The Walking Dead – S09E02

Épisode 2 – The Bridge – 15/20
Il ne se passe toujours pas grand-chose le dimanche soir sur AMC. C’est frustrant : les plus grosses avancées ont eu lieu pendant la mi-saison, et c’est ça que l’on découvre finalement au milieu de l’ennui. Quelques scènes s’en tirent bien malgré tout, relevant le niveau de l’épisode au cliffhanger peu surprenant, mais intéressant malgré tout.

Saison 9



02

We’re not just fighting to survive anymore. We’re making a new beginning.

On comprend vite avec un tel titre qu’on va réparer le pont détruit la semaine dernière pendant tout l’épisode… Voilà qui promet. L’épisode commence par un mensonge : Rick promet de garder court son résumé de la journée, qu’il fait en voix off à quelqu’un, qu’on imagine tout de suite être Negan, mais qu’on ne nous révèle pas immédiatement.

Sa journée commence dans un campement à côté du pont qui est effectivement en réparation – et dont la réparation avance vite. C’est le moment de le voir être tout satisfait de cette nouvelle vie et du bonheur que partagent tous les surveillants. Bref, on est loin de la série de survie des premières saisons : la civilisation est clairement en train de se reconstruire cette fois.

Dans le genre reconstruction, Carole et Ezekiel fonde une vraie petite famille. J’en étais resté sur leur séparation, moi, pas sur le fait qu’ils allaient se retrouver sur la construction. C’est même pas drôle. Bon, s’ils sont heureux en couple, ils sentent que leur couple n’est pas forcément le bienvenue auprès des Saviors.

La série nous ramène Eugène pour aider Rick, puis Rosita qui ne sert toujours à rien cette semaine. Bref, la reconstruction se fait petit à petit. On apprend aussi qu’Enid sert désormais d’aide médicale à Siddiq, et les deux nous soignent la nouvelle copine de Daryl.

Pendant ce temps, à la Colline, Maggie s’inquiète de ne pas recevoir ce que les Saviors lui ont promis. Elle refuse donc d’envoyer de la bouffe, alors que Michonne vient lui en demander pour le chantier. Sans trop de surprise, ça énerve Maggie qu’on la supplie encore pour quelque chose qu’elle n’a pas envie de donner, mais Michonne lui affirme que le matériel avait été envoyé – et perdu en chemin. Mouais.

Michonne en profite surtout pour foutre une belle merde géopolitique à la coline. Bon, c’est déjà la merde avec la mère de l’ado décédé la semaine dernière, donc elle n’a pas grand-chose à faire pour convaincre Jesus que Maggie n’aurait pas dû tuer Gregory comme elle l’a fait. En plus, elle a aussi mis en prison le père de l’ado qui a tenté de la tuer sur ordre de Gregory et elle empêche Rose de le voir, donc oui, forcément, c’est la merde.

Elle finit par les laisser se voir, sous sa surveillance, et est touchée par l’histoire du vieux qu’elle a mis en cage. Elle revient donc le voir ensuite, comme si on en avait quoique ce soit à faire. C’est typiquement ce genre de scène où je sais que je peux décrocher parce qu’on va juste nous présenter la vie d’un personnage qui ne passera probablement pas la saison de toute manière. Il raconte ici à Maggie comment il a été alcoolique et comment il a arrêté de boire. Passionnant.

Du côté du chantier, les choses avancent sacrément vite : c’est à croire qu’en un an, ils sont devenus sacrément forts. Ils sont tellement nombreux, je ne sais pas si la série avait déjà eu autant de personnages avant, et autant de figurants vivants, mais ça marche bien. Enfin, presque. On en arrive rapidement au problème quand Justin (Zach McGowan donc) essaye d’avoir double ration d’eau apportée par Justin. Cela ne plaît pas au gamin qui s’attaque à lui, mais est stoppé par Daryl. Et hop, baston générale comme à la cantine de mon lycée ce midi.

Rick joue alors les profs, mais il a une autorité naturelle sortant d’on ne sait trop où. N’empêche, ça fait un an qu’ils sont censés cohabités, c’est bizarre de ne réagir que maintenant. Carole, Daryl et Rick se réunissent dans la tente de ce dernier pour dire qu’ils ont peur de ces débordements et qu’ils ne savent pas comment les gérer, mais bon, on n’avance pas des masses.

On a ensuite le droit à une scène entre Michonne et Maggie, histoire de réaffirmer leur amitié et pas grand-chose d’autre. Il faut bien faire passer le temps. D’ailleurs, en parallèle, on retrouve Anne (Jadis) et Gabriel  dans une scène incompréhensible où Anne drague le prêtre. Tout cela n’a pas de sens, mais bon, Anne en est quand même à peindre des tas de portraits pour Maggie, alors bon, on n’est plus à ça près…

Les scénaristes y tiennent, parce qu’ils reviennent à la charge peu de temps après avec Anne demandant à Gabriel de lui raconter son passé et de savoir qui il lui demande de dessiner exactement. On la savait artiste, mais elle fait donc des portrait pour tout le monde, des portraits des morts. Et elle a aussi les mains baladeuses avec notre prêtre qui n’hésite pas à l’embrasser. Je pensais pas tomber un jour sur un couple dont je n’ai autant rien à faire. Elle lui fait une gâterie alors qu’il est censé surveiller les environs, c’est du beau.

Pour éviter que les zombies ne tombent sur le pont ? Rosita et une des Saviors mettent en place des pièges à la dynamite et à l’alarme, pour s’assurer qu’ils contournent en permanence le chantier. Le problème, c’est que Tara remarque qu’une alarme ne fonctionne pas assez bien. Hop, un groupe de zombies débarque à l’endroit où bossent Daryl et Aaron. Le premier sait comment se débarrasser de quelques zombies, mais le deuxième est bien embêté quand il se retrouve le bras coincé sous un énorme rondin de bois à cause d’un connard flippant à la vue de zombies.

Bon, Daryl nous sauve Aaron avec quelques figurants et tous les hommes du chantier finissent par débarque pour buter du zombie, mais il n’empêche qu’Aaron a le bras complétement écrabouillé par le rondin. Comme Siddiq n’est pas là à l’infirmerie, Enid prend la décision de l’amputer. C’est elle qui est en charge et dit que le seul moyen de stopper l’hémorragie est de l’amputer, ça, c’est fait. Daryl la laisse faire et je suis juste dégoûté pour ce perso. Bon, il perd son bras gauche, ça aurait pu être pire.

Daryl finit par aller voir Carole pour savoir qui n’a pas fait son travail et leur a envoyé des zombies sans les prévenir. Sans surprise, tout est de la faute de Justin, que Daryl explose jusqu’à ce que Carole le stoppe.

Justin finit par se plaindre à Rick (la blague !) de Daryl, mais ça ne plaît pas à Rick qui veut simplement le dégager de son campement. Ca aussi, c’est fait. Rick se rend ensuite à l’infirmerie pour s’excuser auprès d’Aaron. Il a une jolie philosophie de vie et n’en veut pas spécialement à qui que ce soit, lui.

Pendant la soirée, tout le monde s’amuse bien au campement, et Carole accepte même la bague d’Ezekiel.

On arrive enfin à la fin d’épisode où Rick continue son récit et affirme que l’humanité est belle et finit toujours par s’associer dans les pires moments. On nous révèle alors, oh lala quelle surprise inattendue !, que Rick raconte la journée à Negan pour lui dire que son projet de construire un futur fonctionne bien. Oui, il fonctionne, mais Negan le nargue à lui dire que ça fonctionne sans Carl, parce que Rick n’a plus de famille.

Du fond de sa prison où il est censé mourir, Negan s’amuse donc bien à se foutre de Rick : il le remercie carrément de lui préparer un joli monde à récupérer bien vite. Du haut d’une grue, Anne aperçoit un avion dans le ciel et ne regarde pas la route qu’elle ferait mieux de surveiller : Justin s’y fait attaquer par quelqu’un qu’il connaît bien, mais dont l’identité reste un mystère pour le moment. Bon, en temps normal, je dirais que le personnage est mort, mais Zach McGowan a quand même le don d’être casté dans des rôles de personnages increvables, alors rien n’est moins sûr.

Saison 9

The Walking Dead (S09)

Synopsis : Après bien des morts et bien des rebondissements, la saison 9 reprend avec la promesse d’une paix relative, instaurée par un Rick qui a de nouveau fait volte-face sans la moindre logique et choisi de ne plus tuer personne, et surtout pas Negan qu’il préfère garder en prison, contre l’avis de certains autres, dont Maggie.

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Pour commencer, vous aurez compris que je ne vais même pas faire semblant de ne pas être sceptique. La fin de la saison 8 n’avait aucun sens pour moi : après avoir passé au moins toute la saison à nous vendre la construction psychologique du personnage de Rick refusant toute négociation pour la paix, y compris après la mort de Carl qu’il voulait venger, il décidait finalement de changer d’avis sans qu’on ne sache bien pourquoi. La série s’est donc enterrée dans une mauvaise écriture qui, à ce stade-là, ne devrait même plus être une surprise. Et pourtant, ils nous vendent des épisodes interminables se concentrant soi-disant sur la psychologie des personnages.

Une semaine tout juste après la fin d’une saison 4 de Fear The Walking Dead qui avait autant d’épisodes forts en chocolat (et en éthanol, surtout) que de catastrophes industrielles, il est donc temps de découvrir ce que nous réserve la série mère, même si les rumeurs nous ont déjà annoncé les départs de deux acteurs principaux, rien que ça. J’ai lu partout que l’épisode, sans être ennuyeux, était tout juste divertissant, et ça ne m’a pas motivé à le voir rapidement, mais je pense qu’il est temps que je teste à mon tour cette nouvelle saison.

On ne sait jamais, le spin-off parvient régulièrement à me surprendre et avoir une bonne tournure… peut-être qu’il en sera de même pour cette saison 9 !

Note moyenne de la saison : 16,75/20

S09E01 – A New Beginning – 16/20
Au-delà de son titre, cet épisode envoie un message clair de renouveau pour la série : les zombies ne peuvent plus être ce qui pose problème après neuf saisons, alors la série mise désormais tout sur l’aspect survie de groupe et cohabitation. Ce n’est pas tout à fait une nouveauté, il y a encore toutes les lenteurs habituelles, mais c’était tout de même un bon début de saison. Je reste curieux de voir ce qu’ils pourront proposer par la suite.
S09E02 – The Bridge – 15/20
Il ne se passe toujours pas grand-chose le dimanche soir sur AMC. C’est frustrant : les plus grosses avancées ont eu lieu pendant la mi-saison, et c’est ça que l’on découvre finalement au milieu de l’ennui. Quelques scènes s’en tirent bien malgré tout, relevant le niveau de l’épisode au cliffhanger peu surprenant, mais intéressant malgré tout.
S09E03 – Warning Signs – 16/20
C’est toujours bien long dans la mise en scène, mais cette fois-ci, l’épisode parvient à donner envie de voir la suite de la saison en mettant enfin au clair les bases de celle-ci. Les fondations sont désormais solides pour proposer quelque chose qui vaille le détour, et je suis curieux de ce que ça donnera sur le long terme ! À court terme, on sort d’une phase d’hibernation pour la série et on redéfinit la série de manière nouvelle. Pas si mal, en un seul épisode.
S09E04 – The Obliged – 16/20
Comme bien souvent, l’épisode prend touuuuuuut son temps à mettre en place une intrigue qui pourrait avancer au moins deux fois plus vite. Le plus frustrant est encore que l’avancée de celle-ci est intéressante et semble se concrétiser plus rapidement que lors des saisons précédentes. C’est lent, la « psychologie » n’est toujours pas exceptionnelle, mais les cliffhangers, au pluriel, suffisent à donner envie de poursuivre… encore et toujours.
S09E05 – What Comes After – 19/20
C’était trop long (et surtout lent) pour que j’ose mettre un 20, mais cet épisode joue un coup de poker ultime en proposant ce qui s’annonce comme la plus grosse prise de risque de la série. Après neuf ans, c’est osé, mais c’est aussi très nécessaire. Cette saison parvenait bien jusque-là à nous faire comprendre qu’elle voulait tenter quelque chose de nouveau. Cet épisode marque un virage à 180° en regardant beaucoup dans le rétroviseur et en concluant des intrigues vieilles de neuf ans. Il faudra voir… ce qui vient après.
S09E06 – Who Are You Now? – 18/20
Bien… Alors je sais que la majorité va s’accorder à dire que ce n’est pas du Walking Dead et blablabla, mais moi, je suis plutôt bien accroché à ce qui a tout d’une série dérivée. Il va falloir voir comment ça évolue, mais très franchement, je suis satisfait du virage entamé la semaine dernière. Cela redonne du mordant à une série qui en manquait cruellement, et je ne m’attendais pas tellement pas au cliffhanger  que j’en ai presqu’eu des frissons. Du bon boulot, donc !
S09E07 – Stradivarius – 15/20
J’ai beau avoir beaucoup de griefs contre la série en général, je suis forcé de reconnaître que je suis de nouveau investi dans cette saison. J’ai envie de savoir de quoi il en retourne à chaque épisode et je suis prêt à en découvrir plus sur l’univers, qui est désormais tout plein de mystères sans réponse. Il y a un intérêt que j’avais perdu depuis longtemps, et c’est tant mieux.
S09E08 – Evolution – 16/20
Cet épisode de mi-saison s’avère un peu trop classique en ce qui me concerne, et c’est dommage, parce que j’aurais aimé qu’il soit à la hauteur de ce début de saison et propose quelque chose d’exceptionnel. Là, je dois dire que j’ai vu arriver les cliffhangers, qu’ils ne me conviennent pas du tout (du tout) et que je ne suis pas sûr de mourir d’impatience en attendant la suite. Enfin bon, ça restait un épisode sympa à regarder, et c’est déjà beaucoup avec cette série !
S09E09 – Adaptation – 16/20
Si je me serais bien passé d’un bon quart d’heure de l’épisode, l’intrigue de la saison est vraiment bonne et permet de relancer vraiment l’action, ce qui était nécessaire depuis trois ans au moins. Voir de nouvelles dynamiques établies, c’est chouette comme tout et ça fait plaisir dans une série qui vieillissait mal. Bref, cette saison est une lueur d’espoir inattendue du côté de la qualité !
S09E10 – Omega – 18/20
Bien qu’un peu lent dans sa construction et manquant par moment d’un chouilla d’originalité, cet épisode confirme que cette saison a su renouveler avec brio la série. Les changements de casting de ces deux dernières années et ceux à venir ne m’inquiètent pas tellement s’ils continuent à mener la barque comme cela, parce que la série redevient vraiment intéressante. Je n’y croyais pourtant plus.
S09E11 – Bounty – 15/20
Même s’il y a eu de longs moments d’ennuis dans cet épisode, je trouve que la série continue de prendre le parti de se renouveler. Elle n’y arrive pas toujours et ne réussit pas forcément à faire ce qu’elle souhaite, mais au moins l’intention y est, et ça, c’est très agréable à voir. Après neuf ans de routine, les voir recommencer à tester de nouvelles choses, à vraiment les tester, c’est plutôt cool !
S09E12 – Guardians – 16/20
Si une partie de l’épisode, allez disons un bon quart, réussissait à être soporifique alors que l’intrigue paraissait plaisante quand elle a été évoquée pour la première fois, une autre partie, plus longue, était vraiment passionnante. C’est bien simple, j’aime beaucoup le fil rouge proposé dans cette mi-saison. Cela suffit à raccrocher tout mon intérêt sur plus de la moitié de l’épisode, et c’est drôlement chouette. Reste encore un autre quart de l’épisode qui met lentement en place la suite… que j’attends.
S09E13 – Chokepoint – 17/20
Il n’y a pas à dire, la série réussit à retrouver de quoi nous donner quelques petits pics d’adrénaline. On sent bien que le schéma de l’épisode est toujours le même qu’avant, mais ça fonctionne mieux cette saison. J’espère que ça va durer, parce que pour l’instant, je reprends vraiment espoir en la série. Il vaut mieux : elle est renouvelée après tout !
S09E14 – Scars – 18/20
Cet épisode prouve que cette saison est capable de s’en sortir et a trouvé un nouveau souffle, parce que même sans l’intrigue qui fonctionne le mieux cette année, il a su me convaincre et maintenir mon intérêt, à une heure où j’aurais plutôt dû avoir envie de roupiller. En plus, ça donnait quelques réponses et ça proposait une histoire digne d’une demi-saison au moins, en 45 minutes, donc c’était chouette.
S09E15 – The Calm Before – 19/20
Décidément, cette saison n’en finit plus de me surprendre par sa qualité globale. Malgré le titre suggérant que tout allait être calme dans l’épisode, la promo avait vendu la mèche : la tension grimpe tout au long de ces 58 (!) minutes que l’on ne voit (presque) pas passer. Les quelques longueurs se justifient toutes une fois l’épisode fini, ce qui n’est que rarement le cas avec cette série. Bref, c’est un épisode vraiment bien fichu.
S09E16 – The Storm – 18/20
Ce n’est clairement pas la fin de saison que j’attendais pour cette année, mais je l’ai trouvée drôlement efficace. La série a réussi à se renouveler à merveille et elle reprend ses droits en tant que séries d’horreur, je trouve. La mise en place de cet épisode a beau être rapide, l’ensemble fonctionne et justifie tout. J’ai aimé cet épisode autant que j’ai aimé la saison, et ça fait plaisir.

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

The Walking Dead – S09E01

Épisode 1 – A New Beginning – 16/20
Au-delà de son titre, cet épisode envoie un message clair de renouveau pour la série : les zombies ne peuvent plus être ce qui pose problème après neuf saisons, alors la série mise désormais tout sur l’aspect survie de groupe et cohabitation. Ce n’est pas tout à fait une nouveauté, il y a encore toutes les lenteurs habituelles, mais c’était tout de même un bon début de saison. Je reste curieux de voir ce qu’ils pourront proposer par la suite.

Saison 9


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I’ve survived worse.

La série nous revient avec un nouveau résumé narré par un Rick qui a déjà le don de me taper sur le système, ça commence bien. Faut dire, on est toujours dans son revirement psychologique qui n’a aucun sens, quoi. On est donc dans un monde en paix pour ce nouvel épisode, et Rick et Michonne vivent le parfait amour avec Judith peignant son grand frère et toute sa famille. Peut-on faire plus ridicule comme début de saison ? Je ne sais pas. Ils observent donc un vol de corbeaux sans le moindre morts à portée de vue, c’est suspect.

De son côté, Daryl est occupé à gérer l’incompétence d’idiots nous ramenant un zombie dans Alexandria pour en faire un épouvantail. La situation de tous les personnages nous est présentée très rapidement et sansgrande logique : tout le monde se déplace désormais à cheval, sauf Daryl qui a toujours sa moto. Quand je dis tout le monde, on en est quand même à avoir des charrettes, hein. Pendant ce temps, Jesus et Aaron vivent le parfait amour (du moins, le parfait flirt) en tuant quelques zombies. Tout dans la subtilité.

Tout ça nous mène au générique, avant lequel il ne s’est donc pas passé grand-chose, sans qu’on ne puisse non plus dire qu’il ne s’est rien passé. Le nouveau générique est plutôt sympa, même s’il nous envoie dans une sorte de trip médiéval tout en réaffirmant le matériel d’origine, à savoir les comics. Bon, on est sur une saison qui essaye trop d’être dans la nouveauté, donc, mais qui commence avec autant de lenteur que les précédentes.

On débute toutefois dans un très joli décor de musée en ruine avec la masse de zombies. Assez clairement, nos personnages envisagent de s’y installer je pense, découvrant les lieux tout en étant à la recherche d’on ne sait trop quoi. Comme toujours, on ne nous donne pas des infos de base pour maintenir un intérêt qui reste malgré tout totalement limité parce qu’il n’y a pas grand-chose à en comprendre. Bon, on a toutefois un zombie plein d’araignées, et ça c’était classe.

Comme on est dans un musée, on nous propose aussi une jolie subtilité de Gabriel tuant un zombie représentant alors la dernière étape de l’évolution de l’homme. Ridicule. Il est aussi ami avec Jadis (qui se fait désormais appeler Anne), désormais, et il a clairement perdu un œil, ce qui lui donne un vrai aspect comics. Pendant que ces deux-là développent une nouvelle amitié, Daryl fait du même avec une nouvelle survivante qui semble sortir de nulle art, mais qu’on a pu voir avant.

En parallèle, Carole, Maggie et Michonne marchent pépère en commentant le nouveau fonctionnement politique du monde, avec un roi et des élections remportées par Maggie. On comprend alors que le but de ce road trip est de récupérer une machine du musée pour simplifier la vie rurale qui doit fonctionner sans électricité. Et pour ce faire, ils font passer une machine super lourde sur une verrière mal en point, sans chercher avant à la couvrir de planches ou à chercher une solution intelligente pour ne pas risquer leur vie. Il va de soi que sous la verrière, on a un tas de zombies prêts à se régaler.

Comme d’habitude, il y a plus de peur que de mal quand Ezekiel tombe, mais est sauvé de justesse, notamment par Daryl qui… sauve ainsi le nouveau mec de Carole. Oui, elle a eu tellement de le perdre qu’elle l’embrasse. Allez, ça a au moins eu l’avantage de me faire rire tout ça. Quant à la verrière, elle ne pète qu’à un endroit et tout va bien. Il faut alors nous ramener la nouvelle prise à Alexandria, ce qui est l’occasion de longues conversations gênantes, du genre, Ezekiel demandant Carole en mariage (what the hell ?) ou la présentation des nouveaux qui se feront vite tuer.

On apprend sans l’apprendre vraiment que Maggie a accouché d’un petit Hershel, si c’est pas mignon. En route, ils découvrent que le retour est plus compliqué que prévu, avec un pont totalement détruit. C’est Rosita qui nous l’apprend, histoire qu’elle serve à quelque chose. Bon, bien sûr, ils sont aussi coincés par une horde de zombies qui s’en prend à eux et à leurs chevaux. Sans la moindre surprise, ça nous mène à la mort de Ken qui se fait mordre par un zombie et assommé par un zombie.

Ken ? On ne sait pas bien qui c’est, mais ça fait chialer Maggie et Enid de le perdre, surtout qu’il était tout gentil et voulait juste libérer son cheval pour ne pas le voir mourir. Bon. OK. Cela les fait chier, mais ça nous mène ensuite à Maggie annonçant aux parents de Ken qu’il est mort. Et surtout, ça bousille la stabilité politique : Maggie dirige désormais la Colline qui est un peu vénère de voir que les Saviors profitent de leurs ressources. Ouais bon, c’est juste du vivre ensemble de base, hein. M’enfin bon. Un autre triste de la mort de Ken ? Le prisonnier de l’an dernier dont je n’ai jamais retenu le nom non plus mais qui nous dévoile qu’il aime chanter.

L’enterrement est inutile, mais bon, il faut bien rajouter des minutes à cet épisode pour qu’il dure une heure et pour qu’on voit Gregory tenter de servir à quelque chose. On sent qu’ils ont quand même du mal à justifier le salaire de tout le monde dans cet épisode. Gregory est donc là pour boire un verre avec le père de Ken et le convaincre que tous leurs problèmes viennent de Maggie et Jesus. Magnifique : Gregory nous prépare une petite révolution. On pourrait croire qu’il apprendrait de ses erreurs, mais non, toujours pas.

Il s’arrange donc pour que Maggie se fasse attaquer par Earl, le père de Ken. Inutile de dire que ça ne fonctionne pas, mais ça fait du mal à bébé Hershel et à Enid qui débarque aussitôt qu’elle entend Hershel pleurer. Maggie comprend vite le commanditaire de cette attaque vraiment pas discrète et s’en prend à Gregory, qu’elle met vite K.O.

En parallèle, on découvre que Daryl dirige désormais les Saviors, parmi lesquels certains se pensent encore Negan. C’est probablement le cas de Justin, interprété par Zach McGowan qui est parfait pour le rôle (mais putain, j’en peux plus de cet acteur). En attendant, Daryl refuse de faire le moindre discours et c’est Rick qui retire toute la gloire d’avoir ramener de quoi les aider à cultiver un champ bien mal en point. Forcément, le Sanctuaire des Savoirs est une usine, ça n’aide pas à faire grand-chose.

Daryl en a donc marre de faire du surplace et d’être séparé du reste du groupe qu’il voyait comme sa famille. Il refuse de continuer à être un leader et il refuse les nouvelles positions de Rick : il préférait la vie des premières saisons. Bienvenue au club, finalement, même s’il est logique d’avoir cette évolution et qu’il est souhaitable d’avoir une paix relative dans la série. Pour le réconforter, Rick lui envoie Carole qui a décidé de prendre la place de leader de Daryl. Elle quitte ainsi Ezekiel et Henry derrière elle, ce qui promet du drama dans sa vie, j’imagine, mais le roi semble le prendre plutôt bien.

Le soir, on retrouve Rick et Michonne ensemble au lit, ce qui n’est toujours pas passionnant. M’enfin, on nous épargne une scène gênante de sexe pour avoir juste Michonne s’inquiétant de ne pas avoir tué Negan : elle se demande si c’était une vraie bonne idée, et elle veut donc établir une Constitution pour s’assurer que tout va bien dans toutes les communautés. Plutôt que d’appeler ça une Constitution, elle décide d’en faire une Charte. Et ils se couchent sur cette perspective et sur celle de réparer le pont. Moi, je reste perplexe sur la perspective de partager ton lit avec quelqu’un : en cas de mort inattendue dans la nuit, tu te fais juste mordre par un zombie de manière complétement conne, non ?

Bon, ce n’est pas ce qui leur arrive, évidemment, et on en arrive vite à Rick rendant visite à Maggie pour lui demander de l’aide à reconstruire le pont. Le problème, c’est que Maggie en a marre elle aussi d’aider tout le monde : la Colline se porte à merveille, mais elle en veut toujours à Rick de la survie de Negan. Elle accepte ainsi de continuer à apporter de la nourriture sur le chantier du pont, mais uniquement si le Sanctuaire fournit la part d’hommes que la Colline devait apporter. Sympa.

L’épisode se termine alors sur l’exécution publique de Gregory, parce que Maggie est moins gentille que Rick : elle n’hésite pas à tuer ceux qui s’en prennent à sa vie, et que ça serve de leçon à tous les autres. Ma foi, ça se tient, mais ça reste une peine de mort sans procès et se faisant bien trop vite. Finalement, la Colline est peut-être une démocratie avec ses élections, mais elle paraît plus monarchie que celle d’Ezekiel…

Saison 9

Fear the Walking Dead – S04E16

Épisode 16 – …I Lose Myself – 16/20
J’espérais que ça finisse sur un grand épisode comme celui de la semaine dernière, mais finalement, malgré un très bon suspens et de bons rebondissements, cette fin de saison n’a pas réussi à prendre autant que je l’espérais sur moi. Après une telle saison, il était dur de conclure de manière purement satisfaisante, et pourtant, j’ai l’impression qu’ils ont réussi à mener jusqu’au bout leur saison. La fin est assez naturelle et laisse l’espoir que la série parviendra à rester au-dessus sur la médiocrité ambiante de la franchise. On verra bien.

Saison 4

Spoilers

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Let’s find another reason to live.

Ce n’est une surprise pour personne, mais Al a survécu, et elle commence l’épisode en courant pour sa vie et en essayant de rentrer dans une voiture de toute manière coincée et ne la faisant pas fuir les zombies. Elle est rapidement cernée par ceux-ci et parvient à s’enfermer dans un garage sous-terrain qui ne sera qu’un refuge provisoire. Elle y trouve toutefois un talkie-walkie dans lequel elle donne sa position, ce qui est une mauvaise idée si vous voulez mon avis.

Rapidement, elle abandonne cette radio de fortune à laquelle personne ne répond, puis elle tombe sur une camionnette de télévision. Bref, c’est Noël : elle récupère une caméra et a clairement de quoi conduire et s’enfuir de là, même si on ne sait pas bien par quelle porte.

Quand on la retrouve, plus tard, elle revient avec une voiture de police à l’hôpital, probablement pour retrouver ses amis. Tout ce qu’elle trouve, ce sont les entrailles de Jimbo… et Jimbo lui-même, porté par Martha. Celle-ci déclare qu’elle aime bien Al, parce qu’elle n’aide pas les gens qu’elle filme, elle se contente de les filmer. Pourquoi pas.

Comme Al refuse d’être sa messagère, elle la laisse être bouffée par Jimbo, mais c’est mal connaître Al qui parvient encore à s’en tirer, à buter un autre zombie et à… ne pas tuer Martha, ENCORE. Arrêtez de la laisser en vie, putain ! Martha assomme donc Al…

…qui se réveille dans son van où June et John la mette au point sur la situation. C’est simple tout ça : Al survit contre toute attente et délivre le message de Martha, qui est une vidéo d’elle s’adressant à Morgan pour le menacer. Mouais. Morgan est complétement obsédé par la vidéo, c’est pire que tout. Il ferait mieux de tourner la page et de se barrer en Virginie comme il le souhaitait, même si je n’ai pas du tout envie de les voir arriver à Alexandria.

La vérité, c’est que Morgan culpabilise de laisser Martha derrière lui, parce qu’il se reconnaît en Martha : lui aussi a cru qu’il fallait tuer à tout prix un jour. Oui, mais qui s’en fout ? C’est frustrant après ces deux derniers épisodes qui étaient bons d’en revenir une fois de plus à Morgan et ses états d’âme. Je ne comprendrais jamais pourquoi ils ont décidé d’en faire un tel centre de la série : ça n’a pas de sens.

Toujours est-il qu’il abandonne le groupe pour aller chercher Martha et espérer la ramener. Je ne sais pas quand même, est-elle vraiment la bienvenue ? Faut croire, parce que John ne l’empêche pas d’y aller. Et il entre vite contact avec Martha qui lui donne RDV au kilomètre 54 de la route, youpi. Elle y a confiné Jimbo dans la voiture de police d’Al, et Morgan met fin aux souffrances du défunt (je sais pas, j’ai l’impression que les zombies souffrent, moi, ils sont toujours morts de fin).

Le kilomètre 54 ? C’est le bord de route où elle a perdu son mari… et sa dignité apparemment, parce qu’elle est écrasée au sol, face contre terre. Malgré tout, elle refuse l’aide de Morgan qui, en bon samaritain, prend la décision de la ramener auprès des autres. Pff, mais laisse la mourir purée. Il reçoit un appel de John… mais ce dernier ne parvient pas à l’entendre pour autant (ce qui est logique d’après Sarah). Passionnant.

Coincée, Martha finit par raconter sa vie à Morgan, c’est-à-dire la manière dont elle a perdu Hank, son mari, et comment elle s’est sentie faible. Elle en profite pour l’endormir et lui provoque un accident dès qu’elle en a l’occasion. Quelle connasse quand même. Elle veut le rendre fort cela dit, quitte à lui écrire sur la gueule. Morgan finit avec un morceau de fer dans la chambre, pour être certain qu’il ne puisse aider les autres qui viennent de lui envoyer un message d’appel au secours.

Le reste du groupe investit en effet une station-service du Mississipi dans laquelle il trouve carrément de l’électricité et de quoi se faire du café. Pépère la vie post tornade. Al y trouve aussi de quoi recharger ses mitraillettes, alors que Charlie se brosse les dents et que le trio de base de la série se cherche une raison de vivre maintenant qu’ils ont perdu leur château. John et June, eux, continuent de flirter dans les rayons de la station-service, et ils sont mignons comme tout, avec des répliques hyper clichées, mais fonctionnelles, il faut bien le dire. Ils finissent par ENFIN s’embrasser, alléluia.

Heureusement, ils sortent juste à temps pour voir Al s’évanouir face à deux zombies. C’était trop simple qu’elle s’en sorte si vite. Du moins, c’est ce que je pensais, comme eux tous, mais en fait non, c’est autre chose : ils se sont empoisonnés comme des idiots avec l’eau de la station-service. Bon, c’était une théorie, je ne sais pas. En pratique, ils s’avèrent tous complétement malades et plein de sueurs, ces idiots. Ils appellent donc Morgan au secours…

Oui, mais celui-ci est face à son propre problème, avec Martha le forçant à la tuer ou à la laisser le tuer. Le truc qui le pousse à finalement la tuer ?? Savoir qu’elle les a tous empoisonnés. Comme prévu, elle a mis de quoi tous les tuer dans les bouteilles d’eau, et maintenant Morgan sait ce que c’est. Malgré tout, quand il voit que Martha a écrit sur son visage, il prend son courage à deux mains et refuse de la tuer.

Il la menotte simplement pour s’assurer qu’elle ne tuera personne une fois transformée en zombie et… abandonne la voiture au passage. C’est complétement con de faire ça : il est obligé de se rendre à pied auprès des autres qui attendent un miracle pour s’en sortir. Le miracle s’appellera Morgan, ça va sans dire : malgré le bout de métal dans la jambe, il fait ce qu’il peut pour se rendre au Mississipi aider les autres en train de mourir. Parmi eux, on note surtout Al qui revient sur ses vidéos pour voir l’enregistrement d’un homme et d’un bébé.

Cela lui redonne des forces pour aller à la radio et parler à un Morgan qui déprimait. Et cette fois, il parvient à les contacter et se relever. Il leur explique donc ce qui les empoisonne et ça tombe bien : June connaît l’antidote et sait qu’ils ont un camion d’antidote juste devant la boutique. Il leur faut juste y accéder alors qu’ils sont cernés par les zombies. Pas simple tout ça.

Ils mettent au point un plan malgré le poison et leurs blessures et leur faiblesse générale. Tout se passe à merveille jusqu’à ce que Victor n’arrive pas à ouvrir le robinet d’ethanol du camion. Malheureusement, ça ne fonctionne pas et Al utilise les mitraillettes pour tuer tous les zombies… le problème, c’est qu’elle explose au passage leur réserve d’éthanol. June recontacte donc Morgan pour lui dire que c’est fini et qu’ils vont tous mourir sur place.

Il déprime un temps, bat quelques autres zombies et rentre à la station-service avec… un camion plein de bières. L’éthanol, ce n’est jamais que de l’alcool, et pour survivre, ils doivent tous boire de la bière, thème principal de la saison, comme par hasard. C’est franchement super gros et pas génial comme rebondissement. Même Charlie boit de la bière et survit dis donc.

Après tout ça et une fois tout le monde en vie, Morgan se nettoie le front, puis fait demi-tour pour aller retrouver Martha qui, sans surprise, a dégoté un moyen de se couper le bras pour ne pas rester un zombie qui ne tue personne. Morgan n’hésite pas à retrouver son cadavre et la tuer avant qu’elle ne blesse quiconque. Et ensuite, il l’enterre, rien que ça.

Après tout ça, il prend la décision de ne pas retourner à Alexandria : il veut désormais continuer à prendre la route et aider un maximum de gens en chemin, parce que Martha est devenue cinglée lorsque personne ne l’a aidé quand elle avait besoin. Le nouveau plan de Morgan ? Il a récupéré dans les cahiers de « l’ours polaire » la location de son QG et des cartons.

Le plan est donc de créer de nouvelles boîtes et un nouveau lieu de vie pour tous les réfugiés qui le voudront. Et même Al propose son aide : elle a les cassettes pour retrouver tout un tas de survivants qui pourraient en avoir besoin. Tout le groupe décide donc de suivre ce nouveau plan et d’investir les lieux ; puis de partir à la recherche de nouveaux survivants à aider. Fin.

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EN BREF – Quelle saison ! Je ne sais vraiment pas quoi en penser, parce qu’elle aura joué au yoyo du très mauvais début à la fin pas si exceptionnelle, en passant par quelques 20 au milieu. De choc en choc, de décès en décès, tout le casting ou presque aura été renouvelé cette année pour finalement aboutir à un nouveau groupe plus large et assez cool. Oh, je n’aime pas tous les nouveaux, mais dans l’ensemble, on a un groupe solide à la dynamique plutôt cool et que j’ai envie de voir rester ensemble un moment.

Cela restera la saison où on a perdu Nick, puis Madison. Non pas que Madison me manque, j’avoue. Ce n’est tout de même pas rien. Forcément, la saison était vouée à avoir une qualité fluctuante avec tant de changements, mais je leur tire mon chapeau d’avoir réussi à proposer quelque chose qui reste assez cohérent dans l’ensemble et qui mène à une très chouette fin.

Comme en saison 1, le cliffhanger est très soft : on nous laisse sur une lueur d’espoir quand on sait bien que ce monde et cet univers sont si pourris que les héros ne resteront pas longtemps dans cet état d’esprit. J’ai l’impression que la fin a été décidée quand les scénaristes ne savaient pas encore s’ils seraient renouvelés, car très clairement, cette saison aurait pu être la dernière : tous les bouleversements visaient à remonter les audiences, mais ce n’était pas gagné d’avance. Avec ce pari, ça passait ou ça cassait. C’est plutôt bien passé et il y aura une suite, mais j’imagine déjà certains abandonner la série à ce moment-là, parce que c’est peut-être la plus jolie conclusion que l’on peut avoir dans cet univers…

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Saison 4