathique du tout pour un grand-père. La bonne nouvelle, c’est qu’à son réveil, Percy retrouve bien sa mère. Ils sont de retour dans l’appartement du début et tout est bien qui finit bien – avec même le beau-père qui finit pétrifié par la tête coupée de Méduse. Je simplifie beaucoup, d’accord, mais c’est ça, non ?

En bref

Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais en commençant cette série, mais ce qui est sûr, c’est que ce n’était pas à ça. C’est bien une série pour enfants, mais pas si manichéenne et pas si réussie. C’est très étrange, parce qu’on dirait vraiment que c’est écrit pour les enfants, mais en même temps, le récit est plein d’ellipses et de moments où la liaison entre les scènes/les épisodes n’est pas si évident à comprendre pour des enfants – ou alors, je suis plus bête que les enfants.

Du côté des qualités indéniables, il y a la qualité du casting. Les enfants sont vraiment géniaux, les adultes le sont encore plus, avec une réunion d’acteurs que j’adore dans les guests. Cela aide vraiment à revenir, à défaut d’accrocher à la série autant que je le voudrais.

Les livres ? Je me demande si je les avais lus finalement, parce que peu de choses me disaient finalement quelque chose. Je retrouve l’aspect mythologie que j’avais en tête, mais je n’ai aucun souvenir des twists. En même temps, j’ai dû les lire une fois il y a vingt ans – et même certainement plus. Bref, je n’ai que moyennement accroché finalement. Il y avait plein de qualités, mais dans l’ensemble, je ne suis sûr que ça vaille le coup pour autant.

Bref, je ne sais pas, je suis pas convaincu d’être déçu si Disney n’annonce pas de saison 2. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas encore annoncé.

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Severance – S01E07 – Defiant Jazz – 17/20

Je dois bien avouer que je suis lancé dans le visionnage de la série et que j’ai à présent du mal à m’arrêter, je sens que je vais bingewatcher jusqu’à la fin. Le rythme est à présent excellent, avec juste ce qu’il faut pour maintenir devant l’écran à chaque fois. J’aime beaucoup les différentes intrigues de la série, chacune apporte une pièce du puzzle et une bonne dose de mystère. C’est bien foutu, vraiment.

Spoilers 

Mark rencontre Reghabi, mais aussi Graner…

We’ll finish what Petey started.

Graner

Je suis content que l’épisode ne perde pas trop de temps et nous ramène dès le départ au cliffhanger qui voyait Mark rencontrer Reghabi. Celle-ci le fait traverser la fac, déserte de nuit, et lui explique qu’elle est celle qui a fait la procédure à Petey pour désactiver sa puce. Elle lui explique aussi que Petey aurait pu vivre s’il n’avait pas eu peur de ses premiers symptômes.

Bref, Reghabi est un personnage-clé qui a plein de réponses. Elle a aussi de grandes théories sur les innies, qui sont comme des enfants à ses yeux : l’innie de Mark n’a que deux ans après tout. C’est un personnage très surprenant, qui a plein de réponses et propose à Mark de fusionner ses deux personnalités.

Ils sont toutefois interrompus par l’arrivée de Graner, qui n’est pas une surprise puisqu’il était question qu’il vienne à la fac dans l’épisode précédent. En revanche, il n’était pas du tout question que la série se débarrasse de lui si vite. Pourtant, Reghabi le surprend et l’assomme avec une batte, avant de lui donner plusieurs coups et de le faire bien saigner.

Le tout se passe devant un Mark plus que confus de voir celui qui se présentait comme un collègue et ami être cogné de la sorte. Malgré tout, il accepte d’aider Reghabi à déplacer le corps, se retenant de vomir comme il peut. On aimerait tous avoir une Reghabi pour nous aider à gérer les situations stressantes, franchement : elle fait les choses avec beaucoup d’efficacité. Elle file ainsi à Mark le pass de sécurité de Graner, en assurant que son innie saura quoi en faire, puis lui ordonne de se barrer. Bon, Mark vomit en chemin, ça ne me paraît pas être son idée la plus brillante, mais j’imagine que ce n’est pas si simple de se retenir quand quelqu’un est en train de se faire tuer devant vous.

En tout cas, Mark rentre paniqué chez lui et suit les ordres de Reghabi, se débarrassant de ses vêtements dans un sac poubelle – même de ses chaussettes. Pourquoi les chaussettes alors qu’il avait des chaussures montantes ? Bref, on s’en fout. Ce qui compte, c’est qu’Alexa le surprend en caleçon dans sa cuisine et cherche à en savoir plus sur l’endroit où il était.

Cet abruti a pour premier réflexe de lui mentir, ce qui ne passe pas du tout quand elle révèle qu’elle est réveillée depuis une heure. Finalement, il se débarrasse d’elle, ce que j’ai trouvé triste : il lui dit donc qu’il a peut-être envie qu’elle se barre parce que tout ça, c’est beaucoup pour lui…

Le lendemain, il se débarrasse de son sac poubelle plus tôt que d’habitude, ce que Mrs Selvig constate aussitôt. Elle est si cinglée. Elle me fait penser aux voisins du Truman Show, en fait.

Milchick

Pendant ce temps, à Lumon, Milchick commence tôt la journée, pour avoir le temps de checker ce qui a été fait durant la nuit et de récupérer la carte volée par Dylan la veille. Il lui a indiqué l’avoir mis dans les toilettes, alors Milchick la retrouve vite. Il l’apporte rapidement à Burt, avant de lui ordonner de se remettre au travail – tout en promettant au passage une récompense. Souffler le chaud et le froid, à la manière de Lumon, quoi.

La journée de Milchick commence à peine, mais elle est déjà bien remplie. Il doit ensuite s’assurer d’être présent pour l’arrivée de Dylan au travail. Il lui indique donc que la procédure de la veille est parfaitement normale, mais fait surtout en sorte d’être certain que Dylan ne parle de rien à ses collègues. Il refuse aussi de lui donner le nom de son fils. Cela me parait une sacrée mauvaise idée. L’ignorance a des bienfaits, je veux bien, mais ça ne peut que ronger Dylan de ne pas savoir ça et de ne pas en savoir plus sur son enfant.

Une fois que Dylan est installé à son poste de travail, Milchick se débrouille pour aller chercher chacun de ses collègues à l’ascenseur, et pour cause : de nouvelles mesures sont mises en place désormais, avec notamment la maintenance qui a changé les portes du bureau. Nos héros sont donc enfermés pour la journée.

Et l’Enfer, c’est les autres. Dylan est plus grognon que d’habitude, s’énervant même contre Irving, qui est lui-même inquiet comme jamais pour son amant. Pour détourner cette attention bien morose, Milchick propose donc de fêter les 75% de réussite d’Helly (finalement, 73) et d’organiser une petite fête dansante. C’est la procédure MDE : ils ont cinq minutes pour danser sur du jazz car c’est ce que Kelly a décidé.

Elle a aussi droit à une maraca et un éclairage tout spécial. C’est un grand wtf cette série. Helly est riante, souriante, de bonne humeur… Et ? Pourquoi ? Elle voulait se suicider deux jours plus tôt, tout de même, qu’y a-t-il de si drôle à voir Milchick danser ? Les acteurs s’éclatent, en tout cas, c’est très clair.

Par contre, Dylan refuse de profiter de ce moment festif, préférant continuer de travailler. Marc, lui, découvre le pass de Graner dans sa poche et… toute la fête change totalement d’ambiance. Dylan pète subitement un câble contre Milchick, décidant de lui sauter dessus et de le mordre jusqu’au sang. Voilà qui met un terme au moment de danse exceptionnel, hein.

Selvig

En parallèle de tout ça, Cobel vit sa meilleure journée en tant que Miss Selvig. Elle passe donc du temps avec Devon pour l’aider à s’organiser dans sa vie de nouvelle maman. Elle explique à Devon comment gérer l’allaitement, par exemple. Si elles s’amusent bien, ça tourne vite au désastre : Devon se confie à sa nouvelle amie. Bordel, elle joue bien Patricia Arquette, c’est terrifiant. Elle s’arrange donc pour détourner les soupçons de Devon qui pense tout comme moi que la femme rencontrée il y a deux épisodes pourrait bien être dissociée, elle aussi.

Le plan

Milchick, qui ne voulait rien dire de tout ce qu’il s’est passé avec Dylan à Cobel, de toute manière absente toute la journée, se retrouve bien con quand Dylan le mord, en tout cas. Il se barre énervé, pensant enfermer les personnages ensemble. Ce n’est pas le cas : Mark a la carte de Graner. Bon, il faut attendre encore une minute ou deux avant d’en arriver à cette révélation, le temps pour Dylan d’expliquer à ses collègues qu’il a un fils et qu’il existe une procédure nommée « Astreinte externe » pour les réveiller chez eux.

Helly a aussitôt l’idée de partir en exploration dans Lumon et de se servir de ça pour découvrir qui est sa vraie personnalité, en se réveillant en-dehors de l’entreprise. Bref, heureusement que Mark a une carte. Le plan est rapidement mis en place par toute l’équipe en tout cas. Ils décident d’utiliser le pass de Graner pour sortir du bureau où ils sont et se rendre dans celui de Graner.

Dylan reste dans le bureau pour les couvrir, Irving abandonne vite ses amis pour aller voir si Burt va bien et Mark se retrouve donc avec Helly pour aller vérifier ce qu’il se passe dans la salle de sécurité, repéré un an plus tôt par Petey. La salle de sécurité est digne de l’expérience Dharma de LOST, avec de vieux moniteurs et des boutons dans tous les sens. Et surtout : la salle est déserte, confirmant qu’il n’y avait que Graner pour les surveiller.

Helly se précipite sur les guides et protocoles, alors que Mark se concentre sur les écrans. Cela lui permet de constater que Cobel est en train d’arriver dans le bâtiment. C’est gênant comme tout : il a peur qu’elle vienne directement dans cette salle. En vérité, Cobel est interrompue : son intermédiaire vers la hiérarchie débarque pour lui annoncer la mort de Graner. C’est déroutant comme tout pour elle, évidemment, mais ça lui permet d’avoir enfin une occasion de rencontrer le conseil au-dessus d’elle : elle leur annonce que la procédure Severance n’est pas irréversible et qu’elle a des preuves, mais elle veut les rencontrer en personne pour leur prouver. On le lui accorde : elle devra se rendre à un gala de la famille Eagan.

Irving

De son côté, Irving parvient à se rendre au département O&D pour mieux être perturbé par ce qu’il y trouve. Milchick a bien organisé une surprise à Burt : sa fête de départ en retraite. Le message de son outie est effroyable, à affirmer qu’il se souviendra de chacun de ses collègues même s’il ne les connaît pas, et Irving est dépité de ce qu’il se passe. Il comprend que Burt va mourir – en tout cas, celui qu’il connaît.

Irving pète un câble sur Milchick et sur les employés d’O&D, mais est vite interrompu par Milchick lui-même. Alors que ce dernier, à qui on vient de reprocher de ne pas avoir la procédure Severance, ordonne à Irving de retourner dans son service, Burt parvient à s’assurer que son crush du moment puisse rester à sa fête d’adieu. C’est terrible cette procédure Severance, sincèrement. Leurs adieux sont observés par Milchick qui s’assure qu’on en reste à une poignée de mains.

Irving peut alors retourner à son bureau, le cœur brisé. La chanson choisie est déprimante et digne d’un enterrement (je ne connaissais pas Paul Anka, en plus), mais cela permet à Irving de revenir dans son bureau avec une rage nouvelle. Il souhaite détruire complètement Lumon, ce qui correspond à peu près au plan de Mark et Helly de toute manière. Ces derniers sont revenus auprès de Dylan et ont trouvé comment faire pour réactiver leur innie hors de Lumon. Il faut en revanche être deux à rester à Lumon pour cela. Oups.

Cliffhanger

Le soir, Mark rentre chez lui et se bourre complètement la gueule. Il demande à Alexa de revenir chez lui pour récupérer son téléphone qu’elle a oublié chez lui. Elle n’est pas franchement ravie et ne souhaite pas s’éterniser. Je la comprends. Mark a l’air complètement fou, sincèrement. En plus, il décide de déchirer une photo de Gemma, persuadé que c’est le problème entre eux. Oh la pauvre. Elle abandonne donc Mark, qui la suit en plein milieu de la route pour tenter de la retenir. Mais à quoi s’attendait-il ?

J’ai du mal à comprendre ce personnage quand il est l’outtie. L’innie est plus simple à comprendre. Pour l’instant, on suit toutefois un Mark qui regrette Gemma et qui regrette avoir découpé la photo de ex-femme aussi. C’est frustrant de sentir qu’on approche de la fin de l’épisode, en tout cas, parce que j’ai vraiment envie d’en savoir beaucoup, beaucoup plus. En attendant, Mark décide de scotcher à nouveau la photographie de Gemma.

Le cliffhanger est alors très efficace : il met tellement de temps à scotcher la photo, le visage est tellement caché qu’on s’en doute… Sa femme, on la connaît déjà : il s’agit de Miss Casey. Oh le bordel ! J’ai vraiment hâte maintenant de voir combien de temps Mark mettra à le savoir. Pour l’instant, tous les twists de la série nous sont réservés et Mark n’est au courant de rien de ce que l’on sait. C’est particulièrement frustrant.

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Severance – S01E06 – Hide & Seek – 17/20

Le mystère continue de s’épaissir à chaque épisode, mais bizarrement, j’ai l’impression que les pistes proposées par cet épisode permettent de commencer à y voir un peu plus clair. C’est mieux que rien d’avoir un semblant de lucidité sur les nombreux éléments flous de la série. En espérant que les pièces du puzzle s’emboîtent davantage désormais que la fin de saison approche. Enfin, il reste un tiers de la saison, cela dit.

Spoilers 

Cobel et Milchick veulent empêcher que les employés de Lumon partagent leurs informations.

Maybe love transcends Severance.

Cobel

De manière surprenante, l’épisode commence par une Cobel qui s’apprête à se mettre au lit. Eclairée à la bougie et avec un look digne de La Petite maison dans la prairie, j’ai l’impression de découvrir un tout nouveau personnage, encore. Nous la voyons, avant d’aller au lit, prier devant un autel avec des photos, des seringues, une étiquette Charlotte Cobel et un portrait de Mr Eagan (je suppose). Elle reçoit également un appel qui lui indique que la puce de Petey a été trafiquée par une certaine Reghabi. Le problème ? Reghabi bosse pour Lumon.

Chez lui, Mark se rend une fois de plus au sous-sol pour retrouver le portable de Petey. Que lui arrive-t-il soudainement pour y revenir ? Pourquoi n’est-il pas plutôt auprès de sa nièce, franchement ? Bon, il sort finalement de chez lui pour jeter le téléphone.

Lumon

À Lumon, nous retrouvons Burt et Irv dans une sorte de serre. Les deux n’en finissent plus de se draguer, franchement. Après les petits touchers de main des épisodes précédents – et Dylan qui a clairement compris l’attirance entre ces deux -là – les voilà donc qui se retrouvent à pouvoir se prendre la main au milieu d’une pièce pleine de plantes.

Ils sont tout de même embêtés par le protocole qui suggère que les romances entre employés ne sont pas les bienvenues. Il n’en faut pas plus pour qu’ils décident qu’il est possible de s’embrasser tant que ce n’est pas romantique… Sauf que ce n’est pas quelque chose qu’Irving se sent prêt à accepter pour l’instant. Un petit câlin de têtes suffira donc pour aujourd’hui.

Il n’empêche qu’Irving retourne ensuite auprès de ses collègues pour les convaincre qu’ils devraient tous retourner à O&D désormais. Helly est aussitôt motivée, espérant que ça puisse être la pièce suivante du puzzle. Mais de quel puzzle, au juste ?

Le truc, c’est qu’Irving n’est toujours pas prêt à faire la cartographie et que Dylan reproche rapidement à Mark de flirter avec Helly. Le changement de caractère d’Helly est tellement visible et les sourires de Mark si surprenants que je comprends le questionnement qui s’impose. Il n’empêche que c’est vite lourd quand Dylan demande ensuite à Helly si elle a couché avec Mark.

La conversation est de toute manière interrompue par Mark lui-même. En effet, il revient du détour de Cobel en étant sacrément énervé. Il s’y rendait pour avoir des nouvelles de Miss Casey, mais il a surtout obtenu une nouvelle brimade de la part de Cobel. Cette dernière lui révèle certes que Casey est en break room, mais elle insiste surtout sur le fait qu’ils ont de trop mauvais résultats dans son service et qu’il est temps de s’y remettre. Mark tente bien de protester un peu, mais la colère de Cobel et son ton sec pour affirmer qu’il faut servir Kier ne laissent pas trop de place à la protestation.

Rapidement, on se retrouve donc avec Mark qui engueule son service, parce qu’il est forcé de le faire, mais qui change tout aussi vite d’avis. Il sait que Cobel abuse, il trouve Lumon mystérieux lui aussi et veut en savoir plus. Par conséquent, il accepte la proposition d’Irving de retourner à O&D, alors même qu’ils sont censés être interdits de retourner dans les couloirs désormais.

Cobel est dépassée par les événements et met aussitôt Milchick sur le coup, mais c’est trop tard : tous nos héros sont désormais dans le service O&D. Les employés de Lumon qui se rencontrent pour la première fois sont tous sur la défensive, hésitant à répondre aux questions des autres sur les services respectifs.

Avec cette histoire de bébé chèvres et d’arrosoirs désormais, il est sûr que Lumon apparaît de plus en plus mystérieux. En plus, on leur dit que leur boulot est supposé être l’illumination pour tous, mais ils sont laissés dans l’obscurité des détails du travail qu’ils fournissent. Oh. La série part dans de grands discours d’un coup, avec un Mark qui paraît soudainement leader d’une véritable révolution.

Cela ne plaît pas à Milchick qui débarque aussitôt pour les interrompre et les raccompagner à leur service, où Cobel attend ses employés pour… Pour… Chanter un hymne à la gloire de Kier ? Mais elle est complètement allumée ! On se retrouve avec une véritable vénération de Kier, ça fait peur tant de dévotion d’un coup. Bien sûr, elle envoie ensuite Mark en breakroom. Mark ne proteste pas, semblant parfaitement conscient de ce qui est en train de se dérouler.

Cela va peut-être permettre d’en savoir un peu plus sur la breakroom. Mark y croise Miss Casey qui est justement en train d’en sortir… et une fois de plus, l’épisode coupe au moment d’entrer en breakroom. Moi qui espérais en savoir plus, je suis servi, vraiment.

Alexa

Dans son quotidien hors du boulot, Mark continue, contre toute attente, de voir Alexa, la sage-femme de sa sœur. Un autre rencard après le premier catastrophique et l’accouchement de la sœur de Mark ? Elle doit avoir une vie bien misérable Alexa pour s’obstiner comme ça. Elle lui pose en plus des questions sur Gemma, son ex, avec qui Mark aurait pu vouloir des enfants, non ? Mais qui es-tu Alexa ? Elle est trop parfaite pour être réelle. Et puis, elle a le nom d’une IA Amazon, hein, ça ne m’aide pas à lui faire confiance.

Cette fois-ci, cependant, le rencard se passe bien. Au moment de l’interrompre, Mark propose même de le prolonger en se rendant au concert de June. Il voit sur un mur un flyer du groupe de la fille de Petey et décide de proposer à sa nouvelle copine de s’y rendre. C’est étrange comme décision. Et c’est étrange comme groupe : son titre-phare clame sa haine de Lumon. Pourtant, Mark et Alexa rentrent rapidement dans le délire et hurlent les paroles – un bon vieux « fuck you, Lumon ».

Mark présente ensuite June à Alexa, tous les deux complimentent June sur un groupe de musique pas fifou et… Alexa décide de terminer la nuit en embrassant Mark. Et en couchant avec. Bordel. Cela perturbe évidemment Mark, qui finit par se réveiller et retourner fouiller les poubelles, à la recherche du téléphone de Petey. Il parvient à le rallumer et, quand il sonne, il décide finalement de l’allumer. La voix qui décroche est celle d’une femme, qui connaît l’identité de Mark et lui demande de le rejoindre, au beau milieu de la nuit.

Le lieu de rendez-vous ? La fac, bien sûr. Bon, je dis « bien sûr », mais je n’ai pas encore développé ici pourquoi c’est évident…

Devon

De manière très surprenante, l’épisode nous propose aussi de nous reconcentrer sur Devon. Elle promène son bébé au beau milieu d’un parc enneigé et retombe sur la femme enceinte de l’épisode précédent. Elle aussi a accouché. Seulement, elle voulait appeler son bébé William et voilà maintenant qu’elle révèle qu’il s’appelle Bradley. Comme elle n’a pas l’air de reconnaître Devon quand elles se croisent, je me demande sincèrement si elle n’a pas elle aussi une puce Severance.

La question se pose d’autant plus quand Devon fait quelques recherches sur Internet pour en savoir plus sur sa nouvelle amie. Elle découvre ainsi que le mari de celle-ci est un sénateur qui exprime tout son soutien à la procédure Severance. Comme par hasard.

Elle est interrompue dans ses recherches par… Miss Selvig. Comme par hasard. La voisine envahissante de Mark se propose comme babysitter et est vite embauchée par les nouveaux parents qui galèrent clairement avec leur nouveau rôle de parents. Ah, Miss Selvig ou Cobel fait bien trop peur à mon goût.

Durant la soirée, Graner vient également chez elle pour l’informer qu’il pense avoir retrouvé Reghabi, dans un vieux laboratoire de la fac. Bien sûr, c’est donc Reghabi que Mark rencontrerait en fin d’épisode.

Dylan

Contre toute attente (décidément, dans cet épisode !), nous en découvrons plus sur la vie de Dylan hors du travail. C’est la première fois qu’on s’éloigne autant de Lumon sans pour autant suivre Mark : Dylan se réveille dans un placard où Milchick l’engueule parce qu’il s’est rendu compte qu’il avait volé une image dans le département O&D. Il s’agirait d’informations confidentielles (pourtant, non ?) hautement problématiques, ce qui justifie que Milchick se soit déplacé jusque chez Dylan.

C’est terrible, et ça l’est d’autant plus quand ils sont interrompus par… le fils de Dylan. Celui-ci découvre donc qu’il a un enfant, juste avant que Milchick ne fasse réactiver sa puce. Il y a donc un interrupteur on/off qui permettrait de la faire fonctionner à distance ? C’est très différent de ce qu’on en savait jusque-là, avec une portée a priori délimitée à un espace géographique.

Et sinon, durant la nuit, l’équipe de maintenance fait un gros travail pour tout changer aux installations de l’immeuble. J’imagine que le but est de séparer à nouveau les services.

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The Rookie – S04E18 – Backstabbers – 12/20

Il y a quelques points positifs dans l’épisode, heureusement (et évidemment), mais j’ai trouvé qu’on retombait sur du routinier plus ennuyeux avec celui-ci. J’imagine que c’est le problème des saisons de 22 épisodes ? Au moins, la deuxième partie de saison a plus de classe que le début qui était médiocre, vous me direz.

Spoilers

John & Lucy font équipe avec une brève connaissance.


Les points forts

– Aaron est de retour. On oublie totalement l’idée qu’il était suspecté d’un autre meurtre deux semaines plus tôt et on passe plutôt au fait qu’il continue d’être entraîné comme flic. J’aime beaucoup cette facette du personnage et ça fait plaisir de le revoir en tant que flic – comme ça fait plaisir de revoir Tim en tant que CO. Aaron passe tout l’épisode à chercher quel super-pouvoir de flic il peut bien avoir, et c’est sympa de voir les scénaristes aussi honnêtes avec l’écriture de leur série.

– Les guest stars, comme souvent dans cette série ! Greg Grunberg est de retour ! Shawn Pyfrom a un petit rôle (son dernier d’après IMDB, c’est triste d’avoir disparu comme ça). J’aime bien le fait de faire revenir Greg Grunberg dans la série, c’était inattendu et ça fait plaisir de savoir que le personnage n’a pas une vie si foireuse finalement. C’était pourtant mal parti pour lui et il a un caractère super chiant.

Les points faibles

– Non, Nyla, on ne demande pas en mariage quelqu’un au réveil comme ça en l’ordonnant ? Et à cause d’un surnom naze en plus ? Evidemment que James passe le reste de l’épisode à être en boucle sur la difficulté de vivre avec Nyla, hein. Que Nyla pense que le mariage puisse être annulé juste parce qu’il lui demande de réfléchir, c’est n’importe quoi. Bref. Encore une relation amoureuse qui est rushée, mais bon, l’actrice était enceinte, fallait bien ? C’est si important et obligatoire d’être mariés quand on va avoir un enfant, hein… (c’est de l’ironie, si jamais vous ne l’aviez pas !)

– Le mariage est tellement expéditif ! Je trouve ça dommage, ils auraient au moins pu nous le garder pour l’épisode suivant – ou pour une fin de saison, ou pour y mener une enquête…

– On nous impose tellement Bailey que je finis par m’habituer à sa présence. Il faut que j’apprenne à l’aimer si je dois me retrouver à la supporter encore toute une saison après celle-ci… mais vraiment ses scènes sont tellement randoms et inutiles à 90% du temps.

– L’enregistrement de la vidéo de Wesley, James et le sergent Grey ? Pourquoi ? Je n’ai pas réussi à trouver ça super drôle et je suis resté blasé tout du long. C’est certes bien de faire un peu de pédagogie pour les fans américains qui regardent, mais comme il y a peu de chance que des flics américains m’arrêtent un jour, ben… c’était long.

– J’espère que vous êtes assis parce que… Lucy est un autre point faible de l’épisode ? C’est inattendu, je sais. Je n’ai pas aimé qu’elle en revienne à critiquer Tim tout l’épisode alors que c’est elle qui a fait le choix de rester avec lui non stop. Elle est ensuite infernale à vouloir absolument la gloire de l’enquête quand c’est Nolan qui fait absolument tout.

– La décision de Tim n’a aucun sens, même s’il est fan de Lucy à peu près autant que moi. Même en couple avec elle il ne ferait jamais ça !

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