Riverdale – S01E08

Épisode 8 – The Outsiders – 14/20
Il se passe tellement de choses dans la série que je finis par perdre ma capacité à prédire à l’avance certains des rebondissements, ce que je trouve super frustrant, parce que c’est vexant de se faire avoir par des scénaristes qui nous pondent des scénarios aussi médiocres… Mais pas autant que les crises de larmes de certains personnages. Qu’on leur achète des oignons, pour la crédibilité, svp !

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Spoilers

108

It’s an impossible situation.

Allez, c’est reparti, mais ça me fait bizarre de m’interrompre en pleine saison de 13 Reasons Why pour voir cet épisode… sauf qu’il faut bien, il y a 42 minutes qui revient déjà et je dois voir des épisodes pour en parler tout de même. Je suis content de m’être arrêté avant cet épisode en tout cas, parce que le début nous fait un bon résumé des choses en se concentrant sur la famille de Polly et Betty, et en nous faisant un bon récap de l’intrigue.

On enchaîne ensuite avec un témoignage pas très utile de Polly qui permet toutefois de savoir que les serpents sont liés à ce qui est arrivé à Jason, mais aussi que Veronica et Betty sont là pour la soutenir quand elle témoigne auprès du shérif, de même qu’Hermione. Franchement, je ne vois pas trop ce que font les adolescentes et l’amante d’un type qui flirte avec les serpents en secret dans la pièce, mais admettons.

Tous les lycéens apprennent progressivement ce que Polly raconte et Veronica finit par envisager d’organiser une baby shower pour Polly, fête qui se concrétise dès que la mère de Betty débarque pour engueuler les filles. Naturellement, ce sont les adolescentes qui ont le dernier mot sur l’adulte, comme toujours dans cette série. Pourtant, ça ne plaît pas tellement à Hermione de découvrir qu’elle est censée organiser la fête avec les deux familles qui se détestent.

Pourtant, Hermione est celle qui arrive à convaincre Alice de venir à la soirée, alors que Polly, de son côté, annonce à Betty qu’elle voudrait qu’elle s’occupe du bébé s’il devait lui arriver quoique ce soit. L’adolescente est super excitée à l’idée de se retrouver avec un bébé sur les bras avant même ses dix-huit ans… Betty est marraine, n’en déplaise à Cheryl qui débarque évidemment avec la poussette la plus chère du marché à la babyshower.

Cette dernière est l’occasion de retrouvailles et réconciliations de Polly avec à peu près tout le monde, de sa mère à sa belle-mère. Le seul homme autorisé à être présent est apparemment Jughead, mais il disparaît bien vite une fois que tout est organisé, dans le fond de la pièce, où il est prêt à recevoir le drama qui l’attend sur place.

Ce n’est toutefois pas le point d’intérêt de cette intrigue sur le fil rouge : on veut nous montrer d’une part que Polly est heureuse de cette journée organisée pour elle, avant de nous expliquer qu’elle ne l’est pas parce que sa famille et sa belle-famille se détestent. Les mères s’engueulent, les adolescentes ne sont pas bien plus efficaces, et Polly… pleurniche. Non, mais vraiment. Elle pleurniche, avec des jérémiades de gamine comme je n’en avais plus vu depuis un bon moment !

Cela met fin à cette petite fête bien chiante où la grand-mère prédisait des jumeaux à la fiancée de son petit-fils mort et permet de nous entraîner sur une autre révélation problématique : le père de Polly a fait en sorte qu’elle voit un médecin pour avorter, sans même en parler à sa femme qui est censée tout contrôler. Trouble in paradise.

Tellement, d’ailleurs, qu’Alice nous pond une crise de larmes tout aussi ridicule que celle de Polly juste après. Telle mère, telle fille. J’ai bien ri de la voir s’énerver après son mari. Hop, exit le père de Betty et Polly qui n’arrive pas à justifier son acte. Ce devrait être suffisant pour que Polly rentre chez elle, n’est-ce pas ? Eh bien… Non. Elle préfère aller vivre chez sa belle-famille, les cinglés qui veulent l’acheter et passent leur temps à la menacer. Un choix fort raisonnable, ma foi.

De son côté, Fred a des problèmes au travail désormais parce que les ouvriers refusent de travailler. Ce chantier me soule, mais bon, apparemment Fred a vu les choses venir sans trouver de solution au problème : il n’a plus d’argent pour payer les ouvriers. C’est embêtant… et on veut nous faire compatir à la situation de Fred, mais il ne sait juste pas gérer son business quoi, qu’est-ce qu’on y peut nous ? Un concurrent vorace en profite évidemment pour ré-embaucher aussi vite que possible les hommes de Fred… qui n’aime pas trop l’idée, bizarrement.

Bien, on a donc un nouveau grand méchant qui se dessine dans cette saison… et une solution pas crédible du tout avec Archie et ses potes qui se portent volontaires pour aider à la construction, débarquant en tenue d’ouvriers. Dommage qu’il pleuve, ça n’aide pas mon compteur d’Archie à moitié à poil ça. C’est finalement Jughead qui finit plus nu que son pote, avec un marcel blanc absolument pas taché après une journée de boulot.

Notons avant d’en revenir à la suite que Jughead vit désormais dans la chambre d’Archie et on n’a pas besoin de Fred pour savoir que ça a l’air de puer l’ado en rut dans cette chambre. Après la musique, le foot américain et la boxe, Archie excelle désormais en jeux vidéo et en travaux de construction. Un jour, il apprendra à faire le ménage, espérons.

En attendant, donc, il est sur le chantier de son père et il emmène tous ses potes, ce qui permet à un certain Moose dont je n’ai aucun souvenir qui se fait tabasser par des hommes s’amusant à détruire la construction parce que c’est fun. Au moins, cette agression me permet d’avoir l’enseigne de SoDale qui clignote pour le Bingo Séries, c’est déjà ça.

Le truc, c’est qu’Archie est aussitôt persuadé que les Serpents sont responsables de l’agression et des menaces proférées contre le chantier. Il n’en faut pas plus pour qu’il soit insupportable pour le reste de l’épisode à faire une fixette là-dessus, alors que son père lui demande de ne pas se mêler de ses affaires, ce que les adolescents de cette série ne savent pas faire.

Bien rapidement, Archie décide d’aller dans un bar de Serpents, grâce à l’aide de Kevin dont le copain est bien utile soudainement. Par contre, ça se fait sans l’aide de Jughead qui continue de cacher le secret de son père comme il peut. Archie se retrouve donc sur une table de billard, dominé par un des Serpents… évidemment arrêté par le père de Jughead. Ben oui, il fallait bien qu’il découvre cette vérité.

Le père de Jughead n’est pas d’une grande utilité pour l’intrigue face à Archie qu’il engueule, avant d’appeler son père. Fred préfère confronter son vieil ami que son fils, ce qui est une erreur de débutant vu le fils en question.

En effet, Archie disparaît de la voiture pour aller confronter Jughead au beau milieu de la babyshower, l’air de rien. Personne n’est vraiment étonné de le voir débarquer là, les deux se disputent dans le fond de la pièce, ce qui permet à Betty d’apprendre la vérité sur le père de son copain et à Veronica de prouver son autorité sur Archie. Qui l’aurait cru ?

Tout le monde, je sais. Archie finit par rentrer chez lui pour se réconcilier avec son père sans la moindre punition, parce qu’après tout pourquoi punir un ado qui fugue après avoir refusé d’écouter son père et s’être mis en danger en provoquant une baston dans un bar sans la moindre raison valable ?

Heureusement, le fil rouge finit par avancer quelque peu grâce à Jughead et Betty, qui feraient presque de bons enquêteurs à ce stade. Ils vont en effet confronter le père de Jughead, ce qui leur permet d’apprendre que Jason dealait bien de la drogue pour eux, puisqu’il avait besoin d’argent pour s’enfuir avec Polly. Ben merde, ça se tient. La scène se termine par des réconciliations autour d’un baiser entre Betty et Jughead, parce que nous sommes dans une série pour adolescents et que les bons sentiments doivent dominer.

Tellement, d’ailleurs, qu’Archie finit par dire à Jughead qu’il est son frère et qu’il lui pardonne immédiatement le fait que son père est un Serpent, même si les Serpents sont des connards. Et pas qu’un peu d’ailleurs : on découvre que le copain de Kevin est en fait juste une taupe intéressée par le fait qu’il soit le fils du shérif. Pff. C’est tellement naze que je me demande pourquoi je ne l’ai pas vu venir. Il se passe tellement de trucs ridicules dans la série, je finis par ne pas être assez concentré pour tout capter à l’avance.

Si j’ai raté ça, je m’attendais complètement à la fin d’épisode où les Serpents proposent leur aide à Fred pour le chantier, avant que le père de Jughead n’avoue à Hermione que c’est son mari qui est responsable de l’agression et de la destruction d’une partie du chantier. Quelqu’un aurait balancé à son mari qu’Hermione le trompait, donc. Quelle surprise.

Avant de conclure cette critique, soulignons que les scénaristes ne savent pas du tout quoi faire de Val… Comme elle sort avec Archie, elle tente de le raisonner un quart de seconde, sans succès, avant de dire bonjour au casting à la babyshower, et c’est tout. Gros rôle pour la petite amie du héros quand même !

Compteur d’Archie à poil : On est bloqué à 6…
Ca en devient frustrant, j’ai un pari à gagner, moi !

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Riverdale – S01E07

Épisode 7 – In A Lonely Place – 14/20
La série continue de nous prendre vraiment pour des idiots, mais ce n’est pas grave, j’ai pris le pli et je m’en amuse plus qu’autre chose à présent. L’intrigue ne fonctionne pas tellement, mais ça commence presque à devenir un plaisir coupable de regarder des épisodes. La culpabilité est là par rapport aux excellentes séries qui m’attendent par ailleurs, le plaisir, pas encore tout à fait, mais je vais bien finir par trouver au moins un personnage attachant.

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Spoilers

107

Honestly guys, we should just move.

Be careful what you wish for : voici un épisode qui se consacre à ce qu’il se passe dans la tête de Jughead, et bon, comment dire, ce n’est pas exactement passionnant. On commence l’épisode par un de ses rêves extrêmement rigolo avec tout le casting réuni pour un dîner de Noël gênant où Archie se retrouve avec un couteau dans le dos, planté là par Jughead.

Après ça, on nous révèle que Jughead vit désormais dans son lycée, parce que pourquoi pas, et qu’il y prend des douches plus chaudes qu’aucun lycée ne réussira jamais à avoir je pense. Il y est stalké par Archie qui débarque derrière lui sans prévenir – creepy – et s’inquiète de découvrir que son pote avec qui on ne le voit quasiment jamais passer du temps vit là. Allez, c’était au moins l’occasion de voir Jughead sans son bonnet, c’est déjà ça de pris.

Cela ne dure pas hein, dans la scène suivante, il l’a déjà récupéré avant d’entrer en détail dans sa vie misérable juste après, avec un père qui s’en fout pas mal de lui. OK, vu, Archie lui propose bien de venir avec lui, mais tout ce qui inquiète Jughead, c’est que Betty apprenne la vérité. C’est sûr que Betty en a vachement quelque chose à carrer de son « mec » : elle est bien plus inquiète pour sa sœur.

Bien évidemment, les parents refusent toujours de mêler la police à leurs affaires : pour eux, si quelqu’un apprend la disparition de Polly le jour où on a retrouvé la voiture de Jason en flamme, ce sera forcément mauvais signe. Quand elle raconte tout ça à ses amis, j’ai bien ri qu’elle le faisait en plein milieu du lycée, devant le fils du shérif. Bon, et devant Veronica et Archie qui sont surtout surpris par le fait que Betty et Jughead sont clairement un couple.

Cheryl est enfin de retour dans cet épisode ! Et c’est une bonne chose parce qu’elle accélère un peu l’intrigue en prévenant à la fois le shérif, sa mère et tout le lycée qu’elle soupçonne Polly d’être la meurtrière de Jason. Comment le sait-elle ? Ben parce que Betty raconte sa vie au lycée, tout simplement. Les murs ont des oreilles. C’est limite trop bien écrit pour la série, tout ça. Pas de souci, la scène suivante n’a de nouveau aucun sens avec tous les lycéens sympas qui se mettent à marcher à travers bois pour retrouver Polly.

Ils le font avec les parents de Betty (?) qui se laissent donc mener à la baguette par leur fille et son mec. C’est gentil de la part du couple de penser à emmener en promenade leurs parents, non ? Bien sûr, Cheryl et les Blossom ont eu exactement la même idée. Ils viennent donc confronter le groupe, ce qui est super drôle parce que ça commence : « Alice, où est Polly ? ». Franchement, vous êtes à une battue pour retrouver Polly, qu’est-ce que tu veux qu’elle réponde ? Bref, les deux groupes se lancent dans une compétition ridicule qui mène Alice à prendre la décision de faire une conférence de presse pour annoncer que Polly est enceinte.

C’est ainsi que Cheryl apprend qu’elle va être tata, et elle ne le vit pas super bien, figurez-vous. Betty est aussi quelque peu perturbée par la manière dont les choses se déroulent, mais elle peut en parler à Jughead, elle, au moins. Elle se souvient grâce à lui que lorsqu’elle était petite, sa sœur avait fait une fugue… pour mieux se cacher dans le grenier.

Persuadée de pouvoir retrouver sa sœur comme ça, elle se rend dans le grenier et… c’est bien là qu’elle se trouve. C’est vrai qu’une femme enceinte vivant dans un grenier, ça ne doit pas faire un seul bruit. En tout cas, Polly refuse que ses parents sachent où elle se cache, parce qu’il voulait qu’elle fasse adopter le bébé. Evidemment.

Betty se lance dans une opération pour pouvoir convaincre Polly qu’elle peut revenir chez elle tranquillement. Malheureusement, les parents lui confirment bien qu’ils ont parlé avec Polly et qu’elle veut faire adopter le bébé. Ah, ces menteurs compulsifs, c’est insupportable. Apprenant de ses erreurs, Betty retourne donc au lycée pour parler de tout ça bien fort avec Veronica.

Cheryl les entend sans que ce ne soit surprenant et propose désormais l’aide de sa famille : ils ont bien envie de rencontrer le bébé de Jason quand il sera né, quoi.

Betty accepte donc de rencontrer les parents Blossom pour parler de tout ça, et ces derniers sont vraiment très curieux de savoir où peut se trouver Polly. Suffit de suivre Betty cela dit, elle est tellement débile qu’elle peut les mener directement à sa sœur.

Pour en revenir à Jughead, donc, il mène une vie de merde désormais. Archie est bien sympa avec tout de même, lui promettant que son père est désormais prêt à rembaucher le sien s’il fait l’effort de bien bosser… Génial. Le père de Jughead fait toutefois l’effort de retourner voir Fred qui lui explique que c’est bien Archie qui lui a proposé de le rembaucher. Top, il avoue donc sans pression que son fils le manipule tranquillement.

Le père de Jughead, FP, est donc réembauché aussitôt par Fred, ce qui ne plaît que moyennement à Hermione. Tu m’étonnes ! Elle sait qu’il est un serpent et que ce n’est pas une bonne idée. Comme d’habitude, Hermione continue de se laisser déborder par absolument tout ce qui l’entoure. En effet, Veronica a décidé de se venger de sa mère en claquant le plus de thune possible, ce qui n’a aucun sens, mais bon, c’est une adolescente alors pourquoi pas. Si ça, ça passait, son envie de sortir en boîte avec Josie, Kevin et Reggie (non, vraiment, ce groupe n’a aucun sens malgré les explications de Veronica) en plein milieu de semaine ne passe absolument pas.

Hermione reste donc tranquillement dans son canapé, négociant en vain avec sa fille pour qu’elle ne sorte pas, avant de lui dire de ne pas passer la porte seulement une fois qu’elle est déjà partie. J’ai tellement ri. La scène en boîte est juste une manière de revenir sur le mal-être adolescent de Veronica, cela dit.

Pour la ramener chez elle ? Hermione décide de déclarer que la carte bleue de sa fille est volée. Celle-ci sait que c’est bon signe et que ça veut dire que sa mère est prête à négocier. Ben voyons. La négociation ? Ben Veronica accepte que sa mère voit Fred – le truc qui posait problème à la base – et Hermione accepte de faire ce qu’elle acceptait déjà de faire. Bref, Veronica change juste d’avis sans qu’on ne sache pourquoi ni comment, mais on approche de la fin de l’épisode alors bon, pas le temps de faire mieux ?

J’en oublie encore une fois l’intrigue de Jughead, ou plutôt de son père. On retrouve au dîner ces deux-là, Archie et Fred, histoire de savoir que Fred et FP sont de très vieux amis. En fait, ils bossaient même ensemble avant que FP soit pauvre et alcoolique. Ouep, il est alcoolique et toujours aussi peu sympa avec son fils, s’endormant pendant qu’il s’occupe de lui.

Il n’empêche qu’Archie est embêté de savoir que son papa parfait est responsable de tous les malheurs de Jughead (alors non, en fait). Il lui fait donc la morale comme un père devrait la faire à son fils et Fred se défend à peine. Bordel, mais ses adolescents ont besoin d’un sérieux recadrage, c’est fou.

Le dernier acte de l’épisode voit alors Jughead être arrêté par le père de Kevin. C’est si drôle : il le soupçonne du meurtre de Jason, parce qu’il a un tableau d’enquêteur plus à jour que le sien. Bon, et aussi parce qu’il a un passé de pyromane alors que la voiture de Jason a brûlé, ou parce qu’il n’aime pas l’équipe de foot. OK ?

Jughead demande donc un avocat, mais c’est Betty qu’il finit par voir parce que c’est courant dans la procédure quand on est soupçonné de meurtre de pouvoir voir sa petite-amie. Fin, j’imagine, je ne suis pas américain, mais je ne peux pas croire qu’une série me mente. Ah, puisqu’on parle de mensonge, Fred décide de sortir Jughead de prison comme il sortait régulièrement de prison FP à l’époque. Pour se faire, il explique que Jughead bossait pour lui le week-end du meurtre. Oui, le shérif gobe ce mensonge évident qui se lit sur le visage d’Archie – non pas que Fred soit bien convaincant non plus.

On nous prend pour des cons, oui, mais ce n’est rien par rapport aux réconciliations entre Jughead et son père. Oui, l’adolescent prend finalement la décision de rentrer avec son père plutôt qu’avec le père de substitution qui est prêt à forger des faux documents pour le sortir de prison. Fred est si cinglé.

La toute fin d’épisode voit finalement Polly décider de faire confiance aux Blossom parce que Betty lui dit que c’est OK. Heureusement, Cheryl a encore un semblant de cœur et vient les prévenir que ce n’est pas une bonne idée, comprenant que ses parents veulent juste se débarrasser de Polly et du bébé. Oups.

C’est ainsi que Polly finit chez Hermione et Veronica, parce que Veronica est là au moment où ça arrive et refuse de laisser la sœur de sa nouvelle meilleure amie dans la merde. Eh beh ! Hermione accepte d’accueillir Polly chez elle, sans broncher, tout comme Fred accepte d’accueillir Jughead chez lui, toujours sans broncher. Le seul problème, tout de même, c’est que la dernière scène nous révèle que la veste de Jason est bien chez Jughead. Bien sûr, la veste est rangée normalement dans un placard, parce que c’est ce que tout le monde fait avec les vestes des victimes de meurtre non résolu, pas vrai ?

Compteur d’Archie à poil : On est bloqué à 6…
En plus, maintenant que Jughead vit dans sa chambre, je ne le sens pas… Et en même temps, Archie aime bien surprendre par derrière son pote quand il est à poil, si on s’en réfère au début d’épisode. Allez savoir, ce compteur va peut-être exploser au prochain épisode, du coup.

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Riverdale – S01E06

Épisode 6 – Faster, Pussycats ! Kill ! Kill ! – 14/20
Pouvons-nous, s’il vous plaît, rester concentré sur l’intrigue ou est-ce vraiment trop demander à ces scénaristes ? Ah non, vraiment, autant j’ai bien aimé la partie enquête et révélations de l’épisode concernant le fil rouge de la saison, autant tout le reste, je n’en ai tellement rien à carrer que c’était compliqué de ne pas m’endormir. Et puis, je ne suis là pour une médiocre série musicale sur des ados qui alignent trois notes, mince à la fin !

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Spoilers

106

Did you kill Jason Blossom?

On doit rencontrer Polly dans cet épisode ? Qu’à cela ne tienne, voyons-la directement en flashback avec Betty histoire de combler les premières minutes de l’épisode. On enchaîne ensuite sur Betty jouant les détectives chez elle, invitant à l’improviste Jughead au petit-déjeuner, parce que tous les adolescents font ça. Ces deux-là passent tout leur temps ensemble et à s’échanger des regards ensuite. Pourquoi on ne nous les met pas en couple pour se simplifier la vie, hein ?

Ils se rendent donc dans l’institution où est enfermée Polly, l’occasion pour Betty de découvrir que sa sœur, au milieu des nonnes, est enceinte. Ce doit être un bébé miraculeux, en plus, parce qu’il arrête la pluie ? Je veux dire, il pleut des cordes sur le plan nous présentant l’institut, mais pas du tout sur la scène en extérieur où Polly raconte sa vie.

Ainsi donc, le 4 juillet, elle devait retrouver Jason et se barrer loin avec lui… sauf que ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Bon, donc, c’est le même jour que Polly a été internée et on ne nous le dit que maintenant ? Cela fait six épisodes qu’on est en boucle sur le 4 juillet et c’est maintenant qu’on l’apprend, vraiment.

En tout cas, il est fou de découvrir que Polly est enceinte, mais je ne sais pas pourquoi je n’avais pas deviné ça avant, tant c’était obligé. Dans le même genre, elle découvre donc grâce à Betty que Jason est mort, parce que personne n’avait pris la peine de lui dire. C’est con, tout de même. Bon. Betty est vite interrompue par la mère supérieure qui la ramène à sa mère, mais on a quand même droit à la classique scène déchirante de séparation.

De retour chez elle, Betty est super énervée, évidemment, et s’en prend donc à son père, qu’elle soupçonne d’avoir tué Jason. Cela fait bien rire sa mère, qui remonte bien haut sur ma liste de suspects, alors que le père tente juste de raisonner sa fille en lui faisant comprendre que sa sœur raconte aussi de la merde au milieu de tous ses bons sentiments.

On en arrive bien vite à Jughead qui redébarque voir Betty dans sa chambre, en cachette, avec ses baskets sur le canapé super. Il l’embrasse enfin, preuve que les scénaristes m’écoutent (non), mais Betty préfère penser à Polly à ce moment-là, voulant vérifier l’histoire qu’elle lui a racontée. Grâce à cela, Betty et Jughead retrouvent la voiture de Jason, voiture qu’il avait cachée pour partir avec Polly le 4 juillet. Ils mettent leurs empreintes partout, y compris sur la drogue encore là, sans se douter qu’ils sont surveillés.

Qu’importe, ils vont prévenir aussitôt le shérif… qui ne se déplace pas assez vite : il retrouve la voiture enflammée, sous des trombes d’eau. Quant à Polly, Betty et Jughead retournent la voir avec l’intention de la libérer (mais comment au juste deux ados pourraient-ils faire ça, hein ?)… Pour eux aussi, c’est trop tard : elle s’est enfuie par la fenêtre pendant l’orage, qu’on nous laisse supposer…

Et autrement, le reste de l’épisode était un puissant somnifère ! Archie revient dans cet épisode pour faire une crise de panique sur scène. Ben oui, il est supposé chanter en public pour être recruté pour le spectacle musical à venir… Comme il n’y a qu’un groupe de musique, je ne comprends pas trop le bordel qu’ils nous font à faire des auditions, et apparemment, Veronica pense pareil, forçant finalement Kevin à accepter de recruter Archie.

Il a quand même peur de chanter seul et il en parle à Val. Elle n’a pas du tout envie de l’aider sur scène par contre, parce qu’elle est une Pussycat et ne peut se permettre de les trahir… jusqu’à ce qu’elle puisse en pleine répétition, parce que Josie est insupportable avec elle. Pas de bol, elle les quitte parce qu’elle dit chanter avec Archie, mais Veronica s’est déjà proposée.

En tout cas, Josie l’invisible a un égo de dingue comme tous les ados de cette série et finit par aller se plaindre à sa mère qui est de super mauvais conseils, étant aveuglée par le talent certain de sa fille. Ah.

Pendant ce temps, Fred invite Hermione à un rencard qui n’en est pas un, mais qui en est un quand même puisqu’elle lui touche la poitrine et qu’il lui prend la main. Quelle angoisse. Ils se retrouvent à s’embrasser, au moment où Veronica venait voir sa mère, une plante à la main, sur le chantier de Fred ? OK, je suis passé à côté de certains trucs, je crois, mais c’est pas grave, hein ?

En tout cas, c’est grave pour Veronica que sa mère trompe son père, là où Archie se remet bien vite de voir son père se mettre à sortir avec la mère d’une de ses potes. Il devrait être jaloux, ça fait une cougar potentielle de moins pour lui. Et en plus, Veronica est tellement énervée par la situation et après Archie qui l’a déjà remplacée par Val sans même lui demander son avis qu’elle fait une crise. Cela mène à Josie acceptant immédiatement d’intégrer Veronica aux Pussycat. J’ai tellement ri.

Leur entraînement musical se passe bien mal, mais bon, Veronica sait se faire apprécier par Josie – Josephine. En parallèle, Val est stressée et gueule un peu sur Archie et c’est terrible comme JE M’EN FOUS. Pardon. Les chansons d’Archie, ça passe bien, mais d’où c’est une série musicale d’un coup ? Allez, ça reste un drama adolescent avec Josie vexée par son frère ayant de trop grands standards pour elle ou Veronica en boucle sur son papounet chéri qui est en prison.

De toute manière, tout ça n’est pas fait pour durer, et ça tombe bien : Archie ne veut pas garder Val et ruiner le groupe des Pussycats. Val récupère bien facilement sa place, mais là encore, elle est toute heureuse de récupérer son amie, mais moi, ça me passe aussi au-dessus. On finit donc par une représentation des Pussycats plutôt sympa, mais que le père de Josie déteste (on est censé être triste pour elle, parait-il). Une fois que c’est fait, Veronica peut s’excuser auprès d’Archie, allons savoir ce qui la fait changer d’avis alors qu’elle est supposée être toujours énervée, et ça mène donc Archie chantant « I’ll try ». Ouais ben moi aussi j’essaie d’accrocher à ce show musical, mais bof.

Archie redevient star du lycée et peut même embrasser Val. Elle est vite oubliée cette Géraldine, difficile de ne pas mourir de rire, même si c’est censé être un moment triste avec Josie pleurant dans les bras de sa mère.

En ce qui concerne Fred, il tente de présenter un projet immobilier à la mère de Josie, accessoirement maire donc, mais ça ne se passe bien. La maire ne peut autoriser la construction, puisqu’il lui faut deux signatures des propriétaires du terrain pour que ça puisse avoir lieu. Il n’en a qu’une : celle d’Hermione. La deuxième est soit celle de son mari, soit celle de sa fille. Ben voyons. Veronica est donc suffisamment importante du haut de ses 16 ans pour signer ce genre de projet ? Merveilleux.

Elle refuse cependant, proposant un chantage de merde à sa mère qui refuse d’arrêter de voir Fred et préfère signer à la place de sa fille. Superbe. En fin d’épisode, elle découvre en tout cas que sa mère a imité sa signature et que Fred ne sait même pas qui est l’acheteur prêt à autoriser son projet sur le terrain.

Compteur d’Archie à poil : Toujours à 6.
PS : mais où est Cheryl ? Ils n’ont déjà plus de budget ?

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Riverdale – S01E05

Épisode 5 – Heart of Darkness – 15/20
Archie est mon nouveau héros, clairement. Et Hermione ma nouvelle actrice préférée. Et Betty ma performance de la semaine. Et vraiment rien ne va, tout est plus cliché que cliché, le ton faussement sérieux frisant toujours la parodie. Du coup, ça a tout à fait le potentiel de devenir addictif. Je ne m’attendais vraiment pas à ça avec cette série par rapport à tout ce que j’avais entendu de positif sur cette saison 1. C’est fou.

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Spoilers

105-celleci

Slut-shaming. It’s what they’re calling it when sluts get shamed.

C’est reparti pour un nouvel épisode de cette série qui part en vrille dès ses premières secondes pour nous informer que Cheryl vit dans une maison digne d’un film d’horreur et fait des cauchemars où son frère cadavérique vient la tuer. Après, je dis cauchemar, mais ça ressemblait plus au début d’un mauvais film porno, et la tenue qu’elle porte au réveil dans le lit de son frère n’arrange pas cette impression.

Cet épisode propose de se concentrer sur l’enterrement de Jason avec de belles incohérences et moments wtf, entre les parents qui invitent toute la ville pour être sûre que le meurtrier soit là et Cheryl qui organise une soirée pyjama la veille après avoir balancé des invitations comme un élève de primaire content de fêter son anniversaire. C’est tellement n’importe quoi, c’en est kiffant.

De son côté, Archie commence l’épisode à moitié à poil, cette fois-ci parce qu’il fait de la boxe. Ah, première nouvelle. Y a-t-il quelque chose qu’il ne fait pas ? Au moins, ça, ça permet de l’enduire d’huile histoire que son papa le mate. Pardon. Le but pour lui est soi-disant de se remettre en forme pour le football, mais il n’est pas très doué quand il retourne sur le terrain.

Le coach le met donc sous la tutelle d’un autre joueur qui voudrait devenir capitaine à la place de Jason et qui se retrouve à devoir l’aider à le devenir. C’est ridicule ! En plus, c’est une scène de vestiaire où tout le monde se dénude sauf Archie. C’est très étrange. Archie n’est pas bien de toute manière, et c’est l’essentiel à retenir : Géraldine est partie, il est en pleine déprime et évite complètement d’y penser en se jetant corps et âme dans le foot.

Pas de bol pour lui, Val débarque pour lui proposer des cours particuliers de musique avec un prof célèbre. Oups. Il s’agit d’un certain M. Castillo, et ce simple nom me file déjà de l’urticaire à cause de How to get away with murder. Il est donc parfait pour la série. On est sur un cliché de prof de musique qui ne vit que pour ça, et ce n’est pas dingue. Tout ça mène à une Val forcée de venir aider Archie à bosser sur sa musique jusque tard le soir.

Genre assez tard pour que Fred passe dire à son fils de se coucher, mais pas assez tard pour qu’il vire Val de chez eux, apparemment. Bien sûr, le lendemain, le petit Archie nous fait de la merde totale sur le terrain et refuse d’arrêter de jouer malgré son mal de main. J’ai tellement levé les yeux au ciel face à cette scène d’égo masculin, mais ce n’était rien par rapport à ce qui m’attendait ensuite avec Veronica jouant les infirmières pour lui, en étant jalouse de Val et en lui disant que sa main est son instrument et qu’il doit prendre soin. Ah ben elle en prend tellement soin qu’on sait à quoi elle servira la nuit suivante cette main, hein. Pardon.

Tout ça, en plus, pour aboutir à une scène où Castillo dégage Archie-sans-talent de sa vie, parce qu’il ne se voit pas avoir la même relation que ce que Géraldine avait avec son élève. S’il savait ce qu’il disait. Heureusement, Val finit par remettre les choses en perspective pour Archie qui a besoin d’être recadré dans son désir de musique.

Pendant ce temps, Kevin vient aider Betty et Jughead à recréer le « tableau de meurtre » de son père, histoire d’être de meilleurs journalistes et flics que leurs parents qui sont clairement peu doués. Ainsi, Betty a un rencard avec un certain Trev, mais elle explique à qui veut l’entendre que ce n’est pas vraiment un rencard : elle veut juste les infos qu’il pourrait avoir sur Jason.

Il en a et n’a apparemment que ça comme sujet de conversation, balançant au milieu de son rencard que la grande sœur de sa possible future copine était avec un Jason qui dealait de la drogue. Normal. Du coup, on est parti sur une intrigue qui explore un peu le personnage de Polly, et c’est terrible comme je n’arrive pas à prendre au sérieux l’acteur jouant le père de Betty. C’est Jack de Charmed, à vie. Pourtant, la scène est dramatique : si Polly est en hôpital psychiatrique, c’est parce qu’elle a tenté de se tuer (ou parce qu’on le revoit ensuite en train de regarder de vieilles vidéos de sa fille).

Il me semblait que c’était évident, ou déjà dit, mais c’est une surprise pour Betty qui s’en confie aussitôt à Jughead qui n’a toujours pas d’intrigue propre – du coup, grand mystère de pourquoi il est là et adoré, mais bon. Sa brillante idée de l’épisode ? Profiter de l’enterrement pour fouiller la maison. Il débarque donc en costard chez elle pour l’enterrement, et OK, je vois ce qui fait son charme, mais va me falloir un peu plus pour me sentir un minimum investi et pour que je me foute de sa gueule plus longuement aussi ! Après, il est en costard-bonnet, j’ai déjà de quoi faire, j’imagine.

Avant ça, bien sûr, on a droit à la pyjama-party de Cheryl qui est en fait un tribunal pour Veronica : il n’y a qu’elle qui est invitée et qui se tape un repas de famille avec eux. C’était encore plus angoissant que ça en avait l’air, mais c’était toujours plus cool que la scène où Cheryl se dit heureuse de l’aide apportée par Veronica après sa crise d’angoisse ou Veronica en train de dire que Jason était super beau alors que… euh beh bof, en fait.

En parallèle, on a toujours droit à des scènes reloues entre Fred et Hermione sinon. Cette dernière est une vraie working girl qui récure à présent des éviers (hein ?) dans le diner et nous joue une merveilleuse scène où elle trouve un serpent dans une boîte. OK, Hermione est menacée, c’est triste, mais l’actrice mérite l’oscar de la plus mauvaise performance effrayée vue depuis un moment.

Elle appelle donc Fred pour se débarrasser du serpent parce que… parce que… Non, je n’y arrive pas désolé. Il la débarrasse du colis gênant, allons savoir comment, puis l’interroge comme un policier qu’il n’est pas. Elle lui explique donc qu’elle ne veut pas l’impliquer (lol ?) dans les affaires d’argent qu’Haram doit aux Serpents.

Le lendemain, Hermione se rend à l’enterrement pour être mieux critiquée par la mère de Jason, qui enchaîne sur une scène merveilleuse où elle nous touche les cheveux d’Archie. Tout le monde sait qu’il aime les cougars en ville apparemment. On notera qu’il est en tenue de quaterback avec la veste de l’équipe au beau milieu de l’enterrement et que ça ne semble choqué personne parmi les gens tous habillés en tenue d’enterrement. Bref, la série semble vouloir nous dire qu’Archie pourrait être son fils, je suis blasé devant.

OK, pas tous. Miss Cheryl Drama débarque dans sa petite robe blanche de sa sortie au lac pour faire un discours tout pété, qui n’est pas aussi drôle que sa crise de larmes digne de Clary ou que Veronica chuchotant, depuis l’autre bout de la pièce, à la mère de ne pas bouger parce qu’elle va empirer les choses. Non mais n’importe quoi.

Toutes les intrigues se réunissent en tout cas à l’enterrement, avec Fred et Hermione qui se font un petit câlin et Betty/Jughead qui découvrent que Polly allait se marier à Jason. Yep, merci la grand-mère sénile de nous dévoiler tout ça. Cette famille a vraiment un grand problème en tout cas, parce que la mère est toute aussi perchée que la grand-mère à engueuler sa fille pour sens de la représentation à l’enterrement. Belle psychologue !

Tout aussi psychologue est Betty cherchant à avoir des informations sur sa sœur auprès de son père qui a subitement un rôle bien important dans cet épisode. Il critique donc ceux qui auraient pu devenir sa belle-famille, mais pour le coup, je le comprends, surtout qu’en plus il y a une sorte de guerre de familles débile entre eux : l’arrière-grand-père de Betty s’est donc fait tuer par l’arrière-grand-père de Cheryl et Jason. Passionnant.

J’ai aussi failli pleurer de rire, pour de vrai, quand la fin d’épisode revient sur Veronica racontant sa journée à sa mère (inutile) avant d’enchaîner sur Archie, ce héros, qui refuse de rester quaterback parce qu’il n’arrive pas à tout gérer et qu’il préfère que Reggie s’en charge. Une scène avec Val et voilà, il change totalement d’avis. Archie, mon héros.

Pas Jason et son roux tellement vif que ça en devient ridicule. Ridicule, comme Betty et Jughead jouant les détectives et se mettant à suspecter les parents de Betty. Et ils ont raison : le père de Betty est bien celui qui a récupéré les dossiers du père de Jughead. Ca sent la conspiration tout ça, et le cliffhanger nous promet une rencontre avec Polly, un jour.

Compteur d’Archie à poil : 6 (+1, donc). Cela dit, on aurait pu faire un compteur de mini-short de Veronica, Cheryl et/ou Betty, aussi.

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