The Rookie – S03E12

Épisode 12 – Brave Heart – 18/20
Il n’y a pas à dire, c’était un bon lundi pour les séries ! Enfin, un bon dimanche soir aux USA. Bref, cet épisode est très bon, parce qu’il ramène plein de situations et personnages que l’on connaît déjà pour les développer de manière efficace, sans pour autant être forcément un épisode de série policière. On se prend au jeu et au suspense sur au moins deux des trois intrigues, et c’est suffisant pour avoir une bonne dose d’adrénaline en plus du divertissement.

Spoilers

Henry est emmené en urgences à l’hôpital, où Nyla se rend compte qu’une connaissance d’Angela traîne.


Do the open heart surgery

Oula ! Comment avais-je oublié qu’Henry s’était effondré dans la cuisine de son père à la fin de l’épisode précédent ? Deux semaines et voilà, on oublie tout. Le début d’épisode nous remet dans l’ambiance avec John qui emmène son fils à l’hôpital et nous rappelle qu’il a un lourd passé médical avec plusieurs opérations du cœur en tant que bébé.

Je sais qu’on le savait, même si je ne m’en souvenais pas du tout. De toute manière, on pourrait probablement remplir une bibliothèque avec les petits détails que j’oublie à force de voir trop d’épisodes de séries. En tout cas, Henry subit toute une batterie d’examens pour déterminer ce qui lui arrive, forçant Nolan à attendre gentiment en salle d’attente – sans que Grace ne pointe le bout de son nez. Vraiment, ils ont zappé le personnage du jour au lendemain, c’est fou.

Nyla s’inquiète bien sûr pour son bleu et vient lui rendre visite avec Tim, qui est sûr de rester coincé pour la journée à l’hôpital puisqu’ils ont leur uniforme. Il n’a pas tort, même si Nyla affirme le contraire. Gray rend lui aussi visite à Nolan, qui s’inquiète aussitôt d’être en arrêt alors qu’il n’est pas censé y avoir droit en tant que bleu. Heureusement, Gray sait que la famille est importante et laisse couler cette situation.

Je ne suis pas sûr que tous les flics feraient ça. Pour en revenir à Henry, on découvre enfin l’identité de sa mère – l’ex-femme de Nolan est interprétée par Emily Deschanel. Evidemment qu’ils prennent une actrice beaucoup trop connue du petit écran pour ce rôle ! Je trouve ça vraiment chouette cette série qui nous ramène plein de visages connus en permanence. Bon, j’avais dit qu’on en revenait à Henry et il se retrouve ainsi à pouvoir faire deux opérations.

Il doit choisir entre une opération avec peu de risque, mais la certitude de revenir à l’hôpital pour une autre opération à un moment, ou alors une opération beaucoup plus lourde, la forçant à quitter son job tout récent et à jouer avec sa vie – l’opération vient avec un risque de 20% de ne pas s’en sortir. Euh. Moi, mon choix serait vite fait pour le coup. Le médecin est très direct, mais je l’aime beaucoup et elle mériterait de rejoindre une série médicale tellement sa manière de ne pas faire de chichi est efficace.

C’est rare les chirurgiens bien écrit – elle est juste là pour jouer la chirurgienne, rien de plus, ça doit aider. La mère et la fiancée veulent évidemment qu’ils ne prennent pas ce risque de 20%, et je les comprends tout à fait. Je ne parie jamais rien, autant revenir régulièrement à l’hôpital malgré les factures, hein. Chaque jour gagné est précieux, il me semble.

Pas de bol, Henry a très envie de ne plus remettre les pieds à l’hôpital dans sa vie – spoiler, mec, c’est impossible – alors il veut prendre le risque de cette opération qui pourrait pourtant le tuer, même s’il sent bien que ça ne plaît pas à sa famille. Il a à peine le temps de leur dire ça qu’il s’évanouit à nouveau, forçant la famille à faire un choix alors qu’il est en plein arrêt cardiaque. Quelle horreur, franchement, voir quelqu’un qu’on aime comme ça, sur le point de mourir.

Et contre toute attente, Nolan prend la décision de faire ce qu’Henry veut, malgré les risques : son ex-femme accepte, bien sûr, mais elle était partante pour imposer sa décision à l’origine, surtout que la fiancée de son fils ne disait rien. En même temps, c’est la douche froide pour elle qui n’était pas au courant de ce pourquoi elle s’engageait avec lui.

Nolan prend ensuite le temps de parler un instant avec sa femme et c’est fou de voir ces deux gros acteurs du petit écran ensemble. En plus, leur alchimie en tant qu’ex fonctionne plutôt pas mal. Sa femme lui reproche pour une fois son optimisme. C’est clairement la première fois qu’elle le fait, mais pas la première fois qu’elle le pense.

Sarah envisage le pire, à chaque opération de son fils il envisage le meilleur, et on comprend mieux pourquoi ils sont séparés, au moins. C’est terrible en tout cas, et ça nous permet de nous rappeler que Nathan Fillion est aussi un excellent acteur dramatique. Malgré tout, Sarah est celle qui finit par rassurer la fiancée de son fils quand elle veut entendre qu’il ira bien, parce qu’elle sent que son ex-mari ne peut le faire.

Joli couple qui reste soudé malgré le divorce, ça, l’amour d’un enfant, ça fait beaucoup ! Finalement, nous apprenons en fin d’épisode qu’Henry est sorti d’affaire et que tout va bien. C’est gros, mais ça permettait d’occuper l’épisode avec une intrigue un peu loin de ce qu’ils font d’habitude.

De son côté, Tim est débordé par l’organisation par l’organisation du mariage d’Angela et demande conseil à Nyla avant de sortir de l’hôpital. Ils n’en sortent toutefois pas puisque Nyla se rend compte que des hommes cachent des armes sous leurs vestes, et aussitôt elle veut savoir qui ils sont. Il n’en faut pas plus pour comprendre que l’épisode va nous ramener La Fiera dans l’équation.

En effet, c’est pour elle que ces hommes armés travaillent. La Fiera, c’est un cas pour Angela, et ça tombe bien, parce qu’elle est à l’hôpital aussi, sur un jour off. Angela et Wes commencent à envisager la venue du bébé, même si Angela ne veut pas savoir le sexe de son futur enfant et refuse également de choisir le prénom avant son arrivée. Elle est sacrément superstitieuse, dis-donc.

Evidemment, elle reçoit un appel de Gray pour l’informer du retour de la Fiera aux États-Unis et se met aussitôt sur l’enquête. Elle a à peine disparu que le docteur l’appelle, ce qui est plutôt drôle à voir. Elle se rend aussitôt au huitième étage pour parler à La Fiera. Je trouve ça plutôt cool de les retrouver ensemble ces deux-là, surtout que La Fiera est un personnage intéressant pour la série.

La Fiera révèle qu’elle sait le nom de Wes et qu’elle est heureuse de voir Angela porter son bracelet… on voit d’où vient la superstition d’Angela d’un coup. Je ne la sens pas cette Fiera pour la suite, malgré sa relation sympa avec sa hermana. On sait vers quoi ça se dirige : une baronne de la drogue pote avec une flic, ça ne peut pas bien se terminer. Cela force toutefois à Wes à reporter de quelques minutes le rendez-vous d’Angela. En plus, pour ne rien arranger, Tim se rend compte que Mack est également à l’hôpital et qu’il parle à la Fiera sur une vidéo de caméra surveillance.

Mack, c’est son pote de l’épisode de la convention de flic. Une fois de plus, il est clairement drogué quand il révèle aux flics qu’il bosse comme garde du corps pour un certain Thomas Madrigal, un homme qui fait face à plusieurs accusations au même moment, mais qui est surtout connu des services de police comme un baron de la drogue. Aïe, ça fait deux barons dans le même hôpital américain, c’est mauvais signe.

Ils sont interrompus par le fils de Madrigal qui est très odieux avec le garde du corps de son père, mais peu importe. L’important, c’est que Nyla propose aussitôt de mettre en service son expérience de flic sous couverture. Elle est habituée et connaît bien les règles des écoutes, notamment la règle des deux minutes qu’elle a pour enregistrer une conversation censée être privée. Elle a de bons réflexes pour avoir un angle de vue intéressant et pour être capable d’écouter ce qu’il se passe dans la chambre d’hôpital.

Grosso modo, toutes les deux minutes, elle doit arrêter pendant trente secondes l’enregistrement tant que rien d’illégal n’est évoqué. Nyla a aussi le droit à une traductrice si elle ne comprend pas tout, et comme son espagnol serait rouillé, elle autorise Angela à écouter également ce qu’il se passe. Cela tombe bien, puisque quand elle se met à écouter, La Fiera se pointe dans la chambre de Madrigal. Elles ont quelques secondes restantes et on sent bien que ça va partir en vrille entre les deux barons. Tant qu’il n’y a rien d’illégal, elles n’ont pas le de rester à écouter… je m’attendais vraiment à ce que le deal soit fait pendant ces trente secondes.

Pas folle, La Fiera sait bien qu’Angela doit être en train de l’écouter, alors elle paie un homme de ménage pour qu’il passe l’aspirateur pile à ce moment. Le temps qu’Angela l’arrête, il ne reste que quelques secondes malheureusement pour écouter Madrigal et La Fiera échanger de simples formalités. Nos flics ont trente secondes de pause, ce qui est suffisant pour qu’elles parlent de leur vie privée. Angela parle donc son bébé très rapidement, alors que Nyla lui parle de ses rencards du moment. Elle oscille toujours entre ses amants, donc. Bien. On verra ce que ça donnera dans un prochain épisode, ce n’est clairement pas le but ici.

Quand les écoutes peuvent reprendre, La Fiera demande au lord de la drogue si son fils joue aux jeux vidéos, et on voit bien qu’il s’agit d’un nom de code. Et là, pour le coup, Angela n’a pas le droit d’écouter tout ça, mais bon, elle le fait même s’il n’y a pas un mot d’espagnol. Cependant, La Fiera est maligne, beaucoup trop : elle menace Wesley et c’est trop tard pour qu’Angela y fasse quoique ce soit. En effet, Wesley a baissé sa garde dans la salle d’attente de l’hôpital.

Il suit donc un homme qui se fait passer pour un détective l’emmenant auprès d’Angela, mais l’homme le conduit juste dans le parking sous-terrain de l’hôpital. C’est si abusé. Wesley récupère vite les bons réflexes quand il comprend ce qui est en train de se passer et n’hésite pas à menacer son kidnappeur, mais je ne suis pas certain que ce soit suffisant pour lui. Il y a clairement des objets de torture dans la camionnette, mais le but est finalement juste de faire flipper Angela en l’éloignant suffisamment longtemps.

Quand il remonte dans l’hôpital, Angela est évidemment soulagée de le retrouver et inévitablement, Wesley demande à Angela de laisser tomber La Fiera pour le moment, au moins jusqu’à la naissance du bébé… seulement, ce n’est pas le genre de sa femme de laisser tomber, malgré la grossesse. Elle est très énervée par La Fiera et elle n’hésite pas à aller lui dire en face dans une confrontation franchement… peu crédible. Et ça nous est confirmé : Angela fait semblant de s’énerver pour que La Fiera pense sa stratégie efficace.

En vérité, les filles ont arrêté d’écouter, oui, mais Gray s’est mis sur le coup. Il leur affirme qu’il a eu ce qu’il voulait dans l’enregistrement, avec un arrangement entre La Fiera et Madriga. Angela prend alors le temps de retourner voir La Fiera qui, officiellement, était là pour s’occuper de son fils Diego et de son opération du genou.

La situation part en vrille tellement vite ! Je ne m’y attendais pas du tout : un van s’arrête derrière Diego, et il ne s’agit pas des hommes de La Fiera comme je m’y attendais. Du coup, elle aurait pu réagir plus vite, elle, franchement. De ce van noir sort un homme avec un flingue qui nous tue sur le coup Diego de plusieurs balles. C’est tellement improbable.

En plus, Angela, enceinte toujours !, est là, juste derrière Diego. J’ai eu peur pour elle, ça sentait vraiment super mauvais. Finalement, elle peut se mettre à couvert en protégeant à nouveau La Fiera, mais c’est de toute manière trop tard pour sauver Diego. C’est horrible. Nyla et Tim débarquent bien sûr en renfort et Tim se débarrasse de l’un des tireurs sans trop de problème.

Nyla se charge du deuxième et la situation de tension est vite oubliée, sans conséquence apparente pour la santé d’Angela ou du bébé. C’est dingue, ça, et peu crédible, mais tant mieux. En tout cas, Gray est vraiment ravi de son jour off… et Angela aussi, j’imagine ? Quand elle revient sur la scène du crime de son fils, La Fiera est froide et déjà résolue, demandant simplement quand elle pourra récupérer le corps de son fils. Et cette froideur n’est pas bon signe : elle a perdu son humanité en perdant son fils. Nyla et Gray craignent maintenant une guerre de cartels, et je pense qu’ils ont bien raison de la craindre, parce qu’on est dans une série après tout.

Wesley, lui, retrouve Angela en pleurs après son examen médical. Tout va bien pour elle, mais elle pleure la mort de Diego. Il faut dire que si elle ne les avait pas retardés, Diego aurait pu réussir à s’en tirer, non ? Enfin, ça ne sert à rien de refaire le monde. Cette intrigue était vraiment chouette.

De son côté, Tim essaie une fois de plus de convaincre Mack de décrocher de ses drogues, mais c’est en vain. Il a pourtant tous les bons arguments pour ça, alors Mack l’écoute… C’est intéressant cet épisode qui nous ramène plein de personnages secondaires. Mack et Tim se réconcilient a priori et parlent même de l’organisation de l’enterrement de vie de jeune fille d’Angela, sans pour autant donner une super idée à Tim.

En parallèle de tout ça, Lucy et West sont eux aussi à l’hôpital, ce qui tombe bien pour limiter le coût du tournage de l’épisode, dis donc. Ils y amènent une femme qui a eu la bonne idée de se faire remarquer en ville en tentant de prendre la fuite en les voyant. Blessée, elle doit se faire soigner et recoudre le bras.

Ils perdent de vue la femme par contre, ce que je trouve étonnant – je sais qu’il y a le secret médical et tout, mais ça irait vite tout de même pour elle de s’enfuir. D’ailleurs, une fois recousue et alors que Lucy parvient enfin à avoir au téléphone les membres de l’administration d’une école dans laquelle Tamara est censée s’inscrire, la suspecte s’enfuit, forçant Lucy à raccrocher. La pauvre.

West et Lucy la rattrapent d’autant plus vite que la suspecte s’évanouit en pleine rue. Ils la soupçonnent aussitôt d’avoir des drogues dans son estomac. Quand elle confirme cette information, ils sont obligés de rester coincé plus longtemps à l’hôpital, le temps que les médecins s’occupent d’elle. Bof. Tout ça est une intrigue beaucoup moins prenante que celle de La Fiera pour le coup, mais c’est parce que j’attendais le moment où tout se rejoindrait.

En fait, ce n’est pas ce qui était prévu, c’était juste une intrigue pour parler de l’évolution de Tamara. En effet, Lucy se rend compte que West espionne Tamara parce qu’il la soupçonne d’avoir volé une statue de Baby Yoda. Cela nous met les colocataires en froid, parce que West n’a pas confiance en la protégée de Lucy – et aussi parce qu’il est cinglé à mettre une caméra dans l’appartement pour vérifier ce qu’elle fait.

Il se trompe pourtant parce que c’est Lucy qui l’aurait cassé, cette statue. Ouais, j’ai mis le conditionnel dans mes notes. C’est confirmé en fin d’épisode, mais je ne savais pas s’il fallait croire Lucy, parce qu’elle est prête à beaucoup pour protéger Tamara, je pense. Et c’est tant mieux, parce qu’elle a raison de le faire. Avant d’en arriver à cette preuve, Lucy est forcée de raccrocher à nouveau son téléphone malgré l’attente puisque la suspecte est de nouveau en état de leur parler.

Ils s’arrangent donc pour lui demander de témoigner contre la personne qui lui a fourni la drogue, la prenant aussi en pitié et tentant de l’aider. Malheureusement, elle s’arrête en pleine réflexion bien rapidement : elle se met à convulser et est aussitôt emmenée en urgence au bloc opératoire. Décidément, cet épisode !

Dans l’attente de revoir cette suspecte qui finira en bon état, Lucy finit par découvrir que Tamara est acceptée dans son école. West veut aussitôt s’excuser auprès de Tamara, mais Lucy lui affirme que cela lui briserait le cœur. Elle a bien raison, surtout que Tamara est vraiment touchante en fin d’épisode : elle leur fait à manger et rachète un Baby Yoda à West. Oh, bien sûr, il a moins de valeur que l’original, mais le geste est vraiment touchant.

Bien sûr, West culpabilise et est vraiment sur le point de s’excuser, mais Lucy l’en empêche… Tout ça nous permet de découvrir que Tamara ne connaît pas Star Wars, et la pauvre, elle va passer de longues soirées ensuite, parce qu’elle pense qu’il n’y a qu’un film… Aha. West est ravi de revoir une troisième fois de The Mandalorian et de tout lui montrer. Je regrette presque de voir cet épisode aujourd’hui, un 3 mai, alors que demain, c’est le May the Fourth (be with you). J’imagine que ce n’est pas qu’un hasard du calendrier ?

Ce n’était pas la meilleure des intrigues côté flics, mais j’aime le développement des personnages et l’étrange famille que ces trois-là forment à présent.  

Grey’s Anatomy – S17E13

Épisode 13 – Good as Hell – 18/20
On change d’ambiance après le spin-off, mais l’épisode n’en est pas moins bouleversant en réussissant à gérer à merveille son ascenseur émotionnel. Les personnages et intrigues évoluent plus ou moins vite, bien sûr, mais ça reste parfaitement cohérent et agréable à suivre. J’ai envie d’une saison 18, franchement, même si je ne suis pas super fan de la fin d’épisode, manquant un brin de tact.

Spoilers

Alors que les chirurgiens tentent de comprendre pourquoi Mer ne se réveille TOUJOURS pas, Amelia reprend enfin du service et Jo comme Levi sont surpris par la tournure de leur journée respective.



People love you Mer, people need you.

La plage est de retour ? Encore ? Patrick Dempsey aussi ? ENCORE ? Et il est beaucoup plus proche de Meredith cette fois, parce qu’ils arrivent à marcher côte à côte. Décidément, la série nous torture avec le personnage de Meredith qui ne se réveille pas cette année, c’est quelque chose. À quatre épisodes de la fin de la saison – possiblement la série – c’est frustrant.

Elle ne se réveille pas, et ça stresse Maggie qui en parle à Winston alors qu’ils attendent le départ d’une infirmière de l’hôpital après six semaines d’hospitalisation pour le covid. Au secours. C’est terrible de se dire que cette haie d’honneur qui lui est organisée est probablement inspirée de la réalité et de ce qu’il s’est vraiment passé pour ces héros du quotidien qu’on ne connaît pas.

Là-dessus la série traite bien le sujet, et la frustration qu’il reste autour de Meredith pour Teddy qui sort d’une session avec sa psy est très crédible. Il faut dire que Meredith est censée aller mieux et ne devrait pas avoir besoin de quoique ce soit de plus pour rester éveillée plus de deux minutes. Richard est déprimé par la situation, alors que Winston et Teddy proposent de nouveaux examens pour en savoir plus sur sa situation.

Cela permet à Winston de papoter un peu avec Meredith. Il lui a apparemment parlé au téléphone – improbable ! – mais il aimerait quand même l’entendre parler pour de vrai, cette fois. Teddy est à nouveau hyper stressée face à l’état de Mer, cherchant à comprendre ce qui ne se passe bien dans sa guérison. Elle finit par trouver, et c’est encore un autre organe qui lâche et nécessite une intervention d’urgence.

Winston n’est pas pour la faire, puisqu’elle est de sa future famille et… ça signifie que c’est à Teddy de s’y coller. Je ne pense pas qu’ils iront jusqu’à la faire être responsable de la mort de Mer cela dit. Heureusement, si elle n’écoute pas Richard qui ne souhaite pas la voir opérer, elle occupe davantage Owen. Cet épisode est bien horrible côté covid. Owen pète ainsi un câble au beau milieu de l’hôpital lorsqu’il perd une patiente qui semblait pourtant aller très bien une semaine plus tôt et il se retrouve même à pleurer au téléphone quand il doit annoncer le décès à la famille. L’horreur, quoi.

Il en parle ainsi à Teddy afin qu’elle comprenne qu’elle ne se remettrait pas d’un nouvel échec. Teddy décide donc d’appeler Winston à la rescousse malgré tout et ça fait une excellente scène entre eux. Malheureusement, après l’opération, Meredith ne se réveille toujours pas et ça laisse Teddy en pleine crise d’angoisse d’avoir fait quelque chose de mal.

Owen est heureusement là pour elle, et elle a bien besoin de sa présence, non pas pour coucher comme elle le souhaite, mais pour pleurer.

Pendant ce temps, Meredith papote avec Derek, et c’est impressionnant tout ce qu’il restait à écrire pour ce couple afin de tourner la page définitivement. Il est ainsi d’abord question de la mort de Derek et de ce qu’il n’a pas entendu tout en l’entendant, puis des enfants, forcément. J’ai aimé que leur conversation en repasse par Amelia, beaucoup moins la scène où Mer et Derek se retrouvent en mariés sur la plage.

Ils n’ont jamais vraiment eu leur mariage, ce qui est fou pour un couple aussi culte, alors je comprends l’idée derrière cette scène, mais les acteurs ont clairement refusé de s’embrasser – que ce soit à cause du covid, j’y crois moyen. Ils ont toujours une alchimie dans les scènes où ils parlent, mais dans ce face à face où l’on veut les voir s’embrasser et où le baiser ne vient pas, c’est plus frustrant que beau. Alors oui le plan large, très large grâce au drone, donne l’impression d’un baiser, mais bon… c’est plus frustrant qu’autre chose, vraiment.

Chez elle, Zola rentre pleurer un coup, à la fois pour sa mère et pour son pays. Ben oui, George Floyd vient juste de passer par-là et ça fait beaucoup pour une enfant, une pandémie, une mère à l’hôpital qui ne rentre toujours pas et une couleur de peau qui la met en danger chaque fois qu’elle sort de chez elle, qu’elle le veuille ou non. C’est horrible, mais elle a au moins une tante géniale pour s’occuper d’elle, et non, ce n’est pas Amelia car Amelia a mieux à faire cette semaine ; c’est Maggie.

Cette dernière est toutefois sceptique quand Winston lui propose, avec l’accord de Richard, de faire venir Zola à l’hôpital pour voir Mer. Elle est désormais négative au covid et il est possible qu’entendre sa fille lui donne une énergie nouvelle pour se réveiller et guérir. Cette intrigue est particulièrement atroce pour toutes les familles qui n’ont pas pu voir de proches pendant cette crise, quand même, mais bon, admettons : si l’on met de côté cet énorme manque de tact et considération, c’est très beau de toute manière de voir Zola venir voir sa mère pour lui faire un câlin.

Malheureusement, cela ne change rien du tout, alors que tous les espoirs reposaient à présent sur Zola. C’est fou. Winston culpabilise en plus, parce qu’elle n’est pas que la sœur de sa future femme, elle est carrément Meredith Grey. Les scénaristes jouent tellement avec nous, alors que Meredith ne se réveille toujours pas.

En rentrant chez elle après une journée chargée, Amelia apprend donc que Zola est à l’hôpital, et ça aussi, c’était abusé de découvrir que personne ne l’avait prévenue, juste parce qu’elle était en train d’opérer. Ah oui, en début d’épisode, Amelia interrompt Lincoln en pleine consultation visio avec un patient. Si j’avais l’impression qu’elle en profitait pour mater le patient torse nu, elle se rend en fait vite compte qu’il a un problème neurologique.

Ni une, ni deux, elle passe en consultation avec lui, puis se rend à l’hôpital avec Linc. Je n’ai pas trop aimé la manière dont ce dernier voulait la freiner dans sa reprise à l’hôpital. Je comprends que ça lui fasse peur de voir son patient dont la carrière est en jeu sur une table d’opération où un millimètre de décalage de la part d’Amelia pourrait être fatal… mais de là à lui mettre Tommy sur le dos comme il fait ? Humph.

On sent bien qu’il lui fout plus de doute qu’autre chose. Une minute de pose Wonder Woman plus tard, Amelia est toutefois prête à opérer, et elle gère tout comme il faut. J’ai aimé la voir se préparer à l’opération, comme j’ai aimé voir Linc se rattraper dans le soutien qu’il lui apporte ensuite – et dans sa conversation avec Tommy. Remis du covid, on sent bien que ce dernier a tout de même du mal à se faire à son nouveau quotidien, et je le comprends. Ce n’est pas évident tout ça, surtout avec Meredith qui continue d’aller mal.

En parallèle, Jackson a disparu pour de bon, apparemment, et ça me rappelle le départ d’Alex l’an dernier, alors je ne suis pas pour. En attendant, ça laisse Jo bien seule puisque Levi est occupé avec Niko, encore. Je déteste Niko et ce n’est pas près de changer quand je vois comment il se comporte avec lui, que ce soit en privé (enfin, en public) ou au boulot. Il le remet toujours en place, c’est insupportable.

Levi continue d’évoluer en tant que chirurgien, au moins. Et dans son couple ? Il finit par lui réclamer un espace dans la salle de bain car il en a marre de voir Niko avoir peur de le voir s’installer un peu plus. C’est vrai que c’est très ridicule cette affaire de trousse de toilettes, depuis le temps qu’ils sont ensemble, ça ne me paraît pas aberrant de la laisser derrière lui.

Levi n’est pas au bout de ses surprises pour autant, avec un Niko qui lui balance d’un coup qu’il est amoureux de lui et qu’il a envie de le voir s’installer chez lui. Euh, pardon ? C’est un sacré grand écart et j’étais heureux comme tout de voir Levi s’enfuir. Non, vraiment, j’ai rigolé. Je me doute que les scénaristes vont vouloir nous les mettre ensemble… mais c’est abusé comme je n’aime pas leur couple et comme je suis heureux de cette réaction de Levi qui s’empresse d’aller retrouver une Jo complètement paumée de le voir ne pas aller avec son mec. Nickel.

Jo a plus de mal à évoluer en tant que chirurgienne, puisqu’elle veut changer de spécialité… ce qui ne convient pas tellement à Bailey. Elle a besoin de chirurgiens généraux en ce moment, alors elle refuse de voir Jo changer de spécialité tant qu’elle n’aura pas récupéré au moins Meredith. Effectivement, l’hôpital est en manque criant de chirurgiens avec Mer, Andrew, Carina ou Jackson en moins. Et Teddy qui revient tout juste !

Bon, il y a Winston qui vient d’arriver par contre, alors elle abuse un peu, mais c’est vrai qu’il y a du mouvement dans cette pandémie. Cela laisse quand même Jo seule face à un dilemme horrible : sans l’accord de Bailey, elle doit reprendre ses études en bas de l’échelle, et redevenir interne. C’est fou, comme système.

Heureusement pour elle, Bailey bosse toute la journée avec Levi sur le cas d’une femme qui laisse tomber sa brillante carrière pour son hobby de quarantaine, et ça permet à Bailey de se rappeler que l’essentiel est d’aimer ce qu’on fait et que la vie ne peut être qu’une suite d’emmerdes. C’est plutôt une bonne chose cette patiente, parce que ça nous recalme Bailey qui repartait en vrille comme avant sa crise cardiaque.

Ainsi, elle peut finir l’épisode en acceptant que Jo tente de changer de spécialité et trouvant que c’est une merveilleuse idée de laisser Zola parler à sa maman. Heureusement, parce que tout le monde dénonce bien vite Winston, alors si ça n’avait pas marché, ça aurait été gênant. Contre toute attente, et alors qu’Amelia débarque paniquée à l’idée que quelque chose soit peut-être arrivée à sa sœur, suivie par Richard paniqué de voir Amelia paniquée, Meredith se réveille, riant face à la générosité de sa fille.

Elle dit ainsi au revoir à Derek dans un très joli câlin et coucher de soleil, et Derek peut s’en aller seul sur la plage (en plein jour à nouveau, ça a du bon le paradis). Plus que trois épisodes avant un gros happy end, donc – pas la fin que j’imaginais pour la série, mais définitivement celle qu’ils devront fournir cette année car la fin dark que j’imaginais pour la série n’est pas possible en pleine pandémie, hein. Content de voir Meredith se réveiller ; j’imagine maintenant une dernière scène de saison où elle retourne enfin au bloc après un double mariage express de ses sœurs. On verra. Derek lui demande aussi de ne pas rester seule et d’être heureuse en amour, alors Cormac devrait avoir quelques scènes dans les épisodes à venir.

Station 19 – S04E12


Épisode 12 – Get Up, Stand Up – 20/20
C’est un épisode important à voir (et revoir, je pense), même s’il a probablement quelques défauts et qu’il ne peut pas tout dire en 42 minutes, parce qu’il traite d’un sujet qui nous concerne tous. Je n’ai pas grand-chose à en dire et je suis mal placé pour une critique, alors c’était un exercice délicat d’écrire l’article. Regardez l’épisode, même si vous ne regardez pas la série. Vraiment.

Spoilers

La caserne est confrontée à la mort de George Floyd, comme le reste de la société américaine


A lot of people are waking up now.

Après le final de la semaine dernière, je ne voulais pas me précipiter sur cet épisode et prendre le temps d’avoir vraiment le temps (oui, oui) pour le regarder. Je sais qu’il va être lourd à regarder, et qu’il est important ; surtout cette semaine. Je veux dire, le procès du meurtre de George Floyd vient d’avoir lieu et de reconnaître son meurtrier comme… ben comme un meurtrier, justement ; alors l’intrigue qui va traiter tout ça va être importante aussi.

Et même si le début d’épisode nous montre les pompiers en train de combattre un incendie, on en arrive très vite à George Floyd. Je suis surpris, d’ailleurs, parce que je pensais franchement que l’idée était d’aborder un événement fictif similaire, étant donné le calendrier où les personnages en sont pour certaines séries à se faire vacciner et pour celle-ci à gérer plutôt bien les protocoles et déconfinement… mais finalement non, nous sommes bien au début de l’épidémie dans la série.

Nous en revoilà donc à l’an dernier lorsque le monde a découvert ce qu’il s’était passé avec George Floyd – des flics le tuant en l’empêchant de respirer pendant plusieurs minutes. Bien sûr, tout le monde a été bouleversé par la révélation qui fut une goutte de sang faisant déborder un vase plein depuis bien trop longtemps, et c’est le cas aussi pour nos personnages.

Maya fait donc le choix d’appeler la psy de la caserne, Diane, comme lorsque la caserne est confrontée à un décès. Elle prend la décision de traiter l’événement comme une tragédie personnelle pour tous les pompiers, et je trouve que c’est une excellente idée, parce que beaucoup de personnes auraient eu besoin d’un psy à l’époque où cela est arrivé. Je n’aime pas trop les épisodes très bavards du genre, surtout dans cette série, mais c’est une excellente idée, c’est tout.

Je ne peux pas trop le dire autrement. On repart donc sur le même schéma que lors de la dernière visite de cette psy, et elle tombe bien pour que les scénaristes nous rappellent qu’ils ont déjà commencé à nous faire faire ce travail avant George Floyd. C’est important de le souligner, après tout, ils sont sur une grande chaîne à une heure de grande écoute et ils nous mettaient en garde sur les dérapages policiers depuis un moment, notamment à travers les intrigues concernant Ben et Miranda.

C’est assez efficace de nous le rappeler par touche comme ils le font, avant d’avoir Ben qui se confie sur sa peur – et notamment la peur qu’il a vis-à-vis de ce qui pourrait arriver à ses adolescents à la maison ou à sa femme. Vraiment, c’est efficace.

Diane est là pour l’aider, heureusement. Elle est aussi là pour Maya, parce qu’elle sent bien que Maya a quelque chose à lui raconter. Malgré le soutien parfait de Carina, Maya est en plein deuil aussi : sa caserne est confrontée aux mêmes problèmes que le reste de la société après tout. C’est très prenant… mais clairement pas autant que Travis.

Il n’a pas envie de parler à Diane, mais celle-ci le force à parler malgré tout. Il lui assure vouloir laisser les pompiers noirs lui parler avant, mais comme personne n’attend devant son bureau, il est bien normal pour la psy de le faire parler un peu. Et Travis a énormément de rancœur et de haine en lui aussi, parce qu’il est métis avec des racines asiatiques et que les asiatiques aussi sont agressés en permanence dans une société raciste.

Le truc, c’est que c’est totalement invisibilisé dans la société, absolument partout, et ça l’est encore malgré le covid ayant fait tomber bien des masques chez des gens refusant pourtant de le porter. La scène est si importante qu’elle mérite d’être revue et passée en boucle un peu partout, je crois. On voit la mère de Travis réagir par une crise de larmes après des insultes, et ce n’est pas le plus prenant. Les mots sont excellents dans cette scène et Diane rappelle justement que tout ça n’est pas un concours de la communauté la plus attaquée, la plus légitime à se plaindre. Ce qu’il se passe est horrible et ne permet pas assez de cohabiter. On nous l’avait déjà fait sentir lors des scènes de train de Carina et Andrew il y a quelques épisodes… Il est temps de prendre conscience de tout ça et s’améliorer, collectivement, mais aussi individuellement.

C’est ensuite au tour d’Andy de se rendre voir Diane, et j’ai adoré sa demande d’aller marcher quelques minutes avec la psy pour traiter vraiment de ce qu’elle a sur le cœur – et qui se résume finalement au fait qu’elle soit white passing et culpabilise d’avoir mis tant de temps à voir l’évidence, d’avoir eu besoin d’un mari noir pour prendre conscience de beaucoup de choses.

Après ça, Vic se rend également voir Diane avec une question étonnante : elle veut savoir comment on devient psy au cas où il lui arriverait quelque chose en intervention – ou au cas où elle irait manifester et se ferait virer. Oui, en parallèle, Travis s’interroge sur leur nécessité de se rendre ou non en manifestation à Seattle avec les autres… mais ce n’est pas trop recommandé pour les pompiers. En service, c’est impossible ; en-dehors du service, cela reste des manifestations anti-policières et ils font partie du même système que les policiers officiellement.

Pourtant, en tant qu’individus, ils ont bien envie de manifester, surtout quand ils voient Dixon en faire des caisses en s’agenouillant à la télévision, pour faire bien, devant des flics noirs qui restent bien gentiment debout derrière, en plus. Pas étonnant que Sullivan s’énerve en cachette dans le début de cet épisode… et pas étonnant que Vic envisage sérieusement de balancer une brique sur la porte en verre d’un commissariat.

Vic est clairement un excellent personnage encore dans cet épisode, elle nous rappelle l’importance de parler de tout ça, encore et encore. Et elle explique bien le problème de l’hypocrisie derrière la culpabilité de ses amis blancs. Tout comme Diane l’a souligné à Andy, notre confort – en tant que blanc – est passé avant bien trop de choses et a empêché des prises de conscience bien plus tôt, alors il faut le laisser tomber.

C’est intéressant de revenir sur ce sujet ensuite avec le personnage de Jack. On le voit très bien grâce à lui qui a peur de parler à Dean, ou à n’importe qui d’ailleurs, par peur de dire les mauvaises choses, ce qu’il fait immédiatement avec Diane. Elle le remet à sa place, lui rappelle ses privilèges malgré son passé difficile – parce qu’il a fait face à un passé difficile avec malgré tout plus de privilèges que les amis noirs qu’il avait dans ce passé. C’est aussi l’occasion d’un discours bien senti sur la société américaine et tout ce qui déconne dans le système judiciaire américain.

Alors, Jack a peur de parler ? Il n’a qu’à écouter, ça lui évitera des faux pas. C’est fou quand même, il y a eu une prise de conscience en France, mais elle n’a pas atteint l’impact que l’on voit sur la société américaine et que l’on voit particulièrement dans les séries en ce qui me concerne, puisque je suis fan de série. Forcément.

Sullivan est particulièrement affecté lui aussi, et il évacue sa rage dans des coups, comme il peut. Il envoie balader Andy un certain nombre de fois, avant de se laisser convaincre par un père dépassé qu’il est important pour ses enfants, noirs, de voir que des gens en uniforme peuvent être noirs, et peuvent être des gens bien, aussi. Ils sont terrifiés après tout – et c’est bien pour eux de voir Sullivan, Dean et Ben dans la caserne.

Dean entend tout ça et il décroche de loin la palme de la scène la plus horrible à regarder de l’épisode, et ce n’est pas rien dans un épisode si intense. Bon, ce n’est pas un concours, mais sa scène avec Diane ? Pas un mot échangé pendant un long moment, un long silence, des larmes, un merci. Le silence est plus pesant que les mots, c’est tout. Et encore une fois, je vois tout ça en étant bien en-dehors des vrais sentiments que ressentent ces personnages, parce que je n’ai jamais connu tout ça. Il est important d’écouter, mais en définitive, mais que peut-on dire face à tout ça ?

Ben est bien silencieux aussi avec les enfants et la tante, mais c’est parce qu’il a peur aussi, toujours, et parce que ses enfants veulent aller manifester eux aussi. Difficile choix, franchement. Sullivan résume bien la situation aussi quand il est face à Diane, à rappeler ce qui a rendu différent le meurtre de George Floyd – sa longueur – par rapport à tant d’autres meurtres ayant eu lieu aussi. Et pour une fois, j’ai aimé son personnage confiant à Andy qu’il se sent bête d’avoir voulu à l’encontre du procès lancé par Dean, pour une fois que quelque chose est fait. Il n’est jamais trop tard pour grandir.

Et c’est aussi la conclusion à laquelle arrive Maya, parce qu’elle sent bien qu’elle veut aller manifester elle aussi, et qu’elle veut que sa caserne puisse le faire indépendamment de ce qu’en penserait la police. Elle finit ainsi par leur donner l’autorisation de le faire et la fin d’épisode est très prenante, avec l’ensemble du casting – y compris les enfants de Ben – allant manifester ensemble, comme une grande famille.

C’était sacrément efficace, et suivi d’un message nous informant que la paie de scénariste de cet épisode était allée à « Color of Change Education Fund » alors que l’épisode avait été lui-même enrichi par les expériences des acteurs et du reste de l’équipe de tournage. Terrible.

 

 

The Rookie – S03E11

Épisode 11 – New Blood – 19/20
Je ne sais pas ce que j’avais pour ce lundi, mais j’ai vraiment passé une excellente soirée devant mes séries et je n’ai que peu à redire sur les épisodes vus. Pour celui-ci, vraiment, il m’a pris par surprise parce qu’il est tout classique dans son écriture, mais je me suis laissé embarquer parce qu’il proposait, avec même une part de stress qui m’a scotché à l’écran. Je deviens trop bon public, définitivement.

Spoilers

De nouvelles recrues arrivent au commissariat alors que la prof de John reçoit des menaces et demande l’aide de la police.


Come teach this bitch a lesson.

Greg Grunberg ! La série nous introduit de nouveaux bleus, c’est trop génial ! Bon, nos bleus d’origine ont la bonne idée d’accueillir les nouveaux en se présentant, mais les nouveaux ne donnent pas leur nom. On a donc un Larry Macer et une Katy Barnes (Katy M O’Brian, qui enchaînent les petits rôles dans plein de séries aussi). Soit. Ils se présentent à peine lors d’une réunion matinale que Larry est directement viré du programme malheureusement. J’aurais bien aimé voir l’acteur rester, mais en bon gaffeur, le voilà qui utilise par accident son flingue en pleine réunion matinale et se fait virer aussitôt. Une légende ce type.

Barnes, elle, se retrouve à devoir être formée par Tim. Yep, ça simplifie la vie pour les scénaristes, il n’y a plus qu’un tuteur disponible après tout. Tim ne change pas trop sa manière d’enseigner et nous refait la même scène qu’avec Lucy. Par contre, sa nouvelle élève est hyper confiante et experte en arme… Et pour cause, c’est une ancienne militaire, ce qu’il ne tarde pas à déduire par lui-même.

Comme Barnes l’appelle en permanence « Sir » et paraît très stressée, Tim décide de la déstabiliser en l’emmenant boire un café. Il se rend donc au food truck, comme toujours, et Lucy l’y aperçoit en train de lui faire de jolies faveurs : il paie le café et la laisse conduire par exemple. Après un an à se plaindre, Lucy est heureuse de voir Tim s’acharner sur quelqu’un d’autre, et j’ai aimé voir West la remettre à sa place.

Cela dit, elle n’a pas tort Lucy quand elle souligne qu’il est trop gentil avec Barnes avant de se retourner brutalement contre elle bientôt. En attendant, Barnes est très confiante en elle et est sûre qu’elle pourra vite s’ajuster à devenir policière. Pour le déterminer, il faut toutefois la voir en action, même s’il est chouette de voir qu’elle connaît toutes ses leçons par cœur, comme tous les bleus.

Il est toutefois compliqué pour elle de se montrer pro-active et de prendre des décisions, mais elle ne fait pas d’erreur. En fait, elle est même plutôt impressionnante avec un tir en ricochet pour arrêter un suspect et des connaissances médicales qui sont efficaces.

Par contre, Lucy qui est aussi sur le lieu de l’intervention, toujours avec West, continue d’être jalouse. Je n’arrive pas à savoir si j’aime cette Barnes pour l’instant, mais ça fait un changement intéressant pour Tim et pour la série d’avoir ce duo. Elle reste avant tout une militaire qui a besoin d’un réajustement. Tim l’emmène donc dans un parc pour la ramener à la réalité.

C’est une très jolie scène pour traiter d’un possible PTSD, avec Tim la forçant à prendre conscience qu’elle est de retour à la maison et plus dans un pays hostile. Elle doit arrêter de voir les menaces partout et Tim se montre tout calme avec elle, c’est mignon. J’ai aimé le voir lui donner le conseil de respirer et profiter de l’instant pour devenir une bonne policière.

Même si elle est jalouse de Barnes et du traitement de faveur que Tim lui donne, Lucy a aussi d’autres problèmes dans l’épisode. Elle prend soin de Tamara, comme d’habitude, et j’aime vraiment bien cette relation qui s’est créée entre elle. Cela fonctionne vraiment bien, je trouve, que ce soit quand elles prennent un café avec West en début d’épisode, ou quand elles s’appellent le soir parce que Tamara a besoin que Lucy vienne la chercher chez son cousin la virant de chez elle.

Il n’en faut pas plus pour que Tamara devienne la troisième colocataire de l’appartement de Lucy et Tim en attendant d’avoir son propre lieu d’habitation d’ici deux mois. La saison sera terminée à ce stade, mais j’ai aimé voir Lucy être mi-flic, mi-vie perso dans cet épisode, ça montre bien sa progression, je trouve. Par contre, on nous proposait vraiment ces scènes histoire de combler l’épisode.

Ce n’est pas pire que ce qui est donné à Nyla dans cet épisode : elle se retrouve draguée par James, le fameux type qui cherche à sauver son quartier de tous les maux et le fait mieux que les flics. Celui-ci apprécie l’aide de Nyla pour des cours du soir de self-defense, sauf qu’il n’est pas bien doué face à elle. Déjà, il se trompe de date sur ses flyers et ensuite, il ne fait pas le poids face à une flic surentraînée, forcée d’être là par John qui l’a carrément mise face au fait accompli.

Cette mini-intrigue se termine par James demandant un rencard à Nyla, avec l’aide de l’adolescent sur le spectre de l’autisme qui l’aide vraiment bien à la convaincre qu’elle peut lui accorder ce rencard même si elle voit déjà le père d’un enfant de l’école de la musique. Je suis un peu déçu parce que j’aimais bien le couple qu’elle pourrait former avec, et là, je ne vois pas l’intérêt de multiplier les ships pour elle. On va dire que ça colle un peu à la réalité, mais bon.

Pour évacuer enfin la dernière intrigue secondaire, il faut revenir sur Angela qui n’a plus rien d’une flic dans cet épisode, puisqu’on ne se concentre que sur sa vie perso. Pourquoi pas. Patrice est donc la mère de Wesley, je n’avais pas capté ça comme ça ! On continue donc sur la préparation du mariage et c’est n’importe quoi cette intrigue, mais elle est bien drôle. Patrice veut tout gérer du mariage, y compris l’emplacement du mariage. Ils ne savent pas comment la contredire alors ils font appel à Tim pour être un arbitre neutre.

Il est ravi d’être là et de faire le messager entre Angela et sa belle-mère. Finalement, ces deux-là trouvent un terrain d’entente entre elles, simplement en parlant et en se mettant d’accord sur le fait qu’il s’agit du mariage d’Angela. La belle-mère voulait aider, pas être trop envahissante. OK, tout ça pour ça, c’était bizarre. Je suis pour les intrigues personnelles pour ces personnages car je n’aime pas quand c’est trop procédural… mais là, ça tombait comme un cheveu sur la soupe ? Clairement, c’était sympa, mais je n’ai pas compris ce que ça faisait là. Non, je ne suis jamais content. Et alors ?

La dernière intrigue de l’épisode est aussi la plus envahissante, et la plus prenante : Fiona, la prof de John, débarque au commissariat une fois de plus, pour parler directement à Gray. J’ai trouvé ça un peu abusé qu’elle ne passe pas par le guichet, mais bon, soit. Elle lui explique rapidement qu’elle reçoit de nombreuses menaces depuis quelques jours, à cause de son livre et du fait qu’elle soit une voix importante pour le changement du système policier.

Elle a plein d’ennemis, donc, mais il ne s’agit finalement que d’un simple stalker que John et Nyla ne mettent pas longtemps à trouver. Il est un ancien élève de Fiona, persuadé qu’elle est amoureuse de lui parce qu’elle lui a mis un F pour attirer son attention. Aha. L’idée était marrante, par contre, le coup de James et Fiona qui empêchent John et Nyla de regarder l’appareil photo de l’étudiant tant qu’ils n’ont pas un mandat, c’était lourd.

Bien sûr, il y a des lois et des règles, mais en vrai, si je n’ai rien à me reprocher, je préfère encore confier mon appareil photo et rentrer chez moi plutôt que finir au commissariat, hein. Après, rien n’empêchait Andy, l’étudiant, de le faire, je sais. En tout cas, il n’y a pas de vraie menace contre la prof, donc il est libéré avec un avertissement donné par John.

Malheureusement, la vie de Fiona ne va pas rester calme pour autant. Le soir même, à la fin de son cours, elle se rend compte que son adresse, sa plaque d’immatriculation et son numéro de téléphone ont été mis en ligne avec un message appelant à venir lui donner une leçon. Flippant, surtout pour une prof qui faisait en sorte de bien garder confidentielles ces différentes informations.

Cela inquiète particulièrement John qui la raccompagne à sa voiture, puis lui propose carrément de la conduire chez elle. Elle refuse, mais bien sûr, Nolan se pointe donc à son adresse, pour faire une planque où il découvre qu’en plus, sa prof invite dans un live Instagram à venir s’attaquer à elle. Euh… Dire qu’on n’a pas peur, à la rigueur, OK, mais le reste ? Trop bizarre comme attitude.

Toujours inquiet, et à raison, John se présente donc à la porte de chez sa prof. Elle est blasée de le voir se présenter chez elle comme ça et elle le renvoie donc chez lui, assez sèchement. Ce n’est pas exactement comme ça qu’il décide de faire les choses : il reste donc devant chez elle comme un bon stalker… et elle finit par venir s’excuser de son comportement, parce qu’elle est stressée, et lui offrir du café. Ben oui, bien sûr.

Fiona demande alors à Nolan de lui raconter sa vie, et notamment sa relation avec son fils, sentant bien qu’il a un conflit en lui. C’est effectivement le cas puisqu’Henry est en ville, mais réside à l’hôtel avec sa fiancée, un hôtel payé par sa boîte. Ce n’était pas exactement le futur que John envisageait pour son fils, et Fiona lui donne donc le conseil de simplement laisser les choses se faire parce que son fils a tout de même un bon job et qu’il pourra toujours passer un diplôme plus tard.

C’est simple dis-donc. Fiona et John passent en tout cas un bon moment dans cette voiture, et je suis à deux doigts d’appeler ça un rencard. De toute manière, il est encore chez sa prof le lendemain matin, et cette fois carrément à l’intérieur de la maison, ça en dit long. Bien sûr, le personnage de Fiona a un passé compliqué et relié à l’histoire du racisme systémique aux Etats-Unis, avec une bavure policière dont je n’avais ma foi jamais entendu parler – et qui n’est probablement pas reconnue comme telle. J’ai trouvé ça intéressant comme manière d’en apprendre plus sur cet événement, même si une fois de plus, la série ne fait pas dans la subtilité.

Fiona peut alors commencer sa journée de travail, avec John la suivant encore, malgré son absence de sommeil. Il se rend alors compte que deux voitures d’un groupe extrémiste raciste se place entre sa voiture et celle de Fiona. Il la prévient, prévient le central et intervient lorsqu’il en a l’occasion à un feu rouge en rentrant dans une voiture, avec la sienne. Arf, l’assurance, j’ai mal pour lui et sa voiture qui prend cher en permanence.

Tout ça tourne à l’énorme fusillade quand il arrête un homme, le menotte à la voiture et se rend dans l’habitacle pour récupérer son arme, juste à temps. Lucy et West arrivent à leur tour et protègent les arrières de Nolan alors que Fiona essaie de s’enfuir. Pas de bol, un troisième pick-up lui barre la route et des hommes armés lui demandent de sortir – avant d’être surpris par Lucy et West.

Fiona a la présence d’esprit de se cacher sous sa voiture dès qu’elle en a l’occasion, heureusement, parce que les hommes ne lâchent rien. Elle s’enfuit à pied, et un homme la poursuit sur plusieurs mètres et rues, tout de même. Heureusement, Barnes a la bonne idée de contourner la fusillade pour prendre à revers ses « ennemis », qui sont juste des suspects, pourtant. Elle a du mal à ajuster sa vision des choses… et moi j’ai trouvé ça un peu abusé.

Ben oui, il n’empêche que Fiona est toujours en train de courir pour sa vie et eux ils attendent juste derrière une benne à ordures pour faire tomber son agresseur, ayant possiblement l’intention de la tuer. Heureusement qu’elle est sportive, parce que ça aurait pu vite mal tourner d’attendre comme ça. Fiona finit donc en vie, mais elle ne va vraiment pas bien de voir qu’on a essayé de la tuer. Je voulais le préciser, parce que Nolan lui demande si elle va bien.

Allez, embrassez-vous, c’est bon on a compris. Il finit par lui donner des conseils pour gérer son trauma et elle continue de lui faire de l’humour sur leur prochain rendez-vous en classe lorsqu’elle monte finalement dans une voiture avec des gardes du corps pour la protéger. Elle aussi elle doit s’ajuster à sa nouvelle vie, comme Barnes.

À ce sujet, Tim est excellent à expliquer à Lucy comment il enseigne différemment selon les recrues. Lucy avait besoin de voir le danger dans le monde, alors que Barnes est plutôt du genre à avoir besoin de douceur. Il termine par un petit compliment qui satisfait beaucoup trop Lucy. Elle m’a fait tellement rire, j’aime vraiment ce personnage… par contre, Barnes, je n’aurai pas à savoir quoi en penser finalement : elle annonce à Tim qu’elle ne veut plus être flic.

Je dois dire que je m’y attendais depuis la scène où elle a la bonne idée de contourner la fusillade : on voit que les chiens qui aboient et les bruits de fusillade la perturbent. Elle veut réapprendre à vivre sans penser que tout peut être un danger, et c’est bien compréhensible. Tim insiste tout de même pour lui laisser la porte ouverte, puisque son diplôme de l’académie est valable trois ans.

La fin d’épisode revient aussi sur la vie perso de John. Il explique à son fils qu’il n’était pas trop heureux de le voir quitter l’université à l’origine, mais qu’il s’y est fait. Henry a alors un malaise parfaitement inattendu qui sert de cliffhanger à cet épisode, et clairement, ça pue un peu pour son avenir professionnel, ça.