The Walking Dead (S10)

Synopsis : Pour sa dixième année, la série revient avec la perspective d’une guerre possible entre nos héros et les Murmureurs. Il est évident que la paix ne pourra pas durer dans cette série, surtout qu’elle s’est mise en place dans la peur et la douleur…

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

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Pour commencer, je vais être très honnête avec vous, je ne me sens absolument pas impatient de reprendre la série – contrairement à ce que j’imaginais en mai dernier quand je me suis retrouvé sans épisode. En fait, j’étais bien avec ma petite routine de Fear the Walking Dead et je me rends compte que si j’ai adoré la saison 9, elle ne s’est pas terminée sur un cliffhanger qui me donnait envie de revenir au plus vite.

J’espère juste que l’épisode de reprise ne traînera pas trop en longueur comme ils savent trop bien le faire et que l’ensemble de la saison sera aussi bien réussi et maîtrisé que l’an dernier. Bon, après, ils ont quand même tué des personnages que j’adorais l’an dernier – Jesus, Enid, Tara… – alors j’espère qu’ils sauront se racheter cette année.

Voilà, c’est tout ce que j’ai en stock pour cette introduction, je ne sais même plus exactement où on en est dans l’intrigue, ni comment s’appellent tous les personnages. Faut dire, ça va faire dix ans que les survivants tournent, ça devient too much à force, tous ces noms à apprendre. Ce n’est pas près de s’arrêter pour autant : la série est déjà renouvelée pour une saison 11 !

Note moyenne de la saison : 16/20

S10E01 – Lines We Cross – 19/20
Je ne suis pas tombé sur la tête, j’ai vraiment beaucoup aimé cet épisode qui ne décroche pas le 20 à cause de petites incohérences au début. Ce retour est très solide et nous promet une saison qui peut être réussie. Je n’ai pas eu l’impression que l’épisode durait 52 minutes, j’étais vraiment dedans et les effets spéciaux étaient réussis. Comme l’an dernier, j’aime le nouvel aspect survie de la série, qui est désormais celui d’une nouvelle civilisation plus que d’un petit groupe sans ressource. C’est efficace, et ça donne envie d’en savoir plus sur la suite.
S10E02 – We Are The End Of The World – 17/20
J’ai trouvé l’épisode moins prenant que la semaine dernière, surtout que je n’ai pas autant accroché aux développements de personnages proposés. J’aime bien l’idée derrière l’épisode, qui était nécessaire pour la construction de la saison, mais comme souvent, j’ai trouvé que ça apportait des longueurs de ne se consacrer qu’à quelques personnages. Et si je peux pardonner ces longueurs, j’ai toujours du mal à comprendre comment malgré elles, les constructions psychologiques semblent bâcler. M’enfin, tant que ça donne un bon épisode comme celui-ci, ça va.

Voir aussi : Performance de la semaine – Samantha Morton (#58)

S10E03 – Ghosts – 18/20
Décidément, je suis vraiment convaincu par cette saison qui parvient à merveille à me faire accrocher à la majorité de ses personnages et de ses situations. Franchement, il y a même des personnages dont je n’avais rien à faire que j’arrive à trouver attachant cette saison. Oh, il y en a quand même deux, dont une au cœur de cet épisode, qui continuent de me saouler donc tout n’est pas parfait ; mais ça avance bien côté intrigue et ça fait plaisir d’avoir du rythme dans cette série.

Voir aussi : Performance de la semaine – Ross Marquand (#59)

S10E04 – Silence the Whispers – 15/20
La chronologie de cet épisode est complètement pétée, franchement, mais autrement, c’est plutôt sympathique du côté des développements de l’histoire. Le seul problème, c’est que ça se concentre comme toujours sur d’anciens personnages que je n’aime pas trop en parallèle des nouveaux auxquels j’accroche. Autrement dit, j’aime le nouvel équilibre qui permet de s’ennuyer un peu moins, même si les épisodes restent longs.
S10E05 – What It Always Is – 13/20
Je n’ai pas du tout accroché à cet épisode par rapport aux précédents, peut-être parce qu’il suivait des personnages que j’aime moins, peut-être parce que j’ai eu l’impression qu’il ne tenait pas trop la route du côté de la construction des personnages. Tout y est précipité, même ce que j’ai bien aimé, relégué au second plan (et encore). Bon, il faut bien des maillons faibles dans une saison après tout.
S10E06 – The Bonds – 13/20
Pff la série continue de prendre tout son temps et c’est franchement blasant sur certaines intrigues qui n’avancent pas du tout et se contentent de combler du temps à l’écran avec des bavardages qui n’apportent rien. Dit autrement, la série retombe dans ses pires travers et suit à nouveau des personnages que je n’apprécie que moyennement. Il y a une ou deux scènes et pseudo-rebondissements pour sauver le tout, mais bon, j’en attends plus car ils sont capables de faire mieux. Là, j’ai décroché beaucoup trop de fois pendant l’épisode !
S10E07 – Open Your Eyes – 17/20
Enfin ! Cet épisode sort la saison de sa torpeur avec des approfondissements de personnages bienvenus, notamment du côté de ceux que j’adore. On sent que cet épisode est une transition vers l’épisode de mi-saison, mais ça ne l’empêche d’être efficace dans ce qu’il met en place. Et puis, ressentir des émotions face à cette série, je n’en avais plus l’habitude, alors ça me surprend toujours quand ça arrive. Cet épisode a même réussi à me surprendre !

Voir aussi : Performance de la semaine – Avi Nash (#63)

S10E08 – The World Before – 19/20
J’étais emballé dès la première scène, qui aura même réussi à me faire trembler un peu, ce qui n’était pas arrivé depuis tellement de temps ! Quant au reste, c’est très solide, même si une intrigue me laisse quelque peu perplexe tant elle n’est pas convaincante par rapport à ce qu’ils auraient pu inventer, je trouve, d’où le point de moins. Enfin bon, honnêtement, c’était très étonnant de voir la série s’en tirer si bien pour cette mi-saison… Elle peut dire merci à tous les personnages sous-exploités pendant des années ! J’ai même hâte de la voir revenir pour la suite, c’est dire !
S10E09 – Squeeze – 14/20
Cette reprise a moins réussi à me convaincre, parce que toute la première moitié de l’épisode était à nouveau assez lente et semblait reprendre les défauts habituels des saisons précédentes… à commencer par un schéma d’épisode hyper prévisible que l’on connaît par cœur. Quant à la fin, le cliffhanger est plutôt bon, mais quand une scène me fait penser à Shadowhunters, ce n’est jamais bon signe. En fait, tout cet épisode n’a pas cessé de me faire penser à d’autres films et séries… en moins bon. C’est tout le problème quand on se concentre sur les intrigues m’intéressant le moins.
S10E10 – Stalker – 15/20
Je suis quelque peu mitigé : c’était mieux que la semaine dernière, mais un certain nombre de personnages manque encore à l’appel dans cet épisode, et c’est dommage. Les développements ne m’apparaissent pas tous hyper logiques ou stratégiques de la part des groupes que l’on suit depuis assez longtemps pour savoir qu’ils devraient être mieux préparés que ça et je ressors de l’épisode un peu frustré par certains choix. Et puis, ça manquait d’explications par moments aussi…
S10E11 – Morning Star – 15/20
Concrètement, cet épisode nous informe qu’il est important d’être très patient et de tout supporter, parce qu’il est long, lent, limite soporifique… avant de nous rappeler que, si, The Walking Dead en a encore dans le ventre et peut proposer de jolies scènes d’action, de suspense et, désormais, de chorégraphies rondement menées. J’ai adoré les dix dernières minutes de l’épisode, mais ça ne suffit pas à tout sauver cette semaine. Et je suis sûr que la semaine prochaine ralentira encore le rythme !
S10E12 – Walk With Us – 17/20
C’est dommage, l’épisode commence super bien… puis il retombe dans les travers de la saison 4, qui est restée un traumatisme où je n’ai jamais accroché aux mêmes épisodes que les autres fans. Bref, ça m’a un peu fait peur cette boucle six ans après, mais la vérité, c’est que l’épisode lui-même est une boucle : le début est excellent, la fin est excellente. Entre les deux, eh bien, il fallait bien combler quelques minutes de ces quarante-quatre minutes, j’imagine. Et puis, franchement, même les moments bouche-trou de l’épisode ne sont pas si mauvais et font avancer les choses cette semaine.
S10E13 – What We Become – 18/20
Wow ! Cet épisode se concentre sur un personnage dont l’interprète a malheureusement décidé de quitter la série il y a un petit moment et, franchement, il le fait bien. Si sa tournure quelque peu en « et si ? » est répétitive malgré eux cette semaine et s’il y a bien sûr quelques facilités, ces 50 minutes nous montrent bien toute l’évolution du personnage, tout en paraissant logique et en ouvrant des pistes vraiment intéressantes pour la franchise… malgré des longueurs, toujours. Eh, ça me raccroche encore un peu plus à l’envie de découvrir les films promis un jour ou l’autre avec Andrew Lincoln.
S10E14 – Look at the Flowers – 12/20
Alors que la fin de saison sera diffusée plus tard cette année et qu’il ne nous en reste donc qu’un la semaine prochaine, cet antépénultième épisode perd énormément de temps à nous faire croire qu’il développe des personnages pour finalement faire du surplace pendant 45 minutes. C’était hyper frustrant et il n’y a qu’une ou deux scènes qui s’en tirent (beaucoup) mieux que les autres. Bref, ça manquait de logique et on se serait cru dans la (mauvaise partie de la) saison 4 que le titre de cet épisode glorifie. Dommage.
S10E15 – The Tower – 15/20
Cet épisode continue de prendre son temps pour mener à quelques cliffhangers qui ont clairement pour but de nous lancer un très bon épisode final. Le truc, c’est que c’est moins prenant que la fin de l’épisode 11 et qu’il faudra attendre plusieurs mois avant de voir la suite. La franchise va me manquer durant sa pause forcée, mais l’attente n’est pas aussi insoutenable qu’elle pourrait l’être. À vrai dire, ça ferait même une bonne fin de saison, narrativement parlant.

Voir aussi : Le point sur la franchise The Walking Dead au Comic Con @home

S10E16 – A Certain Doom – 16/20
Moui, bon, l’attente n’en valait pas vraiment la chandelle… Je m’en doutais, mais ce dernier épisode paraît long et son suspense est énormément atténué par les annonces faites pour la suite de la franchise. Il est sympathique, mais ce n’est pas le meilleur de la saison et ce n’est certainement pas la meilleure fin de saison. Après des mois de teasing de la part du casting, ça tombe un peu à l’eau comme fin de saison.

Suite des critiques : Saison 10B

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

The Walking Dead – S10E01

Épisode 1 – Lines We Cross – 19/20
Je ne suis pas tombé sur la tête, j’ai vraiment beaucoup aimé cet épisode qui ne décroche pas le 20 à cause de petites incohérences au début. Ce retour est très solide et nous promet une saison qui peut être réussie. Je n’ai pas eu l’impression que l’épisode durait 52 minutes, j’étais vraiment dedans et les effets spéciaux étaient réussis. Comme l’an dernier, j’aime le nouvel aspect survie de la série, qui est désormais celui d’une nouvelle civilisation plus que d’un petit groupe sans ressource. C’est efficace, et ça donne envie d’en savoir plus sur la suite.

> Saison 10


Spoilers

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But people like the Brave Man are never really gone anyway.

« Oh non c’est pas vrai » est littéralement le premier truc que j’ai trouvé à dire une fois le (bon) résumé de la saison passé par Judith. En effet, cette saison commence quand même… dans l’espace ! Dans le genre improbable, on se place là. On voit donc un satellite qui semble en chute libre, ce qui n’annonce rien de bon pour la suite.

La deuxième scène nous emmène sur une plage. Elle est loin la tempête de neige ! Les effets spéciaux sont toujours sympathiques et l’on apprend que l’on est un jour d’entraînement. Ah oui, figurez-vous que ça y est, nos héros se sont organisés et forment une véritable armée romaine. Ils ont des boucliers, des archers, des javelots et même le prof de musique (Luke) est désormais armé.

Honnêtement, la scène est très jolie et a une esthétique vraiment bien foutue, mais la saison commence déjà avec de belles incohérences. Pourquoi aucun démon ne se retourne sur Ezekiel et son bras droit quand ils referment la porte en faisant un bruit de dingue ?

Allez, dans tout ça, la scène est bien badass : nos héros sont surentraînés, ils déchirent tout (et surtout les masques des figurants) et finalement, c’est juste triste que Tara ne soit plus là pour voir ça. Même Judith tue du zombie sans le moindre doute. Bref, la vie a repris son cours et est plus cadrée que jamais pour nous héros. Luke a même le temps de se trouver une future copine dis-donc, elle s’appelle Jules et elle a l’air bien cool. Chances de survie : proches de zéro, forcément… surtout quand les enfants trouvent un masque en peau de zombie sur la plage. Merci RJ pour cette découverte.

Tout le campement se met à flipper, surtout Aaron et Daryl. Michonne, elle, n’a pas envie de céder à la panique et de mettre Alexandria en quarantaine. Elle demande juste à tout le monde d’être attentif et organise des rondes à la recherche d’Alpha.

Celle-ci a apparemment disparu du jour au lendemain, mais elle a très bien pu revenir tout aussi discrètement. On ne sait pas exactement combien de temps a passé dans l’affaire, mais cette organisation est tellement bien rôdée, et tout le monde sait monter à cheval !, donc je table sur plusieurs mois à nouveau. Et même plusieurs années : RJ parle désormais, quand même !

Malgré tout, Aaron est encore bien énervé par la situation et, probablement, la perte de Jesus. Il a gagné du gallon le petit Aaron, c’est cool, à quelques jours de l’apercevoir au Comic Con Paris. Il décide de ne plus être gentil, ou bon, mais d’être énervé… ce qui énerve Michonne quand il se retrouve à prendre des risques inutiles et s’approcher des frontières des Murmureurs.

Alors qu’ils s’apprêtent à rentrer, Magna les contacte par radio avec l’intention de leur montrer quelque chose : un campement pour deux personnes, qui a pris cher avec le temps, des cadavres, puis celui d’un homme nu, puis surtout… de la peau humaine. Et pas un peu, hein, toute la peau du dos. Les Murmureurs ont donc franchi la frontière et ce n’est pas bien rassurant. Michonne décide donc finalement de réconforter Aaron et lui assurer qu’ils sont bien les gentils dans l’affaire. Oui, oui, il en doutait comme, après tout, il fait partie des méchants pour les Murmureurs.

Michonne est d’autant plus sûre d’elle qu’elle entent ensuite Judith raconter l’histoire de l’Homme Courageux à son petit frère. C’est l’histoire de Rick, évidemment. Et alors qu’ils sont en plein câlin collectif un grand bruit se fait entendre dans le ciel avec un satellite qui entre dans l’atmosphère. Bien. Donc les satellites après le nucléaire dans Fear the Walking Dead, la franchise a décidé de prendre un petit tournant réaliste après neuf ans quoi.

Pendant ce temps, à Alexandria, Rosita a eu le temps d’accoucher et d’avoir une petite fille en pleine forme. Elle a même retrouvé sa ligne Rosita. C’est assez fou. Elle élève sa fille avec Siddiq et Eugene, ce dernier étant insupportable à vouloir tout répertorier de la petite, comme un bon scientifique qu’il est. Aucun scientifique ne fait ça, sérieux.

Gabriel est chez eux aussi (que d’hommes dans la vie de Rosita) parce que c’est là que se trouve la radio. Il les informe donc de l’existence du masque de peau humaine retrouvé par RJ, qui met tout le monde sur les dents. C’est tellement discret que même Lydia, qui apprend à lire à l’école avec les enfants (quelle chance) plus doués qu’elle, s’en rend compte et partage l’information avec Negan. Ce dernier est toujours prisonnier, mais du genre travaux d’intérêts généraux désormais. Cela ne l’empêche de donner ses propres conseils à Gabriel…

De son côté, Siddiq est lui aussi sur les dents, plus que tous les autres. Il a survécu au kidnapping par Alpha la saison passée, alors il est assez logique qu’il soit traumatisé. Son discours sur la manière dont tout le monde s’est battu était sympathique, mais désormais, il est juste flippé de ce qu’il a vu et il ne s’en remet pas aussi bien qu’il voudrait. Un autre médecin, Dante, le surprend en pleine crise de choc post-traumatique et, pour tout vous dire, cet épisode a déjà réussi à me faire sursauter. Franchement, c’est pourtant rare, mais le jour où je lance un Bingo Séries avec un point qui demande à trouver un épisode nous faisant sursauter, paf, je l’ai. Mon sursaut ? L’araignée sous la serviette de bain de Siddiq, évidemment !

Bon, sinon, ce n’était pas bien intéressant tout ça, et heureusement, on en arrive au satellite qui arrive dans l’atmosphère et fait flipper Eugene, persuadé que quelque chose de grave va arriver. Il va aussitôt en parler à Michonne à la radio.

L’air de rien, il faut encore revenir en arrière dans cet épisode pour suivre le personnage de Daryl. J’ai bien aimé la construction de l’épisode quand on est revenu sur Alexandria, mais une troisième fois, ça me paraissait long. Après, j’ai bien ri dans cette partie de l’épisode. On retrouve la sourde-muette et on découvre surtout que sa sœur, Kel, a une maladie qui lui fait perdre son audition elle aussi. Je ne m’y attendais pas du tout, mais ça leur fait une intrigue sympathique et je les ai trouvées attachantes.

C’était mignon de voir que Daryl a appris à signer aussi. Malgré tout, ils sont sur la plage pour voir revenir Carol, qui était partie en bateau sans dire au revoir. Ah oui, c’est vrai qu’elle manquait dans ce début d’épisode. Et quand elle retrouve Ezekiel, c’est moins chaleureux que quand elle retrouve Daryl.

C’est avec lui qu’elle décide de passer sa journée de retour. Bon, donc, on a Alexandria et Oceanside, qui en toute logique est un campement à proximité de la plage, sur laquelle ils ont un port et un bateau de pêche. Décidément, depuis deux saisons, la série accélère son rythme de survie, c’est chouette.

Un autre segment de l’épisode, qui s’appelle New Mexico, continue de suivre Daryl et Carol, et je ne vois pas bien l’intérêt d’avoir changé de segment pour ça. En tout cas, on y découvre Daryl empêcher Carol de tuer des zombies qui sont de l’autre côté d’une des frontières d’Alpha. Décidément, ces frontières sont partout. Et ça donne envie à Daryl et Carol de se barrer loin de ce territoire tout pourri.

Pour aller où ? À New-Mexico se tresser des bracelets de l’amitié, évidemment. Et puis soudain, alors qu’ils papotent dans la forêt et qu’on allait s’endormir, on entend enfin le bruit sourd tant attendu qui leur fait regarder vers le ciel pour voir le crash. Tout ça avait un petit côté LOST, ce n’était pas pour me déplaire.

Le segment suivant nous informe qu’un feu de forêt est déclenché par le crash du satellite. Et ça justifie apparemment de passer la frontière d’Alpha et de déclencher la guerre, parce que les feux de forêt, ça pourrait détruire Oceanside. C’est fou, même dans une série comme The Walking Dead, les russes parviennent à faire chier les américains avec des satellites qui se crashent.

Le feu de forêt n’est probablement pas la menace dont parlait Eugene, mais ça fonctionne bien pour cette fin d’épisode, surtout que nos héros s’improvisent pompier avec brio… Et avec inconscience dans certains cas – Ezekiel s’épuise beaucoup trop par exemple.

De toute manière, tout ça est vain : évidemment, ça ramène une meute de zombies sur les lieux de l’incendie. Je n’imagine pas le bruit que ça peut faire un incendie pareil. Je ne vois pas trop l’intérêt de se faire chier comme ça, du coup, mais bon, ils le font quand même, et ils attirent les zombies dans les flammes. Seulement, le feu, ça met un certain temps à tuer les zombies, dont le sang permet aussi d’éteindre les petits incendies.

Les effets spéciaux sont vraiment au point pour ce début de saison, et l’épisode est un sacré spectacle visuel. Finalement, le feu est éteint et Michonne se laisse convaincre par Eugene (parce qu’Alexandria est venue en renfort, évidemment) que rester peut être une bonne idée pour récupérer des choses intéressantes dans le satellite. Elle accepte, mais flippe de découvrir que Carol et Daryl ont disparu. Tous les deux envisagent leur fuite ensemble, sauf que Daryl souhaite y réfléchir encore un peu. Il retourne donc auprès des autres, mais Carol reste un tout petit peu trop longtemps et finit par apercevoir Alpha. Celle-ci semble sortir d’une bonne nuit de sommeil, apparemment non dérangée par les flammes ?

Et bien sûr, elle voit Carol, alors la guerre est à venir !

> Saison 10

Fear the Walking Dead – S05E16

Épisode 16 – End of the Line – 16/20
Franchement, il n’était pas évident pendant un long moment de cet épisode que j’étais devant une fin de saison tellement c’était lent et peu productif du côté de l’action. Finalement, quelques scènes très attendues finissent par se produire dans la dernière partie de l’épisode, mais il était temps. À l’image de la saison, la qualité vacille d’une minute à l’autre, avec de très bons moments et des périodes d’ennui. C’est dommage, j’ai du mal avec certains choix de la série. J’ai quand même hâte de voir la saison 6, je vous rassure !

> Saison 5


Spoilers

516

I just resent your face so much.

C’est malin : resté à jour pendant tout l’été et un déménagement pour finir en retard sur le dernier épisode de la saison, voilà l’idiote vie que j’ai décidé de mener cette semaine. Il faut dire que j’avais un planning chargé et que je voulais pouvoir profiter à fond de cet épisode, donc forcément, ça a compliqué les choses. Enfin bon, mon canapé m’attendait et maintenant que je suis affalé dedans, je suis motivé à voir Dwight assoiffé s’effondrer au sol et attendre la voix de sa femme à la radio.

Il s’agit bien sûr d’une hallucination et quand il le comprend, il se débarrasse donc de la radio avant de retourner au convoi. Là-bas, il entend s’approcher les chevaux du groupe de Virginia et se planque, avant d’être finalement surpris de se rendre compte que les chevaux ne sont pas montés. C’est bien étrange.

À Humbug’s Gulch, Morgan est donc en liaison radio avec Virginia qui est toujours aussi insupportable et dont j’espère vraiment la mort. C’est ridicule : elle n’est pas flippante du tout, c’est une méchante super soporifique… mais je veux quand même qu’elle meure, plus encore que Maria l’an dernier, juste parce qu’elle m’insupporte. J’espère que ce sera pour cet épisode !

Après, elle n’est pas super attachante non plus à cause de ses idées contraires à celles de nos héros. Morgan tente de négocier pour garder tout le groupe ensemble, mais c’est sans surprise que Virginia s’y refuse, préférant le prévenir qu’elle va les séparer et les envoyer où bon lui survivra, car c’est comme ça qu’elle envisage la survie. Pour elle, envisager un futur n’est pas possible en faisant plaisir à tout le monde. Bon, on est donc sur un débat politique, mais ça ne m’a pas accroché.

Franchement, c’est décevant pour un final, et je ne comprends toujours pas pourquoi ou comment Morgan est devenu ce leader alors qu’ils ont encore Alicia, Strand ou même June qui feraient tous aussi bien le taf – ou même mieux.

Alors que Morgan essaie de se consoler dans les bras de Grace – sans que ça ne fonctionne puisqu’elle envisage de se faire abandonner par Virginia sur le bord de la route ; les autres dépriment, avec même June qui regrette d’avoir envisagé de changer pour John et Al qui regrette ses vidéos. Tu m’étonnes. Bien qu’ils soient tous assoiffés, l’espoir revient quand Dwight débarque avec les chevaux. Faut m’expliquer en quoi quelques chevaux et la certitude d’avoir un peu d’eau à proximité leur permet d’être sûrs de survivre.

Morgan a quelques doutes évidemment, mais il se laisse convaincre malgré tout. Avec les chevaux, l’ensemble du casting principal s’amuse à vider la ville de western en attirant les zombies le long de la route. Al et Alicia restent en arrière pour mettre à l’abri leur groupe, puis pour investir les lieux de Humbug’s Gulch. Franchement, c’était long et laborieux, et ils font tout ça sans reprendre de l’eau ou de la bouffe. Heureusement que Dwight était à bout de force en début d’épisode, et heureusement qu’ils sont en plein soleil sans le moindre chapeau durant tout l’épisode !

Bon, du côté des cavaliers, on a le couple June/John qui se sépare sur la promesse d’un mariage tout en apprenant à mieux se connaître, ce qui pue franchement pour June, on a le couple Grace/Morgan qui continue aussi de flirter et on a Dwight qui fait de la merde en laissant son cheval se faire emporter par les zombies avant de se retrouver poursuivi par eux jusqu’à un cul de sac où, au moins, il trouve la rivière.

Tout ça arrive surtout parce que Daniel et Strand ont demandé à notre groupe de laisser tomber leur plan en apercevant qu’ils s’apprêtaient à lancer une horde de zombies sur Luciana, toujours avec les hommes de Virginia. Ce ne serait pas bien drôle autrement. C’est un peu gros tout ça, mais ça empire encore quand Dwight décide de se sacrifier, que Morgan refuse de le laisser faire et qu’ils envoient tous les zombies dans la rivière pour s’en sortir.

Le seul problème, c’est que ces zombies étaient leur seule arme contre Virginia et son groupe, mais bon. Comme d’hab, ils prennent l’habitude de se sauver leurs fesses sur le court terme avant le reste. Ainsi, on a Strand qui part négocier pour le groupe, alors qu’en parallèle, Al découvre que Virginia a tué les précédents habitants du Gulch, contrairement à ce qu’elle disait. Elle y a perdu des soldats et des chevaux, récupérés par nos héros.

Bien que sans le moindre espoir de s’en sortir face à Virginia, ces derniers décident de vivre leur meilleure vie en attendant le pire à venir. Alicia et son nouveau copain se mettent donc à peindre, parce que pourquoi pas, et June et John se marient finalement, avec les alliances de Dwight. Je m’attendais à un mariage pour l’épisode final, mais aussi à la mort de l’un d’entre eux avant que ça n’arrive, alors c’est chouette d’avoir un vrai mariage pour la première fois de la franchise. On a même une chanson de Grace et Daniel accompagnés par le banjo de Charlie, c’est dire.

Bon, on passe vite de cette joie à la catastrophe cependant. Le mariage à peine prononcé, voilà la mariée forcée de prendre sa mitraillette pour rejoindre le comité d’accueil de Grace. Finalement, le grand combat attendu n’a pas lieu : Morgan parvient à convaincre cette insupportable Virginia qu’elle a tout intérêt à les garder tous en vie. C’est assez vrai, en même temps : lancer un combat, c’était l’assurance de perdre des ressources et quelques hommes sans rien y gagner.

Si elle accepte de laisser tout le monde survivre, elle nous sépare quand même nos héros : les enfants sont envoyés dans un camion, Sarah et son frère sont séparés, Daniel et Charlie aussi (avec Skidmark dans un troisième camion, ce qui affecte encore plus Daniel lol), Al et sa caméra aussi, Alicia et son arme (et son nouveau mec ?) également, John et June aussi. C’est débile comme tout, en fait, parce qu’on ne comprend absolument pas l’intérêt de ces séparations. Je veux dire, qu’elle fasse plein de groupes, pourquoi pas, qu’elle sépare ceux qui s’aiment pour garder un certain pouvoir, admettons… mais on ne nous donne pas la moindre explication sur la constitution de ces groupes.

Toutes les séparations se font donc de nuit et dans la précipitation, avec des figurants séparant de force tous nos héros à quelques minutes de la fin de l’épisode. Les adieux sont déchirants, mais ça aurait pu être plus prenant si on comprenait un peu ce qu’il se passait. Finalement, Grace et Morgan sont les derniers à être séparés, s’avouant leurs sentiments l’un pour l’autre au passage, mais à demi-mot toujours. C’est plutôt une bonne scène, et ça nous mène à la révélation que Morgan est le dernier à rester dans le Gulch. C’est très mauvais signe pour lui.

Cela ne manque pas : Virginia révèle soudainement que son plan est bien de tuer Morgan. Elle lui tire donc dessus, une balle dans la poitrine, côté gauche évidemment. Oh, il se défend évidemment, mais avec son bâton, donc il ne peut pas faire grand-chose d’autre que la blesser un peu au visage. Rien qui ne l’empêche donc de se relever et de prendre un autre flingue pour tirer sur Morgan après lui avoir dit qu’elle n’aime pas sa tronche.

Bon, merde, ça veut dire que Virginia survit à cet épisode ça, même si elle tire à blanc. C’est une bonne chose qu’elle tire à blanc, parce qu’elle reçoit un appel radio de son médecin, parti depuis quatre minutes avec Grace, qui lui apprend que celle-ci n’est pas mourante, mais enceinte. Ah ouais, ça c’est du diagnostic rapide.

Grace est donc enceinte de trois ou quatre mois – avant d’avoir rencontré Morgan ! Tout ça n’a pas de prix. Si j’avais dû parier sur une femme enceinte, j’aurais plutôt misé sur June quand même. Quant aux symptômes de la maladie de Grace, on nous dit qu’elle était en sous-nutrition, et c’est tout. Ca me paraît un peu trop aléatoire comme symptômes, mais bon, je ne suis pas médecin.

En tout cas, la saison se finit sur Virginia abandonnant Morgan blessé aux zombies qui s’approchent bien vite. Il a tout de même le temps de laisser un dernier message radio à ses amis avant de (peut-être) se faire bouffer. Ouep, l’épisode se coupe alors que les zombies sont à deux pas de lui. Morgan sera-t-il un nouveau Glenn ou la série se débarrasse-t-elle enfin du personnage après m’avoir fait l’apprécier ? Le mystère est entier… pour l’instant.

16-2

EN BREF – À l’instar de la saison 4, cette saison 5 aura donc connu des hauts et des bas… Malheureusement, j’ai surtout eu l’impression qu’elle avait des bas, avec une deuxième partie de saison agonisant plus encore que Grace. Les épisodes à la caméra d’Al, Virginia qui n’arrive jamais à me faire peur, les pistes laissées de côté (Isabelle !)… cela commence à faire beaucoup. Certes, je suis très content de l’épisode final, avec le mariage, la survie de Grace et le cliffhanger, mais même celui-ci a été ennuyeux sur une bonne partie des 52 minutes.

Je retiens tout de même que cette saison a réintroduit Dwight, un personnage qui ne fait que monter dans mon estime depuis quelques années – il partait de si bas, en même temps, nous a présenté Grace que j’adore et a même réussi à me faire apprécier Morgan par moment ! En revanche, Alicia est de plus en plus insipide, Strand aussi et Luciana est complètement reléguée au second plan sur la fin. Et puis, merde, je n’aime pas Daniel.

Oui, donc, comme en saison 4, je suis un peu déçu que les nouveaux personnages prennent le pas sur ceux qui sont là depuis longtemps, et je souffre de voir mes personnages préférés sous-exploités. Heureusement, il reste encore June et John pour donner de la force à la série !

Je suis mitigé, mais je serai au rendez-vous en 2020 pour la saison 6, parce qu’il y a encore des personnages que j’aime tout de même 🙂

> Saison 5

516-3

Preacher – S04E10

Épisode 10 – End of the World – 17/20
Je suis triste de devoir dire au revoir à une série qui, si elle ne m’a pas toujours plu, a toujours su gagner mon affection par ses délires et sa réalisation assez dingue. La conclusion est à l’image de la série : elle a un bon rythme, mais des longueurs quand même, une bonne réalisation, de grands délires, des bastons chorégraphiées, des rebondissements dingues, du gore, de l’amour et de la haine, de la joie et de la tristesse. Oui, vraiment, elle me manquera !

> Saison 4


Spoilers

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Kill us all, kill us all, kill us all, kill us all…

Pour son dernier épisode, la série nous sort un petit bonus de dix minutes et s’en va donc sur un épisode qui en dure 55. Voilà qui ne m’arrange pas pour clôturer une journée où je n’aurai pas vu assez de séries par rapport à ce que j’aurais dû. Y a des dimanches comme ça… J’ai tout de suite tiré un trait sur mon épisode de Fear the Walking Dead, en fait. Bon, ceci étant dit, le compte à rebours pour l’Apocalypse a commencé et il ne reste que sept heures avant de se lancer là-dedans.

L’épisode commence donc par un joli montage d’agents du Graal tuant des militaires ayant le contrôle de l’arme nucléaire et très vite on se retrouve à quelques minutes de la fin du monde. Le Messie commence à stresser de foirer sa danse, mais il peut compter sur Cassidy pour le remotiver, ainsi que sur Dieu lui-même. Celui-ci se rend finalement dans la salle avec tous les agents du Graal pour assister de lui-même à la fin du monde.

De son côté, Jesse se bat donc contre le Saint des Tueurs et ne fait clairement pas le poids. Il n’est pas tué pour autant : il est sauvé de justesse par le démon et l’ange qui sortent de nulle part et se mettent à se battre contre le Saint des Tueurs.

En parallèle, Lara est en larmes et elle raconte à Tulip tous les sacrifices qu’elle a fait pour en arriver à une trahison mal venue de son boss. Elle s’énerve aussi de voir que Tulip n’est toujours pas croyante, au point d’aller tirer des balles dans le corps de l’agent trucidé par Dieu… ce qui est une erreur puisqu’elle se retrouve sans balle pour se suicider.

Oui, elle en est à tenter de se suicider et à laisser son arme à feu (vide, certes) à Tulip. Quelle scène ! C’est assez dingue de voir Lara s’effondrer comme ça. Je m’attendais vraiment à une vengeance, moi, et finalement non, elle laisse Tulip se barrer seule. Je suis triste pour Lara, mais c’est une sacrée performance pour elle.

J’ai adoré tout de même voir Tulip débarquer dans les coulisses à temps pour constater que Cassidy est en train de gentiment provoquer la fin du monde. Elle ne compte pas le laisser faire et elle l’enferme donc. Hitler et Jésus sont toujours en train de se battre dans des scènes survitaminées sinon et Herr Starr n’arrive pas à stopper l’Apocalypse pour la réduire à une ou deux petites bombes nucléaires. Et le compte à rebours touche à sa fin, dans une ambiance digne de 24 heures chrono.

Le Saint des Tueurs vient finalement à bout de l’ange et de la démone, sur laquelle il s’acharne. Tués par lui, ils ne peuvent apparemment pas revenir à la vie, ce qui change la donne pour Jesse quand même. Pour s’en tirer, il ne peut plus compter que sur lui-même, et ça suffit : il est tout doux avec le Saint des Tueurs dont il pourrait être la toute dernière victime, si c’est ce qu’il veut. Et comme ce n‘est pas exactement ce qu’il désire, il finit par s’agenouiller devant Jesse qui n’hésite pas à nous tuer le Saint des Tueurs. Wow, ce fut rapide comme résolution pour un personnage pourtant exceptionnel depuis son introduction dans la série.

Du côté de Tulip et Cassidy, ça se passe plutôt mal : Tulip est forcée de le cogner pour qu’il revienne à lui, parce qu’il lui sort quand même qu’il s’en fiche de tuer le monde entier. Malgré ça, il refuse de s’écarter du chemin de Tulip qui a juste envie d’aller tuer le Messie. Tu m’étonnes. La scène entre eux est prenante, avec Tulip qui reconnait l’aimer comme son meilleur ami, puis Cassidy qui reconnaît l’aimer tout court. Malgré ça, il affirme qu’au prochain coup de Tulip, il la tuera. Et paf, ils se trouvent à se battre eux aussi. C’est un peu tout ce qu’il se passe dans cet épisode, honnêtement, des gens qui se battent.

Ailleurs dans Masada, Lara retrouve le goût de la vie et se décide à aller tuer Herr Mann finalement. Elle prend quand même le temps de lui parler et il lui vend un joli plan de vie où ils survivraient tous les deux dans un sous-marin, à faire du yoga et des séances de Kâmasûtra, grosso modo. Cela ne suffit pas à convaincre Lara qui préfère donc tuer son ex-boss… mais elle se laisse assez distraire pour être celle qui se fait tuer. Je suis si triste pour elle. Survivre à tout ça pour mourir comme ça, sérieusement ? Je suis dégoûté.

Je ne suis pas le seul à être dégoûté : tout le public de Masada l’est aussi de constater que le Messie ne danse pas – et sans sa danse, personne ne détruira le monde. Sa danse ? Elle ne risque pas d’arriver : après un combat acharné, Cassidy ne parvient pas à tuer Tulip et il change donc d’avis une dernière fois. Il nous tue Hump et met fin à l’Apocalypse… ce qui rend triste tout le monde, parce qu’Hump était adoré de tous.

De tous, sauf peut-être de Jésus et d’Hitler. Ce dernier se fait étrangler par le premier qui, malheureusement survit. Oui, cette série parvient à nous faire regretter la mort d’Hitler et la survie de Jésus, parce que Dieu compte sur Jésus pour devenir le Messie. Ouep, sauf qu’il refuse, préférant la leçon à son Père pour qu’il redevienne bon, bienveillant et aimant. Le discours de Jésus, quoi. Dieu n’en a que faire et se barre, croisant au passage Herr Starr qui part en vacances. Dieu aussi se barre, en prenant sa moto et après avoir annoncé à Jésus qu’il pouvait détruire le monde quand il voulait.

En parallèle, Jesse annonce, en utilisant Genesis, que la fin du monde n’aura pas lieu et que tout le monde peut éteindre la télévision, avant de continuer son discours pour les agents du Graal uniquement. Il leur explique que Dieu est encore en fuite, pour changer. Il nous fait une crise de foi aussi et épuisé d’avoir à chercher Dieu par lui-même, il utilise Genesis pour que tous les agents se mettent à la recherche de Dieu. Et paf, on se retrouve sur un épisode plus calme et plus lent, alors que nous ne sommes qu’au milieu de celui-ci.

Loin de tout ça, Eugene est opéré par un médecin australien qui n’arrange pas son visage et souhaite ensuite l’aider à se suicider. Eugene ne l’entend pas comme ça, cependant, et il pète donc un câble contre le médecin. Refusant le suicide, Eugene se remet donc à faire la manche avec sa guitare raffistolée. Quelle histoire, les amis. Il pète finalement un câble et obtient un peu d’argent en partant sur un air de rock. Enfin bon, il en arrive à la même conclusion que Tulip : que faire à présent ?

La série reprend alors… deux ans plus tard ! Le monde n’est pas détruit et notre trio est toujours dans le même délire, avec une course poursuite en plein Texas. Tulip et Jesse sont coursés par des hispaniques qui veulent les tuer et sont rapidement dans une impasse. Rien qui ne les fasse flipper pour autant, bien au contraire : Jesse est heureux d’être là.

Il peut l(être : Tulip a sons propre garage désormais, où ils réparent de vieilles voitures. Et ils ont aussi WHAT THE FUCK ??? un enfant ! Une petite fille qui dort paisiblement dans son berceau et qu’ils veillent comme de bons parents qu’ils sont… jusqu’à ce qu’un coup de fil apprenne à Jesse que Dieu a enfin été retrouvé.

Il se sent forcé de se rendre sur place où des agents du Graal qui n’ont pas pris de douche depuis deux ans l’attendent, fiers d’avoir retrouvé Dieu. Ce dernier devient alors la marionnette de Jesse qui décide enfin d’utiliser Genesis sur lui. Et ça fonctionne ! Finalement, Jesse ne fait que poser quelques questions métaphysiques à Dieu qui y prend vite goût, lui parlant des autres religions et voulant lui en dire plus sur les mystères de l’univers, comme Stonehenge.

Ce n’est pas tant Stonehenge qui intéresse Jesse cependant, c’est plutôt le sort de son père, qu’il apprend être bien au Paradis, finalement. Ce n’était pas gagné pourtant. Rapidement, Jesse comprend que le Grand Plan de Dieu dans tout ça est… d’être aimé. Et ça le fait rire. Dieu lui répond enfin à toutes ses questions et il suffit de lui dire qu’il l’aime pour que tout soit fini ?

C’est tellement simple que Jesse refuse de se laisser berner par cette idée. Il s’attaque donc à Dieu, lui demande de rester loin du Paradis et se débarrasse de Genesis dont il dit ne pas avoir besoin. Quelle horreur, se débarrasser d’un tel don ? C’est possible ça ? Dieu est bien énervé de voir que Jesse n’en a rien à faire de lui, mais il ne peut rien faire qui le fasse changer d’avis de toute manière, puisque tout ce qu’il dit, c’est qu’il a envie de le torturer.

Et la torture, ce n’est pas exactement ce qui permettre à Jesse de l’aimer. Bref, Dieu finit par péter un câble et tuer les animaux qui lui disent l’aimer. Tristesse ! La série prend alors le temps de conclure le destin de tous ses personnages : Jesus est devenu un vendeur de supermarché bienveillant, par exemple. Herr Starr est égal à lui-même : il est poursuivi par la police qui le retrouve mais ne parvient pas à l’arrêter, parce qu’il est plus malin qu’eux. Eugène ? Il devient une rockstar que les ados adorent au point de porter un t-shirt à son effigie.

Le Saint des Tueurs ? Il n’est pas envoyé en Enfer, parce qu’il s’est confessé auprès de Jesse le jour de la non-Apocalypse avant de mourir. C’est un sacré plan à long terme de Jesse : il a envoyé le Saint des Tueurs au Paradis pour qu’il puisse y accueillir Dieu quand il reviendra. Et c’est effectivement ce qu’il se passe. Finalement, après un échange verbal un peu trop long à mon goût, un duel s’engage entre les deux et c’est le Saint des Tueurs qui est le plus rapide. Il tue Dieu d’une balle dans la tête et s’assoit alors sur son trône !

Quarante ans plus tard, quarante ans plus tard putain !, on découvre les tombes de Jesse et Tulip… sur lesquelles se recueillent Cassidy et… Tulip ? Et non ! C’est un peu gros, mais cette Tulip est en fait la fille de Jesse et Tulip, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. J’ai eu du mal à le comprendre sur le moment, mais l’accent est légèrement différent et le dialogue ne laisse aucun doute.

C’est super triste comme scène en tout cas : on y apprend que Cassidy n’est jamais revenu voir ses amis, malgré quelques coups de fil – et eux ont vécu le parfait amour avec un petit ciné en famille par exemple. La fille de Jesse a beau aimer son père, elle explique quand même à Cassidy que Tulip l’aimait profondément. Et Cass aussi l’aimait profondément, étant encore blessé des fois où Tulip lui a tiré dessus. S’il promet à la fille de ses amis qu’il espère la revoir un jour, il a déjà pris sa décision finale : il se suicide en laissant son parapluie sur une tombe et en marchant au soleil. C’est donc à l’arrière-plan qu’on le voit brûler alors que la fille est toute souriante.

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EN BREF – Cette série sera passée d’une saison 1 où je ne comprenais pas grand-chose à ce que je regardais au milieu d’un camping où la connexion déconnait à une saison 4 qui aura réussi à vraiment me plaire et me passionner. Il faut dire que malgré ses défauts et ses épisodes parfois beaucoup trop long, la série était capable du meilleur : un bon rythme, une bonne ambiance musicale, des bastons chorégraphiées qui me manquent déjà et des délires absolument dingues qu’on ne voyait nulle part ailleurs.

La série était finalement unique en son genre et je regrette déjà son départ : qu’est-ce que je regarderai l’été prochain, moi ? En quatre ans, la série s’est imposée comme étant parfaitement incontournable et c’était un vrai plaisir que de venir la regarder pour savoir ce que vaudrait l’épisode du jour.

Ce n’était pas gagné, mais j’ai adoré, et je suis triste de lui dire au revoir ce soir, une froide soirée d’automne où il tombe des cordes, loin de la chaleur habituelle des épisodes de cette série. Au pire, il me reste toujours les comics à (re)découvrir, j’imagine. Quant à la conclusion de la série, elle était quand même pas mal pour répondre à toutes les questions. Tulip et Jesse ont eu la vie heureuse qu’ils méritaient, mais je suis triste pour Cassidy qui n’a apparemment jamais trouvé une raison de rester en vie. Enfin, bon, c’est comme ça.

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> Saison 4